les Infos Hebdo - Le Site Officiel de la CGT de la Société Générale

LA LIGNE ROUGE
C’est celle que le 1er ministre a réussi à franchir lors de son allocution sur la réforme de la retraite devant le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE). Faire dire à la CFDT que la ligne rouge est franchie, reconstituer un front syndical atomisé depuis 2016, voire revigorer une opposition atone, en 1 heure d’intervention, ça relève de l’exploit ! Quoiqu’il en soit, les 4 organisations syndicales représentatives de la Société Générale sont dorénavant parties prenantes des appels à la mobilisation du 17 décembre. C’est le moment décisif pour contraindre le gouvernement à écouter les Français, condition sine qua non pour que s’arrêtent les grèves (notamment celles des transports) et que la réforme financière et budgétaire des retraites soit remise à plat. Nous ne pouvons donc que vous conseiller vivement, si vous pensez comme nous que cette réforme n’est pas bonne, de participer aux différentes manifestations qui auront lieu le 17 décembre, notamment en vous déclarant gréviste !       

… ET MOI ? ET MOI ?
Nous avons reçu pas mal de mails qui nous interrogent sur les conséquences directes sur chaque situation individuelle. Logique, tant il est difficile de s’y retrouver entre les différentes versions des «pour», des «contre», noyées dans la cacophonie gouvernementale. Nous avons mis en ligne (sur notre site internet) un simulateur maison pour vous permettre de mesurer l’impact du passage d’un calcul basé sur les 25 meilleures années avec celui calculé sur l’ensemble de votre carrière. Il y a aussi des documents pédagogiques, simples, d’horizons divers, parfois même humoristiques (merci Audiard !), pour que chacun puisse se faire une opinion éclairée avant les manifestations du 17 et décide en toute conscience d’y participer.

L’ELECTROCHOC
Plus les présentations du baromètre collaborateurs (ex-«employeur») avancent, plus on comprend le désarroi dans lequel se trouvent les directions des différentes BU et SU pour tenter d’interpréter positivement les scores. Pourtant, les messages sont clairs et nous les avons souvent relayés bien en amont. Non, ce n’est pas que «la stratégie n’est pas comprise», c’est qu’elle n’est pas acceptée. Non, les salariés n’ont pas confiance dans la procédure d’alerte - whistleblowing - (soit par crainte de se prendre un retour de bâton, soit parce qu’ils sont persuadés que leur alerte ne sera pas prise en compte…). Pourtant, les bases sont là. Le personnel reste la pierre angulaire et la conscience professionnelle fait que l’activité tourne et progresse. C’est bien de lui dont dépend l’avenir du groupe. Et pourtant, quelques soient les résultats, au moins 2 milliards partiront vers les dividendes… tandis que les salariés doivent se contenter de l’augmentation du ticket restaurant pour les «privilégiés» qui en bénéficient … pour reprendre une terminologie gouvernementale à la mode !

O TEMPORA, O MORES
… Et en même temps, les 530 suppressions de postes de BDDF sont en discussion. La terre peut s’arrêter de tourner (ou du moins les transports en Ile-de-France), la direction continue à convoquer les organisations syndicales pour examiner les conditions et les conséquences du dernier projet de suppressions de postes. La CGT, seule délégation gréviste le jour de la réunion du 10 décembre, a fait remarquer à la direction que discuter de la manière dont on met dehors les salariés à 3 ou 4 ans de la retraite dans les plans sociaux depuis 10 ans, devrait amener le patronat à cacher sa joie quand le gouvernement tente de nous faire avaler une retraite à 64 ans !

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SALAIRES : MERCI PATRON
La direction avait «invité» les 4 organisations syndicales représentatives à une réunion de signature duprojet précipitamment négocié. L’occasion pour elle de mettre l’accent sur l’«inflexion» que donnerait l’accord et qui montrerait que son objectif n’est "pas seulement de faire des économies". Il est vrai que le coût pour le salarié l'an dernier avait été beaucoup plus élevé (coup de rabot sur les primes des médailles du travail et des indemnités de départ à la retraite, ou encore sur la retraite des hors classe). Elle a rappelé que la négociation P+i (participation-intéressement) allait venir "début 2020 compléter le dispositif pour être plus en phase avec le marché". Pour la CGT, conformément aux retours reçus des salariés, le texte n’était pas acceptable en l’état. La direction générale met en avant depuis 10 ans l’argument de la P+i pour justifier l’absence d’augmentation collective et faire avaler la pilule. En attendant, nos primes de P+i vont être en baisse sévère en 2020 (sans être compensées par un supplément d’intéressement) et au final, elles resteront très inférieures au marché. Sans parler du PMAS qui a quasiment disparu. Nous avons regretté que la négociation s’arrête précipitamment, au milieu du gué, alors même que la «prime pouvoir d’achat» (sans cotisation sociale pour la direction et défiscalisée) n’est qu’à la moitié de ce qu’il est légalement possible de faire et ne concernera que la moitié des salariés ! Les 3 autres syndicats, CFTC-CFDT-SNB ont signé le projet d’accord le rendant applicable en l’état. Ils ont jugé le «package suffisant pour ne pas priver les salariés de son bénéfice».

CO-CONSTRUCTION
S’il y en a bien qui avaient de bonnes raisons de faire grève - en plus de la réforme des retraites, ce sont les collègues de Viry dont la direction aimerait bien fermer le site avant la fin 2023. Bilan, 90 grévistes (sur 182 CDI) au compteur de ce CDS ! Le signal est suffisamment audible pour que la direction le prenne au sérieux, et utilise le temps restant jusqu’à la prochaine négociation sur la fermeture des 2 CDS en Ile de France, pour réfléchir aux propositions que nous lui avions transmises la veille de la grève et qui sont sur notre site. D’autant que la date de la réunion (le 10 décembre) risque de voler en éclats si le mouvement contre la réforme des retraites s’amplifie. Ca pourrait laisser du temps pour la réflexion.

LES HAPPY FEW
Au-delà de l’appel de la CGT à manifester pour une réforme des retraites plus juste, nous avons pu observer en interne quelques dérapages significatifs. La CFDT du CDS de Bordeaux et la CFTC du CDS de Rennes occupaient les locaux. En tout cas, les réfectoires, l’une pour distribuer des madeleines le jour de la grève, tandis que l’autre préférait le café et le thé. Le gouvernement a dû trembler et la direction va certainement réfléchir avant de présenter ses projets de réorganisations des CDS. Côté direction, justement, après quelques semaines pour mesurer la bande passante nécessaire pour tenir le rythme du télétravail et des conséquences d’une grève qui pourrait s’installer, elle a dû se résigner dans certaines BU/SU à créer une caste d’«essentiels». Des heureux élus, dont l’activité est jugée primordiale, sont dotés d’un forfait premium au télétravail (5 jours/5). Pour les autres, en dehors de faire grève, le télétravail est récupérable et s’il n’est pas possible, il reste les RTT (pour l’instant), la possibilité de se faire déduire les heures d’absence (autant faire grève), le vélo ou la trottinette pour les plus vaillants.  

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+2,9%
Ce n’est pas l’augmentation collective que nous avons réussie à vous obtenir, malheureusement ! C’est par contre l’augmentation du poids électoral de la CGT au sein de la SG en 2 ans. Le cycle électoral qui y définit la représentativité de chaque organisation syndicale pour les 4 prochaines années est désormais terminé. Vos élus de proximité dans les 105 établissements, tout comme les 4 syndicats habilités à entrer dans une salle de négociation pour vous défendre et représenter vos intérêts sont donc connus. Quels enseignements tirer de ce cycle électoral ? Avant tout que la CGT continue sa progression, constante depuis des années, sans avoir tenté d’acheter votre vote à coups de goodies (calendriers, chocolats, clés usb,… ou même préservatifs !). Alors que nos candidats n’ont pas été épargnés, la CGT se hisse pour la première fois en 2ème position des organisations syndicales au niveau national à la SG. Nous avons publié sur notre site tous les résultats, établissement par établissement, pour qu’il n’y ait pas de contestation possible. L’autre syndicat qui a revendiqué par mail sa seconde place n’aurait pas dû faire confiance à la direction et vérifier les chiffres transmis par cette dernière car, lapsus directorial révélant un désir inconscient ou erreur de calcul, sauf à compter 2 fois certains établissements, les résultats sont clairs et nous placent en 2ème position à la SG. Au-delà de la bataille des chiffres, nous retiendrons l’énorme responsabilité, dans le contexte actuel, tous secteurs confondus, que vous avez donnée à la CGT SG – y compris parmi les cadres dont 1 électeur sur 4 a choisi la CGT !

SALAIRES - ACTE 4
La «dernière» négociation salariale aura été très rapide. Escamotées les protestations contre la politique de la direction, place à la précipitation pour éviter toute contagion possible avec la grève du 5 décembre. Bilan, les retours que vous nous avez faits sont unanimes : le compte n’y est pas ! La quasi-totalité des services centraux et des cadres du réseau sont exclus des différents dispositifs (en-dehors de ceux qui sont au titre restaurant) et c’est une belle occasion manquée de retisser un pacte social mis à mal par ces dernières années marquées par la succession de plans sociaux et les vaches maigres infligées aux salariés. La réunion de signature est fixée le 2 décembre. Si les 4 syndicats s’accordaient pour refuser ce simulacre d’accord salarial, la direction serait bien obligée de revoir sa copie et de proposer une mesure générale digne de ce nom. Mais serons-nous suivis sur cette ligne ?

RETRAITE
Une chose peut être partagée avec le gouvernement et ses divers affidés : nous sommes bien sur un enjeu de société concernant la «place» donnée à la retraite. Doit-elle être encadrée par une procédure bureaucratique et budgétaire contrainte gérée par Bercy (avec un plafond fixé à 14% du PIB) ou notre système de retraite par répartition doit-il être modernisé pour permettre une vie active «post-activité professionnelle» dans des conditions dignes du 21ème siècle ? La réponse à cette question naïvement basique va dépendre en grande partie du niveau de la mobilisation du 5 décembre, dans laquelle nous vous invitons à vous inscrire …. car, à la SG, c’est vous l’avenir !

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NOS 1000 EUROS !!!
La publication des propositions de la direction dans le cadre de la négociation salariale a suscité des réactions avant tout désabusées. Au-delà des mesures globales nettement insuffisantes, c’est par exemple avec beaucoup d’incrédulité que les mesures portant sur le variable lors de congé maternité ont été accueillies. Les injustices passées seront-elles corrigées ? Ces annonces - contrairement à toutes les précédentes - seront-elles véritablement suivies d’effets ? Nous allons donc demander des indicateurs précis sur ce point. Quant aux mesures spécifiques destinées à une poignée de collègues du réseau, elles sont - au vu de vos réactions - largement contre-productives sur l’engagement de l’ensemble des salariés. Et si des mesures de gestion sont prises pour retenir certains profils, elles ne peuvent pas masquer la faiblesse des mesures générales. La réunion du 25 novembre sera l’occasion de mesurer si la direction est prête à ressusciter un pacte social sévèrement écorné ces dernières années par une stratégie de course échevelée à la distribution de dividendes à tout prix. Même à celui de défaire le tissu social de l’entreprise.

UN TEMPS DE RESPIRATION
Lors de la première présentation de la réorganisation de BDDF, la direction avait laissé entendre qu’elle n’allait pas déployer une nouvelle réorganisation si les bases actuelles n’étaient pas solides et consolidées. Quelques réunions plus tard (notamment sur l’aspect RH et l’accompagnement social), nous venons d’avoir la présentation du rapport de la mission d’expertise de Secafi sur le bilan des réorganisations de 2016. Il risque de peser sur les choix de la direction et les décisions à prendre. Difficile de faire comme si ce rapport ne mettait pas clairement en avant que les réorganisations décidées en 2016 ont été déployées à marche forcée et ont généré une anticipation des gains de productivité, alors même que les outils informatiques n’étaient pas toujours au point pour prendre le relais (ce que les salariés concernés savent bien). Cela impose donc, en 2019, d’aménager les projets envisagés et de remédier aux problèmes actuels. Les préconisations mises en avant par Secafi vont maintenant faire partie intégrante des discussions direction – syndicats.

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
Le thermomètre social reste marqué par un «doute certain» sur la stratégie de l’entreprise et par la montée de l’inquiétude sur l’avenir de son emploi, alors même que la collaboration entre collègues, le soutien du management de proximité et les conditions de travail permettent à la machine de tourner malgré tout. Voilà les quelques enseignements que nous retiendrons d’une première présentation des résultats du baromètre employeurs partagés par la DRH avec les syndicats. Seule la très forte conscience professionnelle des salariés leur permet de faire face aux multiples contraintes qui pèsent sur eux : le contexte durablement difficile, le durcissement du carcan réglementaire, la concurrence et le changement de comportement de la clientèle. Cette première présentation aura donc été l’occasion de rappeler que, même mis sous le tapis, le sentiment qu’il faut reconnaître le travail et les efforts est de plus en plus partagé. La NAO est le bon moment pour commencer à rétablir la confiance.

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SYNDROME MACRONISTE AIGU
C’est le diagnostic partagé par les représentants de la CGT sur la multitude de petites propositions de la direction dans le cadre de la deuxième réunion de négociation salariale 2019.
La délégation de la direction est entrée dans le vif du sujet «sans suspens particulier» et «sans aller-retour sur des pseudo dispositifs». Elle a répertorié les «demandes historiques syndicales ou issues des instances représentatives du personnel» pour les mettre en avant dans le cadre d’un accord.
Pour mémoire, lors de la précédente réunion, nous avions demandé une prime de 1.000 € versée en 2020, intégrée dans le salaire à partir de 2021.

LES 8 PROPOSITIONS DE LA DIRECTION (cf doc):
Les mesures «collectives» :
La direction propose une prime de pouvoir d’achat de 500 euros pour les salariés jusqu’à 2 SMIC (36.510€) ou 250 euros entre 2 et 3 SMIC (54.765 €). Cette proposition concerne 26.000 collaborateurs (CDD et alternants compris) présents lors du versement. Elle ne serait pas proratée pour les temps partiels, mais elle serait modulée en fonction du temps de présence (hors absence sécurité sociale et prévoyance). Elle se calcule sur l’ensemble des éléments de rémunération (RAGB, prime et variable…). L’enveloppe globale est estimée entre 9 à 10 millions d’euros ;
La revalorisation des tickets restaurants qui sont en dessous des valeurs du marché. Une «demande de longue date de la commission EPQS» du CSEC (commission Questions sociales du comité central). La direction propose de le passer à 9 € (vs 8,10 actuellement) mais en maintenant la prise en charge 60% direction / 40% salarié (soit + 54 centimes pour la SG et + 36 centimes pour le salarié). Soit une enveloppe de 2,5 millions € pour la direction.

3 mesures dans le cadre de la parentalité :
- mise en place d’une garantie de neutralisation totale sur l’attribution du variable des absences liées à la maternité, à performance et enveloppe égales. «On garantit pour tous les congés la neutralité sur plusieurs années». 5 à 6 % des salariés sont concernés chaque année.
- Congé paternité et accueil de l’enfant. La direction accepte de couvrir le plafond légal de 11 jours (pour les naissances uniques) ou 18 jours (pour les naissances multiples).
- Suppression de la condition d’ancienneté de la convention collective (qui ne prend en charge que les femmes à partir de 9 mois d’ancienneté…) pour bénéficier du congé maternité.

La direction a rappelé le budget lié à la résorption des écarts salariaux (2 millions d’euros) généré par l’accord Egalité professionnelle et l’impact financier de l’accord handicap signé la semaine dernière.

Les mesures spécifiques :
La direction a voulu mettre en avant certaines mesures spécifiques liées à certains métiers («notamment BDDF») et certaines régions pour palier le manque de mesure générale.
«On reste sur des mesures individuelles. On opère au travers de contrôles pour échapper à des mesures.»
Prime d’attractivité pour les activités commerciales de BDDF et les zones en tension. Cette proposition serait versée mensuellement en 2020 pour un montant annuel de 2.000 euros pour les conseillers commerciaux, 2.200 euros pour les ARA (adjoint responsable d’agence) et 2.500 pour les RA (responsable d’agence normale ou importante). Soit 3 millions d’euros pour 15% de la population concernée, 500 personnes des «DEC ou DCR dans lesquelles on constate des chaises vides et des démissions importantes», soit tout Paris intra-muros + Neuilly et Courbevoie, la DCR de Boulogne et 2 UC de province (Annecy : UC de Pays de Gex et UC Léman).

Dispositif de retraite : Après la suppression du régime supplémentaire des hors classes, la direction propose aux organisations syndicales d’augmenter le plafond de l’assiette de cotisations de l’Epargne retraite Valmy de 2 à 4 PASS (article 83) tout en maintenant la répartition 1,5 % employeur - 0,5% collaborateur. La direction veut étudier les versements individuels du CET vers l’Epargne retraite Valmy.

Soit 8 mesures synthétisées dans un doc remis en séance (disponible sur notre site).

EN DESSOUS DES ATTENTES :
Nous découvrions les propositions de la direction en séance, mais ces sujets n’en sont pas pour autant une découverte. Nous avons donc fait nos remarques, émis quelques doutes et formulé des contrepropositions.
Nous avons fait remarquer à la direction que :
- tous les salariés des centraux sont quasi exclus des mesures proposées (en dehors des 4.000 salariés aux «tickets restaurants»… sur 20.000 salariés dans les centraux !).
- Certaines propositions sont des mesures de gestion qui ne nécessitent pas un accord avec les organisations syndicales. A nos yeux, une discussion direction-syndicats doit permettre d’apporter des dispositifs qui corrigent la politique salariale actuelle (individualisée, hyper discriminante et sélective).
- Certaines mesures sont des progrès que nous prenons comme tels (cf "co-parentalité" dans nos infos du 20 septembre 2019). Cela fait tant d’années que nous bataillons pour que l’attribution du variable ne soit pas une source de discrimination, que nous n’allons pas bouder notre satisfaction si des instructions claires sont enfin données sur le sujet. De même, l’augmentation du ticket restaurant est une bonne chose, encore que… pour que le geste ait un sens, il aurait fallu qu’il soit accompagné d’une mesure collective digne de ce nom.
- La prime proposée est très en dessous des attentes. Elle ne pèse que 0,5% de la rémunération d’un salarié à 54.000 euros (salaire et variable compris !). Elle ne va pas régler les problèmes de fin de mois des rémunérations les plus faibles et ne concerne pas les salariés au dessus de 55.000 euros de fixe + variable… En fait, ce sont certainement près de 55% des salariés qui sont exclus de cette mesure.
- Les mesures spécifiques métiers ne concernent même pas les CRC (entités où les salaires sont les plus faibles et les démissions les plus importantes).
- Il n’y a rien pour les salariés qui stagnent au Niveau C (malgré les parcours en CRC, les passages de chargé d’accueil en chargé d’accueil avec portefeuille, etc) et rien sur l’évolution des grilles de salaires en général (à l’embauche ou en fonction de l’ancienneté).
- Dans le contexte actuel, il faut une mesure réellement collective et pérenne. Même si la direction nous répond par «évolution des rémunérations individuelles», nous lui avons fait remarquer qu’une fois de plus, ce sont les centraux qui trinquent sur les variables et qui ne bénéficient d’aucune autre mesure.
- Si la direction veut utiliser le variable, il faut au moins des critères d’attribution objectifs, clairs et transparents.
- Il y a deux soucis : dans le réseau c’est un gros risque opérationnel lié au sous effectif, dans les centraux il y a un désengagement massif auquel il faut remédier. Dans les 2 cas, ce n’est pas une micro mesure ponctuelle pour 2020 qui va répondre aux attentes des salariés. Si on veut reconnaître le travail et les efforts de tous (réseau et centraux) et augmenter l’engagement, il faut une mesure salariale digne de ce nom.

Pour la direction, le «taquet» de la part patronale serait atteint.
NB : site de l’URSSAF : Pour être exonérée de cotisations de Sécurité sociale, la contribution patronale au financement de l’acquisition des titres-restaurant doit respecter deux limites :
-être comprise entre 50 et 60 % de la valeur nominale du titre,
-ne pas excéder 5,52 € (en 2019).
(Donc cela signifie un ticket-restaurant à 9,20 euros max pour une participation à hauteur de 60%, et 11,04 euros pour 50%)

Pour la direction, le variable dans les services centraux a augmenté de 300 euros sur 3 ans (2000 euros en moyenne). Ces chiffres ne concernent qu’une partie des services centraux (GBIS n’est pas dedans....!). Si ces fameux «300 euros» avaient été le socle d’une mesure collective, le climat aurait été sensiblement différent parce que la politique salariale, volontairement contrainte budgétairement, reste discriminatoire.

Il reste du temps pour de nouvelles propositions d’ici la prochaine réunion prévue le lundi 25 novembre à 10h30.

 

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ZONE DE REPLI
A quelques jours de la grève interprofessionnelle - Société Générale comprise - sur l’avenir des  retraites, quelques directions locales commencent à paniquer. Certaines ont commencé à vouloir «recenser les solutions» pour le 5 décembre, en précisant qu’il est possible de télétravailler (encore faut-il que cette option tienne la charge) ou se rendre dans une «zone de repli» (site de secours). Il reste une troisième possibilité, soigneusement oubliée : faire grève. Car ce mouvement touche tout le monde, y compris à la SG. L’exemple de la suppression du «régime spécial» dont bénéficient les cadres hors classe en est la parfaite illustration. La CGT a fait remarquer à la direction que la SG aurait pu éviter la dénonciation de ce «régime spécial», en optant pour un régime à droits acquis sans conditions de présence au départ, mais celle-ci a «saisi l’opportunité» (sic) pour fermer le régime en compensant par des RTT, des primes et des machins. L’économie se chiffrerait à une dizaine de millions par an, soit 7000€ en moyenne par an et par personne. Mais cette solution permet surtout d’anticiper la bataille des retraites à venir et d’«attendre le nouveau contexte externe». Une belle illustration de la nécessité de peser pour que ce contexte n’évolue pas au détriment des salariés … et donc, de faire grève le 5 décembre.

LE SECRET DES DIEUX
Après la 1ère négociation sur les rémunérations 2020,  la direction réfléchit. La question est donc de savoir comment sera distribuée l’enveloppe salariale 2020 … à quelle hauteur elle sera et qui elle concernera. L’augmentation des démissions, dans un contexte de réorganisations quasi universelles a fait germer une politique salariale individualisée et hyper-discriminante en terme de fixe et de variable. Au-delà des enveloppes de variable qui sont passées d’une trentaine de millions en 2001 à 140 millions en 2018 (hors bonus) et des distributions d’actions à quelques happy few pour 40 millions d’euros par an, les mesures individuelles sur le fixe sont quasiment réservées aux experts et aux profils que la SG veut retenir. En jouant la guerre entre générations (discriminatoire), le réseau contre les centraux, les hommes contre les femmes, cette politique salariale emballe une machine qui, à nos yeux, ne permettra pas de consolider «l’engagement» tant recherché. De la clarté, de la transparence et un peu de justice permettraient de répartir plus équitablement ces différentes enveloppes.

T’AS VOULU VOIR VOIRON
L’empilement des transformations à marche forcée dans le réseau, sur un temps court, produit des effets de bord qui vont générer des «ajustements» devenus indispensables. C’est ce qu’a concédé la direction aux représentants de la CGT lors de la dernière commission économique du CSEC (comité central). Les exemples de désorganisations ne manquent pas et vont certainement se faire sentir en termes de PNB et d’attrition clientèle. A Voiron, comme ailleurs, il faudrait des renforts «temporaires» pour faire face au flux de clients qui reste tendu. Les directions locales ayant trop tendance à se réfugier derrière l’argument «on n’y peut rien, c’est la transfo», les élus CGT vont remonter à la direction de BDDF les demandes de renforts dûment argumentées en local. Une méthode agile qui va challenger tout le monde pour éviter l’apocalypse, comme à Voiron où les dépannages occasionnels à Tullins ou Moirans se traduisent dans les faits par des conseillers qui sont sans arrêt sur la route entre les 3 agences. Dommage, l’an dernier, les salariés étaient pourtant dans le premier tiers du classement national.

