Infos 2024

Infos 2024 (10)

LES PROMESSES DU 36e
Après ses déclarations du mois de septembre, qui n’avaient rassuré personne, la nouvelle prise de parole de Slawomir Krupa le 2 mai dernier avait pour but de fournir enfin les explications claires que tout le monde attendait au sujet de sa stratégie à la tête de la banque. Que faut-il en penser ? Le point le plus nettement exprimé est la nécessité de réduire les coûts informatiques qui seraient nettement plus élevés que nos concurrents. Evidemment, le risque est toujours que les coupes se fassent en ne prenant en compte que l’aspect comptable et non les contraintes opérationnelles… Mais le cœur de l’intervention du DG a consisté à mettre en avant une stratégie dite « de la valeur » plutôt que « de la taille » afin de constituer une banque avec une assise en capital solide et des métiers à forte rentabilité. Le propos, une fois encore, était clair mais il est difficile de voir en quoi il diffère des ambitions affichées par son prédécesseur. La réalité reste en effet toujours la même : plans d’économies, réductions d’effectifs et ventes de filiales qui s’accélèrent. Et pour les salariés, pas d’autre promesse que celle qu’il faudra encore une fois faire des efforts sans un mot ni sur les conditions de travail, ni sur les rémunérations.

ET NOTRE ADMINISTRATEUR ?
Pendant ce temps, notre administrateur CGT n’est pas resté inactif. Si la DG fait du lobbying auprès des investisseurs, lui en fait auprès de Slawomir Krupa. Il lui a notamment rappelé que l’engagement des salariés ne se décrétait pas en webcast mais qu’il se construisait notamment en récompensant le travail et la fidélité à l’entreprise. Or, au niveau des rémunérations, il y a deux sujets qui sont particulièrement irritants : un système de distribution des variables particulièrement opaque et un niveau de participation et d’intéressement (P+i) très faible par rapport aux autres établissements financiers. Il est de loin le plus bas de la place et se trouve à moins de la moitié de la moyenne du benchmark. Autant dire que la négociation qui s’ouvre ce 21 mai pour le renouvellement de l’accord P+i est cruciale pour marquer la volonté de la direction d’engager véritablement les salariés. Quant au variable, nous avons de nouveau réclamé l’ouverture d’une négociation pour en revoir les modalités d’attribution.

LA MOUCHE DU COCHE
Alors que la SG est plongée dans un énième plan de réorganisation pour rétablir sa position concurrentielle et sa rentabilité, un personnage trop bavard est venu mettre son grain de sel : Emmanuel Macron, en pleine tournée des médias étrangers, n’a rien trouvé de mieux que de déclarer lors d’une interview avec Bloomberg que la Société Générale constituait une cible de choix pour la consolidation du paysage bancaire européen. Même si sa formulation n’était pas aussi directe, c’est le message qui est passé … et qui a fait bondir le cours de l’action comme si une OPA était déjà en préparation. Le rétropédalage ultérieur de l’Elysée n’a pas suffi à réparer les dégâts provoqués par cette déclaration intempestive, et encore moins à faire baisser les inquiétudes des salariés qui vivent dans la hantise d’un raid hostile depuis des années. Et l’interrogation lancinante revient : la stratégie de la direction n’est-elle pas de préparer la banque à cette fusion plutôt que de préparer un avenir indépendant sur le long terme ? Il faut des engagements solides sur la cible de la DG (pérennité du Groupe, de nos activités et donc de nos emplois) … pour faire face à celle que le patron de la Ministre des sports (femme de notre ex-DG), nous a collée dans le dos. Le silence de Slawomir Krupa depuis la sortie d’Emmanuel Macron n’a rien de rassurant et nous attendons tous une déclaration claire de sa part pour réfuter les élucubrations de l’occupant de l’Elysée.

 Le fichier PDF Moon   
(Rappel : vous devez vous connecter au site avant de cliquer sur le lien pour avoir accès au fichier PDF)

 moonkingmacron

NOYER LE POISSON
Vous avez tous reçu le 28 mars dernier une communication de la DRH annonçant le montant de la participation et de l’intéressement (P+i) au titre de l’année 2023. Montant d’autant plus en chute libre par rapport à l’année précédente que cette communication se garde bien de le comparer au montant total touché par les salariés de Société Générale et de Crédit du Nord l’année précédente. Le montant global chute à 113 millions d’euros, malgré un coefficient multiplicateur de 1,2 censé compenser l’augmentation des effectifs liée à la fusion avec le CdN. Mais la direction le compare au seul montant de 153 millions correspondant au périmètre historique SGPM sans prendre en compte les 60 millions distribués par les différentes banques du CdN en 2023. Votre P+i s’effondre donc de près de 50% d’une année sur l’’autre. 

