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Principes et règles d'utilisation du dispositif d'évaluation professionnelle et Droit de recours - Code SG 16 février 2026

[Le doc en PDF]


C-3-III-I-1 : EVALUATION PROFESSIONNELLE

C-3-III-I-1 - ANNEXE 1 : PRINCIPES ET REGLES  D’UTILISATION DU DISPOSITIF D’EVALUATION PROFESSIONNELLE AU SEIN DES SOCIETE GENERALE PERSONNEL MORALE EN FRANCE


L’évaluation a pour objectif d’apprécier l‘activité professionnelle des collaborateurs et de les accompagner dans le développement de leurs compétences professionnelles.

La préparation :

▪ la Direction met à disposition les informations concernant le dispositif d’évaluation professionnelle sur RH On Line, notamment le présent document. Les collaborateurs ont accès à ces informations ;

▪ la Direction met en place un dispositif de formation des lignes managériales qui s’intègre dans leur parcours de formation, les managers devant avoir une bonne connaissance des modalités et des enjeux de l’évaluation professionnelle ;

▪ l’évaluation professionnelle est un acte important qui entre en ligne de compte dans l’évolution et la gestion de la carrière du collaborateur, notamment en termes de rémunération ou d’évolution d’emploi. A ce titre, les managers effectuent les évaluations professionnelles de leurs collaborateurs avec discernement et responsabilité, la finalité de ces évaluations n’étant pas de constituer un outil de sanction ;

▪ les appréciations font l’objet d’un échange de points de vue au cours de l’entretien d’évaluation. Cet entretien peut être préparé, ce qui est l’occasion tant pour le manager que pour le collaborateur de réfléchir aux éléments factuels permettant d’illustrer cet échange. Il est recommandé de préparer l’entretien d’évaluation. L’inscription dans l’outil est possible mais n’est en aucun cas une obligation ;

▪ deux entretiens sont obligatoires : un entretien avant la rédaction de la fixation des objectifs et un entretien avant la rédaction de l’évaluation du collaborateur. Ils sont indispensables au déroulement du processus ;

▪ un temps de réflexion est nécessaire entre l’entretien et la rédaction de l’évaluation dans l’outil électronique. Cette rédaction est faite sous la responsabilité du manager ;

▪ l’outil électronique ne se substitue pas aux entretiens, qui se déroulent en présence physique du salarié et du seul supérieur hiérarchique ;

▪ le refus d’un collaborateur de participer à un de ces entretiens ne peut à lui seul faire obstacle au déroulement du processus, sauf si ce refus se situe dans le cadre de l’exercice d’un droit de recours prévu par accord d’entreprise ;

▪ ces entretiens se tiennent pendant le temps de travail. Lorsqu’un(e) salarié(e) est absent(e) de l’entreprise, pour quelque motif que ce soit (par exemple maladie, maternité …), les entretiens et par conséquent l’ouverture ou la clôture du processus d’évaluation, se déroulent à son retour, s’ils n’ont pu, en cas d’absence prévisible, être effectués avant le départ ;

▪ la programmation des entretiens est anticipée de manière à permettre leur déroulement en toute sérénité. En conséquence :
- l’ensemble du processus d’évaluation s’effectue dans le respect mutuel des personnes, et est exclusif de toute prise en compte d’éléments sans rapport avec l’activité professionnelle ou qui seraient discriminatoires (temps partiel, activité syndicale, genre, âge, état de santé, origine ou toute autre distinction visée par l’article L225-1 du Code pénal),
- les dates de fin de campagne de fixation des objectifs et d’évaluation nécessaires pour le pilotage du processus doivent être anticipées suffisamment à l’avance et ne doivent pas conduire à contraindre à clôturer les différentes étapes sans respect des principes et règles d’utilisation du dispositif, en particulier les délais.