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La traditionnelle 1ère réunion de négociation sur les salaires se tenait à la SG juste le jour de l’annonce d’une augmentation à la BNP de 0,5% (plancher 250€) et d’une prime «Macron» de 450€.
Quelques jours auparavant, la direction nous avait fait parvenir les statistiques habituelles des évolutions sur 2019 (que vous pouvez retrouver sur notre site). Le directeur des relations sociales a ouvert cette réunion par l’examen de ces différents chiffres, avant d’écouter les demandes des organisations syndicales représentatives … et de proposer de se revoir le 13 novembre.

Les évolutions notables en 2019 :

Tout le monde avait en tête les plans de suppressions de postes qui touchent la quasi-totalité des secteurs, mais aussi les différents épisodes de l’an dernier. La direction avait «négocié» une baisse drastique des médailles du travail et des indemnités de fin de carrière en «échange» d’une prime de 1000€ et 250€ d’augmentation pour les salariés dont la RAGB était inférieure à 31.000€ (soit 6600 personnes).

Tandis qu’à la BNP l’ensemble des organisations syndicales appelait à la grève, le SNB avait refusé de faire de même à la SG. Divisé, le mouvement de grève pour éviter cette ponction de plusieurs milliers d’euros sur notre rémunération long terme et dénoncer ce marché de dupes n’a malheureusement pas suffi à empêcher la signature du SNB et de la CFTC.

Lors de la réunion, le directeur des relations sociales aura mis de côté ces épisodes pour se concentrer sur quelques «chiffres significatifs à ses yeux».

Le salaire moyen a augmenté sur 1 an de 2,3% quasiment exclusivement lié à des mesures individuelles. L’accord salarial obtenu dans les conditions décrites ci-dessus n’ayant pesé que pour 0,1% de l’évolution.

Le montant du variable moyen dans le réseau a augmenté de 13% (dont 7,9% pour les cadres et 23% pour les techniciens). Le montant médian est en hausse de 22%, signe à ses yeux d’une augmentation de la dispersion (Cela signifie en clair que la disparité dans la distribution des variables a fortement augmenté NDLR).                                                                     
Le montant des bonus a atteint 158 millions d’euros en 2019 (- 2 millions sur un an, après une baisse de 10 millions l’an dernier !).


Pour la CGT :

« L’augmentation de la masse salariale n’est désormais due qu’à des mesures individuelles opaques et fortement discriminantes qui ne reconnaissent pas l’ampleur de l’effort collectif des dix dernières années »

. en terme de rémunération fixe : si la moyenne des salaires (48.519€) augmente sur 2 ans de 5,81%, l’augmentation est surtout sensible chez les hommes, cadres, au détriment des femmes (6,19% pour les hommes Vs 5.33% pour les femmes). L’augmentation salariale constatée crée donc de l’iniquité et de l’inégalité malgré les dispositifs des mesures affichées notamment en terme d’égalité Femme/Homme ;

. en terme de rémunération variable : ce sont près de 300 millions d’euros qui sont distribués selon des critères opaques et arbitraires (le plus souvent « à la tête des clients ») : 56,4 millions pour le réseau (+7% sur 2 ans), 79,6 pour les centraux (+8% sur 2 ans, hors GBIS) et 158 millions pour GBIS (-12 millions sur 2 ans). Ces montants en progression constante sur une longue période pèsent un poids tel qu’il est indispensable que des règles et des critères soient enfin mis noir sur blanc. Il est grand temps car, par exemple, un amphi récent dans les centraux aurait même fait ressurgir la fable «sans finalisation d’évaluations, pas de variable», en gros, le fameux «pas de bras, pas de chocolat» !

La projection pour l’avenir proche :

Le directeur de relations sociales a mis en avant l’ensemble des éléments susceptibles de nous freiner dans nos demandes d’augmentation des salaires : « Pas d’inflation (projection à 0,9%), le contexte difficile et plus particulièrement pour le secteur bancaire », blablabla, sans oublier la « gestion des charges – notamment l’épouvantail réglementaire - qui doit compenser les baisses de marges ».

Les syndicats ont protesté et quelques-uns ont été jusqu’à faire des demandes.

Pour la CGT, nous lui avons fait remarquer que l’accord BNP imposait quand même la SG à bien réfléchir à ses propositions dans un contexte où le marché du travail n’est pas obligatoirement favorable en interne. En clair, avoir des mesures salariales en 2019 serait un plus pour la direction qui cherche à maintenir l’engagement et développer l’attractivité.

Nous avons aussi souligné que «malgré les années très difficiles» l'augmentation de la masse salariale n'est désormais due qu'à des mesures individuelles opaques et fortement discriminantes qui ne reconnaissent pas l'ampleur de l'effort collectif des dix dernières années. Nous lui avons rappelé que la SG restait en décalage fortement défavorable sur l’intéressement participation et qu’en attendant la prochaine négociation sur le sujet (prévue en mai 2020), il fallait travailler une meilleure reconnaissance collective du travail effectué et des efforts dans l’ensemble des secteurs.                                               

Ce n’est donc pas un supplément d’intéressement, à la main du Conseil d’administration, que nous demandons mais bel et bien un accord avec une mesure pérenne qui augmente significativement la part des salariés dans la répartition des profits, qui restent conséquents, alors que les actionnaires ont un niveau de dividende garanti, non seulement excessif, mais en outre handicapant pour le développement de la banque. 

Il faut une mesure d’augmentation collective, qui corrigerait les effets négatifs d’une politique salariale hyper individualisée :

           1.000€ de prime défiscalisée intégrée dans le salaire fixe l’année suivante.


La prochaine réunion du 13 novembre permettra d’entrer dans le vif du sujet et d’avoir la position de la direction sur les bases de négociations proposées. Nous avons aussi fait d’autres demandes qui seront aussi discutées le 13 novembre.

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CONVAINCRE
Quelques jours après la réunion sur les «aspects RH» de la transformation des CDS (cf notre compte-rendu sur le site), Philippe Aymerich, le Directeur Général chargé de la supervision de la banque de détail, de l’innovation et des ressources du  Groupe, est venu plancher devant les représentants du personnel au CSEC (ex comité central d’entreprise). L’occasion pour lui de tenter à nouveau de les convaincre que le «cap est bon pour rester un acteur-clef dans le paysage bancaire», «qu’il y a des projets de développement». Pour la CGT, ce fut l’occasion de lui rappeler que le contexte difficile et les récentes décisions de la Direction Générale sont sources d’inquiétudes et de désapprobation sur les choix opérés à GBIS comme à BDDF. Nous l’avons aussi interrogé sur l’avancée d’Ithaque, le projet qui, au sein des services centraux, vise à trouver de nouvelles sources d’économies dans certaines BU et SU. «Si la démarche est bien de se poser des questions stratégiques et tactiques, des réflexions ont lieu, mais elles ne sont pas abouties. Les projets ne sont pas mûrs et la direction les présentera plus tard» … C’est pourtant précisément dans cette phase de réflexion qu’une concertation avec les syndicats pourrait être utile. Plutôt que d’attendre que les projets soient ficelés et que l’addition soit présentée aux salariés. D’autant qu’en attendant, la mobilité et les recrutements sont gelés et que les conséquences devraient se faire sentir sur les prochains résultats. La promesse aux actionnaires du versement d’un dividende d’au moins 2,20€, en 2020, va être intenable. Le taux de distribution pourrait atteindre des sommets incompatibles avec les recommandations prudentielles émises en début d’année 2019 par la Banque Centrale Européenne.

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C’est le nombre de salariés qui auront finalement bénéficié, au titre de 2018, du dispositif «de jours de congés supplémentaires jeunes parents» que nous avons fait appliquer à la SG en début d’année. Concernant l’année 2017, les demandes devaient être traitées au cas par cas. Seules 46 demandes ont été remontées en central et traitées. Par contre, la direction nous a informés que pour 2016, «il y aurait prescription » et qu’«il était trop tard pour remonter au-delà de 2017» … Pour une entreprise qui a mis 3 ans à appliquer le dispositif légal, c’est assez mesquin. Et même si les ordonnances Macron ont effectivement limité les délais pour agir à 2 ans (au lieu de 5 ans auparavant), ce délai court à compter du jour où celui qui exerce le recours a eu connaissance du dispositif. Puisque la SG a mis 3 ans pour l’appliquer, il serait juste de remonter sur 3 années.

6 MILLIONS POUR UN BUZZ
La nouvelle campagne de publicité de Boursorama aura déjà bien fait le buzz et fait couler beaucoup d’encre. Nous retiendrons surtout le montant de la facture : les 6 millions d’euros. A la veille de l’ouverture de la négociation annuelle sur les salaires, difficile de ne pas faire le lien entre cette facture, les suppressions de postes et la négociation salariale. Dans les meilleures années, l’enveloppe d’augmentation collective atteignait 15 à 20 millions d’euros. Et c’est sans compter l’indispensable rattrapage, parce que nous le valons bien ! A peu près 3 ou 4 Brad Pitt.

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NOS 1.000 EUROS !
Les prochaines négociations sur les salaires vont s’ouvrir le 23 Octobre. «Ouvrir» ne veut pas dire «réussir» une négociation. Cela fait quelques années que tout le monde a bien compris cette blague. D’autant que l’an dernier, la négociation a finalement coûté très cher aux salariés en termes d’avantages sociaux soldés à bon compte par certains (signature par le SNB et la CFTC de l’accord sur l’externalisation de l’IP Valmy en 2017, puis de celui sur la diminution significative des médailles du travail et des indemnités de fin de carrière signée en 2018). Il va donc falloir être déterminés pour, non seulement défendre l’idée que nos rémunérations méritent d’être réévaluées, mais également pour ne pas se laisser faire les poches. En début d’année, les 1.000 € de prime Macron lâchés par le gouvernement pour répondre à la colère des «gilets jaunes» s’étaient ratatinés à la SG au très modeste niveau de… 250€ bruts (pour les salaires en dessous de 45 K€). Soit un budget de 10 millions d’euros quand les dividendes approchent les 2 milliards. Comment dire ?... Il y a comme un passif sur le sujet qu’il va être difficile de mettre sous le tapis le 23 octobre !

EN FORMATION
Après l’échec retentissant de la négociation des «CDI d’opération» à la branche AFB (l’accord «CDI Kleenex» signé par le SNB a heureusement été mis en échec par le droit d’opposition de l’ensemble des autres syndicats représentant 66%). L’AFB va devoir démontrer son utilité sur un tout autre sujet, celui de la formation. Cette fois-ci,  les enjeux de la négociation de branche sur la formation sont nettement plus dans l’intérêt de l’ensemble des salariés ... encore faut-il que les fruits de la négociation soient réels, utiles et concrets. En attendant, les dates prévues à la SG pour traiter le sujet ont été reportées…

LA FILIERE BDDF
Une deuxième rencontre avec les syndicats a eu lieu concernant la mise en filière de BDDF et ses conséquences sur les CDS et le siège. André Gardella et Valérie Migrenne sont venus présenter le projet entre 2 visites de sites frappés par les réorganisations passées, présentes et à venir. Ces visites sont ponctuées par des débrayages. La prochaine réunion sur les aspects RH déterminera s’il faut que les salariés interviennent massivement pour peser sur les choix en cours.

CARTON ROUGE
La fin peut-elle justifier les moyens ? Au-delà de l’aspect philosophique, la question se pose aussi en démocratie sociale pour la fin du cycle électoral des CE à la SG. Il n’aura pas suffi au SNB de s’allier avec des ultras-minoritaires dans les centraux pour sortir la CGT des responsabilités du CE (malgré nos 35% de voix sur l’ensemble des salariés). Il ne lui aura pas suffi non plus d’empêcher certains salariés de Bretagne de voter pendant 7 ans pour préserver son pré-carré à Brest. Le mur du çon vient d’être franchi à Lyon où les 2 «têtes de listes» SNB, Sylvie Guillard et Laurent Gallard n’ont eu de cesse depuis la récente parution des listes d’intimider et de faire pression sur nos candidats pour qu’ils se retirent des élections à venir. On peut diverger et débattre. Mais hors des républiques bananières, que des candidats tentent d’intimider des concurrents méritait bien un gros carton rouge… et une noix d’honneur.  

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NOUVELLES DU FRONT
Côté services centraux, 534 demandes ont été traitées depuis l’ouverture du plan le 1er juillet (154 reclassements internes, 351 départs volontaires et 29 transitions d’activité). Selon la direction, il reste moins de 60 suppressions de postes à effectuer. La prochaine commission de validation est prévue le 25 octobre. Côté BDDF «on ne finalisera pas le projet sans avoir pris en compte l’état des lieux» selon M.C. Ducholet qui prévoit de faire un bilan des réorganisations précédentes avant de pouvoir parler de la mise en filière de BDDF. Une expertise en 2 phases devrait donc précéder la concrétisation du projet : la première sur les réorganisations précédentes des PSC/CDS (2016–2019) et la seconde, élargie à l’ensemble des activités, sur la pertinence de la mise en filière de BDDF. L’expertise concernera Lille, Toulouse, Cergy, Strasbourg et Val de Fontenay. Nous allons permettre à chaque salarié concerné d’intervenir et peser sur les différentes étapes d’un processus qui pourrait mener à 530 suppressions de postes sur BDDF (dont 360 en CDS et 170 au delà).

T’AS VOULU VOIR VOUZIERS
«La satisfaction clientèle doit être notre boussole». Ce credo répété par les représentants nationaux successifs de BDDF est affiché comme un préalable aux nouvelles réorganisations. Avec l’esprit tordu que l’on nous reconnaît volontiers, nous avions pris soin lors des échanges avec la direction de faire préciser que chaque fermeture d’agence devait être dûment justifiée devant les représentants locaux des salariés. C’est pourquoi la réponse du directeur de Champagne Ardennes à nos représentants nous paraît quelque peu décalée….«Vous pouvez amener tous les arguments que vous voulez, la décision est prise car nous privilégions les grosses agences». Dommage, car la décision de fermer l’agence de Vouziers (plus de 1100 clients sur 4400 habitants) en juin prochain est un «non sens» parmi d’autres. Labélisée chaque année depuis 2014 ! Et même en 2019 ! L’agence et son millier de clients ont tous les clignotants au vert …. Sa fermeture pourrait contraindre les clients qui voudraient continuer l’aventure avec le logo rouge et noir à un petit détour de 40 kms. Il va falloir faire beaucoup mieux pour construire «la banque qui allie l’expertise humaine et le digital». 

ESPRIT D’EQUIPE   
Ca partait d’un bon sentiment des collègues. La demande de certains d’entre eux était de pouvoir transmettre quelques jours RTT pour dépanner un autre collègue dans une difficulté liée à la maladie d’un proche, d’un enfant, d’une mère ou d’un père. Un accord a été signé il y a 3 ans pour créer un embryon de processus (qui palliait l’absence d’une vraie réponse politique et nationale). Nous avions mis en avant que cette solidarité ne fonctionnait bien que lorsque que les salariés connaissaient le bénéficiaire et pouvaient mesurer l’effet de leur don. Mais la direction a voulu brider le processus en y mettant des limites et des exigences qui, finalement, se sont révélées être si contraignantes qu’au final, seuls 4 salariés par an auront bénéficié du dispositif (alors qu’il y a malheureusement bien plus de salariés concernés par ces difficultés). Cerise sur le gâteau, 2 millions d’euros de dons dorment en attendant de pouvoir être utilisés dans le cadre de cette solidarité entre salariés … organisée par la direction – sans qu’elle n’ait besoin de mettre réellement la main à la poche ! Un nouveau dispositif est en cours de discussion, qui devra tenir compte des enseignements de ces 3 dernières années pour être plus efficace et plus juste. Même si ce problème sociétal nécessiterait une vraie réponse politique bien plus large pour être traité convenablement.

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UN CRAN EN AVANT
La formule retenue par la direction de BDDF pour imager la nouvelle vague de réorganisations n’était pas de bon augure. Un «cran en avant» fait avant tout penser à «se serrer la ceinture d’un cran supplémentaire». Sur le fond, les annonces de réorganisations des CDS (back-offices du réseau) ont assommé les salariés concernés par cette nouvelle transformation et la fermeture de 2 centres en IDF, managers en tête. Si la spécialisation des établissements affichait une logique en 2016, les cartes sont très largement rebattues avec la mise en filière. La réaction a été immédiate à Viry, menacé de fermeture. 130 salariés ont débrayé mardi pour manifester clairement leur mécontentement et leur inquiétude. La direction a accéléré la cadence des réunions avec les «opérationnels» et les syndicats. L’heure n’est pas encore à la «présentation du calendrier», ni même de savoir «quelles mesures la direction envisage de mettre en place», mais plutôt de prendre les bonnes décisions, voir si tout cela a vraiment un sens, une justification autre que l’objectif de 530 suppressions de postes !

COST KILLER          
Le cost killing a aussi un coût. Sur les 706 suppressions de postes annoncées en France, il en reste 66 à faire. Et tout est bloqué depuis le 9 avril. La mobilité reste gelée. Les recrutements sont stoppés (sauf exceptions plus ou moins justifiées). 300 salariés indirectement concernés par une suppression de postes ont déposé une demande de départ … Après ce nouveau plan GBIS-IBFS, dont nous avions dénoncé les effets sur les activités concernées, le bilan est lourd, tant pour le moral des troupes que pour la bonne marche des activités. Même si pour la direction, 90% des suppressions de postes se sont bien déroulées.

FATRAS
Le déploiement du formulaire unique d’évaluation au niveau mondial avait généré, fin 2010, un tel fatras dans les services centraux que la Direction Générale avait dû finalement concéder une négociation et conclure un accord retranscrit dans une instruction, force de loi à la SG. Il était important de mettre noir sur blanc quelques règles définissant un processus visant au développement de chacun et garantissant à l’évalué de ne pas tomber dans un règlement de compte, voire un piège disciplinaire. Depuis, l’exercice chronophage et scolaire a épuisé tout le monde, managers, salariés et RH. Si d’autres entreprises ont renoncé à cette mode de «noter» leurs salariés, nos propositions de supprimer l’échelle des évaluations pour en rester à un échange formalisé entre le manager et le salarié n’ont pas eu beaucoup d’écho. Bien que visant à actualiser les garde-fous, donner un peu d’air et d’intérêt au processus, nos propositions ont le plus souvent été accueillies par un «la direction prend le point» synonyme d’inaction. Depuis 2 ans, la direction vient nous présenter ses propres modifications «imposées» sous couvert des contraintes réglementaires. En 2020, la première partie du formulaire sera celle du code de conduite … avant même la description du poste ! On ne sait pas si ceux qui sont à l’origine de ces modifications se les infligent aussi, mais il ne faudrait pas oublier que le code de conduite ne peut pas s’opposer au Code du Travail et aux accords signés… même dans le nouveau monde.

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HORIZON 2023
La réunion avec Marie Christine Ducholet et les syndicats s’est déroulée en simultanée avec des présentations faites par les directions des CDS. Au-delà des enjeux que tout le monde connaît, la rencontre avec les syndicats aura surtout permis d’acter la nécessité de poser un diagnostic sur les projets précédents et d’échanger sur la solidité de la cible envisagée par la direction. De ces échanges découlerait ensuite un projet plus ou moins aménagé et des conditions d’accompagnement social nécessaire aux 530 suppressions de postes envisagées à l’horizon 2023.

24 SEPTEMBRE
Contrairement à la fable à laquelle le gouvernement et ses affidés tentent de nous faire croire, le taux d’activité des 55-64 ans n’est que de 51%. Cela ne signifie pas que 49% de cette tranche d’âge bénéficie d’un régime de retraite spécial, mais bel et bien qu’il est souvent compliqué de travailler dès 55 ans. Il suffit de regarder autour de nous comment sont traités les « seniors », souvent privés de perspectives quand ils ne sont tout simplement poussés vers la sortie. Comment donc concilier dans ces conditions, les injonctions contradictoires du rapport Delevoye et maintenir une «retraite digne» pour une période de la vie qui ne soit pas seulement l’antichambre de la mort (comme le préconisait A. Croisat le fondateur du système actuel de répartition) ? La réforme vise à créer un mécanisme qui s’intègre dans une limite de dépenses fixée à 14% du PIB, malgré l’augmentation du nombre de retraités. Pourquoi ? ... Parce que. La période qui s’ouvre va donc être déterminante pour tenter de bien comprendre les enjeux et les scenarii possibles afin de peser dans le bon sens. C’est dans le cadre de cet enjeu de société que nous vous invitons à participer aux manifestations organisées par la CGT le 24 septembre. Perspective qui paraît souvent lointaine, la retraite est l’enjeu de batailles à tous les niveaux. Au sein de la SG, seule la CGT avait protesté contre la disparition de l’IP Valmy, gérée paritairement et surtout très efficacement. Comme prévu, le récent comité paritaire de surveillance de « L’Epargne Retraite Valmy » qui en a pris la suite a montré que ce dispositif était beaucoup moins favorable aux salariés (voir détails sur notre site). Il est plus coûteux, moins performant, moins sûr et nettement plus chronophage pour chacun d’entre nous. Comme quoi, en matière de retraite, il faut faire très attention aux couleuvres que l’on tente de nous faire avaler. Tout le bruit fait autour des régimes spéciaux ne doit pas masquer que les réformes préconisées par le gouvernement visent avant tout à spolier les cadres du secteur privé…

CO-PARENTALITÉ
«Notre DRH est très sensible au sujet, elle va vous revenir bientôt sur le sujet» nous a répondu la représentante de la direction lors de la commission de suivi de l’accord égalité professionnelle suite à une énième intervention de notre part au sujet du variable dans le cadre des absences liées à la maternité. Tandis que d’autres entreprises mettent en avant l’alignement des congés paternité sur les droits à maternité, la SG non seulement refuse d’étendre le congé paternité au-delà des 11 jours légaux, mais elle refuse aussi d’appliquer correctement l’accord de branche qui stipule clairement que « l’ensemble des absences liées à la maternité ne peuvent donner lieu à quelle que forme que ce soit de discrimination en matière de rémunération». Il y a donc bien un sujet sur lequel une discussion doit avoir lieu ... sauf à prendre un risque juridique, celui de la contestation de l’ensemble des salariées concernées et potentiellement discriminées.

