FESTIVAL DE PALMES
L’A.G. des actionnaires ne brillait pas par l’originalité de son ordre du jour : les deux questions essentielles étaient de savoir comment distribuer le résultat annuel et, surtout, à qui. La réponse était dans les résolutions soumises au vote : d’abord aux actionnaires, et ensuite aux membres actuels et passés de la DG. Signe du mécontentement qui ne cesse de monter parmi les salariés, vous avez délégué cette année près de 30% de voix supplémentaires à la CGT (241.416). L’idéal serait bien sûr de reprendre le contrôle du fonds E, que la direction parvient toujours à faire voter dans son sens grâce à un tour de passe-passe. La présentation des résultats est une tâche ingrate (faite par Diony Lebot) devenue au fil des ans un tourbillon d’allers-et-venues entre les ROE, RONE, ROTE, parfois sous-jacents et d’autres fois pas, maintenant un flou volontaire sur les notions de rentabilité et revenus. Bref, cette année c’est le ROTE sous-jacent, l’indicateur le plus flatteur qui s’établit à 8,4% au T1 2019 contre 10,9% un an auparavant qui crée la nécessité du nouveau plan d’économies. Le ratio CET1, lui, va bien : il est remonté à 11,7% à la fin du T1 2019, c’est-à-dire presque à l’objectif de 12% fixé pour rassurer les investisseurs. Que ce niveau ait été atteint en vendant à la hâte des filiales ou en contraignant des activités de BFI rentables à différer ou ignorer de belles affaires n’est évidemment pas mentionné. De même que l’arrêt brutal des activités de CTY en avril devrait également bénéficier au ratio à court-terme.

… AND THE WINNER IS
La star, c’est lui. Sans note, très à l’aise devant la foule, Frédéric Oudéa a fait le show. Et il le fait bien, attirant l’attention sur les points qu’il a choisi de mettre en valeur et éludant ceux qu’il souhaite faire oublier … Au fait, vous êtes tous formidables, le dialogue social est de qualité mais – et cela n’est pas dit ainsi – vous pouvez vous brosser pour espérer une augmentation : les rémunérations sont en ligne avec le marché et le contrôle des coûts est une priorité. On ne parle plus de banque universelle, nous sommes devenus une banque relationnelle de très long terme, tournée vers l’avenir. Après le lyrisme, vient ensuite le temps du sérieux. La mine grave, Frédéric Oudéa explique que les marchés se trompent. Non, la banque ne vaut pas 20 milliards d’euros de capitalisation. Un petit mea culpa : la communication n’a sans doute pas été bonne, affolant sans raison les investisseurs. Mais que ces derniers se rassurent, le niveau du dividende ne sera pas remis en cause. Lorenzo Bini-Smaghi n’a pu que se féliciter du travail du Conseil d’Administration et de la DG. Il a rappelé que Bernardo Sanchez-Incera avait démissionné considérant que la réorganisation rognait sur ses prérogatives. Difficile de réconcilier cette déclaration avec celle que fera un peu plus tard J.-B. Lévy pour justifier les 2 millions d’indemnités versés à Bernardo : ce serait un «départ contraint» et non une bouderie. Peut-on demander au Conseil d’Administration d’accorder 2,5 ans de salaire à tous ceux d’entre nous qui souhaiteraient claquer la porte de l’entreprise en cas de désaccord avec une réorganisation ? Quant au point visiblement le plus disputé des résolutions en faveur des directeurs généraux (prime de départ « contraint », de non-concurrence, retraites), Jean-Bernard Lévy s’est contenté de rappeler qu’il était en ligne avec le code de conduite du MEDEF. Ces derniers peuvent donc espérer recevoir le même pactole que Bernardo Sanchez-Incera en cas de départ. Il semblerait que la CGT ne soit pas la seule à trouver cela scandaleux puisque près de 32% des voix se sont exprimées contre lors du vote. De toute évidence, il y a aussi de gros investisseurs institutionnels qui ne goûtent guère la gourmandise des dirigeants de la SG.

