Infos 2023

Infos 2023 (17)

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TROP PRUDENT ?
Au-delà de l’affichage ambitieux mis en avant et revendiqué par la direction générale (déjà repris par certains syndicats), la présentation de la stratégie aux analystes s’est traduite par une chute de 12% de l’action SG, permettant ainsi aux commentateurs de «juger trop prudente» la nouvelle feuille de route. Côté syndical, une convocation pour une réunion avec la direction générale la veille de la présentation officielle, un dimanche soir à 18h30, était forcément porteuse d’annonces importantes, concernant peut-être des ruptures majeures dans la stratégie du Groupe et en particulier dans sa politique sociale. Du moins c’est ce que nous pensions alors que nous pénétrions dans les tours presque désertes dimanche 17 septembre au soir. Nous nous trompions. Pas de Slawomir Krupa pour nous attendre dans la salle du Petit Conseil. Simplement Philippe Aymerich et Anne Sophie Chauveau Galas, la nouvelle DRHG en direct de Londres par Visio. Bon … nous nous sommes dit que les informations qui allaient être partagées étaient tellement sensibles qu’elles ne pouvaient pas l'être par une visio hors des locaux de la banque.

RENCONTRE VIRTUELLE AU 35ème
Nous nous trompions une fois de plus. La présentation du DGA n’a été que celle préparée pour les investisseurs, mais sans aucune donnée chiffrée. Sans aucun intérêt donc. Comment entamer un dialogue sérieux sans avoir la moindre idée des sommes en jeu, qu’il s’agisse des objectifs financiers, des objectifs d’économies ou du partage de la valeur ajoutée avec les salariés ? La CGT a souligné à ce sujet que la promesse du retour à un PMAS annuel ne pouvait remplacer une politique salariale juste et ambitieuse. Depuis, nous avons appris la volonté d’allouer 100 millions d’euros à la réduction des écarts salariaux sur 2 ans. Nous la saluons, car il s’agit d’une rupture bienvenue avec les 2 ou 3 millions généreusement accordés par la direction précédente. Cela ne doit toutefois pas faire oublier que cela ne représente que 5% de la masse salariale de SGPM (France) et que la perte moyenne de pouvoir d’achat de 10-15% au cours des 3 années précédentes a concerné tous les salariés sans distinction de sexe ou autre. Cette enveloppe est donc la bienvenue, mais elle est loin d’être suffisante. Nous attendons encore des avancées significatives lors des prochaines négociations annuelles obligatoires sur les salaires (NAO) et lors de la définition d’une nouvelle formule d’intéressement et participation (P+i) qui mettent enfin SG en ligne avec les autres banques françaises. Nous en sommes actuellement très loin. En attendant, nous n’avons eu aucune réponse au sujet du coût social des importants efforts d’efficacité et donc d’économies demandés aux salariés. La CGT a notamment demandé à la direction de réagir clairement aux articles de plus en plus précis concernant une éventuelle vente de SGSS ou de SGEF. (cf nos infos précédentes). Lors de sa présentation du lundi 18 après-midi, Slawomir n’a pas davantage souhaité répondre à ces interrogations légitimes des salariés concernés, tout en laissant entendre au milieu de circonlocutions obscures que des activités seraient cédées d’ici 2030. Il va être vraiment difficile de mener un dialogue social sincère et éclairé si la presse est mieux informée que les représentants du personnel. Un autre point d’inquiétude que nous avons soulevé est l’impact potentiel des 1,7 milliards d’euros d’économies projeté d’ici à 2026. Encore une fois, nous n’avons eu aucune réponse. L’expérience des 14 dernières années nous a pourtant enseigné que des centaines, voire des milliers d’emplois étaient à chaque fois sacrifiés pour tenter de tenir les promesses faites aux analystes financiers. Ce qui apparaît clair, c’est que les services IT vont prendre une bonne partie de la pression. Mais ils ne seront pas les seuls. Les coûts de restructuration, jusqu’alors portés au niveau du Groupe, vont être affectés aux différentes BU afin de les contraindre soit à augmenter significativement leurs revenus à coûts courants constants soit à tailler dans leurs charges. Dans les deux cas, cela risque de se traduire par un accroissement significatif de la pression sur chacun d’entre nous au niveau de nos objectifs individuels. 

Nous demandons un engagement de la direction que ses engagements auprès des marchés ne vont pas avoir pour conséquence immédiate une dégradation supplémentaire des conditions de travail et de rémunération des salariés de SG. Car c'est bien beau de parler d’ESG et de RSE à longueur de présentations, mais tout cela n’est que du vent si au final les salariés du Groupe sont une fois de plus sacrifiés sur les autels du CET-1 et du ROTE.

[voici le document remis le mardi 19 septembre aux élus et représentants du personnel au CSEC]

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L’APPEL DU 18

C’est à Londres que la nouvelle direction générale devrait donc présenter ses options stratégiques le 18 septembre. La CGT SG a déjà mis en avant les préoccupations, les attentes et les oppositions qui sont les vôtres. Nous avons par exemple suggéré que "rompre avec le passé" pouvait signifier utiliser les 440 millions d'euros de rachats d'actions en 2023 pour investir dans le développement du Groupe et de ses salariés plutôt que de poursuivre une politique de distribution excessive. La CGT a également rappelé à la direction générale, l'importance des activités de SGSS, ainsi que leur poids social et historique pour le Groupe, alors que des bruits insistants circulent concernant une cession prochaine. La recherche d'une rentabilité à court et moyen termes ne doit pas être le seul critère. L'activité de conservation de titre est - par exemple - stratégique pour la banque et donc reste indispensable. L'éventuelle intervention de Citigroup ne viendrait que conforter nos craintes d'une prise en main américaine sur la SG, après des années de mise sous tutelle des autorités US. D'autres pistes devront être étudiées. D'autres options de réduction d'activités ou de cessions font l'objet de rumeurs persistantes et génèrent une inquiétude importante parmi l'ensemble du personnel. C'est ce que nous rappellerons aussi lors de la rencontre avec la direction générale qui va se dérouler avant la présentation aux marchés de la trajectoire financière. Ces pseudos fuites organisées dans la presse sont récurrentes depuis de nombreuses années et on peut se poser la question de savoir si elles n'ont pas vocation à tester le marché et le niveau d'acceptabilité sociale. En attendant, la direction de la BU a contesté et demandé de tenir les troupes face "aux rumeurs". Sauf qu'après les fuites du plan GBIS - IBFS 2019 (qui donnaient précisément le nombre de suppressions de postes qui allaient être annoncées quelques semaines plus tard), la vente de Lyxor (2 ans avant), l'annonce précipitée de la fusion SG CDN (le lendemain des fuites), c'est devenu une fâcheuse habitude pour les principaux concernés d'apprendre des projets par voie de presse. En tout cas, nous condamnons fermement les fuites et les présumés projets. Il faut en plus ajouter à cela le refrain insistant sur la réduction de coût alors que les plans d’économie successifs ont déjà laissé nombre de services exsangues. L'anxiété est grandissante parmi les collègues, au moment où Il faudrait au contraire s'atteler à reconstruite un pacte social et trouver des relais de croissance.

