LES PROMESSES DU 36e
Après ses déclarations du mois de septembre, qui n’avaient rassuré personne, la nouvelle prise de parole de Slawomir Krupa le 2 mai dernier avait pour but de fournir enfin les explications claires que tout le monde attendait au sujet de sa stratégie à la tête de la banque. Que faut-il en penser ? Le point le plus nettement exprimé est la nécessité de réduire les coûts informatiques qui seraient nettement plus élevés que nos concurrents. Evidemment, le risque est toujours que les coupes se fassent en ne prenant en compte que l’aspect comptable et non les contraintes opérationnelles… Mais le cœur de l’intervention du DG a consisté à mettre en avant une stratégie dite « de la valeur » plutôt que « de la taille » afin de constituer une banque avec une assise en capital solide et des métiers à forte rentabilité. Le propos, une fois encore, était clair mais il est difficile de voir en quoi il diffère des ambitions affichées par son prédécesseur. La réalité reste en effet toujours la même : plans d’économies, réductions d’effectifs et ventes de filiales qui s’accélèrent. Et pour les salariés, pas d’autre promesse que celle qu’il faudra encore une fois faire des efforts sans un mot ni sur les conditions de travail, ni sur les rémunérations.

ET NOTRE ADMINISTRATEUR ?
Pendant ce temps, notre administrateur CGT n’est pas resté inactif. Si la DG fait du lobbying auprès des investisseurs, lui en fait auprès de Slawomir Krupa. Il lui a notamment rappelé que l’engagement des salariés ne se décrétait pas en webcast mais qu’il se construisait notamment en récompensant le travail et la fidélité à l’entreprise. Or, au niveau des rémunérations, il y a deux sujets qui sont particulièrement irritants : un système de distribution des variables particulièrement opaque et un niveau de participation et d’intéressement (P+i) très faible par rapport aux autres établissements financiers. Il est de loin le plus bas de la place et se trouve à moins de la moitié de la moyenne du benchmark. Autant dire que la négociation qui s’ouvre ce 21 mai pour le renouvellement de l’accord P+i est cruciale pour marquer la volonté de la direction d’engager véritablement les salariés. Quant au variable, nous avons de nouveau réclamé l’ouverture d’une négociation pour en revoir les modalités d’attribution.

LA MOUCHE DU COCHE
Alors que la SG est plongée dans un énième plan de réorganisation pour rétablir sa position concurrentielle et sa rentabilité, un personnage trop bavard est venu mettre son grain de sel : Emmanuel Macron, en pleine tournée des médias étrangers, n’a rien trouvé de mieux que de déclarer lors d’une interview avec Bloomberg que la Société Générale constituait une cible de choix pour la consolidation du paysage bancaire européen. Même si sa formulation n’était pas aussi directe, c’est le message qui est passé … et qui a fait bondir le cours de l’action comme si une OPA était déjà en préparation. Le rétropédalage ultérieur de l’Elysée n’a pas suffi à réparer les dégâts provoqués par cette déclaration intempestive, et encore moins à faire baisser les inquiétudes des salariés qui vivent dans la hantise d’un raid hostile depuis des années. Et l’interrogation lancinante revient : la stratégie de la direction n’est-elle pas de préparer la banque à cette fusion plutôt que de préparer un avenir indépendant sur le long terme ? Il faut des engagements solides sur la cible de la DG (pérennité du Groupe, de nos activités et donc de nos emplois) … pour faire face à celle que le patron de la Ministre des sports (femme de notre ex-DG), nous a collée dans le dos. Le silence de Slawomir Krupa depuis la sortie d’Emmanuel Macron n’a rien de rassurant et nous attendons tous une déclaration claire de sa part pour réfuter les élucubrations de l’occupant de l’Elysée.

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 moonkingmacron

NOYER LE POISSON
Vous avez tous reçu le 28 mars dernier une communication de la DRH annonçant le montant de la participation et de l’intéressement (P+i) au titre de l’année 2023. Montant d’autant plus en chute libre par rapport à l’année précédente que cette communication se garde bien de le comparer au montant total touché par les salariés de Société Générale et de Crédit du Nord l’année précédente. Le montant global chute à 113 millions d’euros, malgré un coefficient multiplicateur de 1,2 censé compenser l’augmentation des effectifs liée à la fusion avec le CdN. Mais la direction le compare au seul montant de 153 millions correspondant au périmètre historique SGPM sans prendre en compte les 60 millions distribués par les différentes banques du CdN en 2023. Votre P+i s’effondre donc de près de 50% d’une année sur l’’autre. 

L’ÉPREUVE ÉLIMINATOIRE
La réaction de la direction est donc d’essayer de masquer autant que possible cette réalité, n’hésitant pas à y mêler la «prime d’intéressement de projet» de 1000 euros qui sera versée aux seuls salariés concernés directement par la réalisation des objectifs de Vision 2025 (pour un budget de 27 millions d’euros). Cela n’a pourtant rien à voir et ne saurait nous faire oublier que les montants de la P+i distribués par Société Générale sont très sensiblement inférieurs à ceux distribués par les autres établissements financiers. Chez ces derniers les montant individuels se comptent en mois de salaire. A la SG, ce sera en semaine : 1,5 cette année, soit 3% de votre RAGB en moyenne. Après une NAO a minima, des variables en baisse et des augmentations individuelles réduites à la portion congrue, cela fait beaucoup de signaux négatifs pour votre pouvoir d’achat. 

LES CAUSES
Ces signaux sont d’autant plus négatifs que nous payons les erreurs commises par la direction. Si les résultats servant de base au calcul de la P+i sont en berne, c’est aussi à cause des erreurs stratégiques qui pèsent sur les comptes : 1,6 milliard d’euros de pertes provoquées par des couvertures de taux mal pensées, 617 millions de coût d’intégration de LeasePlan, 730 millions de charges de transformation… Pas étonnant qu’il ne reste plus rien pour les salariés ! Il n’y a même plus les suppléments d’intéressement d’une quarantaine de millions qui, pour des années comme 2017 et 2018, permettaient d’amortir le choc. Seuls les mandataires sociaux (DG et DGD) ne seront guère affectés financièrement s’il faut en croire les documents préparatoires à l’Assemblée Générale des actionnaires. 

LA SOLUTION
Les négociations pour un nouvel accord P+i commenceront le 21 mai prochain. La CGT avait seule refusé de signer celui actuellement en vigueur en soulignant que ce que proposait la direction était un marché de dupes et les faits lui ont malheureusement donné raison. Ce constat a été repris par l’ensemble des organisations syndicales lors de la réunion de ce 4 avril et cette unanimité s’est retrouvée pour demander à ce que cette négociation à venir débouche enfin sur un accord à la hauteur des attentes et de l’engagement de tous les salariés. Rendez-vous donc le 21 mai pour passer des paroles aux actes !

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 moonpigeon

SUR LE PONT
Ces derniers jours les élus de la CGT ont rencontré plus d’un millier de collègues concernés par les suppressions de postes dans les services centraux parisiens. Ces réunions teams organisées par BU/SU ont permis à notre équipe d’absorber la vague de questions et de réactions que l’annonce de 947 suppressions de postes a générée. Ces rencontres se poursuivent maintenant en comités plus restreints afin de permettre aux élus de relever les incohérences et les points de contestation de la multitude de projets contenus dans les 700 pages remises aux CSE des centraux parisiens. Parallèlement, ces échanges ont aussi permis de noter les situations individuelles que les accords spécifiques précédents ne permettaient pas de traiter. Nous étions ainsi prêts pour la première réunion de négociation ce lundi 12 février….

NIET  #NonALaDelocalisation#
Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette réunion n’aura pas fait avancer grand-chose… pour l’instant.  La direction l’a certainement inscrite dans son «calendrier précipité» avec l’intention de sécuriser la tenue du CSE des services centraux (prévue le 19 Février, pendant les congés scolaires). La CGT a donc rappelé à la direction qu’avant d’envisager 947 suppressions de postes et la tenue du CSE, il y avait quelques préalables à remplir : il est ainsi indispensable d’avoir un temps d’échange raisonnable permettant de s’assurer de la robustesse des processus qui seront déployés pour garantir qu’aucun salarié ne se retrouvera dans une situation contrainte. Le pilotage et le suivi des réorganisations doivent se faire à Paris (ce qui n’est pas clairement prévu). Nous sommes aussi revenus sur la nécessité de ne pas délocaliser le Fil Rh et de maintenir les kiosques RH pour que tous les salariés (centraux et réseau) puissent obtenir des réponses adéquates et avoir des interlocuteurs de proximité sur des sujets éminemment complexes et/ou urgents. 52.000 demandes ont été traitées par le Fil RH en 2022 et plus de 63.500 en 2023 ! Les salariés du Fil RH gèrent les urgences et les priorités par téléphone, par exemple : en cas de détresse financière, attestations de salaires à refaire car erronées (maladie, maternité, mi-temps thérapeutique), les accidents de travail, les attestations de fin de contrats. Ils ont aussi accompagné les collègues du CDN lors de la fusion pour les aider à effectuer leurs démarches et prendre connaissance des règles SG. Ce sont aussi eux qui prennent la main lorsque les réponses venues de Bucarest ne sont pas compréhensibles par leurs destinataires (congés, feuille de paye, déclaration de transport, temps partiel, médaille du travail, régularisation des congés, etc.). Si la DG recherche réellement l’efficacité opérationnelle, voilà donc un parfait contre-exemple à ce qu’elle envisage de faire. Ce serait en effet un très mauvais signal de délocaliser ce service dont bénéficie l’ensemble des salariés.

[Retrouvez ici notre page : "Pourquoi il faut sauver le Fil RH ? et Aidez nous ! ]

CALENDES GRECQUES
Lors de la réunion de ce lundi, la direction a à peine pris en notes les demandes des différents syndicats et nous a demandé de les envoyer par mail. Elle a surtout précisé la chronologie qu’elle s’est - elle-même - fixée et qu’on pouvait déjà déduire de la précipitation des épisodes précédents : fin des consultations du CSE fin avril, avis nécessaire de l’administration espéré début mai, envoi des lettres à chaque salarié concerné début mai, ouverture du plan début juin…. Et premiers départs mi-juillet. La prochaine réunion est fixée le 26 février et nous espérons qu’elle marquera vraiment le début des négociations. Le CSE est maintenu les 19 et 20 février. Pas sûr qu’il se tienne dans de pareilles conditions. En voulant gagner du temps, la direction risque surtout d’en perdre.

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mooncommission

 

BALLONS D’ESSAI
En langage politicien, on appelle ça des cavaliers législatifs. Des cavaliers discrets pour faire passer en douce des mesures inacceptables prises isolément mais qui doivent passer inaperçues dans un gros dossier. A la SG, ils se glissent dans les projets de réorganisation. C’est le cas par exemple de la décision absurde d’envoyer hors de France ce qui reste d’expertise en RH. Le fil RH, que la direction avait déjà voulu – en vain – envoyer à Bucarest en 2013 et 2023 fait à nouveau partie du lot des «optimisations» de 2024 et de la recherche d’«efficacité opérationnelle». Mais quiconque a été confronté à un problème tel qu’un versement de la prime liée à la médaille du travail (déjà bien rabotée avec l’accord du SNB et de la CFTC) sait qu’il n’est ni raisonnable, ni envisageable de faire traiter ce genre de problématique à Bucarest. Non pas que les collègues y seraient incompétents, mais tout simplement parce que le droit du travail nécessite une connaissance fine du terrain et une expertise qui doit rester ici. Si ce ballon d’essai passe, alors la digue sera rompue. D’où notre exigence de mettre tout en œuvre pour que le Fil RH reste en France et que perdurent les Kiosques RH !

PRECIPITATIONS
Dans sa précipitation, la direction s’emmêle les pinceaux. Non seulement la convocation à la hâte des élus du CSE ne leur laisse pas le temps de maîtriser les 694 pages du dossier, mais elle fait se télescoper la consultation avec les autres négociations en cours et les congés scolaires. A croire que c’est fait exprès pour faire capoter l’organisation des indispensables concertations que nous exigeons. C’est pourtant le seul moyen d’obtenir que les promoteurs des projets viennent expliquer les nombreux aspects «litigieux» des réorganisations et justifier les 947 suppressions de postes. Lorsque le CSE sera officiellement et juridiquement consulté, la direction aura les mains libres, quel que soit l’avis des élus. Mais il reste encore à savoir si la secrétaire SNB du CSE des centraux parisiens a accepté sans conditions de signer l’ordre du jour, validant le calendrier insensé que tout le monde va subir...

NEGOCIATIONS
Si nous avons bien pris soin de prolonger l’accord emploi de 2019 qui arrivait à échéance, c’est qu’il a l’avantage d’être le seul élément de stabilité sur lequel nous appuyer dans les semaines qui viennent pour défendre les intérêts individuels et/ou collectifs des collègues concernés par les suppressions de postes. Il faut maintenant en négocier la déclinaison opérationnelle pour traiter les conséquences des suppressions de postes dans les 8 BU et SU. Ces négociations vont débuter le 12 février. N’hésitez pas à partager avec nous les éléments qui ne seraient pas déjà bien traités dans les plans précédents. La direction a programmé 3 réunions. C’est donc le moment !

CHALLENGEONS ENSEMBLE
Nous avons mis à disposition sur notre site tous les documents et les liens TEAMS pour permettre aux salariés concernés de participer à des réunions par BU/SU à partir de ce mercredi matin et jusqu’à lundi. N’hésitez pas à vous connecter pour nous partager votre expertise sur les incohérences, les problématiques métiers, les difficultés posées par les réorganisations. Salarié, manager, manager de manager, RH, chacun est le bienvenu et nous tenterons de rendre moins lourd ce fardeau pour tous et chacun.

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moonstrat2023

mercredi, 07 février 2024 08:37

Les infos du 5 Février 2024 : Social warning

Écrit par

SOCIAL WARNING 

La nouvelle direction tient son premier record : 947. Ce nombre est celui du plus grand nombre de suppressions de postes en un minimum de temps. Vision 2025 prévoit certes 3500 postes en moins chez SGRF, mais la purge s’étale sur 3 ans. Là, l’essentiel serait fait en 3 mois. Avant l’été. De bonnes vacances en perspectives pour les collègues concernés.

Et ce chiffre énorme de 947 suppressions de postes ne comprend même pas les «options sur la table» pour lesquelles Slawomir Krupa nous a assuré que «les choix définitifs n’étaient pas faits» bien que la liste des prochaines «rationalisations» s’étale depuis des mois dans tous les journaux : SGSS, SGEF, BRD, etc. Et nous avons vu que la presse, qui n’annonçait «que» 500 suppressions de postes, avait plutôt tendance à être en-deçà de la réalité. Au total, ce seraient encore plusieurs milliers de salariés supplémentaires qui pourraient être sacrifiés en 2024 !

Tout cela dans un contexte d’évolution très insuffisante des rémunérations. Si la NAO a eu le mérite de ne pas être nulle, elle n’a pas compensé la forte perte de pouvoir d’achat provoquée par la flambée inflationniste des dernières années. Pire, l’intéressement et la participation s’annoncent en berne alors que le conseil d’administration ne s’est toujours pas décidé à voter un supplément d’intéressement malgré les demandes répétées de votre représentant CGT. Enfin, les enveloppes d’augmentations individuelles et de variables paraissent plutôt maigres si l’on en croit les informations qui circulent. Et ce n’est pas l’assurance donnée par Krupa que l’enveloppe des variables pour SGRF sera identique à l’année dernière qui suffira à nous rassurer. On était déjà loin du compte !

Et puis il y a toutes les questions de stratégie, que vous êtes tellement nombreux à trouver opaque voire incompréhensible selon les résultats du Baromètre Employeur :

  • Que pèsent l’ensemble de ces projets dans les 1,7 milliards d’économies annoncés aux marchés le 18 septembre lors du capital market day ? 
  • Quels seront les réels leviers pour accroître l’efficacité opérationnelle alors que 5% des effectifs des services centraux vont être brusquement coupés ?
  • Quel impact sur la charge de travail des salariés restants alors que les améliorations de processus et d’outils promis ne seront certainement pas en place en quelques semaines ?

Tous ces points auraient mérité d’être approfondis, mais ne l’ont pas été. Après 9 mois de silence, la direction générale ne nous a accordé que 1h40 pour échanger vendredi. A peine le temps de découvrir l’ampleur des dégâts annoncés et de commencer à poser les questions. Et Slawomir Krupa ne semble pas pressé de renouveler l’exercice, lui qui a concédé qu’il devrait peut-être rencontrer les organisations syndicales une ou deux fois par an … A croire que la suppression de 947 postes ne représente qu’un détail dans la gestion de la banque !

En fonction des dossiers déposés aux élus du CSE des centraux, nous allons exiger que les principaux instigateurs de ces différentes réorganisations viennent les justifier devant les représentants des organisations syndicales. L’accord emploi (que nous venons de prolonger pour 1 an et demi)  prévoit cette possibilité et nous l’avons saisie dans la vingtaine de plans que nous avons connue depuis 2012. Date du début des plans de réorganisations massifs de nos activités, qui n’ont jamais résolu et amélioré la situation.

Nous allons aussi, plus spécifiquement, exiger de traiter l’évolution de la charge de travail (générée la suppression de 900 postes) car si Slawomir Krupa nous a dit « on fait mieux, avec moins », ce sera à quel prix ? C’est ce que nous voulons tirer au clair avant que les dossiers ne soient finalisés et n’avancent dans un plan de com bien huilé. 

Cette façon de faire est inacceptable et nous l’avons fortement souligné lors de nos échanges avec la direction ce vendredi. Ce n’est pas en annonçant un chiffre assorti des sempiternelles assurances que l’efficacité opérationnelle permettra – un jour, c’est promis ! – de doper enfin les rémunérations. Cela fait plus de 10 ans que nous entendons cette promesse, et les seuls émoluments qu’il est prévu de doper sont les jetons de présence des membres du Conseil d’administration. C’est pourtant précisément ce conseil d’administration qui a validé les choix désastreux de Frédéric Oudéa, mais ce sont les salariés qui paient l’addition.

La direction veut aller vite, et présenter rapidement les détails de son plan au CSE des services centraux parisiens afin de pouvoir le mettre en œuvre au début du mois d’avril. Hasard du calendrier, c’est en mars que vous pourrez voter pour élire vos représentants au Conseil d’administration. Ce sera l’occasion d’envoyer deux administrateurs CGT combattifs, que la direction sera bien obligée d’écouter. Et pas seulement une ou deux fois par an après le petit-déjeuner.

 

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moonrab900

VENEZ LUNDI !
Cela fait quelques semaines que l’ensemble des salles des tours historiques de la Société Générale de La Défense a été réquisitionné pour cette date. Pas besoin d’avoir un master en «relations sociales» pour décoder ce que cela signifie après les fuites dont nous parlions la semaine dernière dans nos infos, d’autant que nous sommes tous rompus à la succession des "plans". Le jour J serait donc lundi. Rappelons ici que toute mise en œuvre d’un plan de réorganisations avant l’annonce officielle du projet est susceptible d’être qualifiée par un juge de délit d’entrave. Les annonces déjà faites dans différents secteurs des services centraux parisiens sont à ce titre inacceptables. Non seulement en raison de la caractérisation manifeste de l’entrave qu’elles constituent, mais aussi et surtout par la mise sous pression des salariés concernés. «Surtout, venez lundi», «soyez là la semaine prochaine», «on a des choses à dire lundi à 11h00 et à 17h00» sont autant de «bons» conseils que d’annonces d’éventuelles nouvelles catastrophes ou difficultés. C’est ainsi qu’ils sont ressentis par les salariés, et encore plus par ceux à qui on a déjà dit : «ton poste (ou ton activité) est supprimé dans le cadre du plan». Il serait naïf de tenter de faire croire le contraire aux collègues, même si cela égratigne le «cours de bourse» que la direction a bien contribué à faire fondre depuis des années avec ses restructurations inopportunes et/ou mal calibrées.

CACHE-CACHE
Slawomir Krupa a manifestement manqué le cours sur l’importance du dialogue social dans ses cours de management. Nous allons la lui rappeler lors de notre prochaine rencontre, fixée après que le CSE des services centraux ait voté une motion pour faire constater le délit d’entrave. Seul le SNB s’oppose à ce constat et demande un entretien, pourtant déjà programmé depuis plus d’une semaine… Notre message à la direction générale va être simple : «Si vous voulez travailler sur l’efficacité opérationnelle, sur l’harmonisation, sur la cohérence de nos activités, il faut du respect et de la transparence !». Il est inutile et contre-productif de jouer à cache-cache pour savoir qui va informer les salariés en premier, la direction en réunion ou les syndicats, alors que tout s’étale dans la presse depuis des semaines. Ce temps perdu en dénégations vaines ne sert pas la crédibilité de la direction. Bien au contraire ! Nous attendons maintenant un exposé honnête et transparent de l’ampleur des réorganisations, de leurs réelles justifications économiques, de leurs motivations et de leurs objectifs à moyen ou long terme. C’est indispensable alors que la majorité des salariés déclare ne pas comprendre la stratégie de l’entreprise et encore moins y adhérer ! Un représentant de la direction nous confiait, dépité, il y a quelques semaines, «la seule chose qu’ils savent faire là-haut pour remonter le cours de l’action, c’est de supprimer des postes». Notre rôle et notre responsabilité, en tant que représentants des salariés, vont être de vérifier la réelle justification de chaque poste supprimé, de bien faire appliquer l’ensemble des engagements et des dispositifs que nous avons durement négociés depuis les premiers plans en 2012, et que la direction générale vient de renouveler avec nous. Sans le respect de ces préalables, nous allons directement vers un conflit historique pour le groupe Société Générale.

 

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moonfuites

LES FUITES
L’agence de Louvres est devenue un pédiluve car un voisin récalcitrant refuse de colmater une fuite dans son logement. Le comble, c’est que cette fuite importante dure depuis plus de 3 mois et menace carrément de transformer les locaux en marécage malgré les (méga) bassines qui parsèment l’agence. Alertée depuis peu, la CGT a aussitôt rappelé à la direction qu’elle devait prendre des mesures concrètes pour éviter un autre accident de travail ... ou un incident clientèle. Hasard du calendrier, la fuite a été localisée par le plombier dépêché sur place le 25 janvier peu de temps après notre alerte. Nous attendons avec impatience les suites de cette série qui n’aura pas fait couler que de l’eau.