APPARITION FURTIVE
La notification de votre intéressement participation 2019 va être accessible le 27 mai sur le Self service RH … qui ferme dès le 29 pour une semaine ! C’est du furtif !

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natio32mai2019

cgtbanana

 

 

 

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JEU DE DUPES
Évidemment, les 1.000 euros de supplément d’intéressement-participation versés après l’AG seront les bienvenus pour beaucoup. Mais il est impossible de claironner qu’il s’agit d’une formidable avancée sociale. Non seulement cette enveloppe globale d’environ 40 millions d’euros n’est pas récurrente, mais en outre elle représente le prix de l’abandon de 322 millions d’euros appartenant aux salariés par ceux qui ont signé l’accord amputant les primes de médaille du travail et les indemnités de fin de carrière. Pressée par la CGT, la direction a dû en effet révéler les chiffres qu’elle avait cachés pendant les négociations et mettre ainsi au jour le marché de dupes dont vous avez fait les frais. Soyons clairs : elle vous donne 1000 euros pour vous en prendre plus de 8000… Et puisque nous parlons de participation et d’intéressement, rappelons que leur niveau est à la SG bien loin des standards des autres banques françaises. C’est d’autant plus regrettable que Frédéric Oudéa – si fier de tenir ses promesses de dividendes aux actionnaires – a totalement oublié celle qu’il nous a faite il y a déjà de nombreuses années : de compenser l’absence d’augmentations collectives par des montants de rémunération financière enfin conséquents. L’accord fixant la formule de calcul de l’intéressement et de la participation arrive à échéance fin 2020. La négociation devra enfin être honnête.

BDDF : LE MERCATO       
La commission qui réunit la direction de BDDF et les représentants syndicaux nationaux a été l’occasion pour Laurent Goutard de présenter sa remplaçante Marie-Christine Ducholet avant de lui passer la main le 1er Juillet pour rejoindre IBFS/AFMO. Son départ, ainsi que celui de Stéphane Dubois, qui quitte le Groupe, ne sont pas des bonnes nouvelles. Comme l’a dit Laurent Goutard, «les 10 dernières années ont été compliquées, mais les discussions - parfois viriles - auront permis d’anticiper et de gérer en amont les difficultés dans l’intérêt de tous». Nous retiendrons sa capacité d’influer sur un conseil d’administration méconnaissant l’activité bancaire. Stéphane Dubois, quant à lui, portait beaucoup de dossiers en cours qui nous tiennent à cœur (transparence dans l’attribution du variable, nette hausse de la formation visant une réelle montée de l’expertise, suivi individuel au plus proche des salariés concernés par des réorganisations, etc). En pleine réorganisation du réseau, dans toutes ses composantes, avec des impacts majeurs sur les conditions de travail, ces départs simultanés ne sont pas de bon augure.

NOUVELLES DU FRONT
Nous avons demandé à la direction qu’elle nous communique le courrier et/ou le mail qui sera envoyé le 3 juin aux salariés des centraux directement concernés par les suppressions de postes. S’il ne devrait pas y avoir de surprise, nous tenons à prendre quelques précautions pour éviter des dérapages difficilement contrôlables a posteriori. D’autant que la multitude des contacts et des questions posées lors des permanences organisées par la CGT (ou envoyées par mail) démontrent parfois un « certain flou » sur les différents dispositifs de départ ou de reclassement. N’hésitez pas à nous contacter pour lever vos doutes ou pour demander des explications qui vous permettront de prendre les bonnes décisions.

LE TRUC EN PLUS
Vous voulez passer votre permis de conduire et il vous reste des heures de CPF qui seront perdues fin 2019 ? Faites d’une pierre deux coups, utilisez votre CPF et inscrivez-vous au permis de conduire !
Les conditions sur notre site.

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natio31

 goutard

 

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CONGÉS JEUNES PARENTS
Vous étiez nombreux à manifester votre intérêt suite à notre annonce concernant la mise en place à la SG des congés «jeunes parents» résultants des interventions de la CGT depuis le début de l’année. Cette avancée et ce progrès ont été obtenus par la ténacité de nos représentants qui, comme pour la prise en compte améliorée du variable dans les indemnités de départ, ont eu une démarche combative pour faire appliquer vos droits. Dans un document officiel, disponible sur notre site, la direction précise qu’«en attendant la mise en place du dispositif dans le logiciel RH, les salariés ne seront pas privés de leur droit mais qu’elle reviendra vers nous pour préciser les modalités d’application» … modalités qui se font attendre.