RETRAITE : NON, C’EST NON !
La réforme des retraites a déjà été douloureuse et couteuse socialement. Mais elle le sera aussi financièrement à plus long terme. En tout cas ce sont les leçons que tire le Comité de suivi des Retraites (CSR) en pleine torpeur estivale. Au lieu des 17,7 milliards d'économies affichées par le gouvernement dans son rapport d'impact, la réforme imposée, contre l'avis de tous, devrait même générer d'après le CRS un surcoût de 9,5 milliards d'euros ! Le gouvernement a par ailleurs la tentation de continuer de faire les poches des salariés en doublant les sommes non remboursables dans les dépenses de santé (franchise médicale et participation forfaitaire). L'objectif affiché est de trouver 1,5 milliard d'euros par an.


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DROIT D’INVENTAIRE
Exercice rituel, chaque année une expertise indépendante permet aux élus du CSEC d’éclairer leur avis sur la politique sociale au sein de la SG (gestion de l’emploi, conditions de travail, etc). Vous pouvez retrouver sur notre site l’expertise et la déclaration in extenso de la CGT sur le sujet. On note tout d’abord que la baisse des effectifs en CDI se poursuit (-46% de TMB depuis 2010 et +25% de cadres). On constate ensuite en 2022 une hausse de 10% du turn-over et une augmentation de 16% des démissions ! La question de l’attractivité de la SG comme employeur va devenir clé … et ce ne sont pas des pseudos clauses de rétention qui éviteront les départs de salariés lassés par le manque de reconnaissance du travail effectué, la mobilité interne en berne, une politique inadaptée pour les plus de 50 ans, sans même parler des rémunérations à la traîne de l’inflation depuis au moins 3 ans. Tout cela sera au cœur de la prochaine négociation Emploi, déterminante pour l’avenir.

VOX POPULI, VOX TRAHIE
Après un long processus électoral dans les centraux, il ne restait plus qu’à en tirer les conséquences lors de la constitution du nouveau CSE et de ses instances pour les 4 prochaines années. Alors que la CGT avait proposé de tenir compte des choix exprimés par les salariés lors de l’élection pour aboutir à une juste répartition des responsabilités, les élus SNB et CFDT ont mis en place, avec l’appui des voix CFTC, une coalition visant à exclure la CGT (arrivée en seconde position) et donc de spolier les 34% des salariés qui ont voté pour elle. Un nouveau mauvais coup pour la démocratie, «décidé au niveau national» (d’après les élus) et certainement avant même le 1er tour. Bref, vous pensiez voter CFDT (voire CFTC), vous optiez sans le savoir pour une gestion SNB. Cette nouvelle magouille post-électorale ne nous empêchera pas de continuer de travailler avec encore plus de détermination et de transparence pour combattre les mauvais coups à venir et agir concrètement pour la défense des intérêts individuels et collectifs des salariés.

EGALITÉ : L’ARLÉSIENNE
La négociation touche à sa fin et un «ultime»  projet d’accord a été soumis le 5 juillet aux syndicats. Vous avez pu lire, dans nos comptes-rendus des 6 négociations, les modifications plus ou moins importantes que nous avons fait acter et celles qui dépendent d’éléments exogènes (notamment une directive européenne non transposée dans le droit français et un contentieux à la BNP), dont les conséquences ne sont pas si clairement avantageuses a priori, dans l’application proposée. Nous y avons donc fait inscrire les bases et des dispositifs qui s’appliquent à tous et des garde-fous pour les discriminations. Pour femmes et hommes : «A travail égal, salaire égal». Pour lutter contre les écarts de salaire non justifiés, une nouvelle méthode va être utilisée et nous pourrons rapidement (mi-2024) en mesurer l’efficacité. En attendant, nous avons exigé et obtenu que la transparence que nous avions sur les rémunérations soit maintenue. Celle-ci permet à tous de se positionner dans l’échelle des salaires, de déceler les biais de la politique de rémunération… et cette transparence ferait partie de la fameuse directive européenne … si un jour, elle est transposée dans le droit français !

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ACCORDER LES VIOLONS
Après la déclaration de Slawomir Krupa sur l’«intérêt général qui doit primer», c’est au tour de Philippe Aymerich de vouloir rassurer lors du Comité de Groupe Européen en répondant à la CGT que «la dimension sociale est au cœur de notre (leur) stratégie». Au-delà des envolées lyriques, il faudra des actes pour  refonder un pacte social reposant sur des engagements forts (notamment, pas de licenciement contraint, mais pas seulement). L’épreuve des faits va vite venir. En attendant, certains sujets ne sont manifestement pas au niveau des attentes, ni à la hauteur des enjeux. Après les élections des centraux, celles de SGRF arrivent. Plutôt que de tirer les enseignements d’une trop faible participation dans les centraux, la direction construit une nouvelle usine à gaz pour faire voter les 23.000 salariés du réseau. Il ne sera possible de voter qu’à partir d’un poste de travail SG. De quoi inquiéter les plus réticents, sans motif valable. Slawomir Krupa, qui revendique la simplification, tomberait en PLS en voyant ce type d’archaïsme mis en place pour des élections. Une fois encore les salariés du réseau sont estampillés comme des gamins qu’il faut fliquer et surveiller, même pour un simple exercice démocratique auquel n’importe quel salarié a droit. Cette iniquité est révoltante et inquiétante, d’autant qu’elle est discriminatoire. Ces épisodes que semblent valider partout la CFDT et le SNB font suite à la vague d’autosatisfecit à laquelle nous avons pu assister après la deuxième bascule informatique de la fusion SG - CDN. Ainsi, lors de son passage au CDS de Bordeaux, la nouvelle patronne de DOP (ex OTX) a repris les éléments de langage que tout le monde connait maintenant («réussite», « vision2025 », «on est forts », « blabla », «bravo», «merci»). Ce fut l’occasion de lui rappeler que les attentes des salariés vont bien au-delà des mots de remerciements, après leur investissement, le blocage des congés, la suppression du télétravail, etc. Il faut une reconnaissance sonnante et trébuchante car «pour payer les courses chez Auchan, les bravos ne vont pas suffire». Impossible non plus d’avoir de la visibilité sur le moyen terme, sur la stratégie post 2025 … comme si la terre était plate et qu’après 2025, il n’y avait rien.

VOX POPULI, VOX DEI
34% des salariés des centraux qui se sont exprimés aux élections ont placé la CGT en seconde position (avec seulement 321 voix derrière le 1er, sur près de 20.000 inscrits). Aucune organisation n’obtient la majorité pour gérer seule le CSE des centraux. La CGT a donc écrit à l’ensemble des syndicats représentés au CSE pour leur proposer de constituer, sur la base des résultats, des instances représentatives des salariés qui soient le reflet des choix exprimés lors de l’élection. Cela permettrait une juste répartition des responsabilités et une force de frappe intersyndicale qui ne sera pas un luxe pour les 4 prochaines années !

DISPOSITIFS DE FIN DE CARRIÈRE
L’objectif de la réunion du 28 juin était d’échanger avec la direction sur les impacts de la réforme des retraites imposée à tous et dont les conséquences se font déjà sentir pour certains (le compte rendu complet est sur notre site). La CGT a rappelé la nécessité de faire évoluer les allocations versées pendant les dispositifs seniors et demandé à revoir les indemnités de fin de carrière (que l’accord CFTC SNB a divisées par 2). Travailler plus longtemps et perdre de l’argent, il faut être expert en négociation pour y trouver un avantage.