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NI OUI – NI NON
Quand nous avons reçu l’invitation de Frédéric Oudéa à le rencontrer ce 12 septembre, un flot presque ininterrompu d’articles de presse et de rumeurs s’était déjà chargé d’animer la rentrée de la SG. Et de peser encore davantage sur le moral en berne des équipes, aussi bien dans le réseau que les services centraux. D’après notre DG, ce serait un tropisme dû à la «tendance pessimiste des salariés français». Il n’empêche qu’il y avait des sujets précis qui méritaient des explications : qu’en est-il d’Ithaque ? de l’avenir de Lyxor ? d’une nouvelle réorganisation de BDDF ? En deux heures d’entretien, Frédéric Oudéa réussit l’exploit de ne pas démentir, ne pas confirmer … tout en noyant la situation particulière de la SG dans un contexte global et mondial.
En résumé, on est loin du pays des Bisounours et les contraintes fortes que nous subissons sont infligées avec la même force aux autres, en France, en Europe et au-delà. Un peu plus concrètement, il distingue deux échéances : le court terme (horizon 12 mois) et la construction du « nouveau monde post-remédiation » (une nouvelle fois repoussé, de 2018 à 2025…). Point commun, ces deux échéances nécessitent à ses yeux «une poursuite rigoureuse de la recherche d’économies». A court terme, cela signifie que la direction travaille sur un budget 2020 que nous anticipons très rude (c’est Ithaque) et la poursuite d’un programme de cessions (à plus de la moitié de son objectif). Le but est de sortir de beaux ratios lors des prochains résultats trimestriels.
En ce qui concerne le réseau, une rencontre aura lieu le 20 septembre avec Marie Christine Ducholet, et peut être une autre avec Philippe Aymerich sur qui Frédéric Oudéa a renvoyé tous les sujets touchant à ce périmètre jusqu’à l’horizon 2025. Aucune annonce n’est prévue avant le temps de la concertation avec les représentants syndicaux sur la situation de BDDF et sa stratégie, tout en garantissant « le temps de l’analyse et de la réflexion ».
Du côté des services centraux, nous avons remonté à Frédéric Oudéa l’exaspération des salariés et des managers devant la succession des vagues de suppressions de postes, qui s’accompagnent d’une paralysie de l’organisation (générée par le gel des mobilités et du recrutement) et de l’asphyxie d’activités qui n’ont pas les ressources pour se développer. Le tout dans l’opacité la plus totale. Nous lui avons donné l’exemple de la politique immobilière qui, subitement, prévoit la suppression de 1200 postes physiques de travail supplémentaires en 2020, soit un total de 2400 postes de travail supprimés en deux ans. Comment ne pas supposer que cela cache de nouvelles coupes dans les effectifs ? Mais Frédéric Oudéa a encore répété qu’«aucune décision n’était prise»… et que nous devrions nous réjouir que les activités au-delà des frontières françaises aillent bien - et lui permettent de payer un dividende conséquent.
Nous lui avons répondu que les difficultés des salariés étaient réelles et qu’il était difficile de maintenir son engagement et sa motivation quand les attaques venaient aussi de l’intérieur. Nous lui avons ainsi cité en exemple l’interview dans le Financial Times de Lorenzo Bini-Smaghi début juillet, qui réclamait davantage de suppressions de postes. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que le baromètre employeur mette en lumière des choses que la direction tente de mettre sous le tapis. Et ce n’est pas en changeant son nom que les choses vont changer et s’améliorer.

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VARIABLE
C’est un véritable serpent de mer depuis quasiment deux décennies. La rémunération variable, attribuée à la tête du salarié, a atteint ses propres limites depuis bien longtemps. Mais dans le réseau BDDF, le marché du travail (et l’avenir incertain des banques) pousse la direction à revoir ses dogmes, et notamment celui du variable, pour éviter les démissions et travailler ainsi son attractivité. Une expérimentation a donc eu lieu sur 3 entités du réseau et 3 métiers, soit l’équivalent de 400 salariés. Cf le compte rendu et les documents sur notre site (comme d’habitude…). Pour lutter contre l’opacité actuelle dans les décisions et l’absence de critères d’attribution, la direction a mis sur la table un processus, qui certes laisse encore la part belle à l’arbitraire (le discrétionnaire reste à 40% pour les techniciens et 60% pour les cadres), mais a le mérite de donner un peu de visibilité en termes de montant. Le dispositif est loin d’être idéal, mais il a le mérite de constituer une base de travail. L’occasion pour nous d’engager une large consultation sur ce que pourraient être les bons critères d’attribution du variable. Que vous soyez des services centraux ou du réseau, si Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., n’hésitez pas, nous sommes preneurs. En attendant, dans le cadre de l’expérimentation BDDF, la direction a pris la décision de sortir du panel les situations compliquées, soit une bonne centaine de salariés en mobilité, de retour de congés maternité ou de congés divers… bref, toutes ces situations qui nous font militer pour qu’enfin, on tente de mettre sur pied un dispositif équitable, transparent et non discriminatoire.

MAITRE DES HORLOGES  
Fidèle à la tradition, la commission ad hoc a examiné (entre autres) les éventuels jours de fermeture collective pour l’an prochain. Si le sujet garde son importance dans le réseau de BDDF, dans les services centraux les 5 jours RTT employeurs sont directement réattribués aux salariés. Vous pouvez trouver le calendrier et le décompte des jours RTT pour 2020 sur notre site. Il dépend de votre statut (cadre, au forfait ou pas) et de votre régime de travail (39h ou 37h22 hebdo, lundi/vendredi ou mardi/samedi). 2020 étant une année bissextile et un jour férié supplémentaire tombant un dimanche, il y aura deux jours RTT de plus cette année (la compensation est prévu par l’accord que nous avons négocié et signé en octobre 2000). La commission a aussi été l’occasion de confirmer l’inutilité en l’état du dispositif de «dons de jours RTT». Il y a 6.300 jours (soit 1,9 millions d’euros) qui ne sont pas utilisés pour aider les salariés qui en auraient pourtant besoin. Les critères très restreints ont fait que seuls 3 salariés ont bénéficié du dispositif. Et pourtant, bien des situations le nécessiteraient. Une révision du dispositif devrait avoir lieu prochainement. En tout cas, nous l’espérons.

EGALITE
Initialement prévue en juin, la commission Egalité professionnelle Femmes - Hommes avait été repoussée dans l’attente de statistiques à jour. La résorption des écarts a dû générer pour les femmes victimes d’inégalités des modifications visibles sur la feuille de paye de juillet et nous aurons le 12 septembre le nombre de femmes ainsi révisées.

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LE PILIER
Plutôt traditionnellement dévolue à l’examen du calendrier des RTT de l’année suivante, la 1ere réunion de la rentrée sociale aura été, cette année, consacrée au suivi du plan GBIS-IBFS démarré en juillet. Son déploiement en plein été malgré les congés prévisibles des services chargés de l’administrer a fait qu’une fois de plus, les salariés en déshérence ont été bien contents de nous avoir comme pilier pour traiter les difficultés qu’ils rencontraient dans ce labyrinthe procédurier. Après les situations individuelles que nous avons dû résoudre cet été, la commission du 29 août aura été l’occasion pour la CGT de revenir sur des questions épineuses d’interprétation de l’accord. Le compte rendu intégral est sur notre site. Comme toujours, il ne suffit pas d’écrire les choses pour qu’elles soient correctement appliquées. Depuis 2013, les accords successifs rappellent qu’en cas de demandes multiples, la priorité revient au salarié dont la date d’entrée dans le Groupe est la plus ancienne (ou dont les contrats successifs sont les plus anciens). Or, la direction applique ce qu’elle appelle la « définition légale de l’ancienneté » et retire les absences longues durées, qui suspendent ou interrompent le contrat de travail. Ce qui n’est pas l’ancienneté affichée dans le système interne, ni dans le document que remplit le conseiller depuis plus de 10 ans ! Serait ce le fait que nous ayons fait intégrer le variable pour les salariés au-delà de 5 ans d’ancienneté qui a rendu ce sujet problématique ? Nous sommes aussi revenus sur la portabilité de la mutuelle, de la prévoyance et la possibilité de transférer le compte épargne temps vers la Caisse des Dépôts. L’impact est relativement important si l’on s’en réfère aux statistiques sur le CET remises en vue de la commission RTT qui va décider le 4 septembre des jours de fermetures et du nombre de jours RTT pour 2020 … année bissextile. En attendant, après Pléiade (le plan GBIS IBFS), serait-ce au tour d’«Ithaque» de semer le chaos dans les équipes visées par un Nième plan ? Si tel est le cas, il va falloir tirer les enseignements du plan en cours car la direction a trop joué avec certains curseurs pour arriver à une frappe quasi chirurgicale dans les suppressions de postes.

RETRAITE    
Entre le rapport Delevoye, déposé en pleine période estivale et l’enfumage gouvernemental qui a suivi, bien malin celui qui peut dire ce que contiendra la réforme au final. Après la blitzkrieg sur le code du travail, voici le smog sur l’avenir des retraites. Au-delà du flou artistique volontairement entretenu, ce qui est certain, c’est que, quelque soit l’arbitrage entre «durée de cotisations» et «âge pivot», deux logiques vont s’affronter sur le sujet et certainement dans la rue : «travailler plus longtemps pour toucher moins» ou «mieux répartir les richesses pour bâtir un système universel de qualité». Les déclarations d’intention gouvernementales laissent penser que les salariés risquent de payer cash cette réforme. Après être passé d’un calcul de la pension basé sur les 10 meilleures années aux 25 meilleures années, l’ambition est de passer sur l’ensemble de la carrière au travers d’un système à points … faisant mécaniquement baisser le montant de la pension. Parmi les salariés, au-delà des premières victimes que seraient les jeunes et les femmes, ce sont principalement les cadres qui seraient impactés. Un soi-disant effet redistributif est affiché. Mais on cherche encore au bénéfice de qui ? Le motif de la réforme n’est il pas d’ailleurs de «restaurer l’équilibre des régimes» ? De quoi ne pas attendre qu’il ne soit trop tard et se joindre à l’appel à défendre la revendication d’une retraite permettant de vivre dignement, en participant aux manifestations prévues par la CGT le 24 septembre.

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LES TRAVAUX CONTINUENT       
Depuis l’annonce du plan GBIS IBFS, nous avons conseillé, accompagné et soutenu de nombreux salariés potentiellement concernés par la suppression de leur poste ou ayant opté pour une reconversion professionnelle via un départ volontaire. Dès le début, nous avions alerté la direction sur la difficulté de déployer le plan pendant les congés d’été, avec le risque que les interlocuteurs indispensables au sein de la RH ne soient pas présents. Malgré les assurances que nous avions alors reçues, force est de constater que le dispositif a été mis en quasi-sommeil pour un mois depuis le 26 juillet. Peut-être cela laissera-t-il le temps de corriger les multiples dérapages qui nous ont été rapportés et pour lesquels nous avons dû intervenir : discrétion absolue des managers sur la validation des « paires » pour les indirects, multiplication des rendez-vous inutiles de la part de Right Management, considérations farfelues sur les projets présentés par les salariés, exigences qui vont bien au-delà de l’accord, projets de formation refusé, traitement de l’ancienneté aléatoire… la liste est bien trop longue pour être détaillée ici. Quoiqu’il en soit la commission de validation du 26 juillet – composée exclusivement par la direction – a validé 379 suppressions de postes. Pour GBIS, sur 405 dossiers présentés, 305 dossiers ont été validés (72 reclassements internes, 215 départs volontaires, 18 transitions d’activité). 8 dossiers ont été refusés et 92 salariés sont en situation de «sursouscription de compteurs». Pour IBFS, sur 84 dossiers présentés, 74 dossiers validés (29 reclassements internes, 40 départs volontaires et 5 transitions d’activité). 2 dossiers ont été refusés et 8 salariés en situation de «sursouscription de compteurs». Il reste donc, pour la direction, 206 suppressions de postes à effectuer. La prochaine commission de validation aura lieu le 13 septembre. D’ici là, plus de 200 rendez-vous ont déjà été positionnés avec Right Management. Une commission paritaire de recours se tiendra le 29 août pour statuer sur les situations ubuesques qui ont amené certains salariés à déposer un recours officiel.

L’ÉTÉ EN PENTE DOUCE
Après avoir joué les Rafletout suite aux élections de juin, la nouvelle majorité qui gère le CSE des centraux a bien du mal à maitriser la nouvelle instance qui remplace le CE des Centraux. Lors de la 1ère réunion, l’ex-secrétaire déclarait : «on a un accord avec plein de pages…c’est la première réunion … c’est compliqué à mettre en place… on verra par la suite pour avoir un fonctionnement plus optimal». Si la première réunion a effectivement été hallucinante (la direction allant jusqu’à refaire des votes jusqu’à ce que le SNB puisse rafler tous les postes à responsabilité), la seconde n’a pas été plus glorieuse. Sur 11 points à l’ordre du jour, 1 seul a été traité. Il aura donc fallu que la direction convoque tous les élus le 30 juillet à 17h30 pour permettre - in extremis – l’embauche d’un nouveau médecin du travail… laissant encore 9 points en suspens ! Même en travaillant à 200%, le fonctionnement de l’instance est pour l’instant catastrophique. La division drastique du nombre d’élus dans les centraux (de 450 en 2016 à 105 en juin 2019) a déjà un impact direct sur la défense de vos droits, alors même qu’aux suppressions de postes en cours s’ajoutent déjà des rumeurs au sujet de nouvelles coupes et réorganisations pour la rentrée.

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SOLDES OU LIQUIDATION ?
Cela n’aura échappé à personne, mais dernièrement les ventes « d’actifs non-stratégiques » s’accélèrent. La plupart des filiales d’Asie, du Moyen-Orient et d’Europe de l’Est en ont fait les frais. Mais voici maintenant que notre banque privée au Royaume-Uni est mise en vente – à peine trois ans après l’annonce « stratégique » de son renforcement à grands frais – et, plus inquiétant encore,  notre filiale antillaise SGBA est cédée à un fonds d’investissement. Si même des pans entiers du territoire national ne sont plus considérés comme stratégiques pour le Groupe, que va-t-il rester au final ? le seul bureau de Frédéric Oudéa ?  

 

VARIABLE A LA BAISSE ?
Le calcul de la partie variable du salaire ne peut pas dépendre de la seule volonté de l’employeur. La Société Générale est loin de respecter cette exigence fixée par les législateurs. Depuis des lustres, la CGT exige une vraie discussion sur le sujet et force est de constater que les choses en sont restées à l’état embryonnaire. Seul un test a été mené très discrètement sur quelques établissements du réseau, mais le modèle testé serait défavorable pour 70% des conseillers. Pour le moment, la part variable des salariés concernés sera calculée sur l’option la plus favorable, nouveau modèle ou discrétionnaire (à la tête du client), mais il faudra être vigilant.

 

LE BAROMETRE
Le Baromètre Employeur « new look » aura lieu du 10 septembre au 1er octobre 2019. Tellement new look qu’il s’appellera désormais Baromètre Collaborateurs et inclura également des questions sur la CVT. De cette façon, des résultats négatifs ne pourront être que le fait de votre mauvaise volonté et non de l’absence d’engagement RSE de la direction. CQFD. Vu l’ambiance générale, il était urgent pour cette dernière de sortir le parapluie.

 

COMPORTEMENT INAPPROPRIE ?
Malgré l’engagement affiché par la direction et la publication d’une nouvelle procédure de traitement des « comportements inappropriés », on ne peut pas dire que les élus CGT sur le terrain aient constaté des progrès. Au contraire, il y a toujours les mêmes dérives où, trop souvent, la victime se retrouve hors de l’entreprise car la gestion post dénonciation est calamiteuse. Très inquiétante également est l’instrumentalisation que nous avons constatée  pour initier des procédures de licenciement contre des « gêneurs ». Le comble a été atteint lorsqu’une salariée a été licenciée… parce que sa dénonciation du harcèlement dont elle était victime a été considéré par la direction comme du harcèlement contre le manager… naturellement au terme d’une « enquête » bâclée et exclusivement à charge contre la salariée.  Lorsque nous avons demandé un bilan des mesures de prévention, la Direction nous a opposé une fin de non-recevoir.  

 

PLAN GBIS : NUMERO VERT
C’est le 01 42 14 30 68. Ce n’est pas celui de la direction, mais celui de la permanence CGT. Les dérives et les incohérences constatées par nos élus sont tellement nombreuses qu’elles ne peuvent tenir sur cette feuille. Aussi n’hésitez pas à nous les signaler au plus vite afin que nous les fassions corriger au fil de l’eau.

 

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LES RAFLETOUT
Arrivée en seconde position avec 35% des voix (à seulement une petite centaine de voix du SNB  lors du 1er tour), la CGT a légitimement brigué le secrétariat adjoint du nouveau CSE des services centraux parisiens (ex CE). Le SNB, arrivé en tête, aura choisi la pire des options puisque, pour écarter les autres organisations syndicales représentatives (CGT et CFDT) de toutes responsabilités dans les instances, il s’est livré à un calcul politicien d’échanges de postes en sous-main avec les ultra minoritaires (CFTC à 5,96% et UNSA à 4%) pour conserver sa mainmise désormais totale des instances représentatives du personnel. Pour mémoire, seul le SNB est présent au conseil d’administration, avec toute la transparence que chacun peut mesurer. En dehors du déni démocratique de ce nouvel épisode, c’est donc un risque élevé pour les salariés dans la période de fortes turbulences qui s’annonce et qui aurait plutôt nécessité l’unité des syndicats représentatifs majoritairement choisis par les salariés. Quoiqu’il en soit, les 58 élus et représentants de la CGT dans les Services Centraux Parisiens seront sur le pont pendant les 4 prochaines années pour continuer notre syndicalisme de proximité, de transparence, pour combattre les mauvais coups en préparation et défendre les intérêts individuels et collectifs de l’ensemble des salariés.

LA LIGNE DURE DES COST KILLERS
D’ailleurs, Lorenzo Bini Smaghi, le président du conseil d’administration n’a pas attendu longtemps pour lâcher quelques menaces à peine voilées dans le Financial Times et jouer les boutefeux en laissant entendre au marché de possibles nouvelles saignées. «Nous avons été trop lents pour licencier des traders», «Nos hypothèses ont été trop optimistes en 2017», «nous sommes prêts à procéder à de nouvelles économies si les conditions du marché continuent à se dégrader ». L’article du 3 juillet s’est répandu en interne comme une traînée de poudre et a été perçu comme une véritable provocation. Il ne pouvait en être autrement, à quelques heures seulement de l’ouverture des premiers rendez-vous fixés aux salariés dont le poste est supprimé et alors que l’ensemble des salariés subissent ce nouveau plan depuis plus de 5 mois dans les centraux et que le réseau est en réorganisation permanente depuis quelques années. En tout cas, ces propos représentant la ligne dure de certains membres du conseil d’administration sont d’une autre teneur que ceux avancés par Frédéric Oudéa devant les élus du Comité Européen à qui il disait qu’il expliquait «avec difficultés à nos investisseurs que la SG veut construire son adaptation sans licenciement». Il a d’ailleurs «remercié les partenaires sociaux de renouveler des accords qui permettent de gérer la mobilité et de saisir des opportunités de départs naturels ou volontaires ». En attendant, ce sont près de 900 salariés qui ont pris rendez-vous en juillet dans le cadre du plan GBIS IBFS (dont 2/3 directement concernés par une suppression de poste et 80% pour des demandes de départ). L’article du FT démontre qu’une partie du Conseil ne comprend même pas qu’avec de telles déclarations le doute parmi les salariés augmente. Ils savent pourtant qu’une  saignée promise au marché n’est jamais une promesse en l’air et se paye cash. Nous ne sommes pas encore partis en congé que le décor de la rentrée vient d’être planté !

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LA CONSTITUANTE
Il semblerait que l’on s’oriente vers une coalition pour constituer une majorité au CSE des centraux. Arrivés en tête en 2013, puis en 2016, la CGT et le SNB avaient co-géré le CE depuis. Arrivé en tête avec 16 élus sur 35, le SNB n’est pas majoritaire en 2019. Il a donc 2 possibilités, s’assurer une majorité en formant une coalition avec un syndicat ultra minoritaire ou tenir compte du verdict des urnes et proposer aux syndicats représentatifs de prendre la responsabilité que les salariés ont souhaité leur donner. La réponse sera donnée lors de la réunion de constitution du CSE le 3 juillet.

LE SENS DE L’HISTOIRE
En répondant au représentant CGT du CRC de Lyon, l’Inspection du Travail a apporté une pierre supplémentaire au chantier des rémunérations à la SG. Initialement interrogée sur les quelques salariés qui restent au niveau C malgré l’évolution des parcours professionnels en CRC, l’Inspection du Travail rappelle quelques règles de base à respecter, dont nous exigeons de débattre depuis des lustres. L’engagement a bien été pris (y compris par Fréderic Oudéa) et même inscrit à plusieurs reprises dans des accords, mais force est de constater que l’attribution du variable se fait toujours peu ou prou à la tête du client. Or, le courrier de l’Inspection du Travail rappelle que «les décisions de l’entreprise en matière salariale ne peuvent être discrétionnaires. Ainsi, si l’employeur peut différencier les rémunérations en fonction des résultats obtenus, toute différence entre salariés accomplissant le même travail devra être justifiée par des éléments objectifs et vérifiables». Cela rejoint les jurisprudences qui rappellent que «le calcul de la partie variable d’un salaire ne peut pas dépendre de la seule volonté de l’employeur » ou qu’ «une rémunération variable ne peut être valablement convenue entre l’employeur et son salarié que si la variation envisagée repose sur des éléments objectifs, indépendants de la seule volonté de l’employeur». Quelques expérimentations ont été menées au sein de BDDF, en avril 2019 et devaient être une base de discussion, mais le DRH de BDDF s’est vu récemment proposer une belle proposition de poste et bien malin celui qui sait de quoi ces expérimentations pourront accoucher maintenant. 

LES FERMEURS      
C’est aussi à BDDF que la valse des nominations de ces derniers jours a suscité des inquiétudes. Dans le jeu de taquin, généré par le départ (ou le retour) de Laurent Goutard chez AFMO, Marie Christine Ducholet va être secondée par Philippe Amestoy et André Gardella. La parcours de ce dernier, nommé directeur des opérations et transformation de la banque de détail en France, n’est pas plus rassurant que le contexte actuel et les perspectives réunis. Il aura été depuis 2012, Directeur de Banco Cacique et Banco Pecunia, puis plus récemment, directeur général de SKB. Les 3 filiales ne sont plus dans le Groupe depuis. Banco Cacique et Banco Pecunia sont fermées et SKB est vendue. En écho, Fréderic Oudéa a tenté de convaincre les élus – inquiets - du comité européen, réunis mercredi 26 juin, qu’«il n’y a plus d’autres cessions » (de filiales ou d’activités ndlr). Mais après les dernières cessions, arrêt d’activités, l’inquiétude subsiste. Ainsi à Bordeaux, les collègues ont vu débarquer des groupes de visiteurs inhabituels, visiter la salle des coffres et l’immeuble prestigieux, 28 boulevard de l’Intendance, dont la SG est propriétaire depuis 152 ans, qui fut la 1ère succursale SG ouverte en province. Ce n’est qu’après, intrigué par ce va et vient, que le délégué CGT a appris que la direction envisageait de liquider ce patrimoine et de le mettre en vente en toute discrétion. Ca, c’est raté !

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ALEA JACTA EST
Nous tenons d’abord à féliciter les salariés qui auront voté lors de ce très long processus électoral dans les services centraux, débuté en janvier et qui s’est achevé le 19 juin. Très long, et surtout sans doute trop long puisque  le nombre de votants a reculé de 500 voix par rapport au mois d’avril. Malgré ce taux de participation extrêmement faible (inférieur à 30%), inquiétant dans le contexte actuel, nous remercions tout particulièrement les 35% d’entre vous qui nous ont renouvelé leur confiance. C’est un score remarquable et un formidable encouragement pour nos équipes à continuer notre travail et notre pratique syndicale basée sur la proximité, la transparence et la disponibilité. Cette proximité de l’ensemble des élus va néanmoins être bien amoindrie puisque le 18 juin, le juge a donné raison à la direction et aux autres syndicats (CFTC, CFDT et SNB). Nous avions dénoncé l’accord qui accentue l’effet des ordonnances Macron fusionnant l’ensemble des instances représentatives du personnel dans un CSE unique dans les centraux. Le juge semble considérer que, dès lors qu’un accord majoritaire est signé, il s’applique, peu importe si les salariés sont représentés, aidés et conseillés par 450 représentants ou 150 … L’actuel «plan» dans les centraux et les précédentes réorganisations ont démontré que ce n’était pas possible de travailler efficacement dans ces conditions. Nous allons donc faire appel de cette décision. En attendant, en dehors des 13 élus CGT qui siégeront au CSE unique des centraux, 16 élus SNB, 3 CFDT, 2 CFTC, 1 UNSA vont constituer la nouvelle instance le 3 juillet. Au-delà des promesses électoralistes sur papier glacé, le travail de fond va devoir se poursuivre dans les mois et les années à venir. Il est à craindre que la direction n’en ait pas fini avec ses décisions malheureuses et ses envies de régression sociale.

