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Compte-rendu de la réunion de signature de l’accord Emploi 2026 – 2028 , le 15 décembre 2025

Compte-rendu de la réunion de signature de l’accord Emploi 2026 – 2028

 Cette réunion s'est tenue dans le cadre de la signature d'un accord majeur pour Société Générale, faisant suite à plusieurs rounds de négociations intenses entre la direction et les organisations syndicales.    
 La DRH Groupe a commencé par remercier les différentes parties pour leur travail dans le cadre de la négociation de cet « accord extrêmement structurant » notamment sur la formation, la mobilité interne et l'évolution des compétences. Le nouveau paradigme est d’après elle un signal positif qui va guider l’entreprise.  L'accord vise à opérer un changement de paradigme stratégique en plaçant la formation, la montée en compétences et la mobilité interne au centre de la politique RH de l'entreprise, plutôt que de privilégier les dispositifs de départ.

La CGT a exprimé des réserves importantes et des préoccupations concrètes pour motiver son refus de signer le projet d’accord de la direction.

L'atmosphère de la réunion était contrastée. D'un côté, un ton enjoué et reconnaissant de la part de la direction et des syndicats signataires, soulignant le travail collectif accompli et le caractère structurant de l'accord. De l'autre, des tensions palpables exprimées par la CGT, qui a fait part de préoccupations sérieuses concernant le climat social, les risques psychosociaux avérés et certaines pratiques managériales jugées problématiques qui font écho à la gestion RH proposée.

Le ton général oscillait entre satisfaction pour le changement de cap stratégique et vigilance quant à sa mise en œuvre concrète.

La DRH a ensuite ouvert un tour de table des syndicats : 

Position du SNB (signataire) : "Ca répond à nos demandes"
Le SNB a confirmé qu’il sera signataire de l'accord. Tout en saluant le changement de stratégie qui répond à une de leur demande de longue date : « ne pas laisser partir le savoir des collaborateurs avec des dispositifs de départ financiers ». Tout en reconnaissant que certains points auraient pu être améliorés, il a accepté le « compromis inhérent à toute négociation ».

Position de la CFDT (signataire avec réserves) : "Un accord ambitieux"
La CFDT s'est déclarée signataire de l'accord tout en annonçant des réserves formalisées au moment de la signature. Les points positifs soulignés incluent :

Le transfert de budgets vers le maintien dans l'emploi plutôt que vers les dispositifs de départ de l’entreprise ;
Le caractère ambitieux de l'accord ;
Les efforts sur la mobilité et les dispositifs pour les salariés restant sur des emplois viables à terme .
La CFDT a qualifié cet accord de « transition », soulignant qu'il représente un vrai changement de culture nécessitant une propagation dans toutes les lignes de Société Générale jusqu'aux salariés. La CFDT a insisté sur sa vigilance quant à la mise en application de l'accord sur les trois années à venir et sur l'utilisation des leviers disponibles pour assurer son succès.

Position CFTC (signataire) : "Le dialogue a repris"

La CFTC a salué la « reprise du dialogue » après une période compliquée, reconnaissant que le « retour à une forme de négociation connue a permis d'aboutir à ce résultat ». Elle a souligné qu’une « nouvelle règle du jeu a été définie, mais la partie reste à jouer et à gagner ». La mobilité reste « un parcours de combattant » et il est essentiel de démontrer rapidement que les choses changent concrètement pour les salariés. Pour la CFTC, « Favoriser et penser aux salariés de l'entreprise avant ceux qui en partent était essentiel ».

Position CGT  (non-signataire) :

Nous avons exprimé une position beaucoup plus critique, refusant de signer l'accord en l'état :

Nous aimerions pouvoir porter le même optimisme que la DRH et les syndicats signataires, croire aux objectifs affichés dans l'accord (comme la priorité à la mobilité interne) mais il manque le principal : 

Les 3 revendications des organisations syndicales (pas de licenciement sec - pas de mobilité contrainte - un chapitre 3 en cas de catastrophe) sont absentes de l’accord. 