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L’INTERET GENERAL
Pour savoir ce que Slawomir Krupa proposera pour «se réinventer», il faudra attendre le 18 septembre. En attendant, le premier all-staff meeting a donné un aperçu du style Krupa et de la manière dont la stratégie sera définie. Pour dépasser «nos faiblesses» passées, il faudra, d’après lui, prendre à l’avenir de «bonnes décisions stratégiques, prises au bon moment» car «les promesses excessives, non tenues, qui génèrent des surcoûts doivent cesser». «L’intérêt général doit primer». Pour commencer, il nous semble que le rachat d’actions (pour ensuite  détruire ce capital) reste difficilement compatible avec ces ambitions. Y renoncer serait donc un premier message très puissant. Puisque, comme il le dit lui-même, il n’a «pas de coffre-fort spécifique dans [son] bureau», voilà de l’argent qui serait mieux employé à payer les salariés «au niveau du marché qui est le leur». Nous sommes entièrement d’accord avec le nouveau DG : «C’est une attente absolument légitime». Il faut maintenant passer des paroles aux actes.

CHANGER DE PARADIGME
Et ces actes, ce sera à la nouvelle DRH de les mettre en chantier. Elle devra dépasser le strict cadre de procédures budgétaires contraintes pour enfin tenir compte de l’inflation réelle, qui a fait reculer votre pouvoir d’achat de 10 à 15% depuis début 2021. Vous avez également pu constater ces derniers jours la baisse de votre participation - intéressement 2023, alors même que la direction claironne que 2022 a été une année historique. Certains syndicats s’en satisfont, pas nous. Il faut remettre à plat les modes de calcul et de distribution de la rémunération globale, après 15 années de reculs incessants sous couvert d’approche discriminante dans la répartition des variables en faveur des «performeurs». En réalité, tout le monde y a perdu, sauf quelques happy few qui se sont accaparé une bonne partie du gâteau. La CGT insiste donc sur la nécessité de rebâtir une vraie politique salariale motivante, qui permette de corriger les discriminations (notamment femmes-hommes), retenir les talents, ne pas oublier les seniors, récompenser le zèle et les résultats. Bref, là aussi une vraie rupture avec l’ère précédente est indispensable pour relancer notre entreprise. 

L’IA CONTRE L’HUMANITE
Cela n’a échappé à aucun salarié qui travaille dans les tours Alicante, Chassagne ou Granite : la climatisation a échappé au contrôle des humains, qui grelottent, fondent ou étouffent de manière aléatoire selon les caprices de l’entité maléfique qui a la main sur les thermostats. Pour hâter un retour à des conditions de travail normales dans ces locaux, la CGT a proposé au CSE des Centraux de voter le recours non pas à un exorciste mais à un expert dont le rôle serait d’examiner le fonctionnement, les appels d’offres, les contrats et la maintenance des installations d’aération et climatisation des tours.

VISION 2025 : LEGER DÉNI ?
Marie-Christine Ducholet et Bruno Delas ont rencontré les syndicats lundi 5 juin matin, pour partager leur soulagement après la seconde bascule informatique. Nous leur avons tout de même remonté les alertes sur les incidents subis et ceux que vous nous avez rapportés. Mais si la direction écoute, elle ne semble pas entendre. La gestion de projet est en mode industriel et tant qu’il n’y a pas de crash majeur, pour elle tout va pour le mieux  dans le meilleur des mondes possibles.

  [voir aussi : Les résultats de notre étude sur l'accompagnement dans les services centraux]  

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LE TOURNANT
Cette Assemblée Générale des actionnaires de la SG devait marquer un tournant historique. Et cela a été le cas : cette année, les organisateurs ont enfin pensé à la traduction simultanée des débats en langue des signes. Pour le reste le show a été – au moins en apparence – presque identique à celui des années précédentes. Frédéric Oudéa a en effet monopolisé la parole autant que les autres années et c’est à peine si Slawomir Krupa a pu mettre le pied sur l’estrade au cours des 3h de présentation et d’échanges. Malgré les quelques amabilités doucereuses et les compliments de façade échangés, on comprend vite que le processus de succession a laissé quelques traces. D’ailleurs, Sébastien Proto n’est pas venu et a préféré cacher sa déception plutôt que d’assister à l’intronisation de son rival plus heureux.

CHERS ACTIONNAIRES
Pour le reste, nous avons eu droit aux banalités habituelles au sujet de l’environnement macro-économique compliqué et des mutations stratégiques nécessaires. Les résultats 2022 sont présentés par Claire Dumas qui les présente pour la dernière fois en mettant en avant le ROTE (de 9,6%), mesure choisie depuis quelques années pour rendre plus flatteuse la rentabilité de la banque dans la communication. Slawomir Krupa a précisé lors du all-staff meeting ce qu’il pensait de cet indicateur dont pas un investisseur ne faisait grand cas. Mais il a eu au moins le mérite de camoufler le trou de 3,3 milliards d’euros provoqué par la retraite de Russie. Il faut quand même être le roi de la pirouette pour réussir à présenter ce fiasco stratégique prévisible en retraite élastique réussie. Mais pour en revenir aux résultats, la débâcle russe ne va pas empêcher la distribution de 2,25 milliards d’euros aux actionnaires sous forme de dividendes et de rachats d’actions. Autre point à relever de la présentation de Claire Dumas, c’est la chute rapide du coefficient d’exploitation au cours des dernières années. Il est passé de 69% en 2019 à 61% en 2022 (en passant par 64,4% en 2021) et s’établit donc à un niveau comparable avec celui de BNP Paribas et à peine supérieur à celui de Crédit Agricole. Il a même continué de baisser au 1er trimestre 2023, à 60,5%. C’est l’effet direct de la baisse réelle de vos rémunérations depuis 2020 sous l’effet de l’explosion de l’inflation tandis que le RBE a bondi de 8,5 milliards à 10,1 mds. Pour simplifier, votre travail a créé 1,6 milliard de richesse en plus pour l’entreprise et l’obstination de la direction générale à ne pas tenir compte du risque géopolitique russe en a détruit 3,3 milliards.

LE SKETCH
La présentation de la politique de rémunération par Jérôme Contamine est ensuite un sketch. Pour détourner l’attention, il sort une statistique affirmant que la rémunération moyenne à la SG est de 88.200 euros et la rémunération médiane de 60.900 euros, le tout en forte progression d’une année sur l’autre. Il n’y a qu’une seule explication possible à ces chiffres difficilement crédibles, les chargés de communication ont additionné tout ce qu’il ont pu trouver, y compris les attributions d’actions gratuites qui ne bénéficient qu’à une petite minorité des employés de la banque. C’est ce que traduit d’ailleurs l’écart important entre la moyenne et la médiane. Quoi que puissent faire croire les statistiques biaisées affichées au cours de l’AG, vous avez perdu en moyenne 15% de pouvoir d’achat en 3 ans. C’est ça la réalité de la politique salariale de la SG. Aussi peut-on se demander pourquoi Slawomir Krupa a encore insisté sur la nécessité de faire davantage d’économies. Les salariés n’ont-ils pas encore été assez pressurés ?