L’ÉPREUVE ÉLIMINATOIRE
La réaction de la direction est donc d’essayer de masquer autant que possible cette réalité, n’hésitant pas à y mêler la «prime d’intéressement de projet» de 1000 euros qui sera versée aux seuls salariés concernés directement par la réalisation des objectifs de Vision 2025 (pour un budget de 27 millions d’euros). Cela n’a pourtant rien à voir et ne saurait nous faire oublier que les montants de la P+i distribués par Société Générale sont très sensiblement inférieurs à ceux distribués par les autres établissements financiers. Chez ces derniers les montant individuels se comptent en mois de salaire. A la SG, ce sera en semaine : 1,5 cette année, soit 3% de votre RAGB en moyenne. Après une NAO a minima, des variables en baisse et des augmentations individuelles réduites à la portion congrue, cela fait beaucoup de signaux négatifs pour votre pouvoir d’achat. 

LES CAUSES
Ces signaux sont d’autant plus négatifs que nous payons les erreurs commises par la direction. Si les résultats servant de base au calcul de la P+i sont en berne, c’est aussi à cause des erreurs stratégiques qui pèsent sur les comptes : 1,6 milliard d’euros de pertes provoquées par des couvertures de taux mal pensées, 617 millions de coût d’intégration de LeasePlan, 730 millions de charges de transformation… Pas étonnant qu’il ne reste plus rien pour les salariés ! Il n’y a même plus les suppléments d’intéressement d’une quarantaine de millions qui, pour des années comme 2017 et 2018, permettaient d’amortir le choc. Seuls les mandataires sociaux (DG et DGD) ne seront guère affectés financièrement s’il faut en croire les documents préparatoires à l’Assemblée Générale des actionnaires. 

LA SOLUTION
Les négociations pour un nouvel accord P+i commenceront le 21 mai prochain. La CGT avait seule refusé de signer celui actuellement en vigueur en soulignant que ce que proposait la direction était un marché de dupes et les faits lui ont malheureusement donné raison. Ce constat a été repris par l’ensemble des organisations syndicales lors de la réunion de ce 4 avril et cette unanimité s’est retrouvée pour demander à ce que cette négociation à venir débouche enfin sur un accord à la hauteur des attentes et de l’engagement de tous les salariés. Rendez-vous donc le 21 mai pour passer des paroles aux actes !

 Le fichier PDF Moon   
(Rappel : vous devez vous connecter au site avant de cliquer sur le lien pour avoir accès au fichier PDF)

 moonpigeon

SUR LE PONT
Ces derniers jours les élus de la CGT ont rencontré plus d’un millier de collègues concernés par les suppressions de postes dans les services centraux parisiens. Ces réunions teams organisées par BU/SU ont permis à notre équipe d’absorber la vague de questions et de réactions que l’annonce de 947 suppressions de postes a générée. Ces rencontres se poursuivent maintenant en comités plus restreints afin de permettre aux élus de relever les incohérences et les points de contestation de la multitude de projets contenus dans les 700 pages remises aux CSE des centraux parisiens. Parallèlement, ces échanges ont aussi permis de noter les situations individuelles que les accords spécifiques précédents ne permettaient pas de traiter. Nous étions ainsi prêts pour la première réunion de négociation ce lundi 12 février….

NIET  #NonALaDelocalisation#
Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette réunion n’aura pas fait avancer grand-chose… pour l’instant.  La direction l’a certainement inscrite dans son «calendrier précipité» avec l’intention de sécuriser la tenue du CSE des services centraux (prévue le 19 Février, pendant les congés scolaires). La CGT a donc rappelé à la direction qu’avant d’envisager 947 suppressions de postes et la tenue du CSE, il y avait quelques préalables à remplir : il est ainsi indispensable d’avoir un temps d’échange raisonnable permettant de s’assurer de la robustesse des processus qui seront déployés pour garantir qu’aucun salarié ne se retrouvera dans une situation contrainte. Le pilotage et le suivi des réorganisations doivent se faire à Paris (ce qui n’est pas clairement prévu). Nous sommes aussi revenus sur la nécessité de ne pas délocaliser le Fil Rh et de maintenir les kiosques RH pour que tous les salariés (centraux et réseau) puissent obtenir des réponses adéquates et avoir des interlocuteurs de proximité sur des sujets éminemment complexes et/ou urgents. 52.000 demandes ont été traitées par le Fil RH en 2022 et plus de 63.500 en 2023 ! Les salariés du Fil RH gèrent les urgences et les priorités par téléphone, par exemple : en cas de détresse financière, attestations de salaires à refaire car erronées (maladie, maternité, mi-temps thérapeutique), les accidents de travail, les attestations de fin de contrats. Ils ont aussi accompagné les collègues du CDN lors de la fusion pour les aider à effectuer leurs démarches et prendre connaissance des règles SG. Ce sont aussi eux qui prennent la main lorsque les réponses venues de Bucarest ne sont pas compréhensibles par leurs destinataires (congés, feuille de paye, déclaration de transport, temps partiel, médaille du travail, régularisation des congés, etc.). Si la DG recherche réellement l’efficacité opérationnelle, voilà donc un parfait contre-exemple à ce qu’elle envisage de faire. Ce serait en effet un très mauvais signal de délocaliser ce service dont bénéficie l’ensemble des salariés.

