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Résultat du sondage Télétravail Juin 2026

Participation 146 réponses au 22/06 à 17 h

Les chiffres clés

Graphique : difficultes rencontrees
Graphique : solutions envisageables
Graphique : participation a une eventuelle greve le 5 octobre

Vos difficultés (verbatim)

Décrivez vos difficultés
Contraintes horaires des transports en commun Niveau de fatigue supplémentaire Empreinte carbone sur déplacements Exposition supplémentaire à la pollution urbaine, aux agents pathogènes Chauffage inefficace en hiver au bureau -> risque accru de maladie, investissement dans des vêtements plus chauds
Impossible de se sentir motivé, engagé, fier ... quand l'entreprise va a l'encontre du sens de l'histoire. - Les études de l'INSEE démontrent la hausse de productivité dégagée par le télétravail. On en a pas besoin à la SG ? - Le retour sur site accentue les problèmes écologiques du aux transports. Ca ne nous regarde pas ?
allongement du temps de transport de 30min à 1h. Je perds le parking pour ma voiture perso donc je vais prendre le train. Un exemple pour un horaire du matin, je partais à 7h pour arriver à 7h30, je pouvais repartir à 16h arrivée 16h30. Maintenant je vais prendre le train de 6h15 pour arriver à 7h et reprendre le train à 16h15 pour arriver à 17h00. Le soir, en terminant à 18h30, je prendrai le train à 19h15 pour arriver à 20h00
Je suis au bout du rouleau nous avons des périodes à forte charge au sein du service à d'avoir se reconnecter le soir jusqu'à 23h pendant plus de 2 mois. Je suis vraiment dégoutée de cette orientation, j'ai 2 enfants assez jeune et prend en charge la gestion des deux uniquement car mon conjoint est en déplacement récurent. J'étais à 50% en temps de travail pour combler l'absence de mon conjoint et je suis passé à 80% compte tenue du télétravail sur 2 jours.. maintenant je suis coincé car le retour au 50% ne va pas être possible au niveau de mon management. Je pense à cette situation de manière quotidienne et je ne sais vraiment pas comment je vais faire.
Je travaille chez SGF. Jusqu a maintenant nous avions 3 jours de TT, raison pour laquelle j ai rejoins SGF apres la fermeture du CDS de Viry. J ai 1 heure 30 de trajet de porte a porte soit 3 heures par jour. Je ne suis pas sûre de pouvoir supporter 3 heures de trajet par jour + des journées a rallonge dans des open spaces bruyants. D autant plus que plusieurs collègues vont démissionner car ne peuvent pas venir 4 fois par semaine, seront ils remplacés?
Nous avons accepté certaines conditions handicapantes sur des postes lors de mobilité, acceptées en très grosses partie car associées au télétravail (connexion et contrôles à faire tôt le matin, ou contrôles et modifications à effectuer tard le soir (environ 20h). Des propositions d'autres employeurs (adeptes du TT pour beaucoup) jamais répondu car je me sentais bien dans l'entreprise et mon poste (plus le cas). Budget déjeuner qui va augmenter (réfectoire prévu ridicule en nombre de places : 9 pour 130 salariés. temps de trajet (1h) perdu dans les transports.
J'habite désormais en Normandie, à 2h30 en train, car nous avions depuis des années 3 jours de télétravail, permettant ainsi de faire un choix de vie différent. Le retour sur site est impossible à hauteur de 4 jours par semaine, j'ai déjà du demandé un passage à 80% pour réduire ce problème, ce qui va aussi imposer un cout supplémentaire de logement à Paris, mais avec un salaire moindre.
J'habite dans la Sarthe, j'ai 5h de transports par jour, et entre deux journées je n'ai pas la possibilité de faire de courses (Magasins fermés), de vivre tout court. Entre deux journées je n'ai même pas 11h. Et côté aidant, cela va impacter ma proximité avec mon père. Après 3 burn out je dirais que cela risque de glisser tout seul !! La médecine du travail est prévenue, si je tombe (A nouveau), dans les locaux, cela sera de la faute de la SG.
Je suis originaire de région parisienne mais j'ai déménagé à Bordeaux en février 2025 pour suivre ma conjointe qui a accepté une mutation sur Bordeaux. Nous avons vendu notre bien immobilier en région parisienne et sommes en location à Bordeaux. 4 mois après je reçois le mail de SK qui indique la fin du télétravail. L'équilibre était parfait avec 3 jours de télétravail et un abonnement SNCF. Je n'ai aucune solution pour le retour sur site mais faire l'allée retour tous les jours est impossible physiquement et mentalement. Et je ne souhaite pas passer ma semaine à Paris loin de ma famille. Je n'ai donc aucune solution et aucun accomagnement de la direction et de la RH.
Charge de travail qui ne sera pas adapté a cause des temps de transports importants
Activités des enfants à 17h certains soirs de semaine 1h30 aller, 1h30 retour
Je ne sais pas si je vais pouvoir continuer à travailler avec la fin du télétravail.
Sans le télétravail (thérapeutique) dans mon cas je serais tout simplement en arrêt, aller 4j sur site, est juste impossible pour moi aujourd'hui. La charge de travail et de responsabilité augmente , j'imagine meme pas comment m'en sortir avec 8 x 1h20 de transport chaque jour. Bien sure les salaires élevés vont habiter a cote de leur lieu de travail, mais ce n'est pas mon cas
Je soutiens mes collègues de la capitale et de la banlieue. Les difficultés mentionnées sont celles que j'ai quittées mais rencontrées pendant 35 ans de vie parisienne.
Nécessité d'inscrire ma fille en périscolaire + souvent. Besoin de devoir faire appel à de tierces personnes pour l'y déposer ou la récupérer selon les 'contraintes de service'. Plus de possibilité de pratiquer une activité physique/sportive sur la pause déjeuner. Besoin de revoir à la baisse mes séances de kiné. Baisse de motivation / désengagement.
j'ai plus de 2h aller/retour de mon domicile à mon lieu de travail. Avant sans télétravail j'avais beaucoup plus de fatigue, cette situation va se reproduire. Avec ces temps de transports il m'est difficile d'avoir un équilibre vie pro/vie perso quand je quitte tard.
La fatigue risquera de se faire ressentir assez vite en passant plus de 2 heures par jour dans les transports. Ma ligne de train est souvent exposée aux retards et annulations de trains !
Le retour sur site m'impose une organisation millimétrée (gestion de ma vie de famille) donc plus de stress et une baisse de la motivation L'impact financier est réel ( garde d'enfants , parking, transports)
j'habite a 200km de paris, aujourd'hui je travaille à 60% et je viens donc un jour sur site à paris. Avec le durcissement, je vais devoir venir entre 2 à 3 jours sur site par semaine. J'envisage de modifier mon temps partiel de 60 à 50% pour pouvoir venir uniquement 2 jours sur site (perte de 10% de salaire). J'aurai donc un jour de plus ou je ne serai pas chez moi pour m'occuper de mes enfants (de 8 et 11 ans) le matin et le soir Je serai dans l'obligation de dormir en dehors de chez moi une nuit par semaine, et porter mes affaires pour 2 jours. Je souffre de lombalgies chroniques, ces changements me génèrent stress et inconfort (sac a dos plus lourd, nuit en dehors de chez moi).
Travelling 1 hour and 20 minutes to reach the office and 1 hour and 20 minutes to come back home: almost 3 hour, every day, literally wasted.
J'habite à Aix en Provence. Aujourd'hui, avec 3jours de télétravail par semaine depuis le démarrage de mon contrat SG en France, je peux me rendre une nuit sur Paris. En passant à 4jours de présentiel, je serai clairement coupé de ma famille pendant la plupart de la semaine : levé à l'aube le lundi matin pour prendre le train de 6H du matin et retour tard le jeudi soir, au mieux (si mon manager décide de m'accorder les vendredis en télétravail). il ne me restera plus que les week-ends à vivre en famille... sans parler du coût pour manger le soir en semaine (logement possible, mais pas de cuisine à ma disposition)
Je mets 1h40 minimum par trajet pour venir à Val de Fontenay, soit quasi 4h de trajet par jour, quand tout se passe bien, ce qui est rarement le cas. Donc diminuer le télétravail = grosse fatigue pour moi et perte de temps. De plus j'ai un chien que je ne peux pas laisser 4j tout seul de 5h45 à 18h ! Du coup, je suis passée au 4/5, d'où une perte de salaire.
Gestion de mon fils de 3ans en tant que maman solo très compliqué
dépendance forte avec les transport en commun : TER régionaux, RER parisiens, TGV, 4 jours dans les transports à partir d'octobre versus 2 actuellement, c'est moins de sommeil, plus de pénibilité, plus de temps de transport cumulé hebdomadairement, des heures de travail perdues dans les transports, une pression supplémentaire pour atteindre les objectifs avec moins de temps de travail réel. je ne compenserai pas les WE ou les soirs après le retour au domicile.
1 heure porte à porte au matin et au soir pour me rendre en présentielle. Ma présence quotidienne au matin est obligatoire pour la préparation de mon fils en situation de handicap. Je ne peux quitter mon domicile qu'une fois mon fils soit parti à l'école.
ayant une ALD , le télétravail me permet d être à mon rythme 3 fois pas semaine . La diminution du télétravail va me faire engager des frais supplémentaire pour mes animaux qui ne peuvent plus rester seuls toute une journée .
Parent isolé de 4 enfants, mon quotidien et mes finances vont être totalement chamboulés entre les frais périscolaire et l'organisation à revoir. cette situation me provoque énormément de stress au quotidien et plus l'échéance approche plus je me sens oppresser par cela.
les transports, même à Lille, sont parfois bondés aux heures de pointes.