 Retrouvez le compte rendu complet ici 

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LA COLLECTION ÉTÉ 
Vous n’avez pas aimé la saison précédente ? Celle du froid dans les locaux. Vous allez détester celle qui arrive ! Ce pourrait être le pitch d'une mauvaise série B. Malheureusement la réalité risque de dépasser la fiction. Sous couvert d’appliquer les consignes gouvernementales, la direction a coupé le chauffage l’hiver … et a déjà coupé l’aération et la climatisation  pour cet été. Bilan, alors qu’il fait entre 12 et 15° degrés dehors, on monte à plus de 25 degrés dans certains locaux des Tours SG (voire 27° relevés pendant toute la négociation égalité professionnelle – cf ci-dessous). La direction avait appliqué avec beaucoup de zèle le plan énergétique du gouvernement ... dont l'efficacité ne s'est fait sentir qu'en terme de com. La direction y a vu un bon moyen de faire des petites économies supplémentaires sur le chauffage et la clim. Ils ont même misé sur la lassitude des collègues pour les inciter à rester en télétravail et avaient envisagé de fermer les tours historiques pour ne laisser que Basalte ouverte. Bilan : en hiver, si vous pouviez ajouter un pull supplémentaire sous la doudoune sponsorisée par Bruno Lemaire, cet été, la mode devrait être plus proche de Marlène Chiappa dans playboy. L'hiver a vu fleurir des chauffages d'appoint dans différents secteurs, mettant par terre les pseudo économies du plan fumeux. On notera au passage que si certains locaux dépassent déjà les 25,5 degrés (et seulement 15 dehors), la salle du conseil d’administration reste elle bien aérée et à 22 degrés. A croire que nos huiles ne supportent pas la chaleur et que le service VIP leur permet, comme toujours, de bien se protéger des désagréments qu'ils infligent au petit peuple! La CGT va proposer une expertise de tous ces points. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

EGALITÉ PROFESSIONNELLE
Au bout de quelques réunions, la direction insiste pour changer le thermomètre qui permettrait de mesurer les écarts de salaires entre les uns et les autres (cf notre compte rendu). Malgré notre opposition sur la plupart de ses propositions, la direction refuse d’admettre l’évidence. Peu importe l’outil utilisé, il serait illusoire d’espérer qu’«à travail égal, salaire égal» - tant pour les femmes que pour les hommes - si derrière les budgets sont toujours aussi restreints ! Surtout si on veut, en plus, maintenir l’attractivité et récompenser le travail de chacun. La nouvelle DRH va avoir du pain sur la planche pour remettre l’église au centre du village.

ATTENTION, CA VA PIQUER !
Après les aléas de qualité liés à la gestion de la crise Covid puis au développement du télétravail, le coût de la  restauration collective des centraux devrait flamber. Ce ne sont malheureusement pas les deux derniers accords salariaux signés par la direction et CFDT - CFTC - SNB qui permettront de faire face aux augmentations envisagées (aux alentours de 10% !). Il va falloir faire mieux ! … et vite !

NON, C’EST NON !
Après les manifestations historiques depuis le début de l’année, le débat parlementaire escamoté, l’ensemble des syndicats appelle tous les salariés à participer massivement aux nombreuses manifestations organisées partout en France le 6 juin. L’objectif est clairement affiché : peser sur chaque député qui aura à se prononcer deux jours après sur la motion Liot. Ce sera une nouvelle occasion de sortir du bourbier dans lequel le gouvernement s’est enlisé … et stopper une réforme dont 90% des actifs ne veulent pas !

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MERCI !
Nous remercions l’ensemble des collègues qui se sont exprimés lors du premier tour des élections de nos représentants au CSE des Services Centraux Parisiens, qui vient de s’achever. Leur voix aura permis de mesurer, en partie, l’évolution de la représentativité de chaque organisation syndicale (et donc de dégager sa capacité de signer - ou pas - des accords d’entreprise). Dans le nouvel établissement SG des «Services Centraux Parisiens», qui intègre depuis le 1er janvier une partie des collègues issus du groupe CDN, notre liste CGT arrive en seconde position, alors qu’elle n’était pas du tout représentée dans le périmètre CDN précédent. Nous obtenons 32% des voix, tous collèges confondus (42% chez les TMB et 31% chez les cadres). Il aura seulement manqué 244 voix à la CGT (sur 20.000 inscrits !) pour dépasser le SNB arrivé en tête. Le quorum n’ayant pas été atteint, il faudra donc un second tour pour attribuer les sièges et déterminer la majorité du prochain CSE des services centraux parisiens. Ce nouveau scrutin aura lieu du 12 au 20 juin.

UNE MARÉE HUMAINE EN MARCHE
Où que vous soyez, il y aura, le 1er mai, un rassemblement qui permettra de manifester votre refus de se faire voler nos deux plus belles années de retraite ! Familiale, festive et conviviale, la saison 2023 devrait aussi être historique, puisque toutes les organisations syndicales appellent pour la première fois en France à défiler ensemble pour la traditionnelle Fête du Travail ! En tous cas, les 300 manifestations (cf Carte des RDV), organisées sur une journée non travaillée, seront décisives pour la suite du mouvement de mobilisation contre l’application de la réforme des retraites et pour mettre fin au mépris auquel fait face le monde du travail. La Fête du Travail portera particulièrement bien son nom cette année !

RETRAITE À 74 ANS : ERRATUM
Nombre d’entre vous nous ont justement signalé une coquille dans le tableau récapitulatif de nos  propositions de vote des résolutions soumises à l’AG des actionnaires (envoyé par mail le 17 avril) et qu’il fallait bien voter CONTRE la résolution 21. L’objectif de cette modification de l’article 9 des statuts est uniquement de permettre à Lorenzo Bini-Smaghi de briguer un mandat supplémentaire en 2026. Vu sa tendance à vouloir faire toujours plus d’économies sur le dos des salariés, tout en les faisant trimer davantage, il est préférable de lui accorder la retraite à 70 ans plutôt que 74 ans … et donc voter contre cette proposition de modification des statuts. Si vous le voulez, vous pouvez d’ailleurs à nouveau donner pouvoir à notre représentant pour cette AG : Emeric Uhring – 17 cours Valmy – 92800 Puteaux.

DÉCRET : NEUTRALISÉ EN 2023
Nous avons saisi la direction sur les possibles  conséquences du décret 2022-257 susceptible d’annuler certaines pensions d’invalidité et  les prestations de prévoyance qui en dépendent (cf Nos infos du 15 Février 2023). Ces dernières continueront finalement d’être versées au moins jusque fin 2023 par Malakoff Médéric, en attendant une éventuelle évolution législative sur ce sujet. Contactez-nous en cas de problème.


