DURA LEX, SED LEX
Les commissions de travail du CSEC auront été l’occasion d’avancées concrètes sur quelques sujets. La direction nous a confirmé que les outils permettant d’accéder aux « congés jeunes parents » vont enfin être mis en place fin juin (pour ce qui concerne l’année 2018). Si d’aventure, vous étiez éligibles au dispositif précédemment (cf la page dédiée sur RH Online et sur notre site), la direction a précisé qu’il faudra «traiter au cas par cas». Il faudra donc, dans ce cas, faire remonter les demandes au fil RH et ne pas hésiter à nous saisir si vous rencontrez des difficultés. La direction a confirmé qu’il n’était « pas question pour elle que la SG n’applique pas la loi » … même si ce n’était pas a priori naturel sans notre intervention et nos relances.

DÉMATÉRIALISATION
Cette réunion de travail a aussi été l’occasion de revenir sur la gestion des arrêts de travail. Pour faire face aux difficultés financières, liées aux retards de paiement des IJSS que rencontraient nos collègues, nous avions demandé la mise en place d’un système de subrogation à la SG. Ces difficultés financières sont trop souvent la double peine qui accompagnent la maladie. Cette fois-ci, la direction nous a présenté un nouveau dispositif et une évolution de la gestion des arrêts de travail qui permettrait de fluidifier les échanges avec la CPAM. La dématérialisation des éléments concernant les arrêts de travail permettrait un flux quotidien et devrait se traduire par une nette amélioration du traitement des dossiers et donc des paiements. C’est l’occasion pour nous de vous appeler une nouvelle fois à voter formellement les résolutions de la Mutuelle. En effet, le taux de participation est actuellement trop faible pour être validé. En dessous de 25% de participation au vote des résolutions, l’ACPR (autorité de contrôle) pourrait y voir un bon prétexte pour accentuer sa pression d’un transfert de la Mutuelle vers une structure plus grande et donc plus chère ! Puisqu’au-delà des prestations, les frais de gestion y seraient beaucoup plus élevés. Vos cotisations serviraient alors à payer aussi des campagnes de publicités et plus seulement des prestations santé. Il reste jusqu’au 17 Juin (16h) pour voter «Pour» les résolutions. Enfin, cette réunion a permis de faire un point sur le logement social et de faire un bilan complet de l’évolution des dispositifs (disponible sur notre site). Il va falloir sérieusement travailler pour rattraper le retard pris depuis la fermeture de la cellule interne d’aide au logement, il y a quelques années, malgré notre ferme opposition.

UN SCRUTIN DÉCISIF
Il reste jusqu’à Mercredi 16H00 pour désigner vos 35 représentants dans les services centraux pour les 4 années qui s’annoncent pour le moins compliquées. Le jour de l’ouverture de la plateforme du plan, 500 rdv ont été pris pour 709 suppressions de postes ! Pendant que certains se résignent à l’abandon d’avantages sociaux tels que l’IP Valmy ou bradent les primes de fin de carrière, nous avons au contraire obtenu que les variables soient enfin intégrées dans les indemnités de départ volontaire. Il reste certes beaucoup à faire, mais nous sommes sur la bonne voie !  Pour renforcer encore notre pouvoir de négociation, votez pour les listes CGT !

LA SURCOTE
Le cours actuel de l’action, en dessous de celui fixé pour le PMAS, rend l’exercice hallucinant. Cette situation démontre qu’une sérieuse négociation devra avoir lieu sur ce système que Frédéric Oudéa mettait en avant pour récompenser la performance collective en l’absence d’augmentation générale, en privilégiant l’intéressement, la participation et le PEE.

Le fichier PDF avec le dessin 1     (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

natio36

 

 

 

BREAKING NEWS
Les modalités pour bénéficier des « congés jeunes parents » sont maintenant disponibles sur Rh Online et sur notre site intranet/internet. Les bénéficiaires pourront y avoir accès à partir de fin juin. D’ici là, vous pouvez optimiser votre abondement (2000€) en investissant votre intéressement participation avant le 17 juin. Une petite calculette est disponible sur les sites déjà cités. Sur ce point, la CGT a bataillé et obtenu, il y a quelques années, que les 1ères centaines d’euros soient surabondées pour permettre à tous d’avoir accès au dispositif.

L’HEURE DU CHOIX
Elle sonnera entre le 12 et le 19 juin pour les 20.000 salariés des Services Centraux. Au moment où un énième plan de restructuration va supprimer près de 750 emplois supplémentaires à Paris, est-ce l’heure du syndicalisme de résignation et de régressions sociales (CDI kleenex, baisse des médailles du travail, des IFC, une QVT de façade, abandon de l’IP Valmy et de l’aide au logement, etc) ? Le papier glacé et les gadgets peuvent-ils remplacer les 300 élus de proximité sacrifiés par les signataires de l’accord qui met en place la nouvelle instance représentative du personnel à compter du 1er juillet le CSE ? Ce n’est pas notre position. Nous défendons un syndicalisme de proximité, engagé à chaque instant à vos côtés et nous sommes fiers des progrès obtenus ces dernières années : engagement obtenu de ne pas recourir aux licenciements contraints, prise en compte du variable dans les indemnités de départ, télétravail, limites des délocalisations, paiement des jours de carence, application des congés jeunes parents, lutte contre le harcèlement et pour l’égalité professionnelle, etc. Et ces avancées, nous ne les avons pas obtenues seuls, mais grâce à l’appui et à la confiance que vous nous avez apportés. A un moment crucial de la vie de notre entreprise, les salariés des services centraux - y compris les expatriés – ont l’occasion de réaffirmer et renforcer cet appui d’ici le 19 juin. En votant pour nos listes complètes (titulaires et suppléants), vous pourrez non seulement vous assurer pour les 4 années à venir d’avoir toutes les informations, les conseils et la défense dont vous avez peut-être déjà bénéficié ou aurez peut-être besoin, mais en outre vous adresserez un message clair à la direction : assez de régressions sociales et salariales ! Avec la CGT SG, c’est la priorité aux progrès. On compte sur vous !

LE TRUC EN PLUS : 5106
Quand la direction a arrêté de parler de banque universelle au profit d’une banque diversifiée pour habiller la vente de filiales et l’arrêt de toujours plus d’activités, nous avons été les premiers à vous avertir. De même, quand elle essaie de jouer la division (centraux vs réseau, jeunes vs senior, hommes vs femme, etc) pour faire passer des mesures régressives, nous insistons toujours sur l’unité des combats des salariés de la SG. C’est pourquoi nous ne compartimentons pas nos informations. C’est en toute transparence que les analyses et les comptes-rendus de chaque réunion tenue en votre nom sont disponibles sur notre site internet depuis 1998 ! Ces informations, qui concernent toutes les activités SG, représentent plus de 5.000 documents (5106 exactement depuis 2014 et 700 dessins !) qui sont accessibles à tous les salariés. C’est un des enjeux des élections en cours : maintenir l’indispensable proximité avec vous.

Le fichier PDF avec le dessin 1     Le fichier PDF avec le dessin 2 (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

natio34

 

cgt627

 

 

 

LA DECOTE DECOTEE  
Vous êtes nombreux à vous interroger : où est passée la décote pour la souscription dans le PMAS quand l’action plafonne aux alentours de 22,50 euros ? Comment cette décote a-t-elle fondu de 20% à 3,5% ? C’est simplement un autre effet d’un dividende exagérément gonflé par la direction. Non seulement il prive l’entreprise des capitaux nécessaires à son développement, mais en outre son paiement diminue mécaniquement la valeur de l’action de 2,20 euros. C’est ce qui s’est passé le 26 mai. Comme la décote est calculée avant paiement du dividende et le PMAS effectué après le paiement de ce dernier, vous pouvez avoir le sentiment logique de vous faire avoir. Bien loin des promesses de Frédéric Oudéa de dynamiser l’intéressement et la participation, nous ne pouvons que constater que leur montant reste loin des standards de l’industrie et que le montant de l’abondement est lui aussi bien en-deçà des plafonds légaux. C’est l’un des nombreux combats que la CGT compte bien mener avec vous lors des prochaines années afin d’obtenir une meilleure répartition des richesses créées par votre travail.  

ENFIN !
Deux ans après avoir supprimé la commission logement malgré la bataille menée par la seule CGT, la direction a réuni les organisations syndicales pour savoir comment elles allaient gérer le pactole qu’elle s’apprête à leur verser pour répondre aux demandes de re-logement d’urgence (en cas d’expulsion, de salarié battu ou menacé, etc). Une excellente occasion pour la CGT de rappeler son exigence de structurer une commission paritaire capable de prendre en charge rapidement les demandes de logements et de peser pour que celles-ci aboutissent. Les politiques de logement social successives et l’évolution du marché rendent inévitable ce travail au bénéfice de tous, d’autant que depuis la fermeture de l’aide au logement, l’existence d’une commission logement est devenue une obligation légale.

L’OEIL DU CYCLONE
Dans un réseau déjà à la limite de la rupture, en proie aux difficultés quotidiennes, les nouvelles réorganisations prévues pour 2020, communiquées aux représentants du personnel le 29 Mai et présentées en Webex par les directions locales, vont faire l’objet d’une réunion le 12 juin prochain. Il ne faut pas hésiter à partager avec nous les sujets qui vous concernent directement et qui doivent être traités sérieusement pour que personne ne reste en difficulté sur le bord du chemin. Dans les services centraux, la dernière consultation du CE sur GBIS – IBFS s’est déroulée le 24 Mai. La prochaine étape sera l’envoi des lettres le 3 juin (cf notre site) aux salariés concernés par les suppressions de postes. Avant le démarrage du plan le 1er juillet, une plateforme de prise de RDV ouvrira le 11 juin, ce qui donnera la température. Depuis la 1ère présentation de la réorganisation en avril, 76 postes ont déjà été supprimés (retraites, mobilités actées, démissions, etc). Ce qui va changer le nombre de salariés directement éligibles aux dispositifs du plan : de 1714 à l’origine, ce sont finalement 1277 salariés qui vont recevoir le courrier du 3 juin. «On s’apprête à gérer les frustrations» a dit la direction. L’occasion pour nous d’émettre 2 avertissements : l’heure n’est pas à faire croire que tout le monde pourrait partir (en organisant des ateliers pour favoriser les départs par exemple) mais aussi, au-delà, faites bien attention de ne pas vous mettre bêtement en faute, en envoyant des mails sur vos boites personnelles par exemple. Partir avec une faute plutôt qu’une aide au départ ne se fait pas au même prix. Et cela vaut aussi pour les reclassements à faire.

Le fichier PDF avec le dessin 1   (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

natio33mai2019

 

 

 

FESTIVAL DE PALMES
L’A.G. des actionnaires ne brillait pas par l’originalité de son ordre du jour : les deux questions essentielles étaient de savoir comment distribuer le résultat annuel et, surtout, à qui. La réponse était dans les résolutions soumises au vote : d’abord aux actionnaires, et ensuite aux membres actuels et passés de la DG. Signe du mécontentement qui ne cesse de monter parmi les salariés, vous avez délégué cette année près de 30% de voix supplémentaires à la CGT (241.416). L’idéal serait bien sûr de reprendre le contrôle du fonds E, que la direction parvient toujours à faire voter dans son sens grâce à un tour de passe-passe. La présentation des résultats est une tâche ingrate (faite par Diony Lebot) devenue au fil des ans un tourbillon d’allers-et-venues entre les ROE, RONE, ROTE, parfois sous-jacents et d’autres fois pas, maintenant un flou volontaire sur les notions de rentabilité et revenus. Bref, cette année c’est le ROTE sous-jacent, l’indicateur le plus flatteur qui s’établit à 8,4% au T1 2019 contre 10,9% un an auparavant qui crée la nécessité du nouveau plan d’économies. Le ratio CET1, lui, va bien : il est remonté à 11,7% à la fin du T1 2019, c’est-à-dire presque à l’objectif de 12% fixé pour rassurer les investisseurs. Que ce niveau ait été atteint en vendant à la hâte des filiales ou en contraignant des activités de BFI rentables à différer ou ignorer de belles affaires n’est évidemment pas mentionné. De même que l’arrêt brutal des activités de CTY en avril devrait également bénéficier au ratio à court-terme.

… AND THE WINNER IS
La star, c’est lui. Sans note, très à l’aise devant la foule, Frédéric Oudéa a fait le show. Et il le fait bien, attirant l’attention sur les points qu’il a choisi de mettre en valeur et éludant ceux qu’il souhaite faire oublier … Au fait, vous êtes tous formidables, le dialogue social est de qualité mais – et cela n’est pas dit ainsi – vous pouvez vous brosser pour espérer une augmentation : les rémunérations sont en ligne avec le marché et le contrôle des coûts est une priorité. On ne parle plus de banque universelle, nous sommes devenus une banque relationnelle de très long terme, tournée vers l’avenir. Après le lyrisme, vient ensuite le temps du sérieux. La mine grave, Frédéric Oudéa explique que les marchés se trompent. Non, la banque ne vaut pas 20 milliards d’euros de capitalisation. Un petit mea culpa : la communication n’a sans doute pas été bonne, affolant sans raison les investisseurs. Mais que ces derniers se rassurent, le niveau du dividende ne sera pas remis en cause. Lorenzo Bini-Smaghi n’a pu que se féliciter du travail du Conseil d’Administration et de la DG. Il a rappelé que Bernardo Sanchez-Incera avait démissionné considérant que la réorganisation rognait sur ses prérogatives. Difficile de réconcilier cette déclaration avec celle que fera un peu plus tard J.-B. Lévy pour justifier les 2 millions d’indemnités versés à Bernardo : ce serait un «départ contraint» et non une bouderie. Peut-on demander au Conseil d’Administration d’accorder 2,5 ans de salaire à tous ceux d’entre nous qui souhaiteraient claquer la porte de l’entreprise en cas de désaccord avec une réorganisation ? Quant au point visiblement le plus disputé des résolutions en faveur des directeurs généraux (prime de départ « contraint », de non-concurrence, retraites), Jean-Bernard Lévy s’est contenté de rappeler qu’il était en ligne avec le code de conduite du MEDEF. Ces derniers peuvent donc espérer recevoir le même pactole que Bernardo Sanchez-Incera en cas de départ. Il semblerait que la CGT ne soit pas la seule à trouver cela scandaleux puisque près de 32% des voix se sont exprimées contre lors du vote. De toute évidence, il y a aussi de gros investisseurs institutionnels qui ne goûtent guère la gourmandise des dirigeants de la SG.

APPARITION FURTIVE
La notification de votre intéressement participation 2019 va être accessible le 27 mai sur le Self service RH … qui ferme dès le 29 pour une semaine ! C’est du furtif !

Le fichier PDF avec le dessin 1  Le fichier PDF avec le dessin 2    (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

natio32mai2019

cgtbanana

 

 

 

JEU DE DUPES
Évidemment, les 1.000 euros de supplément d’intéressement-participation versés après l’AG seront les bienvenus pour beaucoup. Mais il est impossible de claironner qu’il s’agit d’une formidable avancée sociale. Non seulement cette enveloppe globale d’environ 40 millions d’euros n’est pas récurrente, mais en outre elle représente le prix de l’abandon de 322 millions d’euros appartenant aux salariés par ceux qui ont signé l’accord amputant les primes de médaille du travail et les indemnités de fin de carrière. Pressée par la CGT, la direction a dû en effet révéler les chiffres qu’elle avait cachés pendant les négociations et mettre ainsi au jour le marché de dupes dont vous avez fait les frais. Soyons clairs : elle vous donne 1000 euros pour vous en prendre plus de 8000… Et puisque nous parlons de participation et d’intéressement, rappelons que leur niveau est à la SG bien loin des standards des autres banques françaises. C’est d’autant plus regrettable que Frédéric Oudéa – si fier de tenir ses promesses de dividendes aux actionnaires – a totalement oublié celle qu’il nous a faite il y a déjà de nombreuses années : de compenser l’absence d’augmentations collectives par des montants de rémunération financière enfin conséquents. L’accord fixant la formule de calcul de l’intéressement et de la participation arrive à échéance fin 2020. La négociation devra enfin être honnête.

BDDF : LE MERCATO       
La commission qui réunit la direction de BDDF et les représentants syndicaux nationaux a été l’occasion pour Laurent Goutard de présenter sa remplaçante Marie-Christine Ducholet avant de lui passer la main le 1er Juillet pour rejoindre IBFS/AFMO. Son départ, ainsi que celui de Stéphane Dubois, qui quitte le Groupe, ne sont pas des bonnes nouvelles. Comme l’a dit Laurent Goutard, «les 10 dernières années ont été compliquées, mais les discussions - parfois viriles - auront permis d’anticiper et de gérer en amont les difficultés dans l’intérêt de tous». Nous retiendrons sa capacité d’influer sur un conseil d’administration méconnaissant l’activité bancaire. Stéphane Dubois, quant à lui, portait beaucoup de dossiers en cours qui nous tiennent à cœur (transparence dans l’attribution du variable, nette hausse de la formation visant une réelle montée de l’expertise, suivi individuel au plus proche des salariés concernés par des réorganisations, etc). En pleine réorganisation du réseau, dans toutes ses composantes, avec des impacts majeurs sur les conditions de travail, ces départs simultanés ne sont pas de bon augure.

NOUVELLES DU FRONT
Nous avons demandé à la direction qu’elle nous communique le courrier et/ou le mail qui sera envoyé le 3 juin aux salariés des centraux directement concernés par les suppressions de postes. S’il ne devrait pas y avoir de surprise, nous tenons à prendre quelques précautions pour éviter des dérapages difficilement contrôlables a posteriori. D’autant que la multitude des contacts et des questions posées lors des permanences organisées par la CGT (ou envoyées par mail) démontrent parfois un « certain flou » sur les différents dispositifs de départ ou de reclassement. N’hésitez pas à nous contacter pour lever vos doutes ou pour demander des explications qui vous permettront de prendre les bonnes décisions.

LE TRUC EN PLUS
Vous voulez passer votre permis de conduire et il vous reste des heures de CPF qui seront perdues fin 2019 ? Faites d’une pierre deux coups, utilisez votre CPF et inscrivez-vous au permis de conduire !
Les conditions sur notre site.

Le fichier PDF avec le dessin 1    Le fichier PDF avec le dessin 2    (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF). 

natio31

 goutard

 

CONGÉS JEUNES PARENTS
Vous étiez nombreux à manifester votre intérêt suite à notre annonce concernant la mise en place à la SG des congés «jeunes parents» résultants des interventions de la CGT depuis le début de l’année. Cette avancée et ce progrès ont été obtenus par la ténacité de nos représentants qui, comme pour la prise en compte améliorée du variable dans les indemnités de départ, ont eu une démarche combative pour faire appliquer vos droits. Dans un document officiel, disponible sur notre site, la direction précise qu’«en attendant la mise en place du dispositif dans le logiciel RH, les salariés ne seront pas privés de leur droit mais qu’elle reviendra vers nous pour préciser les modalités d’application» … modalités qui se font attendre.

UNANIMITÉ
L’accord qui encadre les réorganisations GBIS – IBFS a finalement été signé par tous les syndicats. Il faut dire que c’est la 3ème génération pour ce type d’accords et que les dernières avancées que nous avons obtenues sont en progrès sur les conditions des 11 plans précédents. «L’intégration du variable à partir de 5 ans d’ancienneté est un point sur lequel nous aurons du mal à revenir» a commenté, en fin connaisseur, un représentant de la direction. L’expertise sur la stratégie de la direction est en cours et elle devrait être présentée au CE des centraux fin mai.

LE CAPITAL, C’EST VOUS !
Tombés vendredi, les résultats de la banque ne sont pas bons mais l’action s’est offert une embellie boursière - éphémère certes - grâce à la progression inattendue du ratio CET1, qui a bondi de 11,2% à 11,7% contre 11,3% attendus par les marchés. A l’origine de ce renforcement des fonds propres de la SG, il y a encore des cessions de filiales - à perte, comme très souvent - mais surtout des «mesures visant à alléger les contraintes en capital» dont la plus significative a été de faire vos poches. De manière furtive bien sûr. Quand la direction a convaincu certains que 1.000 euros de supplément d’intéressement compensaient la réduction drastique des primes liées aux médailles du travail et des indemnités de fin de carrière, elle s’est bien moquée d’eux. Elle a en effet payé 40 millions d’euros une reprise de provisions estimée à 400 millions qui sont venus donner du lustre au titre lors de la présentation des résultats du 1er trimestre 2019. Et incidemment booster un des indicateurs qui sert à déterminer la rémunération des directeurs généraux. Pendant ce temps, les plans de restructuration continuent et les coupes sévères dans les activités de la BFI ont un impact très clair sur les résultats. Alors que ces métiers font mieux que résister chez des concurrents proches, les activités de FICC à la SG sont particulièrement touchées et reculent nettement. Comme le soulignent les analystes, «la performance sous-jacente est inférieure à leurs attentes» et il ne faut pas seulement blâmer les sempiternelles «conditions de marché difficiles». Les coupes à répétition, notamment depuis 2016, et le manque d’investissement dans les systèmes et les hommes se font clairement ressentir. Il est donc assez surprenant de lire dans le message de Séverin Cabannes présentant les résultats de GBIS que ces derniers «confirment la nécessité» de tailler toujours davantage dans le muscle des activités de MARK. Encore une fois, plutôt que de dépouiller les salariés pour récupérer des provisions et de sacrifier des activités pour faire baisser le RWA, la direction ferait mieux d’utiliser les résultats pour renforcer les capitaux propres plutôt que de les distribuer à tout va. La défense des salariés passe aussi par celle des intérêts à long-terme de l’entreprise !

Le fichier PDF avec le dessin 1   Le fichier PDF avec le dessin 2    (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

cgtparent

 natio30mai2019

 

VARIABLES ET PERSEVERANCE
A quoi reconnaît-on le succès d’une lutte ? Ce n’est pas seulement quand elle aboutit, mais aussi lorsque tous s’attribuent la paternité de cette réussite. Y compris les résistants de la dernière heure qui font plus de bruit que d'ouvrage… Mais ne boudons pas notre plaisir : l’inclusion - même incomplète - du variable dans l’indemnité de départ volontaire constitue un précédent très important qui vient récompenser 10 années de demandes constantes de la part de la CGT. De la même façon, nous continuerons à insister sur la mise en place de règles claires et équitables pour la répartition de l’enveloppe de variables pour les salariés qui resteront à la SG. Et c’est cette même vision de l’intérêt des salariés à long terme qui nous fait défendre régulièrement vos droits à la retraite, qu’il s’agisse de la défense de l’IP Valmy, des indemnités de fin de carrière (IFC) - bradées l’année dernière contre 1000 euros alors qu’elles en valaient 10 fois plus - ou encore de la compensation de la nouvelle décote AGIRC-ARRCO (héritée d’un accord national interprofessionnel CGC, CFTC et CFDT) pour les salariés partant dans le cadre d’un PTA et qui leur coûtera 10% de leur retraite complémentaire pendant 3 ans, soit en moyenne 1500 euros par an. Un simple calcul permet de comprendre la position que nous avons défendue sur ce point (augmentation de 70% à 80% de la rémunération du PTA). Maintenant, il nous faut définir notre position par rapport au texte que nous soumet la direction et qui va compléter les dispositions de l’accord d’entreprise du 13 mars dernier en matière d’accompagnement des suppressions de postes chez GBIS et IBFS. Comme nous l’écrivons ci-dessus, des avancées ont été obtenues. Mais sont-elles assez significatives pour justifier d’une signature de notre part ? C’est à vous de nous le dire en votant sur l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou à partir de notre site.