J'habite à 20 km de Lille, mais depuis la fermeture de ligne de train je n'ai pas d'autres choix que de venir en bus durant la période hivernale ou en vélo. La voiture c'est polluant, ca coute cher, et pour arriver à Conex c'est un tel calvaire que j'ai abandonné cette option. En bus c'est en moyenne1h10 de transport, soit entre 2h00 et 2h30 par jour selon les bouchons. Venir 4 fois par semaine c'est 10 heure sur la semaine passées dans le bus. Venir en vélo c'est entre 50 mn et 1h00, avec les dangers de la ville, car il n'y a pas de pistes cyclables sur toute la longueur du trajet. C'est aussi subir les intempéries pendant une bonne partie de l'année. Au total c'est de la fatigue supplémentaire, les contraintes horaires des bus, moins de liberté. Le temps passé dans les transports sera clairement du temps de travail en moins, et moins de souplesse dans mes horaires. Si la société ne fait pas d'efforts pour moi, j'en ferais beaucoup moins pour elle.
étant proche aidante on est complètement abandonné, les demandes se font par les managers ....
habite hors d'Ile de France, dépendant des transports en commun (trains) moins flexibles que le reseau RER/metro pour venir. autre solution , venir en voiture mais les axes autoroutiers créent souvent du temps de trajet supplémentaire. Trajet minimum aller/retour 3h30 par jour. Perte de confiance dans la chaine managériale, comment se sentir autonome et responsabilisé sur certains aspects alors que pour d'autres les choix sont imposés. Les activités sur mon temps personnel (je fait beaucoup d'associatif) seront fortement impactées par ce changement de mode de travail et je ne beneficie d'aucun aménagement "particulier"
En venant sur site 4 jours sur 5, je suis davantage fatigué par les transports, je suis moins efficace et surtout moins concentré sur site à cause du bruit ambiant dans les open spaces. Je ne peux plus faire un footing dans la nature à l'heure du déjeuner.
On tient les salariés à bout de bras
Difficulté de concentration pour notre activité qui a besoin de calme. Douleur de dos chronique et rester assise sur les chaises de bureaux est compliquée. Je me suis éloignée du lieu de travail en comptant sur les jours de télétravail et le retour sur site va être fatiguant. Je suis divorcée et je n'ai pas d'autre choix que de déposer et récupérer mon fils du collège en voiture. Je ne sais pas si j'arriverai à temps sur site.
Lors de mon embauche en 2023, le régime de télétravail m'a permis de faire le choix d'habiter à Lille. Le fait de perdre un jour de télétravail est extrêmement impactant en terme financier (abonnement supérieur de TGV pour 100€ supplémentaires par mois), d'équilibre de vie (4 heures de plus dans les transports en commun par semaine). Je me sens évidement trahis par le groupe et dégouté.
Divorcé, en garde alternée, et habitant à 1h de train du travail, la fatigue, les retards vont se cumuler... La QVT n'a plus aucun sens, et l'équilibre vie privée/vie pro n'existera quasiment plus.
Difficultés de prendre rdv avec les médecins/kiné, 3 heures perdus quotidiennement aux transports
Travail multisite plus complexe quand une majorité de l'équipe est sur un meme site, certains finissent par negliger les outils de travail à distance vitaux pour les gens en region ou en nearshore/offshore. On a gagné beaucoup depuis que ces outils sont necessaire à tous et on risque de tout perdre.
Je travaille à 1h de mon domicile (temps minimum si tout va bien) soit 2h de trajet par jour. Mon conjoint a des horaires atypiques. Cela va nous engendrer des coûts supplémentaires de garderie. Il y aura donc de la fatigue pour tous: maman et enfants. De plus mes enfants sont encore très jeunes. Elles ont pris l'habitude de me voir souvent le midi ou en rentrant de l'école. A partir d'octobre on ne se verra que quelques heures le soir. C'est très dur moralement, pour elles, comme pour moi.
+ de 2 h de transport par jour et des espaces/parkings/cantines qui ne vont pas être adaptés au retour au bureau, l'équilibre vie professionnelle/vie personnelle est forcément impacté sur en région parisienne, ce qui induira forcément de la fatigue supplémentaire, et un gros impacte financier car venir au bureau tout les jours ou presque à un coût.
Frais de transport multipliés par 2 ou 3, frais de garderie, 2h par jour dans les transports (et tout ça de vie en moins), impossibilité de s'organiser avec un jour de TT et des jours de flexibilité dont la fixation n'est pas libre, le bruit et l'odeur dans les open spaces
Impact sur ma famille, extension des gardes d'enfant, impossibilité d'inscrire les enfants à des activités de fin de journée ou le mercredi
Je devrai décaler mes heures de travail pour commencer plus tôt sans trop savoir qui pourra emmener mes enfants à l'école (heures d'ouverture 07h30-18h30) Aujourd'hui, en partant à 07h40 (arrivé à 9h)et retour à 19h10 (départ à 17h54) ma journée n'est pas compatible avec l'école (je travaille sur site les jours où ma compagne est à la maison), je ferai donc 06h40 à 18h10. Sans compter que je profite du midi pour faire de l'entretien chez moi (ex : tondre ma pelouse) ce qui me permet le weekend de pouvoir profiter en famille, ce qui sera moins le cas, de plus je fais des sieste de 15-20 (plus possible non plus)
Je suis reconnue travailleur handicapé depuis octobre 2025. Je souffre de douleurs d'arthrose lombaire, un glissement de vertèbres. Pour venir travailler sur site je mets 1h20 de porte à porte quand tout va bien (sans retard de us et de train), je peux prendre la voiture de temps en temps car il y a un parking mais le trajet est aussi long et coûteux (j'ai 164km aller/retour pour venir travailler). Il y a des bruits de couloir qui indiquent que nous allons déménager à Rihour, ce qui rallongera mon temps de trajet, je vais passer plus de 3h dans les transports par jour, soit 12h sur 4 jours. Je vis seule, je suis en horaires décalés, je pars à 8h pour rentrer à 20h quand je suis sur site. J'ai un enfant à charge une semaine sur deux. Mes crises inflammatoires sont beaucoup plus fréquentes et rapprochées, je travaille de chez moi malgré tout ( je me suis équipée d'un bureau assis/debout et un tapis de marche) malgré cela les douleurs quotidiennes m'épuisent. Je n'ose même pas imaginer ce que cela donnera 4 jours par semaine, en 4 jours j'aurai fait 46h de temps de travail et trajet soit 56h le vendredi soir... La charge mentale, la fatigue physique et psychologique, le contexte actuel avec les hausse du coût de la vie, tout cela impacte mon bien être. J'ai peur de ne pas savoir gérer, j'ai peur d'infliger à mon fils une maman qui s'effondre... Je n'ai aucune certitude de pouvoir retrouver un poste proche de mon domicile avec les annonces de suppression de poste et les changements perpétuels chez SGRF. Je ne sais plus quoi penser, je n'ai plus confiance en mon employeur. Le télétravail nous permettait de pouvoir continuer à travailler malgré les difficultés et les douleurs, là clairement je n'aurai pas la force de passer 3h dans les transports si je suis en crise inflammatoire.
Impact sur ma famille, extension des gardes d'enfant, impossibilité d'inscrire les enfants à des activités de fin de journée ou le mercredi
Cela va clairement impacté ma vie personnelle ou j'avais trouvé un équilibre entre travail et vie perso. Il n'y aura plus de débordement sur les réunions du soir ou du midi , et un investissement moindre.
Perte de motivation Temps de trajet rallongé (1h30 aller, 1h30 retour) Donc plus d’équilibre vie pro/vie perso On nous demande d’etre engagés tout en nous retirant petit à petit nos avantages
J'habite à Avignon. Qd je viens sur site, je me lève à 4h30 et rentrer chez moi à 20h/21h Je ne pourrai pas faire ça 4 jours par semaine !!!
- Je commence a 7h du matin et j'ai 1h20 allé + 1h20 retour Minimum - je dois acheter un véhicule complémentaire....
Localisation : Lille Conex Open Space bondés (et on voit déjà des effets quand 50% des personnes viennent le même jour)
J'ai minimum 3h30 de transport par jour (quand tout s'enchaine correctement : train, métro puis RER). Lever 6h, retour maison 20h ! Equilibre vie perso/vie pro réduit à néant. Et fatigue physique et psychologique sans commune mesure. Tout ça pour travailler au sein d'une équipe qui est située sur Les Dunes et la Défense donc aucun intérêt de toute façon vu qu'on ne changera pas notre manière de travailer.
J’aimerai partager mon cas qui je pense n’est pas isolé concernant la nouvelle charte de télétravail. Je travaille aux Dunes et habite à 20 minutes d’Orléans. Pour aller sur site je mets 2h15 porte à porte quand tout va bien. J’ai été embauché en interne il y a quasiment 4 ans au moment ou le système de télétravail actuel était déjà en place. Dans mon équipe nous faisons 1 semaine 3j, 1 semaine 2j actuellement. Je n’aurai pas pris ce poste avec le système précédent ou bien le système à venir. Mon emploi me satisfait sur les autres aspects mais cette composante de télétravail change forcément tout mon équilibre vie perso/vie professionnelle. Dans mes fonctions nous devons faire des interventions en HNO. J’en fait globalement entre 50 et 70 par an. Je m’arrange aujourd’hui pour caler ces interventions la veille d’un jour de télétravail car me lever à 6h le lendemain d’un HNO qui se termine à minuit est compliqué. J’ai dû mal à imaginer mon quotidien en octobre avec un seul jour de télétravail où je n’aurai en plus sûrement pas décidé le jour de la semaine.
3h de transport par jour. Mobilité acceptée loin du domicile basée sur le fait que ces transports n'avaient lieu que 2 fois par semaine. Difficulté à concilier la charge de travail et les horaires des garde d'enfants ( périscolaire et assistante maternelle)
Je vis à deux heures de mon lieu de travail. Je pars de mon domicile à 7h et je rentre au plus tôt à 19h, dans une journée idéale. Il y a souvent des perturbations sur la ligne Orléans-Paris. Si
J'ai pas mal de souci de santé et une incapacité à travailler dans le bruit pour info, le site de Seclin et de Tigery n'existe plus. Ils sont maintenant et respectivement Lille Conex et Lieusaint