[Retrouvez ici notre page : "Pourquoi il faut sauver le Fil RH ? et Aidez nous ! ]

CALENDES GRECQUES
Lors de la réunion de ce lundi, la direction a à peine pris en notes les demandes des différents syndicats et nous a demandé de les envoyer par mail. Elle a surtout précisé la chronologie qu’elle s’est - elle-même - fixée et qu’on pouvait déjà déduire de la précipitation des épisodes précédents : fin des consultations du CSE fin avril, avis nécessaire de l’administration espéré début mai, envoi des lettres à chaque salarié concerné début mai, ouverture du plan début juin…. Et premiers départs mi-juillet. La prochaine réunion est fixée le 26 février et nous espérons qu’elle marquera vraiment le début des négociations. Le CSE est maintenu les 19 et 20 février. Pas sûr qu’il se tienne dans de pareilles conditions. En voulant gagner du temps, la direction risque surtout d’en perdre.

 Le fichier PDF Moon   
(Rappel : vous devez vous connecter au site avant de cliquer sur le lien pour avoir accès au fichier PDF)

mooncommission

 

mercredi, 07 février 2024 08:37

Les infos du 5 Février 2024 : Social warning

Écrit par

SOCIAL WARNING 

La nouvelle direction tient son premier record : 947. Ce nombre est celui du plus grand nombre de suppressions de postes en un minimum de temps. Vision 2025 prévoit certes 3500 postes en moins chez SGRF, mais la purge s’étale sur 3 ans. Là, l’essentiel serait fait en 3 mois. Avant l’été. De bonnes vacances en perspectives pour les collègues concernés.

Et ce chiffre énorme de 947 suppressions de postes ne comprend même pas les «options sur la table» pour lesquelles Slawomir Krupa nous a assuré que «les choix définitifs n’étaient pas faits» bien que la liste des prochaines «rationalisations» s’étale depuis des mois dans tous les journaux : SGSS, SGEF, BRD, etc. Et nous avons vu que la presse, qui n’annonçait «que» 500 suppressions de postes, avait plutôt tendance à être en-deçà de la réalité. Au total, ce seraient encore plusieurs milliers de salariés supplémentaires qui pourraient être sacrifiés en 2024 !

Tout cela dans un contexte d’évolution très insuffisante des rémunérations. Si la NAO a eu le mérite de ne pas être nulle, elle n’a pas compensé la forte perte de pouvoir d’achat provoquée par la flambée inflationniste des dernières années. Pire, l’intéressement et la participation s’annoncent en berne alors que le conseil d’administration ne s’est toujours pas décidé à voter un supplément d’intéressement malgré les demandes répétées de votre représentant CGT. Enfin, les enveloppes d’augmentations individuelles et de variables paraissent plutôt maigres si l’on en croit les informations qui circulent. Et ce n’est pas l’assurance donnée par Krupa que l’enveloppe des variables pour SGRF sera identique à l’année dernière qui suffira à nous rassurer. On était déjà loin du compte !

Et puis il y a toutes les questions de stratégie, que vous êtes tellement nombreux à trouver opaque voire incompréhensible selon les résultats du Baromètre Employeur :

  • Que pèsent l’ensemble de ces projets dans les 1,7 milliards d’économies annoncés aux marchés le 18 septembre lors du capital market day ? 
  • Quels seront les réels leviers pour accroître l’efficacité opérationnelle alors que 5% des effectifs des services centraux vont être brusquement coupés ?
  • Quel impact sur la charge de travail des salariés restants alors que les améliorations de processus et d’outils promis ne seront certainement pas en place en quelques semaines ?