UNITE SYNDICALE
Qu’est-ce qu’un contrat d’opération, tel que prévu par les ordonnances Macron ? Tout simplement un CDI pouvant s’arrêter à tout moment si l’employeur estime – unilatéralement - que le projet est terminé. Imaginez la négociation de votre PPi avec votre « employeur banquier» à la place de votre avance logement. Précarité à la sortie, mais aussi à l’entrée puisque la période d’essai est celle d’un CDI classique. Ce dispositif aurait pu concerner tous les métiers de la banque (sauf commercial dans le réseau). S’appuyant sur une seule organisation syndicale, le patronat bancaire a essayé d’imposer ce contrat jetable dans la branche. Unis dans la contestation de ce projet profondément contraire aux intérêts des salariés, la CGT, la CFDT, la CFTC et FO ont heureusement fait échouer cette manœuvre. En ce lendemain de 1er mai, voilà une belle illustration de la réunion de sensibilités syndicales diverses pour contrer « l’accompagnement » des oukases de la direction que préconisent certains. En cette période difficile pour la SG, c’est bien dans cet esprit rassembleur et combatif que la CGT inscrit son engagement auprès de vous.

UTILISEZ VOTRE CAPITAL
Et puisqu’il est question d’engagement, c’est le moment d’utiliser les droits de vote attachés aux actions SG que vous détenez dans votre PEE. Alors que le PDG de Danone montre l’exemple en renonçant à la fois à sa retraite-chapeau et à sa prime de non-concurrence, les dirigeants de notre banque s’inscrivent à contre-courant de cette «insoutenable concentration des richesses dans le monde». Pour les aider à retrouver le sens commun, votez via Esalia ou confiez vos voix au représentant de la CGT à l’AG (Emeric Uhring, 17 cours valmy, 92972 Paris la Défense) qui se tiendra le 21 mai prochain.

Le fichier PDF avec le dessin    (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

 cgt326ag2010

 

PRENEZ LE POUVOIR !
Malgré la raréfaction des Plans Mondiaux d’Actionnariat Salarié (PMAS), vous restez les premiers actionnaires de la Société Générale avec 10,91% des droits de vote. De quoi faire entendre votre voix dans la détermination de la stratégie, de la politique de rémunération, etc. ? Pas si vous laissez le Fonds E exercer vos droits de vote à votre place. Par un tour de passe-passe dont elle a le secret, la direction a en effet réussi à garder la haute main sur le Fonds E et sa politique de vote à l’Assemblée Générale des actionnaires. Alors qu’elle nous inflige son 12e plan de restructuration et de suppressions de postes en 10 ans, qu’elle s’obstine à distribuer la majeure partie des résultats de l’entreprise au lieu de les réinvestir pour soutenir l’emploi et la croissance et qu’elle ne cesse de s’attaquer aux acquis négociés depuis des dizaines d’années, le cours de l’action est toujours orienté à la baisse. Ce ne sont plus seulement les salariés qui expriment - à travers notamment du baromètre employeur - leur défiance à l’égard de la stratégie suivie par la direction actuelle, ce sont aussi les investisseurs. Dans ces conditions, est-il possible de laisser voter les résolutions reconduisant les administrateurs responsables d’une stratégie dont vous êtes les premières victimes en termes notamment de dégradations des conditions de travail et de rémunération ? Est-il possible de laisser voter les résolutions protégeant les avantages et parachutes dorés des directeurs généraux ? Si comme nous, vous pensez que non, alors vous pouvez exercer directement vos droits de vote sur Esalia ou alors les déléguer comme chaque année au représentant de la CGT à l’Assemblée Générale, Emeric Uhring (domicilié pour l’occasion à la permanence CGT, Tour SG, 17 cours Valmy, 92972 PARIS LA DEFENSE).

LES EXPERTS, C’EST VOUS
Un premier examen par le CE des Services Centraux Parisiens des 344 pages du projet de réorganisation de GBIS et IBFS – avec ses 752 suppressions de postes prévues – a eu lieu ce jeudi. Un expert a été missionné afin d’en étudier les motivations économiques avancées par la direction et la justification des suppressions de postes. Il dispose d’un petit mois de Mai pour produire son rapport. Mais quelles que soient ses qualités, il a aussi besoin des experts de terrain c’est-à-dire de vous. Les élus CGT sont là pour recueillir vos remarques, questions et suggestions afin de les lui transmettre et nourrir ainsi des contre-propositions destinées à sauvegarder un maximum d’emplois et d’activités. C’est aussi comme ça que nous préserverons la banque des coupes provoquées par l’obsession du rendement à court terme et que nous pourrons contribuer à construire l’avenir.

DES ELECTIONS MARQUANTES
Merci à vous qui avez voté lors du 1er tour des élections du futur CSE des centraux. La CGT SG continue sa progression avec 35,16% des voix exprimées (et même 35.82% parmi les cadres). C’est d’ailleurs la seule organisation syndicale qui progresse. 7 syndicats se présentaient à cette élection. L’UNSA rate son entrée et ne sera pas représentatif. La CFTC perd sa représentativité dans ce périmètre qui représente la moitié des effectifs de la SG en France. Le SNB, secrétaire du CE sortant, perd 0,67%. La CGT fait donc une belle progression (+4% !) avec un taux de participation qui augmente lui aussi de 5,60%. C’est un véritable encouragement à continuer notre syndicalisme combatif et proche de tous les salariés ! Merci !

Le fichier PDF avec le dessin   (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

 moon notre dame

 

LA 12e LAME
Alors que les détails du 12e plan de suppressions de postes de l’ère Oudéa viennent de sortir, il faut prendre un peu de recul. 1600 emplois perdus dans le monde, dont plus de 750 à Paris et près de 300 à Londres, ce n’est pas rien. Nous sommes presque au niveau de 2012, mais avec une différence de taille : pas de crise systémique menaçant l’existence de la banque. Tandis que les efforts étaient alors partagés par tous, ils ne sont maintenant supportés que par les salariés. Et au lieu de servir à renforcer le niveau de capital ou de financer les investissements nécessaires à la transformation de la banque, les bénéfices réalisés grâce à votre travail sont dilapidés par la distribution de dividendes excessifs. Comment la direction générale peut-elle parler de rareté du capital pour justifier la fermeture d’activités alors même que le taux de distribution aux actionnaires est de 50% ? C’est le genre de question que devraient poser les représentants des salariés qui siègent au Conseil d’Administration.

ESCAPE GAME, MODE D’EMPLOI
Il paraît que la nouvelle promotion d’inspecteurs sera choisie sur la base d’un escape game. Pour sortir de celui ouvert par le nouveau plan de réorganisation, il y a deux voies. La première est la contestation économique des coupes envisagées. Pour cela, nous avons besoin de vos retours, de vos arguments que nous irons défendre auprès de la direction pour demander le maintien de votre activité. La seconde est la négociation – qui commence le lundi 15 avril – au sujet de la mise en place du dispositif d’accompagnement RH des réorganisations. Nos revendications sont de deux ordres : d’abord la mise en place d’un dispositif à la hauteur des enjeux, et ensuite l’amélioration des dispositions prévue par l’accord-cadre. Ainsi la CGT est pour l’instant la seule à exiger que le variable soit pris en compte pour le calcul de la prime de départ volontaire de tous les salariés optant pour cette solution, et pas seulement pour ceux ayant seulement 20 ans d’ancienneté. Pour que ces revendications puissent aboutir, il est important que nous obtenions le maximum de voix à l’issue du scrutin en cours. La direction en tiendra compte ! 

VOTEZ POUR VOUS
Jusqu’au 18 avril, les salariés des Services Centraux Parisiens élisent les 35 membres du CSE qui se mettra en place le 1er juillet. Juste à temps pour accompagner la 1ère vague de départs et de reclassements du nouveau plan de réorganisation. Seulement 35 élus contre plus de 400 actuellement et près de 2000 salariés directement concernés. Pour avoir un maximum d’élus CGT sur le terrain pour vous accompagner, votez et faites voter pour notre liste !

VICTOIRE !
Suite de notre série sur les «congés jeunes parents» (cf nos infos du 29 Mars). La direction a enfin confirmé à nos représentants qu’elle allait appliquer le dispositif étendu en 2016… mais qu’il fallait pour ça revoir Gerhswin. Le logiciel de paye et de gestion RH étant une application «fragile», il va certainement falloir quelques temps pour qu’il intègre le dispositif. En attendant, si vous avez des enfants, vous avez droit à 2 jours de congés supplémentaires par enfant à charge (dans la limite de 30 jours de congés par an) selon la loi.

Le fichier PDF avec le 1er dessin  / le fichier PDF avec le second dessin (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

 natio 27 mois davril 2019

cgt20095

FUITES DE CAPITAUX
Quand il s’agit de rémunérer votre travail, les temps sont durs selon la direction. Mais avec 3,9 milliards d’euros de résultat net, dont la moitié sera distribuée sous forme de dividendes, l’urgence de se lancer dans un énième plan d’économies paraît toute relative. Tout comme est très relative l’augmentation de l’enveloppe allouée à la rémunération financière (intéressement et participation) des salariés : +17% certes, mais à 117 millions d’euros, elle reste très loin de la norme des autres entreprises financières. Et ce ne sont pas les 42 millions de complément d’intéressement consentis par la direction qui permettront de faire oublier les centaines de millions envolés avec la disparition des augmentations collectives annuelles, la baisse récurrente des enveloppes du variable et les coupes sévères dans les divers avantages sociaux effectuées ces dernières années (dont récemment la prime des médailles du travail et les indemnités de fin de carrière). Il n’y a rien de glorieux à se vanter d’avoir été complice de ce tour de passe-passe effectué au détriment des salariés.

A LA DECOUPE
Au-delà de la question du partage des bénéfices avec les salariés, la distribution irréfléchie de dividendes ces dernières années a une conséquence fâcheuse : la SG est en manque de capital. 1% de ratio CET1 pour être précis : soit 3,6 milliards d’euros. Il aurait été logique de garder davantage de bénéfices pour muscler le bilan de la banque, et cela aurait été le rôle des administrateurs salariés de le dire. Mais ils se sont tus, et nous sommes de plus en pleine campagne électorale : Frédéric Oudéa brigue un nouveau mandat d’administrateur. Comme d’autres, il pense flatter ses électeurs avec des cadeaux à courte vue et des promesses pour l’avenir : la SG sera au cœur de la recomposition du paysage bancaire européen. Malheureusement, cette campagne a un coût. Au-delà du manque de capital, le coût social que la direction va vraisemblablement nous présenter le 9 avril prochain sera chèrement payé, notamment par les salariés d’IBFS et de GBIS. A force de coupes répétées, quelle sera la position de la SG dans le futur mécano bancaire européen ?

VOTEZ POUR VOUS !
Puisque c’est de saison, une autre campagne électorale bat son plein : celle pour désigner vos représentants qui seront chargés de vous défendre et de promouvoir les intérêts de tous les salariés des Services Centraux Parisiens au cours des 4 années à venir. L’enjeu est d’importance, car ces années seront cruciales pour l’avenir de la banque. Et, pour commencer, ces nouveaux élus auront la lourde tâche de vous accompagner au cours de la mise en place de la réorganisation de GBIS et IBFS avec les très nombreuses suppressions que l’on peut craindre. S’il y a bien une chose que les précédents PSE ont mis en lumière, c’est le rôle et l’implication sans faille des élus CGT. Mais, attention, une des nouveautés héritées des ordonnances et de l’accord signé par les autres syndicats, fait que la force de frappe de chaque syndicat est déterminée dès le 1er tour (et uniquement !). L’existence d’un vrai contre pouvoir n’est pas inscrite dans le marbre, cela dépend de chacun d’entre vous. Du 11 au 18 avril, ce sera le moment pour vous de faire en sorte que vos élus CGT SG soient très nombreux !

Le fichier PDF avec le 1er dessin / le fichier PDF avec le second dessin /le fichier PDF avec le troisième dessin(vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

cgtplanl

cgt200904l

natio26avri19

 

TARIF JEUNE
Un nouveau dispositif a beaucoup de mal à entrer en application. Contrairement aux «contraintes du nouveau monde», les «nouveaux progrès» n’arrivent pas toujours à être correctement appliqués. Rien de surprenant, c’était pareil dans l’ancien monde. Une belle illustration concerne les congés spécifiques prévus par l’article L.3141-8 du Code du Travail : 2 jours de congés supplémentaires par enfant à charge (sans que l’ensemble des congés ne puisse dépasser 30 jours). En 2016, le dispositif pour les «jeunes mères de famille» (- de 21 ans) a été élargi aux pères et aux plus de 21 ans. Ces congés sont une disposition légale d’ordre public, et il est donc impossible d’y déroger. A la SG, ce point concerne en priorité les nouveaux embauchés ou les salariés qui n’ont pas effectué une année complète (maternité, maladie, etc) et qui n’ont pas atteint le plafond des 30 jours de congés. Saisie début février par la CGT, la direction a répondu fin mars au CE des Centraux. D’après elle, les salariés SG ne sont concernés car ils bénéficient déjà de «jours enfant malade» (et des RTT). C’est faire un lien indu entre ces jours de congés supplémentaires et la justification nécessaire liée à la maladie. Ils n’ont pas le même objet, ni les mêmes modalités d’utilisation. Une copie à revoir ?

LES CLOCHES EN AVANCE !        
35, c’est le nombre d’élus que vous allez pouvoir élire à partir du 11 avril pour vous représenter dans les services centraux pour les 4 prochaines années. Comparés aux 450 représentants du personnel élus en juin 2016, la coupe est sévère après les ordonnances Macron et l’accord signé avec la direction par les autres syndicats de la SG. Pour le moment, c’est Pâques avant l’heure dans les services centraux. Pas de cloches ni de lapins à la manœuvre, mais cela n’empêche pas les distributions de babioles en tous genres en guise d’arguments électoraux. Le contexte actuel nécessiterait plutôt un effort et une réflexion communs afin de porter l’intérêt des salariés face aux mauvais coups. Au contraire, il n’y a jamais eu autant de postulants pour si peu de places…et tant de travail ! Avec 7 syndicats pour 35 postes à pourvoir, nous aurons besoin de tout votre soutien pour reconduire pour les 4 ans à venir la task force de la CGT qui vous défend et vous alimente en informations fiables et indépendantes de la direction. Nous présentons 70 Candidats (35 titulaires et 35 suppléants) issus de 24 BU/SU différentes, 8 techniciens et 62 cadres, 31 femmes et 39 hommes. L’avenir, c’est vous qui l’écrirez dès le 11 avril.

AU BON BEURRE    
Parmi les résolutions proposées aux votes lors de l’assemblée générale des actionnaires cette année, il y a le niveau du dividende, le renouvellement pour 4 ans du mandat de Frédéric Oudéa, et celle concernant l’épargne retraite des directeurs généraux. Alors que les simples salariés ont été privés de l’IP Valmy en 2017 et que les indemnités de fin de carrière et de médaille du travail ont été sévèrement rabotées fin 2018, le dispositif retraite supplémentaire aux directeurs généraux reste très généreux : la SG contribue à hauteur de 8% (au-delà de 160k€), soit 51.000€ pour 800.000€ de rémunération fixe. A comparer à notre propre régime qui se monte à 2% de notre RAGB (dont 0,5% de notre poche).

Le fichier PDF avec le 1er dessin  / le fichier PDF avec le second dessin / le fichier PDF avec le troisième dessin (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

cgtactio 

cgt2019 2

natio25mars2019

TOUR DE CHAUFFE
Séverin Cabannes est venu devant les représentants syndicaux nationaux pour faire un «point d’étape» sur la revue d’activités en cours sur l’ensemble des activités de GBIS. Il nous a présenté l’analyse du contexte global et les anticipations de la DG. Le compte-rendu complet est sur notre site. Quant aux conclusions en termes de restructurations, elles ne devraient pas nous être présentées avant mi-avril. Quelle stratégie adopter face à l’empilement des contraintes réglementaires depuis 10 ans, une concurrence féroce venue d’outre-Atlantique, un abandon de l’Europe, une profonde modification des attentes des clients ? … Pour l’instant, la direction n’a pas répondu à ces questions. Seules quelques fuites ont déjà animé les rédactions. Une autre manière de préparer les esprits. En tout cas, ce n’est pas l’annonce d’une nouvelle cure d’économies qui peut faire une stratégie convaincante tant vis-à-vis des marchés que des salariés. Il faudra beaucoup plus.        

CDI CHEZ KLEENEX           
Le nouveau monde n’en finit pas de réinventer la roue. S’il y a bien besoin d’aide exceptionnelle sur tel ou tel aspect, ou dans telle ou telle circonstance, le CDD ne suffit plus au MEDEF. Les plus anciens se rappelleront que la SG n’avait pas attendu pour abuser des contrats courts. En 2000, le record SG que nous avions rencontré dans nos locaux était un salarié, dans les salles de marché, qui avait cumulé 51 contrats à durée déterminée, pour faire le même job que son collègue du middle office à coté de lui et qui bénéficiait, lui, pleinement des avantages SG et de la convention collective. Grâce à la CGT, il a été intégré tout comme 300 autres salariés des back et middle offices, après que la SG ait été condamnée pour délit de marchandage et prêt de main d’œuvre illicite. En 2019, un projet d’accord est soumis par l’AFB aux syndicats. Il s’agirait de pourvoir tous types d’activités (sauf commerciale en agence !), avec du personnel virable du jour au lendemain. Cela pourrait concerner 1.200 salariés dans une entreprise comme la SG. Il n’est pas prévu de RTT, juste une «attention» à la pose de congés si le contrat dure plus d’un an. Quid de la mutuelle ? Quid de la prévoyance ? Quid de l’ex IP Valmy ? Le projet d’accord de branche nécessite de sérieux garde fous. Il prévoit même que quelque soit la cause, la rupture du contrat est considérée comme fondée sur une cause réelle et sérieuse … Pas vraiment de quoi améliorer l’engagement des salariés !

LOBBYING
Alors qu’en France seuls les syndicats représentatifs (qui  ont eu plus de 10% lors des élections) peuvent normalement entrer dans une salle de réunion et négocier, la direction a réussi à faire signer un accord SG qui permet d’exclure la CGT du suivi de ce dernier au motif qu’elle n’en est pas signataire. Il s’agit ici de l’accord QVT – que nous avions dénoncé comme un marché de dupes – qui aurait tenu sa première réunion de suivi sans la CGT. «Et alors ?» nous direz-vous. Dommage, car nous aurions pu vous expliquer comment la direction a obtenu que l’enquête QVT soit fusionnée avec le Baromètre Employeur, et que la prestation soit dorénavant effectuée par BVA (par ailleurs détenu par Bolloré et condamné pour discrimination syndicale envers la CGT) au détriment d’Ipsos. Tout se passe entre gens de bonne compagnie. D’où l’exclusion de la CGT de l’invitation ... Certains noteront même un lien direct entre la QVT et la contribution de HRCO/SSA à la liste de candidats d’une organisation syndicale aux élections des services centraux. Alors, indépendants ? Oui. C’est bien. Indépendants de la direction, pour un réel contre pouvoir, c’est mieux et c’est même indispensable !

Le fichier PDF avec le 1er dessin  / les fichier PDF avec le second dessin (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

cgt rentabilite

natio 24mars2019

EMPLOI 2019-2022
L’accord «emploi» a été signé par l’ensemble des syndicats représentatifs. C’est assez rare pour être souligné. Lors de la signature, nous avons alerté Caroline Guillaumin sur 2 sujets sensibles. Le premier concerne l'attribution des variables. Au-delà des limites même de l'exercice et parfois de la brutalité des annonces, il y a encore trop d'endroits où il est discriminatoire (par l'âge, le sexe, la mobilité). De plus, il est souvent incohérent avec le travail rendu et au final, l'exercice est contre-productif. Nous sommes aussi venus sur la pression subie par les salariés des salles (Mark entre autres) et d'autres «secteurs en tension», pour les pousser à la démission. C’est insupportable. Nous avons négocié pour définir les règles du jeu. Nous les avons signées avec la direction. Ce n'est pas pour accepter que quelques cow-boys s'en exonèrent. Elle nous a répondu qu’elle avait pris des engagements et qu’ils seront tenus, avant d’ajouter : «La prochaine étape sera celle de l’explication de l’accord aux RH et aux managers pour qu’il ne puisse pas y avoir d’interprétation possible».

OPACITE DU VARIABLE
Chaque année, les annonces des variables sont l’occasion de mauvaises surprises. Non seulement les évolutions sont erratiques (surtout vers le bas), mais nous sommes frappés par l’opacité dans laquelle se déroule l’exercice. 95% des salariés qui ont répondu à notre enquête sur le sujet nous ont déclaré ne pas avoir connaissance de l’évolution de l’enveloppe de leur propre secteur. Comment dès lors juger si notre travail a été reconnu à sa juste valeur ? ou si au contraire, notre mobilité, notre maternité, notre absence, notre franchise ... ou notre faciès ont été sources de discrimination ? Il est temps de mettre un peu d’ordre et de transparence dans cet exercice, alors que tout le monde - ou presque - pense qu’ «il n’est pas normal que cette part importante de la rémunération soit déterminée à la tête du client» ! A contrario, l’accord signé (sauf par la CGT) sur la mise en place des IRP a généré l’affichage du niveau de classification de tout le monde à tous les étages ! De quoi mettre encore un peu plus d’ambiance et d’épices dans les Tours qui n’en manquent pas ces jours-ci !

EVALUATIONS
C’est quand on rentre dans un restaurant que l’on choisit le menu et en sortant que l’on règle l’addition. Pour les évaluations, c’est pareil. Si vous voulez éviter d’avoir une addition trop salée, il faut prendre un soin tout particulier pour bien calibrer les objectifs. L’exercice débute à peine dans la plupart des secteurs et dans d’autres il est mis en suspens en attendant de savoir si le poste «disparaît en juin». Vous pouvez utilement retrouver sur notre site le compte-rendu de la commission du 12 février sur le sujet. Il existe une instruction SG 13.672 et une aide à ne pas sous-estimer  pour éviter des dérapages : celle d’un représentant du personnel CGT. Un conseil avisé et une petite précaution permettent souvent de s’épargner des gros tracas.

LES URGENTISTES 
La liste de la CGT SG est représentative des différentes activités, issue de toutes origines sociales ou culturelles… et surtout indépendante de la direction ! Elle s’offre aux suffrages des salariés des centraux pour l’élection de leurs représentants pour les 4 ans qui viennent. C’est aussi la seule liste complète qui respecte la parité. L’objectif affiché : être utiles, concrets et efficaces dans la période qui s’annonce dans les services centraux. Cela repose sur beaucoup de travail, de la transparence et pas mal de responsabilité. Mais avant tout, cela n’est possible qu’avec votre vote dès le 11 avril. Bloquez bien la date, on compte sur vous !