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moonbini

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LA NOUVELLE GIFLE
C’est donc par une nouvelle provocation que le président et E. Borne ont répondu à la décision du Conseil constitutionnel. Après celles infligées au parlement via le 47-1, le 49-3, le refus d’E. Macron de recevoir les syndicats malgré leur demande unanime expresse, cela commence à faire beaucoup. Et cela se voit y compris de l’étranger. On ne peut impunément gouverner contre son peuple.  Et quand plus de 3,5 millions de personnes se rassemblent, font grève, perdent de l’argent, surtout dans un contexte pareil, avec une telle inflation, pour manifester leur opposition à cette réforme injuste et injustifiée, contestée aussi par 70% de la population, la sagesse serait de savoir renoncer. Renoncer à infliger une telle réforme aux seuls salariés (et parmi eux, seront principalement touchés les femmes, les plus précaires et ceux dont les métiers sont les plus difficiles). C’est ce qu’a répété une nouvelle fois l’ensemble des syndicats en France, dignes et unis, à la tête de ce mouvement de contestation historique depuis près de 5 mois maintenant. On peut le constater, ce qui se joue actuellement, ce n’est pas seulement le vol des deux plus belles années de notre retraite, c’est aussi le rapport que les dirigeants ont avec les français. Après la crise sociale se joue une crise démocratique. Et celle-ci pourrait bien laisser des traces, que nous ne souhaitons pas et que nous combattons aussi. C’est précisément pourquoi l’intersyndicale espère un éclair de lucidité de la part d’E. Macron et exige encore l’arrêt de cette réforme.

MIKADO : LE RETOUR
La direction avait pourtant présenté le projet Mikado en ligne avec le programme «Ambitions 2015» (réductions de coûts tous azimuts). Le projet de transfert de gestion de titres chez Accenture se voulait être un projet indispensable et précurseur, que «les autres opérateurs suivront tellement il était bon»… Cette externalisation chez APTP avait alors généré un conflit avec la direction qui aura marqué les esprits de ceux qui l’auront vécu, voire subi. Si d’aucuns, «partenaires sociaux raisonnables» avaient été jusqu’à faire venir le DRH d’Accenture pour vanter l’eldorado, la CGT avait organisé amphi sur amphi pour construire avec les salariés les conditions pour que les 400 collègues impactés ne fassent pas les frais de cette opération d’externalisation. Quelque temps plus tard, la BCE a exigé un «plan de réversibilité» pour ces activités. En 2019, la direction avait donc déjà ré-intégré une partie des opérations. Nous avions alors demandé le bilan financier de cette brillante opération. Nous n’avons jamais eu de présentation d’éléments financiers, pas plus que ceux démontrant une pseudo efficacité opérationnelle. Ces derniers jours, Accenture annonce le plus gros plan social de son histoire, avec 19.000 licenciements ! Le précurseur a du plomb dans l’aile. Le retour à la SG des opérations logées à l’extérieur va donc tourner une nouvelle page  - historique elle aussi – même si, au final, on va certainement constater que les emplois de 2012 à Paris auront été délocalisés à l’autre bout du monde en 2023. A moins que le régulateur, là aussi, ne mette son nez dans ces affaires.

ATTENTION, SCRUTIN EN COURS
Pour éviter une autre crise de la représentation (évoquée plus haut) et des conséquences type Mikado, le meilleur moyen reste donc de «bien» choisir ses représentants le moment venu. C’est précisément le cas actuellement pour l’ensemble des salariés des services centraux parisiens. Ils doivent choisir avant le 20 avril (16h00 max), leurs représentants pour les 4 prochaines années !

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VICTOIRE A LA PYRRHUS
La réforme des retraites aura - pour l’instant - «évité»  le précipice à quelques 10 voix en CMP (commission mixte paritaire) et 9 petites voix lors du vote de la motion de censure trans-partisane à l’Assemblée Nationale ! Pourtant cette réforme pourrait s’appliquer à des millions de gens qui s’y opposent à 70% (des citoyens français) et pire encore à plus de 90% des salariés actifs, les principaux concernés (pourtant sous représentés à l’Assemblée Nationale). L’ensemble des syndicats a alerté depuis presqu’un an sur cette dérive démocratique et plus précisément à l’unisson depuis plus de 3 mois sur la réforme des retraites. Les dangers d’une réforme qui concerne le monde du travail, décidée malgré l’opposition de tous (la démocratie sociale, l’opinion publique et la représentation nationale), sont maintenant réels. «On ne méprise pas impunément les gens» a répété l’ensemble des syndicats unis (malgré les pièges grossiers tendus contre eux depuis quelques mois). Après de multiples artifices pour escamoter les débats à l’Assemblée Nationale et au Sénat, après avoir tenté de diviser vainement les syndicats, il n’aura donc fallu qu’une dizaine de voix pour clore cette séquence parlementaire dont on aurait pu se passer dans un tel contexte ! Les conséquences seront sensibles, y compris pour les salariés SG (notamment ceux qui vont perdre les impacts de la surcote qu’ils pouvaient avoir après l’âge légal, les départs anticipés qu’ils espéraient, etc.) ! Tous les syndicats en France le martèlent depuis 3 mois : « cette réforme est injuste et injustifiée ! ». Ils demandent d’une seule et même voix que la loi ne soit pas promulguée ! Le Conseil Constitutionnel va maintenant devoir se positionner. D’autres initiatives vont être prises (une demande de référendum par exemple) en attendant qu’E. Macron daigne descendre dans l’arène. Il devrait maladroitement le faire mercredi au JT de 13h00. Ce choix n’est pas anodin et pourrait être sans surprise destiné à rassurer les retraités sur le « rétablissement de l’ordre et la sécurité » (réclamer le ramassage des poubelles et condamner les pénuries) plutôt qu’à prendre le recul nécessaire sur les enjeux réels de la situation actuelle (notamment la responsabilité du gouvernement sur la fracture sociale créée, l’inflation croissante, la flambée du carburant, la réforme de l’assurance chômage, etc). Quoi qu’il en soit, l’ensemble des syndicats en France, représentants des salariés et de la jeunesse nous ont appelés à participer aux différentes manifestations organisées partout dans le pays.

L’AVENIR, C’EST NOUS ?
Si vous ne voulez pas travailler deux ans de plus «pour rien», si vous pensez que "64 ans, c’est trop tard", ou si vous envisagiez de travailler plus longtemps avec une surcote (que vous allez perdre avec la réforme), rejoignez les manifestations organisées partout en France ! D’autant qu’il n’aura pas fallu attendre longtemps pour avoir la suite du programme. Dès le lendemain de la motion de censure rejetée à quelques députés près,  les mêmes voix s’élèvent déjà dans le camp des «vainqueurs» pour s’attaquer au «travail», au «sens du travail» et  reprennent souvent en chœur le refrain revanchard  des «français qui ne travaillent pas assez». Le temps est venu, pour eux, de s’attaquer aux 35h. Bref, si vous tenez aux jours RTT (et au pire à leur monétisation), il est temps de rejoindre les manifestations prévues le jeudi 23 mars, organisées partout en France.

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LA FRENCH TOUCH !
Décidément, l’élégance est à la mode cette année. Après les bras d’honneur du gouvernement à coup de 49-3 pour faire passer son budget, ceux d'Eric Dupont Moretti, le président himself s’est livré à l’exercice en répondant à l’ensemble des syndicats français : Circulez ! …  Avec 3,5 millions de personnes dans la rue, c’est osé. Non seulement la réforme est injuste pour plus de 90% des actifs, mais les épisodes de mépris se succèdent les uns aux autres. La prochaine journée de mobilisations et de manifestations organisées partout en France sera donc regardée de près par tout le monde. Tout comme l’ensemble des syndicats en France, nous ne pouvons que vous inviter à participer à ces manifestations, signer la pétition contre cette réforme et même saisir votre député pour lui expliquer tout le bien que vous pensez de la nécessité de devoir travailler deux ans de plus.