Une ligne de TER avec des retards et des incidents fréquents. Pas envie de devoir manger au resto tous les jours : temps de repas allongé, plus de cantine à Rihour ; diététique dégradée Ma mère qui aura de plus en plus besoin de moi à cause d'une santé fragile.
Le retour sur site est difficile à comprendre et à appliquer dans ma situation. Je suis rattachée au site de Lille, mais mon équipe est située à Paris et en Inde. Je suis donc seule de mon équipe sur place. Être présente sur site ne change rien à mon travail au quotidien, car tous mes échanges restent à distance. Cela ne crée pas de collectif et n’apporte pas de valeur supplémentaire. Par ailleurs, j’habite à environ 33 km de mon lieu de travail, avec des axes très chargés le matin et le soir. Les temps de transport allongent significativement mes journées et génèrent de la fatigue dès le début de la journée. Cette organisation a un impact direct sur mon équilibre de vie personnelle, ma motivation et mon bien-être, sans bénéfice réel pour mon efficacité ou la qualité du travail. Enfin, une présence sur le site de Paris à la place de Lille n’est pas envisageable. Cela engendrerait des temps de trajet encore plus importants, incompatibles avec un équilibre vie professionnelle / vie personnelle acceptable, et entraînerait une fatigue encore accrue. Cette option ne constitue donc pas une solution viable dans mon cas.
impact financier => garde enfant, abonnement trains, trajet voiture maison/gare équilibre vie pro/perso => moins de temps pour la famille / les enfants, moins de temps pour le travail motivation et engagement => aucune raison valable de retourner plus fréquemment sur site
Enormément de transport, perte d'environ 2h par jour, fatigue qui va s'accumuler, arrêt des activités hors travail
J'ai déménagé avec la mise en place du télétravail. J'ai au moins 3h de trajet pour aller sur site (6h au total).
difficulté de transport avec les TER. ( 1h20 porte à porte sans problèmes de retard de train ) + impact financier --> j'habite à 65km du lieu de travail. le télétravail était pratique car je pouvais rechercher mes enfants après 17.00 ( fin de ma journée de travail car je commence souvent vers 07.00) quand ils ont des problèmes de bus pour les emmener au lycée., idem pour emmener ma fille au kiné plusieurs fois par semaine le soir car scoliose, ( mes filles sont jumelles et ont 16 ans donc pas le permis et on habite en pleine campagne). en télétravail, je pouvais rester connecté après 17.00 si soucis sur la production informatique mais sur site, je partirai à 16.30 pour prendre mon train de 16.40 dans tous les cas car je n'ai que 1 train par heure.
Beaucoup plus de temps passé dans les transport ce qui impacte moins de temps pour faire du sport, faire les choses quotidienne à la maison ce qui va générer plus de stress, de fatigue et niveau santé pas top vu que moins de sport
J'habite à 3h de Paris (soit 6h A/R) autant dire que 4jours sur site sera une catastrophe dans tous les sens du terme. Une nuit sur Paris/Hôtel/Copain oui, mais 3 ce n'est pas la même organisation, le même financement, le même confort de vie : terminé la vie paisible à la campagne, les associations... Ce sera boulo dodo : arrivée tard et partir tôt avec le sentiment de toujours avoir les yeux sur la montre et ne pas avoir le temps de faire son travail...
le stress au bureau, que vais je faire si je n'arrive pas à supporter mentalement ? le télétravail faisait partie de mes choix d'entreprise
Atteint du maladie génétique (syndrome de Marfan), je suis soumis à une forte fatigue. Le télétravail me permet jusqu'à maintenant à maintenir un temps de travail à 100%. Sans ce bénéfice, je serais contraint de revoir mon temps de travail. Il me permet aussi d'être plus présent auprès de ma fille qui est également porteuse de cette maladie (rdv médicaux...).
Cette décision est absurde en tout point, appliquer unilatéralement et sans aucune personnalisation une telle mesure à l'échelle globale du groupe est irresponsable et contre productif. Actuellement 2 jours sur site, je trouve déjà que nos conditions sont assez mauvaises, open space bruyants, matériel souvent défectueux, chaises peu confortables, pas d'espace communs de pause, flex office nous obligeant à refaire les réglages de notre poste de travail chaque fois que nous revenons le lundi etc. etc. On peut rajouter à cela que la restauration sur site, bien que plutôt variée au niveau du menu, est assez mal organisée: manque de place, temps d'attente importants, coûts qui augmentent régulièrement. Dernier point et peut être le plus impactant, le temps de transport et la perte de flexibilité sans TT. Les problèmes de transports sont très impactant, on peut difficilement commencer sa journée plus tôt ou partir un peu plus tard que d'habitude à cause des transports. Immense perte d'énergie et de temps de travail effectif dans les transports en passant de 2 à 4 jours de présentiel.
Le retour sur site implique une forte dégradation du fragile équilibre vie pro / vie perso que j'avais réussi à maintenir ces dernières années. Les engagements familiaux, sportifs et associatifs vont se réduire à peau de chagrin en semaine. Avec 3h minimum de transports aller-retour pour me rendre sur site, c'est la fatigue qui va augmenter et le bien-être qui va diminuer (aggravé par la réduction des activités sportives en semaine). Pour garder la tête hors de l'eau je vais probablement opter pour un 4/5 à court terme, ce qui va engendrer une perte financière non négligeable mais je n'ai pas le choix si je ne veux pas finir comme un zombie. A moyen terme, la démission sera inévitable pour moi.
Le fait de ne plus avoir autant de jours de télétravail augmente mes frais de gardes pour mes enfants, augmente les coups liés à l'essence, augmente les frais de restaurations à l'extérieur, augmente la fatigue et est très démotivant. Le fait d'aller sur site avec davantage de monde va être plus fatigant en fin de journée + les bouchons, les semaines vont être horrible...
En transports en communs, j'ai + de 3h de trajet (A/R) par jour pour me rendre sur site. En voiture aux heures de pointe, c'est encore pire. Je suis propriétaire de mon logement actuel. Un déménagement dans le cadre du retour sur site aurait un impact financier non négligeable. Mon cadre de vie à la campagne m'apporte le calme et la tranquillité dont j'ai besoin pour supporter mon rythme de travail très soutenu. Je considère qu'il a un impact indéniable pour mon bien-être et mon équilibre vie pro/perso. Un retour sur site 4 j/semaine aura forcément un impact sur mes heures de travail (pour compenser le temps perdu dans les transports). Pareil sur mon engagement : plus question d'accepter des compromis rendus convenables par le TT (opérations en production en horaires décalés par exemple). Et pour la motivation, disons simplement que je ne comprends pas l'obligation de retourner sur site sous prétexte de favoriser les relations avec mes collègues, alors que 80% de mon équipe n'est pas sur le même site que moi (délocalisée en Roumanie)
Bien que bénéficiant actuellement d'un télétravail thérapeutique lié à mon état de santé, je suis préoccupé par les conséquence collectives de la nouvelle organisation du travail. Mon inquiétude ne porte pas uniquement sur ma propre situation, mais également sur celle de nombreux collègues qui devront réorganiser profondément leur vie personne, familiale et professionnelle à compte d'octobre 2026. j'observe déjà aujourd'hui des difficultés de cohésion et de circulation de l'information entre les collaborateurs présents sur site et ceux travaillant à distance. Je crains qu'une présent accrue sur site pour une partie des équipes, tandis que d'autres salariés continueront à travailler à distance pour des raisons médicales ou d'aménagement du poste, n'accentue des écarts et ne crée de nouvelles formes d'exclusions ou d'isolement. Je suis également préoccupé par les impacts en matière de fatigue, de temps de transport, d'équilibre de vie et de santé psychologique. J'ai notamment été témoin d'une situation de forte détresse exprimée par un collègue directement concerné par les évolutions du télétravail (un signalement a déjà été fait), ce qui m'amène à m'interroger sur la capacité de certains salariés à absorber ce changement sans conséquences sur leur santé ou leur engagement professionnel. Au-delà des situations individuelles, je m'interroge sur les effets collectifs de cette évolution sur la qualité du travail (j'ai déjà 4 collègues directe qui sont partis dans la perspectives de cette évolution), la cohésion des équipes, le partage de l'information et l'inclusion des salariés qui continueront à travailler à distance dans le cadre d'aménagements médicaux ou de situations particulières.
Déprime totale et grande perte d'intérêt pour ma carrière à la SG (dans laquelle je me sentais très épanoui jusque là). Le covid avait permis un énorme progrès social, aujourd'hui on est entrain de vivre une énorme régression à cause d'un choix basé sur des convictions personnelles qui ne sont fondées sur aucune étude/statistique.
organisation perso/pro remise en question , disponibilité visa vie des clients ne sera plus la même car impossible de rester joignable jusque 19h sur site . ayant un enfant en situation de handicape, sa prise en charge dans de bonne condition ne sera pas possible . Stress au plus haut .
temps de transport impact directement l'équilibre vie pro / perso... Organisation perso était facilité par le télétravail (prise de RDV). Le retour sur site aura un impact financier avec le repas du midi.
La 1ère difficulté est que j'habite dans le Val d'Oise et que je met environ 1h30 pour venir et de même pour rentrer soit 3H de transport en commun. J'ai accepté ce poste il y a deux ans car il y avait la possibilité de télétravailler jusqu'à 3 jours pars semaines. Par ailleurs je suis sur un poste ou nous avons des contingences le matin et le soir. Très clairement je vais devoir déposer mes enfants le matin à l'ouverture du périscolaire à 7h30 et ne pourrais donc jamais être présente à 8H30 pour l'ouverture. Par ailleurs les contingences se terminent dans mon cas à 18h donc si tout va bien je serais chez moi le soir entre 19h30 / 20h. Enfin cela va avoir un impact financier lourd puisque je serais dans l'obligation de mettre mes deux enfants en périscolaire matin et soir au minimum 4j/semaine et mon salaire ne va pas être indexé par rapport à cette perte ...