Le fichier PDF avec le 1er dessin  / les fichier PDF avec le second dessin  (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

natio23mars2019

cgtbosscash

BONUS : LE PAQUET DE MALUS
Après l’annonce des 500 millions d’euros  d’économies supplémentaires qui viendraient s’ajouter au 1,1 milliard d’euros déjà communiqué fin 2017 à horizon 2020, le traditionnel exercice de l’annonce des évolutions du variable ou du bonus était redouté, tant par les salariés que par la plupart des managers envoyés au casse-pipe et les RH surbookés. Quant aux éventuelles augmentations de salaire, elles ont été réservées à quelques happy few. Malgré les bons résultats globaux en 2018 (3,9 milliards d’euros), les enveloppes ont au mieux été stables (dans le réseau) et au pire ont plongé de 40% (chez MARK/FICC). Les annonces, parfois brutales, ont de plus généré un florilège de dérapages ou de discriminations. Si besoin, vous pouvez retrouver les  dernières statistiques publiées sur le sujet (fixe et variable) sur notre site. Des comportements parfois inappropriés prohibés par le nouveau règlement intérieur de la SG (publié le 1er mars) et dont certains pourraient générer des sanctions : «Tu rentres de congé maternité… tu ne veux pas du variable en plus ?», «Tu étais en mobilité», «Je dois cutter 10% de l’activité…ton bonus va t’aider à réfléchir ! Tu sais ce qu’il te reste à faire !»… Bref, une nouvelle démonstration du célébrissime Esprit d’équipe. Et nous allons donc intervenir auprès des responsables concernés, à chaque fois que vous le jugerez nécessaire, pour leur permettre de corriger leur erreur, avant qu’elle ne devienne une faute qui pourrait générer une sanction… et pas financière, celle-là !          

SG LOW COST
Y aurait-il un lien direct entre les économies espérées par la Direction Générale et le fait que nombre d’entre nous n’ont plus de remboursement de frais de transport ? La question a sérieusement été posée dès mi-février lorsque nous nous sommes aperçus que la direction avait coupé – sans avertissement préalable - les remboursements plutôt que de demander éventuellement des explications nécessaires sur les justificatifs. D’autant que les justificatifs sont bons la plupart du temps. «C’est une question technique…» nous avait répondu la direction. C’est bien ce qui nous inquiète, au-delà de la radinerie, il y a la « technique » (qui a souvent bon dos !). Elle coûte également cher aux salariés qui en subissent en plus les aléas.

IRRESPONSABLES
C’est le terme repris dans le communiqué  interne pour qualifier l’annonce des chiffres de suppressions de postes qui ont fuité dans la presse il y a 15 jours et qui ont animé quelques rédactions pendant plusieurs jours. En attendant, la CGT a rédigé un «4 pages» – factuel et synthétique – des différents dispositifs contenus dans l’accord emploi soumis à la signature le 13 mars. Ces dispositifs sont un «socle» des mesures qui pourraient être déclenchées en fonction des «échanges» direction – syndicats dans le cadre des réorganisations à venir sur quelques activités et qui vont se tenir en amont des consultations obligatoires des instances représentatives du personnel. Ce « 4 pages» (disponible sur le site ou sur simple demande) a généré une multitude de questions-réponses que nous allons publier sous forme de  FAQ sur notre site internet/intranet. Enfin, au-delà de la transparence et de l’utilité que beaucoup y ont trouvées, il sert aussi à permettre la consultation organisée par la CGT pour savoir s’il faut – ou pas – signer cet accord. Conformément à sa pratique constante, la CGT vous donne la parole avant de signer quoi que ce soit. Et c’est bien votre propre avis qui fera que nous serons signataires ou pas, puisque c’est bien vous qui êtes concernés au premier chef.

Le fichier PDF avec le 1er dessin  / les fichier PDF avec le second dessin  (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

natio 22 mars 2019 v3

 cgtvariable m

LA GRANDE REVUE
Les activités de la BFI sont toutes passées au crible pour marquer celles qui vont être revues, réduites ou fermées. Tels que présentés par Séverin Cabanes au CSEC, les critères de tri sont un joyeux mélange d’analyse fine de l’allocation de capital au regard du rendement (sans plus de précisions), de maintien de la relation générale avec le client et d’attention aux synergies possibles avec le Groupe. En arrière-salle, la situation semble plus compliquée. Comme toujours, ce serait plutôt la foire d’empoigne habituelle. Les activités de marché ont en effet déjà subi plusieurs coupes claires ces dernières années et nombreuses sont celles qui ont déjà du mal à maintenir une taille critique permettant d’être crédible auprès de leurs clients. Les discussions sont donc serrées. Lors du PSE de 2012, il avait fallu peser très lourdement pour maintenir certaines activités de financement qui font aujourd’hui les beaux jours de la banque. Les coupes de 2016 ont quant à elles déstabilisé l’équilibre général des salles de marché, en concentrant davantage le poids de coûts fixes toujours plus lourds. Il est à craindre que les 500 millions d’économies supplémentaires n’aggravent encore la situation. Séverin Cabanes a répondu à la CGT – sans préciser l’ampleur, ni le périmètre du séisme qui se prépare - que la direction nous reviendra dans 4 à 8 semaines avec des plans plus précis. Comme l’a écrit J-F Grégoire aux équipes concernées : «Si une bonne stratégie de gestion des coûts est essentielle, elle doit aller de pair avec une stratégie d’augmentation des revenus ». Or au cours des dernières années, la première s’est faite au détriment de la seconde. Il a aussi prévenu : « Les mois à venir seront difficiles, mais aussi excitants ». Il n’est pas certain que les annonces des éventuelles révisions individuelles de salaires et l’évolution des variables le soient dans le bon sens.     

LES PÉPETTES
La direction a confirmé aux élus du CSEC qu’un PMAS avait été validé par le Conseil d’Administration et devrait être possible en 2019. La communication reste très contrainte, mais tout devrait être précisé bientôt. La CGT a aussi saisi l’occasion de la présence de Séverin Cabanes et de Caroline Guillaumin au CSEC pour demander le déplafonnement de l’avance logement. Vu le cours de l’action SG, les salariés, qui ne peuvent pas compter sur leur PEE pour financer leur acquisition, pourraient bénéficier d’un plafond plus élevé du dispositif d’avance logement. Déjà utilisé notamment en 2012, ce dispositif avait été bien utile et apprécié. Qui a dit qu’on ne contribuait pas à l’amélioration du baromètre employeur ?

CONSTRUIRE L’AVENIR
Le projet d’accord Emploi « finalisé » a été envoyé le 20 février (cf notre site). Beaucoup de blabla dans les 48 pages, mais aussi des dispositifs qui encadrent les PSE, les indemnités de départ, la mobilité, l’amélioration des départs en retraite anticipés en tous genres. Nous y avons fait inscrire le cadre dans lequel une mission peut être effectuée et fait préciser la nécessité d’un avenant si elle modifie les éléments du contrat de travail. Nous sommes revenus, bien seuls, sur la nécessité de prendre en compte le variable dans le calcul des indemnités de départ. Il y a 10 ans, les autres syndicats s’y étaient opposés. Petit progrès depuis, les salariés qui ont plus de 20 ans d’ancienneté en bénéficient. Mais ils sont les seuls. La direction a toutefois précisé : «c’est un point qui fera l’objet des négociations locales en cas de départs volontaires». Un message clair pour bien choisir vos représentants lors des élections.

Le fichier en PDF  (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

cgtfonde

LES GRANDES MANŒUVRES
Gageons que la paix sociale régnera quelques semaines encore, au moins jusqu’à la fin des élections dans les services centraux. Tandis que se déroule la revue des activités susceptibles de subir des coupes claires, la direction ne va pas mettre le feu aux poudres et les annonces devraient être gelées. Il ne faudrait pas risquer une issue redoutée dans les élections. En 2013, le scrutin a reconnu le travail effectué par les délégués de la CGT lors du PSE «historique» de SGIB et son rôle pour mettre fin au projet Roméo (plan massif de licenciements individuels). En 2016, le projet Mikado (externalisation d’activités B.O) s’était soldé par 70% de voix pour les candidats CGT dans le secteur concerné. Il faut dire qu’a contrario de la CGT qui le combattait et obtenait le droit des salariés de rester à la SG, certains syndicats avaient fait venir le DRH d’Accenture pour vanter les conditions du transfert à ceux qui acceptaient l’aventure. Ils ont largement déchanté depuis. En 2019, après la saignée en cours dans le réseau, les nuages s’amoncellent à nouveau sur les services centraux. Les prochaines élections seront donc un moyen de manifester notre rejet d’une stratégie qui se résume aux économies et suppressions d’emplois. C’est parce qu’en 2019, la direction favorise toujours ces interlocuteurs plus malléables, que nous vous invitons au contraire à vous inscrire, sur notre site, à notre comité de campagne pour soutenir nos candidats qui mèneront la bataille dès le mois prochain… et pour les 4 ans qui viennent. Pour l’heure, la stratégie décroissante de la direction va encore se solder par des annonces de bonus et variables «discrétionnaires» en baisse (en dehors de BDDF). Attention, le variable n’est garanti qu’au moment où il est effectivement versé sur votre compte. Toute velléité de départ entre l’annonce et la paye versée fin mars entraînera la disparition immédiate du variable. Enfin, concernant la négociation Emploi, 7 heures de plus ont permis de revoir l’ensemble du projet sur la mobilité, les départs volontaires, les pré-retraites diverses et variées (cf notre site). En principe, cet accord est censé gérer en douceur les suppressions d’emplois décidées par ailleurs. C’est toute la question quant à la justification de celles à venir. Il reste encore une réunion le 19 février pour fixer les curseurs financiers.    

SALUT L’ARTISTE
Depuis 2003, chaque vendredi, nous attendions de rire de son dessin de la semaine (et pour certains de le comprendre). Son trait de la semaine était élégant, toujours pertinent dans le message et impertinent à souhait. Il avait dit l’an dernier, «j’arrête à 700 dessins». Il avait plein de projets pour la suite, pour lui et ses jeunes enfants. Sans avoir jamais cru à cette menace, ni jamais accepté cette idée, pour couper court à ces discussions, nous lui disions : « tu es compétence indispensable». Il en riait. Il avait donc travaillé à sa relève et commencé à donner quelques enseignements à ses «disciples». Il n’aura jamais failli pendant 15 ans, depuis 2003. Chaque jeudi soir, il nous livrait son dessin de la semaine. La maladie lui aura donné raison une dernière fois. François Ganne est décédé vendredi à 15h53. A l’heure où partent habituellement les infos de la CGT et son dessin. Celles-ci auront maintenant un teinte différente et il nous manquera, bien au-delà de ces publications. C’était un fidèle, parmi les fidèles. Malgré son caractère et sa volonté d’indépendance. Un membre de la famille CGT Société Générale vient de tirer sa révérence. Même s’il n’aurait pas vraiment apprécié que nous soyions tristes, sa brusque disparition est un vrai vide. Certains sont morts à cause de leurs dessins, d’autres ont dessiné jusqu’à bout de force. Celui de cette semaine porte le numéro 701.

Le fichier en PDF  (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

hommage francois lartiste 5
hommage francois lartistev2

Comme la plupart des gens, j’avais d’abord connu les dessins avant de connaitre l’homme.

Cela doit remonter aux années 2013, l’année de mon premier mandat au CE des Services Centraux Parisiens. Pour ceux qui ne sont pas familier avec l’organisation de la Société Générale, les Services Centraux concentrent les fonctions névralgiques de la Banque. Sont exclues la partie Banque de détails et ses fonctions de support ainsi que les filiales.

Au cours des premières années qui avaient suivi les élections de 2013, où la CGT remporta la première place dans les Services Centraux, nous avions mis en place des réunions périodiques qui rassemblaient nos élus autour, soit d’un thème soit suivant les instances auxquelles le mandat des élus se rapporte, DP, CHSCT ou CE… Ce type de rencontre avait pour but de permettre aux élus de partager leur connaissance et de se tenir au courant de l’actualité dans leurs périmètres. C’était ainsi que j’ai appris petit à petit à connaitre François. Son premier trait de caractère qui marqua mes souvenirs fut sa discrétion. Il m’avait fallu un certain temps pour associer l’auteur des dessins à l’homme que je côtoyais. Bien que ses dessins fussent très appréciés, il n’en faisait rarement, pour ne pas dire jamais, l’étalage de manière spontanée. Nos relations étaient très cordiales, un peu distantes et principalement basées sur le travail. A l’époque, j’avais la charge de coordonner l’action de nos élus dans l’instance de Délégation du Personnel. A ce titre, j’avais la possibilité d’échanger avec chacun des élus de manière assez régulière. Peu à peu, m’était apparu un second trait essentiel de François, son indépendance d’esprit. Quiconque approchant François, notera immanquablement la construction de sa pensée tout à fait autonome et originale. Plus tard, lorsque j’eus pu le connaitre d’avantage, je compris que cette autonomie s’étendait même à ses habitudes les plus élémentaires y compris dans la façon dont il s’alimentait. C’était bien plus qu’une autonomie dans la manière de penser, c’était sa manière de vivre.

Le temps passant, nos relations prenaient une autre tournure, non pas plus personnelle mais que je qualifierais de plus personnalisées. Elles reposaient toujours sur le plan professionnel mais nous comprenions de mieux en mieux nos spécificités réciproques. Je louais la pureté de ses traits, la pertinence de son regard et l’impertinence des mises en scène. Je lui disais que j’appréciais la finesse de son humour. De son côté, il appréciait mon calme, même si je lui disais que je suis un faux calme. A plusieurs reprises, il m’avait même gratifié, en début de phrase  « Toi qui es un sage …. », ce qui, malgré une véritable modestie nécessaire de ma part, me remplissait de joie.

Avec le recul, je crois que c’était la musique qui nous avait finalement rapprochés pour de bon. François avait l’habitude de réserver une fois par semaine, en début de matinée, la salle de musique équipée d’un piano se trouvant au rez-de-chaussée. Après avoir travaillé ses morceaux, Il passait à notre Permanence pour bavarder un peu avant de remonter à son bureau. Le hasard de la vie avait fait que quiconque vient à la « Perm » passe forcément devant mon bureau, c’est là, un de mes privilèges. François avait pris l’habitude de s’arrêter et d’échanger avec moi, en quelques minutes, sur tout et rien. Bien entendu, on en arrivait à la musique. Il me parlait de ce qu’il aimait et de ce qu’il jouait. Il me parlait de ses difficultés techniques, de sa Prof qui le poussait vers l’excellence avec une discipline « Soviétique », de ses quatre mains avec elle. On parlait de Satie, de ses Glossiennes et ses Gymnopédies, de son minimaliste qui est une véritable invitation au rêve. On parlait également de Chopin, de ses Nocturnes qu’il composait tout le long de sa vie ; Moi, pour dire que je détestais. Je trouvais que la mise en scène des passions tristes était sordide, même avec le génie de Chopin. François, au contraire, l’adorait. Il appréciait, ce que j’appelais par moquerie, « Le Drame en bocal », le déchirement de l’âme tiraillé par l’amour et la mélancolie, de l’extrême bonheur à la pire souffrance, sublimé par la musique de Chopin. Mais c’était Bach qui nous mettait tous d’accord. On parlait du Clavier Tempéré et on finissait souvent nos conversations par le baptême de feu de tout interprète au piano, Les Variations Goldberg. Sans le vouloir et progressivement, nos conversations devenaient intimistes simplement parce qu’elles étaient animées par des parcelles intimes de nos âmes. Du sujet de conversation à notre état mental, nous avions trouvé une jonction entre nos mondes intérieurs. On se sentait proche intellectuellement.

Cette nouvelle proximité nous avait ouvert à des sujets ignorés jusqu’à présent, François me parlait souvent de ses enfants. Il lui arrivait de nous montrer, non sans une fierté certaine, les photos de ses enfants. Deux jeunes garçons aux cheveux roux, coiffés d’une casquette. En ses occasions, je riais de joie, tellement la ressemblance était frappant entre père et fils. Il me parlait également de son grand garçon, qui avait déjà l’âge d’un jeune homme. Puis venaient les anecdotes sur sa femme, qui dessinait également. J’avais déjà noté que parfois on avait une autre signature que celle de François sur le dessin de la semaine mais sans savoir qui s’y cachait derrière. Ma véritable rencontre artistique, ou plutôt émotionnelle, avec la femme de François fut à l’occasion de l’illustration du Radeau de La Méduse. J’avais une relation assez étrange avec ce tableau. Littéralement, j’ai grandi avec lui. Non pas grâce à de précoces connaissances sur la nature humaine mais il se trouvait qu’à Grenoble, la ville de mon enfance, on avait construit en 1969, un centre commercial, baptisé Grand’ Place. Etrangement, les propriétaires du centre commercial avaient commandé en 1975, à une association d’artistes, la coopérative des MALASSIS, 11 immenses fresques couvrant la façade, côté rue, 11 variations sur le tableau de Le Radeau de La Méduse.

grenoble

Une des 11 fresques devant Grand’ Place, Grenoble

 

radeau_medusePNG.png

Dessin de la Semaine du 1er décembre 2017

 

Etant donné que Grand’ Place avait été longtemps le seul centre commercial de la ville, tout le monde connaissait bien les fresques et, par ricochet, le tableau de Géricault.

Depuis des années, les plans stratégiques de la SG, comme ceux des grandes firmes du CAC40, annonçaient monts et merveilles. Le « Transform to Grow 2020 », comme d’autres « Stratégie 2020 » n’enfermaient, au final, que des mesures de réductions de coût et en premier lieu, le salaire des employés. Le dessin du 1er Décembre 2017, inspiré du Radeau, avait été délicieusement détourné en « Transform to Flow ». Au-delà du tableau lui-même, le motif social de la Société Générale était particulièrement bien saisi avec une acuité cinglante. Alors que je le félicitais pour le dessin, François m’avait répondu que c’était l’œuvre de sa femme et qu’il avait trouvé étonnant qu’elle l'ait fait entièrement par ordinateur. Depuis, l’image de cette femme que je n’avais jamais rencontrée fut indissociable à l’esprit vivace qui avait si bien compris une certaine situation et qui l’avait si bien exprimée.

De temps en temps, on partageait également nos programmes de weekend. Il me disait qu’il avait hâte de retrouver ses enfants dans sa maison de campagne. Il me parlait également de son chat, une femelle, qui passe toute la semaine à la campagne et qui se sentait plus chez elle que lui. Il me racontait qu’il affectionnait les travaux domestiques comme s'occuper du linge de ses enfants ou faire ses courses. En plus de la douceur qu’il dégageait, il y avait chez lui quelque chose d’élégant dans ses gestes et dans sa manière d’être, j’aimais à l'imaginer dans sa maison, ayant troqué ses chaussures pour des bottes, comme un châtelain dans son domaine. J’eus appris également sa passion pour l’encadrement d’art, domaine dans lequel il avait acquis une solide connaissance grâce à son CAP dont il était très fier. Il disait qu’il comptait y investir plus de temps, plus tard, disait-il, sans autre précision.  

Nos dernières séances de travail remontèrent au mois de décembre 2018. A la CGT, nous étions particulièrement préoccupés par la mise en place de nouvelles organisations du travail par la direction sans qu’elles nous aient été présentées de manière détaillée. Les impacts étaient énormes en termes de processus de travail et d’ordre hiérarchique. Pour nous aider à rentrer dans le sujet, j’avais invité un expert du sujet, agile@scale, pour nous faire une présentation. Nous étions une quinzaine d’élus face à un sujet nouveau, dense et urgent. Comme organisateur, mon souci était d’exploiter au maximum les deux heures que l’expert nous accordait. Je demandais aux élus de bien vouloir laisser l’expert dérouler tout son exposé avant de passer aux questions. Mais les élus présents étaient si intéressés par le sujet qu’ils posaient une multitude de questions, déviant ainsi, peu à peu, l’exposé de son plan initial. Je surveillais constamment ma montre, d’inquiet, je passais à nerveux. Quelques jours, avant, dès mon annonce de la réunion, François semblait très intéressé par le sujet. Je me souviens de m’être dit que c’était un peu curieux que François s’intéressait à un tel sujet, si technique, et au même moment je comprenais que ma surprise n’était que l’ignorance face à l’inconnu. Pendant la présentation, nous étions assis côte à côte, François était particulièrement animé. Il prenait des notes et buvait la parole de l’expert. Régulièrement, il intervenait pour demander une précision ou une explication. Au bout d’un moment et voyant ma tête d’anxieux, il commençait ses interruptions par dire, « Je suis désolé mais je ne peux suivre s’il y des choses que je ne comprends pas ». Au trois quart de l’exposé, je voyais qu’on était si en retard par rapport à ce qui était prévu qu’on allait devoir organiser une deuxième séance et c’est ce qui fut fait par la suite. Depuis quelques minutes François qui était silencieux. Puis soudain, il ressurgit comme dans un éclair : « Je viens de comprendre le concept ! Agile@scale s’applique à l’ensemble des métiers et non seulement dans l’informatique…». A la fin de la séance, lorsque nous sommes sortis de la salle, François s’approcha de moi :

François : Désolé, j’ai trop parlé, mais je ne peux pas suivre sans comprendre.

Moi : Pas de soucis, t’étais dans le sujet. Mais t’as remarqué que tu n’interviens pas que quand tu ne comprends pas, tu interviens aussi quand tu comprends.

Il me regarda puis, tous deux, on avait éclaté de rire.

Avec l’arrivée prochaine des élections des Centraux en avril 2019, nous étions particulièrement préoccupés par nos communications. La question était : Comment convaincre des salariés de voter pour la CGT. Depuis longtemps, j’avais compris l’impact communicationnel des dessins de François. C’était plus que notre signature, son personnage était un médiateur, un lien vivant, entre nous et les salariés. J’avais fait part de mes sentiments à François et je le sollicitais pour qu’il fasse des affiches autonomes pour notre campagne. « T’as pourri ma soirée, je vais y penser sans cesse maintenant ! » me dit François en acceptant. Il avait accepté mais non sans condition, il souhaitait associer les deux nouveaux jeunes disciples au projet. Depuis un certain temps il avait projeté de « passer la main », un jour, aux jeunes. Il les avait encouragés à trouver leur propre style, leurs propres personnages, bref leur propre personnalité. Il tenait particulièrement que ce projet soit réalisé conjointement par tous les dessinateurs.

Nous avons échangé nos derniers mots le vendredi 25 janvier 2019, en fin d’après midi, juste avant le weekend où il avait appris sa maladie. Lui et moi, on partageait une autre passion que la musique, même si on n’avait pas du tout le style règlementaire de la discipline. On avait tous deux une moto de grosse cylindrée, lui une Harley 1200 et moi une sportive 1000, une moto qui dépasse les 300 km/h en vitesse de pointe. Au début de cet hiver, on se plaignait tous deux du froid qui gelait nos mains et qui rendait notre pratique des deux roues carrément dangereuse. Un jour, il débarqua avec son « astuce du jour » : Pour ne pas avoir froid aux mains à motos en hivers, il faudrait mettre une paire de gants d’infirmière en latex en dessous des gants de motos ! Manque de peau, il n’en avait pas. A défaut, Il me racontait qu’il mettait ses gants de vaisselle en caoutchouc... L’imaginant avec ses gants de vaisselle sur son Harley, je n’avais pas pu m’empêcher de rigoler, lui aussi ! tout en soutenant mordicus que c’était « très efficace ! »

Lundi 28 janvier 2019, j’appris qu’il débutait son traitement le jour même. Après un petit moment de réflexion, je lui avais envoyé un message SMS pour lui dire tout mon soutien et que j’étais là s’il souhaitait discuter. Je n’avais reçu aucune réponse mais je ne m’en préoccupais pas, le chamboule-tout de la vie avait été trop brutal pour François.