LES FUITES
Dans les medias, la stratégie de la nouvelle DG a aussi déjà fait couler beaucoup d’encre. Après une demi-douzaine d’articles détaillant les déclinaisons opérationnelles de la nouvelle stratégie de Slawomir Krupa, la CGT a fait voter au CSE des centraux un délit d’entrave et exigé que la direction respecte les accords qu’elle a signés. Il est insupportable que les salariés de SGSS, de SGEF, des services centraux ou de Shine doivent guetter dans la presse les informations au sujet du devenir de leurs emplois alors que la direction s’est engagée, en cas de projet de réorganisations majeures, à entamer en amont une concertation sérieuse avec les représentants du personnel pour leur présenter les motivations économiques et l’ampleur des projets envisagés afin de pouvoir éventuellement travailler à des contre-propositions. Le DG devrait donc rencontrer dans les jours qui viennent les représentants du personnel. A moins que d’ici là de nouvelles fuites dans la presse ne viennent, une fois encore, préciser aux salariés concernés les menaces fantômes qui pèsent sur eux en 2024.

LES FUITES
Après la sortie de Frédéric Oudéa, les départs se sont succédé dans les sphères dirigeantes. Cela a d’abord été Caroline Guillaumin, sa fidèle communicante et DRH Groupe qui a ouvert le bal, suivie rapidement par Sadia Ricke (Risq), Gaëlle Olivier (ex COO), Laurent Goutard (ex BDDF, AFMO), Carlos Goncalves, Christophe Leblanc, Gilles Briatta, sans oublier, bien sûr, Sébastien Proto, etc.  C’est maintenant, Claire Calmejane – chargée de l’innovation - qui prend la fuite. Si nous avons souvent mis en avant l’impact opérationnel des démissions de collègues ces dernières années, le moins que l’on puisse dire, c’est que le Big Quit (ou la «grande démission») est une tendance qui atteint même les sommets de la direction.  

MERCI !
Vous êtes 35% à avoir déposé un bulletin pour nos candidats lors du premier tour des élections des représentants au conseil d’administration. Un score historique et surtout un signal fort adressé à la direction et sa tendance à accélérer «la fuite en avant» des réductions de coûts. Nous vous remercions pour votre confiance. Cette progression de 13% conforte notre travail et notre pratique syndicale. D'autant que nous sommes la seule organisation dont les résultats progressent. Il faut maintenant rester mobilisés pour le second tour qui se déroulera du 12 au 18 mars prochain, faute d’avoir atteint le quorum nécessaire. Rendez-vous donc en mars pour désigner le représentant des salariés dans le collège des techniciens et celui des cadres pour les 4 prochaines années.

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moonfuites

LES GRANDES MANOEUVRES
« On ne commente pas les rumeurs et les articles de presse » a répondu la direction à la CGT, lors de la négociation sur l’accord emploi du 15 janvier. Nous l’interpellions alors sur les conséquences des projets en cours. Et ils ne manquent pas ! Au-delà de la vision post-2025 pour SGRF, tout est déjà dans la presse : SGSS, SGEF, filiales africaines, jusqu’au plan de réorganisations dans les services centraux ! En interne, la chape de plomb est de rigueur, comme dans tous les moments cruciaux que la SG a connus. Il est demandé aux managers de ne pas y faire allusion dans les meetings, de rassurer les équipes et de balayer les questions qui arrivent malgré tout à passer. Dans ce scenario, qui se répète depuis 15 ans de réorganisations diverses, les syndicats seront prévenus au dernier moment et il leur restera la responsabilité de régler les problèmes sociaux de tels projets. Même si elle est ferme et constante, l’opposition de notre représentant élu au conseil d’administration n’y suffira pas. Il est venu le temps où la chape de plomb doit voler en éclat – dans l’intérêt du personnel concerné. Et rien ne pourra aboutir sans son intervention et son poids. Notamment en se faisant entendre dans les urnes pour peser dans les décisions qui vont être prises !

QUELS ENGAGEMENTS ?
C’est dans ce contexte que vient s’insérer la prorogation de l’accord emploi de 2019. D’un côté, le renouvellement de l’engagement qu’« il ne peut y avoir de licenciement contraint, ni de mobilité imposée » constitue un minimum indispensable. S’y ajoutent les dispositifs seniors attendus qui permettent des options diverses aux collègues concernés trois ans avant l’âge légal de la retraite. Mais est-ce suffisant face à ces projets – s’ils sont finalisés ! - et leur impact social ? Et face aussi aux conséquences de la « réforme » des retraites, qui va exacerber la question de la gestion des carrières la cinquantaine passée. Un sujet largement ignoré par la direction jusqu’à présent.

LA REUNION DU 15 JANVIER
Il aura fallu près de deux heures pour commencer à traiter ces questions avec la direction le 15 janvier, lors de la première réunion sur le renouvellement de l’accord emploi. Nous avons demandé à la direction de revoir le mode d’indemnisation (que la SG paye) dans les dispositifs seniors afin que les collègues qui en bénéficient ne subissent plus l’inflation sans ajustement entre leur «départ anticipé» et leur mise à la retraite effective. Nous avons aussi demandé d’autres aménagements techniques de l’accord et réitéré notre demande de transparence quant aux projets prévus pour 2024. La direction devrait donc revenir avant la prochaine réunion - prévue lundi 22 janvier après midi - avec une proposition de texte plus étoffée.

UN 22 JANVIER DECISIF
Mais le 22 janvier n’est pas seulement le jour d’une réunion sur l’emploi. Le calendrier est aussi marqué par la fin de l’élection des deux représentants des salariés au conseil d’administration. Vous avez jusqu’à cette date à 14h00 pour choisir les deux remparts qui devront protéger vos intérêts face aux rumeurs de grandes manœuvres qui bruissent dans les couloirs et qui avancent inexorablement … pour l’instant ! Pour la CGT SG, il est indispensable que la direction générale reçoive rapidement les représentants du personnel pour clarifier les choses. Et pour bien lui faire comprendre que rien ne peut aboutir sans votre engagement, rien de tel que d’envoyer un 2e représentant issu de la CGT pour épauler Johan au conseil d’administration. Deux voix fortes à votre service au lieu d’une seule : un vrai changement !

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 moonchefca

MEILLEURS VOEUX !
Tout d’abord, nous vous présentons nos vœux sincères pour cette nouvelle année. Que cette année 2024 apporte paix, bonheur, sérénité et un peu de beurre dans les épinards. Pour notre part, nous sommes déjà en ordre de marche pour affronter les différents enjeux que 2024 annonce.

DEMANDEZ LE MENU !
« Bien malin celui qui connaît la fin ». C’est le cas pour les négociations qui auront lieu durant toute l’année 2024. Si nous n’en connaissons pas encore l’issue, la direction des affaires sociales a déjà inscrit dans nos agendas une rafale de dates de réunions. Et il y en a pour tous les goûts : Emploi, salaire, participation – intéressement, IRP (instances représentatives du personnel).

MISE EN BOUCHE
Si nous n’en connaissons pas l’issue, nous allons rapidement en connaître le décor et constater la mise en œuvre de ce que les salariés ont voulu mettre en place en votant pour leurs CSE (centraux puis réseau en 2023). En effet, début janvier, les IRP régionales vont s’organiser pour construire des équipes syndicales à la tête des CSE qui soient représentatives du choix des salariés, puisqu’avant tout : Vox populi, vox dei.

LES PLATS DE RESISTANCE
Très rapidement, dès la mi-janvier, la direction a mis la barre très haut. C’est en effet à cette période que commencera la négociation sur l’emploi. Cet accord triennal et structurant est l’occasion à la Société Générale de traiter de la mobilité, des conditions encadrant les réorganisations impactant fortement l’emploi (PSE) et d’en définir les processus. Entre celles qui s’annoncent déjà dans les services centraux et celles qui succéderont à Vision 2025, chacun mesure l’ampleur des sujets. Mais c’est aussi l’occasion de faire le point sur les dispositifs plus spécifiques (nouveaux embauchés, seniors, etc). La réforme des retraites adoptée malgré l’opposition quasi générale sera un des éléments nouveaux du contexte. Mais les dispositifs seniors (CFC, TA, etc) seront aussi fortement mis en balance en fonction des nouvelles injonctions du gouvernement.

LE TROU NORMAND
La négociation sur le calcul et la distribution de la richesse créée par les salariés en matière de P+i (participation intéressement) ne viendra qu’ensuite. Prévue en mai, cette négociation, tout aussi triennale, devra permettre d’avoir – enfin – des montants de P+i alignés sur les standards du secteur pour éviter d’alimenter l’hémorragie de salariés et les trous créés par leurs départs.

L’ADDITION
Fin 2024, les dates de négociations salariales sont déjà fixées. C’est en regardant le menu qu’on décide le montant de l’addition. C’est pourquoi, nous vous proposons comme 1ère bonne résolution de bien choisir vos représentants dès l’élection du conseil d’administration du 16 au 22 janvier. En mettant 2 représentants CGT au CA, vous avez la certitude d’en avoir un au sein du comité des rémunérations. Une bonne résolution, utile pour les salaires, l’emploi et notre qualité de vie quotidienne !

 

 Le fichier PDF Moon - Tif    
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tif2024

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RSE : EN DESSOUS DES ATTENTES
A moins d’avoir zappé aussi bien la com du Groupe que les formations obligatoires en ligne, vous savez tous que la stratégie RSE est au cœur du plan de développement du groupe SG pour les années à venir. Et que parmi les engagements de l’entreprise figure en bonne place celui d’être un « employeur responsable ». Mais voilà, après l’évaluation de fin d’exercice, la banque est classée «en dessous des attentes». Et ce n’est pas la CGT qui le dit mais l’agence de notation MSCI qui vient tout juste d’abaisser celle de la SG de AAA à AA en expliquant que ce recul était dû à la multiplication des plans de restructuration et à leur impact sur l’emploi. Bref, c’est bien joli d’arrêter le charbon mais il faudrait aussi se soucier des salariés qui sont eux aussi des parties prenantes importantes pour la banque. La bonne nouvelle c’est que cette dégradation n’affectera pas la composante RSE de la P+i (participation intéressement) au printemps. Cette dernière n’en sera pas mécaniquement moins élevée que cette année et c’est la raison pour laquelle la CGT, par ses messages publics mais aussi par la voix de son administrateur au Conseil d’Administration, plaide sans relâche pour le versement d’un supplément d’intéressement conséquent. Nous demandons aussi une révision de la formule de calcul de la P+i afin de ne plus avoir à dépendre chaque année du bon vouloir des administrateurs, qui ne sont pas tous aussi près de vos préoccupations quotidiennes que votre représentant de la CGT parmi eux. Ce sera d’ailleurs un enjeu majeur du scrutin qui se tiendra en janvier pour renouveler son mandat et celui de sa collègue du collège cadres : en envoyant deux élus de la CGT vous serez assurés d’avoir une voix au sein du tout puissant Comité des Rémunérations, pour que ce dernier soit enfin au niveau de vos attentes ! 

BONNES FÊTES DE FIN D’ANNEE !
En attendant de vous retrouver l’an prochain, nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année. Même si le contexte ne s’y prête pas, que ce moment vous permette repos, partage et sérénité ! Bref, un peu de bonheur bien mérité !

 

 Le fichier PDF Moon Dzil    
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DES ECONOMIES QUI PEUVENT COÛTER CHER !

Merci à tous pour votre participation à nos consultations et l’ensemble de vos retours en général !

 

Que penser de la conclusion de la NAO 2023 ? Le compromis entériné par l’accord est-il acceptable et suffisant ? 
Oui et non.

Oui, ce compromis était acceptable. Tout d’abord le versement de la PPV de 1200 euros dès la fin du mois permet de contrer immédiatement une partie des effets négatifs de l’inflation pour les 2/3 des salariés qui sont concernés par cette mesure. Ensuite, nous avons pu améliorer d’une façon tangible les propositions initiales de la direction, aussi bien dans les volumes de mesures pérennes affichés que dans leur périmètre d’application. C’est grâce à la relecture attentive de vos élus CGT que ces dernières incluent des salariés, auparavant exclus pour cause de congés familiaux par exemple.

Non, ce compromis ne suffit pas à effacer les pertes de pouvoir d’achat des années précédentes, ni à récompenser votre travail dans cette période compliquée. C’est pourquoi la CGT va insister, d’abord pour que soit versé un supplément d’intéressement significatif à tous les salariés, ensuite pour que soient traités les effets directs de l’inflation sur vos principaux postes de dépenses (santé via la mutuelle et notre demande de subrogation en cas d’arrêt maladie, logement via l’avance logement, etc.). Il faudra aussi traiter le solde négatif que subissent les collègues partis (ou en partance) vers des dispositifs seniors, qui n’ont pas connu de progressions de salaires malgré l’inflation grimpante ces dernières années (au motif qu’ils touchent une indemnité compensatrice, calculée à l’entrée dans le dispositif… qui ne prévoit pas de mécanisme d’évolution – pour l’instant !).

Pourquoi avoir signé cet accord s’il n’est pas suffisant ? Quel est le poids des consultations ?

Comme toujours au sein de la CGT, c’est la voix des salariés qui a tranché. En l’occurrence, si 63% d’entre vous étaient opposés au chantage de la direction lors de la 1ère consultation, vous avez été ensuite 72% à confirmer que, dans le contexte actuel, le compromis de dernière minute devenait acceptable à défaut d’être pleinement satisfaisant.

Au-delà de la validation - ou pas - des accords soumis à signature, ces consultations servent, non seulement, à aiguiller nos revendications mais aussi de vrai baromètre employeur, grâce à la transparence que nous donnons aux différents aspects des sujets (comptes rendus, doc de la direction, stats, etc). L’importance de votre participation donne davantage de poids à nos revendications au cours des négociations.

C’est notamment grâce à elle que nous avons obtenu l’extension des augmentations collectives aux rémunérations jusqu’à 80kEuros afin de couvrir 80% des salariés de SGPM.

Rappelons les mesures obtenues en NAO (projet d'accord ici - attention, vous devez être connecté au site pour le voir) :

  • Augmentation collective (versée en avril avec effet rétroactif au 1er janvier)
    • De 2,5% pour les salariés jusqu’à 45.000 €
    • De 1,5% pour les salariés entre 45.000 € et 60.000 €
    • De 1% pour les salariés de 60.000 € à 80.000 €
  • PPV de 1200 € (versée fin décembre) pour les salariés ayant une rémunération inférieure à 62.239 € brut
  • Augmentation de la valeur du ticket restaurant à 11€ au lieu de 9€ (à partir de février pour les tickets resto du mois de janvier, avec une répartition toujours de 60% employeur et 40% salarié)
  • Pérennisation de la prime d’allocation forfaitaire de 120€ sous format mensualisé. La direction travaille sur une simplification du process de déclaration.
  • Augmentation de 3% des grilles de minima pour l’ensemble des niveaux
  • Budget de 9 millions d’euros pour l’égalité Femme/Homme

A noter également l’engagement pris par la direction de mettre à jour l’accord social.
Faute de signature, voici l'application unilatérale faite par la direction. (rappel, avant de cliquer sur le lien, vous devez être connecté au site pour avoir accès au doc PDF)

A ce propos, pourquoi avoir insisté pour augmenter les salaires au-dessus de 60.000 euros ?

Il faut bien comprendre qu’au-delà des affichages et des clichés, les négociations salariales doivent avoir comme objectif de mieux répartir les évolutions de la masse salariale.

Si, pour la CGT, les efforts doivent prioritairement permettre de donner le coup de pouce indispensable aux rémunérations les plus faibles (d’où l’importance des planchers), il reste nécessaire que les enveloppes d’augmentation touchent l’ensemble des salariés. Ces derniers sont unis par une communauté d’intérêts face à l’employeur, qui va au-delà des simples questions de rémunération (conditions de travail, défense de l’emploi, etc.).

De plus, nous constatons que la volonté d’économies salariales de la direction dans les services centraux parisiens se traduit fréquemment par une difficulté à recruter et/ou retenir des experts, dont l’absence est ensuite compensée par des consultants externes trois fois plus chers. La compression des salaires produits in fine des surcoûts, accompagnés bien souvent d’une perte en compétences internes et en efficacité !

Pourquoi ?

Prenons par exemple une BU des services centraux et voyons quel impact elle peut avoir sur les rémunérations de SGRF (où l’on trouve les rémunérations les plus faibles).

Cette BU subit depuis plus de 5 ans l’injonction de la DG de réduire ses coûts. Objectif affiché à l’époque : - 15% de coûts. Elle commence par réduire les salaires … Bilan factuel sur les 3 dernières années, on constate que les coûts (hors ESG) ont augmenté de 3,1% et que la force de travail est restée en-dessous des besoins de près de 6% (sur les budgets 2021-2023). Les réductions d’enveloppes salariales ont généré une exaspération et une vague de démissions de collègues « spécialistes » (très convoités en plus sur le marché). En conséquence, comme ces collègues travaillaient sur des missions clés pour la BCE, il faut pour répondre aux injonctions de cette dernière, trouver de la main d’œuvre qualifiée (pas question d’opter ici pour la théorie du «renoncement»). La direction dépourvue se tourne donc vers des cabinets conseils qui coûtent 3 fois plus chers que le salaire ET l’augmentation refusée aux salariés qui sont partis. Le recours aux consultants dans cette BU est passée de 11 à 17% sur 3 ans !

Au-delà de ces conséquences négatives sur les enveloppes d’augmentation, les effets sur l’emploi (en France) sont catastrophiques : notre BU est passée en 5 ans de 10% d’activités offshorées à 23 % !!!

Ce bilan calamiteux a un coût. Et à votre avis, qui paye ?

Au final, c’est l’ensemble de la banque et de ses salariés (dont SGRF) qui paient les pots cassés, en enveloppes salariales minorées – y compris celles destinées au rattrapage des basses rémunérations ou à la rétention des talents - et en conditions de travail dégradées. Les plans «d’efficacité opérationnelle» chronophages et disruptifs se succèdent tandis que les activités délocalisées sont de plus en plus nombreuses, ajoutant à la complexité des procédures mais aussi aux incertitudes sur la pérennité des activités en France. 

Que propose la CGT ?
Pour la CGT, il faut rompre le cycle d’une stratégie court-termiste et prendre du recul si l’on veut préserver au maximum l’emploi dans notre entreprise et y développer un environnement de travail sain, dans un cadre serein.

Et nous en sommes loin, comme le montrent les résultats du dernier Baromètre Employeur !

Nous avons tous reçus la communication de la DRH essayant tant bien que mal de tirer des enseignements positifs de cette enquête. Alors oui, vous aimez votre travail, vos collègues et votre hiérarchie immédiate sont le plus souvent là pour vous épauler. Voilà pour le positif. Mais comparativement aux salariés des autres établissements financiers français, vous êtes beaucoup plus «désabusés» et «inquiets», tandis que les verbatims soulignent les problèmes d’augmentation de la charge de travail et de manque de reconnaissance alors que l’on vous demande toujours de faire plus avec moins de moyens.

A tel point que seuls 56% des répondants se voient encore au sein du groupe SG à un horizon de deux ans…

Si la direction pense que seules quelques mesures cosmétiques et un peu de «pédagogie sur la stratégie» suffiront à rétablir la situation, elle se trompe lourdement ! 

C’est la raison pour laquelle tous ces éléments de rémunération, de conditions de travail, mais aussi de vision des métiers à moyen et long termes sont portés par la CGT à tous les niveaux. Et c’est le cas, du local par vos élus en CSE jusqu’au conseil d’administration par notre représentant élu en 2021, à chaque réunion dans laquelle ces sujets sont sur la table.

Notre représentant élu au conseil d’administration ne siège malheureusement pas au comité des rémunérations.
C’est l’un des enjeux du renouvellement en 2024 : installer un élu CGT dans ce comité des rémunérations.

Mettez 100% de chances d’envoyer un représentant CGT à ce comité des rémunérations en votant pour nos candidats !


Pour rompre avec les ultimatums de la direction, votez en janvier et envoyons ensemble au conseil d’administration des représentants pour tous les salariés - cadres et techniciens !

Il n’est pas anodin de noter que seul le représentant de la CGT s’est opposé au budget 2024.

Il a aussi exigé, lors de la présentation de la feuille de route de nouvelle DRHG, deux engagements préalables à la négociation sur l’emploi sans lesquels la discussion n’est pas possible : ne pas recourir aux licenciements contraints, aucune mobilité contrainte.

 Le fichier PDF Moon Dzil    
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moonbarometre

dzilbarometre2023

 

   Le scroll de la semaine : en cours   

MERCI ! … VOX POPULI, VOX DEI !
Les élections du réseau ont clos le cycle électoral 2019-2023 et établi la représentativité syndicale pour les quatre prochaines années sur l'ensemble des périmètres de la SG en France. Grâce à votre mobilisation, la CGT est la seule organisation syndicale qui gagne des voix (843) par rapport au cycle précédent en tenant compte du périmètre nouveau de Vision 2025 (SG + CDN). Elle obtient même un score historique en dépassant les 25% de représentativité nationale. Et cela a un premier impact : la direction ne peut plus s’appuyer sur ses deux signataires compulsifs habituels (SNB et CFTC) pour faire valider n’importe quel accord – même les plus désavantageux - car ils n’atteignent plus le seuil des 50%. Par ailleurs, alors que l’accord de régionalisation des IRP signé par la CFDT, la CFTC et le SNB a fait disparaître plus de 800 postes d’élus titulaires en CSE en France et que la direction s’est armée de son côté d’une vingtaine de juristes supplémentaires, les équipes régionales de la CGT SG sortent renforcées du scrutin et seront en première ligne pour défendre vos droits et vos intérêts. L’ensemble des résultats et des détails sont sur notre site. Nous vous remercions de votre confiance et nous allons continuer  immédiatement le boulot pour une nette amélioration de nos conditions de travail et qualité de vie.