Nous sommes dépités de voir ce pan important de notre pacte social disparaître à son tour,

- Après le télétravail - pour lequel nous avons invité la direction à revenir autour de la table de négociation avec une posture plus ouverte, 

- Alors que le dispositif d'évaluation est en passe de redevenir ce qu'il était avant l'accord que nous avons signé ensemble (et que la direction ne respecte pas), c’est-à-dire une machine de guerre au service de la performance (avec ses risques de dérapages et la chasse aux sous performeurs).

Nous allons regarder de près ce qu'il est possible de faire pour éviter le déploiement d'un tel dispositif, sans les garde-fous que nous avions convenus avec la direction par accord. 

Les signaux envoyés aux équipes ne sont pas sains et nous sommes très inquiets de ce qu'ils vont générer. 


Vendredi soir, un collègue, père de 7 enfants, mais âgé de 64 ans était convoqué pour un entretien préalable au licenciement pour insuffisance professionnelle après plus de 20 ans d'ancienneté et à 4 ans de la retraite. Nous avons invité la direction à intervenir si ce n'est pas ce qu’elle veut développer dans son « nouveau paradigme ».

Il y a quelques jours, une collègue de retour de congé maternité a été affectée au centre de paris alors qu'elle était, avant son congé maternité, affectée en banlieue à proximité de son logement. Le tout en pleine contradiction avec l'accord que nous avons signé ensemble (égalité professionnelle) mais en toute impunité car la « direction locale » a répondu qu'elle faisait ce qu'elle voulait dans le bassin d'emploi IDF. Notion de « bassin d’emploi » incluse dans l’accord, que nous avons combattue et qui va poser des difficultés. 

Les exemples sont légions et sans respect des règles fixées ensemble, les temps vont être très compliqués.

L'application qui sera faite des principes mis en avant sera donc déterminante. 

Nous avons attiré l’attention de la DRH Groupe sur les RPS qui n'ont certainement jamais été aussi globalement élevés (à part lors d'épisodes furtifs, type projet Roméo).

Nous invitons donc la direction à nous faire mentir.

En attendant, conformément à ce que 92 % des salariés qui ont répondu à notre consultation nous ont demandé, la CGT ne sera pas - pour la 1ère fois - signataire du projet  d'accord Emploi. 

La direction a clos le tour de table en disant être attentive à la mise en œuvre de l'accord et aux remontées des organisations syndicales pour améliorer progressivement le dispositif en fonction des retours terrain.

Elle a sorti les parapheurs et le projet d’accord a été signé par la direction, le SNB, la CFDT et la CFTC.

Thématiques 15 Décembre 2025

25 novembre 2025 : journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Au travail aussi, il faut des actes et des moyens !

Communiqué de presse de la CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, UNSA, Solidaires et FSU

Les violences faites aux femmes au travail sont massives. Ainsi elles touchent les femmes de toutes professions, du secteur privé comme public et de toutes catégories socioprofessionnelles.

Le 20 octobre 2025, dans un communiqué, l’intersyndicale a alerté sur la profondeur de la colère sociale. Le budget à l’étude n’apporte aucune réponse à la hauteur et fait peser l’essentiel des efforts sur le monde du travail. Nos organisations syndicales demandent  un budget de justice sociale et fiscale qui prend en compte l’objectif d’égalité salariale femmes/hommes. La lutte contre les violences faites aux femmes  implique de se doter d’un plan global interministériel adossé à des moyens  pour prévenir et traiter rigoureusement les violences sexistes et sexuelles. Dans ce cadre, les services publics – en particulier ceux de la santé, la justice, la police, l’éducation – doivent être renforcés et bénéficier d’un budget à la hauteur des enjeux que représente l’éradication de ces violences. 

Aujourd’hui encore : 9% des viols ou tentatives de viols ont lieu au travail, 30% des salariées ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail et 70 % de ces victimes de violences au travail déclarent n’en avoir jamais parlé à leur employeur. Pour celles qui parlent, c’est souvent la double peine : 40 % estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée voire un licenciement 

De trop nombreux employeurs, qu’ils soient publics ou privés, ne respectent pas leurs obligations relatives à la santé et sécurité des travailleuses et des travailleurs en matière de prévention, de protection des victimes et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail. . 