Le mardi soir, j’avais croqué François en Bruce Lee, histoire de lui dire : « Sois fort et bats-toi mon pote ! », je l’avais mis sur FB de la CGT SG, sans commentaire.

 

FGPNG.png

 

Le vendredi 8 février 2019, dans l’après midi, la journée était quasiment finie, nous avions fait ce qui était à faire, les « Infos de la semaine » étaient imprimées, la « Newsletter » était publiée en ligne et envoyée à quelques dizaines milliers de salariés partout en France, sans le dessin de François cette fois là. L’atmosphère était calme et studieuse, j’étais en train de rédiger un email lorsqu’Isabelle m’a appris l’impensable, François n’est plus. Je me suis senti plongé dans une espèce de vide intérieur, puis vinrent les pensées pour sa famille, sa femme, ses enfants.

----------------------

Spinoza, Ethique, Livre 5 Proposition 29

« Quicquid mens sub specie aeternitatis intelligit, id ex eo non intelligit quod corporis praesentem actualem existentiam concipit sed ex eo quod corporis essentiam concipit sub specie aeternitatis. »

Tout ce que l’Ame comprend sous l’espèce de l’éternité est ainsi compris non pas parce que l’Ame conçoit l’existence actuelle et présente du Corps, mais parce qu’il conçoit l’essence du Corps sous l’espèce de l’éternité.

Paris, le 13 février 2019,

Pham Phu Cuong.

LA VAGUE DE TROP ?
La veille de l’annonce des résultats et de la nouvelle purge, Frédéric Oudéa recevait les organisations syndicales. Après une rapide présentation des résultats des 3 pôles, la discussion a essentiellement porté sur la nouvelle vague d’économies. Il s’est appesanti un peu plus sur les résultats de GBIS, très bons sur les financements et le conseil, mais en recul de 19% pour les activités de marché (-30% chez FICC et -15% pour les dérivés actions). Le recul est encore plus brutal à la BNP, - 40% sur les activités de marché, avec une répartition inverse -70% sur les actions mais seulement -15% pour FICC. Le DG s’est ensuite étendu sur les anticipations de la direction concernant la conjoncture économique et les contraintes réglementaires qui génèrent des craintes pour 2019 (et plus encore pour 2020) et aboutissent à l’«ajustement stratégique» présenté au marché. Si la trajectoire pour les réseaux français ne va pas être infléchie, en revanche le DG nous a annoncé un changement de stratégie dans les activités de marché. Ces dernières devront réaliser 500 millions d’euros d’économies supplémentaires d’ici à 2020 et l’effort portera avant tout sur les activités FICC et les fonctions supports associées. Si la revue des activités frappées et son impact sur l’emploi ne sont pas encore achevés, nul doute que cela pourrait générer un désengagement très significatif de ces activités. L’impact sur l’emploi sera certainement important, mais nous ne disposons pas encore de vue sur le sujet. Le directeur général a promis une série de réunions de concertation afin de discuter non seulement des perspectives économiques mais aussi de la gestion sociale de ce choc. Il a réitéré son engagement à ne pas procéder à des départs contraints mais n’a encore donné aucune indication pour le reste. Il va sans dire que la CGT va peser, comme en 2012, pour éviter des coupes injustifiées, veiller à ce que les conditions des «mobilités externes volontaires» (sic) soient les meilleures possibles et que les directions ne choisissent pas au cas par cas quels services pourront bénéficier des dispositions d’un futur accord emploi et lesquels seront contraints à des mobilités vers des fonctions qui recrutent en interne. Plus généralement, alors que nous faisions remarquer que les plans d’économie se succédaient sans que la situation ne se redresse vraiment, ni que les marchés soient convaincus par ces annonces, Frédéric Oudéa nous a répondu que le problème ne venait pas des réductions de coûts - toujours atteintes - mais des objectifs de croissance des revenus - toujours en-dessous des attentes. Mais c’est peut-être bien là que le bât blesse : les coupes successives ne seraient-elles pas justement la cause de cette incapacité à générer davantage d’activité et de revenus? En médecine, il y a bien longtemps que la saignée a été reconnue nocive pour les patients. Sans doute en est-il de même en matière sociale…

LA BANQUE DU DIGITAL
Si vous êtes abonné à notre newsletter et que vous attendiez impatiemment le compte-rendu de la négociation sur l’emploi de lundi, vous avez pu attendre parfois jusqu’à 4 jours pour recevoir le mail pourtant fait le soir même. C’est une vieille habitude de la maison. Dès lors qu’un plan social est dans l’air, la technique dérape suffisamment pour ralentir la diffusion des informations. Par 2 fois déjà, les serveurs SG où était logé notre site intranet ont crashé (malencontreusement ou opportunément..) sous le poids des consultations en ligne. Cette fois-ci, ce sont les mails qui mettent plusieurs jours à arriver aux abonnés. En attendant, les informations sont toujours disponibles sur notre site. Il faut préciser qu’échaudés, nous les avons logés sur nos propres serveurs.

Le fichier en PDF1 - PDF2   (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

natio 20 bis fevrier 2019 t20

cgt mails m24

DIAFIORUS

A quelques jours de la publication des comptes, les rumeurs de coupes sombres dans les effectifs et activités ont généré toutes sortes d’articles de presse. Après le profit warning émis il y a quelques jours, la question n’est plus de savoir si les résultats vont être accompagnés de mauvaises nouvelles, mais de connaitre l’ampleur de la nouvelle saignée – d’emplois ou rémunérations. Tels les médecins de Molière, la stratégie que nous subissons depuis quelques années repose sur des coupes plus ou moins aveugles. Ce qui a déjà dégradé les capacités de la banque. La diminution des résultats du 4ème trimestre de la BFI ne peut pas justifier la découpe de certaines activités, sauf à vouloir accélérer le déclin, et qui mène en partie aux résultats, alors que le dividende est d’ores et déjà garanti pour 2019. Les informations fiables et confirmées seront disponibles sur notre site intranet / internet.          

3 SECONDES CHRONO       

Dans le nouveau monde, le nombre d’appels téléphoniques à sa banque devait baisser. En tout cas, c’était le postulat du programme de transformation des CRC (centres d’appels du réseau). Sauf que ce n’est pas encore le cas cette année – tout comme les précédentes. Et le sous-effectif continue à faire sentir ses effets sur les collègues. La direction va donc « refaire » une revue de l’attractivité pour tenter de corriger la tendance. La responsable d’OTX, Sandrine Beltran est venue rendre compte de la situation devant les représentants du CSEC. Le nouvel outil qui prévoit 3 secondes pour réagir après chaque appel, avant qu’un nouvel appel soit transmis.  « Ca a été corrigé et validé par les pilotes». Ah bon ? En fait, il a été effectivement dit à certaines équipes que le timing passait de 3 à 7 secondes. Mais, le « correctif » n’est pas à la hauteur des attentes. Ce n’est pas ce genre de correction qui va permettre d’améliorer l’attractivité. Il y a, par contre, des propositions concrètes et réalistes que les représentants CGT ont formulé ces derniers temps dans les 4 CE concernés. Nous allons demander un entretien avec la direction d’OTX pour avoir une vraie discussion, avant que les conditions de travail ne se détériorent encore un peu plus, que l’image se dégrade, que la pression déborde et que les démissions augmentent encore. Il y a urgence.

UN P'TIT MIEUX?

Alors que la CGT a obtenu, à la Société Générale, le paiement des jours de carence (les 3ers jours d’arrêt maladie) par l’accord salarial de décembre 2016, nous avions demandé un suivi sur le nombre de maintiens de salaire dans le cadre de la note 1513 (spécifiquement en cas de maladie listée dans la note) ou via le dispositif interne de RSE (rétablissement de solde entière). La suppression du comité social par la direction et du rapport élaboré par le service social générait un brouillard complet. A l’occasion du débat de la commission du CSEC sur le sujet, nous avons demandé – à nouveau - la mise en place de la subrogation (rémunération versée directement par la SG et non plus par l’intermédiaire des indemnités journalières de la Sécurité Sociale), dispositif refusé jusqu’à maintenant par la direction. Avec la mise en place du prélèvement à la source, certaines banques viennent de le mettre en place… et c’est un dispositif réclamé depuis longtemps par les salariés et leurs représentants.

Le fichier en PDF1 - PDF2 - PDF3 (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

 

 

cgt t natio 19bis janvier 2019

cgt634 sucrette

cgt crc m23

E=MC2
Contrairement à une idée reçue, la participation à la mobilisation du 14 décembre ne devrait pas plomber votre variable – bien au contraire. Le mouvement aura eu des effets bénéfiques et collectifs. Certes la mobilisation des salariés n’aura malheureusement pas empêché la signature d’accords qui amputent nos primes médailles du travail et nos indemnités de fin de carrière, mais elle aura permis une prise de conscience par la direction du niveau de ras-le-bol. Cela vaut particulièrement pour le réseau où, la consigne a été donnée de revoir à la hausse les enveloppes du variable. La situation est beaucoup plus incertaine dans les services centraux, où les arbitrages sont en cours et s’annoncent très douloureux. Nous avions bien obtenu de la direction qu’une négociation s’ouvre sur les critères d’attribution du variable, « discrétionnaire » - pour ne pas dire carrément arbitraire et foncièrement inéquitable. Mais pour l’heure, signer cet engagement avec la direction n’a pas suffi. Il faut qu’elle se décide enfin à ouvrir les discussions et que, pour changer de l’année dernière, ce soit sur la base de données précises et en bonne foi. Les «annonces 2019», prévues fin février, pourraient être une autre «prise de conscience». Celle de la nécessité d’y avoir travaillé … avant.

REFAIRE LE MONDE
Frédéric Oudéa était annoncé à Davos, avec la ministre du travail, Murielle Penicaud et quelques patrons venus refaire le monde (sans que rien n’y change véritablement, à part le déséquilibre entre les plus riches et les plus pauvres et la montée des populistes). Carlos Ghosn – absent excusé – avait participé l’an dernier à une session pourtant prometteuse : « Vers un meilleur capitalisme ». L’avenir en a décidé autrement.

ACCÉLÉRATION
Faut-il voir un lien entre notre critique du rythme sénatorial des négociations Emploi et l’avalanche de nouvelles dates de réunions ? Quoiqu’il en soit, Février sera déterminant sur les conditions de départs des «séniors», des éventuels plans de départs volontaires dans le cadre des réorganisations, mais aussi sur les dispositifs de mobilité. Les dates qui ont été planifiées ne seront pas de trop pour arriver à un accord équilibré comme ce fut le cas en 2013 et en 2016. A la direction maintenant de se montrer plus constructive qu’elle ne l’a été ces derniers mois.

FONDS DE TIROIRS
Alors que la hausse du carburant, la ponction fiscale sur les transports et, plus généralement, la perte de pouvoir d’achat subies par la majorité des Français ont déclenché le mouvement des gilets jaunes, la baisse des remboursements de transport à la SG fait mesquin. C’est précisément ce que la CGT avait expliqué fin 2018 lorsque la direction nous avait présenté sa volonté de diminuer de 7.63€ à 4€ la prise en charge des transports - après avoir grappillé quelques centimes d’euros sur les cantines des centraux. Plutôt que d’assumer la charge fiscale réclamée par l’URSSAF (au-delà des 4€), la direction a décidé de réduire la prime mensuelle pour 16.147 salariés. Gain de cette nouvelle opération : 1 million €/an. Un irritant et une mesquinerie de plus pour les salariés concernés. Certes, l’épisode est sans commune mesure avec les centaines de millions économisés sur les médailles du travail et les IFC, mais cela témoigne d’un état de santé inquiétant et de l’art de transformer un coût en gain… pour la direction.

Le fichier en PDF1 - PDF2 - PDF3 (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).
cgt701 remuration variable

 cgt tax m22

cgt natio18 janvier 2019 t17

27 NUANCES DE GRIS
A quelques jours de l’annonce des résultats, les bons vœux se sont en plus entremêlés avec les retours du Baromètre Employeur. La «participation solide» (74%) rend les enseignements plus forts et la nécessité d’y remédier incontournable. Les orientations stratégiques sont contestées et de moins en moins soutenues. L’engagement est en berne. Les restitutions en cours dans les différentes BU/SU ont au moins le mérite de relativiser l’argument choc utilisé l’an dernier : «on ne vit pas la transformation de la même manière partout, c’est donc la faute ou la responsabilité du manager». Cette fois-ci, les résultats sont mauvais partout … ou presque. Du coup, premier effet, hasard ou pas, le prestataire qui faisait l’enquête va changer. Exit Ipsos, la prochaine sera faite par BVA. En attendant, comme l’a dit Caroline Guillaumin lors des vœux à la filière RH, il faudra bien en tirer des enseignements : «tenir compte des attentes en terme de proximité des différentes BU, s’attaquer aux irritants pour améliorer significativement l’attractivité (interne et externe) et enfin, savoir s’adapter pour anticiper l’avenir». Des attentes que nous partageons pleinement, même si pour les représentants du personnel, le sort qui leur est réservé est aux antipodes. Ce n’est pas avec un seul CSE (ex-CE) de 35 élus pour 27 BU/SU et 20.000 salariés qu’on va améliorer la proximité dans les centraux !

DUO SUR CANAPÉ
La négociation de l’accord sur l’emploi 2019 - 2022 aura été l’occasion d’officialiser le retour de Frédéric Clavière-Schiele, revenu d’ALD pour «épauler le directeur des relations sociales». Cette troisième réunion a permis d’aborder le «contrat de génération» et surtout de confirmer les conditions des dispositifs «Congé professionnel» et des «mi-temps seniors» (départ anticipé, rémunéré à 70% de la RAGB et de la moyenne des 2 derniers variables, 2 ans avant la retraite à taux plein, ou 3 ans en cas d’activité avec une association caritative - cf l’accord sur notre site – page 26). Nous avons demandé que soit bien précisé que la SG prend en charge sa part des différentes cotisations vieillesses lorsque le salarié maintient sa part de cotisations. Dans le contexte actuel, où les pensions de retraites font dans certains cas l’objet de retenues (sans parler de la ponction faite via la CSG), nous allons être vigilants sur ce point pour améliorer le dispositif. Concernant le «contrat de génération», les incitations fiscales ont disparu en même temps que l’obligation légale de veiller à l’emploi des jeunes et des séniors. Ce n’est pas pour autant que ces questions ont disparu. Bien au contraire. Mais ce qui a changé depuis 2013 ou 2016, c’est que la direction n’a pas tant un problème de sureffectif à gérer … qu’une véritable hémorragie de démissions à corriger par l’attractivité.

CARTON ROUGE
Alors que la signature par le SNB et la CFTC des accords revoyant à la baisse drastique certains avantages sociaux va permettre à la direction de compenser en partie les trous provoqués dans les résultats par la vente à la casse de quelques filiales, cette dernière a déposé un autre dossier au CSEC (ex CCE) au sujet du régime de retraite sur-complémentaire des cadres HC. Constatant la même opacité de la direction que pour les montants globaux des économies attendues sur les primes des médailles du travail et sur les indemnités de fin de carrière, les élus du CSEC (sauf SNB et CFTC) ont voté une procédure de délit d’entrave et ont décidé d’obtenir du juge la clarté nécessaire sur ces épisodes.

Le fichier en PDF1 - PDF2 - PDF3 (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

 cgtcontgener m21

 

AVEC LE TEMPS…VA.
Fin octobre, il y avait 8 699 télétravailleurs à la SG. C’est le bilan présenté lors de la commission paritaire sur l’accord Télétravail. Soit une bonne progression : près de 2 000 nouveaux accédants en 2018. En tant que signataire, la CGT a rappelé quelques engagements arrachés à la direction et qui semblent s’estomper avec le temps : le télétravail reste un pré-requis au déploiement du flex et il ne peut y avoir moins de capacité d’accueil de postes dans les quartiers que de salariés – télétravailleurs ou non. Nous avons demandé la cartographie des services en flex et ceux en télétravail, histoire de vérifier que les engagements sont bien tenus.

#EMPLOI 2023
Au rythme sénatorial, la 3ème réunion de négociation sur le renouvellement de l’accord emploi va s’ouvrir le 16 janvier. Après avoir fait le bilan de l’accord en novembre et celui de la mobilité en décembre, la négociation avance … mais pas très vite. Que l’on ne s’y méprenne pas, les enjeux sont pourtant élevés. C’est dans cette phase de discussion triennale que l’on fixe les curseurs et les process de mobilité, les conditions dans lesquelles se font les réorganisations et les garanties qui encadrent les plans sociaux (barèmes et autres). Pour l’heure, il aura fallu insister pour avoir un engagement plus ou moins ferme que l’avenir ne se fera pas sous la menace de licenciements contraints. Il faudra aussi être solide comme un chêne pour obtenir que les garanties apportées aux salariés soient inscrites clairement noir sur blanc pour affronter les turbulences qui s’annoncent.

CARTON ROUGE
Vous nous avez suffisamment entendus dénoncer les ordonnances Macron et notamment l’instauration des fameux « barèmes prud'homaux » (qui plafonnent - très bas - les indemnités et donc les risques pour l’employeur en cas de litiges) pour que nous boudions notre plaisir de partager avec vous l’annonce de 4 jugements récents de tribunaux de prud'hommes qui actent ces barèmes comme « non-conformes avec le droit européen ». Ce sont 4 bonnes nouvelles car les entreprises – SG compris – avaient déjà revu à la baisse les montants mis sur la table dans le cadre des négociations lors de départs contraints. Quand les dérapages du «nouveau monde» sont rattrapés par le droit, on ne peut que s’en réjouir. Et tant pis si cela fait «has been» de défendre avec détermination les salariés.

HARCELEMENT
Dans le cadre de la lutte contre les comportements inappropriés et le harcèlement, la direction nous a présenté ses nouvelles politique Groupe et procédure qui en découle. La CGT a demandé, et obtenu, de Caroline Guillaumin, la transparence nécessaire pour nous assurer que la machine ne s’emballe pas et qu’elle ne devienne pas un permis de licencier. De même, la DRH Groupe a apporté des modifications au dispositif interne que nous demandions pour que les processus ne soient pas condamnés à l’échec (un salarié peut se faire aider et épauler par un représentant du personnel pendant les phases d’écoute et d’enquête, par exemple..). Mais il reste que la grève du 14 décembre à la SG avait reporté la rencontre avec la direction d’IGAD pour ajuster les process de l’inspection et qu’il est inconcevable que SSA (la direction des relations sociales) soit référente-chef des «enquêteurs auto-désignés par la direction ». SSA, gardienne du temple de l’impartialité et de la neutralité de la direction… on n’aurait pas autant ri depuis bien longtemps, si le sujet n’était pas aussi grave.

Le fichier en PDF1 - PDF2 (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

 cgt699 harcelement

cgt tltravail t15

MEILLEURS VŒUX 2019 
Toute l’équipe de la CGT Société Générale vous souhaite une très bonne année 2019. En tout cas, nous y contribuerons à la hauteur de nos responsabilités et de celles que vous nous confierez. C’est précisément parce que 2018 s’est terminée sous de mauvais auspices, et que 2019 sera l’occasion de fêter les 20 ans de l’échec de l’OPA hostile de la BNP, que notre vœux principal pour cette nouvelle année sera de ne pas vous faire confisquer vos choix et de rester maître de votre avenir. A ce titre 2019 est riche de promesses car avec une action SG qui avoisine les 27 euros, nous sommes dans les records historiques et dans la zone à risques maximum.

L’AVENIR, C’ETAIT DÉJÀ VOUS
Cette année sera donc celle de la commémoration des 20 ans de l’OPA ratée de la BNP lancée le 9 Mars 1999 dans le chaos social et l’inquiétude des salariés. L’irruption de ces derniers - actionnaires principaux - aura heureusement permis une issue positive en plein mois d’août, à laquelle la plupart avait déjà renoncé ou pensait perdue d’avance. Cette issue, défendue bec et ongles par la CGT SG, aura évité un bain de sang social. L’enseignement pour 2019 devrait être de prendre particulièrement soin des salariés. Mais ce ne sont pas les accords salariaux signés juste avant Noël, qui vont aider à se prémunir des mauvais coups à venir. Bien au contraire. D’ailleurs, Séverin Cabanes l’a justement relevé lors du dernier Comité de Groupe Européen. Interpellé par la CGT sur le manque de reconnaissance des salariés depuis 10 ans, il a déclaré qu’il convenait que «la force collective de l’entreprise est essentielle» et qu'à partir du moment où la BCE et les investisseurs considèrent qu'il y aura à l’avenir une consolidation bancaire européenne, la position de la direction est, qu'à ce moment là, SG devra être du bon côté de la fusion. «Je ne souhaiterais pas être responsable dans une fusion future de la disparition de la SG». Pour justifier la lutte contre la décote de l’action SG, tout est examiné. Quitte à rogner sur les avantages sociaux de ceux qui seront au final le meilleur rempart contre les exigences d’un actionnaire activiste ou pire, une nouvelle attaque.  

LES RAPETOU
Accepter le marché de dupes (une prime unique de 1.000 euros contre une perte d’avantages sociaux entre 4.000 et 10.000 euros sur les médailles du travail et les IFC) c’était donc prendre un gros risque sur l’avenir et un mauvais coup porté à chaque salarié – plus encore pour les cadres de moins de 50 ans. Or, seule la CGT a refusé de signer les accords. Dans ce contexte, l’annonce d’une «primette Macron» à 250 euros (au lieu des 1.000 euros défiscalisés) n’aura pas eu l’effet escompté – d’autant que les dividendes vont continuer de pleuvoir pour les actionnaires (2,5 milliards d’euros en 2019 ?). En dehors de la Une du Canard Enchaîné, elle sera, en interne, la cerise sur la bûche indigeste que la direction et la plupart des syndicats ont préparée la veille de Noël. La mobilisation des salariés du 14 Décembre et les pétitions (plus de 5.000 sur celle de la CGT) étaient pourtant un signal fort que les signataires et la direction auraient dû entendre. D’ailleurs, ces accords à peine signés, la direction a remis le couvert en envoyant aux syndicats un projet de réduction de la retraite des cadres HC. Et après ces avantages sociaux rognés, à qui le tour ? Dans ce contexte, nous vous proposons pour 2019 de nous rejoindre. Plus qu’une bonne résolution, c’est surtout une garantie contre les mauvais coups.