AU BOULOT !
Maintenant que ses interlocuteurs sont connus, la direction a envoyé une invitation à la traditionnelle négociation annuelle obligatoire sur les salaires (NAO), accompagnée des statistiques annuelles que vous trouverez sur notre site internetLa première réunion de discussions est prévue pour le lundi 13 novembre à 14h00. Ce sera l’occasion pour la CGT de reprendre notamment la demande, portée par notre représentant au conseil d’administration, d’une mesure collective et pérenne qui soit à la hauteur de l’inflation que vous subissez et de vos attentes légitimes après de longues années de réorganisations et de vaches maigres. Mais il y a aussi des mesures simples qui permettraient de maintenir l’engagement des troupes, retenir les talents et plus généralement témoigner des ambitions RSE affichées par la banque. Ce sont, par exemple, la revalorisation du montant de l’avance logement, une bonne prise en charge financière du télétravail, l’allègement de la pression sur les prix de la restauration collective, la révision de la grille des minima d’augmentation salariale, etc. Au-delà de l’augmentation pérenne, la direction va aussi devoir penser sérieusement à une prime de partage de la valeur, ne serait-ce que pour compenser les effets de la perte de pouvoir d’achat provoquée par les 2 derniers accords au rabais.

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moonmerci2023SG

   Le scroll de la semaine : ici   

UNE JOURNEE POUR CA !
Voilà ce que la CGT retiendra de la «conférence sociale» réunie par E. Borne. Alors que l’inflation persistante ne cesse d’accroître les difficultés quotidiennes des salariés, le bidule gouvernemental a une nouvelle fois accouché d’une souris. Dans le secteur bancaire, c’est la BNP qui a ouvert le bal des négociations salariales. Mais l’ambiance n’est pas festive : les syndicats ont claqué la porte devant le refus de la direction d’envisager une augmentation collective alors que l’érosion du pouvoir d’achat des salariés va de pair avec les énormes profits réalisés par la banque. A la SG, la CGT a demandé l’ouverture des négociations le 5 octobre, mais la direction devrait attendre début novembre. Pour se donner le temps de fignoler une belle proposition ?

TELETRAVAIL 2023
Une commission de suivi du déploiement du télétravail se tiendra le 23 octobre. Quelle que soit votre opinion sur le sujet, n’hésitez pas à partager votre expérience, vos demandes ou vos besoins afin que nous puissions les faire intégrer dans ce que sera le télétravail à la SG en 2024 .. et au-delà !

VISION 2025
Marie-Christine Ducholet va recevoir les représentants nationaux des syndicats la semaine prochaine pour faire un point sur la situation de SGRF. L’occasion pour nous de remonter les difficultés que nous rencontrons chaque jour et d’exiger des mesures correctives rapidement. Si vous avez des demandes, propositions ou exigences de votre côté, n’hésitez pas à les partager. Nous ferons passer l’ensemble des retours du terrain que la direction de SGRF a tendance à sous-estimer, voire à nier.

STRATEGIE GROUPE 2026
Quelques jours plus tard, Slawomir Krupa sera présent devant les représentants du CSEC pour venir présenter sa stratégie et répondre aux nombreuses interrogations suscitées par la présentation « all staff » du 18 septembre. Alors que les budgets 2024 sont en préparation et que leurs accouchements semblent difficiles, nous pourrons lui demander de préciser la déclinaison opérationnelle de cette stratégie encore peu définie et éventuellement lui formuler déjà les lignes rouges à ne pas franchir.

REPRESENTANTS 2027
Il reste jusqu’au vendredi 20 octobre (16h00) pour valider votre vote et choisir ceux sur qui compter jusqu’en 2027. Nos 274 candidats, issus de toutes les régions, origines professionnelles et activités diverses se présentent aux élections dans les 11 régions issues de l’ex BDDF et Groupe CDN sous la bannière de la CGT. En cas de difficultés pour voter, contactez-nous.


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dzilnaoplombier

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13 OCTOBRE
Alors que le gouvernement parie sur une «hausse significative» du pouvoir d’achat en 2023 et 2024 (sic), les faits sont têtus. En-dehors de Bercy, les Français sont moins optimistes et subissent de plein fouet le choc de l’inflation. C’est pourquoi l’ensemble des syndicats en France (et en Europe) appelle à une journée de mobilisation le 13 octobre prochain pour la défense du pouvoir d’achat. Il s’agit d’un sujet de préoccupation majeure pour l’ensemble des salariés et il mérite mieux qu’une campagne de communication accompagnée de quelques rustines éparses. Dites-le avec force le 13 octobre dans la rue et nous le répéterons lors des négociations salariales à venir.

L’HEURE DES COMPTES
Pour faire écho à cette mobilisation intersyndicale européenne, la CGT appelle en effet officiellement la direction de la SG à ouvrir sans tarder les négociations salariales obligatoires pour 2024 (NAO). Cette NAO devra aboutir sur un accord bien plus ambitieux que les précédents qui, avalisés par les autres organisations syndicales (CFDT CFTC SNB), vous ont fait perdre en moyenne 15% de pouvoir d’achat. La CGT a publié une calculette pour que vous puissiez mesurer l’évolution de votre rémunération face à l’inflation (elle est accessible sur notre site intra/internet). Faites vos comptes !

ELECTIONS SGRF
274 salariés de SGRF, issus de toutes les régions, origines professionnelles et activités diverses se présentent aux élections dans les 11 régions issues de l’ex BDDF et Groupe CDN sous la bannière de la CGT. L’enjeu est de taille pour ce scrutin du 11 au 20 octobre, car, après les élections des centraux en juin dernier, il déterminera le niveau de représentativité des différents syndicats à la SG. Et c’est ce dernier qui permet de peser lors des négociations avec la direction sur les salaires, l’emploi, etc. La CGT est arrivée en seconde position dans les services centraux (avec seulement 321voix derrière le 1er, sur 20.000 électeurs). Chaque voix comptera dans les 11 régions françaises concernées. Elle pèsera localement, mais aussi dans le rapport de force lors des discussions sur les rémunérations. La  direction, en accord avec les autres syndicats, limite le vote au seul poste de travail. Cela exclut déjà les collègues qui seront en congés et/ou en déplacement lointain alors que depuis des années, le vote s’effectue sans difficultés en dehors de SGRF sur le téléphone, PC perso, etc. Ne vous laissez pas confisquer votre voix : on  compte sur vous du 11 au 20 octobre !


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 mooninflavote

3 Janvier 2024

MEILLEURS VOEUX !

Tout d’abord, nous vous présentons nos vœux sincères pour cette nouvelle année. Que cette année 2024 apporte paix, bonheur, sérénité et un peu de beurre dans les épinards. Pour notre part, nous sommes déjà en ordre de marche pour affronter les différents enjeux que 2024 annonce.

DEMANDEZ LE MENU !

« Bien malin celui qui connaît la fin ». C’est le cas pour les négociations qui auront lieu durant toute l’année 2024. Si nous n’en connaissons pas encore l’issue, la direction des affaires sociales a déjà inscrit dans nos agendas une rafale de dates de réunions. Et il y en a pour tous les goûts : Emploi, salaire, participation – intéressement, IRP (instances représentatives du personnel).

MISE EN BOUCHE

Si nous n’en connaissons pas l’issue, nous allons rapidement en connaître le décor et constater la mise en œuvre de ce que les salariés ont voulu mettre en place en votant pour leurs CSE (centraux puis réseau en 2023). En effet, début janvier, les IRP régionales vont s’organiser pour construire des équipes syndicales à la tête des CSE qui soient représentatives du choix des salariés, puisqu’avant tout : Vox populi, vox dei.

LES PLATS DE RESISTANCE

Très rapidement, dès la mi-janvier, la direction a mis la barre très haut. C’est en effet à cette période que commencera la négociation sur l’emploi. Cet accord triennal et structurant est l’occasion à la Société Générale de traiter de la mobilité, des conditions encadrant les réorganisations impactant fortement l’emploi (PSE) et d’en définir les processus. Entre celles qui s’annoncent déjà dans les services centraux et celles qui succéderont à Vision 2025, chacun mesure l’ampleur des sujets.

Mais c’est aussi l’occasion de faire le point sur les dispositifs plus spécifiques (nouveaux embauchés, seniors, etc). La réforme des retraites adoptée malgré l’opposition quasi générale sera un des éléments nouveaux du contexte. Mais les dispositifs seniors (CFC, TA, etc) seront aussi fortement mis en balance en fonction des nouvelles injonctions du gouvernement.

LE TROU NORMAND

La négociation sur le calcul et la distribution de la richesse créée par les salariés en matière de P+i (participation intéressement) ne viendra qu’ensuite. Prévue en mai, cette négociation, tout aussi triennale, devra permettre d’avoir – enfin – des montants de P+i alignés sur les standards du secteur pour éviter d’alimenter l’hémorragie de salariés et les trous créés par leurs départs.

L’ADDITION

Fin 2024, les dates de négociations salariales sont déjà fixées. C’est en regardant le menu qu’on décide le montant de l’addition. C’est pourquoi, nous vous proposons comme 1ère bonne résolution de bien choisir vos représentants dès l’élection du conseil d’administration du 16 au 22 janvier. En mettant 2 représentants CGT au CA, vous avez la certitude d’en avoir un au sein du comité des rémunérations. Une bonne résolution, utile pour les salaires, l’emploi et notre qualité de vie quotidienne !

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TROP PRUDENT ?
Au-delà de l’affichage ambitieux mis en avant et revendiqué par la direction générale (déjà repris par certains syndicats), la présentation de la stratégie aux analystes s’est traduite par une chute de 12% de l’action SG, permettant ainsi aux commentateurs de «juger trop prudente» la nouvelle feuille de route. Côté syndical, une convocation pour une réunion avec la direction générale la veille de la présentation officielle, un dimanche soir à 18h30, était forcément porteuse d’annonces importantes, concernant peut-être des ruptures majeures dans la stratégie du Groupe et en particulier dans sa politique sociale. Du moins c’est ce que nous pensions alors que nous pénétrions dans les tours presque désertes dimanche 17 septembre au soir. Nous nous trompions. Pas de Slawomir Krupa pour nous attendre dans la salle du Petit Conseil. Simplement Philippe Aymerich et Anne Sophie Chauveau Galas, la nouvelle DRHG en direct de Londres par Visio. Bon … nous nous sommes dit que les informations qui allaient être partagées étaient tellement sensibles qu’elles ne pouvaient pas l'être par une visio hors des locaux de la banque.

RENCONTRE VIRTUELLE AU 35ème
Nous nous trompions une fois de plus. La présentation du DGA n’a été que celle préparée pour les investisseurs, mais sans aucune donnée chiffrée. Sans aucun intérêt donc. Comment entamer un dialogue sérieux sans avoir la moindre idée des sommes en jeu, qu’il s’agisse des objectifs financiers, des objectifs d’économies ou du partage de la valeur ajoutée avec les salariés ? La CGT a souligné à ce sujet que la promesse du retour à un PMAS annuel ne pouvait remplacer une politique salariale juste et ambitieuse. Depuis, nous avons appris la volonté d’allouer 100 millions d’euros à la réduction des écarts salariaux sur 2 ans. Nous la saluons, car il s’agit d’une rupture bienvenue avec les 2 ou 3 millions généreusement accordés par la direction précédente. Cela ne doit toutefois pas faire oublier que cela ne représente que 5% de la masse salariale de SGPM (France) et que la perte moyenne de pouvoir d’achat de 10-15% au cours des 3 années précédentes a concerné tous les salariés sans distinction de sexe ou autre. Cette enveloppe est donc la bienvenue, mais elle est loin d’être suffisante. Nous attendons encore des avancées significatives lors des prochaines négociations annuelles obligatoires sur les salaires (NAO) et lors de la définition d’une nouvelle formule d’intéressement et participation (P+i) qui mettent enfin SG en ligne avec les autres banques françaises. Nous en sommes actuellement très loin. En attendant, nous n’avons eu aucune réponse au sujet du coût social des importants efforts d’efficacité et donc d’économies demandés aux salariés. La CGT a notamment demandé à la direction de réagir clairement aux articles de plus en plus précis concernant une éventuelle vente de SGSS ou de SGEF. (cf nos infos précédentes). Lors de sa présentation du lundi 18 après-midi, Slawomir n’a pas davantage souhaité répondre à ces interrogations légitimes des salariés concernés, tout en laissant entendre au milieu de circonlocutions obscures que des activités seraient cédées d’ici 2030. Il va être vraiment difficile de mener un dialogue social sincère et éclairé si la presse est mieux informée que les représentants du personnel. Un autre point d’inquiétude que nous avons soulevé est l’impact potentiel des 1,7 milliards d’euros d’économies projeté d’ici à 2026. Encore une fois, nous n’avons eu aucune réponse. L’expérience des 14 dernières années nous a pourtant enseigné que des centaines, voire des milliers d’emplois étaient à chaque fois sacrifiés pour tenter de tenir les promesses faites aux analystes financiers. Ce qui apparaît clair, c’est que les services IT vont prendre une bonne partie de la pression. Mais ils ne seront pas les seuls. Les coûts de restructuration, jusqu’alors portés au niveau du Groupe, vont être affectés aux différentes BU afin de les contraindre soit à augmenter significativement leurs revenus à coûts courants constants soit à tailler dans leurs charges. Dans les deux cas, cela risque de se traduire par un accroissement significatif de la pression sur chacun d’entre nous au niveau de nos objectifs individuels. 

Nous demandons un engagement de la direction que ses engagements auprès des marchés ne vont pas avoir pour conséquence immédiate une dégradation supplémentaire des conditions de travail et de rémunération des salariés de SG. Car c'est bien beau de parler d’ESG et de RSE à longueur de présentations, mais tout cela n’est que du vent si au final les salariés du Groupe sont une fois de plus sacrifiés sur les autels du CET-1 et du ROTE.

[voici le document remis le mardi 19 septembre aux élus et représentants du personnel au CSEC]

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 moonstrat2023

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L’APPEL DU 18

C’est à Londres que la nouvelle direction générale devrait donc présenter ses options stratégiques le 18 septembre. La CGT SG a déjà mis en avant les préoccupations, les attentes et les oppositions qui sont les vôtres. Nous avons par exemple suggéré que "rompre avec le passé" pouvait signifier utiliser les 440 millions d'euros de rachats d'actions en 2023 pour investir dans le développement du Groupe et de ses salariés plutôt que de poursuivre une politique de distribution excessive. La CGT a également rappelé à la direction générale, l'importance des activités de SGSS, ainsi que leur poids social et historique pour le Groupe, alors que des bruits insistants circulent concernant une cession prochaine. La recherche d'une rentabilité à court et moyen termes ne doit pas être le seul critère. L'activité de conservation de titre est - par exemple - stratégique pour la banque et donc reste indispensable. L'éventuelle intervention de Citigroup ne viendrait que conforter nos craintes d'une prise en main américaine sur la SG, après des années de mise sous tutelle des autorités US. D'autres pistes devront être étudiées. D'autres options de réduction d'activités ou de cessions font l'objet de rumeurs persistantes et génèrent une inquiétude importante parmi l'ensemble du personnel. C'est ce que nous rappellerons aussi lors de la rencontre avec la direction générale qui va se dérouler avant la présentation aux marchés de la trajectoire financière. Ces pseudos fuites organisées dans la presse sont récurrentes depuis de nombreuses années et on peut se poser la question de savoir si elles n'ont pas vocation à tester le marché et le niveau d'acceptabilité sociale. En attendant, la direction de la BU a contesté et demandé de tenir les troupes face "aux rumeurs". Sauf qu'après les fuites du plan GBIS - IBFS 2019 (qui donnaient précisément le nombre de suppressions de postes qui allaient être annoncées quelques semaines plus tard), la vente de Lyxor (2 ans avant), l'annonce précipitée de la fusion SG CDN (le lendemain des fuites), c'est devenu une fâcheuse habitude pour les principaux concernés d'apprendre des projets par voie de presse. En tout cas, nous condamnons fermement les fuites et les présumés projets. Il faut en plus ajouter à cela le refrain insistant sur la réduction de coût alors que les plans d’économie successifs ont déjà laissé nombre de services exsangues. L'anxiété est grandissante parmi les collègues, au moment où Il faudrait au contraire s'atteler à reconstruite un pacte social et trouver des relais de croissance.

RETRAITE : NON, C’EST NON !
La réforme des retraites a déjà été douloureuse et couteuse socialement. Mais elle le sera aussi financièrement à plus long terme. En tout cas ce sont les leçons que tire le Comité de suivi des Retraites (CSR) en pleine torpeur estivale. Au lieu des 17,7 milliards d'économies affichées par le gouvernement dans son rapport d'impact, la réforme imposée, contre l'avis de tous, devrait même générer d'après le CRS un surcoût de 9,5 milliards d'euros ! Le gouvernement a par ailleurs la tentation de continuer de faire les poches des salariés en doublant les sommes non remboursables dans les dépenses de santé (franchise médicale et participation forfaitaire). L'objectif affiché est de trouver 1,5 milliard d'euros par an.


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moonkrupa18

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DROIT D’INVENTAIRE
Exercice rituel, chaque année une expertise indépendante permet aux élus du CSEC d’éclairer leur avis sur la politique sociale au sein de la SG (gestion de l’emploi, conditions de travail, etc). Vous pouvez retrouver sur notre site l’expertise et la déclaration in extenso de la CGT sur le sujet. On note tout d’abord que la baisse des effectifs en CDI se poursuit (-46% de TMB depuis 2010 et +25% de cadres). On constate ensuite en 2022 une hausse de 10% du turn-over et une augmentation de 16% des démissions ! La question de l’attractivité de la SG comme employeur va devenir clé … et ce ne sont pas des pseudos clauses de rétention qui éviteront les départs de salariés lassés par le manque de reconnaissance du travail effectué, la mobilité interne en berne, une politique inadaptée pour les plus de 50 ans, sans même parler des rémunérations à la traîne de l’inflation depuis au moins 3 ans. Tout cela sera au cœur de la prochaine négociation Emploi, déterminante pour l’avenir.

VOX POPULI, VOX TRAHIE
Après un long processus électoral dans les centraux, il ne restait plus qu’à en tirer les conséquences lors de la constitution du nouveau CSE et de ses instances pour les 4 prochaines années. Alors que la CGT avait proposé de tenir compte des choix exprimés par les salariés lors de l’élection pour aboutir à une juste répartition des responsabilités, les élus SNB et CFDT ont mis en place, avec l’appui des voix CFTC, une coalition visant à exclure la CGT (arrivée en seconde position) et donc de spolier les 34% des salariés qui ont voté pour elle. Un nouveau mauvais coup pour la démocratie, «décidé au niveau national» (d’après les élus) et certainement avant même le 1er tour. Bref, vous pensiez voter CFDT (voire CFTC), vous optiez sans le savoir pour une gestion SNB. Cette nouvelle magouille post-électorale ne nous empêchera pas de continuer de travailler avec encore plus de détermination et de transparence pour combattre les mauvais coups à venir et agir concrètement pour la défense des intérêts individuels et collectifs des salariés.

EGALITÉ : L’ARLÉSIENNE
La négociation touche à sa fin et un «ultime»  projet d’accord a été soumis le 5 juillet aux syndicats. Vous avez pu lire, dans nos comptes-rendus des 6 négociations, les modifications plus ou moins importantes que nous avons fait acter et celles qui dépendent d’éléments exogènes (notamment une directive européenne non transposée dans le droit français et un contentieux à la BNP), dont les conséquences ne sont pas si clairement avantageuses a priori, dans l’application proposée. Nous y avons donc fait inscrire les bases et des dispositifs qui s’appliquent à tous et des garde-fous pour les discriminations. Pour femmes et hommes : «A travail égal, salaire égal». Pour lutter contre les écarts de salaire non justifiés, une nouvelle méthode va être utilisée et nous pourrons rapidement (mi-2024) en mesurer l’efficacité. En attendant, nous avons exigé et obtenu que la transparence que nous avions sur les rémunérations soit maintenue. Celle-ci permet à tous de se positionner dans l’échelle des salaires, de déceler les biais de la politique de rémunération… et cette transparence ferait partie de la fameuse directive européenne … si un jour, elle est transposée dans le droit français !

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ACCORDER LES VIOLONS
Après la déclaration de Slawomir Krupa sur l’«intérêt général qui doit primer», c’est au tour de Philippe Aymerich de vouloir rassurer lors du Comité de Groupe Européen en répondant à la CGT que «la dimension sociale est au cœur de notre (leur) stratégie». Au-delà des envolées lyriques, il faudra des actes pour  refonder un pacte social reposant sur des engagements forts (notamment, pas de licenciement contraint, mais pas seulement). L’épreuve des faits va vite venir. En attendant, certains sujets ne sont manifestement pas au niveau des attentes, ni à la hauteur des enjeux. Après les élections des centraux, celles de SGRF arrivent. Plutôt que de tirer les enseignements d’une trop faible participation dans les centraux, la direction construit une nouvelle usine à gaz pour faire voter les 23.000 salariés du réseau. Il ne sera possible de voter qu’à partir d’un poste de travail SG. De quoi inquiéter les plus réticents, sans motif valable. Slawomir Krupa, qui revendique la simplification, tomberait en PLS en voyant ce type d’archaïsme mis en place pour des élections. Une fois encore les salariés du réseau sont estampillés comme des gamins qu’il faut fliquer et surveiller, même pour un simple exercice démocratique auquel n’importe quel salarié a droit. Cette iniquité est révoltante et inquiétante, d’autant qu’elle est discriminatoire. Ces épisodes que semblent valider partout la CFDT et le SNB font suite à la vague d’autosatisfecit à laquelle nous avons pu assister après la deuxième bascule informatique de la fusion SG - CDN. Ainsi, lors de son passage au CDS de Bordeaux, la nouvelle patronne de DOP (ex OTX) a repris les éléments de langage que tout le monde connait maintenant («réussite», « vision2025 », «on est forts », « blabla », «bravo», «merci»). Ce fut l’occasion de lui rappeler que les attentes des salariés vont bien au-delà des mots de remerciements, après leur investissement, le blocage des congés, la suppression du télétravail, etc. Il faut une reconnaissance sonnante et trébuchante car «pour payer les courses chez Auchan, les bravos ne vont pas suffire». Impossible non plus d’avoir de la visibilité sur le moyen terme, sur la stratégie post 2025 … comme si la terre était plate et qu’après 2025, il n’y avait rien.

VOX POPULI, VOX DEI
34% des salariés des centraux qui se sont exprimés aux élections ont placé la CGT en seconde position (avec seulement 321 voix derrière le 1er, sur près de 20.000 inscrits). Aucune organisation n’obtient la majorité pour gérer seule le CSE des centraux. La CGT a donc écrit à l’ensemble des syndicats représentés au CSE pour leur proposer de constituer, sur la base des résultats, des instances représentatives des salariés qui soient le reflet des choix exprimés lors de l’élection. Cela permettrait une juste répartition des responsabilités et une force de frappe intersyndicale qui ne sera pas un luxe pour les 4 prochaines années !