I WANT MY MONEY BACK 
C’est encore un gros pavé auquel s’est attaqué le gouvernement concernant la réforme de la formation professionnelle. Une réforme de plus, car après celle du 100% santé (« reste à charge zéro » sur l’optique, le dentaire et les prothèses audio) qui va immanquablement avoir un impact sur notre mutuelle, celle sur le handicap, l’actuelle concernant l’assurance-chômage (dont les cadres sont les 1ères victimes, mais pas les seules), la réforme de la formation remet tous les dispositifs à plat. Et pas seulement ceux liés au financement pour lesquels les entreprises se posent la question de savoir «comment récupérer au mieux leur contribution financière à la formation». Après la mise en place d’un OPCO (Atlas) noyé dans plusieurs branches professionnelles, une négociation s’est donc ouverte à la SG pour s’attaquer au très vaste chantier. Pour l’heure, elle a accouché d’un calendrier à la rentrée.

PAS DE BOL
Décidément avec le PMAS, on n’a pas de bol. Après le naufrage lié au Brexit en 2016, le fiasco du «PMAS musclé avorté» à cause des litiges en 2017, le crû 2019 a rencontré quelques problèmes techniques. Après la semaine de maintenance du Self-Service RH à l’ouverture de la souscription, l’avertissement «En maintenance» mis sur le site Esalia a donné des sueurs froides aux salariés qui voulaient investir leur intéressement et participation  le dernier jour. Nous avons demandé l’ouverture du site de souscription une journée de plus. La direction a fait la demande à l’AMF et finalement, il y aura eu plus de peur (ou de sueurs froides) que de mal. Enfin presque, car les «interrogations» sur le cours de l’action SG historiquement bas subsistent.

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DURA LEX, SED LEX
Les commissions de travail du CSEC auront été l’occasion d’avancées concrètes sur quelques sujets. La direction nous a confirmé que les outils permettant d’accéder aux « congés jeunes parents » vont enfin être mis en place fin juin (pour ce qui concerne l’année 2018). Si d’aventure, vous étiez éligibles au dispositif précédemment (cf la page dédiée sur RH Online et sur notre site), la direction a précisé qu’il faudra «traiter au cas par cas». Il faudra donc, dans ce cas, faire remonter les demandes au fil RH et ne pas hésiter à nous saisir si vous rencontrez des difficultés. La direction a confirmé qu’il n’était « pas question pour elle que la SG n’applique pas la loi » … même si ce n’était pas a priori naturel sans notre intervention et nos relances.

DÉMATÉRIALISATION
Cette réunion de travail a aussi été l’occasion de revenir sur la gestion des arrêts de travail. Pour faire face aux difficultés financières, liées aux retards de paiement des IJSS que rencontraient nos collègues, nous avions demandé la mise en place d’un système de subrogation à la SG. Ces difficultés financières sont trop souvent la double peine qui accompagnent la maladie. Cette fois-ci, la direction nous a présenté un nouveau dispositif et une évolution de la gestion des arrêts de travail qui permettrait de fluidifier les échanges avec la CPAM. La dématérialisation des éléments concernant les arrêts de travail permettrait un flux quotidien et devrait se traduire par une nette amélioration du traitement des dossiers et donc des paiements. C’est l’occasion pour nous de vous appeler une nouvelle fois à voter formellement les résolutions de la Mutuelle. En effet, le taux de participation est actuellement trop faible pour être validé. En dessous de 25% de participation au vote des résolutions, l’ACPR (autorité de contrôle) pourrait y voir un bon prétexte pour accentuer sa pression d’un transfert de la Mutuelle vers une structure plus grande et donc plus chère ! Puisqu’au-delà des prestations, les frais de gestion y seraient beaucoup plus élevés. Vos cotisations serviraient alors à payer aussi des campagnes de publicités et plus seulement des prestations santé. Il reste jusqu’au 17 Juin (16h) pour voter «Pour» les résolutions. Enfin, cette réunion a permis de faire un point sur le logement social et de faire un bilan complet de l’évolution des dispositifs (disponible sur notre site). Il va falloir sérieusement travailler pour rattraper le retard pris depuis la fermeture de la cellule interne d’aide au logement, il y a quelques années, malgré notre ferme opposition.

UN SCRUTIN DÉCISIF
Il reste jusqu’à Mercredi 16H00 pour désigner vos 35 représentants dans les services centraux pour les 4 années qui s’annoncent pour le moins compliquées. Le jour de l’ouverture de la plateforme du plan, 500 rdv ont été pris pour 709 suppressions de postes ! Pendant que certains se résignent à l’abandon d’avantages sociaux tels que l’IP Valmy ou bradent les primes de fin de carrière, nous avons au contraire obtenu que les variables soient enfin intégrées dans les indemnités de départ volontaire. Il reste certes beaucoup à faire, mais nous sommes sur la bonne voie !  Pour renforcer encore notre pouvoir de négociation, votez pour les listes CGT !

LA SURCOTE
Le cours actuel de l’action, en dessous de celui fixé pour le PMAS, rend l’exercice hallucinant. Cette situation démontre qu’une sérieuse négociation devra avoir lieu sur ce système que Frédéric Oudéa mettait en avant pour récompenser la performance collective en l’absence d’augmentation générale, en privilégiant l’intéressement, la participation et le PEE.

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BREAKING NEWS
Les modalités pour bénéficier des « congés jeunes parents » sont maintenant disponibles sur Rh Online et sur notre site intranet/internet. Les bénéficiaires pourront y avoir accès à partir de fin juin. D’ici là, vous pouvez optimiser votre abondement (2000€) en investissant votre intéressement participation avant le 17 juin. Une petite calculette est disponible sur les sites déjà cités. Sur ce point, la CGT a bataillé et obtenu, il y a quelques années, que les 1ères centaines d’euros soient surabondées pour permettre à tous d’avoir accès au dispositif.

L’HEURE DU CHOIX
Elle sonnera entre le 12 et le 19 juin pour les 20.000 salariés des Services Centraux. Au moment où un énième plan de restructuration va supprimer près de 750 emplois supplémentaires à Paris, est-ce l’heure du syndicalisme de résignation et de régressions sociales (CDI kleenex, baisse des médailles du travail, des IFC, une QVT de façade, abandon de l’IP Valmy et de l’aide au logement, etc) ? Le papier glacé et les gadgets peuvent-ils remplacer les 300 élus de proximité sacrifiés par les signataires de l’accord qui met en place la nouvelle instance représentative du personnel à compter du 1er juillet le CSE ? Ce n’est pas notre position. Nous défendons un syndicalisme de proximité, engagé à chaque instant à vos côtés et nous sommes fiers des progrès obtenus ces dernières années : engagement obtenu de ne pas recourir aux licenciements contraints, prise en compte du variable dans les indemnités de départ, télétravail, limites des délocalisations, paiement des jours de carence, application des congés jeunes parents, lutte contre le harcèlement et pour l’égalité professionnelle, etc. Et ces avancées, nous ne les avons pas obtenues seuls, mais grâce à l’appui et à la confiance que vous nous avez apportés. A un moment crucial de la vie de notre entreprise, les salariés des services centraux - y compris les expatriés – ont l’occasion de réaffirmer et renforcer cet appui d’ici le 19 juin. En votant pour nos listes complètes (titulaires et suppléants), vous pourrez non seulement vous assurer pour les 4 années à venir d’avoir toutes les informations, les conseils et la défense dont vous avez peut-être déjà bénéficié ou aurez peut-être besoin, mais en outre vous adresserez un message clair à la direction : assez de régressions sociales et salariales ! Avec la CGT SG, c’est la priorité aux progrès. On compte sur vous !

LE TRUC EN PLUS : 5106
Quand la direction a arrêté de parler de banque universelle au profit d’une banque diversifiée pour habiller la vente de filiales et l’arrêt de toujours plus d’activités, nous avons été les premiers à vous avertir. De même, quand elle essaie de jouer la division (centraux vs réseau, jeunes vs senior, hommes vs femme, etc) pour faire passer des mesures régressives, nous insistons toujours sur l’unité des combats des salariés de la SG. C’est pourquoi nous ne compartimentons pas nos informations. C’est en toute transparence que les analyses et les comptes-rendus de chaque réunion tenue en votre nom sont disponibles sur notre site internet depuis 1998 ! Ces informations, qui concernent toutes les activités SG, représentent plus de 5.000 documents (5106 exactement depuis 2014 et 700 dessins !) qui sont accessibles à tous les salariés. C’est un des enjeux des élections en cours : maintenir l’indispensable proximité avec vous.

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LA DECOTE DECOTEE  
Vous êtes nombreux à vous interroger : où est passée la décote pour la souscription dans le PMAS quand l’action plafonne aux alentours de 22,50 euros ? Comment cette décote a-t-elle fondu de 20% à 3,5% ? C’est simplement un autre effet d’un dividende exagérément gonflé par la direction. Non seulement il prive l’entreprise des capitaux nécessaires à son développement, mais en outre son paiement diminue mécaniquement la valeur de l’action de 2,20 euros. C’est ce qui s’est passé le 26 mai. Comme la décote est calculée avant paiement du dividende et le PMAS effectué après le paiement de ce dernier, vous pouvez avoir le sentiment logique de vous faire avoir. Bien loin des promesses de Frédéric Oudéa de dynamiser l’intéressement et la participation, nous ne pouvons que constater que leur montant reste loin des standards de l’industrie et que le montant de l’abondement est lui aussi bien en-deçà des plafonds légaux. C’est l’un des nombreux combats que la CGT compte bien mener avec vous lors des prochaines années afin d’obtenir une meilleure répartition des richesses créées par votre travail.  

ENFIN !
Deux ans après avoir supprimé la commission logement malgré la bataille menée par la seule CGT, la direction a réuni les organisations syndicales pour savoir comment elles allaient gérer le pactole qu’elle s’apprête à leur verser pour répondre aux demandes de re-logement d’urgence (en cas d’expulsion, de salarié battu ou menacé, etc). Une excellente occasion pour la CGT de rappeler son exigence de structurer une commission paritaire capable de prendre en charge rapidement les demandes de logements et de peser pour que celles-ci aboutissent. Les politiques de logement social successives et l’évolution du marché rendent inévitable ce travail au bénéfice de tous, d’autant que depuis la fermeture de l’aide au logement, l’existence d’une commission logement est devenue une obligation légale.

L’OEIL DU CYCLONE
Dans un réseau déjà à la limite de la rupture, en proie aux difficultés quotidiennes, les nouvelles réorganisations prévues pour 2020, communiquées aux représentants du personnel le 29 Mai et présentées en Webex par les directions locales, vont faire l’objet d’une réunion le 12 juin prochain. Il ne faut pas hésiter à partager avec nous les sujets qui vous concernent directement et qui doivent être traités sérieusement pour que personne ne reste en difficulté sur le bord du chemin. Dans les services centraux, la dernière consultation du CE sur GBIS – IBFS s’est déroulée le 24 Mai. La prochaine étape sera l’envoi des lettres le 3 juin (cf notre site) aux salariés concernés par les suppressions de postes. Avant le démarrage du plan le 1er juillet, une plateforme de prise de RDV ouvrira le 11 juin, ce qui donnera la température. Depuis la 1ère présentation de la réorganisation en avril, 76 postes ont déjà été supprimés (retraites, mobilités actées, démissions, etc). Ce qui va changer le nombre de salariés directement éligibles aux dispositifs du plan : de 1714 à l’origine, ce sont finalement 1277 salariés qui vont recevoir le courrier du 3 juin. «On s’apprête à gérer les frustrations» a dit la direction. L’occasion pour nous d’émettre 2 avertissements : l’heure n’est pas à faire croire que tout le monde pourrait partir (en organisant des ateliers pour favoriser les départs par exemple) mais aussi, au-delà, faites bien attention de ne pas vous mettre bêtement en faute, en envoyant des mails sur vos boites personnelles par exemple. Partir avec une faute plutôt qu’une aide au départ ne se fait pas au même prix. Et cela vaut aussi pour les reclassements à faire.

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natio33mai2019

 

 

 

FESTIVAL DE PALMES
L’A.G. des actionnaires ne brillait pas par l’originalité de son ordre du jour : les deux questions essentielles étaient de savoir comment distribuer le résultat annuel et, surtout, à qui. La réponse était dans les résolutions soumises au vote : d’abord aux actionnaires, et ensuite aux membres actuels et passés de la DG. Signe du mécontentement qui ne cesse de monter parmi les salariés, vous avez délégué cette année près de 30% de voix supplémentaires à la CGT (241.416). L’idéal serait bien sûr de reprendre le contrôle du fonds E, que la direction parvient toujours à faire voter dans son sens grâce à un tour de passe-passe. La présentation des résultats est une tâche ingrate (faite par Diony Lebot) devenue au fil des ans un tourbillon d’allers-et-venues entre les ROE, RONE, ROTE, parfois sous-jacents et d’autres fois pas, maintenant un flou volontaire sur les notions de rentabilité et revenus. Bref, cette année c’est le ROTE sous-jacent, l’indicateur le plus flatteur qui s’établit à 8,4% au T1 2019 contre 10,9% un an auparavant qui crée la nécessité du nouveau plan d’économies. Le ratio CET1, lui, va bien : il est remonté à 11,7% à la fin du T1 2019, c’est-à-dire presque à l’objectif de 12% fixé pour rassurer les investisseurs. Que ce niveau ait été atteint en vendant à la hâte des filiales ou en contraignant des activités de BFI rentables à différer ou ignorer de belles affaires n’est évidemment pas mentionné. De même que l’arrêt brutal des activités de CTY en avril devrait également bénéficier au ratio à court-terme.

… AND THE WINNER IS
La star, c’est lui. Sans note, très à l’aise devant la foule, Frédéric Oudéa a fait le show. Et il le fait bien, attirant l’attention sur les points qu’il a choisi de mettre en valeur et éludant ceux qu’il souhaite faire oublier … Au fait, vous êtes tous formidables, le dialogue social est de qualité mais – et cela n’est pas dit ainsi – vous pouvez vous brosser pour espérer une augmentation : les rémunérations sont en ligne avec le marché et le contrôle des coûts est une priorité. On ne parle plus de banque universelle, nous sommes devenus une banque relationnelle de très long terme, tournée vers l’avenir. Après le lyrisme, vient ensuite le temps du sérieux. La mine grave, Frédéric Oudéa explique que les marchés se trompent. Non, la banque ne vaut pas 20 milliards d’euros de capitalisation. Un petit mea culpa : la communication n’a sans doute pas été bonne, affolant sans raison les investisseurs. Mais que ces derniers se rassurent, le niveau du dividende ne sera pas remis en cause. Lorenzo Bini-Smaghi n’a pu que se féliciter du travail du Conseil d’Administration et de la DG. Il a rappelé que Bernardo Sanchez-Incera avait démissionné considérant que la réorganisation rognait sur ses prérogatives. Difficile de réconcilier cette déclaration avec celle que fera un peu plus tard J.-B. Lévy pour justifier les 2 millions d’indemnités versés à Bernardo : ce serait un «départ contraint» et non une bouderie. Peut-on demander au Conseil d’Administration d’accorder 2,5 ans de salaire à tous ceux d’entre nous qui souhaiteraient claquer la porte de l’entreprise en cas de désaccord avec une réorganisation ? Quant au point visiblement le plus disputé des résolutions en faveur des directeurs généraux (prime de départ « contraint », de non-concurrence, retraites), Jean-Bernard Lévy s’est contenté de rappeler qu’il était en ligne avec le code de conduite du MEDEF. Ces derniers peuvent donc espérer recevoir le même pactole que Bernardo Sanchez-Incera en cas de départ. Il semblerait que la CGT ne soit pas la seule à trouver cela scandaleux puisque près de 32% des voix se sont exprimées contre lors du vote. De toute évidence, il y a aussi de gros investisseurs institutionnels qui ne goûtent guère la gourmandise des dirigeants de la SG.

APPARITION FURTIVE
La notification de votre intéressement participation 2019 va être accessible le 27 mai sur le Self service RH … qui ferme dès le 29 pour une semaine ! C’est du furtif !

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natio32mai2019

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JEU DE DUPES
Évidemment, les 1.000 euros de supplément d’intéressement-participation versés après l’AG seront les bienvenus pour beaucoup. Mais il est impossible de claironner qu’il s’agit d’une formidable avancée sociale. Non seulement cette enveloppe globale d’environ 40 millions d’euros n’est pas récurrente, mais en outre elle représente le prix de l’abandon de 322 millions d’euros appartenant aux salariés par ceux qui ont signé l’accord amputant les primes de médaille du travail et les indemnités de fin de carrière. Pressée par la CGT, la direction a dû en effet révéler les chiffres qu’elle avait cachés pendant les négociations et mettre ainsi au jour le marché de dupes dont vous avez fait les frais. Soyons clairs : elle vous donne 1000 euros pour vous en prendre plus de 8000… Et puisque nous parlons de participation et d’intéressement, rappelons que leur niveau est à la SG bien loin des standards des autres banques françaises. C’est d’autant plus regrettable que Frédéric Oudéa – si fier de tenir ses promesses de dividendes aux actionnaires – a totalement oublié celle qu’il nous a faite il y a déjà de nombreuses années : de compenser l’absence d’augmentations collectives par des montants de rémunération financière enfin conséquents. L’accord fixant la formule de calcul de l’intéressement et de la participation arrive à échéance fin 2020. La négociation devra enfin être honnête.

BDDF : LE MERCATO       
La commission qui réunit la direction de BDDF et les représentants syndicaux nationaux a été l’occasion pour Laurent Goutard de présenter sa remplaçante Marie-Christine Ducholet avant de lui passer la main le 1er Juillet pour rejoindre IBFS/AFMO. Son départ, ainsi que celui de Stéphane Dubois, qui quitte le Groupe, ne sont pas des bonnes nouvelles. Comme l’a dit Laurent Goutard, «les 10 dernières années ont été compliquées, mais les discussions - parfois viriles - auront permis d’anticiper et de gérer en amont les difficultés dans l’intérêt de tous». Nous retiendrons sa capacité d’influer sur un conseil d’administration méconnaissant l’activité bancaire. Stéphane Dubois, quant à lui, portait beaucoup de dossiers en cours qui nous tiennent à cœur (transparence dans l’attribution du variable, nette hausse de la formation visant une réelle montée de l’expertise, suivi individuel au plus proche des salariés concernés par des réorganisations, etc). En pleine réorganisation du réseau, dans toutes ses composantes, avec des impacts majeurs sur les conditions de travail, ces départs simultanés ne sont pas de bon augure.

NOUVELLES DU FRONT
Nous avons demandé à la direction qu’elle nous communique le courrier et/ou le mail qui sera envoyé le 3 juin aux salariés des centraux directement concernés par les suppressions de postes. S’il ne devrait pas y avoir de surprise, nous tenons à prendre quelques précautions pour éviter des dérapages difficilement contrôlables a posteriori. D’autant que la multitude des contacts et des questions posées lors des permanences organisées par la CGT (ou envoyées par mail) démontrent parfois un « certain flou » sur les différents dispositifs de départ ou de reclassement. N’hésitez pas à nous contacter pour lever vos doutes ou pour demander des explications qui vous permettront de prendre les bonnes décisions.

LE TRUC EN PLUS
Vous voulez passer votre permis de conduire et il vous reste des heures de CPF qui seront perdues fin 2019 ? Faites d’une pierre deux coups, utilisez votre CPF et inscrivez-vous au permis de conduire !
Les conditions sur notre site.

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natio31

 goutard

 

CONGÉS JEUNES PARENTS
Vous étiez nombreux à manifester votre intérêt suite à notre annonce concernant la mise en place à la SG des congés «jeunes parents» résultants des interventions de la CGT depuis le début de l’année. Cette avancée et ce progrès ont été obtenus par la ténacité de nos représentants qui, comme pour la prise en compte améliorée du variable dans les indemnités de départ, ont eu une démarche combative pour faire appliquer vos droits. Dans un document officiel, disponible sur notre site, la direction précise qu’«en attendant la mise en place du dispositif dans le logiciel RH, les salariés ne seront pas privés de leur droit mais qu’elle reviendra vers nous pour préciser les modalités d’application» … modalités qui se font attendre.

UNANIMITÉ
L’accord qui encadre les réorganisations GBIS – IBFS a finalement été signé par tous les syndicats. Il faut dire que c’est la 3ème génération pour ce type d’accords et que les dernières avancées que nous avons obtenues sont en progrès sur les conditions des 11 plans précédents. «L’intégration du variable à partir de 5 ans d’ancienneté est un point sur lequel nous aurons du mal à revenir» a commenté, en fin connaisseur, un représentant de la direction. L’expertise sur la stratégie de la direction est en cours et elle devrait être présentée au CE des centraux fin mai.

LE CAPITAL, C’EST VOUS !
Tombés vendredi, les résultats de la banque ne sont pas bons mais l’action s’est offert une embellie boursière - éphémère certes - grâce à la progression inattendue du ratio CET1, qui a bondi de 11,2% à 11,7% contre 11,3% attendus par les marchés. A l’origine de ce renforcement des fonds propres de la SG, il y a encore des cessions de filiales - à perte, comme très souvent - mais surtout des «mesures visant à alléger les contraintes en capital» dont la plus significative a été de faire vos poches. De manière furtive bien sûr. Quand la direction a convaincu certains que 1.000 euros de supplément d’intéressement compensaient la réduction drastique des primes liées aux médailles du travail et des indemnités de fin de carrière, elle s’est bien moquée d’eux. Elle a en effet payé 40 millions d’euros une reprise de provisions estimée à 400 millions qui sont venus donner du lustre au titre lors de la présentation des résultats du 1er trimestre 2019. Et incidemment booster un des indicateurs qui sert à déterminer la rémunération des directeurs généraux. Pendant ce temps, les plans de restructuration continuent et les coupes sévères dans les activités de la BFI ont un impact très clair sur les résultats. Alors que ces métiers font mieux que résister chez des concurrents proches, les activités de FICC à la SG sont particulièrement touchées et reculent nettement. Comme le soulignent les analystes, «la performance sous-jacente est inférieure à leurs attentes» et il ne faut pas seulement blâmer les sempiternelles «conditions de marché difficiles». Les coupes à répétition, notamment depuis 2016, et le manque d’investissement dans les systèmes et les hommes se font clairement ressentir. Il est donc assez surprenant de lire dans le message de Séverin Cabannes présentant les résultats de GBIS que ces derniers «confirment la nécessité» de tailler toujours davantage dans le muscle des activités de MARK. Encore une fois, plutôt que de dépouiller les salariés pour récupérer des provisions et de sacrifier des activités pour faire baisser le RWA, la direction ferait mieux d’utiliser les résultats pour renforcer les capitaux propres plutôt que de les distribuer à tout va. La défense des salariés passe aussi par celle des intérêts à long-terme de l’entreprise !

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cgtparent

 natio30mai2019

 

VARIABLES ET PERSEVERANCE
A quoi reconnaît-on le succès d’une lutte ? Ce n’est pas seulement quand elle aboutit, mais aussi lorsque tous s’attribuent la paternité de cette réussite. Y compris les résistants de la dernière heure qui font plus de bruit que d'ouvrage… Mais ne boudons pas notre plaisir : l’inclusion - même incomplète - du variable dans l’indemnité de départ volontaire constitue un précédent très important qui vient récompenser 10 années de demandes constantes de la part de la CGT. De la même façon, nous continuerons à insister sur la mise en place de règles claires et équitables pour la répartition de l’enveloppe de variables pour les salariés qui resteront à la SG. Et c’est cette même vision de l’intérêt des salariés à long terme qui nous fait défendre régulièrement vos droits à la retraite, qu’il s’agisse de la défense de l’IP Valmy, des indemnités de fin de carrière (IFC) - bradées l’année dernière contre 1000 euros alors qu’elles en valaient 10 fois plus - ou encore de la compensation de la nouvelle décote AGIRC-ARRCO (héritée d’un accord national interprofessionnel CGC, CFTC et CFDT) pour les salariés partant dans le cadre d’un PTA et qui leur coûtera 10% de leur retraite complémentaire pendant 3 ans, soit en moyenne 1500 euros par an. Un simple calcul permet de comprendre la position que nous avons défendue sur ce point (augmentation de 70% à 80% de la rémunération du PTA). Maintenant, il nous faut définir notre position par rapport au texte que nous soumet la direction et qui va compléter les dispositions de l’accord d’entreprise du 13 mars dernier en matière d’accompagnement des suppressions de postes chez GBIS et IBFS. Comme nous l’écrivons ci-dessus, des avancées ont été obtenues. Mais sont-elles assez significatives pour justifier d’une signature de notre part ? C’est à vous de nous le dire en votant sur l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou à partir de notre site.