Les budgets alloués à la lutte contre les violences faites aux femmes sont encore trop faibles, mal répartis et imparfaitement  évalués comme l’indique le rapport sénatorial d’information déposé le 2 juillet 2025 sur « l’évolution du financement de la lutte contre les violences faites aux femmes ». 

Le delta est énorme entre les budgets dépensés de 171,6 millions d’euros et ceux nécessaires pour répondre aux besoins estimés à 3,1 milliards d’euros selon la fondation des femmes. 

Ainsi dans le domaine du travail, il est urgent de franchir de nouvelles étapes en matière de prévention, d’obligations et de sanctions pour lutter contre ces violences et renforcer la protection des victimes. Le lieu de travail doit pouvoir être une ressource pour la lutte contre les violences conjugales et intrafamiliales, par la mise en œuvre de mesures spécifiques et la prise en charge, par le service social du travail de l’entreprise, de l’accompagnement de la victime. 

La France doit s’aligner sur les meilleures législations européennes, en transposant notamment dans les meilleurs délais la directive 2024/1385 sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Elle doit aller au bout de ses engagements et des concertations doivent être rapidement ouvertes pour intégrer ces nouvelles obligations et de nouveaux dispositifs dans la loi : 

Faire un bilan rigoureux des mesures de 2018 et identifier les nouvelles dispositions à adopter ; 
Construire un baromètre annuel sous l’égide du Haut Conseil à l’Egalité pour évaluer le ressenti des travailleuses sur les violences sexistes et sexuelles au travail,  dans le secteur privé comme dans les fonctions publiques ; 
La mise en place de sanctions dissuasives pour toutes les entreprises et établissements qui n’ont pas de plan de prévention des violences sexistes et sexuelles et de dispositif de signalement ; 
Des droits pour protéger les victimes de violences conjugales, conformément à la convention 190 et la recommandation 206 de l’OIT : abrogation des jours de carence en cas d’arrêt maladie et de la décote salariale de 10 % pour les agentes de la fonction publique, interdiction de licenciement, droit à absences rémunérées pour faire ses démarches, droit à la mobilité géographique et fonctionnelle ; 
L’obligation de formation des personnels des ressources humaines, personnels encadrants, élu·es dans les instances représentatives du personnel (comité sociaux CSE / CSA…) ; 
Des moyens pour que les référent∙es harcèlement sexuel/agissement sexiste des CSE  et les élues VDHA (violence, discrimination, harcèlement, agissement sexiste) puissent jouer leur rôle syndical : prérogatives clairement définies, temps de délégation, formations…. ; 
L’obligation annuelle d’une campagne de sensibilisation sur les violences sexistes et sexuelles auprès de l’ensemble des salarié∙es sur leur temps et lieu de travail ; 
L’obligation de mise en place de dispositifs de prévention spécifiques pour les travailleuses et travailleurs les plus vulnérables et notamment les jeunes, les précaires, les apprenties, les personnes LGBTQI+, les travailleuses de nuit ou en milieu non mixte… ; 
Des droits pour que les victimes de violences sexistes et sexuelles travaillant dans des entreprises sans représentant∙e du personnel puissent être défendues et accompagnées par un syndicat face à leur employeur ; 
Un accès aux soins garanti avec le remboursement à 100 % des consultations en psycho-traumatologie pour les victimes ; 
La mise en œuvre  partout et sans délai du  programme EVARS (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle, et Sexuelle ) dans les écoles et les établissements, avec le recrutement de personnel médico-sociaux à hauteur des besoins. 
Les violences sexistes et sexuelles au travail ne sont pas une fatalité 

Transformer le travail, c’est transformer la société tout entière ! 

Olivier D. Thématiques 19 Novembre 2025

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Les fiches pratiques de la CGT - édition du 19 janvier 2024

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