je ne pense pas continuer à la SG dans les 2 prochaine années
Plus de temps sur site oblige mécaniquement à plus de temps de transports et aux contraintes inhérentes. Un alourdissement du déséquilibre vie pro/vie perso du fait de ce même temps de transport. Cela entraîne aussi moins d'engagement, devoir intégrer cette notion avec des horaires qui peuvent dépasser les horaires classiques, oblige à faire un choix entre rester au-delà de l'horaire ou prendre le risque de rater un train et de ne pouvoir rentrer chez soi à un horaire récent. Le télétravail permettait d'avoir des espaces dans la semaine de solitude souvent nécessaire à la concentration et à l'approfondissement des sujets. Avec le retour sur site en open space, c'est moment seront plus rares et/ou plus pénibles. De plus, le retour sur site, sans préparation des locaux (insonorisation, espace restauration, espace détente) viendra encore saler la note de la fin du télétravail. Enfin, ces éléments convergeront vers une plus grande fatigue entraînant plus de stress, moins d'engagement dans une cercle qui semble s'annoncer comme particulièrement vicieux.
Le retour sur site à hauteur de 4 jours par semaine représente actuellement une difficulté importante pour moi, dans un contexte personnel de reprise progressive suite à un burn-out, où l’équilibre reste encore fragile. Au-delà de cet aspect, je perçois un climat au sein des équipes plus tendu qu’auparavant, avec un sentiment de pression accrue et de perte de repères en termes de confiance et de bienveillance. Ces éléments contribuent à un ressenti de décalage et à une difficulté à me projeter sereinement dans ce cadre de fonctionnement, avec parfois le sentiment de ne plus trouver pleinement ma place.
2h de trajet par jour Moins de temps de sommeil Stress lié aux transports
Nos équipes s'engagent continuellement pour la société générale, les équipes sont sans failles et pourtant la SG continue dans son objectif de fin de TT. Nous sommes engagés, et ne demandons qu'a conserver nos acquis. pour moi les impacts sont multiples. Mes enfants vont être contrains d'être plus longtemps chez la nounou. L'offre de transport n'est pas au rdv alors je suis obligée de prendre ma voiture, quitte à perdre 3h sur la route/jour. L'impact financier pour payer la nounou, le gasoil, l'usure de la voiture, la fatigue avant d'arriver sur site, la fatigue en partant. On en parle que du TT mais toutes les autres mesures prises par la direction n'aident rien au moral.
Difficultés logistiques : - Environ 1h de transport de porte à porte 2 fois par jour. Soumis aux contraintes de retards, grêves dans les transports en commun - Des contraintes supplémentaires de garde pour amener les enfants à l'école ou aller les rechercher faisant peser la charge sur d'autres Difficulté de compréhension de la justification du retour sur site : Nous serons 3 dans mon équipe avec le retour sur site. Le reste de l'équipe est basé à Paris, Chennai et Bucarest. La majorité des échanges se fait déjà plus à distance qu'en présentiel avec l'écrasante majorité des équipes HSE. Le retour sur site n'aura pas d'impacts sur la cohésion de l'équipe.
je vis à 70km de mon lieu de travail. En train c'est 2h de trajet. 2h aller 2h retour. En voiture c'est seulement 50 minutes mais 14€ de péage. 14€ Aller 14€ retour, plus environ 230€ d'essance / mois. Société Générale me rembourse 4€ de frais de transport par mois. 2,5 jours / semaine c'est soutenable Le passage à 4 jours équivaut en train à 16h de transport par semaine soit 64h par mois. En voiture 448€ de péage + 400€ d'essence. La société générale n'augmentera pas ses remboursements de frais de transport -> 4€ / mois. Financièrement c'est ingérable. Ce qui fait que je passerai 64h dans les transports, niveau équilibre pro/perso, ça sera complètement déséquilibré, à cela s'ajoutera la fatigue physique et mentale. Le retour en Ile de France, ma conjointe est employé proche de mon lieu de vie, mon fils est inscrit dans une école proche également.
Depuis Mai 2020 j'habite, je corrige, nous habitons dans le puy de dôme. Précisément à saint bonnet le chastel à 15mn du bureau de ma femme Je viens sur site, 2 jours actuellement, à mes frais. Les frais comprennent mes 2 repas du soir, la nuit et l'A/R en train depuis Clermont Ferrand Aucunes solutions ou options proposées que ce soit par le RH SG et par mes managers (niveau n, n+1) Ma solution : passer à 50 à partir d'octobre. D'où l'impact financier. Et dans deux ans prend ma retraite progressive à 60 ans jusqu'à ma retraite en Juillet 2032 si rien ne bouge sur cette dernière échéance
Comme beaucoup de collaborateurs SG j'ai déménagé post covid puisque le télétravail me permet de venir sur site uniquement 2 jours par semaine. Le retour sur site va entrainer une baisse de mon équilibre vie privée vie pro. De plus cela va fortement affecter ma santé mentale. Je ne serai plus aussi efficace dans mon travail.
Bonjour, Tout d’abord, merci pour cet espace de dialogue. De mon côté, la principale difficulté concerne le temps de trajet. Je travaille chez Société Générale depuis 20 ans et, lors de la mise en place d’un jour de télétravail (avant le Covid), je m’étais déjà légèrement éloignée de mon lieu de travail. Lorsque nous sommes passés à deux jours de télétravail, je me suis de nouveau éloignée, en toute confiance vis-à-vis de mon employeur. Aujourd’hui, j’habite toujours en région parisienne, dans les Yvelines, mais dans une zone très mal desservie. Je n’ai donc pas d’autre choix que de venir en voiture, avec un temps de trajet d’environ 1h30 par jour, voire davantage depuis les nombreux travaux autour de La Défense. Ce qui me permettait jusqu’à présent de continuer à venir travailler avec plaisir, ce sont les deux jours de télétravail, qui m’évitent cette tension quotidienne liée aux embouteillages. La perspective d’un jour supplémentaire sur site engendre une charge mentale et un stress importants, avec un impact direct sur mon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Concrètement, je pars de chez moi à 7h et je rentre vers 19h30, après près de 3 heures passées en voiture chaque jour. Cela a également un impact financier, puisque je suis contrainte d’utiliser mon véhicule. Par ailleurs, depuis la diffusion de la charte, je ressens un réel impact sur ma santé : fatigue, perte de motivation, sentiment d’épuisement. J’ai déjà dû m’arrêter à deux reprises, suite à des crises d’angoisse qui m’empêchaient même de prendre le volant. La situation actuelle représente un véritable bouleversement dans ma vie. Malgré mon ouverture à d’éventuelles opportunités en dehors de l’entreprise, le contexte socio-économique actuel ne me permet pas de trouver un poste correspondant à mon profil. C’est la première fois que je me retrouve dans une telle situation de détresse.
Le fait de revenir 4 jours par semaine sur site va logiquement me pousser à reprendre les transports en commun : en effet je ne pourrai assurément pas assumer les 3h quotidiennes supplémentaires de conduite pour venir travailler ; le truc c'est que j'étais passé des transports en commun à la voiture parce que je ne supportais plus les vibrations des transports en commun qui finissaient par me faire mal. Par ailleurs il ne faut pas rêver : mon niveau d'engagement va - encore - diminuer et mes horaires seront d'autant plus allégés ; j'ai passé l'âge de rentrer après 21h chez moi !!
- Impossibilité d'inscrire mes enfants dans les activités qu'ils souhaitent faire, la plupart des cours ayant lieu à partir de 17h30. - moins de temps avec mes enfants le soir, pas le temps de faire les devoirs avec. - Impact financier: doit payer la garderie ce qui représente un coût supplémentaire d'environ 1500€ sur l'année. - Fatigue liée à 2h30 de trajet tous les jours - Stress lié à tous les points précédents
- Impact financier : habitant en province et actuellement hébergée ponctuellement chez ma fille, je serai contrainte de prendre un logement en région parisienne - Équilibre vie professionnelle / vie personnelle : je devrai être absente de mon domicile 4 jours/semaine et subir 2h de transports en commun par jour - Santé et bien-être : 1) je travaille dans un service transversal où tous les collaborateurs travaillent avec des équipes situées à La Défense, Val-de-Fontenay et à l'étranger => la moitié de notre temps de travail est en réunion téléphonique + pas suffisamment de salles de réunions + réunions "back-to-back" => niveau sonore incompatible avec un travail intellectuel 2) je suis en rééducation suite à une grave blessure : retour sur site = impossibilité de continuer mes 2 séances/semaine de kiné 3) forte inquiétude sur la continuation de mon télétravail thérapeutique lié à un TND - Motivation & Engagement : toujours motivée pour faire mon travail avec rigueur et engagement mais totalement écoeurée par la situation
j'aurai à l'avenir 2h30 de trajet 4jours/semaine. De plus, j'ai 2 enfants de 3 et 5 ans et ça aura un impact financier pour les faire garder en plus de perdre un temps considérable aurprès d'eux. Ma fatigue sera forcément impactée et bien évidemment la motivation et l'engagement au sein de l'entreprise
j habite a 60kms de mon lieu de travail... temps trajet en voiture 2h30 par jour. si je prenais les transport: bus, train + metro: 3h15 par jour de plus j'ai 60 ans d'ici peu, et aussi MDPH il est deja dur de faire ces 3 jours sur site, fatigue, maux de dos... faire 4j me parait impossible, risque d'arret de travail.