UNANIMITÉ
L’accord qui encadre les réorganisations GBIS – IBFS a finalement été signé par tous les syndicats. Il faut dire que c’est la 3ème génération pour ce type d’accords et que les dernières avancées que nous avons obtenues sont en progrès sur les conditions des 11 plans précédents. «L’intégration du variable à partir de 5 ans d’ancienneté est un point sur lequel nous aurons du mal à revenir» a commenté, en fin connaisseur, un représentant de la direction. L’expertise sur la stratégie de la direction est en cours et elle devrait être présentée au CE des centraux fin mai.

LE CAPITAL, C’EST VOUS !
Tombés vendredi, les résultats de la banque ne sont pas bons mais l’action s’est offert une embellie boursière - éphémère certes - grâce à la progression inattendue du ratio CET1, qui a bondi de 11,2% à 11,7% contre 11,3% attendus par les marchés. A l’origine de ce renforcement des fonds propres de la SG, il y a encore des cessions de filiales - à perte, comme très souvent - mais surtout des «mesures visant à alléger les contraintes en capital» dont la plus significative a été de faire vos poches. De manière furtive bien sûr. Quand la direction a convaincu certains que 1.000 euros de supplément d’intéressement compensaient la réduction drastique des primes liées aux médailles du travail et des indemnités de fin de carrière, elle s’est bien moquée d’eux. Elle a en effet payé 40 millions d’euros une reprise de provisions estimée à 400 millions qui sont venus donner du lustre au titre lors de la présentation des résultats du 1er trimestre 2019. Et incidemment booster un des indicateurs qui sert à déterminer la rémunération des directeurs généraux. Pendant ce temps, les plans de restructuration continuent et les coupes sévères dans les activités de la BFI ont un impact très clair sur les résultats. Alors que ces métiers font mieux que résister chez des concurrents proches, les activités de FICC à la SG sont particulièrement touchées et reculent nettement. Comme le soulignent les analystes, «la performance sous-jacente est inférieure à leurs attentes» et il ne faut pas seulement blâmer les sempiternelles «conditions de marché difficiles». Les coupes à répétition, notamment depuis 2016, et le manque d’investissement dans les systèmes et les hommes se font clairement ressentir. Il est donc assez surprenant de lire dans le message de Séverin Cabannes présentant les résultats de GBIS que ces derniers «confirment la nécessité» de tailler toujours davantage dans le muscle des activités de MARK. Encore une fois, plutôt que de dépouiller les salariés pour récupérer des provisions et de sacrifier des activités pour faire baisser le RWA, la direction ferait mieux d’utiliser les résultats pour renforcer les capitaux propres plutôt que de les distribuer à tout va. La défense des salariés passe aussi par celle des intérêts à long-terme de l’entreprise !

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cgtparent

 natio30mai2019

 