Tous ces points auraient mérité d’être approfondis, mais ne l’ont pas été. Après 9 mois de silence, la direction générale ne nous a accordé que 1h40 pour échanger vendredi. A peine le temps de découvrir l’ampleur des dégâts annoncés et de commencer à poser les questions. Et Slawomir Krupa ne semble pas pressé de renouveler l’exercice, lui qui a concédé qu’il devrait peut-être rencontrer les organisations syndicales une ou deux fois par an … A croire que la suppression de 947 postes ne représente qu’un détail dans la gestion de la banque !

En fonction des dossiers déposés aux élus du CSE des centraux, nous allons exiger que les principaux instigateurs de ces différentes réorganisations viennent les justifier devant les représentants des organisations syndicales. L’accord emploi (que nous venons de prolonger pour 1 an et demi)  prévoit cette possibilité et nous l’avons saisie dans la vingtaine de plans que nous avons connue depuis 2012. Date du début des plans de réorganisations massifs de nos activités, qui n’ont jamais résolu et amélioré la situation.

Nous allons aussi, plus spécifiquement, exiger de traiter l’évolution de la charge de travail (générée la suppression de 900 postes) car si Slawomir Krupa nous a dit « on fait mieux, avec moins », ce sera à quel prix ? C’est ce que nous voulons tirer au clair avant que les dossiers ne soient finalisés et n’avancent dans un plan de com bien huilé. 

Cette façon de faire est inacceptable et nous l’avons fortement souligné lors de nos échanges avec la direction ce vendredi. Ce n’est pas en annonçant un chiffre assorti des sempiternelles assurances que l’efficacité opérationnelle permettra – un jour, c’est promis ! – de doper enfin les rémunérations. Cela fait plus de 10 ans que nous entendons cette promesse, et les seuls émoluments qu’il est prévu de doper sont les jetons de présence des membres du Conseil d’administration. C’est pourtant précisément ce conseil d’administration qui a validé les choix désastreux de Frédéric Oudéa, mais ce sont les salariés qui paient l’addition.

La direction veut aller vite, et présenter rapidement les détails de son plan au CSE des services centraux parisiens afin de pouvoir le mettre en œuvre au début du mois d’avril. Hasard du calendrier, c’est en mars que vous pourrez voter pour élire vos représentants au Conseil d’administration. Ce sera l’occasion d’envoyer deux administrateurs CGT combattifs, que la direction sera bien obligée d’écouter. Et pas seulement une ou deux fois par an après le petit-déjeuner.

 

 Le fichier PDF Moon   
(Rappel : vous devez vous connecter au site avant de cliquer sur le lien pour avoir accès au fichier PDF)

moonrab900

BALLONS D’ESSAI
En langage politicien, on appelle ça des cavaliers législatifs. Des cavaliers discrets pour faire passer en douce des mesures inacceptables prises isolément mais qui doivent passer inaperçues dans un gros dossier. A la SG, ils se glissent dans les projets de réorganisation. C’est le cas par exemple de la décision absurde d’envoyer hors de France ce qui reste d’expertise en RH. Le fil RH, que la direction avait déjà voulu – en vain – envoyer à Bucarest en 2013 et 2023 fait à nouveau partie du lot des «optimisations» de 2024 et de la recherche d’«efficacité opérationnelle». Mais quiconque a été confronté à un problème tel qu’un versement de la prime liée à la médaille du travail (déjà bien rabotée avec l’accord du SNB et de la CFTC) sait qu’il n’est ni raisonnable, ni envisageable de faire traiter ce genre de problématique à Bucarest. Non pas que les collègues y seraient incompétents, mais tout simplement parce que le droit du travail nécessite une connaissance fine du terrain et une expertise qui doit rester ici. Si ce ballon d’essai passe, alors la digue sera rompue. D’où notre exigence de mettre tout en œuvre pour que le Fil RH reste en France et que perdurent les Kiosques RH !

PRECIPITATIONS
Dans sa précipitation, la direction s’emmêle les pinceaux. Non seulement la convocation à la hâte des élus du CSE ne leur laisse pas le temps de maîtriser les 694 pages du dossier, mais elle fait se télescoper la consultation avec les autres négociations en cours et les congés scolaires. A croire que c’est fait exprès pour faire capoter l’organisation des indispensables concertations que nous exigeons. C’est pourtant le seul moyen d’obtenir que les promoteurs des projets viennent expliquer les nombreux aspects «litigieux» des réorganisations et justifier les 947 suppressions de postes. Lorsque le CSE sera officiellement et juridiquement consulté, la direction aura les mains libres, quel que soit l’avis des élus. Mais il reste encore à savoir si la secrétaire SNB du CSE des centraux parisiens a accepté sans conditions de signer l’ordre du jour, validant le calendrier insensé que tout le monde va subir...