Le fichier en PDF1 - PDF2PDF3 (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

 CGT698 2019 an neuf

CGThny M20

CGT voeux T14

THE DAY AFTER    
Bien malin, celui qui, à l’heure où sont écrites ces lignes, peut anticiper l’ampleur de la mobilisation des salariés à l’appel de l’intersyndicale SG (CGT-CFDT-CFTC). Les tentatives, directes ou indirectes, de certains pour casser cette mobilisation n’ont jamais été aussi fortes. Les Amis de la Terre et les gilets jaunes ont provoqué le déploiement d’un plan de continuité de l’activité ... la direction a même donné leur journée à la plupart des salariés dont l’agence sera préventivement fermée ! Ce qui est certain, c’est que sans cette mobilisation, rien n’est possible et ce ne sont pas quelques récentes améliorations très à la marge qui vont saper notre détermination. Mais il convient maintenant de traduire cette mobilisation en monnaie sonnante et trébuchante. Si la direction veut avancer en toute loyauté, transparence et efficacité (et non enfumer les salariés de plusieurs milliers d’euros chacun), nous pouvons négocier de vraies propositions équilibrées, dignes de l’investissement que les salariés ont mis pour faire tourner la boutique contre vents et marées ! Pour construire l’avenir, nous avons ainsi proposé à la direction de renforcer nettement l'intéressement actuel afin, d’une part, de compenser les économies qu’elle souhaite faire sur les indemnités de fin de carrières (IFC) et de la médaille du travail, et d’autre part de renforcer l’attractivité de la banque en s’alignant sur les niveaux atteints par les établissements comparables. Chez ces derniers, intéressement et participation peuvent être de 3 à 5 fois plus importants qu’à la SG. Cette mesure innovante serait donc gagnante-gagnante et, de plus, profiterait aussi bien aux anciens qu’aux nouveaux embauchés.

…ET EN MEME TEMPS
Même Emmanuel Macron a du mal à faire se délier les cordons de la bourse de la SG quand il s’agit des salariés. Alors que sa prime défiscalisée pourrait monter jusqu’à 1.000€, Frédéric Oudéa nous annonce seulement 250€. Et encore, pas pour tout le monde ! il ne manquerait plus qu’il doive prévoir 10 millions de plus pour les salariés… En même temps, dans le même silence assourdissant, les entreprises – dont la nôtre - vont bénéficier du doublement des aides publiques (soit 40 milliards). Une fois au titre du CICE et une fois au titre de l’incorporation du dispositif dans les réductions de cotisations sociales. Les quelques jours qui restent avant la fin de l’année – fiscale - vont donc être déterminants sur ces 2 points (avantages sociaux et prime Macron). Il faut vraiment être dupe pour penser que cette primette distribuée en urgence peut compenser les avantages sociaux qui disparaissent un peu plus chaque année et la prime défiscalisée. Sinon, tout le monde a compris que c’est fromage et dessert.  

HOMMAGE DU VICE A LA VERTU
…enfin, si l’on peut dire. La direction nous a encore envoyé un rappel à l’ordre. Dans cette période troublée, où les «couches intermédiaires» n’ont pas encore disparu du «nouveau monde», malgré l’acharnement de certains, l’avenir passe par la transparence des débats et la conviction. La direction rappelle qu’il n’est pas toléré de partager par mail avec les salariés « les informations sur les négociations en cours »… Tu m’étonnes ! C’est tout l’enjeu du passage au nouveau monde et ce que réclame une bonne partie de la population : transparence et honnêteté. Il faudrait être encore naïf pour croire aux vieilles lunes de l’ancien monde : indépendance, neutralité, apolitique.

Le fichier en PDF1 - PDF2 - (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

CGT696 carton rouge

CGT Macron T13

CARTON ROUGE !
… ou gilets jaunes, décidément le nouveau monde reproduit les mêmes scénarios que l’ancien. Il n’y a d’ailleurs pas véritablement de raison que cela change puisqu’il tourne toujours dans le même sens et que la surdité reste la même face à l’injustice : mépris et mesquinerie engendrent la même colère. Le paradigme peut changer, quand les efforts demandés aux uns ne sont pas partagés, cela reste de l’injustice. Dans ce contexte, les dernières propositions de la direction concernant les avantages sociaux (médailles du travail et indemnités de fin de carrière) font déborder un vase déjà trop plein. La disparition des augmentations collectives - pour la 8ème année consécutive ! - devait être compensée par l’intéressement et la participation. Il n’en a rien été ! Le PMAS musclé de l’an dernier, avorté dans la confusion, reste ainsi dans les esprits. Au-delà, l’annonce du régime imposé aux enveloppes individuelles (fixe et variable) rend l’exercice plus compliqué d’année en année. Ceux qui attendaient une mobilité pour avoir une augmentation n’ont même plus cette opportunité et les engagements verbaux ne peuvent même pas être tenus. Les attentes individuelles montent en flèche, les budgets fondent… la grogne monte. Le verbatim de la pétition lancée par la CGT compte autant que les milliers de signatures. Nous les avons publiés sur notre site. La souffrance est palpable et le mépris n’est jamais la bonne réponse. C’est pourquoi, la CGT, la CFDT et la CFTC ont décidé de lancer un appel intersyndical à la grève pour le 14 décembre. Mercredi dernier, les salariés de la BNP ont débrayé à l'appel de tous les syndicats pour manifester leur mécontentement face à une prime de 500€. Le mouvement aura permis de ré-ouvrir les négociations. A nous tous de démontrer le 14 décembre la nécessité qu’une vraie négociation peut être utile pour l’emploi, les conditions de travail, les salaires… et le respect !

EN DESSOUS DES ATTENTES
Alors que d’autres entreprises ont bien compris que c’était un vecteur de productivité que de bien traiter ses salariés, les propositions de la direction dans le cadre de la NAO Société Générale (négociation annuelle obligatoire sur les salaires) sont bien en-dessous des attentes. C'est la première fois qu'en entrant dans une salle de négociation pour demander une augmentation des salaires, on en ressort avec la volonté de la direction de diminuer notre rémunération ! Pourtant, le baromètre employeur 2018 (qui va être rendu public et dont la direction a partagé un premier état des lieux avec les syndicats) met bien en avant les points de vigilance auxquels il y a urgence de répondre. Les indicateurs globaux ne sont pas bons (au niveau du Groupe). Vous êtes de moins en moins à trouver que les orientations stratégiques vont dans le bon sens. La baisse de 10% de l’adhésion à la stratégie (de 80% en 2015 à 70% en 2018) et la confiance (de 72% en 2015 à 63% en 2018) sont particulièrement fortes. «Simplification des process», «efficacité informatique» et «reconnaissance financière» forment le TOP 3 des 49163 réponses à la question : «qu’est-ce qui n’a pas changé qui devrait changer ?». C’est une bonne feuille de route, un objectif SMART, si l’on veut réellement améliorer la qualité de vie au travail. Puisque la Direction admet que "les attentes sont fortes", qu'elle y réponde !

Le fichier en PDF1 - PDF2 - PDF3  (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

cgt autruche T12b

CGT gilet jaune M19

CGT695 NAO truche

L’ENFUMAGE
Alors que la direction de la BNP a réussi à mettre le feu aux poudres et recréer les conditions d’un appel à la grève intersyndical en proposant uniquement une prime de 500€, la direction de la SG multiplie les signaux contradictoires. Si, dans le cadre de la négociation annuelle sur les salaires, elle avance une mesure d’augmentation de 1% pour les salaires en dessous de 28.000 € (ou 32.000 €, selon les versions) avec un plancher à 250€, elle cherche aussi et surtout à sabrer encore une fois dans des avantages sociaux déjà bien attaqués ces dernières années. Cette fois-ci, il s’agit de renier les engagements pris auprès de vous lors de votre embauche en matière de prime de médaille du travail et d’indemnités de fin de carrière (IFC). Ce que la direction appelle un accord gagnant-gagnant, c’est donner 1 ou 2 millions d’un côté pour en reprendre 10 ou 15 de l’autre… sans compter les reprises de provisions de quelques dizaines de millions d’euros qui permettront de maquiller un peu les trous faits par les amendes à répétition dans les résultats. Bref, elle veut encore nous faire payer la promesse faite aux marchés fin 2017, d’autant que les réformes sur la retraite à venir risquent d’allonger la durée de vie au travail et par là même, la nécessité de provisionner. Pour que chacun comprenne l’impact, la CGT a mis sur son site une calculette qui permet de mesurer la conséquence sur sa propre situation et de la comparer au « supplément d’intéressement significatif » mis en avant par la direction. Soit à peine 30 millions d’euros, l’équivalent de l’arrondi du dividende de 1,97 à 2 euros en 2016 et qualifié alors de « peanuts » lors du Conseil d’Administration. Plus tard, personne au Conseil d’Administration ne s’est non plus opposé aux parachutes dorés. Les salariés ne veulent plus se contenter de quelques cacahuètes et il va falloir sortir quelque chose de plus consistant pour éviter le risque d’un conflit social. Si comme nous, vous pensez que le compte n’est pas bon, nous vous conseillons de peser pour rétablir l’équilibre en signant la pétition disponible sur notre site internet. Un geste utile en prévision de la prochaine réunion qui aura lieu lundi 3 Décembre.

COURSE AUX ECHALOTES       
La pression mise en termes de conformité et celle générée par les plans de remédiation est énorme. Le sujet est d’une telle complexité que personne ne peut entièrement le maîtriser. Il génère stress et lassitude parmi les équipes. Pourtant, des documents sont présentés aux salariés pour «validation» (nouvelle charte de déontologie par exemple). Dans ce contexte, notre responsabilité est de rappeler qu’on ne peut opposer ces exigences au droit français du travail. Les salariés doivent obéir aux instructions, mais on ne peut leur imposer de « reconnaître avoir pris connaissance de leur contenu juridique », et encore moins leur demander de les valider.        

LES TONTONS FLINGUEURS      
Après avoir sabré la représentation du personnel dans le réseau, la direction a présenté aux syndicats un ultime projet pour les services centraux. Si le projet est signé, près de 65% de vos représentants qui peuvent actuellement vous aider, conseiller et agir pour la défense de vos intérêts, vont disparaitre. De 450 représentants de proximité (pour 20.000 salariés, dans 20 immeubles, toutes BU et SU confondus), la proposition de la direction réduit la force de travail à 150. Difficile de trouver la proposition équilibrée. D’autant qu’il faudra en plus redoubler d’efforts pour faire face aux enjeux qui s’annoncent douloureux dans les services centraux.

Le fichier en PDF1 - PDF2 - PDF3  (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

MEDAILLE2 

CGT694 Phishing et barometre

 

BLACK FRIDAY
Si cela vous a échappé, cette année, non seulement la direction ne veut pas entendre parler d’augmentation collective pour la 8ème année consécutive – sauf pour les salaires en-dessous de 28.000€ - mais en plus, elle veut revenir sur des avantages sociaux (définis par accord ou instruction). Pour ne pas subir sans réagir ce racket, activité très répandue en France actuellement, la CGT a lancé une pétition nationale afin de faire comprendre à la Direction Générale et au directeur des relations sociales que nous ne sommes pas prêts à payer les frasques qui, au plus haut niveau, nous ont coûté au moins 3,3 milliards d’euros en 2 ans en rognant sur nos maigres enveloppes ! La pétition «Halte au racket !» est disponible sur notre site (et auprès de nos délégués). Nous avons proposé aux autres organisations syndicales de faire front ensemble. Sans succès pour l’instant. Les élections, ici ou là, sont malheureusement plus propices à la distribution de calendriers carton triple épaisseur qu’à la lutte collective. Alors que les avantages sociaux sont attaqués de toutes parts, par le gouvernement comme au sein de notre entreprise, la direction applique résolument sa stratégie du salami à l’encontre des compléments tant vantés par la RH au moment de votre recrutement. Après l’IP Valmy, ce sont maintenant les avantages liés à l’ancienneté qui sont concernés : les primes liées à la médaille du travail et les indemnités de fin de carrière. Et demain ? ... Frédéric Oudéa nous a répondu «pour l’instant, des discussions sont en cours. Laissons les choses avancer et, si besoin, revoyons-nous. » En signant la pétition, vous pouvez donc manifester votre attachement aux avantages actuels et montrer votre détermination pour que ces projets soient définitivement abandonnés.

OBJECTIF ? …. « NON » !
La période des évaluations bat son plein. Nous avions mis récemment en avant les risques de la nouvelle rubrique «Revue conduite et conformité » dans le formulaire de clôture 2018. Face au tollé et à la volonté de la direction de déployer un objectif unique pour 1.200 salariés de GBIS (« connaître et respecter les exigences des Lois SRAB/Volker »), une nouvelle commission Evaluation devrait se tenir mi-janvier. On observe au travers de ces « éléments fluctuants » un véritable bouleversement des responsabilités individuelles qui pèsent sur chacun d’entre nous. Certes, l’histoire a démontré que nous devions être irréprochables. Mais face à des règles fluctuantes, les risques sont très élevés. A travers ce formulaire, un manager disposerait, sans contrôle, d’un droit de vie et de mort professionnelles sur ses subordonnés. Un avis défavorable ferait en effet perdre à ces derniers les accréditations dont ils ont besoin pour intervenir sur les marchés. Dans ces conditions, la direction doit clarifier les règles. Nous avons obtenu 2 entretiens (avec IGAD et la Conformité) programmés mi-décembre. Ce sera l’occasion d’examiner aussi la politique de défense des intérêts des salariés et la nécessité d’une éventuelle assistance juridique face à ces risques. Pour ce qui est du formulaire d’évaluations 2018, nous vous conseillons, si la rubrique « Revue conduite et conformité » est taguée OUI (c'est-à-dire, « plan d’action nécessaire » car « non respect des consignes »), de prendre contact avec nous afin d’y apporter des commentaires et réserves nécessaires. Si les évaluations sont, en plus, injustement à charge, nous vous conseillons de ne pas clore l’exercice, en refusant de signer et en venant nous en parler.

Le fichier en PDF1 - PDF2  (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

CGTecoM18   CGT693 handicap 2018 

 

NAO – ACTE 1

La négociation annuelle obligatoire (NAO) sur les salaires s’est ouverte le 15 novembre pour se poursuivre le lendemain par une rencontre au 35ème étage avec Frédéric Oudéa. La première (et seule réunion planifiée pour l’instant) a permis de faire le bilan de l’année 2017 en terme de rémunérations et au-delà des conséquences visibles de tous (la grogne et l’hémorragie). Seules les rémunérations des salariés de niveau K augmentent sensiblement (2%). La masse salariale globale progresse de 2,2%, alors que l’inflation glissante sur 12 mois est aussi de 2,2% et que la moitié des salariés auraient bénéficié d’une mesure individuelle (vous seriez même 92% à avoir été augmentés sur les 3 dernières années..). Le prélèvement à la source en janvier 2019 aurait généré en 2018 une hausse significative de la monétisation des jours en CET (les 10ers n’étant pas fiscalisés). Les bonus ont baissé de 5M€, les variables des centraux (hors GBIS) de 4M€ et ceux du réseau ont stagné malgré une baisse de 4% du nombre de bénéficiaires. Au total, les variables ont donc baissé de près de 10 millions d’euros. Notre demande de négocier les critères d’attribution de ces centaines de millions n’en devient que plus d’actualité. Après quelques pirouettes sur le contexte difficile, la direction a rappelé que « la philosophie » déployée depuis 7-8 ans n’allait pas changer. Pas d’augmentation collective prévue en 2019. Par contre, la direction nous a proposé une mesure « pour les bas salaires » (RAGB inférieure à 28.000€) : 1% d’augmentation avec un plancher à 250€. Nous avons estimé cette proposition, qualifiée par la direction de « très sérieuse », à environ 700.000€. Enfin, la direction a proposé un budget de 7M€ sur 3 ans pour corriger les écarts salariaux hommes/femmes (qui passent en 1 an d’après nos calculs de 23,95% à 25,15%). Ces propositions ont provoqué un tollé général mais ce n’était rien par rapport à ce qui allait suivre. La direction a proposé aux syndicats de « travailler sur une réduction de 20 à 25% des avantages sociaux » (médailles du travail et indemnités de fin de carrière). Ces dispositifs ne « seraient plus en phase avec les nouvelles générations »… L’autre raison avancée pour nous faire les poches est plus crédible : la réalisation du plan d’économies promis aux actionnaires (1 milliard) doit être accélérée et la promesse de maintenir un dividende malgré les tempêtes tenue. Le thermomètre social va vite monter si ces décisions sont maintenues.

L’AVENIR : AVEC OU SANS VOUS ?

C’est humain. Chacun peut s’identifier dans le slogan de la marque «C’est vous l’avenir». Doit-on y voir un acte de confiance délivré pour l’avenir ? Qu’il s’écrira «avec» et «pour» les salariés ? Qu’il en sera ce que vous en ferez ? Un message d’humilité face aux enjeux de notre planète ? … tant de questions qui nécessiteront du temps, avant d’avoir les premiers actes concrets qui permettront de déchiffrer le message. En attendant, RIP l’«esprit d’équipe» nécessaire par le passé. Place à l’avenir. Mais alors, comment interpréter la volonté de taper au porte-monnaie des salariés dont l’ancienneté est la plus importante ? En voulant toucher à la prime de la médaille du travail et aux indemnités de fin de carrière, la direction cible les plus fidèles, ceux qui n’ont pas traversé la route… pour passer à la concurrence malgré les crises. Est-ce un début de réponse au sens originel du message subliminal qu'il faut lire en contre jour dans la nouvelle marque ? en tout cas, ce n’est pas nous qui allons jouer le conflit intergénérationnel … ni alimenter la menace «salaire vs emploi».

 

Le fichier en PDF1 - PDF2   (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

 

 

cgtavenirm17cgt692 nao 2018 

 

DELIVREZ !
Un an après l’Investor Day et quelques jours après des stress tests plutôt mitigés, les résultats de la SG étaient attendus de pied ferme par les marchés qui les ont accueillis avec calme. En interne, ce calme précède de quelques jours des moments plus agités : l’ouverture de la négociation salariale (le 15), la deuxième réunion sur l’emploi à la SG (le 13)… et enfin la rencontre des syndicats avec Frederic Oudéa prévue le 16 novembre. «Nous devrions alors avoir une bonne tendance» a prévenu le directeur des relations sociales. En attendant de connaître la nature du régime que la direction va tenter de nous infliger, tant en termes de rémunération qu’en matière d’emplois, nous avons reçu les statistiques annuelles sur les rémunérations (fixes et variables) par niveau de classification, métiers et entités. Comme toujours, les données pour SGCIB nous sont cachées... Les autres sont disponibles en interne sur notre site. Côté emploi, nous n’avons pas encore de visibilité. D’autant qu’en réponse à la demande de la CGT de confirmer l’engagement qu’il n’y aura pas de licenciements contraints, le directeur des relations sociales a botté en touche : «Je vous répondrai définitivement lors de la prochaine réunion». Suspens maladroit ou véritable menace ?

#AILLEURS_LAND   
Que vaut vraiment l’argument d’une meilleure rentabilité pour justifier une délocalisation d’activités à l’autre bout du Monde ? C’est la question que posera la CGT à la direction de GBS lorsqu’elle nous présentera sa énième réorganisation (cf doc de consultation sur notre site intranet/internet). Nous avions abordé le sujet lors du CE des Centraux du 25 Octobre…avant même de savoir qu’une nouvelle vague de délocalisations de postes serait présentée quelques jours plus tard. Les coûts sur Paris sont pourtant stables, en grande partie en raison de la stagnation des salaires, tandis qu’à contrario, l’évolution de la masse salariale augmente de 15% à Bangalore. Si l’on ajoute les coûts des allers-retours des équipes de supervision, il n’est pas sûr que l’opération soit au final rentable – sans parler de la fiabilité et du risque opérationnel. Au-delà de cette question de fond, nos élus rappelleront les engagements que nous avions obtenus lors des opérations précédentes. La «mobilité prioritaire» n’est pas seulement un dispositif dans lequel le salarié doit se dépatouiller tout seul. C’est déjà le préalable au transfert de l’activité (qui doit ensuite respecter le ratio 70% d’activités logées à Paris vs 30% maximum ailleurs).

EXEMPLARITÉ
Comme si de rien n’était, la direction persiste dans le déploiement du formulaire d’évaluations caviardé d’une rubrique supplémentaire «Conduite et Conformité». Oui ou non l’évalué a-t-il respecté les règles et instructions ? A-t-il suivi ses formations obligatoires ?... Ce sont autant de questions qui vont se transformer en menaces pour les salariés (managers compris) qui ne prendraient pas le piège au sérieux. Nous allons revenir sur ce point lors de la session du CSEC (ex CCE) qui se tient le 14 Novembre. En attendant, nous vous conseillons de refuser de remplir / valider cette rubrique … qui n’est même pas conforme à l’instruction sur le sujet (N°13.672) !

Le fichier en PDF1 - PDF2  - PDF3  (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

CGTPOULEOR m16 

cgt emploi t6

CGT691 Cessions acquisitions

SOCIAL WARNING   

A quelques jours de la publication des résultats, le cours de l’action est descendu en flèche (comme celui des autres valeurs bancaires).
D’aucuns verront certainement comme solution à cette période critique un tour de vis supplémentaire dans l’austérité et les réductions budgétaires. Un peu comme le remède du Médecin malgré lui qui ne fait qu’aggraver le mal.
C’est donc une erreur et une tentation à laquelle il faudra résister - y compris très certainement par l’intervention du personnel.

Sur ce point, la période qui s’ouvre comporte deux obstacles qui vont focaliser l’attention (et surtout la vôtre) : la négociation annuelle sur les salaires et celle du renouvellement de l’accord emploi (c’est à dire comment sont traités les plans sociaux, les départs anticipés en retraites, etc).

Enfin, dans ce contexte extrêmement tendu, les salariés auraient bien besoin de l’unité de leurs syndicats face à ces réels dangers.
Or, 3 points sont à déplorer.
Tout d’abord, le déroulement de 130 élections a débuté et ces périodes électorales sont souvent le temps de quelques épisodes dignes de la « guerre des boutons ». C’est un effet collatéral de la consultation démocratique qui se renouvelle sans cesse.
Second point, c’est dans ce contexte « d’incertitudes » et de division syndicale que quelques irréductibles qui ont fait « carrière » à la CFDT (en passant par le SNB et SUD…) tentent de se refaire une virginité, de blanchir leur parcours en se présentant comme le renouveau du syndicalisme et en proposant d’accentuer cette division syndicale pour créer l’UNSA (10 ans après l’échec de SUD …). Tout ceci n’est pas sérieux et surtout pas à la hauteur des enjeux auxquels nous sommes confrontés - y compris conjoncturellement !
Enfin, troisième point, la cerise sur le gâteau mise par la direction. La double contrainte des ordonnances Macron et de la volonté de la direction de n’avoir qu’un seul et unique Comité Social d’Entreprise dans les centraux (après avoir réduit par 2 le nombre de représentants des salariés dans le réseau - avec la bénédiction de la CFTC, de la CFDT et du SNB) vise précisément à réduire drastiquement le contre pouvoir nécessaire dans notre entreprise. Un nouveau projet d’accord vient d’être remis aux syndicats pour les services centraux. Le nombre de représentants du personnel passe de 450 à 150. Pas sûr que les responsables de BU / SU vont trouver très efficient d’avoir des élus qui ne sont pas de leur périmètre, qui ne sont pas dans leur business et à qui il va falloir expliquer la Genèse pour chaque réorganisation.
Pourtant, le travail des représentants CGT permet d’inscrire dans la continuité un travail efficace, concret et utile aux salariés.

Nous avons, par exemple, rencontré la direction de GBS pour échanger sur sa stratégie jusqu’en 2020. Au-delà de la présentation faite par la direction (sans projet qui pèserait sur l’emploi comme on a pu connaître par le passé plus ou moins récent), ce fut l’occasion pour nous de revenir sur les engagements que la CGT avait arrachés à Christophe Leblanc : 70% d’activités en France et maximum 30% offshorées, délocalisation des activités par attrition des salariés (l’activité part quand le salarié a un nouveau poste). Engagement re-confirmé par Cécile Bartenieff.

