vendredi, 26 juin 2015 07:29

Les conséquences de la signature de l'accord sur le transfert vers Val de Fontenay - juin 2015

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Bonjour à tous,

Près de 800 votes auront été exprimés lors de la consultation de la CGT sur la signature ou non de l’accord encadrant le transfert des activités de la Défense vers Val de Fontenay.

64 % d’entre eux sont favorables à la signature et 36% contre.
Au-delà des remerciements de nombreux salariés pour l’action menée par la CGT (communications régulières des projets de la direction, des comptes rendus, etc.) et de la consultation, qui apparaît être la moindre des choses pour la plupart des salariés, beaucoup de réponses étaient motivées.
Nous ne nous trompions pas en écrivant que l’accord ne  résout pas tout et que la commission de suiviet de recours sera déterminante pour pas mal de situations individuelles.
Nous avons d’ailleurs déjà commencé notre travail en ce sens, en publiant sur nos sites une nouvelle FAQ (Foire Aux Questions) pour permettre à tous les salariés d’y trouver éventuellement la réponse à leur propre situation.

La CGT est donc signataire de l’accord, conformément aux votes des salariés.
Il est arrivé que les salariés nous demandent de ne pas signer un accord qui touche l’emploi et leurs conditions de travail. Ce que nous avions fait.
Par exemple, lors du PSE de SGAM, 68% des salariés s’y étaient opposés. Seule la CGT avait tenu compte de cet avis et n’avait pas signé.
Lors de Mikado, les salariés avaient exprimé leur volonté de ne pas signer l’accord encadrant la volonté d’externalisation-délocalisation d’activités de GBS. Nous n’avions pas signé l’accord qui comportaient des garanties que nous avions largementcontribué à construire.
Cette fois ci les salariés ont considéré le texte comme un point d’appui, une aide face à une décision de réorganisation de l’entreprise qui est potentiellement lourde de conséquences pour certains.

Mais nous avons émis des réserves.
La CGT, soucieuse de limiter le préjudice subi par les salariés par le transfert de plusieurs milliers de postes, a décidé de signer l’accord proposé, conformément au souhait des salariés.
Toutefois, la CGT entend faire toutes réserves quant à l’affirmation de la direction, selon laquelle les sites de La Défense et de Val de Fontenay se situent dans le même « bassin d’emploi ».
Le syndicat CGT ne saurait s’associer à cette appellation ambiguë et ne correspondant à aucune qualification juridique.
Contrairement à ce qu’à affirmé la direction pendant les négociations, la région Ile de France ne constitue pas un bassin d’emploi ou une zone géographique unique. Compte tenu de l’éloignement géographique et du temps de transport séparant ces implantations, il est manifeste que les sites de  La Défense et de Val de Fontenay ne se situent pas dans une même zone géographique.
La CGT souligne que la modification du lieu de travail de La Défense vers Val de Fontenay, constitue donc une modification du contrat de travail des salariés concernés, nécessitant leur accord individuel.
La CGT rappelle que toute décision de mutation unilatérale caractériserait une violation des contrats de travail et constituerait une mesure illicite.

Le travail continu pour nous…
Bien évidemment, nous savons que chaque salarié ne se saisira pas des dispositifs que nous avons obtenus et de l’aide que nous pourrions leur apporter. Mais, nous allons continuer la défense des intérêts des salariés qui nous auront saisis, avec la même détermination que celle qui aura été nécessaire pour obtenir l’accord.
Il va de soit qu’au-delà, nous allons aussi continuer d’intervenir sur les conditions de travail et la qualité de vie au travail générées par le nouvel immeuble, le transfert qu’il implique qui est aussi positif pour certains d’entre vous. Des groupes de travail initiés par la direction sur les «services aux occupants» et l’«organisation du travail» ont débuté dans l’opacité habituelle. Nous invitons les futurs nouveaux occupants des tours de Technopolis à VDF à nous faire part de leurs propositions, leurs demandes et expériences pour que celles-ci soient prises en compte et traduites dans les faits. Il y a d’ailleurs une grande nécessité à maintenir ce lien si l’on en juge par la volonté de la direction (assistée de la CFTC) d’introduire le « flex office» comme mode d’organisation du travail. Nous avons fais retirer de l’accord la possibilité qu’aurait la direction de supprimer des postes de travail et de les transférer sur les « bureaux de passage ». Financièrement rentable, cette opération modifierait profondément la vie dans l’entreprise. Pour nous, il est nécessaire que chacun d’entre vous ait un « espace de travail privé » sur lequel venir travailler et que vous n’ayez pas à vous poser la question chaque matin de savoir ou vous poser, si vous pouvez vous poser. A contrario, le «flex office» a démontré dans certaines entreprises japonaises que, faute d’espace privé, les salariés planquaient ou ils le pouvaient leurs documents de travail, leurs affaires perso, etc…
Pour éviter, qu’après les éventuels problèmes de transports, vous fassiez les frais de la science fiction dans laquelle certains se voient déjà, nous vous invitons à maintenir les liens avec les représentants de la CGT pour avancer plus sereinement sur ces aspects sur le plancher des vaches.

Merci à vous et nous comptons sur vous !

Philippe FOURNIL - Délégué national de la CGT SG
Emeric UHRING - Secrétaire du CE des services centraux
Vanessa LABIS - Secrétaire du CHSCT de CB3 - Adamas
Morgane Ernoux - Secrétaire du CHSCT des Tours SG - Basalte


 

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