Le déroulement et le contenu de l’évaluation :

▪ l’échange entre le manager et le collaborateur est continu tout au long de l’année. L’évaluation tient compte des évolutions de l’environnement de travail et des organisations ou de la mobilité professionnelle du salarié intervenues en cours d’année ;

▪ la description de poste expose de manière factuelle les missions, tâches et responsabilités. Elle est actualisée, et discutée avec le collaborateur à l’occasion des entretiens ;

▪ lorsqu’il existe une fiche de poste générique, elle constitue la base de la description de poste et est remise au salarié lors de l’entretien de fixation des objectifs, la première fois, pour donner lieu à un échange ;

▪ la charge et l’organisation du travail sont également examinées conjointement par le manager et le salarié, en prenant en compte la nécessaire articulation entre l’activité professionnelle et la vie personnelle et familiale. Il est rappelé que la charge de travail et la définition des objectifs tiennent compte du temps de présence du collaborateur sur les fonctions évaluées (temps partiel, année incomplète, absences syndicales) ;

▪ la revue conduite et conformité porte sur le respect par le salarié des réglementations, règles et procédures internes, applicables dans le cadre de ses fonctions, sur le suivi des formations obligatoires et des actions nécessaires au maintien de ses connaissances et compétences. Le salarié est évalué par son manager sur ces éléments, et notamment en termes de maîtrise des 
risques, qualité de service et respect des intérêts du client. Lors de l’évaluation, lorsque le manager a constaté des situations de non-respect des règles internes, des réglementations applicables ou de non-suivi des formations obligatoires, il formalise dans la zone « commentaires », les constats fondés sur des éléments factuels et décrit le plan d’actions mis en place ou à mettre en place 
visant à accompagner spécifiquement le collaborateur ;

▪ les objectifs opérationnels et les objectifs de développement comportemental professionnel sont factuels et concrets. Ils respectent obligatoirement la méthode SMART (Spécifique, Mesurable, Accessible, Réaliste, déterminé dans le Temps), ce qui induit, notamment, que les objectifs sont précisément identifiés et que leur réalisation est observable au travers d’indicateurs 
connus du collaborateur mentionnés sur le formulaire ;

▪ les objectifs de développement comportemental professionnel sont liés à l’activité professionnelle, individualisés, et permettent de servir les objectifs opérationnels ;

▪ le nombre d’objectifs opérationnels est limité à six objectifs maximum ;

▪ le nombre d’objectifs de développement comportemental professionnel est limité à deux objectifs maximum ;

▪ des commentaires peuvent être ajoutés dans l’outil électronique par le manager N+2 du collaborateur ou dans le cas d’un contexte matriciel, par un Responsable fonctionnel ;

▪ la formation fait partie des sujets abordés lors des entretiens, la finalité étant d’aider au développement du collaborateur. En particulier des propositions de formation sont faites par le manager lorsque des axes de progrès ont été identifiés ;

▪ par sa signature, le collaborateur atteste qu’il a pris connaissance des objectifs et non qu’il les valide. Cette signature n’a pas valeur contractuelle. Il peut également apporter ses commentaires ;

▪ l’appréciation de synthèse est cohérente avec l’appréciation de la tenue de poste, la revue conduite et conformité, l’appréciation de l’atteinte des objectifs opérationnels et des objectifs de développement comportemental professionnel ;

▪ le salarié bénéficie d’un délai de trois jours ouvrés à compter de la réception, pour signer personnellement son évaluation et effectuer librement ses commentaires. Ce délai est prolongé lorsque le salarié n’a pas accès à son poste de travail ;

▪ à l’exception de ce délai plus long que le délai de 48 heures prévu par la Convention Collective, l’ensemble du processus d’évaluation et ses conséquences pour les collaborateurs sont soumis aux dispositions de la Convention Collective de la Banque, notamment son article 36 ;

▪ un droit de recours est ouvert par accord d’entreprise. Le recours est effectué selon les modalités décrites en annexe 2 qui sont également disponibles sur RH Online.

C ANNEXES DU LIVRE C 
C1- RESTREINT T4 2025 GROUPE SOCIETE GENERALE CODE SG 84
C-3-III-I-1 - ANNEXE 2 : RECOURS DU SALARIE (PAGE  EVALUATION SUR RH ONLINE)


En cas de désaccord du salarié sur les objectifs fixés ou sur le contenu de son évaluation, celui-ci peut, à tout moment du processus, saisir un représentant du personnel de son établissement, ou un Délégué Syndical National ou un Délégué Syndical National Adjoint, pour qu'il l'assiste en vue d'une réclamation à présenter, selon ce qui motive le recours, auprès de la hiérarchie N+2 ou de niveau supérieur ou auprès d'un représentant de la Direction des Ressources Humaines.