Vos suggestions de solutions (verbatim)

Vos suggestions de solutions
Faire levier en médiatisant la situation au maximum et dans la mesure du possible (résultats ou au moins tendance générale de l'audit réalisé cette année)
reprise de la grève, notamment début octobre, le jour de la reprise sur site
La priorité de la direction n'est plus les salariés
Il ne fait pas lâcher. Passer de 3 jours de TT a 1 seul jour est une modification substantielle du contrat de travail
Je suis assez fataliste, nous avons essayé par des grèves, les remontées auprès des managers, le baromètre, le questionnaire par cabinet externe, mais malheureusement la direction est sourde mais c'est elle qui décide.
Saisir la justice car c'est un retour sur nos conditions de travail, ainsi qu'un mensonge par rapport aux engagements prit que ce soit en faveur de la QVT ou l'écologie avec l'annonce de moins de transport sur les réseaux parisiens il y a quelques années de ça.
Je trouve que l'on collecte de plus en plus de signaux qui ressemblent au projet ACT de France Télécom. N'y a t il pas au travers de l'art 1152-1 du code du travail l'obligation de l'employeur de veiller à la santé physique et mentale de ses salariés ? N'y a t'il pas atteinte aux droits fondamentaux lorsque la vie privée est de cette décision réduite à peau de chagrin ? Quel sera l'avocat qui aura le courage de se mouiller ?
Maintenir mon régime de 3 jours de télétravail car j'ai déménagé avant l'annonce de retour sur site. Le lieu de travail n'est pas indiqué sur mon contrat donc je n'hésiterai pas à saisir la justice. Surtout que ma santé va être en jeu. Je suis évidemment prêt à faire grève : n'hésitez pas à choisir les fins de trimestre comme sepembre 2026 pendant plusieurs jours avant et après comme la semaine du 28/09 au 02/10
fournir des indicateurs chiffres , des kpi comme les taux de demission, taux de productivité, temps de transport moyen par salarié, taux d'absenteisme...
Celles que je lis dans les tracts CGT me paraissent très adaptées. Avec le soutien persistant de l'ensemble des collègues, la direction peut être amenée à infléchir ses positions qui ne reposent sur aucune explication valable, juste des prétextes.
pourquoi pas une demarche juridique avec une cagnotte pour payer les frais
Mobilisation collective avec ou sans démarche syndicale. Le télétravail n'est pas la seule cause à défendre. Aujourd'hui on démantèle une DR construite il y a 3 ans. De nombreux collaborateurs sont sans visibilité sur leur avenir depuis des mois. Des postes supprimés dont on arrive pas à connaitre : qui, quand, comment. Aucune visibilité encore à ce stade sur l'organisation de rattachement, des affectations arbitraires, aucun accompagnement des managers de proximité qui n'ont pas de réponse à donner à leur équipe qui se sentent abandonnées comme les managers. Un discours RH qui ne laisse entrevoir aujourd'hui aucune perspective d'avenir. Une gestion inhumaine et sans ménagement. Et dans ce contexte, on se demande où sont passés les syndicats. Aucune information relayée, aucun mouvement fédérateur. Il y a des luttes à mener et il y a urgence !
Maintien en condition opérationnelle en mode 'best effort' (support / astreinte en service minimum). Refus des opérations en heures non ouvrées. Temps de présence sur site réduit (cadre au forfait). Recours médecine du travail.
Je suis prête à suivre une mobilisation collective
le problème du 5 octobre pour faire grève est qu'il s'agit de mon jour non travaillé (4/5)
On devrait trouver un service critique pour la banque où les gens sont motivés pour faire grève. Le gros des salariés continue de travailler mais donne 1 ou 2 jours de salaires à une caisse de grève qui permet à l'équipe du service critique de faire grève en illimité sans perte financière pour mettre la pression sur la banque.
Prouver que la direction effectue un climat hostile envers les Salariés SG afin de nous contraindre à quitter l’entreprise.
Faire intervenir des sociologues du travail pour mettre en évidence les risques psychosociaux (ex: cabinet espace enquete). Je suis toute seule avec mon fils et je ne peux malheureusement pas me permettre de subir plusieurs journées de grèves. Et je ne pense qu'une grève ponctuelle d'un jour changera quoi que ce soit pour notre sort... :(
est-ce possible de saisir la justice ?
Une grosse mobilisation de tous le monde au moins coté IT ferait je pense basculer la chose
Dans l'informatique on nous demande régulièrement de venir travailler le week-end pour que les opérations n'impactent pas la banque. Pourquoi ne pas refuser nos interventions de week-end, au moins le dimanche, puisqu'il s'agit d'interventions faites sur base de volontariat ?
je ne sais pas quelles actions peuvent etre prises sans que cela ne nous mette en danger sur notre poste... -Afficher son refus du retour sur site (photo de profil Teams) -Ne pas respecter le jour imposé
Il faudrait une grève massive pendant les périodes critiques pour la banque c'est à dire les 5 premiers et les 5 derniers jours du mois de manière à ce que la SG perde de l'argent.
Je ne pense pas que la mobilisation sociale classique fera bouger la direction. La voie judiciaire m'apparait de plus en plus comme le seul moyen de faire bouger les choses. Il faudrait pouvoir se regrouper et tenter une action en Justice collectivement, ne serait ce que pour médiatiser ce combat et mettre la pression sur la direction de l'extérieur. A l'avenir, un des axes de défense du télétravail qu'il serait intéressant de mettre en avant est le "soutien à la démographie". Les médias commencent à parler de la dégringolade de la natalité. Le télétravail est clairement une aide aux parents, ne coute rien à la société et permet dans une certaine mesure à des familles de s'agrandir.
Montrer à la direction ce qu'ils ont à perdre ... la vision QVT, manifestement ils s'en fichent totalement, je pense qu'il faut plus axer nos revendications sur l'efficacité et le travail multisite. On ne peut pas appliquer les memes regles en agence et dans les centraux. Et on ne peut pas dire à la DSI que c'est mieux d'etre tous sur site mais que travailler avec le nearshore et l'offshore ne pose aucun soucis, c'est contradictoire.
Dans votre dernier tract vous parler de saisir la justice afin de condamner le choix sans discussion de notre DG, sans tenir compte du bien être des salariés et des risques encourus, que se soit pour les salariés ou notre entreprise: fatigue, énervement, mauvaise ambiance: risque d'arrêts de travail plus massif + risques pour la banque, en cas de sous effectif...
des journées de mobilisation sont surement à envisager pour que nous soyons peut être entendus
Grève, débrayage, blocage des moyens de production/ des sites, grève du zèle, communication avec la presse
Malheureusement, je pense que la colère est leur objectif pour que les gens partent. C'est un plan social non avoué donc rien ne les fera changer.
Malheureusement nous sommes face à une hiérarchie de dictature, ou le DG devient de plus en plus riche et se fiche totalement des situations de précarité de ses employés. Il n'y a aucune humanité dans cette stratégie. L'objectif est clair, enrichir les actionnaires et la direction générale, le reste n'est que futilité. Quand on voit que même les personnes avec un handicap lourd (avec transport) n'auront qu'un seul jour de TT supplémentaire, ça fait froid dans le dos. Nous sommes dirigés par des hommes sans aucune humanité. Cela ne semble pas les empêcher de dormir, alors que beaucoup d'entre nous, subissons des insomnies et des angoisses sur notre avenir, notre santé. Les factures à payer et la charge mentale quand on est seule, ne permettent pas de quitter notre travail aussi facilement, sinon c'est bien une solution que j'envisagerais si je le pouvais. Le travail va devenir de plus en plus anxiogène, tel un poison... Nous serons toujours remplaçables pour la SG, mais pas pour nos familles.