DISPOSITIFS DE FIN DE CARRIÈRE
L’objectif de la réunion du 28 juin était d’échanger avec la direction sur les impacts de la réforme des retraites imposée à tous et dont les conséquences se font déjà sentir pour certains (le compte rendu complet est sur notre site). La CGT a rappelé la nécessité de faire évoluer les allocations versées pendant les dispositifs seniors et demandé à revoir les indemnités de fin de carrière (que l’accord CFTC SNB a divisées par 2). Travailler plus longtemps et perdre de l’argent, il faut être expert en négociation pour y trouver un avantage.

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L’INTERET GENERAL
Pour savoir ce que Slawomir Krupa proposera pour «se réinventer», il faudra attendre le 18 septembre. En attendant, le premier all-staff meeting a donné un aperçu du style Krupa et de la manière dont la stratégie sera définie. Pour dépasser «nos faiblesses» passées, il faudra, d’après lui, prendre à l’avenir de «bonnes décisions stratégiques, prises au bon moment» car «les promesses excessives, non tenues, qui génèrent des surcoûts doivent cesser». «L’intérêt général doit primer». Pour commencer, il nous semble que le rachat d’actions (pour ensuite  détruire ce capital) reste difficilement compatible avec ces ambitions. Y renoncer serait donc un premier message très puissant. Puisque, comme il le dit lui-même, il n’a «pas de coffre-fort spécifique dans [son] bureau», voilà de l’argent qui serait mieux employé à payer les salariés «au niveau du marché qui est le leur». Nous sommes entièrement d’accord avec le nouveau DG : «C’est une attente absolument légitime». Il faut maintenant passer des paroles aux actes.

CHANGER DE PARADIGME
Et ces actes, ce sera à la nouvelle DRH de les mettre en chantier. Elle devra dépasser le strict cadre de procédures budgétaires contraintes pour enfin tenir compte de l’inflation réelle, qui a fait reculer votre pouvoir d’achat de 10 à 15% depuis début 2021. Vous avez également pu constater ces derniers jours la baisse de votre participation - intéressement 2023, alors même que la direction claironne que 2022 a été une année historique. Certains syndicats s’en satisfont, pas nous. Il faut remettre à plat les modes de calcul et de distribution de la rémunération globale, après 15 années de reculs incessants sous couvert d’approche discriminante dans la répartition des variables en faveur des «performeurs». En réalité, tout le monde y a perdu, sauf quelques happy few qui se sont accaparé une bonne partie du gâteau. La CGT insiste donc sur la nécessité de rebâtir une vraie politique salariale motivante, qui permette de corriger les discriminations (notamment femmes-hommes), retenir les talents, ne pas oublier les seniors, récompenser le zèle et les résultats. Bref, là aussi une vraie rupture avec l’ère précédente est indispensable pour relancer notre entreprise. 

L’IA CONTRE L’HUMANITE
Cela n’a échappé à aucun salarié qui travaille dans les tours Alicante, Chassagne ou Granite : la climatisation a échappé au contrôle des humains, qui grelottent, fondent ou étouffent de manière aléatoire selon les caprices de l’entité maléfique qui a la main sur les thermostats. Pour hâter un retour à des conditions de travail normales dans ces locaux, la CGT a proposé au CSE des Centraux de voter le recours non pas à un exorciste mais à un expert dont le rôle serait d’examiner le fonctionnement, les appels d’offres, les contrats et la maintenance des installations d’aération et climatisation des tours.

VISION 2025 : LEGER DÉNI ?
Marie-Christine Ducholet et Bruno Delas ont rencontré les syndicats lundi 5 juin matin, pour partager leur soulagement après la seconde bascule informatique. Nous leur avons tout de même remonté les alertes sur les incidents subis et ceux que vous nous avez rapportés. Mais si la direction écoute, elle ne semble pas entendre. La gestion de projet est en mode industriel et tant qu’il n’y a pas de crash majeur, pour elle tout va pour le mieux  dans le meilleur des mondes possibles.

  [voir aussi : Les résultats de notre étude sur l'accompagnement dans les services centraux]  

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LE TOURNANT
Cette Assemblée Générale des actionnaires de la SG devait marquer un tournant historique. Et cela a été le cas : cette année, les organisateurs ont enfin pensé à la traduction simultanée des débats en langue des signes. Pour le reste le show a été – au moins en apparence – presque identique à celui des années précédentes. Frédéric Oudéa a en effet monopolisé la parole autant que les autres années et c’est à peine si Slawomir Krupa a pu mettre le pied sur l’estrade au cours des 3h de présentation et d’échanges. Malgré les quelques amabilités doucereuses et les compliments de façade échangés, on comprend vite que le processus de succession a laissé quelques traces. D’ailleurs, Sébastien Proto n’est pas venu et a préféré cacher sa déception plutôt que d’assister à l’intronisation de son rival plus heureux.

CHERS ACTIONNAIRES
Pour le reste, nous avons eu droit aux banalités habituelles au sujet de l’environnement macro-économique compliqué et des mutations stratégiques nécessaires. Les résultats 2022 sont présentés par Claire Dumas qui les présente pour la dernière fois en mettant en avant le ROTE (de 9,6%), mesure choisie depuis quelques années pour rendre plus flatteuse la rentabilité de la banque dans la communication. Slawomir Krupa a précisé lors du all-staff meeting ce qu’il pensait de cet indicateur dont pas un investisseur ne faisait grand cas. Mais il a eu au moins le mérite de camoufler le trou de 3,3 milliards d’euros provoqué par la retraite de Russie. Il faut quand même être le roi de la pirouette pour réussir à présenter ce fiasco stratégique prévisible en retraite élastique réussie. Mais pour en revenir aux résultats, la débâcle russe ne va pas empêcher la distribution de 2,25 milliards d’euros aux actionnaires sous forme de dividendes et de rachats d’actions. Autre point à relever de la présentation de Claire Dumas, c’est la chute rapide du coefficient d’exploitation au cours des dernières années. Il est passé de 69% en 2019 à 61% en 2022 (en passant par 64,4% en 2021) et s’établit donc à un niveau comparable avec celui de BNP Paribas et à peine supérieur à celui de Crédit Agricole. Il a même continué de baisser au 1er trimestre 2023, à 60,5%. C’est l’effet direct de la baisse réelle de vos rémunérations depuis 2020 sous l’effet de l’explosion de l’inflation tandis que le RBE a bondi de 8,5 milliards à 10,1 mds. Pour simplifier, votre travail a créé 1,6 milliard de richesse en plus pour l’entreprise et l’obstination de la direction générale à ne pas tenir compte du risque géopolitique russe en a détruit 3,3 milliards.

LE SKETCH
La présentation de la politique de rémunération par Jérôme Contamine est ensuite un sketch. Pour détourner l’attention, il sort une statistique affirmant que la rémunération moyenne à la SG est de 88.200 euros et la rémunération médiane de 60.900 euros, le tout en forte progression d’une année sur l’autre. Il n’y a qu’une seule explication possible à ces chiffres difficilement crédibles, les chargés de communication ont additionné tout ce qu’il ont pu trouver, y compris les attributions d’actions gratuites qui ne bénéficient qu’à une petite minorité des employés de la banque. C’est ce que traduit d’ailleurs l’écart important entre la moyenne et la médiane. Quoi que puissent faire croire les statistiques biaisées affichées au cours de l’AG, vous avez perdu en moyenne 15% de pouvoir d’achat en 3 ans. C’est ça la réalité de la politique salariale de la SG. Aussi peut-on se demander pourquoi Slawomir Krupa a encore insisté sur la nécessité de faire davantage d’économies. Les salariés n’ont-ils pas encore été assez pressurés ?

 Retrouvez le compte rendu complet ici 

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LA COLLECTION ÉTÉ 
Vous n’avez pas aimé la saison précédente ? Celle du froid dans les locaux. Vous allez détester celle qui arrive ! Ce pourrait être le pitch d'une mauvaise série B. Malheureusement la réalité risque de dépasser la fiction. Sous couvert d’appliquer les consignes gouvernementales, la direction a coupé le chauffage l’hiver … et a déjà coupé l’aération et la climatisation  pour cet été. Bilan, alors qu’il fait entre 12 et 15° degrés dehors, on monte à plus de 25 degrés dans certains locaux des Tours SG (voire 27° relevés pendant toute la négociation égalité professionnelle – cf ci-dessous). La direction avait appliqué avec beaucoup de zèle le plan énergétique du gouvernement ... dont l'efficacité ne s'est fait sentir qu'en terme de com. La direction y a vu un bon moyen de faire des petites économies supplémentaires sur le chauffage et la clim. Ils ont même misé sur la lassitude des collègues pour les inciter à rester en télétravail et avaient envisagé de fermer les tours historiques pour ne laisser que Basalte ouverte. Bilan : en hiver, si vous pouviez ajouter un pull supplémentaire sous la doudoune sponsorisée par Bruno Lemaire, cet été, la mode devrait être plus proche de Marlène Chiappa dans playboy. L'hiver a vu fleurir des chauffages d'appoint dans différents secteurs, mettant par terre les pseudo économies du plan fumeux. On notera au passage que si certains locaux dépassent déjà les 25,5 degrés (et seulement 15 dehors), la salle du conseil d’administration reste elle bien aérée et à 22 degrés. A croire que nos huiles ne supportent pas la chaleur et que le service VIP leur permet, comme toujours, de bien se protéger des désagréments qu'ils infligent au petit peuple! La CGT va proposer une expertise de tous ces points. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

EGALITÉ PROFESSIONNELLE
Au bout de quelques réunions, la direction insiste pour changer le thermomètre qui permettrait de mesurer les écarts de salaires entre les uns et les autres (cf notre compte rendu). Malgré notre opposition sur la plupart de ses propositions, la direction refuse d’admettre l’évidence. Peu importe l’outil utilisé, il serait illusoire d’espérer qu’«à travail égal, salaire égal» - tant pour les femmes que pour les hommes - si derrière les budgets sont toujours aussi restreints ! Surtout si on veut, en plus, maintenir l’attractivité et récompenser le travail de chacun. La nouvelle DRH va avoir du pain sur la planche pour remettre l’église au centre du village.

ATTENTION, CA VA PIQUER !
Après les aléas de qualité liés à la gestion de la crise Covid puis au développement du télétravail, le coût de la  restauration collective des centraux devrait flamber. Ce ne sont malheureusement pas les deux derniers accords salariaux signés par la direction et CFDT - CFTC - SNB qui permettront de faire face aux augmentations envisagées (aux alentours de 10% !). Il va falloir faire mieux ! … et vite !

NON, C’EST NON !
Après les manifestations historiques depuis le début de l’année, le débat parlementaire escamoté, l’ensemble des syndicats appelle tous les salariés à participer massivement aux nombreuses manifestations organisées partout en France le 6 juin. L’objectif est clairement affiché : peser sur chaque député qui aura à se prononcer deux jours après sur la motion Liot. Ce sera une nouvelle occasion de sortir du bourbier dans lequel le gouvernement s’est enlisé … et stopper une réforme dont 90% des actifs ne veulent pas !

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MERCI !
Nous remercions l’ensemble des collègues qui se sont exprimés lors du premier tour des élections de nos représentants au CSE des Services Centraux Parisiens, qui vient de s’achever. Leur voix aura permis de mesurer, en partie, l’évolution de la représentativité de chaque organisation syndicale (et donc de dégager sa capacité de signer - ou pas - des accords d’entreprise). Dans le nouvel établissement SG des «Services Centraux Parisiens», qui intègre depuis le 1er janvier une partie des collègues issus du groupe CDN, notre liste CGT arrive en seconde position, alors qu’elle n’était pas du tout représentée dans le périmètre CDN précédent. Nous obtenons 32% des voix, tous collèges confondus (42% chez les TMB et 31% chez les cadres). Il aura seulement manqué 244 voix à la CGT (sur 20.000 inscrits !) pour dépasser le SNB arrivé en tête. Le quorum n’ayant pas été atteint, il faudra donc un second tour pour attribuer les sièges et déterminer la majorité du prochain CSE des services centraux parisiens. Ce nouveau scrutin aura lieu du 12 au 20 juin.

UNE MARÉE HUMAINE EN MARCHE
Où que vous soyez, il y aura, le 1er mai, un rassemblement qui permettra de manifester votre refus de se faire voler nos deux plus belles années de retraite ! Familiale, festive et conviviale, la saison 2023 devrait aussi être historique, puisque toutes les organisations syndicales appellent pour la première fois en France à défiler ensemble pour la traditionnelle Fête du Travail ! En tous cas, les 300 manifestations (cf Carte des RDV), organisées sur une journée non travaillée, seront décisives pour la suite du mouvement de mobilisation contre l’application de la réforme des retraites et pour mettre fin au mépris auquel fait face le monde du travail. La Fête du Travail portera particulièrement bien son nom cette année !

RETRAITE À 74 ANS : ERRATUM
Nombre d’entre vous nous ont justement signalé une coquille dans le tableau récapitulatif de nos  propositions de vote des résolutions soumises à l’AG des actionnaires (envoyé par mail le 17 avril) et qu’il fallait bien voter CONTRE la résolution 21. L’objectif de cette modification de l’article 9 des statuts est uniquement de permettre à Lorenzo Bini-Smaghi de briguer un mandat supplémentaire en 2026. Vu sa tendance à vouloir faire toujours plus d’économies sur le dos des salariés, tout en les faisant trimer davantage, il est préférable de lui accorder la retraite à 70 ans plutôt que 74 ans … et donc voter contre cette proposition de modification des statuts. Si vous le voulez, vous pouvez d’ailleurs à nouveau donner pouvoir à notre représentant pour cette AG : Emeric Uhring – 17 cours Valmy – 92800 Puteaux.

DÉCRET : NEUTRALISÉ EN 2023
Nous avons saisi la direction sur les possibles  conséquences du décret 2022-257 susceptible d’annuler certaines pensions d’invalidité et  les prestations de prévoyance qui en dépendent (cf Nos infos du 15 Février 2023). Ces dernières continueront finalement d’être versées au moins jusque fin 2023 par Malakoff Médéric, en attendant une éventuelle évolution législative sur ce sujet. Contactez-nous en cas de problème.


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LA NOUVELLE GIFLE
C’est donc par une nouvelle provocation que le président et E. Borne ont répondu à la décision du Conseil constitutionnel. Après celles infligées au parlement via le 47-1, le 49-3, le refus d’E. Macron de recevoir les syndicats malgré leur demande unanime expresse, cela commence à faire beaucoup. Et cela se voit y compris de l’étranger. On ne peut impunément gouverner contre son peuple.  Et quand plus de 3,5 millions de personnes se rassemblent, font grève, perdent de l’argent, surtout dans un contexte pareil, avec une telle inflation, pour manifester leur opposition à cette réforme injuste et injustifiée, contestée aussi par 70% de la population, la sagesse serait de savoir renoncer. Renoncer à infliger une telle réforme aux seuls salariés (et parmi eux, seront principalement touchés les femmes, les plus précaires et ceux dont les métiers sont les plus difficiles). C’est ce qu’a répété une nouvelle fois l’ensemble des syndicats en France, dignes et unis, à la tête de ce mouvement de contestation historique depuis près de 5 mois maintenant. On peut le constater, ce qui se joue actuellement, ce n’est pas seulement le vol des deux plus belles années de notre retraite, c’est aussi le rapport que les dirigeants ont avec les français. Après la crise sociale se joue une crise démocratique. Et celle-ci pourrait bien laisser des traces, que nous ne souhaitons pas et que nous combattons aussi. C’est précisément pourquoi l’intersyndicale espère un éclair de lucidité de la part d’E. Macron et exige encore l’arrêt de cette réforme.

MIKADO : LE RETOUR
La direction avait pourtant présenté le projet Mikado en ligne avec le programme «Ambitions 2015» (réductions de coûts tous azimuts). Le projet de transfert de gestion de titres chez Accenture se voulait être un projet indispensable et précurseur, que «les autres opérateurs suivront tellement il était bon»… Cette externalisation chez APTP avait alors généré un conflit avec la direction qui aura marqué les esprits de ceux qui l’auront vécu, voire subi. Si d’aucuns, «partenaires sociaux raisonnables» avaient été jusqu’à faire venir le DRH d’Accenture pour vanter l’eldorado, la CGT avait organisé amphi sur amphi pour construire avec les salariés les conditions pour que les 400 collègues impactés ne fassent pas les frais de cette opération d’externalisation. Quelque temps plus tard, la BCE a exigé un «plan de réversibilité» pour ces activités. En 2019, la direction avait donc déjà ré-intégré une partie des opérations. Nous avions alors demandé le bilan financier de cette brillante opération. Nous n’avons jamais eu de présentation d’éléments financiers, pas plus que ceux démontrant une pseudo efficacité opérationnelle. Ces derniers jours, Accenture annonce le plus gros plan social de son histoire, avec 19.000 licenciements ! Le précurseur a du plomb dans l’aile. Le retour à la SG des opérations logées à l’extérieur va donc tourner une nouvelle page  - historique elle aussi – même si, au final, on va certainement constater que les emplois de 2012 à Paris auront été délocalisés à l’autre bout du monde en 2023. A moins que le régulateur, là aussi, ne mette son nez dans ces affaires.

ATTENTION, SCRUTIN EN COURS
Pour éviter une autre crise de la représentation (évoquée plus haut) et des conséquences type Mikado, le meilleur moyen reste donc de «bien» choisir ses représentants le moment venu. C’est précisément le cas actuellement pour l’ensemble des salariés des services centraux parisiens. Ils doivent choisir avant le 20 avril (16h00 max), leurs représentants pour les 4 prochaines années !

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VICTOIRE A LA PYRRHUS
La réforme des retraites aura - pour l’instant - «évité»  le précipice à quelques 10 voix en CMP (commission mixte paritaire) et 9 petites voix lors du vote de la motion de censure trans-partisane à l’Assemblée Nationale ! Pourtant cette réforme pourrait s’appliquer à des millions de gens qui s’y opposent à 70% (des citoyens français) et pire encore à plus de 90% des salariés actifs, les principaux concernés (pourtant sous représentés à l’Assemblée Nationale). L’ensemble des syndicats a alerté depuis presqu’un an sur cette dérive démocratique et plus précisément à l’unisson depuis plus de 3 mois sur la réforme des retraites. Les dangers d’une réforme qui concerne le monde du travail, décidée malgré l’opposition de tous (la démocratie sociale, l’opinion publique et la représentation nationale), sont maintenant réels. «On ne méprise pas impunément les gens» a répété l’ensemble des syndicats unis (malgré les pièges grossiers tendus contre eux depuis quelques mois). Après de multiples artifices pour escamoter les débats à l’Assemblée Nationale et au Sénat, après avoir tenté de diviser vainement les syndicats, il n’aura donc fallu qu’une dizaine de voix pour clore cette séquence parlementaire dont on aurait pu se passer dans un tel contexte ! Les conséquences seront sensibles, y compris pour les salariés SG (notamment ceux qui vont perdre les impacts de la surcote qu’ils pouvaient avoir après l’âge légal, les départs anticipés qu’ils espéraient, etc.) ! Tous les syndicats en France le martèlent depuis 3 mois : « cette réforme est injuste et injustifiée ! ». Ils demandent d’une seule et même voix que la loi ne soit pas promulguée ! Le Conseil Constitutionnel va maintenant devoir se positionner. D’autres initiatives vont être prises (une demande de référendum par exemple) en attendant qu’E. Macron daigne descendre dans l’arène. Il devrait maladroitement le faire mercredi au JT de 13h00. Ce choix n’est pas anodin et pourrait être sans surprise destiné à rassurer les retraités sur le « rétablissement de l’ordre et la sécurité » (réclamer le ramassage des poubelles et condamner les pénuries) plutôt qu’à prendre le recul nécessaire sur les enjeux réels de la situation actuelle (notamment la responsabilité du gouvernement sur la fracture sociale créée, l’inflation croissante, la flambée du carburant, la réforme de l’assurance chômage, etc). Quoi qu’il en soit, l’ensemble des syndicats en France, représentants des salariés et de la jeunesse nous ont appelés à participer aux différentes manifestations organisées partout dans le pays.

L’AVENIR, C’EST NOUS ?
Si vous ne voulez pas travailler deux ans de plus «pour rien», si vous pensez que "64 ans, c’est trop tard", ou si vous envisagiez de travailler plus longtemps avec une surcote (que vous allez perdre avec la réforme), rejoignez les manifestations organisées partout en France ! D’autant qu’il n’aura pas fallu attendre longtemps pour avoir la suite du programme. Dès le lendemain de la motion de censure rejetée à quelques députés près,  les mêmes voix s’élèvent déjà dans le camp des «vainqueurs» pour s’attaquer au «travail», au «sens du travail» et  reprennent souvent en chœur le refrain revanchard  des «français qui ne travaillent pas assez». Le temps est venu, pour eux, de s’attaquer aux 35h. Bref, si vous tenez aux jours RTT (et au pire à leur monétisation), il est temps de rejoindre les manifestations prévues le jeudi 23 mars, organisées partout en France.

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LA FRENCH TOUCH !
Décidément, l’élégance est à la mode cette année. Après les bras d’honneur du gouvernement à coup de 49-3 pour faire passer son budget, ceux d'Eric Dupont Moretti, le président himself s’est livré à l’exercice en répondant à l’ensemble des syndicats français : Circulez ! …  Avec 3,5 millions de personnes dans la rue, c’est osé. Non seulement la réforme est injuste pour plus de 90% des actifs, mais les épisodes de mépris se succèdent les uns aux autres. La prochaine journée de mobilisations et de manifestations organisées partout en France sera donc regardée de près par tout le monde. Tout comme l’ensemble des syndicats en France, nous ne pouvons que vous inviter à participer à ces manifestations, signer la pétition contre cette réforme et même saisir votre député pour lui expliquer tout le bien que vous pensez de la nécessité de devoir travailler deux ans de plus.