Modalités pratiques :


▪ utiliser le modèle de mail ci-après
▪ compléter avec les informations manquantes dans le corps du mail
▪ l'adresser :
- en destinataire direct : à la hiérarchie N+2 ou de niveau supérieur, ou un représentant de la DRH
- en destinataire en copie : au représentant du personnel de l’établissement ou du Délégué Syndical National ou du Délégué National Adjoint saisi. Ce modèle de mail est automatiquement formaté avec une adresse générique en copie. L’adresse en copie est à conserver. Cette boîte mail aura pour objectif de comptabiliser le nombre de recours effectués par les collaborateurs.

Philippe FOURNIL Evaluations 16 Février 2026
Campagne de fixation des objectifs 2026 : La direction a ouvert le bal !    5 Février 2026
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Campagne de fixation des objectifs 2026 : La direction a ouvert le bal !   5 Février 2026

Campagne de fixation des objectifs 2026 : La direction a ouvert le bal ! 

Notre conseil : optez pour l’hypervigilance !

[Sur le sujet : Notre Podcast  -  Evolution du dispositif  - Clip ]

Dans sa communication du 16 janvier dernier, la direction des ressources humaines a lancé la campagne de fixation des objectifs 2026, en rappelant que la fixation des objectifs annuels est une étape clé dans la gestion de la performance des salariés. C’est dans ce cadre que nous souhaitons évoquer plusieurs points de rappel aux règles en la matière.

Cette campagne s’ouvre dans un contexte particulièrement sensible pour l’ensemble des salariés et particulièrement brutal et douloureux pour ceux dont les postes seront supprimés (2254, soit environ 1800 suppressions nettes de postes) soit à court terme ou bien d’ici à fin 2027 avec les nombreuses réorganisations annoncées le 22 janvier dernier.

Vous devez être donc particulièrement vigilants dans la fixation des objectifs avec votre manager.

Dans le cadre d’une course à la performance, un « nouveau paradigme » se dessine autour de l’accord sur l’emploi signé en décembre 2025 par les autres organisations syndicales. La CGT ne pouvait objectivement pas valider les régressions sociales au regard de l’ancien accord, la situation actuelle est néanmoins modifiée par les déséquilibres en matière de parcours professionnel, de mobilité interne, de dispositifs pour les populations expérimentées (ex « Séniors ») et de garanties collectives.

Nous ne pouvons raisonnablement et objectivement pas commencer à parler de la fixation des objectifs de 2026 sans faire le constat des évaluations de fin d’année « PDP 2025 », où nous avons constaté pour cette période encore de nombreuses dérives et d’un non-respect des règles du groupe édictées en la matière (cf. Livre C du Code SG – Processus transversaux - Chapitre 2. Dispositif de gestion de la performance ou ici ), très souvent méconnues de la ligne managériale (N+1, N+2 voire même dans certains cas N+3).

Dans une logique de classement (« ranking ») des salariés, des consignes à l’oral ont été données aux managers pour être plus « discriminant » dans leur évaluation de manière à identifier les « sous-performeurs » avec dans la plupart des cas des notes « Au niveau des attentes » voire moins « En cours de développement », etc…), sans hésiter parfois à avoir recours à des éléments subjectifs non mesurables, utiliser des motifs fallacieux, infondés voire même « à charge » !

Vous avez bien compris que les notations du type « Au-dessus des attentes » sont clairement en voie de disparition…, même si objectivement vous avez eu le sentiment d’avoir réalisé une année exceptionnelle en 2025 qui s’est concrétisée par (juste) un « Au niveau des attentes ».

De nombreux salariés nous ont consultés au sujet de leur évaluation PDP 2025. Souvent les conseils suffisent, mais plusieurs situations ont fait l’objet de demandes de recours officiels auprès de leur hiérarchie et des R.H.