UNITE SYNDICALE
Qu’est-ce qu’un contrat d’opération, tel que prévu par les ordonnances Macron ? Tout simplement un CDI pouvant s’arrêter à tout moment si l’employeur estime – unilatéralement - que le projet est terminé. Imaginez la négociation de votre PPi avec votre « employeur banquier» à la place de votre avance logement. Précarité à la sortie, mais aussi à l’entrée puisque la période d’essai est celle d’un CDI classique. Ce dispositif aurait pu concerner tous les métiers de la banque (sauf commercial dans le réseau). S’appuyant sur une seule organisation syndicale, le patronat bancaire a essayé d’imposer ce contrat jetable dans la branche. Unis dans la contestation de ce projet profondément contraire aux intérêts des salariés, la CGT, la CFDT, la CFTC et FO ont heureusement fait échouer cette manœuvre. En ce lendemain de 1er mai, voilà une belle illustration de la réunion de sensibilités syndicales diverses pour contrer « l’accompagnement » des oukases de la direction que préconisent certains. En cette période difficile pour la SG, c’est bien dans cet esprit rassembleur et combatif que la CGT inscrit son engagement auprès de vous.

UTILISEZ VOTRE CAPITAL
Et puisqu’il est question d’engagement, c’est le moment d’utiliser les droits de vote attachés aux actions SG que vous détenez dans votre PEE. Alors que le PDG de Danone montre l’exemple en renonçant à la fois à sa retraite-chapeau et à sa prime de non-concurrence, les dirigeants de notre banque s’inscrivent à contre-courant de cette «insoutenable concentration des richesses dans le monde». Pour les aider à retrouver le sens commun, votez via Esalia ou confiez vos voix au représentant de la CGT à l’AG (Emeric Uhring, 17 cours valmy, 92972 Paris la Défense) qui se tiendra le 21 mai prochain.

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 cgt326ag2010

 

PRENEZ LE POUVOIR !
Malgré la raréfaction des Plans Mondiaux d’Actionnariat Salarié (PMAS), vous restez les premiers actionnaires de la Société Générale avec 10,91% des droits de vote. De quoi faire entendre votre voix dans la détermination de la stratégie, de la politique de rémunération, etc. ? Pas si vous laissez le Fonds E exercer vos droits de vote à votre place. Par un tour de passe-passe dont elle a le secret, la direction a en effet réussi à garder la haute main sur le Fonds E et sa politique de vote à l’Assemblée Générale des actionnaires. Alors qu’elle nous inflige son 12e plan de restructuration et de suppressions de postes en 10 ans, qu’elle s’obstine à distribuer la majeure partie des résultats de l’entreprise au lieu de les réinvestir pour soutenir l’emploi et la croissance et qu’elle ne cesse de s’attaquer aux acquis négociés depuis des dizaines d’années, le cours de l’action est toujours orienté à la baisse. Ce ne sont plus seulement les salariés qui expriment - à travers notamment du baromètre employeur - leur défiance à l’égard de la stratégie suivie par la direction actuelle, ce sont aussi les investisseurs. Dans ces conditions, est-il possible de laisser voter les résolutions reconduisant les administrateurs responsables d’une stratégie dont vous êtes les premières victimes en termes notamment de dégradations des conditions de travail et de rémunération ? Est-il possible de laisser voter les résolutions protégeant les avantages et parachutes dorés des directeurs généraux ? Si comme nous, vous pensez que non, alors vous pouvez exercer directement vos droits de vote sur Esalia ou alors les déléguer comme chaque année au représentant de la CGT à l’Assemblée Générale, Emeric Uhring (domicilié pour l’occasion à la permanence CGT, Tour SG, 17 cours Valmy, 92972 PARIS LA DEFENSE).

LES EXPERTS, C’EST VOUS
Un premier examen par le CE des Services Centraux Parisiens des 344 pages du projet de réorganisation de GBIS et IBFS – avec ses 752 suppressions de postes prévues – a eu lieu ce jeudi. Un expert a été missionné afin d’en étudier les motivations économiques avancées par la direction et la justification des suppressions de postes. Il dispose d’un petit mois de Mai pour produire son rapport. Mais quelles que soient ses qualités, il a aussi besoin des experts de terrain c’est-à-dire de vous. Les élus CGT sont là pour recueillir vos remarques, questions et suggestions afin de les lui transmettre et nourrir ainsi des contre-propositions destinées à sauvegarder un maximum d’emplois et d’activités. C’est aussi comme ça que nous préserverons la banque des coupes provoquées par l’obsession du rendement à court terme et que nous pourrons contribuer à construire l’avenir.

DES ELECTIONS MARQUANTES
Merci à vous qui avez voté lors du 1er tour des élections du futur CSE des centraux. La CGT SG continue sa progression avec 35,16% des voix exprimées (et même 35.82% parmi les cadres). C’est d’ailleurs la seule organisation syndicale qui progresse. 7 syndicats se présentaient à cette élection. L’UNSA rate son entrée et ne sera pas représentatif. La CFTC perd sa représentativité dans ce périmètre qui représente la moitié des effectifs de la SG en France. Le SNB, secrétaire du CE sortant, perd 0,67%. La CGT fait donc une belle progression (+4% !) avec un taux de participation qui augmente lui aussi de 5,60%. C’est un véritable encouragement à continuer notre syndicalisme combatif et proche de tous les salariés ! Merci !

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 moon notre dame

 

LA 12e LAME
Alors que les détails du 12e plan de suppressions de postes de l’ère Oudéa viennent de sortir, il faut prendre un peu de recul. 1600 emplois perdus dans le monde, dont plus de 750 à Paris et près de 300 à Londres, ce n’est pas rien. Nous sommes presque au niveau de 2012, mais avec une différence de taille : pas de crise systémique menaçant l’existence de la banque. Tandis que les efforts étaient alors partagés par tous, ils ne sont maintenant supportés que par les salariés. Et au lieu de servir à renforcer le niveau de capital ou de financer les investissements nécessaires à la transformation de la banque, les bénéfices réalisés grâce à votre travail sont dilapidés par la distribution de dividendes excessifs. Comment la direction générale peut-elle parler de rareté du capital pour justifier la fermeture d’activités alors même que le taux de distribution aux actionnaires est de 50% ? C’est le genre de question que devraient poser les représentants des salariés qui siègent au Conseil d’Administration.

ESCAPE GAME, MODE D’EMPLOI
Il paraît que la nouvelle promotion d’inspecteurs sera choisie sur la base d’un escape game. Pour sortir de celui ouvert par le nouveau plan de réorganisation, il y a deux voies. La première est la contestation économique des coupes envisagées. Pour cela, nous avons besoin de vos retours, de vos arguments que nous irons défendre auprès de la direction pour demander le maintien de votre activité. La seconde est la négociation – qui commence le lundi 15 avril – au sujet de la mise en place du dispositif d’accompagnement RH des réorganisations. Nos revendications sont de deux ordres : d’abord la mise en place d’un dispositif à la hauteur des enjeux, et ensuite l’amélioration des dispositions prévue par l’accord-cadre. Ainsi la CGT est pour l’instant la seule à exiger que le variable soit pris en compte pour le calcul de la prime de départ volontaire de tous les salariés optant pour cette solution, et pas seulement pour ceux ayant seulement 20 ans d’ancienneté. Pour que ces revendications puissent aboutir, il est important que nous obtenions le maximum de voix à l’issue du scrutin en cours. La direction en tiendra compte ! 

VOTEZ POUR VOUS
Jusqu’au 18 avril, les salariés des Services Centraux Parisiens élisent les 35 membres du CSE qui se mettra en place le 1er juillet. Juste à temps pour accompagner la 1ère vague de départs et de reclassements du nouveau plan de réorganisation. Seulement 35 élus contre plus de 400 actuellement et près de 2000 salariés directement concernés. Pour avoir un maximum d’élus CGT sur le terrain pour vous accompagner, votez et faites voter pour notre liste !

VICTOIRE !
Suite de notre série sur les «congés jeunes parents» (cf nos infos du 29 Mars). La direction a enfin confirmé à nos représentants qu’elle allait appliquer le dispositif étendu en 2016… mais qu’il fallait pour ça revoir Gerhswin. Le logiciel de paye et de gestion RH étant une application «fragile», il va certainement falloir quelques temps pour qu’il intègre le dispositif. En attendant, si vous avez des enfants, vous avez droit à 2 jours de congés supplémentaires par enfant à charge (dans la limite de 30 jours de congés par an) selon la loi.

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 natio 27 mois davril 2019

cgt20095

FUITES DE CAPITAUX
Quand il s’agit de rémunérer votre travail, les temps sont durs selon la direction. Mais avec 3,9 milliards d’euros de résultat net, dont la moitié sera distribuée sous forme de dividendes, l’urgence de se lancer dans un énième plan d’économies paraît toute relative. Tout comme est très relative l’augmentation de l’enveloppe allouée à la rémunération financière (intéressement et participation) des salariés : +17% certes, mais à 117 millions d’euros, elle reste très loin de la norme des autres entreprises financières. Et ce ne sont pas les 42 millions de complément d’intéressement consentis par la direction qui permettront de faire oublier les centaines de millions envolés avec la disparition des augmentations collectives annuelles, la baisse récurrente des enveloppes du variable et les coupes sévères dans les divers avantages sociaux effectuées ces dernières années (dont récemment la prime des médailles du travail et les indemnités de fin de carrière). Il n’y a rien de glorieux à se vanter d’avoir été complice de ce tour de passe-passe effectué au détriment des salariés.

A LA DECOUPE
Au-delà de la question du partage des bénéfices avec les salariés, la distribution irréfléchie de dividendes ces dernières années a une conséquence fâcheuse : la SG est en manque de capital. 1% de ratio CET1 pour être précis : soit 3,6 milliards d’euros. Il aurait été logique de garder davantage de bénéfices pour muscler le bilan de la banque, et cela aurait été le rôle des administrateurs salariés de le dire. Mais ils se sont tus, et nous sommes de plus en pleine campagne électorale : Frédéric Oudéa brigue un nouveau mandat d’administrateur. Comme d’autres, il pense flatter ses électeurs avec des cadeaux à courte vue et des promesses pour l’avenir : la SG sera au cœur de la recomposition du paysage bancaire européen. Malheureusement, cette campagne a un coût. Au-delà du manque de capital, le coût social que la direction va vraisemblablement nous présenter le 9 avril prochain sera chèrement payé, notamment par les salariés d’IBFS et de GBIS. A force de coupes répétées, quelle sera la position de la SG dans le futur mécano bancaire européen ?

VOTEZ POUR VOUS !
Puisque c’est de saison, une autre campagne électorale bat son plein : celle pour désigner vos représentants qui seront chargés de vous défendre et de promouvoir les intérêts de tous les salariés des Services Centraux Parisiens au cours des 4 années à venir. L’enjeu est d’importance, car ces années seront cruciales pour l’avenir de la banque. Et, pour commencer, ces nouveaux élus auront la lourde tâche de vous accompagner au cours de la mise en place de la réorganisation de GBIS et IBFS avec les très nombreuses suppressions que l’on peut craindre. S’il y a bien une chose que les précédents PSE ont mis en lumière, c’est le rôle et l’implication sans faille des élus CGT. Mais, attention, une des nouveautés héritées des ordonnances et de l’accord signé par les autres syndicats, fait que la force de frappe de chaque syndicat est déterminée dès le 1er tour (et uniquement !). L’existence d’un vrai contre pouvoir n’est pas inscrite dans le marbre, cela dépend de chacun d’entre vous. Du 11 au 18 avril, ce sera le moment pour vous de faire en sorte que vos élus CGT SG soient très nombreux !

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natio26avri19

 

TARIF JEUNE
Un nouveau dispositif a beaucoup de mal à entrer en application. Contrairement aux «contraintes du nouveau monde», les «nouveaux progrès» n’arrivent pas toujours à être correctement appliqués. Rien de surprenant, c’était pareil dans l’ancien monde. Une belle illustration concerne les congés spécifiques prévus par l’article L.3141-8 du Code du Travail : 2 jours de congés supplémentaires par enfant à charge (sans que l’ensemble des congés ne puisse dépasser 30 jours). En 2016, le dispositif pour les «jeunes mères de famille» (- de 21 ans) a été élargi aux pères et aux plus de 21 ans. Ces congés sont une disposition légale d’ordre public, et il est donc impossible d’y déroger. A la SG, ce point concerne en priorité les nouveaux embauchés ou les salariés qui n’ont pas effectué une année complète (maternité, maladie, etc) et qui n’ont pas atteint le plafond des 30 jours de congés. Saisie début février par la CGT, la direction a répondu fin mars au CE des Centraux. D’après elle, les salariés SG ne sont concernés car ils bénéficient déjà de «jours enfant malade» (et des RTT). C’est faire un lien indu entre ces jours de congés supplémentaires et la justification nécessaire liée à la maladie. Ils n’ont pas le même objet, ni les mêmes modalités d’utilisation. Une copie à revoir ?

LES CLOCHES EN AVANCE !        
35, c’est le nombre d’élus que vous allez pouvoir élire à partir du 11 avril pour vous représenter dans les services centraux pour les 4 prochaines années. Comparés aux 450 représentants du personnel élus en juin 2016, la coupe est sévère après les ordonnances Macron et l’accord signé avec la direction par les autres syndicats de la SG. Pour le moment, c’est Pâques avant l’heure dans les services centraux. Pas de cloches ni de lapins à la manœuvre, mais cela n’empêche pas les distributions de babioles en tous genres en guise d’arguments électoraux. Le contexte actuel nécessiterait plutôt un effort et une réflexion communs afin de porter l’intérêt des salariés face aux mauvais coups. Au contraire, il n’y a jamais eu autant de postulants pour si peu de places…et tant de travail ! Avec 7 syndicats pour 35 postes à pourvoir, nous aurons besoin de tout votre soutien pour reconduire pour les 4 ans à venir la task force de la CGT qui vous défend et vous alimente en informations fiables et indépendantes de la direction. Nous présentons 70 Candidats (35 titulaires et 35 suppléants) issus de 24 BU/SU différentes, 8 techniciens et 62 cadres, 31 femmes et 39 hommes. L’avenir, c’est vous qui l’écrirez dès le 11 avril.

AU BON BEURRE    
Parmi les résolutions proposées aux votes lors de l’assemblée générale des actionnaires cette année, il y a le niveau du dividende, le renouvellement pour 4 ans du mandat de Frédéric Oudéa, et celle concernant l’épargne retraite des directeurs généraux. Alors que les simples salariés ont été privés de l’IP Valmy en 2017 et que les indemnités de fin de carrière et de médaille du travail ont été sévèrement rabotées fin 2018, le dispositif retraite supplémentaire aux directeurs généraux reste très généreux : la SG contribue à hauteur de 8% (au-delà de 160k€), soit 51.000€ pour 800.000€ de rémunération fixe. A comparer à notre propre régime qui se monte à 2% de notre RAGB (dont 0,5% de notre poche).

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natio25mars2019

TOUR DE CHAUFFE
Séverin Cabannes est venu devant les représentants syndicaux nationaux pour faire un «point d’étape» sur la revue d’activités en cours sur l’ensemble des activités de GBIS. Il nous a présenté l’analyse du contexte global et les anticipations de la DG. Le compte-rendu complet est sur notre site. Quant aux conclusions en termes de restructurations, elles ne devraient pas nous être présentées avant mi-avril. Quelle stratégie adopter face à l’empilement des contraintes réglementaires depuis 10 ans, une concurrence féroce venue d’outre-Atlantique, un abandon de l’Europe, une profonde modification des attentes des clients ? … Pour l’instant, la direction n’a pas répondu à ces questions. Seules quelques fuites ont déjà animé les rédactions. Une autre manière de préparer les esprits. En tout cas, ce n’est pas l’annonce d’une nouvelle cure d’économies qui peut faire une stratégie convaincante tant vis-à-vis des marchés que des salariés. Il faudra beaucoup plus.        

CDI CHEZ KLEENEX           
Le nouveau monde n’en finit pas de réinventer la roue. S’il y a bien besoin d’aide exceptionnelle sur tel ou tel aspect, ou dans telle ou telle circonstance, le CDD ne suffit plus au MEDEF. Les plus anciens se rappelleront que la SG n’avait pas attendu pour abuser des contrats courts. En 2000, le record SG que nous avions rencontré dans nos locaux était un salarié, dans les salles de marché, qui avait cumulé 51 contrats à durée déterminée, pour faire le même job que son collègue du middle office à coté de lui et qui bénéficiait, lui, pleinement des avantages SG et de la convention collective. Grâce à la CGT, il a été intégré tout comme 300 autres salariés des back et middle offices, après que la SG ait été condamnée pour délit de marchandage et prêt de main d’œuvre illicite. En 2019, un projet d’accord est soumis par l’AFB aux syndicats. Il s’agirait de pourvoir tous types d’activités (sauf commerciale en agence !), avec du personnel virable du jour au lendemain. Cela pourrait concerner 1.200 salariés dans une entreprise comme la SG. Il n’est pas prévu de RTT, juste une «attention» à la pose de congés si le contrat dure plus d’un an. Quid de la mutuelle ? Quid de la prévoyance ? Quid de l’ex IP Valmy ? Le projet d’accord de branche nécessite de sérieux garde fous. Il prévoit même que quelque soit la cause, la rupture du contrat est considérée comme fondée sur une cause réelle et sérieuse … Pas vraiment de quoi améliorer l’engagement des salariés !

LOBBYING
Alors qu’en France seuls les syndicats représentatifs (qui  ont eu plus de 10% lors des élections) peuvent normalement entrer dans une salle de réunion et négocier, la direction a réussi à faire signer un accord SG qui permet d’exclure la CGT du suivi de ce dernier au motif qu’elle n’en est pas signataire. Il s’agit ici de l’accord QVT – que nous avions dénoncé comme un marché de dupes – qui aurait tenu sa première réunion de suivi sans la CGT. «Et alors ?» nous direz-vous. Dommage, car nous aurions pu vous expliquer comment la direction a obtenu que l’enquête QVT soit fusionnée avec le Baromètre Employeur, et que la prestation soit dorénavant effectuée par BVA (par ailleurs détenu par Bolloré et condamné pour discrimination syndicale envers la CGT) au détriment d’Ipsos. Tout se passe entre gens de bonne compagnie. D’où l’exclusion de la CGT de l’invitation ... Certains noteront même un lien direct entre la QVT et la contribution de HRCO/SSA à la liste de candidats d’une organisation syndicale aux élections des services centraux. Alors, indépendants ? Oui. C’est bien. Indépendants de la direction, pour un réel contre pouvoir, c’est mieux et c’est même indispensable !

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natio 24mars2019

EMPLOI 2019-2022
L’accord «emploi» a été signé par l’ensemble des syndicats représentatifs. C’est assez rare pour être souligné. Lors de la signature, nous avons alerté Caroline Guillaumin sur 2 sujets sensibles. Le premier concerne l'attribution des variables. Au-delà des limites même de l'exercice et parfois de la brutalité des annonces, il y a encore trop d'endroits où il est discriminatoire (par l'âge, le sexe, la mobilité). De plus, il est souvent incohérent avec le travail rendu et au final, l'exercice est contre-productif. Nous sommes aussi venus sur la pression subie par les salariés des salles (Mark entre autres) et d'autres «secteurs en tension», pour les pousser à la démission. C’est insupportable. Nous avons négocié pour définir les règles du jeu. Nous les avons signées avec la direction. Ce n'est pas pour accepter que quelques cow-boys s'en exonèrent. Elle nous a répondu qu’elle avait pris des engagements et qu’ils seront tenus, avant d’ajouter : «La prochaine étape sera celle de l’explication de l’accord aux RH et aux managers pour qu’il ne puisse pas y avoir d’interprétation possible».

OPACITE DU VARIABLE
Chaque année, les annonces des variables sont l’occasion de mauvaises surprises. Non seulement les évolutions sont erratiques (surtout vers le bas), mais nous sommes frappés par l’opacité dans laquelle se déroule l’exercice. 95% des salariés qui ont répondu à notre enquête sur le sujet nous ont déclaré ne pas avoir connaissance de l’évolution de l’enveloppe de leur propre secteur. Comment dès lors juger si notre travail a été reconnu à sa juste valeur ? ou si au contraire, notre mobilité, notre maternité, notre absence, notre franchise ... ou notre faciès ont été sources de discrimination ? Il est temps de mettre un peu d’ordre et de transparence dans cet exercice, alors que tout le monde - ou presque - pense qu’ «il n’est pas normal que cette part importante de la rémunération soit déterminée à la tête du client» ! A contrario, l’accord signé (sauf par la CGT) sur la mise en place des IRP a généré l’affichage du niveau de classification de tout le monde à tous les étages ! De quoi mettre encore un peu plus d’ambiance et d’épices dans les Tours qui n’en manquent pas ces jours-ci !

EVALUATIONS
C’est quand on rentre dans un restaurant que l’on choisit le menu et en sortant que l’on règle l’addition. Pour les évaluations, c’est pareil. Si vous voulez éviter d’avoir une addition trop salée, il faut prendre un soin tout particulier pour bien calibrer les objectifs. L’exercice débute à peine dans la plupart des secteurs et dans d’autres il est mis en suspens en attendant de savoir si le poste «disparaît en juin». Vous pouvez utilement retrouver sur notre site le compte-rendu de la commission du 12 février sur le sujet. Il existe une instruction SG 13.672 et une aide à ne pas sous-estimer  pour éviter des dérapages : celle d’un représentant du personnel CGT. Un conseil avisé et une petite précaution permettent souvent de s’épargner des gros tracas.

LES URGENTISTES 
La liste de la CGT SG est représentative des différentes activités, issue de toutes origines sociales ou culturelles… et surtout indépendante de la direction ! Elle s’offre aux suffrages des salariés des centraux pour l’élection de leurs représentants pour les 4 ans qui viennent. C’est aussi la seule liste complète qui respecte la parité. L’objectif affiché : être utiles, concrets et efficaces dans la période qui s’annonce dans les services centraux. Cela repose sur beaucoup de travail, de la transparence et pas mal de responsabilité. Mais avant tout, cela n’est possible qu’avec votre vote dès le 11 avril. Bloquez bien la date, on compte sur vous !

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natio23mars2019

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BONUS : LE PAQUET DE MALUS
Après l’annonce des 500 millions d’euros  d’économies supplémentaires qui viendraient s’ajouter au 1,1 milliard d’euros déjà communiqué fin 2017 à horizon 2020, le traditionnel exercice de l’annonce des évolutions du variable ou du bonus était redouté, tant par les salariés que par la plupart des managers envoyés au casse-pipe et les RH surbookés. Quant aux éventuelles augmentations de salaire, elles ont été réservées à quelques happy few. Malgré les bons résultats globaux en 2018 (3,9 milliards d’euros), les enveloppes ont au mieux été stables (dans le réseau) et au pire ont plongé de 40% (chez MARK/FICC). Les annonces, parfois brutales, ont de plus généré un florilège de dérapages ou de discriminations. Si besoin, vous pouvez retrouver les  dernières statistiques publiées sur le sujet (fixe et variable) sur notre site. Des comportements parfois inappropriés prohibés par le nouveau règlement intérieur de la SG (publié le 1er mars) et dont certains pourraient générer des sanctions : «Tu rentres de congé maternité… tu ne veux pas du variable en plus ?», «Tu étais en mobilité», «Je dois cutter 10% de l’activité…ton bonus va t’aider à réfléchir ! Tu sais ce qu’il te reste à faire !»… Bref, une nouvelle démonstration du célébrissime Esprit d’équipe. Et nous allons donc intervenir auprès des responsables concernés, à chaque fois que vous le jugerez nécessaire, pour leur permettre de corriger leur erreur, avant qu’elle ne devienne une faute qui pourrait générer une sanction… et pas financière, celle-là !          