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VARIABLES ET PERSEVERANCE
A quoi reconnaît-on le succès d’une lutte ? Ce n’est pas seulement quand elle aboutit, mais aussi lorsque tous s’attribuent la paternité de cette réussite. Y compris les résistants de la dernière heure qui font plus de bruit que d'ouvrage… Mais ne boudons pas notre plaisir : l’inclusion - même incomplète - du variable dans l’indemnité de départ volontaire constitue un précédent très important qui vient récompenser 10 années de demandes constantes de la part de la CGT. De la même façon, nous continuerons à insister sur la mise en place de règles claires et équitables pour la répartition de l’enveloppe de variables pour les salariés qui resteront à la SG. Et c’est cette même vision de l’intérêt des salariés à long terme qui nous fait défendre régulièrement vos droits à la retraite, qu’il s’agisse de la défense de l’IP Valmy, des indemnités de fin de carrière (IFC) - bradées l’année dernière contre 1000 euros alors qu’elles en valaient 10 fois plus - ou encore de la compensation de la nouvelle décote AGIRC-ARRCO (héritée d’un accord national interprofessionnel CGC, CFTC et CFDT) pour les salariés partant dans le cadre d’un PTA et qui leur coûtera 10% de leur retraite complémentaire pendant 3 ans, soit en moyenne 1500 euros par an. Un simple calcul permet de comprendre la position que nous avons défendue sur ce point (augmentation de 70% à 80% de la rémunération du PTA). Maintenant, il nous faut définir notre position par rapport au texte que nous soumet la direction et qui va compléter les dispositions de l’accord d’entreprise du 13 mars dernier en matière d’accompagnement des suppressions de postes chez GBIS et IBFS. Comme nous l’écrivons ci-dessus, des avancées ont été obtenues. Mais sont-elles assez significatives pour justifier d’une signature de notre part ? C’est à vous de nous le dire en votant sur l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou à partir de notre site.

UNITE SYNDICALE
Qu’est-ce qu’un contrat d’opération, tel que prévu par les ordonnances Macron ? Tout simplement un CDI pouvant s’arrêter à tout moment si l’employeur estime – unilatéralement - que le projet est terminé. Imaginez la négociation de votre PPi avec votre « employeur banquier» à la place de votre avance logement. Précarité à la sortie, mais aussi à l’entrée puisque la période d’essai est celle d’un CDI classique. Ce dispositif aurait pu concerner tous les métiers de la banque (sauf commercial dans le réseau). S’appuyant sur une seule organisation syndicale, le patronat bancaire a essayé d’imposer ce contrat jetable dans la branche. Unis dans la contestation de ce projet profondément contraire aux intérêts des salariés, la CGT, la CFDT, la CFTC et FO ont heureusement fait échouer cette manœuvre. En ce lendemain de 1er mai, voilà une belle illustration de la réunion de sensibilités syndicales diverses pour contrer « l’accompagnement » des oukases de la direction que préconisent certains. En cette période difficile pour la SG, c’est bien dans cet esprit rassembleur et combatif que la CGT inscrit son engagement auprès de vous.

UTILISEZ VOTRE CAPITAL
Et puisqu’il est question d’engagement, c’est le moment d’utiliser les droits de vote attachés aux actions SG que vous détenez dans votre PEE. Alors que le PDG de Danone montre l’exemple en renonçant à la fois à sa retraite-chapeau et à sa prime de non-concurrence, les dirigeants de notre banque s’inscrivent à contre-courant de cette «insoutenable concentration des richesses dans le monde». Pour les aider à retrouver le sens commun, votez via Esalia ou confiez vos voix au représentant de la CGT à l’AG (Emeric Uhring, 17 cours valmy, 92972 Paris la Défense) qui se tiendra le 21 mai prochain.

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 cgt326ag2010

 

Publié dans Infos 2019

PRENEZ LE POUVOIR !
Malgré la raréfaction des Plans Mondiaux d’Actionnariat Salarié (PMAS), vous restez les premiers actionnaires de la Société Générale avec 10,91% des droits de vote. De quoi faire entendre votre voix dans la détermination de la stratégie, de la politique de rémunération, etc. ? Pas si vous laissez le Fonds E exercer vos droits de vote à votre place. Par un tour de passe-passe dont elle a le secret, la direction a en effet réussi à garder la haute main sur le Fonds E et sa politique de vote à l’Assemblée Générale des actionnaires. Alors qu’elle nous inflige son 12e plan de restructuration et de suppressions de postes en 10 ans, qu’elle s’obstine à distribuer la majeure partie des résultats de l’entreprise au lieu de les réinvestir pour soutenir l’emploi et la croissance et qu’elle ne cesse de s’attaquer aux acquis négociés depuis des dizaines d’années, le cours de l’action est toujours orienté à la baisse. Ce ne sont plus seulement les salariés qui expriment - à travers notamment du baromètre employeur - leur défiance à l’égard de la stratégie suivie par la direction actuelle, ce sont aussi les investisseurs. Dans ces conditions, est-il possible de laisser voter les résolutions reconduisant les administrateurs responsables d’une stratégie dont vous êtes les premières victimes en termes notamment de dégradations des conditions de travail et de rémunération ? Est-il possible de laisser voter les résolutions protégeant les avantages et parachutes dorés des directeurs généraux ? Si comme nous, vous pensez que non, alors vous pouvez exercer directement vos droits de vote sur Esalia ou alors les déléguer comme chaque année au représentant de la CGT à l’Assemblée Générale, Emeric Uhring (domicilié pour l’occasion à la permanence CGT, Tour SG, 17 cours Valmy, 92972 PARIS LA DEFENSE).