DOUBLE PEINE
Comme si le fait de devoir travailler deux ans de plus ne suffisait pas, il y a aussi d’autres conséquences en chaîne à connaitre et à prendre en compte. L’allongement de la durée de travail vient aussi par exemple se cumuler avec l’impact du dernier accord sur les indemnités de fin de carrière (signé en 2018 par le SNB et la CFTC). Cet accord diminue quasiment par deux les indemnités de départ. Forcément, plus la retraite est loin, plus leur montant est élevé, plus l’impact de l’accord est fort et douloureux. Avant cet accord, avec une rémunération et ancienneté moyennes à la SG (50K€ et 13 ans), si vous partiez à 62 ans, vous perdiez 1282 euros. En y ajoutant deux ans de plus, comme le veut la réforme, vous pourriez perdre 3205 euros (effet combiné de l’accord de 2018 et de la réforme des retraites), soit 1923 euros en moins. Pour vous faire une idée précise de ces impacts sur votre situation, nous avons publié une calculatrice disponible sur notre site.

AVERTISSEMENTS
Juste avant la présentation par Slawomir Krupa de sa future commission exécutive, Philippe Aymerich est venu plancher devant les représentants du CSEC SG. L’occasion pour les élus CGT de l’alerter sur l’évolution des effectifs. En effet, la sous-réalisation budgétaire, terme pudique pour décrire les chaises vides, formule beaucoup plus parlante à nos yeux, est encore un fait marquant de l’exercice 2022 avec des effets particulièrement prégnants chez SGRF. Ce sont 5% de postes vacants qui perdurent, auxquels cette année, s’ajoutent 831 postes supprimés au titre du programme 2023 de Vision, soit 4 % des postes. « Cela veut dire que vous vous apprêtez à aggraver une situation de sous-effectif patent » avons-nous averti P. Aymerich. Si on ajoute à ce panorama des hypothèses de taux de démissions optimistes, on risque de se retrouver dans une situation inextricable. La préoccupation majeure pourrait bien rapidement être de disposer de suffisamment de salariés pour faire fonctionner la banque plutôt que de supprimer des postes. Mais ce fut aussi l’occasion pour la CGT de revenir – pour la quatrième fois – sur les clauses de non concurrence que BDDF a déployée en douce l’été dernier. Finalement, la direction tergiverse et ne propose, qu’une faible augmentation de la compensation financière (passant de 33% à 40% de la rémunération – cf compte rendu sur notre site). Ces clauses, telles qu’elles sont rédigées ne sont pas correctement dimensionnées, ni même proportionnées au but recherché. Ce n’est pas la faible modification de la compensation financière qui les rendra légales, licites et justifiées. En tout cas, le problème reste entier. Elles vont accélérer les départs de ceux qui n’en veulent pas et vont freiner les mobilités en interne. On dit ça, on dit rien.

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C’EST RE - PARTI !
Voici venu le temps des « annonces 2023 » des éventuelles augmentations et du variable. Après les zigs et les zags de 2020 et 2021 (année plombée par la crise sanitaire), puis une saison 2022 très disparate, le contexte actuel reste fortement marqué par la guerre russe en Ukraine dont les conséquences ne frappent pas tout le monde avec la même intensité. Nous faisons tous face à une inflation qui se maintient au-dessus de 6% et l’accord salarial n’en couvre même pas la moitié. C’est bien la raison pour laquelle nous avons refusé de le signer et exigé de la direction qu’elle revoit sa copie. Malgré des résultats 2022 exceptionnels et un résultat sous-jacent en hausse de 8% à 5,6 mds d’euros, les prochaines annonces de P+i (participation – intéressement) seront en-dessous de l’an dernier si l’on ajoute à la comparaison, le supplément d’intéressement. Globalement, la direction va économiser 15 millions d’euros. Par ailleurs, nous ne pouvons que saluer le retour d’un nouveau PMAS. Bien plus gâtés encore, nos actionnaires empocheront 90% du résultat net sous forme de dividendes (ou  de rachats d’actions). Quant à la partie variable de votre rémunération, elle reste soumise à l’arbitraire le plus complet et sans critère objectif ! Cet aspect aléatoire et discriminant revendiqué par la direction devient parfois discriminatoire malgré les garde-fous. C’est bien pour cela que la CGT réclame depuis des lustres une négociation pour définir ces critères objectifs, les voies de recours efficaces et un soupçon de transparence plutôt que l’opacité actuelle ! En attendant, nous avons mis en ligne un sondage pour donner une tendance précise au ruissellement 2023.

LE 7 MARS !
Après la trêve liée aux congés scolaires, la bataille contre la réforme des retraites va reprendre et bien malin celui qui connait la chute de cette histoire. Rarement les syndicats unis n’auront envoyé autant d’avertissements et de sommations, avant d’appeler ensemble tous les salariés à bloquer la réforme injuste et inefficace par des mobilisations et des grèves à partir du 7 Mars. Nous avons republié sur notre site, le mode opératoire pour faire grève, la carte des mobilisations organisées partout en France … et pour ceux qui ne l’ont pas encore signée, la pétition qui a déjà dépassé le million de signataires !

DU 12 AU 20 AVRIL
C’est dans ce contexte particulier que s’ouvriront les élections des représentants du personnel des services centraux parisiens. Celles-ci auront lieu par vote électronique du 12 au 20 avril. Bien sûr, comparés à l’ensemble des autres sujets, les enjeux de ces élections peuvent apparaître mineurs. Que nenni, ce sont bien ces élections (et votre voix) qui vont acter, pour les quatre prochaines années, les représentants qui pourront aller négocier en votre nom. Par votre bulletin, vous choisirez qui peut entrer (ou pas) dans la salle de négociation pour faire face à la direction, sur l’emploi, les conditions de travail et votre rémunération. Pour pouvoir voter, vous allez recevoir chez vous vos identifiants et par mail (professionnel) vos codes personnels. Si d’ici là, pourraient survenir un congé maternité, une absence sur la période, ou tout autre évènement qui pourrait vous empêcher de vous exprimer, n’hésitez pas à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

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MERCI PATRON ?
Exceptionnellement la direction a envoyé précipitamment un mail urbi et orbi juste après l’annonce des résultats 2022, en citant le SNB, la CFDT et la CFTC pour légitimer l’évolution de votre rémunération financière (participation intéressement, censés partager la richesse créée en 2022). Sur la forme, c’est le retour de bâton d’une signature hâtive d’un accord NAO 2023 et de la formule de calcul de la participation intéressement en juin 2021 (comme l’indique effectivement la direction). Après le mécontentement lié à la signature d’une augmentation collective très en-dessous de l’inflation, des prorata de la prime de partage de la valeur (les 1.700 euros), voici maintenant que la direction communique sur une enveloppe de 9 millions d’euros (environ 200€ par salarié) pour solde de tout compte 2022, qui, d’après la direction «maintiendrait la part (liée aux dividendes) de la formule au même niveau qu’en 2022 » (mettant de côté que l’enveloppe globale baisserait au final de 15 millions). La veille, F. Oudéa minimisait sur BFM Business les 90% du résultat net distribués aux actionnaires. Le choc de ces annonces en laisse plus d’un perplexe. Et il y a de quoi ! Dans ce contexte, la CGT-SG,  conformément à sa pratique constante et régulière, consulte l’ensemble des salariés (qui sont les premiers concernés, mais restent aussi les premiers actionnaires) avant de signer – ou pas – la proposition de cette enveloppe de 9 millions d’euros via un petit supplément d’intéressement. Le texte soumis à la signature des syndicats jusqu’à mercredi prochain (le 22 Février) est disponible sur notre site ainsi que le formulaire pour vous permettre de voter et de laisser un commentaire. A vous de trancher !

LE MILLION !
Ca y est ! Le premier million de signatures sur la pétition contre la réforme des retraites a été dépassé ! Après le revers du gouvernement sur son index senior en carton (aussi inefficace que celui sur les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes), le fiasco continue. L’ensemble des syndicats appelle demain à participer aux manifestations prévues partout en France – y compris en faisant grève. La carte des manifestations est disponible ici. Bien sûr, la pétition reste ouverte pour les procrastinateurs. Nous avons même publié le mail type de contestation de la réforme à envoyer à votre député (et ses coordonnées) pour qu’il vous écoute … à défaut de vous entendre.

TRIPLE PEINE
Nous sommes intervenus fin janvier sur les conséquences de la parution du décret 2022-257 applicable depuis décembre 2022 qui avait pour but affiché de favoriser l’emploi de personnes pensionnées invalides « grâce à une meilleure formule de calcul » des revenus - pensions. Néanmoins, ce décret porte préjudice à certains salariés handicapés. (Cf l’article sur note site). Ainsi, les personnes invalides dont les revenus d’activité dépassent le plafond de la sécu (soit 43.992€ en 2023) voient leur pension lourdement diminuée, voire même risquent d'en être privées. Ce qui, en plus, pouvait entrainer une perte de la prévoyance. Nous avons donc demandé à la direction de voir avec Malakoff pour corriger le tir et nous attendons confirmation que la SG va opter pour une « application dérogatoire du fameux décret pour ne pas pénaliser les salariés concernés.

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LES SOLDES
Avec des revenus en hausse de 10%, qui atteignent des niveaux records, les résultats 2022 nous valent une nouvelle et dernière fois, les remerciements de Frédéric Oudéa – qui solde la retraite de Russie dans ces comptes annuels (pour près de 3,6 milliards). Les actionnaires resteront gâtés avec la distribution d’un dividende à 1,70€ par action et un programme de rachat d’actions d’environ 440 millions d’euros. Côté salariés, beaucoup ont déjà compris que le régime sera différent. Le premier étage de l’accord NAO («La prime de 1.700 euros») a souvent été raboté, pour certains par un arrêt maladie, pour d’autres par un congé lié au décès d’un proche, etc. L’inflation continue en parallèle son travail de sape de votre pouvoir d’achat en se maintenant à 6% sur une base annuelle. Les « prochaines annonces » de début mars (fixe et variable) ne devraient pas compenser ces hausses de prix continues. Pour éviter, dans un tel contexte, que la pilule soit encore plus amère, la direction générale a proposé au conseil d’administration de valider le principe d’un supplément d’intéressement (destiné à combler le manque généré par la baisse du versement du dividende par rapport à 2022). Cette proposition minimale d’un montant d’environ 10 millions d'euros n’empêche pas une diminution de l’enveloppe globale (participation, intéressement, supplément) de près de 15 millions d’euros ! Ce sont encore une fois les salariés qui paient les pots cassés par la direction…

VERS LE RETRAIT
Pour l’instant, 2,5 millions de manifestants ne suffisent pas à faire entendre raison au gouvernement qui s’entête à croire que son salut passe par la « communication ». Un peu comme à la SG… Plus il communique, et plus les choses sont claires dans la tête des Français. Les enquêtes d’opinion montrent clairement que 9 salariés sur 10 se disent opposés à cette « réforme » ! Plus personne ne croit maintenant - par exemple - à la fable des pensions de retraites à 1.200 euros minimum. 990 000 personnes ont déjà signé la pétition s’opposant à cette réforme. En parallèle, le débat parlementaire raccourci a quand même ceci de productif : il éclaire les flous dans les éléments de langage, faute d’élever le niveau des échanges ou de revoir la copie. A la veille de la 5ème journée de manifestations partout en France, le climat se tend. L’ensemble des syndicats, unis depuis le début, le dit clairement : «si les parlementaires et le gouvernement restent sourds, nous mettrons la France à l’arrêt à partir du 7 mars ». C’est un avertissement inédit dans l’histoire sociale de ces dernières décennies. Le sous-estimer produirait des conséquences significatives pourtant prévisibles. Sans retrait de la réforme, il y aura plus de grévistes et de manifestations, mais aussi moins de transports, donc moins de salariés … et plus d’activités dans les moments critiques (par exemple lors des bascules informatiques). Il serait temps que la direction fasse aussi son lobbying auprès du gouvernement pour éviter le pire.   

C'EST PARTI !
Par 2 fois, la direction a reçu l’ensemble des syndicats des services centraux parisiens pour mettre en place le renouvellement des instances représentatives du personnel. Si vous voulez nous aider et/ou vous porter candidat, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Le dépôt des listes doit se faire mi-mars (après les « fameuses Zannonces » !).

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UN REJET TOUJOURS MASSIF
D’enquête d’opinion en enquête d’opinion, l’opposition à cette réforme des retraites s’accroît. Au-delà des sondages, les effets sont de plus en plus visibles dans les rues un peu partout en France. Plus de 200 rassemblements, y compris dans les villes, petites et moyennes, qui mobilisent près de 2,8 millions de personnes, cela en dit long sur l’ampleur et la détermination de la contestation. De plateau tv en plateau tv, les ténors du gouvernement ressassent les mêmes arguments dont tout le monde a pu mesurer la véracité pour se faire sa propre opinion. Comme ce ne sont pas les sondages qui feront reculer le gouvernement, l’ensemble des organisations syndicales en France (MEDEF excepté) appelle à une nouvelle journée de manifestations le Mardi 7 février. La carte des lieux de rassemblement est accessible sur notre site (https://www.cgtsocgen.fr) ou sur https://mobilisations-en-france.cgt.fr/. En attendant, la pétition contre cette réforme va atteindre le million de signataires. Si vous ne l’avez pas encore signée, vous serez peut-être le millionième signataire ?     

ATTENTION ! ON RESSORT LES SENIORS
Chacune des précédentes réformes des retraites a connu son passage par la case « on ne soigne pas assez les seniors », « les seniors doivent être mieux traités », etc. Dans les faits, une fois la couleuvre de la réforme avalée, le sujet est mis au rancart. A la SG, la vingtaine de plans sociaux depuis 2011 reposait en grande partie sur des dispositifs de départ des plus anciens (3 ou 4 ans avant l’âge légal de départ). Cela correspondait à un « besoin » de l’entreprise (supprimer des postes, parmi les mieux payés) et à la volonté de bon nombre de collègues, à qui l’on dit souvent que l’entreprise n’investira plus sur eux (en variable, en formation, etc). L’argument du gouvernement ne tient pas la route. En tous cas, c’est l’histoire qui nous l’enseigne. Mais c’est aussi, le sens de l’histoire.

LA PILULE HAPPINESS
Après la signature du nouvel accord sur la qualité de vie et des conditions de travail (par SNB, CFDT et CFTC), nous revoila à la case départ, celle de 2007. Face au stress qui montait vertigineusement, la direction avait imposé aux syndicats la nécessité de passer par un diagnostic partagé sur le stress, puis par le recours aux travaux de l’ANACT (agence nationale des conditions de travail) pour traiter les zones les plus concernées. Le temps que tout cela se passe, la même direction avait travaillé sur la fermeture de 6 des sites concernés (à l’époque les PSC), rendant les travaux de l’ANACT, à peine présentés, complètement désuets. Comment, dans ces conditions, croire qu’un nouvel expert (Empreintes Humaines), quel qu’il soit, pourrait apporter des réponses aux bouleversements du monde du travail que nous connaissons à la SG ? Les conditions de travail découlent en grande partie des décisions de restrictions budgétaires de la DG. D’autant plus que les gouvernements successifs, la direction et les signataires des accords internes ont fait sauter 2/3 des élus et les principales protections sur lesquelles pouvaient s’appuyer les salariés jusqu’à présent. Ce sera tout l’enjeu des élections qui arrivent, tant dans les services centraux que dans les régions du nouveau réseau bancaire (SGRF).
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UN REJET MASSIF
Avec plus de 2 millions de manifestants partout en France, la démonstration est faite qu’un mouvement peut être massif dès lors que le combat est juste et que l’ensemble des syndicats est uni. Le gouvernement aurait tort de persister sur le report de la retraite à 64 ans et l’allongement de la durée de cotisation (qui touchent tout particulièrement les femmes). Ce n’est pas en reprenant les sempiternelles éléments de langage («la grève est prématurée», «la réforme est légitime») que la sentence changera : cette réforme est injuste et inefficace. C’est un contresens historique et le rejet de l’opinion publique est à la hauteur de la colère qu’il risque de générer. A la SG, la direction recense offciellement peu de grévistes. Il faut savoir que ce recensement s’est fait en amont (un relevé fait par la DRH dans la matinée… sans ceux qui ont décidé de débrayer pour faire la manifestation de l’après-midi). Et bien sûr, personne ne pourra distinguer les jours de télétravail, les jours RTT ou de congés qui auront servi à couvrir l’absence du 19 janvier. On notera que ce chiffre est proche de celui affiché par la même direction lorsqu’il y a quelques semaines la CGT appelait seule à la grève pour les salaires à la SG. Quoiqu’il en soit, si vous n’avez pas pu participer aux manifestations organisées partout en France, le gouvernement vous offre une seconde chance. A l’appel de l’ensemble des organisations syndicales en France (MEDEF excepté), une nouvelle journée de manifestations est prévue le Mardi 31 janvier.   

AVEZ-VOUS DEJA SIGNÉ LA PETITION ?
En attendant le 31 janvier, plus de 720.000 personnes ont déjà signé la pétition. Elle s’oppose au report de l’âge de la retraite à 64 ans et rappelle que cette mesure est injustifiée. Cette réforme est inacceptable. Pour exiger une autre réforme et s’opposer à celle-ci, nous vous invitons à signer la pétition … si ce n’est déjà fait. Lien vers la pétition

LE WELCOME PACK
Chaque jour génère sa surprise depuis l’intégration juridique des salariés du CDN. Difficile de s’y retrouver dans le décompte des jours RTT, du paiement des indemnités de garde, nouveau rythme de télétravail, etc. Si d’un côté, la consigne a été donnée de ne pas aligner les objectifs commerciaux entre les natifs et les collègues du CDN pour leur permettre de s’adapter plus en douceur (et surtout éviter l’hémorragie rapide), la nébuleuse RH s’opacifie. Un point a été fait. Il est disponible sur notre site internet. N’hésitez pas à nous contacter en cas de difficultés ou de demandes d’explications sur tel ou tel sujet.

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moonretraite19janvier

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TOUS NOS VŒUX
Rarement, au moment de vous présenter nos meilleurs vœux, l’année qui s’ouvre ne s’est annoncée a priori si décisive. Elle l’est bien évidemment pour l’ensemble des salariés SG, regroupant dorénavant les «anciens salariés» du groupe CDN et ceux de Société Générale. Nous resterons une équipe combative et une force de travail au service de tous et de chacun d’entre vous dans cette nouvelle aventure. Au-delà du groupe, «les cérémonies des vœux ont ceci de particulier, elles nous obligent à parler d’un avenir que l’on ne connaît pas» aura tenté de plaider le président de la République lors de son allocution de 20h le soir du réveillon. Certains  spectateurs, qui l’auront vu en direct, se seront certainement étouffés ou auront avalé de travers leurs petits fours en l’entendant s’interroger : «qui aurait pu prédire la crise climatique de cet été ?», notamment après six rapports du GIEC et 27 COP. Ou encore, «qui aurait pu prédire la vague d’inflation ?», alors que ces prévisions étaient justement sur la table bien avant, y compris avant la guerre que la Russie allait lancer en Ukraine. Comment ne pas mesurer les conséquences si prévisibles d’un décret paru le 23 décembre sur l’assurance chômage, qui aurait aggravé la misère et la précarité en diminuant de 40% les ressources des personnes les plus fragiles, si le tollé et l’indignation suscités n’avait pas obligé le gouvernement à le reporter ... D’autant que 10% de la population (soit plus de 6 millions de personnes) sont déjà à la soupe populaire, comme le déplorent les associations caritatives débordées. En réalité, le monde du travail paye déjà un très lourd tribut dans cette crise économique, sanitaire et sociale.   

BONNE RÉSOLUTION
C’est dans ce contexte si particulier que nous vous appelons à prendre une première bonne résolution en ce début d’année. Nous sommes salariés SG, des femmes et des hommes, d’horizons divers, indépendants de la direction, de tout parti politique et de toute religion, qui ne pouvons détourner les yeux de ces questions, ni laisser d’autres y répondre à notre place. Or 2023 sera l’année où vous aurez à choisir vos représentants à la SG pour les 4 prochaines années. Face au cynisme, au fatalisme et aux renoncements que certains nous présentent comme «raisonnables», nous vous proposons de nous rejoindre pour tenter de redonner un chemin vers le progrès et un équilibre plus juste à cet environnement qui en a tant besoin.  

L'ENJEU
Dans quelques jours, le gouvernement va présenter sa réforme des retraites, dont la totalité des syndicats et la grande majorité des français ne veulent pas. Comment accepter de travailler obligatoirement jusqu’à 64 ou 65 ans, alors qu’actuellement la moitié des salariés seniors ont déjà été sortis du marché du travail et que cela correspond précisément à l’espérance de vie en bonne santé. Nous refusons de nous y résigner et cette bataille s’annonce, elle aussi, décisive pour notre qualité de vie et notre avenir.

EN ROUTE VERS 2023 … ET AU DELA !
Forts de ces ambitions et de ces constats, nous continuerons plus particulièrement à la SG à œuvrer en 2023 pour rester utiles, concrets et efficaces. Mais rien ne se fera sans vous. L’avenir va s’écrire. Si nous le souhaitons radieux, nous devrons écrire cette nouvelle page ensemble pour qu’elle soit belle et heureuse. C’est tout ce que nous pouvons vous souhaiter pour cette nouvelle année 2023 !

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LE GRAND ORAL
Pour cette dernière plénière de l’année 2022, Slawomir Krupa était présent, en sa qualité de membre de la direction générale, mais aussi pour une première prise de contact avec le CSEC, en amont de son «changement de casquette» en mai 2023. Après un rappel de son parcours au sein du groupe SG qu’il poursuit depuis 26 ans, il a tenu à mettre le projecteur sur son expérience du réseau en tant que jeune inspecteur, expérience dont il a précisé que, même si elle fut courte, elle l’a profondément marqué dans sa compréhension de la banque. Évidemment, cocher la case «connaissance de la banque du détail» devant une instance comme le CSEC était un passage obligé.

EN QUETE D'EQUILIBRE
Le Groupe fait preuve de résilience dans le contexte troublé actuel et aborde 2023 en s’efforçant de naviguer au mieux au milieu de ces contraintes et dans un contexte de transformation profonde. “Equilibre” aura été le mot du jour. Équilibre délicat face aux inconnues 2023, équilibre entre les attentes des salariés et celles des actionnaires du Groupe (mais vous êtes les premiers actionnaires !). Nous avons saisi cette perche pour rappeler une nouvelle fois que ces sujets, d’équilibre et de répartition de la richesse créée par le Groupe, sont souvent au cœur des échanges dans cette instance. Nous considérons que, pour l’instant, la situation est en défaveur des salariés. Nous avions demandé dès mars 2022 la réouverture de la NAO afin de rééquilibrer cette iniquité flagrante. A la question de savoir «qui paye l’inflation ?» la dernière NAO, dont la CGT n’est pas signataire, a clairement répondu au détriment des salariés. Les résultats SGPM Q3 2022 marquent un effet de ciseau positif entre des coûts contenus (la masse salariale est prépondérante) et un PNB en hausse, ce qui profite à l’entreprise et in fine aux actionnaires.

