La direction a été bien inspirée de ne pas faire de message de bonne année pour 2026.
Après une année durant laquelle nous avons exigé d’avoir de la visibilité sur RTS et la mission confiée à la cohorte de consultants de Mc Kinsey, la direction fait le contraire de ce que nous avons toujours exigé. C’est à dire de “ne pas nous mettre au pied du mur mais plutôt nous embarquer en amont pour pouvoir éventuellement trouver des solutions adaptées socialement”. Nous ne connaissons toujours pas le coût de la mission confiée à Mc Kinsey, la force de travail allouée à cette mission et ses attendus. Pas de présentation non plus du delayring, du span of control, etc. qui motivent / expliquent une bonne partie des réorganisations.
Ne pas avoir la présentation en amont de la négociation emploi (même sous forme de projet) est malhonnête intellectuellement et brutal socialement : cela aurait permis d’être plus pertinents sur les réponses apportées à l’objectif de supprimer 2254 postes.
Par ailleurs, le campus mobilité n’est pas créé, pas plus que l’observatoire des métiers. Les collègues ne savent même pas vers qui se tourner pour savoir si leur métier est en attrition (pour les CFC par exemple) qu’on leur dit déjà que leur poste est supprimé ou qu’ils sont rétrogradés.
On nous vend du reskilling et du upskilling, mais on se retrouve avec des rétrogradations ! C’est insupportable.
Des ateliers sont mis en place actuellement (accompagnements de projets, gestion du stress, gérer la charge de travail par temps de réorganisation, etc) mais les projets ne sont même pas validés par les IRP.
Cette accélération / précipitation brutale est incohérente face aux discours qui se veulent rassurants en all staff vis-à-vis des équipes.
On retrouve cette même incohérence entre les discours rageurs de la direction (“c’est trop long de faire des réorganisations”, quand ça prend 3 mois pour faire un plan de 900 suppressions de postes, alors que là, vous allez faire 2254 suppressions en 2 ans !).
On est parti pour 2 ans d’incertitudes et de chaos.
Ces incohérences vont être dissipées plus ou moins rapidement : soit effectivement, il n’y aura "aucune contrainte" (comme l’a dit Valérie Migrenne ou certains responsables de BU SU), soit - comme nous le craignons - la direction va faire monter la pression pour alimenter “l’attrition naturelle” et les autres possibilités de départs (Art 26, Art 25).
Sur la forme : surcharger les élus et représentants des salariés au dernier moment et leur demander de traiter l’aspect légal de la consultation en 90 jours est franchement irresponsable et malhonnête. C’est inacceptable d’avoir un niveau de dialogue social de ce niveau !
Pas étonnant qu’on n’ait pas vu la couleur du baromètre employeur dans ce contexte !
Voir aussi :
Les dossiers de présentation des réorganisations 2026 - 2027
La politique du fait accompli : Rencontre avec Alexis Kohler - Mercredi 21 janvier 2026
Les infos du 4 Décembre 2025 : Spécial projet Accord Emploi 2026 - 2028 !