Au global, si comme vous le voyez, la situation est grave, elle n’est pas désespérée. En tout cas, pas tant que les salariés font tourner la boutique, par leur détermination et leur conscience professionnelle à toute épreuve. C’est ce lien qu’il ne faut pas rompre, dans l’intérêt de tous. Mais à force de tirer sur la corde, elle peut casser … ou vous revenir en pleine tronche. Face à l’adversité, il faut savoir définir la bonne stratégie, savoir compter sur ses troupes et donc en prendre grand soin … c’est pas mal comme code de conduite, non ?

Le fichier en PDF1 - PDF2  - PDF3 (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

cgt alice t5

LES TONTONS FLINGUEURS
La DRHG avait prévenu en prenant le poste. Les comportements déviants seront sanctionnés. Ca concerne même ceux qui se croyaient à l’abri depuis très longtemps. La procédure maison, rédigée en son temps pour préserver les intérêts du Groupe plutôt qu’à prévenir le harcèlement, devrait être revue. Une brève présentation nous a été faite. Pas de support pour l’instant et un dispositif qu’il nous semble indispensable d’équilibrer car tout repose sur les préceptes de DRHLand, le pays où tout va bien, où la RH est neutre et indépendante. Comme le monde est un peu plus complexe, nous avons demandé à réellement discuter de la copie, avant son inscription dans le marbre.

COMPLIQUÉE
C’est l’adjectif qui pourrait résumer la réunion tenue avec Laurent Goutard et Stéphane Dubois le 16 octobre. Le contexte est compliqué. Le déploiement des projets est compliqué. L’application de l’accord sur la Transformation du réseau est compliquée. Mais au-delà du constat, la rencontre aura été l’occasion de faire le point sur les dysfonctionnements ou dérapages lors du déploiement des premières phases de la « transfo » et d’exiger la bonne application de l’accord signé en mars dernier. Ce fut aussi l’occasion pour le DRH de BDDF d’expliquer les ambitions du dispositif pour accéder au statut cadre et de préciser le sens du nouveau cursus destiné à créer une formation diplômante plus en phase avec nos nouveaux collègues. L’ensemble des échanges est disponibles sur notre site. Vous pourrez y lire que BDDF réfléchit aussi à l’évolution du variable distribué aux forces commerciales Pri/pro (hors CGP). Ce que nous avons retenu de l’idée : passer de la «prime arbitraire» à une prime plus conséquente pour ceux qui surperforment, sur la base de 60% corrélés aux objectifs (commerciaux et comportementaux) et 40% de discrétionnaires. Avant de passer en test sur 3 DEC, nous avons posé les préalables suivants : Pas de perdants au passage d’un système à l’autre – transfert d’une partie dans le fixe (comme lors de la suppression du commissionnement) – discussion sur les règles à respecter …. car passer de 100% d’«arbitraire» à 40% de «discrétionnaire» nécessite encore quelques échanges avant d’être gagnant-gagnant.

LA CAROTTE
Tous les 3 ans, nous négocions le renouvellement de l’accord Egalité entre les femmes et les hommes. C’est aussi l’occasion d’affiner le dispositif qui vise à corriger les écarts salariaux les plus importants. Le dispositif qui a fonctionné pendant ces 3 dernières années a permis à 2.500 femmes de bénéficier d’un rattrapage moyen de 2.000 € du fait de l’inégalité salariale qu’elles subissaient. Le dispositif est loin d’être parfait mais il a la vertu d’exister et d’être un garde fou indispensable. Forcément, ça coûte… Et c’est bien ce qui semble titiller l’appétit du directeur des relations sociales qui nous a proposé de discuter du budget concerné lors de la négociation salariale. «Niet !» avons-nous répondu poliment mais fermement. Ce budget sert à corriger une partie des injustices salariales accumulées par les femmes (ça coûte 1,7 millions par an… alors qu’il faudrait un budget de 15 à 20 millions pour éradiquer mathématiquement l’inégalité). On ne négocie pas l’inégalité salariale, on la résorbe. Ce dont on va discuter le 15 novembre, lors de l’ouverture des négociations annuelles, c’est la reconnaissance financière que la direction est prête à mettre sur la table pour les efforts et la conscience professionnelle dont font preuve les salariés dans l’adversité.

Le fichier en PDF1 - PDF2  (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

cgt egalite t6

LE COUP DU KLAXOON
«En cette période de transformation de BDDF, il me semble important de trouver de nouveaux moyens de développer plus rapidement la communication entre nous». Nos fidèles lecteurs pourraient penser que c’est le début d’un tract, mais non. En fait, c’est le mail d’une direction du réseau qui, après avoir réduit par 2 ou 3 le nombre de représentants du personnel, après avoir tenté de nous imposer de diffuser nos informations papier via des milliers d’enveloppes (vs la diffusion mail), réinvente … l’eau. Une nouvelle eau à l’instar du nouveau monde, avec un léger arrière-goût. La proposition vise à débriefer avec le directeur et le CODIR, par conférence téléphonique, les préoccupations exprimées via Klaxoon. « Une heure maxi » (pendant la pause déj), « tous les 3 mois », « aucune question ne sera éludée » mais « toutes ne pourront pas être traitées et seront donc reportées à la réunion suivante ». Une sérénade que nos élus connaissent bien puisqu’il faut souvent se battre pour que nos réclamations soient réellement traitées et prises en compte par la direction. Humble, le mail propose de chercher une autre voie d’amélioration si besoin. Nous vous en proposons une : pour trouver des infos utiles et fiables, consultez notre site (tout ou presque s’y trouve). Il est accessible à tous les salariés. Et si vous avez des sujets de préoccupations, saisissez plutôt un élu de la CGT (via le moyen que vous souhaitez). Vous aurez plus de chance d’être écouté par la direction et à coup sûr d’être entendu !

CURSUS : SORTIR DU CADRE     
Dérapage contrôlé ou pas, les annonces «non officielles» concernant l’évolution du Cursus cadre auront finalement fait le tour, au-delà de BDDF, de l’ensemble des BU et des SU, chacun à sa sauce. Nous avons interpelé la direction sur cette communication pour le moins cacophonique. La représentante de la direction nous a répondu avoir questionné BDDF, qu’il y avait effectivement une «période de transition» et que les demandes d’inscription étaient gelées. Une réponse un peu énervante puisque lors de la présentation d’évolution de BDDF/HUM/FOR devant le CSEC et au CE des Centraux, nous avions obtenu l’engagement que le transfert de la gestion du Cursus cadres chez BDDF n’aurait aucun impact sur son organisation, que ce dernier serait toujours destiné aux salariés du réseau et des centraux. Quelle valeur donner dès lors à un engagement de la direction ? Nous pourrons le mesurer si nous sommes associés aux réflexions du nouveau dispositif, qui avait besoin d’être modernisé, actualisé et élargi au contexte actuel. En attendant, aujourd’hui nous avons des salariés inscrits au Cursus, qui veulent s’investir, qui ont choisi un dispositif de promotion interne et dont, «parce que la direction réfléchit», la progression professionnelle est entravée.  

CODE DE CONDUITE 
Lors de la commission sur les évaluations, nous avions demandé à avoir communication de l’objectif comportemental que la direction entend imposer automatiquement, lors de la campagne de fixation des objectifs pour l’année 2019, à 1.200 salariés de GBIS soumis à la réglementation Volcker. Une « expérimentation dans un souci de simplification» qui n’est pas conforme à l’instruction 13672 sur les évaluations et qui ne contient même pas d’élément de mesure ! « Connaître et respecter les exigences des Lois SRAB/Volcker, applicables à l’exercice de certaines fonctions telles que rappelées dans les manuels et les procédures internes. ».. si ça, ce n’est pas assez vaste comme objectif pour trouver des coupables, c’est qu’on ne s’y connaît pas.

Le fichier en PDF1 - PDF2 - PDF3 (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

CGT Macron m13

AU HASARD … LE 16.       
C’est le 16 Novembre, le lendemain de la négociation salariale que Frédéric Oudéa recevra les représentants nationaux des syndicats représentatifs à la SG. D’ici là, le dernier gros litige devrait être derrière nous. Nous connaîtrons le montant de la dernière amende (infligée dans le cadre des embargos US) et le plan de remédiation qui va avec. De son côté, en attendant sa rencontre avec les syndicats le 16 octobre, Laurent Goutard a entamé une tournée dans certaines DEC. L’occasion pour le directeur du réseau de montrer à la nouvelle recrue, Sébastien Proto, à quoi ressemble de près une agence vue de l’intérieur. Dans le contexte actuel du code de conduite sacralisé par la DG et toute présomption d’innocence gardée, il reste quand même étonnant de trouver dans le CV du nouveau directeur de la stratégie une mise en examen en janvier 2017. Une élasticité avec le devoir d’exemplarité qui fait grincer des dents… et pas seulement des longues.

LES GAULOIS  
Vous êtes des fainéants. C’est le Premier Ministre qui le dit. Selon lui, lorsque les absences pour maladie augmentent de 4%, cela signifie que les salariés du privé s’offrent un jour de congé en plus. Et qu’il faut donc les surveiller et les punir davantage. Il oublie bien volontiers qu’il faut travailler de plus en plus tard et que la santé ne va pas en s’améliorant avec l’âge – au travail comme ailleurs. Que dirait-il s’il connaissait la situation à la SG ?! Dans les Services Centraux, ces absences pour maladie ont crû de 14% en 2017 (sur la même période, on observe une stagnation des arrêts de courte durée). Parallèlement, les niveaux de stress n’ont jamais été aussi élevés, et plus encore dans le Réseau ! Le rapport de causalité semble clair, mais le gouvernement a des solutions simples : par exemple, la suppression des CHSCT. Plus d’organe de contrôle de la dégradation des conditions de travail, donc plus de problème. C’est également ce que pense la direction qui a fait signer aux autres organisations syndicales un accord entérinant l’absence de SSCT dans la plupart des entités du Réseau. Et elle essaye maintenant de réaliser le même tour de passe-passe dans les Services Centraux (en diminuant par 2 ou 3 le nombre de représentants de proximité). La fièvre monte face à cette volonté de casser notre modèle social ? C’est bien pour cela que la CGT appelle à manifester un peu partout le 9 octobre.

LE MEILLEUR DES MONDES
En attendant que tout soit pour le mieux dans le meilleur des mondes, il y a toujours un délai d’attente qui peut paraître parfois très long. C’est le cas pour ceux qui ont fait les frais d’un raté lors du passage à la dématérialisation des chèques déjeuners. Trop tôt pour faire un bilan exhaustif (et impartial), mais nous avons reçu quelques témoignages de brasses coulées : «Allo ? je n’ai pas reçu ma carte…». La Rh : «Vous n’êtes pas le seul ». «D’accord, mais ce n’est pas ma question. Je fais comment ?». La RH : «Appelez Edenred directement. ». 17 minutes d’attente plus tard, la personne d’Edenred indique qu’il faut voir avec la RH car le fichier transmis par la SG aurait des bugs. En attendant de régler le problème, la RH conseille «prenez sur vos deniers et rappelez la semaine prochaine». Après tout, ce sont des cas particuliers. Mais si par hasard, c’est aussi le vôtre, n’hésitez pas à nous contacter.

Le fichier en PDF1 - PDF2 - PDF3 (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

CGTNEGO m13

CARTON ROUGE

C’est semble-t-il la dernière trouvaille de la direction. Sous couvert des contraintes réglementaires et des injonctions d’Outre-Atlantique, cette dernière voudrait en effet développer dans le formulaire d’évaluations une partie «code de conduite». Avec notamment pour le manager, l’obligation d’évaluer par un item binaire - «oui ou non» - si l’évalué a «agi au quotidien dans le respect des réglementations, règles et procédures applicables, suivi les formations obligatoires». Officiellement, il s’agit de mettre des plans d’actions en face des manquements qui pourraient être constatés. Mais chacun mesure les risques encourus par le salarié qui serait tagué du mauvais côté (ou du manager qui n’aurait pas détecté un problème). Le droit à l’erreur est avant tout un concept déployé dans les salons parisiens où l’on cause, très peu dans le monde de l’entreprise. La CGT, en tant que négociatrice et signataire de l’accord sur le déploiement des formulaires d’évaluations uniques en 2011 (à l’origine de l’instruction 13.672), a averti la direction que ce n’était pas conforme à l’accord et qu’elle devait donc revoir sa copie.

CEINTURE ET BRETELLES

Les nouveautés et contraintes réglementaires ont aussi bougé les curseurs concernant le «droit d’alerte» et «la politique de vigilance». Nous avons eu droit à une présentation de la déclinaison maison de la loi Sapin II sur le droit d’alerte. Maison ? pas sûr. Ca sent l’usine à gaz directement fabriquée par un cabinet externe bien rémunéré. Le principe de confidentialité du lanceur d’alerte est garanti. Le principe, oui, peut-être. Mais quelle garantie par la suite ? Nous passons suffisamment de temps à expliquer aux salariés, tous secteurs confondus, qu’il faut respecter les instructions, nous alertons parfois à leur place et agissons toujours pour éviter que la foudre ne s’abatte sur le lanceur d’alerte, pour être exigeants sur ce type de dispositif. D’autant que la direction est d’humeur en ce moment à diviser par 2 ou 3 le nombre de salariés «protégés» en tant que représentants du personnel plutôt qu’à ajouter de nouvelles clauses de protection. Nous avons demandé à voir l’instruction (avant parution), qui au-delà de la communication, aura force de loi. Histoire de prendre quelques précautions qui préservent en amont les intérêts des salariés.

LA QUADRATURE DU CERCLE

Alors que les risques qui planent au-dessus des salariés n’ont jamais été aussi nombreux, la négociation sur les instances représentatives du personnel des Centraux s’enlise. Les ordonnances Macron concentrent en une instance unique le traitement des sujets les plus divers (économiques, santé, sécurité, conditions de travail, défense des salariés et de leurs droits) jusqu’alors pris en charge par des IRP spécialisées (CE, DP et CHSCT). La direction maintient, en plus, sa proposition de CSE unique de 35 élus pour plus de 20.000 salariés ! Aujourd’hui, ces sujets sont traités par près de 400 représentants. La direction fait mine de ne pas comprendre que sa proposition, de mettre en place des commissions locales bien moins fournies, ne saurait permettre ni un fonctionnement correct ni le nécessaire dialogue avec les salariés. La proximité avec les problématiques de terrain ne se décrète pas en inventant des mécanismes bureaucratiques abscons, mais en mettant en place des organes justement proportionnés. C’est d’ailleurs l’argument qu’a mis en avant le directeur des relations sociales lors du CE de mardi dernier pour justifier le transfert de 175 RH (à temps plein) vers les BU et SU... «être plus proches des problématiques terrain».


Le fichier en PDF1 - PDF2 - PDF3 (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

CGTEVAL M12

TABLE RONDE 

Il faut dire que les signaux donnés aux salariés ne sont pas très encourageants depuis la première «table ronde sociale». La dématérialisation des chèques déjeuners - sans possibilité d’opter, comme nous le proposions, pour le support de son choix - a généré une rafale de refus de la part des salariés concernés. L’augmentation du prix plancher des cantines des centraux à 2€40 a défrayé la chronique. Le refus de l’indemnité vélo  rejoint le peloton de tête des décisions qui ont finalement toutes le même symptôme : la réduction de coût. Officiellement «le vélo ?...c’est accidentogène». Les autres enjeux de la feuille de route sociale ne manquent pas. Emploi, évolution professionnelle, rémunération, évaluations, conditions de travail. On pourrait aussi s’inquiéter des dérives comme celles mises en avant dans l’interview d’un médecin du travail à la SG (dispo sur notre site) qui dénonce l’omerta et le «management par la peur».  Quelle sera la feuille de route proposée par la DRH ? Réponse le 25 septembre.

LE MILLE FEUILLES

La transformation du réseau à marche forcée pèse sur ses résultats commerciaux. Comment pourrait-il en être autrement ? La multiplication des opérations de réorganisations s’empilent sur les exigences des régulateurs. 98 fermetures d’agences sont prévues en 2019, avec 148 postes en moins. Le passage en accueil partagé de 242 agences pourrait générer la suppression de 218 postes. 37 agences avec caisse passeront en agence accueil, supprimant au passage 19 postes. Il faut ajouter une couche de fusions des structures et son lot d’économies de postes : 36 postes supprimés par la fusion de 27 UC. «Un bon moyen de valoriser les postes de managers de proximité» d’après la direction. Tu parles, certaines UC deviennent plus vastes que certaines DEC. Certaines DEC professionnelles et particuliers vont basculer dès 2019 en centres d’expertises (et 23 DCPP en  moins). Enfin, dernière étage de la nouvelle organisation : la création de 13 centres d’expertise pour la clientèle entreprise – pour l’instant effectuée à iso effectif. A la cible, il ne subsisterait que 1.200 agences de plein exercice (sur un total de 1.700). «Tout ceci est un mauvais moment à passer» pour la direction et pour l’instant, les enquêtes satisfaction sont bonnes... dans les agences qui surperformaient avant.

LES MAINS LIBRES

Fini les losanges colorés, place aux rectangles dans le projet de la direction concernant la mise en place des instances représentatives du personnel dans les services centraux parisiens. La 3ème réunion n’a fait que confirmer la volonté de la direction de diviser par 2 les délégués qui ont en charge la « santé, la sécurité et les conditions de travail ». La proposition de la direction propose même 3 fois moins de délégués de proximité pour vous aider, vous conseiller et vous défendre. L’équilibre de l’accord reste profondément marqué par les ambitions des ordonnances Macron : museler les résistances aux éventuels mauvais coups décidés dans telle BU ou telle activité. Notre proposition de créer une instance par BU, qui avait l’avantage à nos yeux, non seulement de rapprocher les élus de leurs mandants, mais aussi d’être proches des problématiques métiers (et donc plus fluides et rapides), est aux antipodes de la volonté de centralisation de l’instance qui aura en charge de traiter tous les aspects de la vie professionnelle (et parfois aider au-delà) de 20.000 salariés ! Si tel était le cas, une telle centralisation ne ferait que gripper l’examen des dossiers, dans lesquels il y a aussi ceux des réorganisations.

Le fichier en PDF1 - PDF2 - PDF3

 

cgt685 table ronde carre

CALENDRIER RTT
Comme chaque année depuis que nous avons négocié et signé l’accord RTT (et tant qu’il subsiste), la direction réunit les syndicats pour examiner avec eux l’évolution de l’emploi, du compte épargne-temps et tenter de définir un calendrier des fermetures collectives. Le décompte des jours RTT pour 2019 dépend de votre régime de travail et de votre statut. Vous pouvez retrouver toutes ces infos sur notre site (via intranet ou internet).

ÉGALITÉ 2.0    
La négociation en vue du renouvellement de l’accord égalité à la SG a été ouverte cette semaine. Pour la direction, c’est mieux que si c’était pire et ce n’est pas pire que ça pourrait être. Il n’empêche que l’application du 4ème accord sur le sujet a permis de réelles avancées, mais il reste à l’actualiser et l’améliorer. Notamment pour prendre en compte les disparités par métiers, comme l’inégalité salariale record parmi les juristes de 17,83%. Nous avons proposé à la direction de proroger l’accord actuel, le temps d’étudier concrètement ces situations anormales, d’actualiser les dispositifs existants, en attendant que le rapport de la mission Leyre soit remis au gouvernement et que celui-ci impose – ou pas - de nouveaux dispositifs.  

LES MAINS LIBRES  
La transformation du réseau connaît certainement sa période la plus critique et la plus difficile à vivre. Certaines directions tentent de faire leur marché entre les salariés qu’elles souhaiteraient voir partir et ceux qu’elles voudraient bien exclure des dispositifs que nous avons négociés. La notion de bénéficiaires directs de l’accord est fluctuante au gré des besoins. Les projets se déploient différemment selon les métiers, les régions … et il est difficile pour le quidam de ne pas se perdre dans ce millefeuilles. Nous avons donc demandé à la direction de BDDF de revenir autour de la table pour clarifier tout ça. Laurent Goutard devrait nous proposer une date rapidement. Comment, dans un tel contexte, la direction a-t-elle réussi à faire signer à 3 syndicats (CFDT, CFTC et SNB/CGC) un accord sur la mise en place des instances représentatives du personnel spécifique au réseau aussi régressif ? et à durée déterminée. En diminuant de plus de moitié le nombre de délégués qui peuvent aider, conseiller et défendre les salariés ce texte est un vrai coup tordu et c’est une grave erreur d’avoir accepté un dispositif pire que celui prévu par les ordonnances Macron. Sa stricte application ferait même que certains salariés ne pourraient pas choisir leurs représentants pendant 6 ans ! C’est donc aussi un coup porté contre la démocratie. Après avoir « réglé » ainsi le problème du réseau, la direction  s’attaque maintenant aux services centraux parisiens. Sa 1ère proposition ne prévoit qu’un maximum de 138 délégués pour 20.000 salariés au lieu de 450 actuellement et surtout beaucoup moins de capacité d’agir ! Comment vous aider correctement dans ces conditions en cas de coup dur individuel ou comme lors des multiples plans de réorganisations qui se sont succédés depuis le grand PSE de GBIS et ses 880 suppressions de postes ? Après deux réunions improductives de 3 heures chacune, le directeur des relations sociales nous a demandé de chiffrer nos attentes, demande complaisamment exaucée par le SNB et la CFTC qui se sont presque excusés de demander 150 représentants, soit moitié moins qu’actuellement ! De quoi laisser le champ libre à tous les abus de la direction. Pour la CGT, c’est un casus belli qui trouvera la réponse qu’il mérite, au besoin en appelant à l’intervention du personnel.

 

Les fichiers PDF1PDF2 - PDF3

CGT egalite T2

 

UPPERCUT
La SG vient d’acquérir une nouvelle pantoufle (en fait, c’est plutôt «kick» vu ses penchants pour la boxe thaÏ).  Répondre à ceux, nombreux, qui pensent que la SG n’a pas de stratégie, consiste à nommer un directeur de la chose au penchant boxeur plus connu pour sa proximité avec le monde politique (Sarkosiste convaincu et affirmé). Son fait d'arme, sa fierté, avoir fait sauter la retraite à 60 ans ... ca promet !

+2%
Si la direction voit dans la hausse de la participation à l’enquête sur les conditions de travail un motif de satisfaction, c’est surtout l’augmentation sensible du stress parmi les salariés qui attire l’attention : +2% malgré le culte de la QVT à la sauce vaudou. Il concerne désormais un salarié sur deux, un niveau plus élevé que dans les autres banques. La dégradation est générale sur l’ensemble des périmètres. Le niveau de stress est même si élevé pour un quart des salariés qu’il peut provoquer des  troubles sur la santé d’après le cabinet de la direction et les médecins du travail. La direction explique les mauvais résultats par « une dégradation générale du marché global et les incertitudes sur le monde du travail ». Les populations les plus impactées sont les femmes,  les 35-49 ans et les managers de proximité. Dans le détail, c’est chez BDDF où les niveaux de stress sont les plus élevés et où celui du « bien être » est le plus bas. Une exception, les CRC, qui sont les seuls périmètres où la baisse du stress est significative. Faut-il y avoir une conséquence de la grève de décembre 2015 qui avait engendré des discussions sur l’évolution des carrières et des modifications de l’organisation du travail ??? Fait étonnant sur la DR de Strasbourg, qui a pourtant reçu le « Prix QVT », l’hyper stress est en forte hausse de 7 points. L’équipe QVT y avait pourtant été distribuer des mugs. Les DR de Lyon et Marseille ont le niveau de stress le plus élevé avec une forte hausse entre 2016 et 2018. Chez GBIS, c’est sans surprise que nous retrouvons OPER dans le peloton de tête avec un niveau de « stress élevé » (24% en augmentation de 7 points). Va-t-on enfin mesurer l’impact de la mise en place du flexwork dans des locaux inadaptés ? Malgré nos multiples propositions de solutions correctives, les plans d’actions mis en œuvre par la direction ne nous seront présentés qu’en mars 2019, il va falloir être patients… En attendant l’enquête et le compte rendu de la réunion sont, comme d’habitude, sur le site de la CGT.