NEGOCIATIONS
Si nous avons bien pris soin de prolonger l’accord emploi de 2019 qui arrivait à échéance, c’est qu’il a l’avantage d’être le seul élément de stabilité sur lequel nous appuyer dans les semaines qui viennent pour défendre les intérêts individuels et/ou collectifs des collègues concernés par les suppressions de postes. Il faut maintenant en négocier la déclinaison opérationnelle pour traiter les conséquences des suppressions de postes dans les 8 BU et SU. Ces négociations vont débuter le 12 février. N’hésitez pas à partager avec nous les éléments qui ne seraient pas déjà bien traités dans les plans précédents. La direction a programmé 3 réunions. C’est donc le moment !

CHALLENGEONS ENSEMBLE
Nous avons mis à disposition sur notre site tous les documents et les liens TEAMS pour permettre aux salariés concernés de participer à des réunions par BU/SU à partir de ce mercredi matin et jusqu’à lundi. N’hésitez pas à vous connecter pour nous partager votre expertise sur les incohérences, les problématiques métiers, les difficultés posées par les réorganisations. Salarié, manager, manager de manager, RH, chacun est le bienvenu et nous tenterons de rendre moins lourd ce fardeau pour tous et chacun.

 Le fichier PDF Moon   
(Rappel : vous devez vous connecter au site avant de cliquer sur le lien pour avoir accès au fichier PDF)

moonstrat2023

VENEZ LUNDI !
Cela fait quelques semaines que l’ensemble des salles des tours historiques de la Société Générale de La Défense a été réquisitionné pour cette date. Pas besoin d’avoir un master en «relations sociales» pour décoder ce que cela signifie après les fuites dont nous parlions la semaine dernière dans nos infos, d’autant que nous sommes tous rompus à la succession des "plans". Le jour J serait donc lundi. Rappelons ici que toute mise en œuvre d’un plan de réorganisations avant l’annonce officielle du projet est susceptible d’être qualifiée par un juge de délit d’entrave. Les annonces déjà faites dans différents secteurs des services centraux parisiens sont à ce titre inacceptables. Non seulement en raison de la caractérisation manifeste de l’entrave qu’elles constituent, mais aussi et surtout par la mise sous pression des salariés concernés. «Surtout, venez lundi», «soyez là la semaine prochaine», «on a des choses à dire lundi à 11h00 et à 17h00» sont autant de «bons» conseils que d’annonces d’éventuelles nouvelles catastrophes ou difficultés. C’est ainsi qu’ils sont ressentis par les salariés, et encore plus par ceux à qui on a déjà dit : «ton poste (ou ton activité) est supprimé dans le cadre du plan». Il serait naïf de tenter de faire croire le contraire aux collègues, même si cela égratigne le «cours de bourse» que la direction a bien contribué à faire fondre depuis des années avec ses restructurations inopportunes et/ou mal calibrées.

CACHE-CACHE
Slawomir Krupa a manifestement manqué le cours sur l’importance du dialogue social dans ses cours de management. Nous allons la lui rappeler lors de notre prochaine rencontre, fixée après que le CSE des services centraux ait voté une motion pour faire constater le délit d’entrave. Seul le SNB s’oppose à ce constat et demande un entretien, pourtant déjà programmé depuis plus d’une semaine… Notre message à la direction générale va être simple : «Si vous voulez travailler sur l’efficacité opérationnelle, sur l’harmonisation, sur la cohérence de nos activités, il faut du respect et de la transparence !». Il est inutile et contre-productif de jouer à cache-cache pour savoir qui va informer les salariés en premier, la direction en réunion ou les syndicats, alors que tout s’étale dans la presse depuis des semaines. Ce temps perdu en dénégations vaines ne sert pas la crédibilité de la direction. Bien au contraire ! Nous attendons maintenant un exposé honnête et transparent de l’ampleur des réorganisations, de leurs réelles justifications économiques, de leurs motivations et de leurs objectifs à moyen ou long terme. C’est indispensable alors que la majorité des salariés déclare ne pas comprendre la stratégie de l’entreprise et encore moins y adhérer ! Un représentant de la direction nous confiait, dépité, il y a quelques semaines, «la seule chose qu’ils savent faire là-haut pour remonter le cours de l’action, c’est de supprimer des postes». Notre rôle et notre responsabilité, en tant que représentants des salariés, vont être de vérifier la réelle justification de chaque poste supprimé, de bien faire appliquer l’ensemble des engagements et des dispositifs que nous avons durement négociés depuis les premiers plans en 2012, et que la direction générale vient de renouveler avec nous. Sans le respect de ces préalables, nous allons directement vers un conflit historique pour le groupe Société Générale.