DOUBLE PEINE
Comme si le fait de devoir travailler deux ans de plus ne suffisait pas, il y a aussi d’autres conséquences en chaîne à connaitre et à prendre en compte. L’allongement de la durée de travail vient aussi par exemple se cumuler avec l’impact du dernier accord sur les indemnités de fin de carrière (signé en 2018 par le SNB et la CFTC). Cet accord diminue quasiment par deux les indemnités de départ. Forcément, plus la retraite est loin, plus leur montant est élevé, plus l’impact de l’accord est fort et douloureux. Avant cet accord, avec une rémunération et ancienneté moyennes à la SG (50K€ et 13 ans), si vous partiez à 62 ans, vous perdiez 1282 euros. En y ajoutant deux ans de plus, comme le veut la réforme, vous pourriez perdre 3205 euros (effet combiné de l’accord de 2018 et de la réforme des retraites), soit 1923 euros en moins. Pour vous faire une idée précise de ces impacts sur votre situation, nous avons publié une calculatrice disponible sur notre site.

AVERTISSEMENTS
Juste avant la présentation par Slawomir Krupa de sa future commission exécutive, Philippe Aymerich est venu plancher devant les représentants du CSEC SG. L’occasion pour les élus CGT de l’alerter sur l’évolution des effectifs. En effet, la sous-réalisation budgétaire, terme pudique pour décrire les chaises vides, formule beaucoup plus parlante à nos yeux, est encore un fait marquant de l’exercice 2022 avec des effets particulièrement prégnants chez SGRF. Ce sont 5% de postes vacants qui perdurent, auxquels cette année, s’ajoutent 831 postes supprimés au titre du programme 2023 de Vision, soit 4 % des postes. « Cela veut dire que vous vous apprêtez à aggraver une situation de sous-effectif patent » avons-nous averti P. Aymerich. Si on ajoute à ce panorama des hypothèses de taux de démissions optimistes, on risque de se retrouver dans une situation inextricable. La préoccupation majeure pourrait bien rapidement être de disposer de suffisamment de salariés pour faire fonctionner la banque plutôt que de supprimer des postes. Mais ce fut aussi l’occasion pour la CGT de revenir – pour la quatrième fois – sur les clauses de non concurrence que BDDF a déployée en douce l’été dernier. Finalement, la direction tergiverse et ne propose, qu’une faible augmentation de la compensation financière (passant de 33% à 40% de la rémunération – cf compte rendu sur notre site). Ces clauses, telles qu’elles sont rédigées ne sont pas correctement dimensionnées, ni même proportionnées au but recherché. Ce n’est pas la faible modification de la compensation financière qui les rendra légales, licites et justifiées. En tout cas, le problème reste entier. Elles vont accélérer les départs de ceux qui n’en veulent pas et vont freiner les mobilités en interne. On dit ça, on dit rien.

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C’EST RE - PARTI !
Voici venu le temps des « annonces 2023 » des éventuelles augmentations et du variable. Après les zigs et les zags de 2020 et 2021 (année plombée par la crise sanitaire), puis une saison 2022 très disparate, le contexte actuel reste fortement marqué par la guerre russe en Ukraine dont les conséquences ne frappent pas tout le monde avec la même intensité. Nous faisons tous face à une inflation qui se maintient au-dessus de 6% et l’accord salarial n’en couvre même pas la moitié. C’est bien la raison pour laquelle nous avons refusé de le signer et exigé de la direction qu’elle revoit sa copie. Malgré des résultats 2022 exceptionnels et un résultat sous-jacent en hausse de 8% à 5,6 mds d’euros, les prochaines annonces de P+i (participation – intéressement) seront en-dessous de l’an dernier si l’on ajoute à la comparaison, le supplément d’intéressement. Globalement, la direction va économiser 15 millions d’euros. Par ailleurs, nous ne pouvons que saluer le retour d’un nouveau PMAS. Bien plus gâtés encore, nos actionnaires empocheront 90% du résultat net sous forme de dividendes (ou  de rachats d’actions). Quant à la partie variable de votre rémunération, elle reste soumise à l’arbitraire le plus complet et sans critère objectif ! Cet aspect aléatoire et discriminant revendiqué par la direction devient parfois discriminatoire malgré les garde-fous. C’est bien pour cela que la CGT réclame depuis des lustres une négociation pour définir ces critères objectifs, les voies de recours efficaces et un soupçon de transparence plutôt que l’opacité actuelle ! En attendant, nous avons mis en ligne un sondage pour donner une tendance précise au ruissellement 2023.

LE 7 MARS !
Après la trêve liée aux congés scolaires, la bataille contre la réforme des retraites va reprendre et bien malin celui qui connait la chute de cette histoire. Rarement les syndicats unis n’auront envoyé autant d’avertissements et de sommations, avant d’appeler ensemble tous les salariés à bloquer la réforme injuste et inefficace par des mobilisations et des grèves à partir du 7 Mars. Nous avons republié sur notre site, le mode opératoire pour faire grève, la carte des mobilisations organisées partout en France … et pour ceux qui ne l’ont pas encore signée, la pétition qui a déjà dépassé le million de signataires !

DU 12 AU 20 AVRIL
C’est dans ce contexte particulier que s’ouvriront les élections des représentants du personnel des services centraux parisiens. Celles-ci auront lieu par vote électronique du 12 au 20 avril. Bien sûr, comparés à l’ensemble des autres sujets, les enjeux de ces élections peuvent apparaître mineurs. Que nenni, ce sont bien ces élections (et votre voix) qui vont acter, pour les quatre prochaines années, les représentants qui pourront aller négocier en votre nom. Par votre bulletin, vous choisirez qui peut entrer (ou pas) dans la salle de négociation pour faire face à la direction, sur l’emploi, les conditions de travail et votre rémunération. Pour pouvoir voter, vous allez recevoir chez vous vos identifiants et par mail (professionnel) vos codes personnels. Si d’ici là, pourraient survenir un congé maternité, une absence sur la période, ou tout autre évènement qui pourrait vous empêcher de vous exprimer, n’hésitez pas à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

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MERCI PATRON ?
Exceptionnellement la direction a envoyé précipitamment un mail urbi et orbi juste après l’annonce des résultats 2022, en citant le SNB, la CFDT et la CFTC pour légitimer l’évolution de votre rémunération financière (participation intéressement, censés partager la richesse créée en 2022). Sur la forme, c’est le retour de bâton d’une signature hâtive d’un accord NAO 2023 et de la formule de calcul de la participation intéressement en juin 2021 (comme l’indique effectivement la direction). Après le mécontentement lié à la signature d’une augmentation collective très en-dessous de l’inflation, des prorata de la prime de partage de la valeur (les 1.700 euros), voici maintenant que la direction communique sur une enveloppe de 9 millions d’euros (environ 200€ par salarié) pour solde de tout compte 2022, qui, d’après la direction «maintiendrait la part (liée aux dividendes) de la formule au même niveau qu’en 2022 » (mettant de côté que l’enveloppe globale baisserait au final de 15 millions). La veille, F. Oudéa minimisait sur BFM Business les 90% du résultat net distribués aux actionnaires. Le choc de ces annonces en laisse plus d’un perplexe. Et il y a de quoi ! Dans ce contexte, la CGT-SG,  conformément à sa pratique constante et régulière, consulte l’ensemble des salariés (qui sont les premiers concernés, mais restent aussi les premiers actionnaires) avant de signer – ou pas – la proposition de cette enveloppe de 9 millions d’euros via un petit supplément d’intéressement. Le texte soumis à la signature des syndicats jusqu’à mercredi prochain (le 22 Février) est disponible sur notre site ainsi que le formulaire pour vous permettre de voter et de laisser un commentaire. A vous de trancher !

