mercredi, 16 novembre 2022 17:05

Prime de fusion : le pacte Faustien - 16 Novembre 2022 Spécial

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2ème réunion - 16 Novembre 2022


[voir aussi : le projet d'accord - le compte rendu de la précédente réunion - vos réactions ]

La seconde et dernière réunion sur la prime de fusion s’est donc déroulée le 16 novembre.

L’avantage quand rien n’est négociable, c’est qu’il n’y a pas trop de suspens.
Ni le montant de la prime, ni les bénéficiaires, ni la date de versement ne sont modifiables.

Mais alors, nous direz-vous, qu’allaient-ils faire dans cette galère ?

pi2021formule


L’enjeu pour la direction est de faire valider par les syndicats le versement de 1000 euros (max) sous conditions de réussite de la fusion juridique, des bascules informatiques et enfin, des fermetures de sites ou regroupement d’agences.
Le tout pourrait alors générer une prime de 1000 euros versée fin 2024 (proratée au temps de présence, au temps de travail, etc).
Accepteriez-vous une prime en 2024 si on arrive à supprimer votre poste en 2023 ?

Pour la CGT, nous avons rappelé qu’il ne nous paraîssait pas très sain de mettre en parallèle des objectifs que subissent les salariés (fermetures de sites/agences) ou des critères dont ils n’ont pas la maîtrise avec une éventuelle prime versée dans 2 ans.
Nous avons aussi rappelé qu’il nous semblait au contraire nécessaire, dans le contexte actuel, de verser une prime à l’ensemble des salariés, sans condition ou en contradiction avec leur qualité de vie au travail et leur propre avenir professionnel.

Nous avons refusé d’opposer une partie de l’entreprise à l’autre et de scinder leur avenir.

Nous avons fait remarquer que la proratisation de la prime génère une discrimination puisqu’elle touche les temps partiels (à 98% des femmes) et pose le problème pour les mi-temps thérapeutiques (hors accidents de travail et maladies professionnelles). « C’est un choix », nous a répondu la direction, « l’enveloppe globale restera la même ». Nous lui avons fait remarquer que ce n’est pas le choix de la CGT (non signataire de l’accord sur l’intéressement car notoirement insuffisant). On ne peut pas négocier l’égalité professionnelle d’un côté et laisser ce type de discriminations de l’autre. Nous avons entendu cet argument pendant 20 ans concernant le variable/bonus concernant les femmes en congé maternité et heureusement, nous avons réussi à faire progresser les choses et stopper les discriminations sur le sujet.

Enfin, il nous semble indispensable de donner des signaux positifs rapidement (et pas en 2024), contrairement aux courriers d’affectations qui ont été envoyés aux salariés des supports et back offices du CDN. Ces courriers sont d’une froideur et d’un manque d’empathie hallucinants (pour les gens dont le poste est transféré géographiquement ou dont le métier cible ne correspond pas au métier actuel au CDN) qu’ils sont parfois reçus avec le sentiment d’une rare violence.          
Nous avons fait remarquer que ces courriers de transfert automatique du contrat de travail du CDN vers la SG font référence à un accord signé avec « les » organisations syndicales (sans préciser que ce sont une partie des syndicats, SNB et CFTC) et qu’il n’est pas acceptable que les salariés soient balancés d’un bout à l’autre de la région parisienne, ou que leur métier cible ne soit pas cohérent avec l’actuel. Il n’y est même pas fait mention des modalités de contestations et de recours qui existent à la SG depuis des décennies et qui permettent de résoudre les problèmatiques des salariés concernés.
Si vous êtes dans ce cas de figure, n’hésitez pas à nous contacter avant d’accepter n’importe quoi.
Rien n’est inéluctable et il est dans l’intérêt de tous de trouver des solutions intelligentes qui conviennent à tous et qui ne tiennent pas seulement compte des intérêts de l’entreprise.

moonfaust

Concernant la prime de fusion, le SNB a demandé que l’objectif lié au nombre de regroupements/fermetures d’agences soit à 70% (VS les 80% proposés par la direction). La direction a répondu qu’elle pensait être à 90% fin 2023, mais qu’elle pouvait inscrire 75%.
La CFDT a trouvé la forme contestable et le fond insuffisant (pas assez de bénéficiaires, pas suffisant en montant et date du versement trop éloignée).
La CFTC a trouvé que le montant n’était pas assez élevé, mais pas de problèmes avec les critères.

Pour conclure, la direction a demandé aux syndicats de se positionner avant vendredi midi.

Besoin de parler de votre situation?  Prenez rendez-vous !

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Lu 984 fois Dernière modification le mercredi, 16 novembre 2022 22:51
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