En parler dans les médias/ réseaux sociaux , mobiliser sans forcément demander une grève (qui a un coût que certains salariés ne peuvent supporter). Mais plutôt une "grève du zèle" ou alors des objectifs commerciaux
Quelles solutions quand le PDG lui meme dit ouvertement qu’il se moque éperdument de nos états d’âmes à ce sujet ?
Je soutiendrai toutes les solutions possibles
Arrêter de télétravailler ou travailler pendant X jours. On pourrait refaire un mouvement de retour sur site global (en évitant les périodes de congés) et en spécifiant que les externes doivent venir pour montrer que les places manqueront. Et la semaine qui suit une semaine complète en télétravail pour tous.
Je pense que la direction ne changera pas d'un iota tant que: 1- on n'aura pas bloqué massivement la production plusieurs jours consécutifs (perte d'argent importante et médiatisation). Les piquets de grève devant les tours à l'heure du dej sont risibles...ça ne sert à rien et ça démontre qu'on est incapable de se mobiliser. 2- il n'y aura pas eu un nombre de suicides conséquents => avec leur connerie, ça risque d'arriver et c'est terrible
Je pense qu'il faut comme dans tout système s'adapter aux différents cas. Je pense que seul les syndicats peuvent obtenir ce genre de propositions.
- Une compensation des frais supplémentaires engendrés par cette mesure pourrait être étudier ... ex: remboursement à 75% des frais de transport
grève à la japonaise.
Dans ce type de situation, il serait important de prendre en compte les réalités des équipes et non d’appliquer une règle uniforme. Lorsque l’équipe est entièrement à distance, la présence sur site ne répond pas à un besoin opérationnel. Il serait pertinent de laisser plus de souplesse, en permettant une adaptation au cas par cas. À ce stade, j’ai le sentiment qu’il n’y a plus de réelle écoute des situations individuelles par la direction. Les contraintes imposées, sans prise en compte des réalités de terrain, donnent le sentiment d’une approche qui pourrait pousser certains salariés à se désengager ou à quitter l’entreprise de manière indirecte. Cela est difficile à vivre et génère une perte de confiance. Dans ce contexte, une remontée collective des situations réelles comme la mienne me semble nécessaire afin de montrer que certaines organisations ne sont pas compatibles avec un retour sur site imposé. Cela permettrait d’ouvrir un dialogue avec la direction pour faire évoluer les règles vers quelque chose de plus cohérent, équilibré et adapté aux contraintes réelles des salariés.
Leur décision est prise, pour moi ne leur fera changer d'avis
Tout bloquer fonctionne plutôt bien - Comprendre => tout le monde lève le crayon et on ne travaille plus. Quand on touche à l'argent tout le monde sait écouter attentivement. Nos dirigeants ne seront pas différent des autres. Faire grève le 05/10 oui mais il sera déjà bien trop tard !!! Et faire grève combien de temps ?
Essayons de trouver une solution, on est pret à passer à 2 jours de télétravail tout le monde sera content S'il vous plait ne lachez pas ce combat !
Je ne vois pas de solution miracle, mais je suis prêt à participer à des mobilisations collectives pour signifier mon désaccord profond avec cette décision.
Grève générale d'une semaine minimum en période sensible (début/fin de mois) AVANT LE MOIS D'OCTOBRE !
grève, blocus, utiliser les réseaux sociaux, la justice...
Je travaille pour GCOO/RBS, où nous avions jusqu'à octobre droit à 3 jours/semaine de travail à distance. Un compromis à 2 j/semaine me paraitrait encore acceptable.
Il me semblerait utile de poursuivre les négociations afin de recherche un dispositif plus équilibré tenant compte des réalités opérationnelles, aux proches aidants, aux salariés en situation de handicap ou bénéficiant d'aménagement médicaux, ainsi qu'aux situation identifiées comme sensibles par les service de santé au travail. Je suis favorable à une mobilisation collective destinée à favoriser la reprise du dialogue et la prise en compte des difficultés remontées par les salariés. Si un mouvement de grève était organisé, il pourrait être envisagé de manière coordonnée entre les différents sites, en tenant compte des jours de présence des équipes afin de favoriser la participation du plus grand nombre et de rendre visible les préoccupations exprimées localement Il me parait important que les conclusions de l'expertise SECAFI, les remontées des représentants du personnel, les alertes santé et l'évaluation des risques professionnels soient pleinement prises en compte avant le déploiement du dispositif dans la documentation réglementaire associée. Enfin il serait souhaitable de préserver des modalités de travail favorisant la cohésion des équipes, la circulation de l'information et l'inclusions durable des salariés travaillant à distance pour des raisons médicales ou organisationnelles.
Il faut absolument effectuer toutes les démarches possibles : - Grèves ET blocus - Absentéisme de masse sur site (mais présence en télétravail) - Continuer de faire des apparitions dans les journaux Il faut une vraie révolte, montrer qu'on peut se battre pour nos droits et qu'on n'est pas prêt à laisser un tyran décider pour nous (encore moins après s'être augmenté de 50%)
Grève reconductible à la rentrée de septembre afin d'avoir un impact réel sur notre entreprise, si l'argent ne rentre plus ils vont peut être se décider à nous écouter. Une grève après l'aplication de la charte me parait inutile d'où mon non à la question suivante.
Très honnêtement j'ai le sentiment que l'on ne peux rien faire tant M Krupa est déterminé. Est ce que le rapport SECAFI peut servir de base pour une action en justice ? Le CSE ne peut il pas forcer la direction à évaluer et minimer les risques pour les salariés ?
Le combat dans l'entreprise est terminé, la direction peut se retrancher derrière la loi, elle se moque concrètement des conséquences qui iraient au contraire dans le sens de son projet. La lutte est désormais au niveau législatif afin, par la loi, de contraindre les entreprises à de la négociation obligatoire avec les représentants des salariés sur tous les sujets.
Mobilisation collective + syndicats Oui, c’est un levier très pertinent : Les syndicats peuvent : demander une renégociation de l’accord porter une alerte collective inscrire le sujet à l’ordre du jour du CSE déclencher un droit d’alerte (risques psychosociaux) si nécessaire Médecine du travail Souvent sous-utilisée mais très puissante : avis individuel → aménagement possible alerte collective possible en cas de risques
Pourquoi attendre le 5 octobre ? quand bon nombre de collègues en province seront peut être déjà sur le départ, d'autres organisés, et d'autres resignés ?
Solution individuelle : réduire la présence sur site en arrivant plus tard et en partant plus tôt dans le respect des heures de connexion obligatoires et en ne se reconnectant pas en distanciel. Solution collective : Une grêve qui couperait totalement l'activité sur quelques maillons de la chaine de traitement des flux clients. Sans quoi peu de réactivité à attendre de la Direction.
Partager entre le 'on ne peut rien faire' devant le comportement indécent de notre hierarchie et le blocage à 100% pendant une semaine.
Que fera la direction si les salariés ne tiennent pas et enchaînent les arrêts maladie?
je soutenais déjà les démarches syndicales de la CGT et je continuerai
à part révoquer le DG je ne vois malheureusement pas ce qui le ferait changer d'avis...
une grève en date du 5 octobre sera selon mois déjà trop tard...
peut etre voir en fonction aussi de chacun.. selon le lieu de vie, l'age et l'handicap
Sébastien D télétravail 16 Juin 2026
Consultation des élus du CSEC sur la charte télétravail et examen de l'expertise SECAFI - 16 avril 2026
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Consultation des élus du CSEC sur la charte télétravail et examen de l'expertise SECAFI - 16 avril 2026