INSUFFLER L'ESPOIR
A la veille d’un évènement marquant pour les réseaux mais aussi pour le Groupe, avec la création d’une nouvelle banque, le moins qu’on puisse dire, c’est que la direction n’insuffle pas un vent d’enthousiasme. Ce serait pourtant la posture attendue pour un projet qu’elle a lancé pour ne pas dire propulsé, malgré les mises en garde. C’est plutôt un climat de tristesse générale, sur fond de nouvelles négatives qui tombent sur les salariés : blocage des congés, clause de non-concurrence introduite en catimini pour intimider les salariés qui auraient trop d’envies de démissions… Slawomir Krupa semble avoir entendu ces deux messages que nous souhaitions lui passer en priorité alors qu’il se prépare à ses futures fonctions.

DIALOGUE SOCIAL
Il a ensuite décrit comment il envisageait ses relations avec les élus dans ses futures fonctions. Il souhaite être un interlocuteur à l’écoute, respectueux et empreint d’humilité, mais qui saura dire les choses, même s’il est bien conscient que nous ne serons pas toujours d’accord. Slawomir Krupa a insisté sur un point : dans le dialogue social,  «il faut de la franchise et de l’authenticité». Il a ajouté : «Je suis sûr que vous serez directs et francs. J’ai promis d’être à votre écoute et j’ajoute à cette promesse ma propre authenticité et ma capacité à dire les choses sans ambages. Ce sont les caractéristiques d’une relation réussie». «On ne cherche pas à emballer les choses dans la farine». Nous en prenons bonne note, alors que ces dernières années ont été marquées par des épisodes peu reluisants en la matière de la part de la direction. C’est pourquoi nous avons insisté sur ces points : la loyauté des échanges, l’arrêt des coups fourrés et le respect des engagements. Ce n’est que dans ces conditions que nous pourrions partager l’espoir d’avoir une bonne base pour travailler.  

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MARIAGE A l’AMERICAINE
Après des années de coupes sévères qui ont risqué de faire imploser ces métiers, la SG semble enfin reprendre le chemin de la croissance dans les activités de la recherche et du cash actions. C’est une très bonne nouvelle ! Cependant la coentreprise envisagée avec Bernstein Alliance va avoir pour conséquence de faire sortir 73 collègues du périmètre SGPM et donc aussi de son cadre social fait de nombreux accords d’entreprise. C’est très légitimement qu’ils attendent des réponses rapides à toutes les questions que cela soulève. A la direction de réagir vite et, en attendant, nous sommes à leur disposition pour échanger et préparer ces discussions sur leur avenir.

MINISTERE DES PENURIES
Après avoir agité la menace de coupures dans le système énergétique, le gouvernement s’est ensuite empêtré dans ses contradictions en déclarant qu’il ne fallait «pas jouer avec les peurs». Du Macron dans le texte tandis que, «en même temps», les consignes ont bel et bien été passées pour baisser la consommation d’énergie et éviter toute rupture d’une filière énergétique mise à mal depuis des années par les politiques absurdes des gouvernements successifs (tout comme le secteur de la santé et des transports qui sont aussi à la limite de la rupture). Une réunion entre la direction et les syndicats était prévue le lundi 5 décembre pour examiner la «gestion des préconisations énergétiques par la SG», mais celle-ci a été reportée sine die au dernier moment. Impossible donc, pour l’instant, de traiter en amont la manière dont chacun pourra gérer les enfants (en cas de fermetures des écoles), de la continuité de l’activité en cas de délestages (et par exemple, de coupures chez les particuliers qui peuvent affecter le télétravail). En attendant, on ne compte plus les locaux où la température est insuffisante pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions.

UN BAROMETRE EN PANNE
En attendant que les températures remontent, la direction a présenté les premiers résultats du dernier baromètre SG. Celui-ci s’est déroulé en pleine négociation salariale en France. Les verbatims ont certainement permis de s’exprimer sur cet aspect que les questions avaient pudiquement mis de côté. Les points positifs perdurent : à la SG, on sait qu’on peut compter sur le soutien de ses collègues et que les managers de proximité sont disponibles. A contrario, la stratégie du Groupe pose problème, le stress continue de progresser et l’avenir est source d’inquiétudes. Cela mériterait bien un bon travail de terrain pour challenger toutes les pistes qui pourraient plus ou moins rapidement corriger ces «forts dysfonctionnements», mais en quatre années, la direction a préféré décimer les IRP, réduire de 2/3 les représentants qui pouvaient déceler les difficultés opérationnelles et apporter ce soutien salutaire qui reste une ligne de force, bien utile en période de fortes transformations.

RETRAITE : PAS TOUCHE !
C’est suffisamment rare pour être souligné, l’ensemble des organisations syndicales françaises est uni face à la volonté du gouvernement de reporter l’âge de départ à la retraite ! Tout comme 70% de la population active. L’ensemble des syndicats a prévenu le gouvernement qu’en cas d’entêtement, celui-ci prendrait la responsabilité d’un conflit social majeur. D’autant qu’ils soulignent – comme l’a fait le COR récemment - que notre système de retraite par répartition n’est pas en danger, y compris pour les jeunes générations.  

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PREMIERS CONTACTS

Le 17 Novembre a eu lieu une première rencontre avec Slawomir Krupa, DG désigné et encore loin d’être aux commandes. « C’est en toute humilité » qu’il s’est donc présenté pendant 2 heures aux représentants nationaux des syndicats. Il en a profité pour mettre en avant sa longue expérience SG qui lui a « forgé son attachement très profond à cette entreprise », « issu du même moule que le vôtre ». Au-delà, « conscient des désaccords », il espère être un interlocuteur ouvert et sincère en vue d’un « dialogue nourri, transparent et efficace ». Soit. Slawomir Krupa a d’ailleurs souvent mis en avant durant la discussion la nécessité de « trouver des équilibres, en-dehors de toute posture idéologique éloignée des enjeux opérationnels » sur lesquels nous serons tous jugés. « La transformation pour la transformation ne fait pas une stratégie » a aussi ajouté notre hôte du 35ème. Il a ainsi mis en avant son bilan à la tête de GBIS, deux années au cours desquelles, sans réorganisation, la rentabilité aura été rétablie. C’est cette façon de faire qu’il envisage d’étendre désormais à l’ensemble du Groupe, en appliquant méthodiquement une vision de long terme clairement établie. Il envisage la longue transition avec Frédéric Oudéa qui durera jusqu’en mai prochain comme une période de discussion avec les équipes, avant d’envisager d’éventuels amendements de structures. La CGT lui a alors rappelé que ce qui restait du pacte social à la SG a reposé jusqu’à présent sur l’engagement de ne pas recourir aux licenciements contraints. Il faut restaurer ce pacte social largement écorné ces dernières années (politique salariale, conditions de travail, suppressions de 2/3 des IRP…). Tout cela impose de trouver, très rapidement, le bon profil à la tête de la DRH Groupe. Le rétablissement d’un pacte social solide nécessite de nouvelles orientations de la part de la future équipe de direction : moins de com, moins d’entourloupes et plus de prises en compte de la parole des salariés. C’est seulement à cette condition que pourront être rétablis leur confiance et leur engagement (qu’il juge être « la clé du succès ») et que sera stoppée l’hémorragie actuelle qui touche la quasi-totalité des activités (y compris l’Inspection ou les équipes de RISQ). Et nous avons encore insisté sur la situation de BDDF qui reste au centre de toutes les inquiétudes dans le cadre du projet de fusion Vision 2025. Slawomir Krupa nous a répondu qu’il travaillait sur le profil du (ou de la) DRH Groupe, à trouver en interne ou en externe, afin que la désignation soit rapidement faite. Il a enfin répété que, en ce qui concernait les questions sociales ou salariales, il n’avait pas encore de mandat pour s’exprimer, mais qu’il notait notre demande d’engagements comme une attente fondatrice du pacte social à venir.

LA CAROTTE 
En attendant ce nouveau pacte social, les entourloupes à l’ancienne connaissent un accès de créativité. La direction actuelle a fini par trouver 2 organisations syndicales complaisantes (sur les 4 représentatives que compte la SG) pour parapher le pacte faustien que nous avons dénoncé ces derniers jours :  35 petits millions promis en 2024 à la moitié des salariés (puisque la quasi-totalité des services centraux est exclue) – sous conditions notamment de hâter les regroupements/fermetures d’agences et la suppression  d’emplois… en 2023 !  En attendant, les résultats 2022 ont permis de provisionner 2 milliards pour que les actionnaires profitent des économies réalisées… dès 2023 !
[Retrouvez l'accord signé ici]

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PAS CONTENTS !
Rarement une consultation des salariés organisée par la CGT sur la signature d’un projet d’accord n’aura reçu autant de réponses en si peu de temps ! C’est d’autant plus significatif qu’à l’heure actuelle,  91% des salariés qui nous ont répondu, nous demandent pour l’instant de ne surtout pas succomber au sempiternel chantage de la direction («prenez, même les miettes, sinon il y en aura encore moins»). Certains salariés commencent à mesurer la lourde perte sur les primes liées à la médaille du travail et celles des indemnités de fin de carrière, qui s’élèvent à plusieurs milliers d’euros à cause de l’accord SNB CFTC de décembre 2018. Le sujet est d’autant plus sensible qu’il fait résonnance avec l’actualité nationale. Sur Twitter, le PDG de Total pleurniche avec indécence du haut de ses 5 millions d’euros de rémunération par an et tente de se justifier en publiant l’évolution de ses 5 dernières rémunérations, qui se monte quand même à un total de 28 millions d’euros ! … au même moment,  l’assemblée nationale rejette majoritairement le rétablissement de l’impôt sur la fortune, le gouvernement envisage de passer en force son budget par 49-3 et la SG continue de gâter ses actionnaires. Dans ce contexte explosif, face à un tel niveau de rejet en interne, la direction ne peut rester sourde et aveugle. Nous lui avons écrit pour exiger qu’elle prenne bien en considération ces différents éléments, les attentes et les besoins des salariés (ne serait-ce que pour faire face au niveau de l’inflation depuis 2021) …. Et qu’elle revoie sa copie pour faire une nouvelle proposition digne de ce nom. Une ultime réunion est prévue le vendredi 28 octobre. Nous écouterons avec beaucoup d’attention les réponses qu’elle pourra apporter. En attendant, nous vous invitons à participer massivement à notre consultation sur la négociation salariale (ici), à lire les verbatims sur notre site (ici) et la CGT a suspendu toute participation aux différentes réunions, négociations et autres rencontres. L’urgence et la priorité restent focalisées pour la CGT sur la problématique du pouvoir d’achat et donc de l’évolution de nos rémunérations. Et pas en juillet 2023 ! L’avenir, c’est nous … et maintenant !

LES CONGÉS BLOQUÉS PAYÉS
Sébastien Proto est courageusement descendu dans l’arène. Devant les élus du CSEC, il est venu présenter l’actualité de la banque. Ce fut aussi pour lui l’occasion de prendre quelques engagements sur la gestion des congés lors des bascules informatiques au premier semestre 2023 et la descente chaotique des informations. Après avoir rappelé que les périodes de congés scolaires seront sanctuarisées, que les bascules informatiques étaient traitées minutieusement en amont, et limitées à 2 phases, il en a fait le passage incontournable de la réussite du projet. Il a insisté sur la nécessaire solidarité de tous. La direction a confirmé les engagements que nous lui avions demandés, notamment que puissent être inclus dans les exceptions au gel prévu : les événements familiaux, les engagements individuels pris en amont de l’annonce des 2 fois 3 semaines de congés gelées, les congés pris pour les révisions de l’ITB, les parents célibataires (ou les couples SG) pourront bénéficier du pont du 19 Mai. Sébastien Proto a pris sa part de responsabilité au sujet de la communication qui doit être améliorée. Cette réunion aura aussi été l’occasion pour la CGT de rappeler la nécessité d’indemniser cette «contrainte de calendrier» et de prévoir une compensation financière pour les salariés concernés – quel que soit le nom que portera cette prime liée à la fusion.


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PARTAGE ET RAPPORT DE FORCE
«Toutes les entreprises qui le peuvent doivent augmenter les salaires». C’est Elisabeth Borne qui le dit et, pour une fois, nous sommes d’accord avec elle (au demeurant première ministre d’un gouvernement dont fait partie la femme de notre actuel DG). La Société Générale, tout comme Total Energies, a affiché en 2021 des «résultats historiques» qui ont officiellement justifié, comme chez celle-ci, une très forte augmentation de la rémunération de son DG. En revanche pour les salariés, des miettes… sauf lorsque ces derniers usent du principal moyen permettant de rétablir un rapport de force plus équitable : la grève. C’est peut-être difficile pour ceux qui en pâtissent le plus directement mais c’est le seul moyen de faire entendre raison aux dirigeants qui font la sourde oreille et leur rappeler que, sans le travail des salariés, il n’y a plus de profits à partager. La direction de la SG fait-elle partie de ces durs de la feuille ? L’expérience des 10 dernières années en fait la démonstration. Aussi avons-nous été surpris de ne pas avoir été suivis dans notre appel à la grève le 29 septembre dernier par les autres organisations syndicales. Et très surpris qu’elles soient étonnées du peu de cas que la direction a fait de leurs revendications. Ont-elles enfin compris que les augmentations ne sont que rarement octroyées de bonne grâce par les employeurs et qu’elles sont souvent conquises de haute lutte ? On pourrait le croire si l’on prenait au mot leurs dernières déclarations. Si lundi 17 octobre, la direction de la SG ne met pas sur la table de la NAO de vraies propositions d’augmentations de salaire pérennes et générales compensant au moins la flambée de l’inflation depuis plus d’un an, nous renouvelons notre proposition d’inverser ensemble le rapport de force et les accueillerons bien volontiers à nos côtés pour poursuivre le bras de fer qui rétablira votre pouvoir d’achat.

CHANGER LE CLIMAT
Dans le contexte actuel, il est urgent de donner en interne des signaux clairs et d’éviter les provocations. La CGT SG est intervenue auprès de la direction pour qu’en pleine pénurie de carburant, un certain nombre de mesures soient rapidement déployées. L’extension du télétravail par exemple, mais aussi donner de la souplesse en termes d’horaires aux collègues qui doivent trouver du carburant. Nous avons aussi exigé que le chantage entre télétravail et harmonisation des horaires variables dans les CDS cesse. Le télétravail était déjà prévu dans l’accord signé il y a plus d’un an .. et «conditionné aux outils nécessaires» (pas à une «harmonisation des horaires variables» !). Enfin, il va falloir lors du CSEC du 19 octobre des engagements clairs sur la gestion des congés durant les bascules informatiques … et certainement une compensation financière de cette astreinte qu’impose le projet de fusion.  

CLAUSE DE NON-CONCURRENCE
La généralisation des clauses de non-concurrence chez BDDF a amené la CGT à rappeler à la direction que nous les jugeons abusives et nous conseillons aux salariés de ne pas les signer. Nous avons obtenu de la direction qu’elle confirme que cette signature n’était pas obligatoire et que la non-signature de cette clause n’entraînait pas de conséquences, et ce contrairement à ce qui est indiqué sur le terrain. Nos collègues de BDDF qui ont déjà été contraints de signer cette clause peuvent demander à leur DRH de leur confirmer par écrit la renonciation du groupe SG à l’exercice de cette clause car leur consentement ne peut être légalement qualifié de libre et éclairé. Et comme toujours, pour celles et ceux qui auront besoin de nous à leurs côtés pour faire valoir ce que de droit, nous répondrons présents.

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ALÉAS CLIMATIQUES
Le pouvoir d’un dirigeant s’affaiblit à mesure que s’approche la fin programmée de son règne. Il devient alors ce que les Anglo-Saxons appellent un canard boiteux. Est-ce ce qui arrive à la SG ? On pourrait le croire après la nomination de Slawomir Krupa alors que Frédéric Oudéa avait dessiné le portrait d’un successeur ayant les traits de Sébastien Proto. Et voilà que tous les plans édifiés par les clans qui pensaient avoir misé sur le bon cheval s’effondrent ! Alors que les départs se multiplient à la direction, Slawomir Krupa devra pourvoir rapidement les postes-clefs avec des personnalités capables de remettre la banque sur de bons rails. Et pour commencer, nous attendons comme tous les salariés un signal fort au niveau de la DRH : la future (et proche ?) nomination sur cette fonction clé sera déterminante et donnera le ton pour l’avenir. L’humanité dans la gestion du personnel reste notre principale exigence (au lieu de chercher sans cesse à lui faire les poches). En attendant, si les premiers échos internes ont salué la fin d’une ENArchie aux décisions trop souvent hors-sol avec l’arrivée d’un profil plus opérationnel que politique, les inquiétudes ne vont pas se dissiper tout de suite. D’autant que ces dernières sont alimentées par les récentes déclarations de L. Bini Smagghi, qui prône en public toujours plus de rentabilité et en interne toujours plus d’économies sur le dos des salariés. La fin de l’ENArchie doit être aussi celle de la stratégie des cost killers de la peau de chagrin ! Dans l’immédiat, effet collatéral, il y a un vrai sujet d’inquiétude coté BDDF : comment avancer sereinement dans un projet de fusion, lorsque le capitaine pressenti n’est pas celui qu’on attendait ? D’ailleurs, qui dit que Sébastien Proto ne va pas suivre l’exemple de ses petits camarades oudéistes qui se sont déjà éparpillés un peu partout en Europe ? Ces incertitudes supplémentaires viennent s’ajouter aux efforts exigés du personnel et aux contraintes imposées par BDDF et le CDN (notamment sur le gel des congés par ex)  tandis que la faiblesse de la proposition salariale dans la NAO 2022 ne fait rien pour apaiser un climat social extrêmement tendu au sein de notre entreprise. Il faudra, lors du CSEC du 19 Octobre, des engagements fermes sur les congés et une compensation financière de cette contrainte pour éteindre une partie du brasier qui s’étend.

EN ATTENDANT LE 21 OCTOBRE
S’il y a bien un domaine dans lequel nous attendons une évolution rapide, c’est celui des rémunérations. Car les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) sur le sujet sont censées se clore le 21 octobre prochain sur une proposition finale de la direction. L’équipe en place possède une méthode bien rodée, qu’elle compte bien encore mettre en œuvre cette année : ouvrir par une proposition ridiculement faible pour ensuite la « muscler » de façon à en faire une proposition extrêmement faible en espérant trouver des naïfs qui estimeront que « c’est mieux que rien » et qui signeront un accord de NAO indigne de votre travail. C’est pourtant ce travail qui alimente les bons résultats de la banque tandis que ce sont les erreurs de jugement de la direction sortante qui les ont plombés au cours de toutes ces années. Bref, il est vraiment temps de prendre un nouveau départ. Rendez-vous le 21 octobre pour voir si l’ancienne direction a décidé de saboter le climat social jusqu’au bout ou bien si la nouvelle est en capacité de partir sur des bases plus saines. En cessant les entourloupes au détriment des salariés.

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ENOUGH IS ENOUGH
Les syndicats anglais ont suivi ce mot d’ordre venu de la base : « Trop, c’est trop ! ». Pourtant pas réputés pour être des grévistes récidivistes, ils ont fait savoir que leurs adhérents en avaient assez d’être pris pour des idiots, pris entre le marteau de l’inflation et l’enclume de dirigeants sourds à leurs revendications. De ce côté de la Manche, à la SG, les sujets de mécontentements ne manquent pas et il n’y a pas un jour sans une mauvaise nouvelle supplémentaire, chez BDDF : gel des congés annuels et RTT pendant les bascules informatiques de la nouvelle banque en 2023, modification des horaires variables dans les CDS, clauses de non concurrence abusives et dans les services centraux, délocalisations en cours (SGSS, DFIN, GTPS, etc). Un joyeux cocktail qui vient s’ajouter aux revendications salariales et qui a motivé notre appel à la grève le 29 septembre – qui n’est certainement pas prématuré. La coupe est pleine, à défaut de vos poches. Cette grève ne servira pas seulement à peser sur la négociation salariale (qui s’ouvre exceptionnellement par anticipation le 23 septembre), mais aussi sur les conditions de travail, la hausse de la charge de travail, l’équilibre vie pro/vie perso, les incertitudes de la fusion, les changements d’horaires, le blocage des congés en 2023, les délocalisations, etc. Le 23 septembre sera d’abord l’occasion pour la CGT d’exiger une mesure de rattrapage de l’inflation 2021 et 2022, une mesure pérenne d’augmentation collective significative. Nous examinerons aussi ce qui peut être utile dans l’usine à gaz qu’est la loi «sur le pouvoir d’achat ». Un projet de texte a été remis aux syndicats pour débloquer l’épargne générée par la participation et l’intéressement (avant 2022). Si cela peut aider, cela n’en fait pas pour autant une augmentation du pouvoir d’achat telle que nous la réclamons via une augmentation salariale. Cela fait un an que la direction nous raconte que « l’inflation est temporairement haute, mais qu’elle redescendra bientôt à moins de 2% »... C’est faux et cela le restera un bon moment. Elle est actuellement de 6,56% (IPCH) et ne cesse de grimper. Sur deux ans, elle sera sans doute de 10%, 10% de perte de pouvoir d’achat ! Alors que la banque engrange des profits historiques ! Pour aider la direction à comprendre qu’elle doit vous rémunérer à votre juste valeur – et pas seulement elle-même et les actionnaires – il est essentiel de participer à la grève du 29 septembre. Pour peser sur les négociations. Des rassemblements sont prévus dans certaines entités. Et pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez rejoindre les manifestations nationales prévues dans les grandes villes puisque ce sera aussi une journée interprofessionnelle de mobilisation sur le pouvoir d’achat.

TELETRAVAIL
Lors de la commission de suivi du déploiement du télétravail, la direction est venue nous présenter son bilan depuis la signature de l’accord début 2021. Au-delà des statistiques qui confirment le plébiscite du télétravail, ce fut pour nous l’occasion de revenir sur les enseignements de notre enquête menée avant l’été et de rappeler quelques demandes restées pour l’instant en suspens (cf notre compte rendu), notamment celles visant à améliorer les contraintes des retours sur site (bruit, promiscuité, parfois manque de sens de la présence sur site) et les élargissements nécessaires sur certaines fonctions de BDDF.