 

 Le fichier PDF Moon   
(Rappel : vous devez vous connecter au site avant de cliquer sur le lien pour avoir accès au fichier PDF)

moonfuites

LES FUITES
L’agence de Louvres est devenue un pédiluve car un voisin récalcitrant refuse de colmater une fuite dans son logement. Le comble, c’est que cette fuite importante dure depuis plus de 3 mois et menace carrément de transformer les locaux en marécage malgré les (méga) bassines qui parsèment l’agence. Alertée depuis peu, la CGT a aussitôt rappelé à la direction qu’elle devait prendre des mesures concrètes pour éviter un autre accident de travail ... ou un incident clientèle. Hasard du calendrier, la fuite a été localisée par le plombier dépêché sur place le 25 janvier peu de temps après notre alerte. Nous attendons avec impatience les suites de cette série qui n’aura pas fait couler que de l’eau.

LES FUITES
Dans les medias, la stratégie de la nouvelle DG a aussi déjà fait couler beaucoup d’encre. Après une demi-douzaine d’articles détaillant les déclinaisons opérationnelles de la nouvelle stratégie de Slawomir Krupa, la CGT a fait voter au CSE des centraux un délit d’entrave et exigé que la direction respecte les accords qu’elle a signés. Il est insupportable que les salariés de SGSS, de SGEF, des services centraux ou de Shine doivent guetter dans la presse les informations au sujet du devenir de leurs emplois alors que la direction s’est engagée, en cas de projet de réorganisations majeures, à entamer en amont une concertation sérieuse avec les représentants du personnel pour leur présenter les motivations économiques et l’ampleur des projets envisagés afin de pouvoir éventuellement travailler à des contre-propositions. Le DG devrait donc rencontrer dans les jours qui viennent les représentants du personnel. A moins que d’ici là de nouvelles fuites dans la presse ne viennent, une fois encore, préciser aux salariés concernés les menaces fantômes qui pèsent sur eux en 2024.

LES FUITES
Après la sortie de Frédéric Oudéa, les départs se sont succédé dans les sphères dirigeantes. Cela a d’abord été Caroline Guillaumin, sa fidèle communicante et DRH Groupe qui a ouvert le bal, suivie rapidement par Sadia Ricke (Risq), Gaëlle Olivier (ex COO), Laurent Goutard (ex BDDF, AFMO), Carlos Goncalves, Christophe Leblanc, Gilles Briatta, sans oublier, bien sûr, Sébastien Proto, etc.  C’est maintenant, Claire Calmejane – chargée de l’innovation - qui prend la fuite. Si nous avons souvent mis en avant l’impact opérationnel des démissions de collègues ces dernières années, le moins que l’on puisse dire, c’est que le Big Quit (ou la «grande démission») est une tendance qui atteint même les sommets de la direction.  

MERCI !
Vous êtes 35% à avoir déposé un bulletin pour nos candidats lors du premier tour des élections des représentants au conseil d’administration. Un score historique et surtout un signal fort adressé à la direction et sa tendance à accélérer «la fuite en avant» des réductions de coûts. Nous vous remercions pour votre confiance. Cette progression de 13% conforte notre travail et notre pratique syndicale. D'autant que nous sommes la seule organisation dont les résultats progressent. Il faut maintenant rester mobilisés pour le second tour qui se déroulera du 12 au 18 mars prochain, faute d’avoir atteint le quorum nécessaire. Rendez-vous donc en mars pour désigner le représentant des salariés dans le collège des techniciens et celui des cadres pour les 4 prochaines années.

 Le fichier PDF Moon   
(Rappel : vous devez vous connecter au site avant de cliquer sur le lien pour avoir accès au fichier PDF)

moonfuites

LES GRANDES MANOEUVRES
« On ne commente pas les rumeurs et les articles de presse » a répondu la direction à la CGT, lors de la négociation sur l’accord emploi du 15 janvier. Nous l’interpellions alors sur les conséquences des projets en cours. Et ils ne manquent pas ! Au-delà de la vision post-2025 pour SGRF, tout est déjà dans la presse : SGSS, SGEF, filiales africaines, jusqu’au plan de réorganisations dans les services centraux ! En interne, la chape de plomb est de rigueur, comme dans tous les moments cruciaux que la SG a connus. Il est demandé aux managers de ne pas y faire allusion dans les meetings, de rassurer les équipes et de balayer les questions qui arrivent malgré tout à passer. Dans ce scenario, qui se répète depuis 15 ans de réorganisations diverses, les syndicats seront prévenus au dernier moment et il leur restera la responsabilité de régler les problèmes sociaux de tels projets. Même si elle est ferme et constante, l’opposition de notre représentant élu au conseil d’administration n’y suffira pas. Il est venu le temps où la chape de plomb doit voler en éclat – dans l’intérêt du personnel concerné. Et rien ne pourra aboutir sans son intervention et son poids. Notamment en se faisant entendre dans les urnes pour peser dans les décisions qui vont être prises !