LES EXPERTS, C’EST VOUS
Un premier examen par le CE des Services Centraux Parisiens des 344 pages du projet de réorganisation de GBIS et IBFS – avec ses 752 suppressions de postes prévues – a eu lieu ce jeudi. Un expert a été missionné afin d’en étudier les motivations économiques avancées par la direction et la justification des suppressions de postes. Il dispose d’un petit mois de Mai pour produire son rapport. Mais quelles que soient ses qualités, il a aussi besoin des experts de terrain c’est-à-dire de vous. Les élus CGT sont là pour recueillir vos remarques, questions et suggestions afin de les lui transmettre et nourrir ainsi des contre-propositions destinées à sauvegarder un maximum d’emplois et d’activités. C’est aussi comme ça que nous préserverons la banque des coupes provoquées par l’obsession du rendement à court terme et que nous pourrons contribuer à construire l’avenir.

DES ELECTIONS MARQUANTES
Merci à vous qui avez voté lors du 1er tour des élections du futur CSE des centraux. La CGT SG continue sa progression avec 35,16% des voix exprimées (et même 35.82% parmi les cadres). C’est d’ailleurs la seule organisation syndicale qui progresse. 7 syndicats se présentaient à cette élection. L’UNSA rate son entrée et ne sera pas représentatif. La CFTC perd sa représentativité dans ce périmètre qui représente la moitié des effectifs de la SG en France. Le SNB, secrétaire du CE sortant, perd 0,67%. La CGT fait donc une belle progression (+4% !) avec un taux de participation qui augmente lui aussi de 5,60%. C’est un véritable encouragement à continuer notre syndicalisme combatif et proche de tous les salariés ! Merci !

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 moon notre dame

 

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LA 12e LAME
Alors que les détails du 12e plan de suppressions de postes de l’ère Oudéa viennent de sortir, il faut prendre un peu de recul. 1600 emplois perdus dans le monde, dont plus de 750 à Paris et près de 300 à Londres, ce n’est pas rien. Nous sommes presque au niveau de 2012, mais avec une différence de taille : pas de crise systémique menaçant l’existence de la banque. Tandis que les efforts étaient alors partagés par tous, ils ne sont maintenant supportés que par les salariés. Et au lieu de servir à renforcer le niveau de capital ou de financer les investissements nécessaires à la transformation de la banque, les bénéfices réalisés grâce à votre travail sont dilapidés par la distribution de dividendes excessifs. Comment la direction générale peut-elle parler de rareté du capital pour justifier la fermeture d’activités alors même que le taux de distribution aux actionnaires est de 50% ? C’est le genre de question que devraient poser les représentants des salariés qui siègent au Conseil d’Administration.

ESCAPE GAME, MODE D’EMPLOI
Il paraît que la nouvelle promotion d’inspecteurs sera choisie sur la base d’un escape game. Pour sortir de celui ouvert par le nouveau plan de réorganisation, il y a deux voies. La première est la contestation économique des coupes envisagées. Pour cela, nous avons besoin de vos retours, de vos arguments que nous irons défendre auprès de la direction pour demander le maintien de votre activité. La seconde est la négociation – qui commence le lundi 15 avril – au sujet de la mise en place du dispositif d’accompagnement RH des réorganisations. Nos revendications sont de deux ordres : d’abord la mise en place d’un dispositif à la hauteur des enjeux, et ensuite l’amélioration des dispositions prévue par l’accord-cadre. Ainsi la CGT est pour l’instant la seule à exiger que le variable soit pris en compte pour le calcul de la prime de départ volontaire de tous les salariés optant pour cette solution, et pas seulement pour ceux ayant seulement 20 ans d’ancienneté. Pour que ces revendications puissent aboutir, il est important que nous obtenions le maximum de voix à l’issue du scrutin en cours. La direction en tiendra compte ! 