LE MILLION !
Ca y est ! Le premier million de signatures sur la pétition contre la réforme des retraites a été dépassé ! Après le revers du gouvernement sur son index senior en carton (aussi inefficace que celui sur les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes), le fiasco continue. L’ensemble des syndicats appelle demain à participer aux manifestations prévues partout en France – y compris en faisant grève. La carte des manifestations est disponible ici. Bien sûr, la pétition reste ouverte pour les procrastinateurs. Nous avons même publié le mail type de contestation de la réforme à envoyer à votre député (et ses coordonnées) pour qu’il vous écoute … à défaut de vous entendre.

TRIPLE PEINE
Nous sommes intervenus fin janvier sur les conséquences de la parution du décret 2022-257 applicable depuis décembre 2022 qui avait pour but affiché de favoriser l’emploi de personnes pensionnées invalides « grâce à une meilleure formule de calcul » des revenus - pensions. Néanmoins, ce décret porte préjudice à certains salariés handicapés. (Cf l’article sur note site). Ainsi, les personnes invalides dont les revenus d’activité dépassent le plafond de la sécu (soit 43.992€ en 2023) voient leur pension lourdement diminuée, voire même risquent d'en être privées. Ce qui, en plus, pouvait entrainer une perte de la prévoyance. Nous avons donc demandé à la direction de voir avec Malakoff pour corriger le tir et nous attendons confirmation que la SG va opter pour une « application dérogatoire du fameux décret pour ne pas pénaliser les salariés concernés.

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LES SOLDES
Avec des revenus en hausse de 10%, qui atteignent des niveaux records, les résultats 2022 nous valent une nouvelle et dernière fois, les remerciements de Frédéric Oudéa – qui solde la retraite de Russie dans ces comptes annuels (pour près de 3,6 milliards). Les actionnaires resteront gâtés avec la distribution d’un dividende à 1,70€ par action et un programme de rachat d’actions d’environ 440 millions d’euros. Côté salariés, beaucoup ont déjà compris que le régime sera différent. Le premier étage de l’accord NAO («La prime de 1.700 euros») a souvent été raboté, pour certains par un arrêt maladie, pour d’autres par un congé lié au décès d’un proche, etc. L’inflation continue en parallèle son travail de sape de votre pouvoir d’achat en se maintenant à 6% sur une base annuelle. Les « prochaines annonces » de début mars (fixe et variable) ne devraient pas compenser ces hausses de prix continues. Pour éviter, dans un tel contexte, que la pilule soit encore plus amère, la direction générale a proposé au conseil d’administration de valider le principe d’un supplément d’intéressement (destiné à combler le manque généré par la baisse du versement du dividende par rapport à 2022). Cette proposition minimale d’un montant d’environ 10 millions d'euros n’empêche pas une diminution de l’enveloppe globale (participation, intéressement, supplément) de près de 15 millions d’euros ! Ce sont encore une fois les salariés qui paient les pots cassés par la direction…

VERS LE RETRAIT
Pour l’instant, 2,5 millions de manifestants ne suffisent pas à faire entendre raison au gouvernement qui s’entête à croire que son salut passe par la « communication ». Un peu comme à la SG… Plus il communique, et plus les choses sont claires dans la tête des Français. Les enquêtes d’opinion montrent clairement que 9 salariés sur 10 se disent opposés à cette « réforme » ! Plus personne ne croit maintenant - par exemple - à la fable des pensions de retraites à 1.200 euros minimum. 990 000 personnes ont déjà signé la pétition s’opposant à cette réforme. En parallèle, le débat parlementaire raccourci a quand même ceci de productif : il éclaire les flous dans les éléments de langage, faute d’élever le niveau des échanges ou de revoir la copie. A la veille de la 5ème journée de manifestations partout en France, le climat se tend. L’ensemble des syndicats, unis depuis le début, le dit clairement : «si les parlementaires et le gouvernement restent sourds, nous mettrons la France à l’arrêt à partir du 7 mars ». C’est un avertissement inédit dans l’histoire sociale de ces dernières décennies. Le sous-estimer produirait des conséquences significatives pourtant prévisibles. Sans retrait de la réforme, il y aura plus de grévistes et de manifestations, mais aussi moins de transports, donc moins de salariés … et plus d’activités dans les moments critiques (par exemple lors des bascules informatiques). Il serait temps que la direction fasse aussi son lobbying auprès du gouvernement pour éviter le pire.   

C'EST PARTI !
Par 2 fois, la direction a reçu l’ensemble des syndicats des services centraux parisiens pour mettre en place le renouvellement des instances représentatives du personnel. Si vous voulez nous aider et/ou vous porter candidat, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Le dépôt des listes doit se faire mi-mars (après les « fameuses Zannonces » !).

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UN REJET TOUJOURS MASSIF
D’enquête d’opinion en enquête d’opinion, l’opposition à cette réforme des retraites s’accroît. Au-delà des sondages, les effets sont de plus en plus visibles dans les rues un peu partout en France. Plus de 200 rassemblements, y compris dans les villes, petites et moyennes, qui mobilisent près de 2,8 millions de personnes, cela en dit long sur l’ampleur et la détermination de la contestation. De plateau tv en plateau tv, les ténors du gouvernement ressassent les mêmes arguments dont tout le monde a pu mesurer la véracité pour se faire sa propre opinion. Comme ce ne sont pas les sondages qui feront reculer le gouvernement, l’ensemble des organisations syndicales en France (MEDEF excepté) appelle à une nouvelle journée de manifestations le Mardi 7 février. La carte des lieux de rassemblement est accessible sur notre site (https://www.cgtsocgen.fr) ou sur https://mobilisations-en-france.cgt.fr/. En attendant, la pétition contre cette réforme va atteindre le million de signataires. Si vous ne l’avez pas encore signée, vous serez peut-être le millionième signataire ?     

ATTENTION ! ON RESSORT LES SENIORS
Chacune des précédentes réformes des retraites a connu son passage par la case « on ne soigne pas assez les seniors », « les seniors doivent être mieux traités », etc. Dans les faits, une fois la couleuvre de la réforme avalée, le sujet est mis au rancart. A la SG, la vingtaine de plans sociaux depuis 2011 reposait en grande partie sur des dispositifs de départ des plus anciens (3 ou 4 ans avant l’âge légal de départ). Cela correspondait à un « besoin » de l’entreprise (supprimer des postes, parmi les mieux payés) et à la volonté de bon nombre de collègues, à qui l’on dit souvent que l’entreprise n’investira plus sur eux (en variable, en formation, etc). L’argument du gouvernement ne tient pas la route. En tous cas, c’est l’histoire qui nous l’enseigne. Mais c’est aussi, le sens de l’histoire.