SG LOW COST
Y aurait-il un lien direct entre les économies espérées par la Direction Générale et le fait que nombre d’entre nous n’ont plus de remboursement de frais de transport ? La question a sérieusement été posée dès mi-février lorsque nous nous sommes aperçus que la direction avait coupé – sans avertissement préalable - les remboursements plutôt que de demander éventuellement des explications nécessaires sur les justificatifs. D’autant que les justificatifs sont bons la plupart du temps. «C’est une question technique…» nous avait répondu la direction. C’est bien ce qui nous inquiète, au-delà de la radinerie, il y a la « technique » (qui a souvent bon dos !). Elle coûte également cher aux salariés qui en subissent en plus les aléas.

IRRESPONSABLES
C’est le terme repris dans le communiqué  interne pour qualifier l’annonce des chiffres de suppressions de postes qui ont fuité dans la presse il y a 15 jours et qui ont animé quelques rédactions pendant plusieurs jours. En attendant, la CGT a rédigé un «4 pages» – factuel et synthétique – des différents dispositifs contenus dans l’accord emploi soumis à la signature le 13 mars. Ces dispositifs sont un «socle» des mesures qui pourraient être déclenchées en fonction des «échanges» direction – syndicats dans le cadre des réorganisations à venir sur quelques activités et qui vont se tenir en amont des consultations obligatoires des instances représentatives du personnel. Ce « 4 pages» (disponible sur le site ou sur simple demande) a généré une multitude de questions-réponses que nous allons publier sous forme de  FAQ sur notre site internet/intranet. Enfin, au-delà de la transparence et de l’utilité que beaucoup y ont trouvées, il sert aussi à permettre la consultation organisée par la CGT pour savoir s’il faut – ou pas – signer cet accord. Conformément à sa pratique constante, la CGT vous donne la parole avant de signer quoi que ce soit. Et c’est bien votre propre avis qui fera que nous serons signataires ou pas, puisque c’est bien vous qui êtes concernés au premier chef.

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natio 22 mars 2019 v3

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LA GRANDE REVUE
Les activités de la BFI sont toutes passées au crible pour marquer celles qui vont être revues, réduites ou fermées. Tels que présentés par Séverin Cabanes au CSEC, les critères de tri sont un joyeux mélange d’analyse fine de l’allocation de capital au regard du rendement (sans plus de précisions), de maintien de la relation générale avec le client et d’attention aux synergies possibles avec le Groupe. En arrière-salle, la situation semble plus compliquée. Comme toujours, ce serait plutôt la foire d’empoigne habituelle. Les activités de marché ont en effet déjà subi plusieurs coupes claires ces dernières années et nombreuses sont celles qui ont déjà du mal à maintenir une taille critique permettant d’être crédible auprès de leurs clients. Les discussions sont donc serrées. Lors du PSE de 2012, il avait fallu peser très lourdement pour maintenir certaines activités de financement qui font aujourd’hui les beaux jours de la banque. Les coupes de 2016 ont quant à elles déstabilisé l’équilibre général des salles de marché, en concentrant davantage le poids de coûts fixes toujours plus lourds. Il est à craindre que les 500 millions d’économies supplémentaires n’aggravent encore la situation. Séverin Cabanes a répondu à la CGT – sans préciser l’ampleur, ni le périmètre du séisme qui se prépare - que la direction nous reviendra dans 4 à 8 semaines avec des plans plus précis. Comme l’a écrit J-F Grégoire aux équipes concernées : «Si une bonne stratégie de gestion des coûts est essentielle, elle doit aller de pair avec une stratégie d’augmentation des revenus ». Or au cours des dernières années, la première s’est faite au détriment de la seconde. Il a aussi prévenu : « Les mois à venir seront difficiles, mais aussi excitants ». Il n’est pas certain que les annonces des éventuelles révisions individuelles de salaires et l’évolution des variables le soient dans le bon sens.     

LES PÉPETTES
La direction a confirmé aux élus du CSEC qu’un PMAS avait été validé par le Conseil d’Administration et devrait être possible en 2019. La communication reste très contrainte, mais tout devrait être précisé bientôt. La CGT a aussi saisi l’occasion de la présence de Séverin Cabanes et de Caroline Guillaumin au CSEC pour demander le déplafonnement de l’avance logement. Vu le cours de l’action SG, les salariés, qui ne peuvent pas compter sur leur PEE pour financer leur acquisition, pourraient bénéficier d’un plafond plus élevé du dispositif d’avance logement. Déjà utilisé notamment en 2012, ce dispositif avait été bien utile et apprécié. Qui a dit qu’on ne contribuait pas à l’amélioration du baromètre employeur ?

CONSTRUIRE L’AVENIR
Le projet d’accord Emploi « finalisé » a été envoyé le 20 février (cf notre site). Beaucoup de blabla dans les 48 pages, mais aussi des dispositifs qui encadrent les PSE, les indemnités de départ, la mobilité, l’amélioration des départs en retraite anticipés en tous genres. Nous y avons fait inscrire le cadre dans lequel une mission peut être effectuée et fait préciser la nécessité d’un avenant si elle modifie les éléments du contrat de travail. Nous sommes revenus, bien seuls, sur la nécessité de prendre en compte le variable dans le calcul des indemnités de départ. Il y a 10 ans, les autres syndicats s’y étaient opposés. Petit progrès depuis, les salariés qui ont plus de 20 ans d’ancienneté en bénéficient. Mais ils sont les seuls. La direction a toutefois précisé : «c’est un point qui fera l’objet des négociations locales en cas de départs volontaires». Un message clair pour bien choisir vos représentants lors des élections.

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LES GRANDES MANŒUVRES
Gageons que la paix sociale régnera quelques semaines encore, au moins jusqu’à la fin des élections dans les services centraux. Tandis que se déroule la revue des activités susceptibles de subir des coupes claires, la direction ne va pas mettre le feu aux poudres et les annonces devraient être gelées. Il ne faudrait pas risquer une issue redoutée dans les élections. En 2013, le scrutin a reconnu le travail effectué par les délégués de la CGT lors du PSE «historique» de SGIB et son rôle pour mettre fin au projet Roméo (plan massif de licenciements individuels). En 2016, le projet Mikado (externalisation d’activités B.O) s’était soldé par 70% de voix pour les candidats CGT dans le secteur concerné. Il faut dire qu’a contrario de la CGT qui le combattait et obtenait le droit des salariés de rester à la SG, certains syndicats avaient fait venir le DRH d’Accenture pour vanter les conditions du transfert à ceux qui acceptaient l’aventure. Ils ont largement déchanté depuis. En 2019, après la saignée en cours dans le réseau, les nuages s’amoncellent à nouveau sur les services centraux. Les prochaines élections seront donc un moyen de manifester notre rejet d’une stratégie qui se résume aux économies et suppressions d’emplois. C’est parce qu’en 2019, la direction favorise toujours ces interlocuteurs plus malléables, que nous vous invitons au contraire à vous inscrire, sur notre site, à notre comité de campagne pour soutenir nos candidats qui mèneront la bataille dès le mois prochain… et pour les 4 ans qui viennent. Pour l’heure, la stratégie décroissante de la direction va encore se solder par des annonces de bonus et variables «discrétionnaires» en baisse (en dehors de BDDF). Attention, le variable n’est garanti qu’au moment où il est effectivement versé sur votre compte. Toute velléité de départ entre l’annonce et la paye versée fin mars entraînera la disparition immédiate du variable. Enfin, concernant la négociation Emploi, 7 heures de plus ont permis de revoir l’ensemble du projet sur la mobilité, les départs volontaires, les pré-retraites diverses et variées (cf notre site). En principe, cet accord est censé gérer en douceur les suppressions d’emplois décidées par ailleurs. C’est toute la question quant à la justification de celles à venir. Il reste encore une réunion le 19 février pour fixer les curseurs financiers.    

SALUT L’ARTISTE
Depuis 2003, chaque vendredi, nous attendions de rire de son dessin de la semaine (et pour certains de le comprendre). Son trait de la semaine était élégant, toujours pertinent dans le message et impertinent à souhait. Il avait dit l’an dernier, «j’arrête à 700 dessins». Il avait plein de projets pour la suite, pour lui et ses jeunes enfants. Sans avoir jamais cru à cette menace, ni jamais accepté cette idée, pour couper court à ces discussions, nous lui disions : « tu es compétence indispensable». Il en riait. Il avait donc travaillé à sa relève et commencé à donner quelques enseignements à ses «disciples». Il n’aura jamais failli pendant 15 ans, depuis 2003. Chaque jeudi soir, il nous livrait son dessin de la semaine. La maladie lui aura donné raison une dernière fois. François Ganne est décédé vendredi à 15h53. A l’heure où partent habituellement les infos de la CGT et son dessin. Celles-ci auront maintenant un teinte différente et il nous manquera, bien au-delà de ces publications. C’était un fidèle, parmi les fidèles. Malgré son caractère et sa volonté d’indépendance. Un membre de la famille CGT Société Générale vient de tirer sa révérence. Même s’il n’aurait pas vraiment apprécié que nous soyions tristes, sa brusque disparition est un vrai vide. Certains sont morts à cause de leurs dessins, d’autres ont dessiné jusqu’à bout de force. Celui de cette semaine porte le numéro 701.

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Comme la plupart des gens, j’avais d’abord connu les dessins avant de connaitre l’homme.

Cela doit remonter aux années 2013, l’année de mon premier mandat au CE des Services Centraux Parisiens. Pour ceux qui ne sont pas familier avec l’organisation de la Société Générale, les Services Centraux concentrent les fonctions névralgiques de la Banque. Sont exclues la partie Banque de détails et ses fonctions de support ainsi que les filiales.

Au cours des premières années qui avaient suivi les élections de 2013, où la CGT remporta la première place dans les Services Centraux, nous avions mis en place des réunions périodiques qui rassemblaient nos élus autour, soit d’un thème soit suivant les instances auxquelles le mandat des élus se rapporte, DP, CHSCT ou CE… Ce type de rencontre avait pour but de permettre aux élus de partager leur connaissance et de se tenir au courant de l’actualité dans leurs périmètres. C’était ainsi que j’ai appris petit à petit à connaitre François. Son premier trait de caractère qui marqua mes souvenirs fut sa discrétion. Il m’avait fallu un certain temps pour associer l’auteur des dessins à l’homme que je côtoyais. Bien que ses dessins fussent très appréciés, il n’en faisait rarement, pour ne pas dire jamais, l’étalage de manière spontanée. Nos relations étaient très cordiales, un peu distantes et principalement basées sur le travail. A l’époque, j’avais la charge de coordonner l’action de nos élus dans l’instance de Délégation du Personnel. A ce titre, j’avais la possibilité d’échanger avec chacun des élus de manière assez régulière. Peu à peu, m’était apparu un second trait essentiel de François, son indépendance d’esprit. Quiconque approchant François, notera immanquablement la construction de sa pensée tout à fait autonome et originale. Plus tard, lorsque j’eus pu le connaitre d’avantage, je compris que cette autonomie s’étendait même à ses habitudes les plus élémentaires y compris dans la façon dont il s’alimentait. C’était bien plus qu’une autonomie dans la manière de penser, c’était sa manière de vivre.

Le temps passant, nos relations prenaient une autre tournure, non pas plus personnelle mais que je qualifierais de plus personnalisées. Elles reposaient toujours sur le plan professionnel mais nous comprenions de mieux en mieux nos spécificités réciproques. Je louais la pureté de ses traits, la pertinence de son regard et l’impertinence des mises en scène. Je lui disais que j’appréciais la finesse de son humour. De son côté, il appréciait mon calme, même si je lui disais que je suis un faux calme. A plusieurs reprises, il m’avait même gratifié, en début de phrase  « Toi qui es un sage …. », ce qui, malgré une véritable modestie nécessaire de ma part, me remplissait de joie.

Avec le recul, je crois que c’était la musique qui nous avait finalement rapprochés pour de bon. François avait l’habitude de réserver une fois par semaine, en début de matinée, la salle de musique équipée d’un piano se trouvant au rez-de-chaussée. Après avoir travaillé ses morceaux, Il passait à notre Permanence pour bavarder un peu avant de remonter à son bureau. Le hasard de la vie avait fait que quiconque vient à la « Perm » passe forcément devant mon bureau, c’est là, un de mes privilèges. François avait pris l’habitude de s’arrêter et d’échanger avec moi, en quelques minutes, sur tout et rien. Bien entendu, on en arrivait à la musique. Il me parlait de ce qu’il aimait et de ce qu’il jouait. Il me parlait de ses difficultés techniques, de sa Prof qui le poussait vers l’excellence avec une discipline « Soviétique », de ses quatre mains avec elle. On parlait de Satie, de ses Glossiennes et ses Gymnopédies, de son minimaliste qui est une véritable invitation au rêve. On parlait également de Chopin, de ses Nocturnes qu’il composait tout le long de sa vie ; Moi, pour dire que je détestais. Je trouvais que la mise en scène des passions tristes était sordide, même avec le génie de Chopin. François, au contraire, l’adorait. Il appréciait, ce que j’appelais par moquerie, « Le Drame en bocal », le déchirement de l’âme tiraillé par l’amour et la mélancolie, de l’extrême bonheur à la pire souffrance, sublimé par la musique de Chopin. Mais c’était Bach qui nous mettait tous d’accord. On parlait du Clavier Tempéré et on finissait souvent nos conversations par le baptême de feu de tout interprète au piano, Les Variations Goldberg. Sans le vouloir et progressivement, nos conversations devenaient intimistes simplement parce qu’elles étaient animées par des parcelles intimes de nos âmes. Du sujet de conversation à notre état mental, nous avions trouvé une jonction entre nos mondes intérieurs. On se sentait proche intellectuellement.

Cette nouvelle proximité nous avait ouvert à des sujets ignorés jusqu’à présent, François me parlait souvent de ses enfants. Il lui arrivait de nous montrer, non sans une fierté certaine, les photos de ses enfants. Deux jeunes garçons aux cheveux roux, coiffés d’une casquette. En ses occasions, je riais de joie, tellement la ressemblance était frappant entre père et fils. Il me parlait également de son grand garçon, qui avait déjà l’âge d’un jeune homme. Puis venaient les anecdotes sur sa femme, qui dessinait également. J’avais déjà noté que parfois on avait une autre signature que celle de François sur le dessin de la semaine mais sans savoir qui s’y cachait derrière. Ma véritable rencontre artistique, ou plutôt émotionnelle, avec la femme de François fut à l’occasion de l’illustration du Radeau de La Méduse. J’avais une relation assez étrange avec ce tableau. Littéralement, j’ai grandi avec lui. Non pas grâce à de précoces connaissances sur la nature humaine mais il se trouvait qu’à Grenoble, la ville de mon enfance, on avait construit en 1969, un centre commercial, baptisé Grand’ Place. Etrangement, les propriétaires du centre commercial avaient commandé en 1975, à une association d’artistes, la coopérative des MALASSIS, 11 immenses fresques couvrant la façade, côté rue, 11 variations sur le tableau de Le Radeau de La Méduse.

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Une des 11 fresques devant Grand’ Place, Grenoble

 

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Dessin de la Semaine du 1er décembre 2017

 

Etant donné que Grand’ Place avait été longtemps le seul centre commercial de la ville, tout le monde connaissait bien les fresques et, par ricochet, le tableau de Géricault.

Depuis des années, les plans stratégiques de la SG, comme ceux des grandes firmes du CAC40, annonçaient monts et merveilles. Le « Transform to Grow 2020 », comme d’autres « Stratégie 2020 » n’enfermaient, au final, que des mesures de réductions de coût et en premier lieu, le salaire des employés. Le dessin du 1er Décembre 2017, inspiré du Radeau, avait été délicieusement détourné en « Transform to Flow ». Au-delà du tableau lui-même, le motif social de la Société Générale était particulièrement bien saisi avec une acuité cinglante. Alors que je le félicitais pour le dessin, François m’avait répondu que c’était l’œuvre de sa femme et qu’il avait trouvé étonnant qu’elle l'ait fait entièrement par ordinateur. Depuis, l’image de cette femme que je n’avais jamais rencontrée fut indissociable à l’esprit vivace qui avait si bien compris une certaine situation et qui l’avait si bien exprimée.

De temps en temps, on partageait également nos programmes de weekend. Il me disait qu’il avait hâte de retrouver ses enfants dans sa maison de campagne. Il me parlait également de son chat, une femelle, qui passe toute la semaine à la campagne et qui se sentait plus chez elle que lui. Il me racontait qu’il affectionnait les travaux domestiques comme s'occuper du linge de ses enfants ou faire ses courses. En plus de la douceur qu’il dégageait, il y avait chez lui quelque chose d’élégant dans ses gestes et dans sa manière d’être, j’aimais à l'imaginer dans sa maison, ayant troqué ses chaussures pour des bottes, comme un châtelain dans son domaine. J’eus appris également sa passion pour l’encadrement d’art, domaine dans lequel il avait acquis une solide connaissance grâce à son CAP dont il était très fier. Il disait qu’il comptait y investir plus de temps, plus tard, disait-il, sans autre précision.  

Nos dernières séances de travail remontèrent au mois de décembre 2018. A la CGT, nous étions particulièrement préoccupés par la mise en place de nouvelles organisations du travail par la direction sans qu’elles nous aient été présentées de manière détaillée. Les impacts étaient énormes en termes de processus de travail et d’ordre hiérarchique. Pour nous aider à rentrer dans le sujet, j’avais invité un expert du sujet, agile@scale, pour nous faire une présentation. Nous étions une quinzaine d’élus face à un sujet nouveau, dense et urgent. Comme organisateur, mon souci était d’exploiter au maximum les deux heures que l’expert nous accordait. Je demandais aux élus de bien vouloir laisser l’expert dérouler tout son exposé avant de passer aux questions. Mais les élus présents étaient si intéressés par le sujet qu’ils posaient une multitude de questions, déviant ainsi, peu à peu, l’exposé de son plan initial. Je surveillais constamment ma montre, d’inquiet, je passais à nerveux. Quelques jours, avant, dès mon annonce de la réunion, François semblait très intéressé par le sujet. Je me souviens de m’être dit que c’était un peu curieux que François s’intéressait à un tel sujet, si technique, et au même moment je comprenais que ma surprise n’était que l’ignorance face à l’inconnu. Pendant la présentation, nous étions assis côte à côte, François était particulièrement animé. Il prenait des notes et buvait la parole de l’expert. Régulièrement, il intervenait pour demander une précision ou une explication. Au bout d’un moment et voyant ma tête d’anxieux, il commençait ses interruptions par dire, « Je suis désolé mais je ne peux suivre s’il y des choses que je ne comprends pas ». Au trois quart de l’exposé, je voyais qu’on était si en retard par rapport à ce qui était prévu qu’on allait devoir organiser une deuxième séance et c’est ce qui fut fait par la suite. Depuis quelques minutes François qui était silencieux. Puis soudain, il ressurgit comme dans un éclair : « Je viens de comprendre le concept ! Agile@scale s’applique à l’ensemble des métiers et non seulement dans l’informatique…». A la fin de la séance, lorsque nous sommes sortis de la salle, François s’approcha de moi :

François : Désolé, j’ai trop parlé, mais je ne peux pas suivre sans comprendre.

Moi : Pas de soucis, t’étais dans le sujet. Mais t’as remarqué que tu n’interviens pas que quand tu ne comprends pas, tu interviens aussi quand tu comprends.

Il me regarda puis, tous deux, on avait éclaté de rire.

Avec l’arrivée prochaine des élections des Centraux en avril 2019, nous étions particulièrement préoccupés par nos communications. La question était : Comment convaincre des salariés de voter pour la CGT. Depuis longtemps, j’avais compris l’impact communicationnel des dessins de François. C’était plus que notre signature, son personnage était un médiateur, un lien vivant, entre nous et les salariés. J’avais fait part de mes sentiments à François et je le sollicitais pour qu’il fasse des affiches autonomes pour notre campagne. « T’as pourri ma soirée, je vais y penser sans cesse maintenant ! » me dit François en acceptant. Il avait accepté mais non sans condition, il souhaitait associer les deux nouveaux jeunes disciples au projet. Depuis un certain temps il avait projeté de « passer la main », un jour, aux jeunes. Il les avait encouragés à trouver leur propre style, leurs propres personnages, bref leur propre personnalité. Il tenait particulièrement que ce projet soit réalisé conjointement par tous les dessinateurs.

Nous avons échangé nos derniers mots le vendredi 25 janvier 2019, en fin d’après midi, juste avant le weekend où il avait appris sa maladie. Lui et moi, on partageait une autre passion que la musique, même si on n’avait pas du tout le style règlementaire de la discipline. On avait tous deux une moto de grosse cylindrée, lui une Harley 1200 et moi une sportive 1000, une moto qui dépasse les 300 km/h en vitesse de pointe. Au début de cet hiver, on se plaignait tous deux du froid qui gelait nos mains et qui rendait notre pratique des deux roues carrément dangereuse. Un jour, il débarqua avec son « astuce du jour » : Pour ne pas avoir froid aux mains à motos en hivers, il faudrait mettre une paire de gants d’infirmière en latex en dessous des gants de motos ! Manque de peau, il n’en avait pas. A défaut, Il me racontait qu’il mettait ses gants de vaisselle en caoutchouc... L’imaginant avec ses gants de vaisselle sur son Harley, je n’avais pas pu m’empêcher de rigoler, lui aussi ! tout en soutenant mordicus que c’était « très efficace ! »

Lundi 28 janvier 2019, j’appris qu’il débutait son traitement le jour même. Après un petit moment de réflexion, je lui avais envoyé un message SMS pour lui dire tout mon soutien et que j’étais là s’il souhaitait discuter. Je n’avais reçu aucune réponse mais je ne m’en préoccupais pas, le chamboule-tout de la vie avait été trop brutal pour François.

Le mardi soir, j’avais croqué François en Bruce Lee, histoire de lui dire : « Sois fort et bats-toi mon pote ! », je l’avais mis sur FB de la CGT SG, sans commentaire.

 

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Le vendredi 8 février 2019, dans l’après midi, la journée était quasiment finie, nous avions fait ce qui était à faire, les « Infos de la semaine » étaient imprimées, la « Newsletter » était publiée en ligne et envoyée à quelques dizaines milliers de salariés partout en France, sans le dessin de François cette fois là. L’atmosphère était calme et studieuse, j’étais en train de rédiger un email lorsqu’Isabelle m’a appris l’impensable, François n’est plus. Je me suis senti plongé dans une espèce de vide intérieur, puis vinrent les pensées pour sa famille, sa femme, ses enfants.

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Spinoza, Ethique, Livre 5 Proposition 29

« Quicquid mens sub specie aeternitatis intelligit, id ex eo non intelligit quod corporis praesentem actualem existentiam concipit sed ex eo quod corporis essentiam concipit sub specie aeternitatis. »

Tout ce que l’Ame comprend sous l’espèce de l’éternité est ainsi compris non pas parce que l’Ame conçoit l’existence actuelle et présente du Corps, mais parce qu’il conçoit l’essence du Corps sous l’espèce de l’éternité.

Paris, le 13 février 2019,

Pham Phu Cuong.