VOTEZ POUR VOUS
Jusqu’au 18 avril, les salariés des Services Centraux Parisiens élisent les 35 membres du CSE qui se mettra en place le 1er juillet. Juste à temps pour accompagner la 1ère vague de départs et de reclassements du nouveau plan de réorganisation. Seulement 35 élus contre plus de 400 actuellement et près de 2000 salariés directement concernés. Pour avoir un maximum d’élus CGT sur le terrain pour vous accompagner, votez et faites voter pour notre liste !

VICTOIRE !
Suite de notre série sur les «congés jeunes parents» (cf nos infos du 29 Mars). La direction a enfin confirmé à nos représentants qu’elle allait appliquer le dispositif étendu en 2016… mais qu’il fallait pour ça revoir Gerhswin. Le logiciel de paye et de gestion RH étant une application «fragile», il va certainement falloir quelques temps pour qu’il intègre le dispositif. En attendant, si vous avez des enfants, vous avez droit à 2 jours de congés supplémentaires par enfant à charge (dans la limite de 30 jours de congés par an) selon la loi.

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 natio 27 mois davril 2019

cgt20095

Publié dans Infos 2019

FUITES DE CAPITAUX
Quand il s’agit de rémunérer votre travail, les temps sont durs selon la direction. Mais avec 3,9 milliards d’euros de résultat net, dont la moitié sera distribuée sous forme de dividendes, l’urgence de se lancer dans un énième plan d’économies paraît toute relative. Tout comme est très relative l’augmentation de l’enveloppe allouée à la rémunération financière (intéressement et participation) des salariés : +17% certes, mais à 117 millions d’euros, elle reste très loin de la norme des autres entreprises financières. Et ce ne sont pas les 42 millions de complément d’intéressement consentis par la direction qui permettront de faire oublier les centaines de millions envolés avec la disparition des augmentations collectives annuelles, la baisse récurrente des enveloppes du variable et les coupes sévères dans les divers avantages sociaux effectuées ces dernières années (dont récemment la prime des médailles du travail et les indemnités de fin de carrière). Il n’y a rien de glorieux à se vanter d’avoir été complice de ce tour de passe-passe effectué au détriment des salariés.

A LA DECOUPE
Au-delà de la question du partage des bénéfices avec les salariés, la distribution irréfléchie de dividendes ces dernières années a une conséquence fâcheuse : la SG est en manque de capital. 1% de ratio CET1 pour être précis : soit 3,6 milliards d’euros. Il aurait été logique de garder davantage de bénéfices pour muscler le bilan de la banque, et cela aurait été le rôle des administrateurs salariés de le dire. Mais ils se sont tus, et nous sommes de plus en pleine campagne électorale : Frédéric Oudéa brigue un nouveau mandat d’administrateur. Comme d’autres, il pense flatter ses électeurs avec des cadeaux à courte vue et des promesses pour l’avenir : la SG sera au cœur de la recomposition du paysage bancaire européen. Malheureusement, cette campagne a un coût. Au-delà du manque de capital, le coût social que la direction va vraisemblablement nous présenter le 9 avril prochain sera chèrement payé, notamment par les salariés d’IBFS et de GBIS. A force de coupes répétées, quelle sera la position de la SG dans le futur mécano bancaire européen ?