Nous avons constaté que les règles groupe ne sont pas toujours respectées contrairement à ce qui est pourtant stipulé dans le Code SG, à commencer par le descriptif de poste où une description générique est très souvent généralisée pour tous les membres d’un même service ou d’une équipe, ceci alors qu’elle doit seulement servir de base aux échanges avec le salarié… Un descriptif de poste se doit d’être adapté au salarié, sans recourir à un simple « copié/collé » transmis dans un mail par le manager N+1.

[Voir aussi : CSEC - EPQS - Consultation sur le projet d’évolution du formulaire d’évaluation - 10 Décembre 2026 ]

Dans le contexte particulier que nous vivons, nous vous invitons à faire preuve d’une vigilance renforcée dans la fixation de vos objectifs annuels compte tenu des incertitudes liées au projet de réorganisation.

Un rappel de base ! L’entretien de fixation des objectifs annuels doit impérativement se tenir en présentiel (et non pas en distanciel via l’outil TEAMS) entre le/la salarié(e) et sa hiérarchie N+1.

Important point d’attention à signaler ! 
Pour 2026, la direction a modifié le processus d’évaluation du formulaire PDP avec désormais 3 valeurs (« Oui » ; « Améliorations nécessaires » ; « Non ») versus 5 précédemment (« Très au-dessus des attentes » ; « Au-dessus des attentes » ; « Au niveau des attentes » ; « En cours de développement » ; « Non encore maîtrisé »).
L’objectif affiché par la direction est de rechercher la performance pour la valoriser. Mais nous voyons bien qu’il est aussi question de discriminer davantage les « sous performeurs » via cette nouvelle échelle de notation.
Ceci pouvant constituer le « 1er étage de la fusée » vers une procédure ultérieure de licenciement pour insuffisance professionnelle (cf. Article 26 de la Convention collective des banques) … dont les effets collatéraux contribueront certainement à augmenter la masse des départs dits «naturels» … attendus par la direction.

Pour rappel, les objectifs professionnels et de développement comportemental professionnel doivent être : Spécifiques, Mesurables, Accessibles, Réalistes et déterminés dans le Temps («S. M.A.R.T.»). 

Lors de la fixation des objectifs vous devez porter une très grande attention dans les éléments de mesure de ces objectifs qui doivent être factuels et précis, sans laisser le recours à une évaluation ultérieure subjective et arbitraire du management. La fonction R.H. est supposée être garante de l’application des règles groupe en matière de fixation des objectifs mais nous constatons de temps à autre qu’elle n’assure pas toujours cette responsabilité, ce qui est pour le moins regrettable.

Enfin, il est du rôle du manager d’accompagner ses collègues tout au long de l’année, entre la fixation des objectifs et leur évaluation.

Ce point est souligné pour éviter de fréquentes et nombreuses « surprises » en fin d’année au moment de la formalisation de l’évaluation annuelle du salarié. Une démarche continue doit permettre de renforcer les compétences, développer l'autonomie, stimuler la motivation, accroître la qualité du travail et développer la performance de son activité, tel que stipule le Code SG.

Nous vous rappelons qu’en cas de besoin vous avez le droit d’exercer un recours en étant accompagné par un de nos représentants, à tout moment du processus. Ceci aussi bien dans la phase de fixation des objectifs annuels que dans le processus d’évaluation.

Nous restons comme toujours pleinement mobilisés à vos côtés pour défendre vos intérêts et vous accompagner, en particulier dans cette phase de transformation à grande échelle du groupe.

Prendre contact : ici 

Philippe FOURNIL Evaluations 5 Février 2026

Marc, manager, plus de 20 ans d’ancienneté à la SG, au sujet des pratiques de l’exercice annuel des EAS : « Entre baisse, vitesse et précipitation ! » Décembre 2025

Marc[1], manager, plus de 20 ans d’ancienneté à la SG, au sujet des pratiques de l’exercice annuel des EAS :
« Entre baisse, vitesse et précipitation ! »


CGT SG : Bonjour Marc, vous êtes un manager expérimenté avec plus de 20 ans de fonctions d’encadrement en proximité et en tant que manager de managers dans le Groupe, que pouvez-vous nous dire sur l’évolution de la pratique de l’exercice annuel des EAS ces dernières années ?