LA VAGUE DE TROP ?
La veille de l’annonce des résultats et de la nouvelle purge, Frédéric Oudéa recevait les organisations syndicales. Après une rapide présentation des résultats des 3 pôles, la discussion a essentiellement porté sur la nouvelle vague d’économies. Il s’est appesanti un peu plus sur les résultats de GBIS, très bons sur les financements et le conseil, mais en recul de 19% pour les activités de marché (-30% chez FICC et -15% pour les dérivés actions). Le recul est encore plus brutal à la BNP, - 40% sur les activités de marché, avec une répartition inverse -70% sur les actions mais seulement -15% pour FICC. Le DG s’est ensuite étendu sur les anticipations de la direction concernant la conjoncture économique et les contraintes réglementaires qui génèrent des craintes pour 2019 (et plus encore pour 2020) et aboutissent à l’«ajustement stratégique» présenté au marché. Si la trajectoire pour les réseaux français ne va pas être infléchie, en revanche le DG nous a annoncé un changement de stratégie dans les activités de marché. Ces dernières devront réaliser 500 millions d’euros d’économies supplémentaires d’ici à 2020 et l’effort portera avant tout sur les activités FICC et les fonctions supports associées. Si la revue des activités frappées et son impact sur l’emploi ne sont pas encore achevés, nul doute que cela pourrait générer un désengagement très significatif de ces activités. L’impact sur l’emploi sera certainement important, mais nous ne disposons pas encore de vue sur le sujet. Le directeur général a promis une série de réunions de concertation afin de discuter non seulement des perspectives économiques mais aussi de la gestion sociale de ce choc. Il a réitéré son engagement à ne pas procéder à des départs contraints mais n’a encore donné aucune indication pour le reste. Il va sans dire que la CGT va peser, comme en 2012, pour éviter des coupes injustifiées, veiller à ce que les conditions des «mobilités externes volontaires» (sic) soient les meilleures possibles et que les directions ne choisissent pas au cas par cas quels services pourront bénéficier des dispositions d’un futur accord emploi et lesquels seront contraints à des mobilités vers des fonctions qui recrutent en interne. Plus généralement, alors que nous faisions remarquer que les plans d’économie se succédaient sans que la situation ne se redresse vraiment, ni que les marchés soient convaincus par ces annonces, Frédéric Oudéa nous a répondu que le problème ne venait pas des réductions de coûts - toujours atteintes - mais des objectifs de croissance des revenus - toujours en-dessous des attentes. Mais c’est peut-être bien là que le bât blesse : les coupes successives ne seraient-elles pas justement la cause de cette incapacité à générer davantage d’activité et de revenus? En médecine, il y a bien longtemps que la saignée a été reconnue nocive pour les patients. Sans doute en est-il de même en matière sociale…

LA BANQUE DU DIGITAL
Si vous êtes abonné à notre newsletter et que vous attendiez impatiemment le compte-rendu de la négociation sur l’emploi de lundi, vous avez pu attendre parfois jusqu’à 4 jours pour recevoir le mail pourtant fait le soir même. C’est une vieille habitude de la maison. Dès lors qu’un plan social est dans l’air, la technique dérape suffisamment pour ralentir la diffusion des informations. Par 2 fois déjà, les serveurs SG où était logé notre site intranet ont crashé (malencontreusement ou opportunément..) sous le poids des consultations en ligne. Cette fois-ci, ce sont les mails qui mettent plusieurs jours à arriver aux abonnés. En attendant, les informations sont toujours disponibles sur notre site. Il faut préciser qu’échaudés, nous les avons logés sur nos propres serveurs.

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natio 20 bis fevrier 2019 t20

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DIAFIORUS

A quelques jours de la publication des comptes, les rumeurs de coupes sombres dans les effectifs et activités ont généré toutes sortes d’articles de presse. Après le profit warning émis il y a quelques jours, la question n’est plus de savoir si les résultats vont être accompagnés de mauvaises nouvelles, mais de connaitre l’ampleur de la nouvelle saignée – d’emplois ou rémunérations. Tels les médecins de Molière, la stratégie que nous subissons depuis quelques années repose sur des coupes plus ou moins aveugles. Ce qui a déjà dégradé les capacités de la banque. La diminution des résultats du 4ème trimestre de la BFI ne peut pas justifier la découpe de certaines activités, sauf à vouloir accélérer le déclin, et qui mène en partie aux résultats, alors que le dividende est d’ores et déjà garanti pour 2019. Les informations fiables et confirmées seront disponibles sur notre site intranet / internet.          

3 SECONDES CHRONO       

Dans le nouveau monde, le nombre d’appels téléphoniques à sa banque devait baisser. En tout cas, c’était le postulat du programme de transformation des CRC (centres d’appels du réseau). Sauf que ce n’est pas encore le cas cette année – tout comme les précédentes. Et le sous-effectif continue à faire sentir ses effets sur les collègues. La direction va donc « refaire » une revue de l’attractivité pour tenter de corriger la tendance. La responsable d’OTX, Sandrine Beltran est venue rendre compte de la situation devant les représentants du CSEC. Le nouvel outil qui prévoit 3 secondes pour réagir après chaque appel, avant qu’un nouvel appel soit transmis.  « Ca a été corrigé et validé par les pilotes». Ah bon ? En fait, il a été effectivement dit à certaines équipes que le timing passait de 3 à 7 secondes. Mais, le « correctif » n’est pas à la hauteur des attentes. Ce n’est pas ce genre de correction qui va permettre d’améliorer l’attractivité. Il y a, par contre, des propositions concrètes et réalistes que les représentants CGT ont formulé ces derniers temps dans les 4 CE concernés. Nous allons demander un entretien avec la direction d’OTX pour avoir une vraie discussion, avant que les conditions de travail ne se détériorent encore un peu plus, que l’image se dégrade, que la pression déborde et que les démissions augmentent encore. Il y a urgence.

UN P'TIT MIEUX?

Alors que la CGT a obtenu, à la Société Générale, le paiement des jours de carence (les 3ers jours d’arrêt maladie) par l’accord salarial de décembre 2016, nous avions demandé un suivi sur le nombre de maintiens de salaire dans le cadre de la note 1513 (spécifiquement en cas de maladie listée dans la note) ou via le dispositif interne de RSE (rétablissement de solde entière). La suppression du comité social par la direction et du rapport élaboré par le service social générait un brouillard complet. A l’occasion du débat de la commission du CSEC sur le sujet, nous avons demandé – à nouveau - la mise en place de la subrogation (rémunération versée directement par la SG et non plus par l’intermédiaire des indemnités journalières de la Sécurité Sociale), dispositif refusé jusqu’à maintenant par la direction. Avec la mise en place du prélèvement à la source, certaines banques viennent de le mettre en place… et c’est un dispositif réclamé depuis longtemps par les salariés et leurs représentants.

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cgt t natio 19bis janvier 2019

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E=MC2
Contrairement à une idée reçue, la participation à la mobilisation du 14 décembre ne devrait pas plomber votre variable – bien au contraire. Le mouvement aura eu des effets bénéfiques et collectifs. Certes la mobilisation des salariés n’aura malheureusement pas empêché la signature d’accords qui amputent nos primes médailles du travail et nos indemnités de fin de carrière, mais elle aura permis une prise de conscience par la direction du niveau de ras-le-bol. Cela vaut particulièrement pour le réseau où, la consigne a été donnée de revoir à la hausse les enveloppes du variable. La situation est beaucoup plus incertaine dans les services centraux, où les arbitrages sont en cours et s’annoncent très douloureux. Nous avions bien obtenu de la direction qu’une négociation s’ouvre sur les critères d’attribution du variable, « discrétionnaire » - pour ne pas dire carrément arbitraire et foncièrement inéquitable. Mais pour l’heure, signer cet engagement avec la direction n’a pas suffi. Il faut qu’elle se décide enfin à ouvrir les discussions et que, pour changer de l’année dernière, ce soit sur la base de données précises et en bonne foi. Les «annonces 2019», prévues fin février, pourraient être une autre «prise de conscience». Celle de la nécessité d’y avoir travaillé … avant.

REFAIRE LE MONDE
Frédéric Oudéa était annoncé à Davos, avec la ministre du travail, Murielle Penicaud et quelques patrons venus refaire le monde (sans que rien n’y change véritablement, à part le déséquilibre entre les plus riches et les plus pauvres et la montée des populistes). Carlos Ghosn – absent excusé – avait participé l’an dernier à une session pourtant prometteuse : « Vers un meilleur capitalisme ». L’avenir en a décidé autrement.

ACCÉLÉRATION
Faut-il voir un lien entre notre critique du rythme sénatorial des négociations Emploi et l’avalanche de nouvelles dates de réunions ? Quoiqu’il en soit, Février sera déterminant sur les conditions de départs des «séniors», des éventuels plans de départs volontaires dans le cadre des réorganisations, mais aussi sur les dispositifs de mobilité. Les dates qui ont été planifiées ne seront pas de trop pour arriver à un accord équilibré comme ce fut le cas en 2013 et en 2016. A la direction maintenant de se montrer plus constructive qu’elle ne l’a été ces derniers mois.

FONDS DE TIROIRS
Alors que la hausse du carburant, la ponction fiscale sur les transports et, plus généralement, la perte de pouvoir d’achat subies par la majorité des Français ont déclenché le mouvement des gilets jaunes, la baisse des remboursements de transport à la SG fait mesquin. C’est précisément ce que la CGT avait expliqué fin 2018 lorsque la direction nous avait présenté sa volonté de diminuer de 7.63€ à 4€ la prise en charge des transports - après avoir grappillé quelques centimes d’euros sur les cantines des centraux. Plutôt que d’assumer la charge fiscale réclamée par l’URSSAF (au-delà des 4€), la direction a décidé de réduire la prime mensuelle pour 16.147 salariés. Gain de cette nouvelle opération : 1 million €/an. Un irritant et une mesquinerie de plus pour les salariés concernés. Certes, l’épisode est sans commune mesure avec les centaines de millions économisés sur les médailles du travail et les IFC, mais cela témoigne d’un état de santé inquiétant et de l’art de transformer un coût en gain… pour la direction.

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cgt701 remuration variable

 cgt tax m22

cgt natio18 janvier 2019 t17

27 NUANCES DE GRIS
A quelques jours de l’annonce des résultats, les bons vœux se sont en plus entremêlés avec les retours du Baromètre Employeur. La «participation solide» (74%) rend les enseignements plus forts et la nécessité d’y remédier incontournable. Les orientations stratégiques sont contestées et de moins en moins soutenues. L’engagement est en berne. Les restitutions en cours dans les différentes BU/SU ont au moins le mérite de relativiser l’argument choc utilisé l’an dernier : «on ne vit pas la transformation de la même manière partout, c’est donc la faute ou la responsabilité du manager». Cette fois-ci, les résultats sont mauvais partout … ou presque. Du coup, premier effet, hasard ou pas, le prestataire qui faisait l’enquête va changer. Exit Ipsos, la prochaine sera faite par BVA. En attendant, comme l’a dit Caroline Guillaumin lors des vœux à la filière RH, il faudra bien en tirer des enseignements : «tenir compte des attentes en terme de proximité des différentes BU, s’attaquer aux irritants pour améliorer significativement l’attractivité (interne et externe) et enfin, savoir s’adapter pour anticiper l’avenir». Des attentes que nous partageons pleinement, même si pour les représentants du personnel, le sort qui leur est réservé est aux antipodes. Ce n’est pas avec un seul CSE (ex-CE) de 35 élus pour 27 BU/SU et 20.000 salariés qu’on va améliorer la proximité dans les centraux !

DUO SUR CANAPÉ
La négociation de l’accord sur l’emploi 2019 - 2022 aura été l’occasion d’officialiser le retour de Frédéric Clavière-Schiele, revenu d’ALD pour «épauler le directeur des relations sociales». Cette troisième réunion a permis d’aborder le «contrat de génération» et surtout de confirmer les conditions des dispositifs «Congé professionnel» et des «mi-temps seniors» (départ anticipé, rémunéré à 70% de la RAGB et de la moyenne des 2 derniers variables, 2 ans avant la retraite à taux plein, ou 3 ans en cas d’activité avec une association caritative - cf l’accord sur notre site – page 26). Nous avons demandé que soit bien précisé que la SG prend en charge sa part des différentes cotisations vieillesses lorsque le salarié maintient sa part de cotisations. Dans le contexte actuel, où les pensions de retraites font dans certains cas l’objet de retenues (sans parler de la ponction faite via la CSG), nous allons être vigilants sur ce point pour améliorer le dispositif. Concernant le «contrat de génération», les incitations fiscales ont disparu en même temps que l’obligation légale de veiller à l’emploi des jeunes et des séniors. Ce n’est pas pour autant que ces questions ont disparu. Bien au contraire. Mais ce qui a changé depuis 2013 ou 2016, c’est que la direction n’a pas tant un problème de sureffectif à gérer … qu’une véritable hémorragie de démissions à corriger par l’attractivité.

CARTON ROUGE
Alors que la signature par le SNB et la CFTC des accords revoyant à la baisse drastique certains avantages sociaux va permettre à la direction de compenser en partie les trous provoqués dans les résultats par la vente à la casse de quelques filiales, cette dernière a déposé un autre dossier au CSEC (ex CCE) au sujet du régime de retraite sur-complémentaire des cadres HC. Constatant la même opacité de la direction que pour les montants globaux des économies attendues sur les primes des médailles du travail et sur les indemnités de fin de carrière, les élus du CSEC (sauf SNB et CFTC) ont voté une procédure de délit d’entrave et ont décidé d’obtenir du juge la clarté nécessaire sur ces épisodes.

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 cgtcontgener m21

 

AVEC LE TEMPS…VA.
Fin octobre, il y avait 8 699 télétravailleurs à la SG. C’est le bilan présenté lors de la commission paritaire sur l’accord Télétravail. Soit une bonne progression : près de 2 000 nouveaux accédants en 2018. En tant que signataire, la CGT a rappelé quelques engagements arrachés à la direction et qui semblent s’estomper avec le temps : le télétravail reste un pré-requis au déploiement du flex et il ne peut y avoir moins de capacité d’accueil de postes dans les quartiers que de salariés – télétravailleurs ou non. Nous avons demandé la cartographie des services en flex et ceux en télétravail, histoire de vérifier que les engagements sont bien tenus.

#EMPLOI 2023
Au rythme sénatorial, la 3ème réunion de négociation sur le renouvellement de l’accord emploi va s’ouvrir le 16 janvier. Après avoir fait le bilan de l’accord en novembre et celui de la mobilité en décembre, la négociation avance … mais pas très vite. Que l’on ne s’y méprenne pas, les enjeux sont pourtant élevés. C’est dans cette phase de discussion triennale que l’on fixe les curseurs et les process de mobilité, les conditions dans lesquelles se font les réorganisations et les garanties qui encadrent les plans sociaux (barèmes et autres). Pour l’heure, il aura fallu insister pour avoir un engagement plus ou moins ferme que l’avenir ne se fera pas sous la menace de licenciements contraints. Il faudra aussi être solide comme un chêne pour obtenir que les garanties apportées aux salariés soient inscrites clairement noir sur blanc pour affronter les turbulences qui s’annoncent.

CARTON ROUGE
Vous nous avez suffisamment entendus dénoncer les ordonnances Macron et notamment l’instauration des fameux « barèmes prud'homaux » (qui plafonnent - très bas - les indemnités et donc les risques pour l’employeur en cas de litiges) pour que nous boudions notre plaisir de partager avec vous l’annonce de 4 jugements récents de tribunaux de prud'hommes qui actent ces barèmes comme « non-conformes avec le droit européen ». Ce sont 4 bonnes nouvelles car les entreprises – SG compris – avaient déjà revu à la baisse les montants mis sur la table dans le cadre des négociations lors de départs contraints. Quand les dérapages du «nouveau monde» sont rattrapés par le droit, on ne peut que s’en réjouir. Et tant pis si cela fait «has been» de défendre avec détermination les salariés.

HARCELEMENT
Dans le cadre de la lutte contre les comportements inappropriés et le harcèlement, la direction nous a présenté ses nouvelles politique Groupe et procédure qui en découle. La CGT a demandé, et obtenu, de Caroline Guillaumin, la transparence nécessaire pour nous assurer que la machine ne s’emballe pas et qu’elle ne devienne pas un permis de licencier. De même, la DRH Groupe a apporté des modifications au dispositif interne que nous demandions pour que les processus ne soient pas condamnés à l’échec (un salarié peut se faire aider et épauler par un représentant du personnel pendant les phases d’écoute et d’enquête, par exemple..). Mais il reste que la grève du 14 décembre à la SG avait reporté la rencontre avec la direction d’IGAD pour ajuster les process de l’inspection et qu’il est inconcevable que SSA (la direction des relations sociales) soit référente-chef des «enquêteurs auto-désignés par la direction ». SSA, gardienne du temple de l’impartialité et de la neutralité de la direction… on n’aurait pas autant ri depuis bien longtemps, si le sujet n’était pas aussi grave.

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 cgt699 harcelement

cgt tltravail t15

MEILLEURS VŒUX 2019 
Toute l’équipe de la CGT Société Générale vous souhaite une très bonne année 2019. En tout cas, nous y contribuerons à la hauteur de nos responsabilités et de celles que vous nous confierez. C’est précisément parce que 2018 s’est terminée sous de mauvais auspices, et que 2019 sera l’occasion de fêter les 20 ans de l’échec de l’OPA hostile de la BNP, que notre vœux principal pour cette nouvelle année sera de ne pas vous faire confisquer vos choix et de rester maître de votre avenir. A ce titre 2019 est riche de promesses car avec une action SG qui avoisine les 27 euros, nous sommes dans les records historiques et dans la zone à risques maximum.

L’AVENIR, C’ETAIT DÉJÀ VOUS
Cette année sera donc celle de la commémoration des 20 ans de l’OPA ratée de la BNP lancée le 9 Mars 1999 dans le chaos social et l’inquiétude des salariés. L’irruption de ces derniers - actionnaires principaux - aura heureusement permis une issue positive en plein mois d’août, à laquelle la plupart avait déjà renoncé ou pensait perdue d’avance. Cette issue, défendue bec et ongles par la CGT SG, aura évité un bain de sang social. L’enseignement pour 2019 devrait être de prendre particulièrement soin des salariés. Mais ce ne sont pas les accords salariaux signés juste avant Noël, qui vont aider à se prémunir des mauvais coups à venir. Bien au contraire. D’ailleurs, Séverin Cabanes l’a justement relevé lors du dernier Comité de Groupe Européen. Interpellé par la CGT sur le manque de reconnaissance des salariés depuis 10 ans, il a déclaré qu’il convenait que «la force collective de l’entreprise est essentielle» et qu'à partir du moment où la BCE et les investisseurs considèrent qu'il y aura à l’avenir une consolidation bancaire européenne, la position de la direction est, qu'à ce moment là, SG devra être du bon côté de la fusion. «Je ne souhaiterais pas être responsable dans une fusion future de la disparition de la SG». Pour justifier la lutte contre la décote de l’action SG, tout est examiné. Quitte à rogner sur les avantages sociaux de ceux qui seront au final le meilleur rempart contre les exigences d’un actionnaire activiste ou pire, une nouvelle attaque.  

LES RAPETOU
Accepter le marché de dupes (une prime unique de 1.000 euros contre une perte d’avantages sociaux entre 4.000 et 10.000 euros sur les médailles du travail et les IFC) c’était donc prendre un gros risque sur l’avenir et un mauvais coup porté à chaque salarié – plus encore pour les cadres de moins de 50 ans. Or, seule la CGT a refusé de signer les accords. Dans ce contexte, l’annonce d’une «primette Macron» à 250 euros (au lieu des 1.000 euros défiscalisés) n’aura pas eu l’effet escompté – d’autant que les dividendes vont continuer de pleuvoir pour les actionnaires (2,5 milliards d’euros en 2019 ?). En dehors de la Une du Canard Enchaîné, elle sera, en interne, la cerise sur la bûche indigeste que la direction et la plupart des syndicats ont préparée la veille de Noël. La mobilisation des salariés du 14 Décembre et les pétitions (plus de 5.000 sur celle de la CGT) étaient pourtant un signal fort que les signataires et la direction auraient dû entendre. D’ailleurs, ces accords à peine signés, la direction a remis le couvert en envoyant aux syndicats un projet de réduction de la retraite des cadres HC. Et après ces avantages sociaux rognés, à qui le tour ? Dans ce contexte, nous vous proposons pour 2019 de nous rejoindre. Plus qu’une bonne résolution, c’est surtout une garantie contre les mauvais coups.


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 CGT698 2019 an neuf

CGThny M20

CGT voeux T14

THE DAY AFTER    
Bien malin, celui qui, à l’heure où sont écrites ces lignes, peut anticiper l’ampleur de la mobilisation des salariés à l’appel de l’intersyndicale SG (CGT-CFDT-CFTC). Les tentatives, directes ou indirectes, de certains pour casser cette mobilisation n’ont jamais été aussi fortes. Les Amis de la Terre et les gilets jaunes ont provoqué le déploiement d’un plan de continuité de l’activité ... la direction a même donné leur journée à la plupart des salariés dont l’agence sera préventivement fermée ! Ce qui est certain, c’est que sans cette mobilisation, rien n’est possible et ce ne sont pas quelques récentes améliorations très à la marge qui vont saper notre détermination. Mais il convient maintenant de traduire cette mobilisation en monnaie sonnante et trébuchante. Si la direction veut avancer en toute loyauté, transparence et efficacité (et non enfumer les salariés de plusieurs milliers d’euros chacun), nous pouvons négocier de vraies propositions équilibrées, dignes de l’investissement que les salariés ont mis pour faire tourner la boutique contre vents et marées ! Pour construire l’avenir, nous avons ainsi proposé à la direction de renforcer nettement l'intéressement actuel afin, d’une part, de compenser les économies qu’elle souhaite faire sur les indemnités de fin de carrières (IFC) et de la médaille du travail, et d’autre part de renforcer l’attractivité de la banque en s’alignant sur les niveaux atteints par les établissements comparables. Chez ces derniers, intéressement et participation peuvent être de 3 à 5 fois plus importants qu’à la SG. Cette mesure innovante serait donc gagnante-gagnante et, de plus, profiterait aussi bien aux anciens qu’aux nouveaux embauchés.

…ET EN MEME TEMPS
Même Emmanuel Macron a du mal à faire se délier les cordons de la bourse de la SG quand il s’agit des salariés. Alors que sa prime défiscalisée pourrait monter jusqu’à 1.000€, Frédéric Oudéa nous annonce seulement 250€. Et encore, pas pour tout le monde ! il ne manquerait plus qu’il doive prévoir 10 millions de plus pour les salariés… En même temps, dans le même silence assourdissant, les entreprises – dont la nôtre - vont bénéficier du doublement des aides publiques (soit 40 milliards). Une fois au titre du CICE et une fois au titre de l’incorporation du dispositif dans les réductions de cotisations sociales. Les quelques jours qui restent avant la fin de l’année – fiscale - vont donc être déterminants sur ces 2 points (avantages sociaux et prime Macron). Il faut vraiment être dupe pour penser que cette primette distribuée en urgence peut compenser les avantages sociaux qui disparaissent un peu plus chaque année et la prime défiscalisée. Sinon, tout le monde a compris que c’est fromage et dessert.  

HOMMAGE DU VICE A LA VERTU
…enfin, si l’on peut dire. La direction nous a encore envoyé un rappel à l’ordre. Dans cette période troublée, où les «couches intermédiaires» n’ont pas encore disparu du «nouveau monde», malgré l’acharnement de certains, l’avenir passe par la transparence des débats et la conviction. La direction rappelle qu’il n’est pas toléré de partager par mail avec les salariés « les informations sur les négociations en cours »… Tu m’étonnes ! C’est tout l’enjeu du passage au nouveau monde et ce que réclame une bonne partie de la population : transparence et honnêteté. Il faudrait être encore naïf pour croire aux vieilles lunes de l’ancien monde : indépendance, neutralité, apolitique.