ANONYMAT ZERO
Sale temps pour les corbeaux de tout poil, la Cour de Cassation vient de statuer qu'un licenciement basé sur des témoignages anonymes violait la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme. Ce dernier pourrait de ce fait être considéré comme nul, c'est-à-dire que le salarié concerné devrait être réintégré. Les personnes qui, dans des affaires récentes, ont témoigné à charge en se croyant protégées dans leur anonymat par la RH, risquent donc de se retrouver inopportunément citées aux prud'hommes ou de croiser de nouveau dans les couloirs la victime de leurs dénonciations anonymes. On imagine l'ambiance, bonne rentrée à tous, mais à bon entendeur... 

Les fichiers PDF1PDF2 - PDF3


CGTbeat M9

 

UN POGNON DE DINGUE
Le démantèlement du droit du travail aurait pu les calmer, mais le parterre de patrons réunis aux universités du MEDEF a ressorti, en écho avec les annonces récentes du gouvernement, la vieille rengaine de l’austérité et du «coût du travail». Pourtant, les faits sont têtus. Plus les allègements de charges sont importants, moins cette politique produit d’effets bénéfiques sur l’économie, et encore moins sur l’emploi. Dès janvier, les entreprises vont bénéficier de 20 milliards d’allègement de cotisations sociales et leur fiscalité va baisser de 13,6 milliards à horizon 2022. Au-delà du coût qu’il faut bien financer ailleurs, le «coût social» est exorbitant et cette politique est d’autant plus injuste que ces milliards distribués aux entreprises sont financés par les plus fragiles. C’est vieux comme le monde, il vaut mieux s’attaquer au porte-monnaie des pauvres car ils sont plus nombreux. Et dire que c’est dans ce contexte que vont s’ouvrir le 30 Octobre les négociations salariales à la SG. Ca promet !

TRANSPARENCE ZERO
Il n’aura pas fallu attendre très longtemps pour être confronté au secret des affaires à la SG. Dans le cadre d’une procédure de licenciement disciplinaire, nous avons demandé à avoir connaissance du dossier à charge monté par l’inspection générale pour « motiver » l’éventuelle sanction. La réponse ne s’est pas faite attendre. Le 17 août, le Niet de la DRH nous parvient. Bien que la salariée ne soit pas dans un secteur et/ou une activité sensible,  le rapport ne lui sera pas communiqué  car « sa divulgation serait de nature à porter atteinte au secret des affaires de notre société tel que défini par la loi du 30 juillet 2018 ». Qui a dit que la SG n’était pas réactive ? Bref, elle se saisit promptement de la toute nouvelle loi pour sauvegarder l’arbitraire que nous dénonçons depuis des années. Elle fait bien sentir dans quel état de subordination vous êtes et qui est le maître. Beau succès par ailleurs des faiseurs de lois sensibles à tous les lobbies pourvu qu’ils soient patronaux.

HARA-KIRI
Après 4 réunions « officielles » et quelques ultimes arbitrages – à la marge - négociés dans le bureau du directeur des relations sociales en juillet, la direction veut soumettre à la signature un projet d’accord sur la mise en place des instances représentatives du personnel dans le réseau qui prévoit encore moins de représentants que les ordonnances Macron ne l’espéraient et qui consacre la fin des CHSCT dans la quasi-totalité des établissements !      … Après tout, ce n’est pas comme si les salariés de BDDF subissaient la transformation et qu’ils n’étaient pas au Paradis !     

MERCATO ESTIVAL
Le communiqué est paru. L’instigateur de Mikado revient en force. Alors que ledit projet Mikado de 2012 s’apparente maintenant à un gouffre financier (vs les centaines de millions d’économies espérées), et que la BCE a même exigé un plan de « réversibilité », son responsable vient d’être nommé à la tête de SGSS et d’entrer au CODIR de la SG. L’engagement de la pérennité et du maintien des métiers titres au sein du Groupe, que nous avions obtenu de la direction (sortante), consolidé par l’intégration dans GBIS subsistera t’il longtemps ? C’est bien une question que le CE va devoir traiter rapidement. 

Les fichiers PDF1PDF2 

CGT682 affaires secrètes

CGTtheorieruissellement

vendredi, 24 août 2018 10:24

Les infos du 24 Août 2018 : OSMOSE

Écrit par

OSMOSE
Au hasard d’une présentation, on trouve une description d’OSMOSE que la direction nous refuse depuis si longtemps. Cette application, destinée aux départements Audit, Risques, Conformité, mais surtout Contrôle et Supervision, donc à l’Inspection Générale, comporte une plateforme qui incorpore la totalité des données (et pas seulement des échantillons), et des logiciels qui analysent les données, y compris lorsqu’elles sont non structurées (texte, voix), avec l’aide d’outils de reconnaissance automatique, de robots de traduction, et des moteurs de recherche avancés de Google. Une interface ergonomique améliore l’expérience utilisateurs, comme il se doit, c’est à dire que le travail de l’inspecteur est grandement facilité. Le tout est basé sur plusieurs années d’expérience, afin de contrôler la fraude, détecter les documents contrefaits, surveiller les communications et les transactions. La cerise sur le gâteau est l’outil de cartographie des réseaux, qui permet à l’Inspection Générale de savoir avec qui vous échangez et à quelle fréquence, sans même ouvrir un seul message. Ajoutez à cela la rumeur sur des contrats signés avec Palantir… Mais bien sûr, affirme la direction, «rien de tout cela ne sert à surveiller les salariés». Du moins c’est l’engagement que la DRH a pris devant les élus du CSEC (ex comité central d’entreprise) : « Osmose ne servira pas dans le cadre disciplinaire ». Le problème, c’est qu’il a déjà généré depuis l’engagement (au moins) 1 licenciement, et les dérapages de sanctions disciplinaires se multiplient. Suite à nos multiples interventions, Caroline Guillaumin a accepté l’idée d’une rencontre avec les syndicats pour examiner ces questions présence des principaux responsables (Inspection, Conformité, Rh). Il est temps, car la «tolérance zéro» et l’«appel à la délation » ont des effets pervers. Le manque de discernement et de proportionnalité dans les procédures entre la prétendue faute et la sanction est flagrant. Quiconque a connu Roméo en 2012 sait que cet environnement laisse des traces (suspicion, peur, méfiance, etc) et que les plus bas instincts vont rapidement gripper la machine. Lorsque les gens se savent épiés, et donc potentiellement en danger, le temps n’est ni à l’épanouissement, ni à la prise de responsabilité. C’est dans ce contexte qu’agit Osmose. «Je ne pensais pas que ça irait jusque là», «je n’ai pas souhaité ça». Ce sont alors les propos tenus par les managers et que nous rapportent, entre deux larmes, les salariés essorés par leur entretien avec l’Inspection. Ils lui ont été signalés par leur manager pour un comportement qui lui a paru anormal, leur hiérarchie de proximité souhaitait seulement faire «un petit exemple», un avertissement ou un blâme, et ils se trouvent engagés dans une procédure de licenciement pour faute. Naturellement, tous les managers ne sont pas naïfs ni innocents, loin de là. Néanmoins, certains d’entre eux croient bien faire et ont confiance dans l’honnêteté de leur entreprise. Hélas le dispositif qu’ils lancent leur échappe, lorsque l’occasion est trop belle de réduire les effectifs à peu de frais et surtout de démontrer aux autorités la mise en œuvre d’une «tolérance zéro». La direction a si longtemps toléré des comportements inacceptables qu’elle bascule dans l’excès inverse. Quel que soit le secteur dans lequel vous travaillez, n’hésitez pas à nous contacter si besoin. Pourquoi rester seul quand on peut être #bien accompagné ?

 

Les fichiers PDF1PDF2 

 

cgt m7

 

 

L’ARLESIENNE

Une commission «égalité professionnelle» s’est déroulée le 2 juillet. Interpellée par la CGT sur la durée entre 2 promotions, la direction a concédé qu’il y avait «une marge de progression», puisque l’intervalle pour une femme reste supérieur, que cette durée a augmenté depuis 2016 et que l’écart se creuse en défaveur des femmes. Nous avons rappelé à la direction que ces chiffres  résultent de sa nouvelle politique en matière de mutations, qui se font de plus en plus souvent sans changement de niveau. Le budget consacré à la résorption des écarts salariaux s’élève à 1,706 million pour 2018. 815 salariées ont été ciblées, pour un rattrapage moyen de 2.093 €. 65% sont dans les classes I, J et K, pour un rattrapage de 2476€ en moyenne. (cf https://www.cgtsocgen.fr/) Les annonces sont en cours pour des révisions qui apparaîtront sur le bulletin de paie de juillet (avec effet rétroactif en avril).


ETAT DE DROIT

L’entretien était informel mais constructif. Avant la période estivale, Caroline Guillaumin a voulu rencontrer les représentants nationaux des syndicats pour faire un tour d’horizon. L’occasion pour la CGT de revenir sur la multiplication et la violence des missions spéciales menées par l’inspection générale et le manque de réelle possibilité pour les salariés concernés d’apporter des éléments pour leur défense. La procédure n’est pas satisfaisante. L’assistance d’un représentant du personnel n’est possible qu’en bout de course, quand toute la hiérarchie a déjà pris la décision du licenciement. «Nous allons regarder nos dispositifs et nous organiserons une réunion sur le sujet avec vous à la rentrée» nous a répondu la DRH. En attendant, le mail de la conformité à l’ensemble des salariés ne laisse planer aucun doute : il invite tout le monde à la délation. Plan de remédiation aux litiges US oblige, l’«exemplarité» a laissé place à l’ère où tout le monde est suspect et à la délation. Plus que jamais, respectez les règles et gardez en tête notre conseil : En cas d’entretien avec l’inspection générale, saisissez un délégué de la CGT. Vous n’avez pas à être les victimes des sévères injonctions d’Outre-Atlantique, à l’origine de ces consignes sans concession. Caroline Guillaumin nous a aussi promis pour la rentrée une présentation du plan de remédiation exigé par les autorités US pour les 3 prochaines années.

DONS DE RTT

Lors de la signature de l’accord en 2016, nous avions souligné qu’il était dommage que face à un problème social (le MEDEF dit «sociétal»), la réponse soit, à nouveau, de faire payer les salariés. Confrontés à la maladie d’un enfant, les parents manquent parfois cruellement de disponibilité et l’accord Société Générale pallie le manque de solidarité nationale. Un point de suivi était prévu après 18 mois et envisageait «la possibilité d’aménagements». En 2017, 1795 salariés ont donné 2881 jours, dont seulement 180 jours ont été utilisés par 3 salariés. En 2018, 1117 salariés ont donné 1806 jours. Nous avons donc rappelé notre demande d’élargir la liste des potentiels bénéficiaires (parents, conjoints, etc) et la possibilité pour les salariés concernés d’avoir accès au dispositif sans pour autant avoir soldé tous leurs droits à congés. En effet, il faut noter que la nécessité d’avoir épuisé l’ensemble des congés (CET compris) en limite sérieusement l’accès.Une proposition d’avenant va nous être transmise en prenant en compte nos demandes…«dans la mesure du possible».  

Les fichiers PDF1PDF2 

 

cgt m5 vac1

 

cgt680 vacances

 

 

#BALANCE TON COLLÈGUE
Les effets collatéraux de la campagne «tolérance zéro» commencent  à se faire sentir un peu partout. Le code de conduite qui rappelle la nécessité de respecter toutes les règles a mené à la «tolérance zéro» et à l’appel à la délation des faits potentiellement répréhensibles. Le souci c’est que dans certains secteurs, ça génère des règlements de comptes à Ok Corral. Au-delà de quelques cas inexcusables, la tolérance zéro a fait une première victime : l’esprit d’équipe. Il est temps d’y mettre un peu de raison, d’équilibre et de préserver la possibilité pour chaque salarié de se défendre dans ce genre de situation, avant qu’un vrai drame n’arrive.

ENFIN ! ... PUB
Il nous aura fallu quelques années pour y arriver, mais ça y est ! Notre site internet (https://www.cgtsocgen.fr/) est accessible depuis tous les postes de travail. Nous y publions tous les comptes-rendus des réunions auxquelles nous participons en votre nom et l’ensemble des documents qui concernent la SG. Actualités sociales, économiques, statistiques diverses et variées, accords et projets d’accords … tout y est depuis 1999. La publication des documents prétendument C3 des réorganisations de 2012 avait fait sauter les serveurs SG sous l’avalanche des consultations. Depuis ce bug, la direction nous infligeait des contraintes techniques que la mise à jour vient enfin de lever. Vous pouvez donc surfer en toute tranquillité et même vous inscrire à notre newsletter régulière (comme vient de le rappeler le mail récent envoyé par la direction) en cliquant sur l’onglet Newsletter disponible sur notre site. Vous pourrez y trouver, par exemple, les dernières statistiques sur les rémunérations variables du réseau (par entité et par métier) ou d’une partie des centraux (par métiers).

LES SOLDES
Des discussions byzantines se tiennent actuellement pour tenter de construire ce que seront les futures instances représentatives du personnel à la SG sous les nouvelles contraintes issues des ordonnances Macron. Au bout de la 3ème réunion, la proposition de la direction est même en-dessous des niveaux définis par les ordonnances : - 50% de représentants dans le réseau ! Et jusqu’à - 85% dans les centraux ! Ce n’est pas acceptable et encore moins digne d’une entreprise en pleine transformation qui se vante souvent de la qualité de son dialogue social … il faudra plus que de la poudre de perlimpinpin pour qu’un accord soit trouvé.

LES 1000 EUROS (suite)
La CGT a saisi l’occasion du CSEC (ex CCE) pour intervenir sur la situation des salariés qui n’ont touché qu’une partie des fameux 1.000 euros, censés compenser l’abandon du PMAS musclé de fin 2017. Il semblerait que quelqu’un ait décidé de raboter quelques euros dus aux salariés en oubliant que, par exemple, les jours pour enfants malades sont considérés comme du temps de travail effectif. Ils ne pouvaient donc pas motiver le prorata appliqué ici ou là. Nous attendons que la rectification soit faite. Pour le personnel, il n’y a pas de petites économies. O tempora, o mores, il semblerait que Bernardo Sanchez Incera ne se soit pas contenté de 2 millions d’euros de parachute doré pour consentir à partir. Il paraitrait que la voiture de fonction ait fait partie du package. Et le chauffeur aussi ?

Les fichiers PDf1PDF2

 

CGT679 ca balance

CGT promo

 

FAITES VIVRE VOTRE MUTUELLE    
Pourquoi faut-il voter avant lundi 25, 15h ? Après tout, quel intérêt ? Quelles sont les conséquences d’une forte abstention ? Ces questions reviennent chaque année quand les adhérents de notre Mutuelle sont invités à s’exprimer sur les résolutions (nos consignes sur le site CGT). Ne pas voter a un coût pour la Mutuelle et un second tour représente un surcoût. Mais c’est aussi prendre le risque, qu’un jour, votre avis ne vous soit plus demandé. En effet, en l’absence de quorum, l’ACPR pourrait remettre en cause cette expression directe des adhérents et imposer à la Mutuelle un autre dispositif qui vous priverait de ce droit.

TOLERANCE ZERO
Nous ne le répéterons jamais assez. Il vaut mieux se faire allumer pour manque de production / productivité que de prendre des risques en ne respectant pas telle ou telle instruction. Dans le premier cas, vous prenez des risques sur votre variable, dans le second, vous vous mettez en risque professionnellement. Même si l’époque est au discours bienveillant, il ne faut pas oublier qu’après les litiges dont vous n’êtes pas responsables, les missions spéciales de l’inspection pleuvent un peu partout… et n’ont d’autres objectifs, en faisant du chiffre en terme de procédures disciplinaires, que de démontrer l’exemplarité de la SG. En attendant, soyez vigilant, respectez les instructions… et au moindre doute, saisissez un délégué de la CGT.

ZONE ROUGE  
Autonomie, responsabilisation ou flicage, c’est toujours la question quand on met en place des nouveaux outils informatiques. C’est plutôt la déception parmi quelques équipes des Crc (notamment à Lille) qui testent une mise à jour sensée améliorer le logiciel de la tour de contrôle, CCPulse. Tout y est maintenu, sauf la réelle autonomie tant attendue : l’activité en temps réel, les temps de pause, les motifs de retraits, etc. Non seulement le vôtre, mais aussi les stats en temps réel du reste de l’équipe … On est bien loin de la qualité de vie au travail. D’autant que, par ailleurs à Marseille, une vieille revendication de la CGT a avancé, la réduction des zones rouges. Une petite victoire mais qui permet de lever un peu plus la pression sur la prise d’appels en continu et d’aller vraiment vers l’objectif de responsabilisation. D’ailleurs, ça fonctionnerait plutôt bien. Les RE qui n’utilisent pas le bâton pour faire tourner la machine sont souvent à l’origine de meilleurs résultats et d’une meilleure qualité de vie au travail.

INCIVILITES

6.130 incidents recensés par le patronat bancaire en 2017. Même sous-estimés, cela représente une augmentation de +15% du taux des incivilités. Celles-ci vont de l’injure à l’agression physique grave avec arrêt de travail. Souvent générées par un mécontentement lié à la tarification, d’autres causes pourraient expliquer la montée de ce phénomène. La montée en puissance de la digitalisation, mais aussi les nouveaux modes d’organisation des agences (accueil partagé) pourraient avoir un lien direct avec l’augmentation de ces incidents. Des pics d’incivilités se concentrent autour des bugs informatiques. En tout cas, il n’y a aucune raison, ni fatalité à subir ces situations. Elles doivent toutes faire l’objet d’un signalement et aboutissent dans ce cas pour 70% à une fermeture du compte. Mais d’autres mesures peuvent être prises pour éviter des récidives par exemple. Et là encore, n’hésitez pas à en parler à un délégué CGT. 

Les fichiers PDf1 PDF2

 

CGT M3 incivlight

cgt678 incivilits

POSITIVE ATTITUDE

Reportée…sine die ! Est-ce le fait que la SG soit arrivée n°1 du palmarès de la fondation de Jacques Attali des «entreprises positives» ou une surchauffe des agendas qui aura fait reporter la fameuse table ronde sociale qui devait avoir lieu le 13 juin ? Pour l’instant, il semblerait que ce soit la négociation sur la mise en place des instances représentatives du personnel à la SG, sous les contraintes issues des ordonnances Macron qui monopolise les équipes RH et les juristes pour trouver une solution intelligente au casse-tête jupitérien. La vision technocratique des représentants du personnel, appuyée (et inespérée depuis des lustres) par le MEDEF est bien éloignée de la réalité des entreprises – et de la nôtre en particulier. En décidant de supprimer les délégués du personnel et les CHSCT, pour ne laisser place qu’au CSE (Comité Social Economique), les nouvelles contraintes légales veulent institutionnaliser le rôle des élus du personnel. Pourtant l’histoire de la SG a démontré que ce ne sont pas de ronds de cuir dont les salariés ont régulièrement besoin, mais au contraire des élus au cuir endurci, proches des salariés, issus des équipes opérationnelles ou de leur management. L’avantage des ordonnances sera qu’elles vont vite faire comprendre à tous que la question n’est pas de savoir qui distribuera les chocolats ou organisera les voyages, mais qui sera le plus à même, dans une instance unique, de vous défendre en cas de tempête. L’inconvénient, c’est qu’il va falloir encore quelques négociations pour arriver à reconstruire le niveau des instances efficaces pour la défense des intérêts des salariés, de leurs conditions de travail et de leur emploi. Et ce n’est pas gagné.

 

ÉGALITÉ CUVÉE 2018

Depuis quelques années, la CGT SG met à disposition sur son site internet, les tableaux statistiques qui permettent à chaque salarié (homme ou femme) de se positionner en termes de rémunération fixe (par métier, niveau, ancienneté, genre) et variable. L’édition 2018 vient d’être publiée. Une étude menée chaque année par la CGT SG met aussi en évidence qu’au-delà de l’inégalité salariale dont souffrent les salariées SG, les femmes restent souvent «sous classifiées» dans la quasi-totalité des métiers repères AFB. L’écart le plus important se trouve parmi les juristes et/ou fiscalistes : 17,84%. Une négociation est prévue en septembre, ce sera l’occasion de mesurer si, sur le terrain, la SG mérite vraiment son palmarès d’entreprise responsable.

 

1 EURO OU 1 TICKET RESTO

Après plusieurs réunions, la direction a confirmé qu’elle entendait «dématérialiser» les tickets restaurants. Les 4 syndicats avaient demandé à Caroline Guillaumin que les salariés aient le libre choix (entre le passage à la carte ou garder le carnet actuel), mais ce n’est pas l’option retenue par la direction qui a donné le marché à Edenred … du groupe Accor. Le nouveau dispositif devrait se mettre en place en octobre. Les frais de traitement seront divisés par 2. Un choix avantageux pour l’employeur. Côté salarié, un maximum de 19 € sera utilisable par jour (du lundi au samedi – sauf travail du dimanche). Le détail du nouveau dispositif se trouve sur notre site internet (EPQS juin 2018).