QUELS ENGAGEMENTS ?
C’est dans ce contexte que vient s’insérer la prorogation de l’accord emploi de 2019. D’un côté, le renouvellement de l’engagement qu’« il ne peut y avoir de licenciement contraint, ni de mobilité imposée » constitue un minimum indispensable. S’y ajoutent les dispositifs seniors attendus qui permettent des options diverses aux collègues concernés trois ans avant l’âge légal de la retraite. Mais est-ce suffisant face à ces projets – s’ils sont finalisés ! - et leur impact social ? Et face aussi aux conséquences de la « réforme » des retraites, qui va exacerber la question de la gestion des carrières la cinquantaine passée. Un sujet largement ignoré par la direction jusqu’à présent.

LA REUNION DU 15 JANVIER
Il aura fallu près de deux heures pour commencer à traiter ces questions avec la direction le 15 janvier, lors de la première réunion sur le renouvellement de l’accord emploi. Nous avons demandé à la direction de revoir le mode d’indemnisation (que la SG paye) dans les dispositifs seniors afin que les collègues qui en bénéficient ne subissent plus l’inflation sans ajustement entre leur «départ anticipé» et leur mise à la retraite effective. Nous avons aussi demandé d’autres aménagements techniques de l’accord et réitéré notre demande de transparence quant aux projets prévus pour 2024. La direction devrait donc revenir avant la prochaine réunion - prévue lundi 22 janvier après midi - avec une proposition de texte plus étoffée.

UN 22 JANVIER DECISIF
Mais le 22 janvier n’est pas seulement le jour d’une réunion sur l’emploi. Le calendrier est aussi marqué par la fin de l’élection des deux représentants des salariés au conseil d’administration. Vous avez jusqu’à cette date à 14h00 pour choisir les deux remparts qui devront protéger vos intérêts face aux rumeurs de grandes manœuvres qui bruissent dans les couloirs et qui avancent inexorablement … pour l’instant ! Pour la CGT SG, il est indispensable que la direction générale reçoive rapidement les représentants du personnel pour clarifier les choses. Et pour bien lui faire comprendre que rien ne peut aboutir sans votre engagement, rien de tel que d’envoyer un 2e représentant issu de la CGT pour épauler Johan au conseil d’administration. Deux voix fortes à votre service au lieu d’une seule : un vrai changement !

 Le fichier PDF Moon   
(Rappel : vous devez vous connecter au site avant de cliquer sur le lien pour avoir accès au fichier PDF)

 moonchefca

MEILLEURS VOEUX !
Tout d’abord, nous vous présentons nos vœux sincères pour cette nouvelle année. Que cette année 2024 apporte paix, bonheur, sérénité et un peu de beurre dans les épinards. Pour notre part, nous sommes déjà en ordre de marche pour affronter les différents enjeux que 2024 annonce.

DEMANDEZ LE MENU !
« Bien malin celui qui connaît la fin ». C’est le cas pour les négociations qui auront lieu durant toute l’année 2024. Si nous n’en connaissons pas encore l’issue, la direction des affaires sociales a déjà inscrit dans nos agendas une rafale de dates de réunions. Et il y en a pour tous les goûts : Emploi, salaire, participation – intéressement, IRP (instances représentatives du personnel).

MISE EN BOUCHE
Si nous n’en connaissons pas l’issue, nous allons rapidement en connaître le décor et constater la mise en œuvre de ce que les salariés ont voulu mettre en place en votant pour leurs CSE (centraux puis réseau en 2023). En effet, début janvier, les IRP régionales vont s’organiser pour construire des équipes syndicales à la tête des CSE qui soient représentatives du choix des salariés, puisqu’avant tout : Vox populi, vox dei.

LES PLATS DE RESISTANCE
Très rapidement, dès la mi-janvier, la direction a mis la barre très haut. C’est en effet à cette période que commencera la négociation sur l’emploi. Cet accord triennal et structurant est l’occasion à la Société Générale de traiter de la mobilité, des conditions encadrant les réorganisations impactant fortement l’emploi (PSE) et d’en définir les processus. Entre celles qui s’annoncent déjà dans les services centraux et celles qui succéderont à Vision 2025, chacun mesure l’ampleur des sujets. Mais c’est aussi l’occasion de faire le point sur les dispositifs plus spécifiques (nouveaux embauchés, seniors, etc). La réforme des retraites adoptée malgré l’opposition quasi générale sera un des éléments nouveaux du contexte. Mais les dispositifs seniors (CFC, TA, etc) seront aussi fortement mis en balance en fonction des nouvelles injonctions du gouvernement.