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CGT696 carton rouge

CGT Macron T13

CARTON ROUGE !
… ou gilets jaunes, décidément le nouveau monde reproduit les mêmes scénarios que l’ancien. Il n’y a d’ailleurs pas véritablement de raison que cela change puisqu’il tourne toujours dans le même sens et que la surdité reste la même face à l’injustice : mépris et mesquinerie engendrent la même colère. Le paradigme peut changer, quand les efforts demandés aux uns ne sont pas partagés, cela reste de l’injustice. Dans ce contexte, les dernières propositions de la direction concernant les avantages sociaux (médailles du travail et indemnités de fin de carrière) font déborder un vase déjà trop plein. La disparition des augmentations collectives - pour la 8ème année consécutive ! - devait être compensée par l’intéressement et la participation. Il n’en a rien été ! Le PMAS musclé de l’an dernier, avorté dans la confusion, reste ainsi dans les esprits. Au-delà, l’annonce du régime imposé aux enveloppes individuelles (fixe et variable) rend l’exercice plus compliqué d’année en année. Ceux qui attendaient une mobilité pour avoir une augmentation n’ont même plus cette opportunité et les engagements verbaux ne peuvent même pas être tenus. Les attentes individuelles montent en flèche, les budgets fondent… la grogne monte. Le verbatim de la pétition lancée par la CGT compte autant que les milliers de signatures. Nous les avons publiés sur notre site. La souffrance est palpable et le mépris n’est jamais la bonne réponse. C’est pourquoi, la CGT, la CFDT et la CFTC ont décidé de lancer un appel intersyndical à la grève pour le 14 décembre. Mercredi dernier, les salariés de la BNP ont débrayé à l'appel de tous les syndicats pour manifester leur mécontentement face à une prime de 500€. Le mouvement aura permis de ré-ouvrir les négociations. A nous tous de démontrer le 14 décembre la nécessité qu’une vraie négociation peut être utile pour l’emploi, les conditions de travail, les salaires… et le respect !

EN DESSOUS DES ATTENTES
Alors que d’autres entreprises ont bien compris que c’était un vecteur de productivité que de bien traiter ses salariés, les propositions de la direction dans le cadre de la NAO Société Générale (négociation annuelle obligatoire sur les salaires) sont bien en-dessous des attentes. C'est la première fois qu'en entrant dans une salle de négociation pour demander une augmentation des salaires, on en ressort avec la volonté de la direction de diminuer notre rémunération ! Pourtant, le baromètre employeur 2018 (qui va être rendu public et dont la direction a partagé un premier état des lieux avec les syndicats) met bien en avant les points de vigilance auxquels il y a urgence de répondre. Les indicateurs globaux ne sont pas bons (au niveau du Groupe). Vous êtes de moins en moins à trouver que les orientations stratégiques vont dans le bon sens. La baisse de 10% de l’adhésion à la stratégie (de 80% en 2015 à 70% en 2018) et la confiance (de 72% en 2015 à 63% en 2018) sont particulièrement fortes. «Simplification des process», «efficacité informatique» et «reconnaissance financière» forment le TOP 3 des 49163 réponses à la question : «qu’est-ce qui n’a pas changé qui devrait changer ?». C’est une bonne feuille de route, un objectif SMART, si l’on veut réellement améliorer la qualité de vie au travail. Puisque la Direction admet que "les attentes sont fortes", qu'elle y réponde !

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cgt autruche T12b

CGT gilet jaune M19

CGT695 NAO truche

L’ENFUMAGE
Alors que la direction de la BNP a réussi à mettre le feu aux poudres et recréer les conditions d’un appel à la grève intersyndical en proposant uniquement une prime de 500€, la direction de la SG multiplie les signaux contradictoires. Si, dans le cadre de la négociation annuelle sur les salaires, elle avance une mesure d’augmentation de 1% pour les salaires en dessous de 28.000 € (ou 32.000 €, selon les versions) avec un plancher à 250€, elle cherche aussi et surtout à sabrer encore une fois dans des avantages sociaux déjà bien attaqués ces dernières années. Cette fois-ci, il s’agit de renier les engagements pris auprès de vous lors de votre embauche en matière de prime de médaille du travail et d’indemnités de fin de carrière (IFC). Ce que la direction appelle un accord gagnant-gagnant, c’est donner 1 ou 2 millions d’un côté pour en reprendre 10 ou 15 de l’autre… sans compter les reprises de provisions de quelques dizaines de millions d’euros qui permettront de maquiller un peu les trous faits par les amendes à répétition dans les résultats. Bref, elle veut encore nous faire payer la promesse faite aux marchés fin 2017, d’autant que les réformes sur la retraite à venir risquent d’allonger la durée de vie au travail et par là même, la nécessité de provisionner. Pour que chacun comprenne l’impact, la CGT a mis sur son site une calculette qui permet de mesurer la conséquence sur sa propre situation et de la comparer au « supplément d’intéressement significatif » mis en avant par la direction. Soit à peine 30 millions d’euros, l’équivalent de l’arrondi du dividende de 1,97 à 2 euros en 2016 et qualifié alors de « peanuts » lors du Conseil d’Administration. Plus tard, personne au Conseil d’Administration ne s’est non plus opposé aux parachutes dorés. Les salariés ne veulent plus se contenter de quelques cacahuètes et il va falloir sortir quelque chose de plus consistant pour éviter le risque d’un conflit social. Si comme nous, vous pensez que le compte n’est pas bon, nous vous conseillons de peser pour rétablir l’équilibre en signant la pétition disponible sur notre site internet. Un geste utile en prévision de la prochaine réunion qui aura lieu lundi 3 Décembre.

COURSE AUX ECHALOTES       
La pression mise en termes de conformité et celle générée par les plans de remédiation est énorme. Le sujet est d’une telle complexité que personne ne peut entièrement le maîtriser. Il génère stress et lassitude parmi les équipes. Pourtant, des documents sont présentés aux salariés pour «validation» (nouvelle charte de déontologie par exemple). Dans ce contexte, notre responsabilité est de rappeler qu’on ne peut opposer ces exigences au droit français du travail. Les salariés doivent obéir aux instructions, mais on ne peut leur imposer de « reconnaître avoir pris connaissance de leur contenu juridique », et encore moins leur demander de les valider.        

LES TONTONS FLINGUEURS      
Après avoir sabré la représentation du personnel dans le réseau, la direction a présenté aux syndicats un ultime projet pour les services centraux. Si le projet est signé, près de 65% de vos représentants qui peuvent actuellement vous aider, conseiller et agir pour la défense de vos intérêts, vont disparaitre. De 450 représentants de proximité (pour 20.000 salariés, dans 20 immeubles, toutes BU et SU confondus), la proposition de la direction réduit la force de travail à 150. Difficile de trouver la proposition équilibrée. D’autant qu’il faudra en plus redoubler d’efforts pour faire face aux enjeux qui s’annoncent douloureux dans les services centraux.

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MEDAILLE2 

CGT694 Phishing et barometre

 

BLACK FRIDAY
Si cela vous a échappé, cette année, non seulement la direction ne veut pas entendre parler d’augmentation collective pour la 8ème année consécutive – sauf pour les salaires en-dessous de 28.000€ - mais en plus, elle veut revenir sur des avantages sociaux (définis par accord ou instruction). Pour ne pas subir sans réagir ce racket, activité très répandue en France actuellement, la CGT a lancé une pétition nationale afin de faire comprendre à la Direction Générale et au directeur des relations sociales que nous ne sommes pas prêts à payer les frasques qui, au plus haut niveau, nous ont coûté au moins 3,3 milliards d’euros en 2 ans en rognant sur nos maigres enveloppes ! La pétition «Halte au racket !» est disponible sur notre site (et auprès de nos délégués). Nous avons proposé aux autres organisations syndicales de faire front ensemble. Sans succès pour l’instant. Les élections, ici ou là, sont malheureusement plus propices à la distribution de calendriers carton triple épaisseur qu’à la lutte collective. Alors que les avantages sociaux sont attaqués de toutes parts, par le gouvernement comme au sein de notre entreprise, la direction applique résolument sa stratégie du salami à l’encontre des compléments tant vantés par la RH au moment de votre recrutement. Après l’IP Valmy, ce sont maintenant les avantages liés à l’ancienneté qui sont concernés : les primes liées à la médaille du travail et les indemnités de fin de carrière. Et demain ? ... Frédéric Oudéa nous a répondu «pour l’instant, des discussions sont en cours. Laissons les choses avancer et, si besoin, revoyons-nous. » En signant la pétition, vous pouvez donc manifester votre attachement aux avantages actuels et montrer votre détermination pour que ces projets soient définitivement abandonnés.

OBJECTIF ? …. « NON » !
La période des évaluations bat son plein. Nous avions mis récemment en avant les risques de la nouvelle rubrique «Revue conduite et conformité » dans le formulaire de clôture 2018. Face au tollé et à la volonté de la direction de déployer un objectif unique pour 1.200 salariés de GBIS (« connaître et respecter les exigences des Lois SRAB/Volker »), une nouvelle commission Evaluation devrait se tenir mi-janvier. On observe au travers de ces « éléments fluctuants » un véritable bouleversement des responsabilités individuelles qui pèsent sur chacun d’entre nous. Certes, l’histoire a démontré que nous devions être irréprochables. Mais face à des règles fluctuantes, les risques sont très élevés. A travers ce formulaire, un manager disposerait, sans contrôle, d’un droit de vie et de mort professionnelles sur ses subordonnés. Un avis défavorable ferait en effet perdre à ces derniers les accréditations dont ils ont besoin pour intervenir sur les marchés. Dans ces conditions, la direction doit clarifier les règles. Nous avons obtenu 2 entretiens (avec IGAD et la Conformité) programmés mi-décembre. Ce sera l’occasion d’examiner aussi la politique de défense des intérêts des salariés et la nécessité d’une éventuelle assistance juridique face à ces risques. Pour ce qui est du formulaire d’évaluations 2018, nous vous conseillons, si la rubrique « Revue conduite et conformité » est taguée OUI (c'est-à-dire, « plan d’action nécessaire » car « non respect des consignes »), de prendre contact avec nous afin d’y apporter des commentaires et réserves nécessaires. Si les évaluations sont, en plus, injustement à charge, nous vous conseillons de ne pas clore l’exercice, en refusant de signer et en venant nous en parler.

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CGTecoM18   CGT693 handicap 2018 

 

NAO – ACTE 1

La négociation annuelle obligatoire (NAO) sur les salaires s’est ouverte le 15 novembre pour se poursuivre le lendemain par une rencontre au 35ème étage avec Frédéric Oudéa. La première (et seule réunion planifiée pour l’instant) a permis de faire le bilan de l’année 2017 en terme de rémunérations et au-delà des conséquences visibles de tous (la grogne et l’hémorragie). Seules les rémunérations des salariés de niveau K augmentent sensiblement (2%). La masse salariale globale progresse de 2,2%, alors que l’inflation glissante sur 12 mois est aussi de 2,2% et que la moitié des salariés auraient bénéficié d’une mesure individuelle (vous seriez même 92% à avoir été augmentés sur les 3 dernières années..). Le prélèvement à la source en janvier 2019 aurait généré en 2018 une hausse significative de la monétisation des jours en CET (les 10ers n’étant pas fiscalisés). Les bonus ont baissé de 5M€, les variables des centraux (hors GBIS) de 4M€ et ceux du réseau ont stagné malgré une baisse de 4% du nombre de bénéficiaires. Au total, les variables ont donc baissé de près de 10 millions d’euros. Notre demande de négocier les critères d’attribution de ces centaines de millions n’en devient que plus d’actualité. Après quelques pirouettes sur le contexte difficile, la direction a rappelé que « la philosophie » déployée depuis 7-8 ans n’allait pas changer. Pas d’augmentation collective prévue en 2019. Par contre, la direction nous a proposé une mesure « pour les bas salaires » (RAGB inférieure à 28.000€) : 1% d’augmentation avec un plancher à 250€. Nous avons estimé cette proposition, qualifiée par la direction de « très sérieuse », à environ 700.000€. Enfin, la direction a proposé un budget de 7M€ sur 3 ans pour corriger les écarts salariaux hommes/femmes (qui passent en 1 an d’après nos calculs de 23,95% à 25,15%). Ces propositions ont provoqué un tollé général mais ce n’était rien par rapport à ce qui allait suivre. La direction a proposé aux syndicats de « travailler sur une réduction de 20 à 25% des avantages sociaux » (médailles du travail et indemnités de fin de carrière). Ces dispositifs ne « seraient plus en phase avec les nouvelles générations »… L’autre raison avancée pour nous faire les poches est plus crédible : la réalisation du plan d’économies promis aux actionnaires (1 milliard) doit être accélérée et la promesse de maintenir un dividende malgré les tempêtes tenue. Le thermomètre social va vite monter si ces décisions sont maintenues.

L’AVENIR : AVEC OU SANS VOUS ?

C’est humain. Chacun peut s’identifier dans le slogan de la marque «C’est vous l’avenir». Doit-on y voir un acte de confiance délivré pour l’avenir ? Qu’il s’écrira «avec» et «pour» les salariés ? Qu’il en sera ce que vous en ferez ? Un message d’humilité face aux enjeux de notre planète ? … tant de questions qui nécessiteront du temps, avant d’avoir les premiers actes concrets qui permettront de déchiffrer le message. En attendant, RIP l’«esprit d’équipe» nécessaire par le passé. Place à l’avenir. Mais alors, comment interpréter la volonté de taper au porte-monnaie des salariés dont l’ancienneté est la plus importante ? En voulant toucher à la prime de la médaille du travail et aux indemnités de fin de carrière, la direction cible les plus fidèles, ceux qui n’ont pas traversé la route… pour passer à la concurrence malgré les crises. Est-ce un début de réponse au sens originel du message subliminal qu'il faut lire en contre jour dans la nouvelle marque ? en tout cas, ce n’est pas nous qui allons jouer le conflit intergénérationnel … ni alimenter la menace «salaire vs emploi».

 

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cgtavenirm17cgt692 nao 2018 

 

DELIVREZ !
Un an après l’Investor Day et quelques jours après des stress tests plutôt mitigés, les résultats de la SG étaient attendus de pied ferme par les marchés qui les ont accueillis avec calme. En interne, ce calme précède de quelques jours des moments plus agités : l’ouverture de la négociation salariale (le 15), la deuxième réunion sur l’emploi à la SG (le 13)… et enfin la rencontre des syndicats avec Frederic Oudéa prévue le 16 novembre. «Nous devrions alors avoir une bonne tendance» a prévenu le directeur des relations sociales. En attendant de connaître la nature du régime que la direction va tenter de nous infliger, tant en termes de rémunération qu’en matière d’emplois, nous avons reçu les statistiques annuelles sur les rémunérations (fixes et variables) par niveau de classification, métiers et entités. Comme toujours, les données pour SGCIB nous sont cachées... Les autres sont disponibles en interne sur notre site. Côté emploi, nous n’avons pas encore de visibilité. D’autant qu’en réponse à la demande de la CGT de confirmer l’engagement qu’il n’y aura pas de licenciements contraints, le directeur des relations sociales a botté en touche : «Je vous répondrai définitivement lors de la prochaine réunion». Suspens maladroit ou véritable menace ?

#AILLEURS_LAND   
Que vaut vraiment l’argument d’une meilleure rentabilité pour justifier une délocalisation d’activités à l’autre bout du Monde ? C’est la question que posera la CGT à la direction de GBS lorsqu’elle nous présentera sa énième réorganisation (cf doc de consultation sur notre site intranet/internet). Nous avions abordé le sujet lors du CE des Centraux du 25 Octobre…avant même de savoir qu’une nouvelle vague de délocalisations de postes serait présentée quelques jours plus tard. Les coûts sur Paris sont pourtant stables, en grande partie en raison de la stagnation des salaires, tandis qu’à contrario, l’évolution de la masse salariale augmente de 15% à Bangalore. Si l’on ajoute les coûts des allers-retours des équipes de supervision, il n’est pas sûr que l’opération soit au final rentable – sans parler de la fiabilité et du risque opérationnel. Au-delà de cette question de fond, nos élus rappelleront les engagements que nous avions obtenus lors des opérations précédentes. La «mobilité prioritaire» n’est pas seulement un dispositif dans lequel le salarié doit se dépatouiller tout seul. C’est déjà le préalable au transfert de l’activité (qui doit ensuite respecter le ratio 70% d’activités logées à Paris vs 30% maximum ailleurs).

EXEMPLARITÉ
Comme si de rien n’était, la direction persiste dans le déploiement du formulaire d’évaluations caviardé d’une rubrique supplémentaire «Conduite et Conformité». Oui ou non l’évalué a-t-il respecté les règles et instructions ? A-t-il suivi ses formations obligatoires ?... Ce sont autant de questions qui vont se transformer en menaces pour les salariés (managers compris) qui ne prendraient pas le piège au sérieux. Nous allons revenir sur ce point lors de la session du CSEC (ex CCE) qui se tient le 14 Novembre. En attendant, nous vous conseillons de refuser de remplir / valider cette rubrique … qui n’est même pas conforme à l’instruction sur le sujet (N°13.672) !

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CGTPOULEOR m16 

cgt emploi t6

CGT691 Cessions acquisitions

SOCIAL WARNING   

A quelques jours de la publication des résultats, le cours de l’action est descendu en flèche (comme celui des autres valeurs bancaires).
D’aucuns verront certainement comme solution à cette période critique un tour de vis supplémentaire dans l’austérité et les réductions budgétaires. Un peu comme le remède du Médecin malgré lui qui ne fait qu’aggraver le mal.
C’est donc une erreur et une tentation à laquelle il faudra résister - y compris très certainement par l’intervention du personnel.

Sur ce point, la période qui s’ouvre comporte deux obstacles qui vont focaliser l’attention (et surtout la vôtre) : la négociation annuelle sur les salaires et celle du renouvellement de l’accord emploi (c’est à dire comment sont traités les plans sociaux, les départs anticipés en retraites, etc).

Enfin, dans ce contexte extrêmement tendu, les salariés auraient bien besoin de l’unité de leurs syndicats face à ces réels dangers.
Or, 3 points sont à déplorer.
Tout d’abord, le déroulement de 130 élections a débuté et ces périodes électorales sont souvent le temps de quelques épisodes dignes de la « guerre des boutons ». C’est un effet collatéral de la consultation démocratique qui se renouvelle sans cesse.
Second point, c’est dans ce contexte « d’incertitudes » et de division syndicale que quelques irréductibles qui ont fait « carrière » à la CFDT (en passant par le SNB et SUD…) tentent de se refaire une virginité, de blanchir leur parcours en se présentant comme le renouveau du syndicalisme et en proposant d’accentuer cette division syndicale pour créer l’UNSA (10 ans après l’échec de SUD …). Tout ceci n’est pas sérieux et surtout pas à la hauteur des enjeux auxquels nous sommes confrontés - y compris conjoncturellement !
Enfin, troisième point, la cerise sur le gâteau mise par la direction. La double contrainte des ordonnances Macron et de la volonté de la direction de n’avoir qu’un seul et unique Comité Social d’Entreprise dans les centraux (après avoir réduit par 2 le nombre de représentants des salariés dans le réseau - avec la bénédiction de la CFTC, de la CFDT et du SNB) vise précisément à réduire drastiquement le contre pouvoir nécessaire dans notre entreprise. Un nouveau projet d’accord vient d’être remis aux syndicats pour les services centraux. Le nombre de représentants du personnel passe de 450 à 150. Pas sûr que les responsables de BU / SU vont trouver très efficient d’avoir des élus qui ne sont pas de leur périmètre, qui ne sont pas dans leur business et à qui il va falloir expliquer la Genèse pour chaque réorganisation.
Pourtant, le travail des représentants CGT permet d’inscrire dans la continuité un travail efficace, concret et utile aux salariés.

Nous avons, par exemple, rencontré la direction de GBS pour échanger sur sa stratégie jusqu’en 2020. Au-delà de la présentation faite par la direction (sans projet qui pèserait sur l’emploi comme on a pu connaître par le passé plus ou moins récent), ce fut l’occasion pour nous de revenir sur les engagements que la CGT avait arrachés à Christophe Leblanc : 70% d’activités en France et maximum 30% offshorées, délocalisation des activités par attrition des salariés (l’activité part quand le salarié a un nouveau poste). Engagement re-confirmé par Cécile Bartenieff.

Au global, si comme vous le voyez, la situation est grave, elle n’est pas désespérée. En tout cas, pas tant que les salariés font tourner la boutique, par leur détermination et leur conscience professionnelle à toute épreuve. C’est ce lien qu’il ne faut pas rompre, dans l’intérêt de tous. Mais à force de tirer sur la corde, elle peut casser … ou vous revenir en pleine tronche. Face à l’adversité, il faut savoir définir la bonne stratégie, savoir compter sur ses troupes et donc en prendre grand soin … c’est pas mal comme code de conduite, non ?

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cgt alice t5

LES TONTONS FLINGUEURS
La DRHG avait prévenu en prenant le poste. Les comportements déviants seront sanctionnés. Ca concerne même ceux qui se croyaient à l’abri depuis très longtemps. La procédure maison, rédigée en son temps pour préserver les intérêts du Groupe plutôt qu’à prévenir le harcèlement, devrait être revue. Une brève présentation nous a été faite. Pas de support pour l’instant et un dispositif qu’il nous semble indispensable d’équilibrer car tout repose sur les préceptes de DRHLand, le pays où tout va bien, où la RH est neutre et indépendante. Comme le monde est un peu plus complexe, nous avons demandé à réellement discuter de la copie, avant son inscription dans le marbre.

COMPLIQUÉE
C’est l’adjectif qui pourrait résumer la réunion tenue avec Laurent Goutard et Stéphane Dubois le 16 octobre. Le contexte est compliqué. Le déploiement des projets est compliqué. L’application de l’accord sur la Transformation du réseau est compliquée. Mais au-delà du constat, la rencontre aura été l’occasion de faire le point sur les dysfonctionnements ou dérapages lors du déploiement des premières phases de la « transfo » et d’exiger la bonne application de l’accord signé en mars dernier. Ce fut aussi l’occasion pour le DRH de BDDF d’expliquer les ambitions du dispositif pour accéder au statut cadre et de préciser le sens du nouveau cursus destiné à créer une formation diplômante plus en phase avec nos nouveaux collègues. L’ensemble des échanges est disponibles sur notre site. Vous pourrez y lire que BDDF réfléchit aussi à l’évolution du variable distribué aux forces commerciales Pri/pro (hors CGP). Ce que nous avons retenu de l’idée : passer de la «prime arbitraire» à une prime plus conséquente pour ceux qui surperforment, sur la base de 60% corrélés aux objectifs (commerciaux et comportementaux) et 40% de discrétionnaires. Avant de passer en test sur 3 DEC, nous avons posé les préalables suivants : Pas de perdants au passage d’un système à l’autre – transfert d’une partie dans le fixe (comme lors de la suppression du commissionnement) – discussion sur les règles à respecter …. car passer de 100% d’«arbitraire» à 40% de «discrétionnaire» nécessite encore quelques échanges avant d’être gagnant-gagnant.

LA CAROTTE
Tous les 3 ans, nous négocions le renouvellement de l’accord Egalité entre les femmes et les hommes. C’est aussi l’occasion d’affiner le dispositif qui vise à corriger les écarts salariaux les plus importants. Le dispositif qui a fonctionné pendant ces 3 dernières années a permis à 2.500 femmes de bénéficier d’un rattrapage moyen de 2.000 € du fait de l’inégalité salariale qu’elles subissaient. Le dispositif est loin d’être parfait mais il a la vertu d’exister et d’être un garde fou indispensable. Forcément, ça coûte… Et c’est bien ce qui semble titiller l’appétit du directeur des relations sociales qui nous a proposé de discuter du budget concerné lors de la négociation salariale. «Niet !» avons-nous répondu poliment mais fermement. Ce budget sert à corriger une partie des injustices salariales accumulées par les femmes (ça coûte 1,7 millions par an… alors qu’il faudrait un budget de 15 à 20 millions pour éradiquer mathématiquement l’inégalité). On ne négocie pas l’inégalité salariale, on la résorbe. Ce dont on va discuter le 15 novembre, lors de l’ouverture des négociations annuelles, c’est la reconnaissance financière que la direction est prête à mettre sur la table pour les efforts et la conscience professionnelle dont font preuve les salariés dans l’adversité.

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cgt egalite t6

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