LA PILULE HAPPINESS
Après la signature du nouvel accord sur la qualité de vie et des conditions de travail (par SNB, CFDT et CFTC), nous revoila à la case départ, celle de 2007. Face au stress qui montait vertigineusement, la direction avait imposé aux syndicats la nécessité de passer par un diagnostic partagé sur le stress, puis par le recours aux travaux de l’ANACT (agence nationale des conditions de travail) pour traiter les zones les plus concernées. Le temps que tout cela se passe, la même direction avait travaillé sur la fermeture de 6 des sites concernés (à l’époque les PSC), rendant les travaux de l’ANACT, à peine présentés, complètement désuets. Comment, dans ces conditions, croire qu’un nouvel expert (Empreintes Humaines), quel qu’il soit, pourrait apporter des réponses aux bouleversements du monde du travail que nous connaissons à la SG ? Les conditions de travail découlent en grande partie des décisions de restrictions budgétaires de la DG. D’autant plus que les gouvernements successifs, la direction et les signataires des accords internes ont fait sauter 2/3 des élus et les principales protections sur lesquelles pouvaient s’appuyer les salariés jusqu’à présent. Ce sera tout l’enjeu des élections qui arrivent, tant dans les services centraux que dans les régions du nouveau réseau bancaire (SGRF).
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UN REJET MASSIF
Avec plus de 2 millions de manifestants partout en France, la démonstration est faite qu’un mouvement peut être massif dès lors que le combat est juste et que l’ensemble des syndicats est uni. Le gouvernement aurait tort de persister sur le report de la retraite à 64 ans et l’allongement de la durée de cotisation (qui touchent tout particulièrement les femmes). Ce n’est pas en reprenant les sempiternelles éléments de langage («la grève est prématurée», «la réforme est légitime») que la sentence changera : cette réforme est injuste et inefficace. C’est un contresens historique et le rejet de l’opinion publique est à la hauteur de la colère qu’il risque de générer. A la SG, la direction recense offciellement peu de grévistes. Il faut savoir que ce recensement s’est fait en amont (un relevé fait par la DRH dans la matinée… sans ceux qui ont décidé de débrayer pour faire la manifestation de l’après-midi). Et bien sûr, personne ne pourra distinguer les jours de télétravail, les jours RTT ou de congés qui auront servi à couvrir l’absence du 19 janvier. On notera que ce chiffre est proche de celui affiché par la même direction lorsqu’il y a quelques semaines la CGT appelait seule à la grève pour les salaires à la SG. Quoiqu’il en soit, si vous n’avez pas pu participer aux manifestations organisées partout en France, le gouvernement vous offre une seconde chance. A l’appel de l’ensemble des organisations syndicales en France (MEDEF excepté), une nouvelle journée de manifestations est prévue le Mardi 31 janvier.   

AVEZ-VOUS DEJA SIGNÉ LA PETITION ?
En attendant le 31 janvier, plus de 720.000 personnes ont déjà signé la pétition. Elle s’oppose au report de l’âge de la retraite à 64 ans et rappelle que cette mesure est injustifiée. Cette réforme est inacceptable. Pour exiger une autre réforme et s’opposer à celle-ci, nous vous invitons à signer la pétition … si ce n’est déjà fait. Lien vers la pétition

LE WELCOME PACK
Chaque jour génère sa surprise depuis l’intégration juridique des salariés du CDN. Difficile de s’y retrouver dans le décompte des jours RTT, du paiement des indemnités de garde, nouveau rythme de télétravail, etc. Si d’un côté, la consigne a été donnée de ne pas aligner les objectifs commerciaux entre les natifs et les collègues du CDN pour leur permettre de s’adapter plus en douceur (et surtout éviter l’hémorragie rapide), la nébuleuse RH s’opacifie. Un point a été fait. Il est disponible sur notre site internet. N’hésitez pas à nous contacter en cas de difficultés ou de demandes d’explications sur tel ou tel sujet.

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moonretraite19janvier

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TOUS NOS VŒUX
Rarement, au moment de vous présenter nos meilleurs vœux, l’année qui s’ouvre ne s’est annoncée a priori si décisive. Elle l’est bien évidemment pour l’ensemble des salariés SG, regroupant dorénavant les «anciens salariés» du groupe CDN et ceux de Société Générale. Nous resterons une équipe combative et une force de travail au service de tous et de chacun d’entre vous dans cette nouvelle aventure. Au-delà du groupe, «les cérémonies des vœux ont ceci de particulier, elles nous obligent à parler d’un avenir que l’on ne connaît pas» aura tenté de plaider le président de la République lors de son allocution de 20h le soir du réveillon. Certains  spectateurs, qui l’auront vu en direct, se seront certainement étouffés ou auront avalé de travers leurs petits fours en l’entendant s’interroger : «qui aurait pu prédire la crise climatique de cet été ?», notamment après six rapports du GIEC et 27 COP. Ou encore, «qui aurait pu prédire la vague d’inflation ?», alors que ces prévisions étaient justement sur la table bien avant, y compris avant la guerre que la Russie allait lancer en Ukraine. Comment ne pas mesurer les conséquences si prévisibles d’un décret paru le 23 décembre sur l’assurance chômage, qui aurait aggravé la misère et la précarité en diminuant de 40% les ressources des personnes les plus fragiles, si le tollé et l’indignation suscités n’avait pas obligé le gouvernement à le reporter ... D’autant que 10% de la population (soit plus de 6 millions de personnes) sont déjà à la soupe populaire, comme le déplorent les associations caritatives débordées. En réalité, le monde du travail paye déjà un très lourd tribut dans cette crise économique, sanitaire et sociale.   

BONNE RÉSOLUTION
C’est dans ce contexte si particulier que nous vous appelons à prendre une première bonne résolution en ce début d’année. Nous sommes salariés SG, des femmes et des hommes, d’horizons divers, indépendants de la direction, de tout parti politique et de toute religion, qui ne pouvons détourner les yeux de ces questions, ni laisser d’autres y répondre à notre place. Or 2023 sera l’année où vous aurez à choisir vos représentants à la SG pour les 4 prochaines années. Face au cynisme, au fatalisme et aux renoncements que certains nous présentent comme «raisonnables», nous vous proposons de nous rejoindre pour tenter de redonner un chemin vers le progrès et un équilibre plus juste à cet environnement qui en a tant besoin.  

L'ENJEU
Dans quelques jours, le gouvernement va présenter sa réforme des retraites, dont la totalité des syndicats et la grande majorité des français ne veulent pas. Comment accepter de travailler obligatoirement jusqu’à 64 ou 65 ans, alors qu’actuellement la moitié des salariés seniors ont déjà été sortis du marché du travail et que cela correspond précisément à l’espérance de vie en bonne santé. Nous refusons de nous y résigner et cette bataille s’annonce, elle aussi, décisive pour notre qualité de vie et notre avenir.

EN ROUTE VERS 2023 … ET AU DELA !
Forts de ces ambitions et de ces constats, nous continuerons plus particulièrement à la SG à œuvrer en 2023 pour rester utiles, concrets et efficaces. Mais rien ne se fera sans vous. L’avenir va s’écrire. Si nous le souhaitons radieux, nous devrons écrire cette nouvelle page ensemble pour qu’elle soit belle et heureuse. C’est tout ce que nous pouvons vous souhaiter pour cette nouvelle année 2023 !

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moonnoel21