 

Le ficher PDF

 cgt resto  

cgt677 carte tr vs ticket tr

1 MARIAGE & DES ENTERREMENTS

L’info est fort opportunément sortie ce week-end et une seule dépêche d’un journal anglo-saxon aura suffi pour allumer la mèche. Depuis, la rumeur a repris de plus belle, la SG serait-elle en train de préparer un rapprochement avec UniCredit ? Démenti ambigu par la SG, alors que F. Oudea parlait lui-même de la prochaine consolidation bancaire européenne jugée inévitable (le communiqué ne dément que les discussions au sein du Conseil d'Administration). Quelques jours après la vague de spéculation et de panique autour des valeurs bancaires due au climat nauséabond en Italie, il est temps de prendre le temps de la réflexion. Tout d’abord, dans ce contexte politique particulier, de telles rumeurs ne servent qu’à dénigrer la SG. Même si, par ailleurs, une alliance avec UniCredit (fermement redressé par un certain Jean-Pierre Mustier) était déjà, il y a quelques années un scénario parmi les moins coûteux socialement dans le cadre de la consolidation bancaire, les obstacles restent nombreux. Et puis, sans être aussi lourd en termes d'emplois que la construction d'un "champion français" ou d’une «consolidation française», car un tel rapprochement serait très douloureux pour les salariés. Premiers actionnaires et principaux responsables de l’échec de l’assaut de la BNP en 1999, ces derniers peuvent rester les arbitres de la situation. Ne parlons même pas d’une alliance avec un concurrent allemand ou anglais, qui ne ferait qu’accentuer la dérive financière court-termiste impulsée par Frédéric Oudéa. Mais on peut noter aussi que cette arlésienne aura servi de contre-feu à l’addition rendue publique des 2 litiges (sur 3) qui plombaient la banque depuis trop longtemps. S’en est suivi un joyeux mélange de chiffres savamment orchestré, entre les provisions, les reprises de provisions, les montants en dollars et ceux en euros. Finalement, ce sont bien 2,1 milliards d’euros (et un DG Délégué) que ces 2 litiges auront coûté à eux seuls. 965 millions d’euros ont déjà été versés l’année dernière au gouvernement libyen. Le fait que le groupe communique sur l’absence d’impact sur les résultats ne nous rassure pas, puisque nous avons déjà payé cher les provisions passées dans les exercices précédents … sans même parler des multiples plans d’économies que nous continuons à subir en tant que salariés pour compenser toutes ces boulettes. Cette annonce voulait rassurer les marchés. Mais ces derniers restent dubitatifs sur la stratégie de la Direction. Et ce n’est pas la production forcée de dividendes au détriment des investissements qui pourront longtemps donner le change…

NOUVELLES DU FRONT

Il ne suffit pas d’écrire une loi pour qu’elle soit bien appliquée. Idem pour un accord d’entreprise et c’est pour cela que les représentants de la CGT doivent quotidiennement intervenir. Le lancement du plan de transformation de BDDF au 1er juin n’a pas fait exception et a déjà nécessité une rafale d’interventions. Nous avons évité que certaines directions locales puissent faire leur marché (en sélectionnant les éligibles ou pas), en rappelant la confidentialité dévolue au cabinet externe Right management pour les salariés qui veulent partir mais qui ne sont pas concernés pas une suppression de poste. Il est hors de question que Right Managment envoie automatiquement ces salariés rencontrer leur RH. Charge au cabinet de vérifier que les conditions de départs sont réunies. Faute de quoi, le salarié risque de se passer lui-même la corde au cou. Enfin, nous avons rappelé que la proposition de reclassement doit être convenable… pour le salarié ! … et pas d’après celui qui fait la proposition !

 

Le ficher PDF

 

 cgt m1 libor

 

CGT676 Libor et panier à provisions

 

PETIT FOUR

Frédéric Oudéa avait certes soigné son bronzage pour l’Assemblée Générale des actionnaires, cela n’a pas suffi à donner des couleurs à une réunion bien terne. Il est vrai que les résultats affichés par la banque pour 2017 ont été fraîchement accueillis lors de leur publication et que certains analystes reprochent à la direction son « manque d’inspiration stratégique ». La présentation du Directeur Général n’a rien fait pour dissiper cette impression tant son discours n’a fait que recycler des thèmes généraux déjà entendus les années précédentes (digital, satisfaction client, maîtrise des coûts…). Mais bon, il a affirmé que dans 10 ans nous verrions que les orientations actuelles sont les bonnes. En attendant, la priorité est donnée à la distribution de dividendes : l’objectif d’un taux de distribution de 50% est désormais assorti d’un niveau plancher de 2,20 euros par action. De quoi rassurer les rentiers, mais qui n’est pas un marqueur de dynamisme exubérant. Les applaudissements de la salle ont d’ailleurs été bien mous. Cette dernière ne s’est réveillée que pour ricaner lorsque Jean-Bernard Lévy a essayé de nous apitoyer sur la faiblesse de la rémunération des dirigeants de la banque par rapport aux autres grands patrons européens. Pas de joli graphique pour montrer la NAO à 0 depuis 2011 en revanche. Forts des 187.191 voix déléguées par ceux d’entre vous qui avaient mandaté notre représentant pour voter à l’AG (+7.000 par rapport à 2017 alors que l’actionnariat salarié a fortement reculé en l’absence de PMAS), nous nous sommes opposés aux résolutions organisant les petits cadeaux entre amis en terme de rémunération des membres de la Direction Générale et du Conseil d’Administration. Il suffit de voir comment ces clauses ont bénéficié à Bernardo Sanchez-Incera… Il est vrai que, avec ses 76,35% de taux de réussite de ses objectifs, il caracole en tête du classement des mandataires sociaux. Tout cela n’a guère impressionné les quelques actionnaires qui ont posé des questions gênantes : quand la saga des sanctions – toujours annoncée comme devant se résoudre « dans les prochaines semaines, voire les prochains mois » - se terminera-t-elle enfin ? quand les marchés cesseront-ils de sanctionner le cours de l’action ? Les réponses ont été plus embarrassées que celles de Séverin Cabannes à celles de l’ONG qui est venue fort opportunément l’interroger sur un sujet qui lui a permis d’illustrer à quel point la SG était une entreprise socialement responsable. Cela aurait été plus crédible si la direction n’avait pas décidé, par exemple, de vendre les appartements destinés au logement d’urgence de salariés en situation de détresse.

CASE DEPART

Bernardo Sanchez-Incéra n’aura pas touché les 20.000 en passant par la case départ, mais un parachute doré d’environ 2 millions d’euros. Les indemnités de départ en 2017 avaient déjà fait exploser le montant moyen des 10 plus hautes rémunérations (+34% !). Concernant BSI, le parachute doré est d’autant plus voyant qu’il sera certainement la seule personne à la SG qui aura bénéficié d’environ 2 millions d’euros… pour démissionner.

O TEMPORA, O MORES

Il y a eu comme une frénésie côté direction pour organiser des réunions d’information avant les représentants du personnel sur les projets 2019 de BDDF qui seront soumis aux instances représentatives des salariés les 7 et 8 juin prochains. Webex, petits déjeuners, réunions à 17h … tout a été mûri en amont pour préparer, en douce, l’addition des réorganisations 2019. En droit, ça s’appelle du délit d’entrave. Un peu comme ce qui se passe dans les centraux avec les dossiers de délocalisations qui mûrissent dans certains secteurs. Côté BDDF, les premières opérations auront lieu début 2019 (cf notre site internet). D’ici là, la direction planchera début juin devant le CCE. Si besoin, vous pouvez contacter vos représentants CGT locaux.

Le ficher PDF

 

 

cgt675 parachute dor

AU BON BEURRE

Le récent rapport d’Oxfam a confirmé, au-delà de la SG, ce que nous dénonçons depuis des années : distribuer 65% des résultats sous forme de dividendes est une voie déraisonnable et dangereuse. Patrick Arthus et  Blackrock (le plus grand gérant de fonds au monde) qui n’ont rien de crypto-gauchistes, s’inquiètent eux aussi de cette dérive qui met en péril l’avenir des entreprises. C’est dans ce contexte et profitant de la présence de Frédéric Oudéa que nos élus au CSEC (ex CCE) sont intervenus pour dénoncer l’incohérence de choisir de distribuer 65% des résultats 2017 sous forme de dividendes alors même que la Société Générale a besoin d’importants investissements dans cette phase de transformation et que le ratio CET1 de la banque – dont on nous rebat les oreilles depuis 2011 pour justifier une politique d’austérité tous azimuts – est à peine moyen. N’est-ce pas l’avenir de la SG que l’on sacrifie ainsi au veau d’or du court-termisme ? Et où est l’équité vis-à-vis des salariés alors que l’intéressement participation baisse de 13% ? ... Un brin agacé, le DG a répondu que le choix de la SG avait été d’investir dans le réseau, qu’il aurait été facile de faire baisser les coûts, mais que ce n’était pas le choix opéré. Pour lui, la politique de versement des dividendes est en ligne avec les autres banques - ce qui est discutable. Quel que soit le contexte, la CGT ne renonce pas à ce que ces questions soient traitées durablement en favorisant l’intérêt des salariés. Ces derniers restent les 1ers concernés … et les premiers actionnaires. Vous pouvez donc marquer votre opposition à cette dérive lors de l’AG des actionnaires du 23 mai en donnant vos pouvoirs à Emeric UHRING qui les portera en votre nom pour défendre vos droits.

UNE HISTOIRE DE « Q »

La direction a-t-elle besoin d’une caution syndicale pour passer de la QVT (qualité de vie au travail) à un accord sur les CVT (conditions de vie au travail) ? Derrière les mots se cachent les maux – et parfois les plus dramatiques. Malgré notre demande de prendre le temps de construire une démarche qui soit inscrite dans notre époque et qui tienne compte des problématiques actuelles, la direction a envoyé un projet d’accord (disponible sur www.cgtsocgen.fr) qui contient plus de risques pour les salariés qu’il ne résout de problèmes en termes de «vie au travail». Ce n’est certainement pas en rejetant la responsabilité de l’entreprise  sur les managers ou sur les salariés eux-mêmes que les choses vont s’améliorer comme par enchantement. Bien au contraire ! La législation impose à l’employeur de veiller à la santé mentale et physique des salariés. Valider ce projet d’accord rendrait «co-responsables» les salariés et surtout les managers ! Sur d’autres aspects, quand on veut des résultats, la direction sait s’en donner les moyens. La pression actuelle mise sur les équipes opérationnelles sur le terrain est énorme et la transformation ne va pas améliorer la tendance. Le nombre anormalement croissant de procédures disciplinaires (y compris avec des dossiers à charge vides) et les licenciements pour insuffisance professionnelle non motivés, nous imposent de prendre beaucoup de précautions avec tout ce qui pourrait être utilisé contre le salarié lui-même. Or, comment ne pas voir les dangers d’une rédaction comme par exemple, «le devoir d’exemplarité du manager» qui «doit contribuer à créer une proximité favorable à l’engagement» ? Le projet officialiserait même le délit d’entrave. Ce qui reste illégal. Après le monde des bisounours, on passe aux tontons flingueurs ?... sans nous !

Le ficher PDF

 

cgt674 qvt vs cvt

LE MERCATO

Finalement, il n’y aura pas de mercato externe à la SG. La solution retenue sera interne. Elle se veut «élargie», avec des "compétences internes reconnues par les équipes" et ayant « une bonne réputation». C’est l’occasion de saluer la démission de Bernardo Sanchez Incera qui devrait bénéficier d’indemnités de départ confortables et dont le portefeuille a été partagé entre Philippe Aymerich (ex DG crédit du nord) et Philippe Heim (Banque à l'international, services financiers et assurances). Séverin Cabannes reprend la supervision de GBIS. Il est remplacé par Diony Lebot (actuellement à la direction des risques). La présentation des résultats a aussi été l'occasion de communiquer sur les litiges en cours. La réaction des marchés et des analystes a été négative en raison également de l’absence de perspectives claires pour l’avenir. Mais la culture des résultats reste celle des actionnaires. La trajectoire espérée par les salariés n’est pas fongible avec cette logique financière court-termiste, surtout en période de fortes transformations. Ils paient un lourd tribut pour atteindre ces résultats, impactés des effets dont ils ne sont pas responsables. A l’heure où des investissements massifs (informatique, formation, etc) sont indispensables pour que l’entreprise se transforme au service des clients et dans l’intérêt des salariés, cela signifie nécessairement un ralentissement en termes de rentabilité. Pour ne pas alarmer les marchés, qui ne sont pas dupes, la direction parle du résultat sous-jacent, mais la vraie facture est présentée aux salariés. Ce sont pourtant les 1ers actionnaires de l’entreprise… et surtout sa vraie richesse !          

TARNAC SUR SEINE
Après dix ans de mensonges et trois semaines de débats, la justice a innocenté Yildune Levy et Julien Coupat. Ces coupables idéaux pour une justice expéditive et une police forte ne sont plus accusés de rien, le groupe de Tarnac est une fiction, et, dixit la justice, il a été regroupé sous cette dénomination des personnes qui ne se connaissaient pas entre elles. Ce jugement est une leçon pour ceux qui pensent que certaines causes sont indéfendables, et que la justice est une perte de temps quand le coupable est déjà connu. Non seulement la frontière ne peut pas passer au milieu des suspects, sous peine de se déplacer rapidement du côté des honnêtes gens, mais il arrive que, comme disaient Dupond et Dupont, "pour une fois qu'on tient un coupable, il faut qu'il s'arrange pour être innocent". Trop souvent, dans les affaires de licenciement à la SG, la direction, forte de ses certitudes, s'arroge le droit de vie et de mort sociale sur certains salariés, au prétexte que l'évidence les désigne selon elle comme coupables. Certes, il ne peut être question d'excuser un quelconque comportement déviant et les responsables d'actes répréhensibles doivent être punis, quels qu'ils soient. Mais cela doit être fait à l'issue d'une procédure impeccablement menée, dans le respect des droits de tous, et non, comme ce fut encore le cas récemment, dans le cadre d’enquêtes bâclées par des exécuteurs n’ayant d’autre but que d’éliminer un coupable désigné d’avance. Mal informée et souvent mal intentionnée, la vindicte populaire n’est pas toujours bonne conseillère. Ce sera alors tout l'honneur d'une entreprise éthique de privilégier la recherche de la vérité sur l'opinion et sur l'évidence.

Le ficher PDF

cgt673

CIRCULEZ, Y A RIEN A VOIR     
Mark Zuckerberg aura encore une fois défrayé la chronique avec le scandale «Cambridge Analytica». Cette affaire aura mis en lumière la fragilité de nos espaces privés et de nos libertés individuelles face aux nouvelles technologies. C’est justement sur ce registre que la CGT SG se bat depuis quelques années pour que les salariés ne soient les victimes d’une utilisation répressive de technologies invasives. Lors de l’installation de DLP (outil qui scanne tous les mails qui sortent de la SG et donc sur vos boîtes personnelles), nous avions exigé et obtenu grâce à un jugement favorable que des limites et des garanties soient entérinées dans un accord. Depuis, les technologies ont évolué. Cisco, Skype, Osmose, Cast et tant d’autres outils ont été déployés. L’ensemble des posts, mails, conversations, échanges sont enregistrés et peuvent servir lors d’une mesure disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement… Nous avons exigé que ces procédures soient présentées aux organisations syndicales afin qu’elles puissent mesurer si leur objet n’est pas en train de déraper, qu’elles sont bien proportionnées à leur objectif, etc. Il en va de même pour les habilitations de consultation des comptes bancaires. Fermement pistée sur Contact, il semblerait que le déploiement des  nouvelles applications soit moins rigoureux sur ce point. Nous avons exigé de pouvoir avoir la traçabilité des gens qui ont consulté les comptes du personnel. La réponse est attendue depuis quelques mois … Faute de réponses sur ces différents points, nous irons demander à un juge ce qu’il en pense. L’objectif n’est pas d’avoir des excuses a posteriori, mais plutôt des garanties … a priori.

L’ASSEMBLEE GENERALE

Comme chaque année, les actionnaires auront à valider les délibérations proposées par le conseil d’administration. Comme chaque année, ce dernier propose de faire de petits cadeaux aux membres de la Direction Générale, mais pas aux salariés. Plus étonnant encore, la politique de distribution de dividendes à tout va semble en contradiction avec les objectifs de développement affichés par l’entreprise. Si vous souhaitez que vos voix ne soient pas perdues, vous avez la possibilité de les adresser à la CGT via Emeric Uhring (Syndicat CGT SG – 17 Cours Valmy 92972 Paris la Défense) qui nous représentera ou de suivre les préconisations que nous avons mises sur notre site internet.

TABLE RONDE

La DRH réunira les organisations syndicales le 23 mai pour déterminer les axes de travail des prochaines années. Cette première réunion a pour objectif de présenter à la nouvelle équipe de la DRH les priorités des syndicats. Rémunération (collective, variable), emploi, évaluations, parcours professionnel, mobilité, conditions de travail, charge de travail, équilibre vie professionnelle – vie privée… les sujets ne manquent pas et nous nous exprimons très régulièrement sur chacun d’entre eux.  C’est pourquoi nous vous proposons d’ici le 23 mai de prendre la parole – en toute confidentialité – sur notre site ou sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour y exprimer ce qui, pour vous, doit forger le pacte social des prochaines années.

19 AVRIL

Le pourrissement. C’est le pari tenu par le gouvernement face aux syndicats sur la question du transport public ferroviaire. Un type de conflit qui n’est jamais populaire. Mais après les retraités, les infirmières, les Ehpad, la question se pose d’un gouvernement qui reste sourd et perclus d’une légitimité dont il devrait se méfier – comme le gouvernement précédent. D’autant que les effets de la loi travail et des ordonnances Macron se font sentir sur la situation des salariés – y compris à la SG. C’est pour cela que nous appelons à participer aux rassemblements prévus dans le cadre de la journée d’actions interprofessionnelle, le 19 avril. 

Le ficher PDF

cgt672 dlp

LE BONNETEAU
Il fallait avoir pris des notes pour s’y retrouver sur l’intéressement-participation (P+i). Pour résumer, l’opération «PMAS musclé» avortée fin 2017 a été remplacée par une prime de 1.000 euros de supplément d’intéressement pour tous (non proratée pour les temps partiel) versée en même temps que la P+i 2018. Mais parallèlement, compte tenu des résultats, l’enveloppe globale 2018 est en baisse de 16 millions d’euros (-13,7% !). Soit un total de 140 millions. Heureusement que nous avions renégocié la formule en juin 2017, sinon l’ancien accord (que seule la CGT avait alors refusé de signer) aurait fait fondre l’enveloppe de 14 millions supplémentaires… ! La direction a trouvé que c’était «finalement une enveloppe de bon niveau» qui «permet une bonne comparaison avec nos concurrents ». Nous avons demandé que les benchmarks P+i (qui les rendent si confiants) nous soient transmis. Et nous lui avons fait remarquer qu’elle devait confondre avec les actionnaires, pour qui, malgré les résultats, le plancher du dividende sera de 2,20 € par action. Soit une enveloppe supplémentaire d’environ 600 millions d’euros !  
 

LA RELATIVITÉ
Les projets additionnels de réorganisation du réseau pour 2018 et le programme 2019 vont être officiellement présentés en avril et juin. C’est en vertu du principe qu’«il est toujours plus difficile de faire rentrer le dentifrice dans le tube» que nous avons exigé de la direction de BDDF qu’elle tienne compte des enseignements, du bilan des opérations  déjà effectuées depuis 2015, des préconisations émises par le cabinet Sécafi dans le rapport qui vient d’être remis aux syndicats et à la direction, tout comme des signaux émis par l’ensemble des salariés concernés. Sous couvert de rétablir une rentabilité du réseau (difficilement compatible avec les investissements massifs qui sont nécessaires et une coûteuse politique de distribution de dividendes), la direction emboite les briques de sa transformation au risque d’une rupture. Un risque qui s’accroît si les renforts ne sont pas mis là où ils sont indispensables, sans réserve de gestion (qui viendrait palier le sous-effectif ponctuel ou régulier), et si les décisions nationales d’organisation sont déclinées en règles universelles (sans possibilité d’adapter en fonction des besoins et des situations). Cela vaut pour les accueils partagés, pour lesquels il faut  savoir adapter : parfois en l’arrêtant (agence en flux tendu), parfois en le renforçant (agence à fort potentiel). Cela vaut aussi pour les fermetures d’agence. C’est de notre capacité à gérer ces points que dépendra l’impact réel sur l’emploi … et la rentabilité du réseau.

VAS-Y LOUISON !
Décidément, après les intempéries (inondations et neige), la gestion des perturbations liées à la défense d’un service public des transports continue de faire couler beaucoup d’encre. La souplesse permet dans la plupart des cas de trouver des solutions. Mais il faut souvent intervenir localement contre les initiatives hasardeuses de la direction. En dehors de rappeler les possibilités de télétravail, de poser des RTT et de s’en remettre à la bienveillance du manager (véritable couteau suisse du groupe), la communication RH a généré quelques initiatives plus ou moins adéquates. Le pompon revient certainement, pour l’instant, à un RRHL de Lille qui demande à chacun de ses jeunes collègues de récupérer les retards constatés à concurrence de 15 minutes par jour. 1h de retard, ça vous prend déjà une semaine pour récupérer. 1h par jour, sur une semaine, ça prend 1 mois. 3 mois, ca fait 1 an de récup….en toute bienveillance et s’il ne reneige pas entre-temps.

Le ficher PDF

CGT671 Actionariat

A 147 VOIX PRÈS !

Il n’aura manqué que 139 voix pour que la CGT représente l’intérêt des cadres de la Société Générale au sein du Conseil d’Administration et seulement 8 voix dans le collège techniciens ! Les deux sièges reviennent au SNB qui ravit donc le siège TMB détenu jusqu’à présent par la CFDT. Nous remercions l’ensemble des électeurs et notamment ceux qui nous ont exprimé leur confiance en nous plaçant très nettement comme seconde organisation syndicale au niveau national. Avec une progression de 7,35% depuis 2015, nous dépassons le seuil symbolique des 30% dans les 2 collèges de cette élection, qui reste la seule au niveau national où chaque salarié peut voter pour un candidat de la CGT. Nous vous remercions aussi pour les nombreux mails d’encouragements que nous avons reçus ces derniers mois. Nous mesurons pleinement l’espoir et la responsabilité que cela implique. Du côté de la Direction Générale, c’est plutôt le soulagement qui domine de ne pas avoir d’élu CGT au Conseil d’Administration. Qu’à cela ne tienne, il y a d’autres forums et nous continuerons à défendre avec force et conviction l’ensemble des salariés. Et nous savons tous que les occasions ne vont pas manquer.

TABLE RONDE

C’est la proposition du nouveau directeur des relations sociales et de la DRH. L’organisation d’une table ronde au cours de laquelle seraient déterminés les sujets  à traiter en priorité en négociations notamment. Il est certain que l’urgence maintenant va être de doter les salariés de la Société Générale d’une capacité de représentation efficace et adéquate après que les ordonnances Macron aient mis à terre toutes les instances qui avaient pourtant démontré leur efficacité. Le harcèlement et les discriminations, les licenciements, les évaluations, les réorganisations, et tant d’autres sujets de la vie quotidienne étaient jusqu’à présent traités par les membres des CHSCT, les délégués du personnel ou les élus du comité d’établissement à l’échelon le plus adapté. Les ordonnances ont fusionné toutes ces instances, au risque de créer une confusion ingérable. La mise en place du nouveau cadre au sein de la SG doit faire l’objet d’une prochaine négociation avec la direction. En agissant ainsi, il est probable que le gouvernement se soit aussi tiré une balle dans le pied car chaque salarié devra mesurer que les «syndicats», ce n’est pas seulement pour distribuer du chocolat ou faire des voyages, mais c’est surtout utile quand les orages arrivent…. Autre point à traiter en priorité pour la CGT, la « part variable », souvent qualifiée de « prime de gueule » en raison de son caractère discrétionnaire, pour ne pas dire franchement arbitraire. Or il s’agit d’une partie plus ou moins importante de notre rémunération annuelle et il n’est pas normal qu’elle échappe ainsi à toute règle objective d’attribution. Nous avons obtenu de Frédéric Oudéa l’engagement d’ouvrir une négociation sur ce point. Mais il date de 2014 et même s’il est renouvelé régulièrement, il n’engage que ceux qui y croient – tout en permettant à ceux qui s’en exonèrent de discriminer sans garde-fou. Il est donc temps de mettre fin à l’omerta qui règne sur les mécanismes d’attribution du variable afin d’y imposer des règles d’attribution claires, une transparence sur l’évolution des enveloppes, une explication des attributions individuelles et enfin, une réelle possibilité de recours (comme celui que nous avons obtenu pour les discriminations liées, par exemple, à la maternité !). 

Le ficher PDF

Elections ca resultats

Page 1 sur 19