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RECONVERSION ECLAIR
L'annonce du «non renouvellement» de Frédéric Oudéa au poste de DG alors que nous sommes en plein projet de fusion de la SG et du groupe CDN nous paraissait prématurée. Mais la suite est encore plus hallucinante : malgré ses assurances répétées, voilà que le capitaine annonce déjà qu’il a de facto lâché la barre pour préparer son atterrissage à la tête de Sanofi. Difficile de trouver un message plus négatif  alors que son successeur n’est même pas trouvé ! Ca grince donc des dents en interne. Les centaines de salariés des centraux et du réseau dont le poste va être supprimé ou délocalisé (ou qui est menacé de l’être) ont de quoi être amers après cette annonce. D’autant qu’elle suit celle de l’explosion des profits mais aussi de la rémunération de Frédéric Oudéa  (+34% !) tandis que la moitié des salariés avait dû se contenter d'une augmentation «collective» de 0,7%, prise sur l’enveloppe globale des augmentations individuelles. On parle toujours d’entreprise RSE !? Sans compter qu’en quittant aussi abruptement le navire, le DG donne un bien mauvais signal au pire moment. On peut s'attendre à d'autres démissions. L'hémorragie risque de se propager aux troupes, voire aux experts et aux talents, mais aussi parmi la DG. Les plus optimistes y verront la possibilité d’apporter du sang neuf, d'autres que - paradoxalement - les résultats n'ont jamais été aussi bons… Nous, nous sentons la cocotte qui bout et la tension qui monte. La grève du 29 septembre sera donc aussi un bon indicateur du baromètre employeur.  

LA GOUTTE D’EAU
Dans un contexte déjà difficile pour les salariés, la direction de BDDF aurait pu chercher à améliorer la situation… mais c’est l’inverse qu’elle a choisi en décidant de modifier en plein été les horaires des CDS. Officiellement, il s’agit d’harmoniser les horaires de la filière. Mais la direction n’a pas manqué l’occasion d’y ajouter une dose de chantage : « ces modifications d’horaires permettraient 2 jours de télétravail » (ce qui était déjà prévu par ailleurs…). Résultat, ça grogne partout ! Et pour cause : les horaires généreraient des difficultés de transports (horaires de train, bouchons, etc), des frais supplémentaires (garde d’enfant, surcout de déplacement, etc). A Marseille, 100% des salariés consultés par les syndicats locaux sont contre les modifications. Au CDS de Viry (dont la fermeture a déjà été annoncée, gelée puis repoussée, créant un vrai traumatisme parmi les salariés concernés), il est hors de question d’en rajouter en vue de la migration vers Arcueil. En cumulant fermeture, suppression de postes et changements d’horaires, la direction de BDDF semble choisir la politique de la surenchère. Pour tous les CDS concernés, voici une bonne grosse raison supplémentaire de faire la grève le jeudi 29 septembre et d’envoyer à la direction le carton rouge qu’elle mérite.

LA FIN DE L’ABONDANCE
Alors que le gouvernement tente de calmer la grogne sociale en France, en répétant à tout-va que «toutes les entreprises qui le peuvent doivent augmenter leurs salariés», la grève du 29 septembre va aussi servir à faire comprendre à tout ce beau monde que le problème, ce n’est pas qu’elles peuvent - ou pas - mais plutôt qu’elles ne veulent pas. Les profits de la SG n’ont jamais été aussi élevés. Nous verrons bientôt quelle est la position de la direction car la négociation annuelle sur les salaires va s’ouvrir le 23 septembre et ce ne sont pas des mesurettes transitoires que nous attendons, mais une augmentation collective pérenne à la hauteur de l’inflation subie depuis 2 ans !
3,40% en 2021 et plus de 6,50% attendus en 2022 (IPCH), cela fait +10% pour tous !  

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POUVOIR D’ACHAT
Décidément, les chiffres sont têtus. Lors de la négociation annuelle sur les salaires fin 2021, la CGT avait demandé une augmentation significative des salaires en soulignant la menace d’une inflation durablement au-dessus de 5%. La direction de la SG a évacué notre revendication en parlant de « phénomène transitoire » et fait accepter aux autres syndicats une augmentation de 0,7% pour les rémunérations les plus basses … contre l’avis des 70% de salariés qui refusaient une signature à ce niveau de propositions après des résultats 2021 «exceptionnels» et «historiques» ! Certes, l’augmentation de Frédéric Oudéa aura, elle, été historique (+34%), mais pas celle du reste de la troupe. Alors que l’inflation continue de s’envoler (6,8% pour l’IPCH en juillet), les collègues nous interpellent en continu pour exprimer leur indignation et le sentiment de mépris ressenti. Où est la reconnaissance alors que les résultats opérationnels ne cessent de briller ? Ce qui plombe les comptes, ce sont les erreurs stratégiques de la direction en Russie ! Pour manifester clairement votre désapprobation, peser ainsi sur les prochaines négociations salariales et éviter qu’elles ne finissent pareillement en eau de boudin, nous vous invitons à participer à une grève nationale le 29 septembre prochain. Plus cette grève sera massive, et plus elle pèsera sur les prochaines négociations salariales : il y a maintenant 10% de pouvoir d’achat à rattraper !

LE JOUEUR DE FLÛTE
Si nous insistons sur l’importance des augmentations pérennes dans le cadre de la NAO, c’est pour éviter le piège des stratégies de communication gouvernementale, qui mettent en avant des mesures provisoires ou tout simplement illusoires. Il en est ainsi de la soi-disant « prime Macron », qui serait triplée. Mais cela ne reste qu’une éventualité totalement à la main de la direction. A la SG, nous n’avions même pas atteint le plafond précédent… Quant au déblocage anticipé du PEE, ce n’est pas un gain de pouvoir d’achat puisque le salarié est invité à taper dans son épargne et non à profiter lui aussi des profits réalisés par l’entreprise. Sans compter que ce n’est sans doute pas une bonne idée de vendre ses titres en plein creux boursier…  Bref, puisque le gouvernement reste adepte des écrans de fumée, Il va vraiment falloir pousser très fort à la SG pour que la montagne n’accouche pas d’une nouvelle souris. Et que le partage de la richesse créée par les salariés soit enfin équitable.

CARTON ROUGE
Les dossiers des réorganisations liés à la fusion SG CdN ont été adressés aux élus locaux. Parallèlement, les syndicats CFDT CFTC et SNB ont signé un accord qui prévoit la régionalisation des CSE et des IRP. Diminuant ainsi de plus de la moitié le nombre d’élus pouvant défendre les intérêts individuels et collectifs de chacun d’entre vous. C’est pourquoi, là où la CGT est majoritaire, les élus locaux ont refusé de mettre à l’ordre du jour les réorganisations envisagées pour 2024. Chacun le voit bien, les conditions ne sont vraiment pas réunies pour que les réorganisations puissent être véritablement bien traitées et les salariés solidement épaulés. C’est d’ailleurs une autre bonne raison pour que chacun participe à la grève du 29 septembre. Il est temps de sortir le carton rouge !

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1327 POSTES
Difficile de croire «L’avenir, c’est vous !» avec 1327 postes de commerciaux et managers en moins (malgré 451 créations) dans le réseau dès 2023 !  Annoncée à grand renfort de tambours et trompettes comme fer de lance du projet Vision, une telle saignée qui va toucher un périmètre de 7540 postes concernés et tailler dans les effectifs, y compris sur un marché entreprises, est incompréhensible ! La direction avait pourtant pris soin d’envoyer tous les documents de consultation officielle … la veille de l’Ascension. C’est une véritable poussée de tension qu’elle a ainsi provoquée. Même les agences qui ne sont pas directement concernées par la fusion SG CDN payent un lourd tribut dans ce projet, y compris en termes de suppressions de postes : démonstration que l’on a bien affaire à un projet plus vaste qu’une simple fusion. C’est un programme de productivité destiné à augmenter les tailles de portefeuilles à des niveaux irréalistes, ce que l’expertise Sécafi avait pourtant nettement mis en lumière. Les métriques de portefeuilles ont été définies en central et les cibles sont lunaires. Y compris pour les agences qui sont déjà en souffrance ! Que l’on ne vienne pas nous parler ensuite de «satisfaction clientèle» avec de telles propositions, et encore moins de «qualité de vie au travail». Avant même la présentation des «dossiers officiels» aux élus, des architectes étaient venus voir certains locaux, les mesures à prendre pour s’adapter à la cible. En droit, ça s’appelle du délit d’entrave. Et dans la vraie vie, c’est juste du mépris. Avec en moyenne 12,5% des effectifs en moins en 2023 (mais 18% de suppressions de postes), des portefeuilles plus importants, il ne manquait plus dans le décor qu’un message de la direction de BDDF – dénué de toute empathie - pour rappeler la promesse clientèle d’un «ancrage local fort» («une augmentation de 15% des points de vente» malgré 157 agences fermées en 2023 sur un total de 650 jusqu’en 2025 !) pour faire déborder le vase. Dans un tel contexte, le travail syndical va être colossal pour éviter le pire et tenter de revenir à quelque chose de plus réaliste ! Et l’intervention du personnel sera indispensable pour ramener tout ce beau monde sur terre !

MAUVAIS COUPS
C’est bien dans de telles conditions que la CGT reste déterminée et vent debout depuis le début pour éviter qu’en plus des suppressions de postes, les salariés ne se retrouvent pas - en plus - sans représentants locaux pour les aider ! «En régionalisant les élus», la direction espère bien les éloigner – un peu plus – des salariés dans la détresse. On a vu dans les Centraux les effets néfastes de cette stratégie. Ce serait un très mauvais service à rendre aux salariés du réseau, surtout dans le contexte de restructurations qui s’annoncent par vagues successives ! On se demande où sont passés les engagements RSE de l’entreprise… mais peut-être ne sont-ils là que pour la com ?

6ème ETUDE SUR LES SALAIRES
Notre étude annuelle sur les salaires permet de mesurer l’évolution de l’égalité professionnelle, mais aussi de vous situer individuellement en termes de rémunération. Bien sûr, vous pouvez saisir nos délégués pour qu'ils vous aident, vous conseillent et éventuellement les faire intervenir pour corriger une inégalité ou une injustice. Ce sont ces statistiques qui, en ce moment, permettent de mesurer si une femme a plus de 5% d'écart avec les hommes à "situation comparable". Dans ce cas et faute d'explications à l'écart constaté, une régularisation doit être faite sur la paye de juillet (avec date de valeur au 1er avril). 

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RISQUE ZÉRO
Bien sûr, tout ceci aurait pu être évité depuis bien longtemps. Pronostiqué depuis les élections de  2017, le second tour attendu (et espéré par certains) «Macron - Le Pen» pouvait être évité. Chacun y aura porté sa part de responsabilité et pourtant, maintenant, au final c’est à vous de trancher. «Attention, danger» aura déclaré un tas de gens que personne n’avait entendus avant le premier tour. Certes, ce n’est pas notre cas, nous avons suffisamment alerté sur le mépris généré par le décalage entre les élites, les oligarques et le reste de la société, pour ne pas être accusés d’«ambiguïté» dans ce second tour des élections présidentielles. Nous avons contesté – entre autre et souvent bruyamment - la démolition du code du travail, des prud’hommes, de notre protection sociale (notamment de la sécurité sociale), de l’assurance chômage, de la retraite, la perte de pouvoir d’achat, du système de santé, etc, en précisant qu’au-delà des dégâts sociaux, ces choix politiques alimentaient le terrain de l’extrême droite. Dans le contexte actuel, en toute cohérence, la CGT l’a déclaré dès le 12 avril : «pas une voix du monde du travail pour l’extrême droite !». Au niveau national, les «patrons» de la CGT et de la CFDT ont même fait un communiqué commun pour dénoncer le risque et les dangers d’une telle aventure. Au final, ce n’est pas seulement «la présidentielle» qui va décider de notre vie dans les cinq prochaines années. Le futur gouvernement devra porter la responsabilité des lois votées par l’Assemblée (et donc par les députés). Ce sont ces députés que vous allez élire qui feront le véritable sens de l’histoire. Il reste donc tout à fait possible que les lois qui seront votées soient en cohérence avec vos choix et vos intérêts. Si, les 12 et 19 juin prochains, vous élisez des députés qui défendent vos choix, ceux de vos proches et de vos enfants, l’avenir sera plus radieux. En attendant , il faut éviter le pire. Pas une seule voix du monde du travail pour l’extrême droite  !

ATTENTION A LA GROGNE
La direction devrait prendre garde à la contagion. Au-delà des conditions de travail de plus en plus difficiles, la présentation de nouveaux horaires d’ouvertures des agences aura été le fait déclencheur de la grève sur la DRC de Chessy Marne la Vallée. 90 grévistes ont été recensés parmi l’ensemble des métiers de la DCR (des CC premium et essentiel, des chargés d’accueil, aux DAI, PRO, CBP, y compris les top performers). Alors que la direction sonnait le rassemblement de ces troupes pour éviter, comme d’habitude, les fermetures d’agences (au détriment de la sécurité et du risque opérationnel), le rassemblement des grévistes devant la DCR était un signal clair et fort que la direction du réseau ne devrait pas sous-estimer. Elle devrait entendre le message fort et clair lancé par les collègues de la DCR de Chessy Marne la Vallée.

RAPPEL, AUX URNES !
Les consignes de vote de la CGT pour l’AG des actionnaires du 17 mai ont été publiées sur notre site internet. Vous êtes les premiers actionnaires de la SG et vous pouvez peser jusqu’à 20% des voix ! C’est le moment de faire entendre notamment ce que vous pensez de la politique salariale du Groupe, bien plus généreuse pour ses dirigeants que pour ses troupes. Alors à vos bulletins !

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DIALOGUE «SOCIAL» DE SOURDS
Alors qu’au niveau national les enjeux de la présidentielle sont connus de tous (retraite, pouvoir d’achat, etc.), la direction de la SG poursuit la «négociation» avec les syndicats pour les faire entrer dans le cadre d’une régionalisation de la représentation du personnel de BDDF. «Maintenant, les directeurs régionaux auront les mains dans le cambouis … ce qu’ils n’ont pas encore» aura-t-elle tenté de nous expliquer. Au-delà de la fusion de 9 périmètres SG et CdN (et donc de la suppression des doublons de représentants du personnel), la direction espère faire avaler aux syndicats une régionalisation des instances, passant ainsi à la SG de 90 CSE à 11, en divisant par 3 le nombre d'élus dans les CSE. Autrement dit, la coupe sera sévère pour les gens qui sont censés pouvoir vous défendre, vous aider, vous répondre et surtout représenter vos intérêts localement et nationalement. Pour la CGT, que les salariés puissent choisir des élus qu’ils connaissent et qui les connaissent constitue à la fois un gage de sérieux et de proximité. De réunion en réunion, la direction campe sur ses positions et espère bien obtenir des signatures sans trop revoir sa copie. Ce serait une victoire à la Pyrrhus qui, ainsi que nous l’avons martelé à Frédéric Oudéa, «tuerait le dialogue social». Ce n’est en effet pas parce que l’on supprime les messagers que les problèmes disparaissent. Il suffit de voir la dérive dans les autres entreprises qui ont fait ce choix. Nous avons de plus souligné que «Ce serait une erreur stratégique et politique …qui pèserait sur le déroulement opérationnel du projet de fusion». Le dialogue de sourds va-t-il finir une nouvelle fois en marché de dupes ? … Et le projet en Bérézina ?

LA RETRAITE DE RUSSIE
Face à la guerre menée par les autorités russes contre le peuple ukrainien, le Groupe aurait finalement réagit rapidement. Un désengagement total a été trouvé en 1 mois. A contrecœur, la solution la moins pire dans un contexte aussi compliqué a été trouvée, tout en préservant les intérêts des 12.000 salariés de Rosbank. Il reste que la facture sera de 3 milliards et pèsera sur le Groupe. Il serait raisonnable de revenir sur les 2,6 milliards en dividendes ou rachats d’actions que la direction s’apprête à verser alors que les projets en cours (notamment la fusion SG CDN, mais pas que…) nécessiteraient davantage d’investissements. Et surtout que la direction ne vienne pas se servir de l’argument Rosbank pour encore saboter la NAO en fin d’année !

SENIORS
L’arlésienne, c’est bien ce que semble devenir l’engagement de la direction sur le taux de révision des seniors (engagement pourtant renouvelé par sa signature le 13 Mars 2022). Nous en avons donc exigé un suivi réel ainsi que du budget qui lui est affecté et qui est réellement engagé. Sinon, on resterait dans de la com pure, donnant raison au passage à l’adage, devenu célèbre, «les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Mais dans ce cas, il n’y a pas besoin d’accord d’entreprise.

AUX URNES, LES ACTIONNAIRES !
Les consignes de vote de la CGT pour l’AG des actionnaires du 17 mai ont été publiées sur notre site internet. Vous êtes les premiers actionnaires de la SG et vous pouvez peser jusqu’à 20% des voix ! C’est le moment de faire entendre notamment ce que vous pensez de la politique salariale du Groupe, bien plus généreuse pour ses dirigeants que pour ses troupes. Alors à vos bulletins ! 

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UN MONDE FRAGMENTÉ
Comme toujours épaulé de la directrice de la communication et des ressources humaines, Frédéric Oudéa a rencontré les organisations syndicales afin de faire un rapide tour d’horizon. Il s’est d’abord félicité du «fort rebond connu en 2021» et de la «bonne avancée des chantiers fondamentaux» que sont la fusion des banques de détail, l’acquisition d’ING France et de LeasePlan afin de renforcer respectivement Boursorama et ALD. Ce sont ensuite naturellement les conséquences de l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui ont occupé une bonne partie de la réunion, la SG étant particulièrement concernée par le biais de sa filiale et de ses 12.000 salariés. Il n’est pas possible d’abandonner ces derniers, ni de fermer des agences bancaires comme des magasins de luxe ou d’électronique, tout comme il est impossible d’ignorer les sanctions ordonnées par les autorités occidentales à l’encontre de la Russie. La direction s’efforce donc de suivre une ligne de conduite «équilibrée» entre ces exigences parfois directement contradictoires. Ce qui est à peu près certain, c’est qu’il s’agit là d’un tournant important qui va probablement entraîner une fragmentation plus grande du monde avec les risques associés à cette nouvelle instabilité.

LES DÉSACCORDS INTERNES
Pour 2022, la direction espère une poursuite des tendances de 2021 sur les différents métiers du Groupe mais s’attend à ce que la crise provoque un coup d’arrêt sur la reprise économique et, par le jeu notamment des goulets d’étranglement dans certains secteurs (dont l’énergie), une poussée inflationniste qu’elle espère voir se résorber fin 2022.  Elle l’espère en tout cas suffisamment pour repousser toute discussion sur le pouvoir d’achat des salariés, fortement entamé par la flambée des prix des carburants, de l’électricité et des produits alimentaires. Frédéric Oudéa nous a répondu que le «maximum» a été fait en matière de rémunérations «compte tenu de la bonne année» et il a conclu la discussion en estimant qu’à son «niveau les retours sont positifs partout». Il est évident que l’évolution de sa rémunération est très satisfaisante, nettement supérieure à une inflation qui pourrait flirter avec les 5% en 2022. Les salaires à la SG sont en revanche très à la traîne (cf les commentaires reçus). Un autre irritant qu’il a préféré éviter est la question de la représentation des salariés de la banque de détail en France après la fusion avec le CdN. La CGT l’a mis en garde contre l’erreur stratégique et politique que serait d’éloigner physiquement les salariés de leurs représentants via la «régionalisation des IRP». Au-delà de réduire fortement le nombre d’élus, cela ne fera que nuire gravement à la «qualité du dialogue social» qu’il ne cesse de mettre en avant.

LA CUISINE AU BEURRE
Ce dialogue social de qualité s’est ensuite poursuivi l’après-midi par la présentation enthousiasmée des chiffres de la participation et de l’intéressement (P+i) qui seront versés au titre de l’«exceptionnelle année 2021». D’après la direction, les salariés seront particulièrement gâtés grâce une «amélioration significative de la formule de calcul», qui serait «mieux-disante que celles des concurrents». La CGT, qui a refusé de signer l’accord entérinant cette nouvelle formule, les a immédiatement repris en mettant en avant la fausseté de cette affirmation : à RAGB équivalente, nos concurrents touchent toujours en moyenne deux à trois fois plus de P+i. Il n’y a donc pas de «mieux-disance». D’après la représentante de la direction, ce serait dû à un différentiel au niveau des résultats. Voilà qui semble étonnant alors que la banque n’a cessé de vanter ses propres résultats historiques pour 2021. Nous avons donc de nouveau demandé une comparaison complète et honnête des plans de participation et d’intéressement du secteur bancaire en France. Pas sûr que nous soyons plus entendus que lors des discussions sur cette nouvelle formule l’année dernière …

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BEURRE OU EPINARDS ?
Pour certains la question ne se pose pas : grâce à des taux de réalisation de leurs objectifs proprement nord-coréens – du moins selon l’estimation quasi-unanime du conseil d’administration, où seul l’élu présenté par la CGT défend une répartition plus favorable aux salariés - notre bien-aimé directeur général et ses délégués vont toucher cette année des rémunérations globales en forte hausse (>+30%), bien supérieure à l’augmentation de 0,7% généreusement accordée par cette même équipe de direction lors de la NAO de fin d’année au vulgum pecus … soit seulement la moitié des salariés de la SG en France. Cette mesure ne pèse ainsi en réalité que 0,3% sur la masse salariale. Elle est en plus prise sur l’enveloppe d’augmentation individuelle. Quant à l’inflation que nous mettions en avant pour justifier notre demande d’augmentation significative pour l’ensemble d’entre nous, la direction l’écartait d’un revers de main en la qualifiant de «transitoire». Au contraire, elle s’est envolée à +4,5% en février (indice IPCH) et promet de continuer sur cet élan au moins jusqu’à la fin de l’année 2022. Autant dire que le coup de bambou est sévère pour les salariés, qui ont créé davantage de richesse en 2021 mais voient leur pouvoir d’achat être inexorablement mangé par la hausse des prix afin de sacrifier au culte du dividende et des rachats d’actions. Cela va devenir difficile de mettre du beurre dans les épinards, et même Popeye risque de se retrouver au régime sec. Et la participation intéressement (P+i) nous demanderez-vous, ne va-t-elle pas sauver notre année ? elle va certes être en forte progression après la dégringolade historique de 2021. Mais loin d’être aussi musclée qu’essaie de le faire croire la direction, qui s’est farouchement opposée l’année dernière à l’adoption d’une formule plus équitable, elle apparaît plutôt rachitique comparée à ce qui va être distribué à nos collègues des enseignes concurrentes. Pour vous donner une idée, le maximum individuel qu’il sera possible d’espérer à la SG correspond au minimum garanti chez la banque de la rue d’Antin. A croire que tous les épinards ont migré vers les enseignes à leur couleur. Et le beurre aussi.