VOTEZ POUR VOUS !
Puisque c’est de saison, une autre campagne électorale bat son plein : celle pour désigner vos représentants qui seront chargés de vous défendre et de promouvoir les intérêts de tous les salariés des Services Centraux Parisiens au cours des 4 années à venir. L’enjeu est d’importance, car ces années seront cruciales pour l’avenir de la banque. Et, pour commencer, ces nouveaux élus auront la lourde tâche de vous accompagner au cours de la mise en place de la réorganisation de GBIS et IBFS avec les très nombreuses suppressions que l’on peut craindre. S’il y a bien une chose que les précédents PSE ont mis en lumière, c’est le rôle et l’implication sans faille des élus CGT. Mais, attention, une des nouveautés héritées des ordonnances et de l’accord signé par les autres syndicats, fait que la force de frappe de chaque syndicat est déterminée dès le 1er tour (et uniquement !). L’existence d’un vrai contre pouvoir n’est pas inscrite dans le marbre, cela dépend de chacun d’entre vous. Du 11 au 18 avril, ce sera le moment pour vous de faire en sorte que vos élus CGT SG soient très nombreux !

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natio26avri19

 

Publié dans Infos 2019

TARIF JEUNE
Un nouveau dispositif a beaucoup de mal à entrer en application. Contrairement aux «contraintes du nouveau monde», les «nouveaux progrès» n’arrivent pas toujours à être correctement appliqués. Rien de surprenant, c’était pareil dans l’ancien monde. Une belle illustration concerne les congés spécifiques prévus par l’article L.3141-8 du Code du Travail : 2 jours de congés supplémentaires par enfant à charge (sans que l’ensemble des congés ne puisse dépasser 30 jours). En 2016, le dispositif pour les «jeunes mères de famille» (- de 21 ans) a été élargi aux pères et aux plus de 21 ans. Ces congés sont une disposition légale d’ordre public, et il est donc impossible d’y déroger. A la SG, ce point concerne en priorité les nouveaux embauchés ou les salariés qui n’ont pas effectué une année complète (maternité, maladie, etc) et qui n’ont pas atteint le plafond des 30 jours de congés. Saisie début février par la CGT, la direction a répondu fin mars au CE des Centraux. D’après elle, les salariés SG ne sont concernés car ils bénéficient déjà de «jours enfant malade» (et des RTT). C’est faire un lien indu entre ces jours de congés supplémentaires et la justification nécessaire liée à la maladie. Ils n’ont pas le même objet, ni les mêmes modalités d’utilisation. Une copie à revoir ?

LES CLOCHES EN AVANCE !        
35, c’est le nombre d’élus que vous allez pouvoir élire à partir du 11 avril pour vous représenter dans les services centraux pour les 4 prochaines années. Comparés aux 450 représentants du personnel élus en juin 2016, la coupe est sévère après les ordonnances Macron et l’accord signé avec la direction par les autres syndicats de la SG. Pour le moment, c’est Pâques avant l’heure dans les services centraux. Pas de cloches ni de lapins à la manœuvre, mais cela n’empêche pas les distributions de babioles en tous genres en guise d’arguments électoraux. Le contexte actuel nécessiterait plutôt un effort et une réflexion communs afin de porter l’intérêt des salariés face aux mauvais coups. Au contraire, il n’y a jamais eu autant de postulants pour si peu de places…et tant de travail ! Avec 7 syndicats pour 35 postes à pourvoir, nous aurons besoin de tout votre soutien pour reconduire pour les 4 ans à venir la task force de la CGT qui vous défend et vous alimente en informations fiables et indépendantes de la direction. Nous présentons 70 Candidats (35 titulaires et 35 suppléants) issus de 24 BU/SU différentes, 8 techniciens et 62 cadres, 31 femmes et 39 hommes. L’avenir, c’est vous qui l’écrirez dès le 11 avril.

AU BON BEURRE    
Parmi les résolutions proposées aux votes lors de l’assemblée générale des actionnaires cette année, il y a le niveau du dividende, le renouvellement pour 4 ans du mandat de Frédéric Oudéa, et celle concernant l’épargne retraite des directeurs généraux. Alors que les simples salariés ont été privés de l’IP Valmy en 2017 et que les indemnités de fin de carrière et de médaille du travail ont été sévèrement rabotées fin 2018, le dispositif retraite supplémentaire aux directeurs généraux reste très généreux : la SG contribue à hauteur de 8% (au-delà de 160k€), soit 51.000€ pour 800.000€ de rémunération fixe. A comparer à notre propre régime qui se monte à 2% de notre RAGB (dont 0,5% de notre poche).