Marc : La pratique a effectivement évolué très significativement depuis 4 ou 5 exercices, aussi bien sur le fonds que sur la forme.
Sur la forme tout d’abord : cet exercice était auparavant préparé bien en amont, parfois dès octobre, avec de nombreux échanges et allers/retours avec la ligne hiérarchique et la RH, même si les enveloppes précises n’étaient pas encore connues. En s’appuyant sur certaines hypothèses (comme le % de la masse salariale du périmètre encadré, à la fois pour la RAGB et les bonus) et certaines guidelines au sujet de certaines populations de salariés (égalité H/F, seniors, collaborateurs ayant changé de poste dans l’année…) un premier exercice « à blanc », réalisé par le manager, servait de base de discussion avec la ligne hiérarchique. Le manager pouvait donc exposer ses arguments pour la répartition envisagée et éventuellement retravailler sa copie en fonction de l’échange avec la ligne hiérarchique et la RH qui avait bien sûr une vue plus complète sur certaines statistiques/certaines populations. Une fois les enveloppes communiquées au courant du mois de décembre, les derniers ajustements nécessaires étaient effectués, toujours avec cette dynamique d’échange avec la ligne hiérarchique et la RH.
Nous avions donc le temps, je dirais plusieurs semaines, pour construire un exercice abouti et la réception de l’enveloppe finale, même si parfois tardive, ne nécessitait que des ajustements à la marge sur un exercice déjà bien réfléchi.
Depuis quelques années, que j’estime à 4 ou 5 ans, nous observons une réduction continue du temps consacré à cet exercice avec des guidelines, des hypothèses et des enveloppes finales communiquées de plus en plus tard au manager.

CGT SG : Quel est l’impact de cette réduction du délai alloué pour l’exercice EAS ?

Marc : Cela peut mettre le manager en difficulté : étant donné que les guidelines et les enveloppes sont de plus en plus tardives, le manager doit donc faire un premier exercice à blanc sans pouvoir s’appuyer sur des lignes directrices et donc, en anticipant lui-même des hypothèses de travail qui peuvent s’avérer assez éloignées des consignes qui lui sont passées à quelques jours de la deadline pour finaliser son exercice.  « Quelques jours » n’est pas une expression exagérée : sur cet exercice 2026 nous avons reçu dans notre entité les guidelines et les enveloppes littéralement quelques jours avant la fin de la saisie dans l’outil. Cela oblige donc le manager à refaire (voire faire si ce dernier n’a pas anticipé par manque total d’information) l’exercice dans la précipitation, sans avoir le temps d’échanger avec sa ligne hiérarchique et sa RH, tout en composant avec de multiples contraintes liées aux différentes populations à examiner plus précisément. Evidemment cela doit être géré en parallèle de la charge de travail habituelle qui a fortement augmenté ces dernières années pour les managers.

CGT SG : Vous parliez également du fond de l’exercice qui d’après vous a évolué ces dernières années. Qu’entendez-vous par là ?

Marc : Effectivement de mon point de vue, il y a eu un réel changement sur le fond de l’exercice ces dernières années. Comme je le disais auparavant, la première copie « à blanc » était globalement de la responsabilité du manager à qui il avait été communiqué certaines lignes directrices même si les enveloppes finales n’étaient pas encore connues avec précision. Désormais la tendance est de recevoir – donc très tardivement, quelques jours avant la clôture de la saisie dans les outils – des fichiers déjà préremplis comme si l’exercice avait déjà été fait « en central » entre la Direction et les RH, sans concertation avec le manager.
La justification de ce changement de pratique est une difficulté accrue de l’exercice qui doit désormais prendre en compte de multiples critères pour ventiler l’enveloppe. Citons par exemple le strict respect de l’égalité Hommes/Femmes (en nombre et en montant), le fait d’être davantage « discriminant » pour éviter le « saupoudrage » (ce qui se traduit donc par un % d’augmentation au-delà des grilles de minima hors promotion), le fait de garantir des augmentations après plusieurs années dans la revalorisation ou encore l’attention spécifique pour les salariés seniors.
Donc une fois le fichier prérempli reçu, le manager n’a finalement que peu de marge de manœuvre et s’il souhaite apporter des modifications (tout en respectant les multiples critères qui s’imposent) et bien entendu dans le strict respect de l’enveloppe allouée qu’il connait, ce sera par déduction au travers des propositions qui lui sont faites dans le fichier prérempli.
Ainsi, lorsque le manager reçoit le fichier prérempli la partie semble déjà jouée et le manager a l’impression de ne pouvoir agir que très marginalement sur l’EAS.