Il EST OÙ LE BONHEUR ?
Les incertitudes politiques liées à la retraite auront fait couler beaucoup d’encre depuis l’accord emploi SG de 2019 qui renouvelait les dispositifs de départs à 36 mois de la retraite à taux plein (mi-temps senior-MTS et congés fin de carrière- CFC). Cet accord devrait être prorogé pour 2 ans et étendu à 250 possibilités par an (Vs 120 auparavant) pour tenir compte de l’arrivée des salariés du Crédit du Nord. Mais, si le projet d’accord soumis à la signature des syndicats est plus favorable, il faut noter que bien évidemment, le choix du prochain président aura une conséquence décisive. Tout ceci tombe si la retraite passe à 65 ans, comme le promettent quelques candidats. En dehors d’être une régression et un mauvais coup social, ce changement pénaliserait les salariés qui entreraient dans ces dispositifs sans en connaitre les pénalités financières en cas de départ au moment de la retraite à taux plein (la réforme qui a été stoppée prévoyait une décote dans ce cas précis pouvant durer toute la retraite…). D’où la nécessité de ne pas aller voter pour la retraite à 65 ans, surtout si on espère ne pas être obligé de travailler jusque-là.
 

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STOP THE WAR -  Hет Bойне!
Alors que Poutine a mis son pays au ban des nations en agressant ses voisins, la position de la SG – présente en Ukraine via ALD, mais plus encore en Russie avec Rosbank – est fatalement difficile. Nous apportons tout notre soutien aux collègues concernés et à leur famille, victimes directes ou indirectes de ce conflit. La position du Groupe (malgré  le boycott économique de la Russie qui se généralise) pèse sur les équipes, qui non seulement ne peuvent répondre à toutes les questions des clients mais qui en outre commencent à demander si la direction prendra les décisions courageuses qu’impose la situation et suspendra les activités en Russie tant que durera le conflit (cf Appel des salariés).    

Il EST OU LE BONHEUR ?
«On ne fait pas le bonheur des gens malgré eux», a-t-on coutume de dire. C’est pourtant l’ambition d’une partie de BDDF qui se lance dans une nouvelle croisade. Pour changer d’ambiance et détendre l’atmosphère à quelques encablures de la fusion SG/CDN, des groupes de travail apparaissent pour cogiter sur ce qui pourrait faire le bonheur des salariés. Pas l’argent bien entendu, puisqu’il faut toujours surveiller les frais de gestion. A défaut de vraies augmentations, il aurait été plus judicieux de ne pas sabrer les CHSCT qui contrôlaient la responsabilité de l’employeur à veiller à la santé physique et mentale de ses salariés plutôt que de jeter de la poudre aux yeux dans un exercice de com’ qui apparaît au mieux comme une farce sombre. En effet, dans le même temps, les promoteurs de ces usines à gaz sont les mêmes qui maintiennent volontairement un sous-effectif de 15 à 18% pour mieux gérer « en douceur » l’arrivée des salariés CDN. Sauf que d’ici au 1er janvier 2023, cette politique des chaises vides reporte sur les salariés concernés tout le poids du surcroît de travail lié à la fois aux absences et aux préparatifs de la fusion. Pas le temps de philosopher sur le bonheur ! Plutôt que de monter des gadgets, la direction ferait mieux d’être attentive aux propositions concrètes que les salariés et leurs représentants remontent chaque jour pour améliorer les conditions de travail.

LE RUISSELLEMENT
Après les zigs et les zags de 2020 et 2021 (plombé par la crise sanitaire), les annonces des variables et des éventuelles révisions individuelles commencent à tomber dans les différents secteurs. Enfin, presque tous, car certains attendent les retours de congés pour se livrer à l’exercice. S’il est naturellement compliqué dans les années de crise, il ne semble pas plus simple après les « excellents résultats » publiés récemment. D’après les 1ers retours que nous avons, les situations sont disparates et les hausses de variables par rapport à la référence de 2020 ne sont pas forcément à la hauteur des attentes, ni de l’engagement consenti au cours de ces années difficiles et encore moins des bénéfices exceptionnels réalisés par la banque dans un contexte fortement inflationniste. Cette partie variable de votre rémunération reste qui plus est soumise à l’arbitraire le plus complet, sans aucun critère objectif ! Cet aspect aléatoire et discriminant revendiqué par la direction devient parfois discriminatoire malgré les garde-fous. C’est bien pour cela que la CGT réclame depuis des lustres une négociation pour définir des critères objectifs, des voies de recours efficaces et de la transparence plutôt que l’opacité actuelle ! 

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Ecouter les infos  : la douce voix de Julie (en cours) 

HEU - REUX !
C’est le sentiment que Frédéric Oudéa aura tenté de partager dans sa communication interne liée aux résultats 2021. Comme cette dernière ne mettait en avant que les excellents résultats et l’avalanche de dividendes prévue en 2022 (plus de 2 milliards), alors qu’en interne les dents grinçaient après la NAO n’aboutissant qu’à une augmentation de 0,7% pour une partie des salariés (soit bien en-deçà de l’inflation et qui au final ne devrait pas dépasser 0,3% d’augmentation de la masse salariale), une autre communication a rapidement mis en avant la hausse mécanique de la participation-intéressement (P+i). Nouvelle maladresse, les exemples donnés dans le mail excluent 60% des femmes et 100% des TMB. Des esprits chagrins regretteront que même après cette augmentation, la P+i sera encore très inférieure aux standards du secteur. En attendant le PMAS prévu en juin et alors que se profilent les prochaines annonces (variables et rémunération fixe), l’assemblée générale des actionnaires mettra à nouveau en lumière le décalage de rémunération entre les salariés et les dirigeants - sujet ô combien d’actualité ! - et nous sommes étonnés de constater que, seul l’administrateur salarié présenté par la CGT s’est opposé lors du CA aux petits cadeaux entre happy few (augmentation des dirigeants, jetons de présence, rachats d’actions) tandis que le régime sec perdure pour les salariés lambda.

POUR QUELQUES METRES DE PLUS
L’accord télétravail aura bientôt un an, même si la crise sanitaire a retardé sa mise en œuvre dans les centraux tandis que les difficultés techniques ont ralenti son déploiement dans le réseau là où cela aurait été possible. Et maintenant que le virus devrait permettre le retour à la normale, se posent les questions pratiques reléguées au second plan. La philosophie de l’accord avait laissé l’organisation à la main de chaque BU/SU, via un échange entre le salarié et son manager. Un an plus tard, et même si la crise sanitaire a biaisé la mise en œuvre, force est de constater que les locaux sont assez déserts le lundi et le vendredi, fluides le mercredi, et souvent surpeuplés le mardi (voire le jeudi). Il y a certes la question de la fréquentation en période de difficultés sanitaires, mais il faut aussi réinventer l’organisation collective. La pérennité et la stabilité de la qualité de prestation de la restauration collective deviennent également plus difficiles à assurer. Sans lissage de la fréquentation des locaux, tous ces points seront très problématiques. Et pour y parvenir, il faudrait réfléchir à des incitations et non pas à des injonctions ou obligations car l’accord repose sur le volontariat. Par ailleurs, nous sommes très préoccupés par les projets de certaines directions qui programment des densifications immobilières pouvant atteindre un rapport de 0,6 poste de travail par salarié, soit quasi la moitié des pratiques antérieures. Chacun mesure les économies attendues, mais peut aussi anticiper les difficultés pour se retrouver en équipe les jours d’affluence ou de problèmes techniques… Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., les difficultés que vous pourriez rencontrer. Une commission de suivi devrait traiter ces difficultés prochainement.

PROJET EMPLOI - RAPPEL 
Il vous reste jusqu’au vendredi 18 février (au soir) pour participer (sur notre site) à notre consultation sur la signature – ou pas – du projet d’«accord emploi» encadrant la fusion SG CDN et les 3700 suppressions de postes qu’elle va provoquer. En parallèle, le cabinet d’expertise Secafi a remis aux élus du CSEC son rapport sur le modèle opérationnel et relationnel prévu pour la « nouvelle banque ». Après analyse, les élus du CSEC seront consultés le 25 février.

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Ecouter les infos  : la douce voix de Julie - 3'45 

ET SURTOUT ... UNE MEILLEURE ANNÉE !
Après une année 2021 qui s’est achevée en queue de poisson par un accord NAO au rabais conclu la veille de la trêve hivernale et un contexte sanitaire qui ne s’y prête guère, nous vous adressons néanmoins tous nos vœux pour cette nouvelle année. Que 2022 soit l’année d’une sérénité retrouvée, d’un travail enfin considéré à sa juste valeur et d’une accalmie sur le plan sanitaire. Sur le plan syndical, on vous concocte quelques nouveautés pour rester une organisation syndicale proche de vous, déterminée à représenter vos intérêts et continuer à nous défendre des mauvais coups !

C’EST CADEAU !
La nouvelle version de BookMe, notre doctolib syndical, a été livrée. Vous pouvez la retrouver sur notre site internet/intranet (www.cgtsocgen.fr) ou sur notre application à télécharger sur android ou apple store. En cette période de travail distant ou de difficulté à obtenir des informations fiables et à jour, nous mettons tout en œuvre pour vous permettre de rester informés. Indispensable si l’on ne veut pas être largués entre 2 protocoles sanitaires ou 3 Q&A.

GANESH 2022
Pour résumer la situation, la direction a rédigé un projet de texte soumis aux organisations syndicales pour traiter de l’évolution de l’emploi, de la mobilité (fonctionnelle et géographique), des conditions de départs de l’entreprise ou de départs anticipés à la retraite. Ce texte est disponible sur notre site. Il a déjà fait l’objet d’une réunion le 10 janvier et une autre est programmée pour le 17 janvier. L’objectif de la direction est de parvenir à un accord au mois de février afin de commencer les opérations au second trimestre. Dans le même temps, elle entend aussi faire avaler aux organisations syndicales qu’il serait plus souhaitable d’avoir des IRP au niveau régional, calées sur l’organisation pyramidale de la nouvelle banque, c’est-à-dire avec des instances régionales réduites et bien éloignées des salariés. Autant dire que c’est à l’opposé de notre diagnostic et des besoins, d’autant que le précédent des services centraux parisiens illustre les effets néfastes d’IRP sous-dimensionnées. Bref, malgré 13 ou 14 réunions, la conclusion d’un accord satisfaisant semble encore lointaine. En attendant, l’accord emploi de 2019 qui définit les congés seniors et les congés projets devrait vraisemblablement être prorogé jusqu’en décembre 2023 (ou avril 2024). La fusion SG CDN aura avancé d’ici là. Les élections présidentielles seront passées et les éventuelles réformes de la retraite seront clarifiées … en bien ou en mal, ça dépendra de chacun de nos votes.

MY NAME IS LUCCA
Lucca est le nom de code du dernier projet de la direction générale, qui vise à fusionner ALD et Leaseplan. Pour une fois, il s’agit d’un projet de développement ce qui est assez rare pour être souligné. C’est une bonne chose. A côté de tout le blabla sur le digital, l’électrique et les autres trucs à la mode, il faut se rappeler que le leasing auto est avant tout une forme de crédit qui peut être particulièrement rémunératrice. La question est de savoir si le prix payé est juste. Il y a également un point d’attention important : Leaseplan est une société basée aux Pays-Bas, où la gouvernance d’entreprise n’est pas particulièrement exemplaire. Ce n’est pas pour rien que Stellantis y a implanté son siège social, pour distribuer de gros bonus à ses dirigeants avec un minimum de supervision ou bénéficier d’un régime fiscal avantageux par exemple … il faut donc avoir des assurances sur le fait que le nouvel ALD restera une société de droit français. Meilleurs vœux de santé, bonheur et gros bonus à tous ! 

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LA DERIVE
Il n’est pas ici question de la stratégie illisible de la direction générale mais de sa vision de l’évolution de la masse salariale. Pour elle toute augmentation est une dérive qu’il est important de contrôler au plus vite ou, mieux, de ramener à son point de départ si ce n’est pas en-deçà. Nous avons déjà pu en sentir les effets au cours des années passées. En utilisant ce mot de dérive dès l’ouverture de la 2e réunion de négociation annuelle obligatoire (NAO) sur les salaires, autant vous dire que les représentants de la direction avaient donné le ton. Nous avons donc eu droit de leur part à une complainte pénible digne d’un Harpagon de comédie au cours de laquelle ils nous ont abondamment reproché notre ingratitude. Quoi ! Aurions-nous oublié les largesses des derniers mois ?! Le directeur des relations sociales est en effet particulièrement habile pour additionner de nombreuses fois les mesurettes affichées pour masquer les grands reculs des avantages sociaux des salariés SG au cours des 10 dernières années. Sans oublier la dérive – bien réelle celle-ci – des prix à la consommation qui atteint plus de 4% cette année. Autant dire que les «mesures pérennes hors NAO» artificiellement rassemblées, pour afficher un chiffre de +2,4% dont la réalité paraît très contestable, ne compensent pas la perte de votre pouvoir d’achat et récompensent encore moins tous les efforts auxquels vous avez consenti dans des conditions de travail de plus en plus pénibles.

LE GRISBI : 1 EURO PAR JOUR
Mais revenons à la NAO. Lors de la 1ère réunion, les organisations syndicales avaient unanimement demandé une augmentation générale de 1,5% avec un plancher de 500 euros et un supplément d’intéressement de 1000 euros. Soit une enveloppe globale d’environ 70 millions d’euros, à mettre en rapport avec les 220 millions de baisse des «frais de personnel» au sens large enregistrés entre 2019 et 2020 (où est l’augmentation affichée par la direction ??). Pas de quoi non plus couler la banque quand celle-ci a réalisé plus de 4 milliards de bénéfices sur les 9 premiers mois de l’année… et pourtant ! A en juger par la réaction de la direction c’était beaucoup trop puisqu’elle ne propose qu’une «augmentation générale pour la moitié des salariés» (ceux dont la RAGB est inférieure à 45keuros) de 0,5% avec un plancher de 200 euros – et un plafond de fait de 225 euros ! Soit environ une augmentation de 1 euro brut par jour de travail, de quoi prendre un café au comptoir dans le meilleur des cas. Pour résumer, les 4 milliards de bénéfices affichés sur les 3 premiers trimestres de 2021 conduisent la direction à lancer un programme de rachats d’actions pour un montant de 470 millions d’euros et à proposer à ses salariés une enveloppe de 4 millions d’euros. 12% du résultat pour les actionnaires, 0,1% pour les salariés. Le message est clair : pour la direction, vous ne comptez pour (presque) rien. Pour en revenir au thème de la dérive, s’il y en a une qui est véritablement choquante c’est le comportement de plus en plus inapproprié de la direction vis-à-vis des salariés. Il est encore temps de corriger cette dérive.  


EN TERRE INCONNUE
Il n’y avait pas moins de 14 représentants de la direction lors de la dernière réunion sur la fusion SG-CDN. Venus pour prêcher aux syndicats les bienfaits d’une académie des compétences, la messe a duré quatre longues heures. Cette plongée vers un univers inconnu est résumé dans le compte rendu disponible sur notre site. Les choses en termes d’emploi se préciseront plus tard … notamment lors de la prochaine réunion prévue le 2 décembre.

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EMPLOI
La réunion qui a eu lieu le 15 novembre au sujet du projet d’absorption du Crédit du Nord a été l’occasion pour la CGT de souligner que ce dernier est d’une ampleur sociale bien plus considérable que les réorganisations connues dans le réseau SG depuis 2016. En affichant 3.700 suppressions nettes de postes, la direction sait très bien qu’en ciblant plus de 6000 postes, elle bouleverse la quasi-totalité des structures actuelles et que les recettes habituelles (retraites anticipées et chèques de départ) ne suffiront pas à absorber le choc. La pérennité des activités et de nos emplois va donc non seulement reposer sur la capacité de l’entreprise à repositionner les salariés concernés sur des postes qu’ils jugent convenables mais aussi à veiller à ce que  la charge de travail reste compatible avec la sérénité et la qualité de vie au travail. C’est à ces conditions que  la satisfaction clientèle augmentera… et pas le chiffre des démissions.

SALAIRES : LE JUSTE PRIX
C’est dans ce contexte tendu que se sont ouvertes les NAO 2021 (négociations salariales annuelles obligatoires). Aux annonces de la fusion absorption du Crédit du Nord, du retour de la rémunération des actionnaires à un niveau (trop) élevé et à la publication de «résultats exceptionnels» (voire «historiques») s’est ajouté une reprise spectaculaire de l’inflation qui dépasse les 3% annuels. C’est donc le bon moment pour la direction pour montrer aux salariés qu’elle sait reconnaître leur engagement à son juste prix. Ne pas accepter les demandes des organisations syndicales (1,5% d'augmentation collective avec un minimum de 500€ et un supplément d’intéressement de 1.000 €) signifierait clairement que l’engagement RSE de la banque n’est qu’un slogan vide de sens. La prochaine réunion est fixée au 24 novembre.

DERNIER RAPPEL
Sans l’action de la CGT, c’est dès le 15 novembre que votre épargne retraite Valmy aurait basculé automatiquement et sans véritable campagne d’explications vers un mécanisme de PEROB qui ne présente pas que des avantages. Mais vous avez désormais jusqu’au 23 novembre pour vérifier que la suspension de ce transfert ne serait pas plus avantageuse pour vous et en particulier pour vous permettre une sortie en capital pouvant atteindre jusqu’à 40.000 euros au moment de votre retraite. Il vous faut donc agir avant cette date si vous voulez garder vos options ouvertes. En cas de besoin, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. La CGT organise une réunion d’information pour clarifier le sujet le jeudi 18 novembre de 14h30 à 16h00.  Pour participer à la réunion, connectez-vous par téléphone au  01 55 12 08 00 (ID de conférence : 58118989907# ) ou en suivant le lien en interne ici (ou disponible sur le site).

CHANGEMENTS D’HORAIRES
Nous étions lourdement intervenus en septembre dernier lorsque la direction avait proposé au CSEC de modifier les horaires d’ouvertures des agences. Finalement, la direction était revenue vers les organisations syndicales pour amender les projets et les modalités de déploiement. Les nouvelles versions qui seront examinées mercredi après-midi sont disponibles sur les sites intranet et internet de la CGT SG et nous restons à l’écoute de vos éventuels retours.


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Le scroll hebdo est disponible ici : L’info 29 Octobre 2021  
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SALAIRE : RSE OU PIPEAU ?
Nous ne sommes plus en 2020, avec ce contexte si particulier de la pleine pandémie. C’est ce constat, déjà rendu célèbre par Sébastien Proto – cf nos infos hebdos précédentes – qui a réuni toutes les organisations syndicales de la SG pour aborder les prochaines négociations annuelles sur les salaires (NAO). Nous avons demandé ensemble « l’ouverture rapide de négociations » et exigé des « mesures significatives et durables en cohérence avec les efforts fournis par les salariés et les excellents résultats », d’autant que la SG est bonne dernière en matière de revalorisations salariales dans le paysage bancaire français et ces effets sont sensibles en termes d’attractivité. Il va falloir maintenant patienter jusqu’à la prochaine réunion fixée le 9 Novembre pour voir si la responsabilité sociale d’entreprise est vraiment «au cœur de la stratégie du Groupe» comme le prétend la direction sur papier glacé.

L’AVENIR, C’EST FLOU
Décidément, les slogans SG ont tendance à devenir prémonitoires. Après «l’esprit d’équipe», qui a démontré rapidement ses limites à coups de restrictions budgétaires, c’est au tour de «l’avenir, c’est vous» de devenir nébuleux et périlleux. Aux incertitudes concernant le projet de fusion avec le Crédit du Nord, s’ajoutent d’autres sujets d’inquiétudes. Le sujet de l’épargne retraite n’aura malheureusement pas échappé à cette malédiction … pour l’instant. Il n’est pas trop tard pour finalement corriger le tir : reporter le transfert collectif, le temps que chaque salarié puisse véritablement prendre connaissance du sujet, avec une information complète et loyale, afin de prendre une décision purement individuelle en toute connaissance de cause. Cette décision (la vôtre), même très éloignée de la date de votre retraite, peut vous permettre de maintenir une porte ouverte vers un capital pouvant atteindre 40.000 euros. Sans action de votre part d’ici le 15 Novembre, le risque serait pour certains d’entre vous de ne pouvoir sortir qu’en rente viagère au moment de faire valoir vos droits à la retraite Il vous faut donc agir avant cette date si vous voulez garder vos options ouvertes. Le choix de la direction de ne transmettre que des informations vagues et approximatives sur le sujet, qui plus est en période de vacances scolaires, rend l’exercice encore plus compliqué. Et il n’est pas facilité par le site Sogéretraite : il n’est pas accessible à partir d’un poste de travail de BDDF. Et c’est encore pire pour les salariés absents de l’entreprise (maladie, congés, maternité, etc) entre la communication officielle de la direction le 21 octobre et la date ultime pour agir (le 15 novembre). Il est très probable qu’ils n’aient même pas reçu de courrier pour les informer de toutes les options disponibles. Bref, dans de telles conditions et face à cette opération hasardeuse (et potentiellement coûteuse pour pas mal de salariés), nous avons demandé à la direction de reporter le transfert collectif d’un milliard d’euros de notre épargne retraite (dont nos cotisations) qu’elle a décidé avec les autres syndicats dans le cadre de l’accord du 29 juin 2021. Cerise sur le gâteau, dans son souci de transparence, la direction a bien prévu des réunions d’informations sur le sujet, mais qui se déroulent les 16 et 17 novembre. Soit le lendemain de la date limite. Si on a le choix dans la date, ce serait mieux avant.

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