LE TROU NORMAND
La négociation sur le calcul et la distribution de la richesse créée par les salariés en matière de P+i (participation intéressement) ne viendra qu’ensuite. Prévue en mai, cette négociation, tout aussi triennale, devra permettre d’avoir – enfin – des montants de P+i alignés sur les standards du secteur pour éviter d’alimenter l’hémorragie de salariés et les trous créés par leurs départs.

L’ADDITION
Fin 2024, les dates de négociations salariales sont déjà fixées. C’est en regardant le menu qu’on décide le montant de l’addition. C’est pourquoi, nous vous proposons comme 1ère bonne résolution de bien choisir vos représentants dès l’élection du conseil d’administration du 16 au 22 janvier. En mettant 2 représentants CGT au CA, vous avez la certitude d’en avoir un au sein du comité des rémunérations. Une bonne résolution, utile pour les salaires, l’emploi et notre qualité de vie quotidienne !

 

 Le fichier PDF Moon - Tif    
(Rappel : vous devez vous connecter au site avant de cliquer sur le lien pour avoir accès au fichier PDF)

tif2024

 moonmenu2024

3 Janvier 2024

MEILLEURS VOEUX !

Tout d’abord, nous vous présentons nos vœux sincères pour cette nouvelle année. Que cette année 2024 apporte paix, bonheur, sérénité et un peu de beurre dans les épinards. Pour notre part, nous sommes déjà en ordre de marche pour affronter les différents enjeux que 2024 annonce.

DEMANDEZ LE MENU !

« Bien malin celui qui connaît la fin ». C’est le cas pour les négociations qui auront lieu durant toute l’année 2024. Si nous n’en connaissons pas encore l’issue, la direction des affaires sociales a déjà inscrit dans nos agendas une rafale de dates de réunions. Et il y en a pour tous les goûts : Emploi, salaire, participation – intéressement, IRP (instances représentatives du personnel).

MISE EN BOUCHE

Si nous n’en connaissons pas l’issue, nous allons rapidement en connaître le décor et constater la mise en œuvre de ce que les salariés ont voulu mettre en place en votant pour leurs CSE (centraux puis réseau en 2023). En effet, début janvier, les IRP régionales vont s’organiser pour construire des équipes syndicales à la tête des CSE qui soient représentatives du choix des salariés, puisqu’avant tout : Vox populi, vox dei.

LES PLATS DE RESISTANCE

Très rapidement, dès la mi-janvier, la direction a mis la barre très haut. C’est en effet à cette période que commencera la négociation sur l’emploi. Cet accord triennal et structurant est l’occasion à la Société Générale de traiter de la mobilité, des conditions encadrant les réorganisations impactant fortement l’emploi (PSE) et d’en définir les processus. Entre celles qui s’annoncent déjà dans les services centraux et celles qui succéderont à Vision 2025, chacun mesure l’ampleur des sujets.

Mais c’est aussi l’occasion de faire le point sur les dispositifs plus spécifiques (nouveaux embauchés, seniors, etc). La réforme des retraites adoptée malgré l’opposition quasi générale sera un des éléments nouveaux du contexte. Mais les dispositifs seniors (CFC, TA, etc) seront aussi fortement mis en balance en fonction des nouvelles injonctions du gouvernement.

LE TROU NORMAND

La négociation sur le calcul et la distribution de la richesse créée par les salariés en matière de P+i (participation intéressement) ne viendra qu’ensuite. Prévue en mai, cette négociation, tout aussi triennale, devra permettre d’avoir – enfin – des montants de P+i alignés sur les standards du secteur pour éviter d’alimenter l’hémorragie de salariés et les trous créés par leurs départs.

L’ADDITION

Fin 2024, les dates de négociations salariales sont déjà fixées. C’est en regardant le menu qu’on décide le montant de l’addition. C’est pourquoi, nous vous proposons comme 1ère bonne résolution de bien choisir vos représentants dès l’élection du conseil d’administration du 16 au 22 janvier. En mettant 2 représentants CGT au CA, vous avez la certitude d’en avoir un au sein du comité des rémunérations. Une bonne résolution, utile pour les salaires, l’emploi et notre qualité de vie quotidienne !