"Aucune justification, aucune démonstration, aucune considération"

La réunion du CSEC consacrée à la réduction drastique du télétravail à un jour maximum par semaine a confirmé plusieurs choses :
La direction avance sans démonstration, sans données solides et en assumant une ligne dure, quitte à faire porter de lourdes conséquences sur les salariés.

L'ordre du jour était l'examen de l'expertise SECAFI et la consultation sur la charte télétravail.

Nous avons commencé cette séance par une déclaration liminaire à Anne Sophie Chauveau Galas, DRH, ainsi qu’aux autres représentants de la direction : 

“La direction a fait le choix de dénoncer unilatéralement l’accord télétravail, sans aucune concertation et sans tenir compte des équilibres construits ces dernières années. Cette décision, lourde de conséquences pour des milliers de salariés, a immédiatement suscité une vive incompréhension et une colère légitime au sein des équipes.
Les chartes n'ont aucun caractère normatif et n'ont pas de véritable valeur juridique en soi, à la différence d’un accord valablement négocié et signé.

Quel est le sens de notre présence ce matin alors que le Directeur Général, Slawomir Krupa, a déjà balayé nos débats lors de son dernier webcast ? En répondant par avance aux questions que nous devions traiter ici, il confirme le mépris souverain de cette Direction pour les instances représentatives du personnel et pour les salariés. Rappelons que ces derniers ne sont pas restés silencieux. Deux journées de grève ont été massivement suivies, une pétition a recueilli plus de 8 700 signatures en un temps record, et les organisations syndicales ont dû recourir à une demande d’expertise pour objectiver les impacts de ce recul social. Ces mobilisations traduisent un rejet clair et déterminé de la méthode et du fond.

Plus incohérent encore : la direction elle-même avait en son temps largement mis en avant les bénéfices du télétravail dans le document Future of Work de juillet 2020. Elle soulignait notamment la «réallocation d’une partie du temps de transport à la vie professionnelle», permettant aux salariés de commencer plus tôt et de terminer plus tard. Elle mettait également en avant « moins de bruit et moins d’interruptions subies pendant la journée », favorisant concentration et efficacité. Elle reconnaissait que «les réunions à distance sont plus efficaces », avec moins de contraintes logistiques, des démarrages à l’heure, des objectifs mieux définis et des formats plus courts. Enfin, elle valorisait une «communication à distance plus inclusive», facilitant l’alignement des équipes grâce à des points réguliers et structurés. 

Que reste-t-il aujourd’hui de ces constats pourtant issus de l’expérience concrète des salariés et des propres analyses de l’entreprise ? Comment expliquer qu’en quelques mois, ces arguments soient purement et simplement balayés ?

Pourquoi la conviction d’un seul homme, Slawomir Krupa, viendrait-elle remettre en cause des années de pratiques, d’analyses et de retours d’expérience, allant même à rebours des études internes et externes qui démontrent les apports du télétravail en matière de performance, d’engagement et de qualité de vie au travail ?

Dans le même temps, les indicateurs internes confirment ce que nous dénonçons depuis le début : le baromètre social est catastrophique. Il révèle une dégradation profonde du climat de travail, une perte de confiance envers la direction et un sentiment d’injustice largement partagé.

Le déni de la direction dans la prise en compte de ces indicateurs et ces alertes qui arrivent de toute part,  fait peser une inquiétude réelle sur la pérennité de l’entreprise. 