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cgtactio 

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natio25mars2019

Publié dans Infos 2019

TOUR DE CHAUFFE
Séverin Cabannes est venu devant les représentants syndicaux nationaux pour faire un «point d’étape» sur la revue d’activités en cours sur l’ensemble des activités de GBIS. Il nous a présenté l’analyse du contexte global et les anticipations de la DG. Le compte-rendu complet est sur notre site. Quant aux conclusions en termes de restructurations, elles ne devraient pas nous être présentées avant mi-avril. Quelle stratégie adopter face à l’empilement des contraintes réglementaires depuis 10 ans, une concurrence féroce venue d’outre-Atlantique, un abandon de l’Europe, une profonde modification des attentes des clients ? … Pour l’instant, la direction n’a pas répondu à ces questions. Seules quelques fuites ont déjà animé les rédactions. Une autre manière de préparer les esprits. En tout cas, ce n’est pas l’annonce d’une nouvelle cure d’économies qui peut faire une stratégie convaincante tant vis-à-vis des marchés que des salariés. Il faudra beaucoup plus.        

CDI CHEZ KLEENEX           
Le nouveau monde n’en finit pas de réinventer la roue. S’il y a bien besoin d’aide exceptionnelle sur tel ou tel aspect, ou dans telle ou telle circonstance, le CDD ne suffit plus au MEDEF. Les plus anciens se rappelleront que la SG n’avait pas attendu pour abuser des contrats courts. En 2000, le record SG que nous avions rencontré dans nos locaux était un salarié, dans les salles de marché, qui avait cumulé 51 contrats à durée déterminée, pour faire le même job que son collègue du middle office à coté de lui et qui bénéficiait, lui, pleinement des avantages SG et de la convention collective. Grâce à la CGT, il a été intégré tout comme 300 autres salariés des back et middle offices, après que la SG ait été condamnée pour délit de marchandage et prêt de main d’œuvre illicite. En 2019, un projet d’accord est soumis par l’AFB aux syndicats. Il s’agirait de pourvoir tous types d’activités (sauf commerciale en agence !), avec du personnel virable du jour au lendemain. Cela pourrait concerner 1.200 salariés dans une entreprise comme la SG. Il n’est pas prévu de RTT, juste une «attention» à la pose de congés si le contrat dure plus d’un an. Quid de la mutuelle ? Quid de la prévoyance ? Quid de l’ex IP Valmy ? Le projet d’accord de branche nécessite de sérieux garde fous. Il prévoit même que quelque soit la cause, la rupture du contrat est considérée comme fondée sur une cause réelle et sérieuse … Pas vraiment de quoi améliorer l’engagement des salariés !

LOBBYING
Alors qu’en France seuls les syndicats représentatifs (qui  ont eu plus de 10% lors des élections) peuvent normalement entrer dans une salle de réunion et négocier, la direction a réussi à faire signer un accord SG qui permet d’exclure la CGT du suivi de ce dernier au motif qu’elle n’en est pas signataire. Il s’agit ici de l’accord QVT – que nous avions dénoncé comme un marché de dupes – qui aurait tenu sa première réunion de suivi sans la CGT. «Et alors ?» nous direz-vous. Dommage, car nous aurions pu vous expliquer comment la direction a obtenu que l’enquête QVT soit fusionnée avec le Baromètre Employeur, et que la prestation soit dorénavant effectuée par BVA (par ailleurs détenu par Bolloré et condamné pour discrimination syndicale envers la CGT) au détriment d’Ipsos. Tout se passe entre gens de bonne compagnie. D’où l’exclusion de la CGT de l’invitation ... Certains noteront même un lien direct entre la QVT et la contribution de HRCO/SSA à la liste de candidats d’une organisation syndicale aux élections des services centraux. Alors, indépendants ? Oui. C’est bien. Indépendants de la direction, pour un réel contre pouvoir, c’est mieux et c’est même indispensable !

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cgt rentabilite

natio 24mars2019

Publié dans Infos 2019
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