CGT SG : Comment s’articulent les exercices Evaluations - PDP et EAS ?

Marc : Evidemment, il y a toujours eu une cohérence entre le PDP et l’exercice EAS : le manager qui était incohérent entre le PDP et l’EAS ne pouvait justifier son exercice à blanc avec sa hiérarchie et la RH. Il devait revoir sa copie ce qui était tout à fait normal.
En revanche ce qui a changé ces dernières années (et je dirais même très récemment avec notre nouveau PDG) sont les messages de plus en plus forts donnés aux managers pour être « discriminants » dans les PDP : Une tenue de poste « Au niveau des attentes » doit être attribuée par le manager pour un salarié assurant très bien son poste, performant, ayant la posture attendue. Le message passé aux managers est insistant : « Au niveau des attentes » ne doit pas être vu comme une appréciation négative, mais au contraire comme un poste très bien réussi.
Et pour l’appréciation « Au-dessus des attentes », le manager doit absolument justifier, faits et réalisation à l’appui, que le salarié a réellement surperformé. Le manager peut être directement challengé par la ligne hiérarchique et la RH si les justifications ne paraissent pas suffisantes.

CGT SG : Y-a-t-il un impact direct de ces consignes fortes sur l’exercice EAS ?

Marc : Absolument ! Auparavant il n’était pas forcément incohérent de faire évoluer ou de récompenser par le bonus un salarié dont l’appréciation était « En cours de développement ». Cela pouvait se justifier par le fait que le salarié, arrivé dans l’année sur le poste n’avait pas encore – tout à fait logiquement – toutes les compétences ou réflexes nécessaires à la maîtrise parfaite du poste. Un environnement difficile (nouvelles contraintes business, réorganisation…) pouvait également expliquer cette appréciation.
Or, désormais, il y a une tendance à faire un lien direct et presque booléen entre les appréciations du PDP et l’attribution des revalorisations et/ou le montant des bonus. Cette tendance semble très nette sur les deux derniers exercices (celui-ci y compris) : les managers qui ont donc suivi la consigne présentée ci-dessus pour les appréciations ont donc dû être différenciants sur les revalorisations/bonus. Etant donné que l’enveloppe n’est pas extensible, c’est mécaniquement les salariés notés en dessous de l’appréciation « Au niveau des attentes » qui ont vu leurs bonus impactés par une baisse conséquente, sans bien sûr parler d’une RAGB qui est restée flat.

 

[1] Prénom d’emprunt pour l’occasion

Evaluations 14 Janvier 2026
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Entretien de fin d’année : prends le contrôle ! (Podcast)

  {mp4}PODCAST_EVAL{/mp4}

Evaluations 14 Novembre 2024

Commission de suivi Evaluation - 14 avril 2023


Commission de suivi Evaluation - 14 avril 2023


Direction : 
CGT : Frédéric Dauge  - Souhila Cherikh
 
Compte rendu, après la réunion  ;o)
En attendant, voici le document préparatoire. 
 
 cliquez sur l'image pour avoir accès au document (rappel : il faut être identifié/connecté au site avant de cliquer sur le lien)
 evals2023
 

Philippe FOURNIL Evaluations 11 Avril 2023
  1. Evaluations : Importance de la Formulation des Objectifs
  2. Les évals, comment ca marche ? 5 décembre 2022
  3. Commission de suivi des évaluations du 12 Février 2019
  4. Prenez le temps de réfléchir à vos objectifs !

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