Le télétravail n’est pas un privilège. C’est un mode d’organisation du travail moderne, efficace et plébiscité. Le remettre en cause de manière autoritaire, sans justification cohérente et en contradiction avec les propres constats de la direction, est une faute sociale majeure et stratégique.

La CGT exige des réponses claires. Elle appelle la direction à cesser ce déni de réalité, à reconnaître ses propres analyses et à renouer immédiatement avec un dialogue social sincère en renonçant à la mise en application de la charte présentée ce jour et en rouvrant de véritables négociations.
Les salariés, eux, ont déjà fait entendre leur voix et continueront à se mobiliser pour défendre leurs droits, leurs conditions de travail et le respect qui leur est dû.
”

Les motivations de la décision DE LA DG et les conséquences sociales sur les salariés

Après notre déclaration, qui n’a amené aucune réaction de la part de la direction, l’expert SECAFI nous a présenté les conclusions de son analyse sur l’impact des modifications du régime de télétravail. Par la suite, une séance de questions/réponses s’est entamée. Les élus CGT ont décidé de construire les débats autour de deux axes : les motivations de la décision et les conséquences sociales que cela pourrait avoir sur les salariés.

Sur les motivations de la décision, nous avons interrogé la direction sur l’absence totale de fondement scientifique et d’indicateurs internes justifiant un tel recul. Malgré nos demandes précises (études internes, KPI, données de performance, etc.) la direction n’a produit aucun élément concret et refuse catégoriquement d’aborder la raison pour laquelle Société Générale, et Slawomir Krupa en particulier, a décidé de faire évoluer l’organisation du télétravail. Elle s’est retranchée derrière une vision managériale affirmant que la présence physique favoriserait la cohésion et l’efficacité, sans être en capacité de le démontrer. Pire encore, interrogée sur les conclusions de l’expertise SECAFI, qui invalident ce raisonnement, la direction n’a pas contesté les faits mais a simplement opposé une « conviction ». Elle a également été incapable d’expliquer ce qui, entre 2020 et aujourd’hui, justifierait de renier ses propres analyses vantant les bénéfices du télétravail en matière de productivité, de concentration et d’efficacité des réunions. Elle s’est contentée de répondre qu’il y avait eu plusieurs échanges au sein du CSEC et avec les OS, sur le fait de mettre en place une organisation qui favorise l’intelligence collective, qui permette une meilleure interaction entre les gens du Front, Back et Middle et fonctions supports.

Concernant les conséquences sociales, les réponses sont encore plus préoccupantes. Alors que l’expertise met en évidence une augmentation massive du stress, allant jusqu’à des situations de grande détresse, la direction s’est contentée d’évoquer des dispositifs d’accompagnement déjà existants, sans mesure nouvelle à la hauteur des risques élevés identifiés.

Interpellée sur sa responsabilité face à une absence d’informations précises et une hausse annoncée des risques psychosociaux, elle a répondu à côté : “On a un temps long entre l’annonce de 2025 faite par Slawomir KRUPA, et la mise en œuvre prévue en octobre 2026. Vous auriez été les premiers à nous reprocher de commencer à communiquer”.

La communication ne va pas résoudre les problèmes majeurs dans lesquels la direction plonge la plupart des salariés concernés !

Elle a ajouté que des communications sont en préparation pour les managers, les salariés et les COO, avec des éléments pour pouvoir gérer les réponses aux questions posées. Pour elle, il existe déjà plusieurs dispositifs, comme le service de santé, le service social SG. “Je ne reviens pas sur les situations particulières citées dans le rapport, qui ont bien besoin d’attention, on les a déjà identifiées dans la Charte”.

“Identifiées” dans la charte ne veut pas dire “traitées convenablement” dans la vraie vie ! 

Sur l’augmentation prévisible des arrêts maladie et son coût pour la collectivité, aucune remise en question non plus : la décision est assumée, quels qu’en soient les effets. La direction a affirmé qu’elle va continuer de suivre les indicateurs habituels, comme l’absentéisme et les démissions (sic). 

N. ISIDORE nous a répondu que “dans un projet de cette nature, il est logique d’évoquer un risque potentiel d’augmentation des arrêts de travail. On a un certain nombre d’éléments laissés à la main des décideurs au plus proche du terrain pour organiser l’activité et prendre en considération un certain nombre d’éléments. L’accompagnement est fondamental. Vous êtes dans votre rôle de nous alerter. En tant qu’élus de terrain, vous savez pertinemment que nous cherchons des solutions pour minimiser les risques”.  

Concernant les situations individuelles, sur lesquelles nous avons insisté, notamment les salariés en situation de handicap ou en télétravail thérapeutique, et ceux ayant accepté une mobilité en contrepartie d’un certain nombre de jours de TT, la direction conditionne certains aménagements à des critères contestables, sans prendre en compte l’ensemble des réalités vécues par les salariés concernés.

Concernant le TT thérapeutique, C. BIANCHI a précisé que “cela fonctionnera de la même manière qu’aujourd’hui. Raison pour laquelle ce n’est pas dans la charte” et d’ajouter “ le TT thérapeutique c’est la prérogative du médecin du travail, pas du médecin traitant, je le re-confirme ici”.

Sur le traitement des situations individuelles, selon la direction, la déclinaison de la Charte va donner lieu à des décisions de managers et d’équipes, prises en local. Elle aurait identifié un certain nombre d’options ouvertes pour les managers afin d'organiser l’activité.  “Pour ce qui est du dialogue social, la charte est assez claire, et indique que tout ce qui concerne l’aménagement des locaux, ces sujets seraient présentés aux élus locaux”.

Nous avons rappelé que c’est la direction qui est à l'origine des situations sensibles et spécifiques par le biais de ses transformations, et c’est bien de cela dont nous devons parler de manière paritaire. Il n’est pas question, pour nous, de communication d’un texte décidé unilatéralement par la direction, envoyé aux DSN, sur la façon dont elle va traiter des situations de salariés mis en danger par les décisions et la stratégie de la direction.   Le directeur des affaires sociales de SGRF a répondu que «ces quelques situations, à l’aune de 40 000 collaborateurs, seront regardées par les managers et si une vraie difficulté survient, nous regarderons les situations individuelles au plus près de la contrainte, de manière équitable et homogène, dans l’esprit de l’application de la charte, mais en mettant en place des dispositifs de sauvegarde particuliers pour ces salariés. Une fois la mise en œuvre de la charte, ces situations nous serons remontées ».

C. BIANCHI a aussi répondu que la direction ne minimise pas les verbatim alarmants ( doux euphémismes...) qui sont dans le rapport de l’expert. “On cherche à identifier les endroits pour les prendre en charge avec le service de santé. Cela reste une minorité de verbatim sur 230 000 au global sur plus de 500 000 contributions mais on les prend au sérieux”.  

Concernant le Flex office, imposé historiquement en contrepartie du télétravail, la direction refuse de remettre en cause le Flex. “Sur les Open Spaces, je confirme qu’on maintient le Flex, car 66% des personnes n’ont pas vu de problème.”

Elle reconnaît des tensions possibles à court terme mais le directeur de l'immobilier affirme qu’il n’y aura pas de problème de places sur les services centraux comme sur le réseau hormis certains points qui ont été soulignés et à la marge. A l’issue de l’application de la Charte, le parc sera même toujours surcapacitaire, selon lui.
La direction renvoie donc la gestion au niveau local, sans garantie, ni plan structuré, alors même que 33% des salariés anticipent déjà des difficultés majeures.  

La direction déclare également que l’ensemble des travaux nécessaires (espaces de silence, salles de réunions…) devra être réalisés avant la date théorique du retour massif au bureau.

Interrogée sur le coût économique induit par la fatigue accrue liée aux transports ou sur l’impact spécifique sur les populations les plus fragiles, la direction n’a apporté aucune évaluation, ni réponse concrète. Ces sujets semblent purement et simplement ignorés.

Sur la fuite des talents et la dégradation de la marque employeur, la direction minimise le phénomène et mise sur l’attractivité globale du groupe, sans stratégie claire pour enrayer les départs déjà constatés. La réponse de la DRH  « il n’y a pas plus de démissions au T1 2026 que sur 2025 à la même période » …. n’est pas pertinente à nos yeux, puisque l’accord de 2021 s’appliquant jusqu’en octobre 2026, les salariés à ce stade n’ont pas encore eu de modification du nombre de jours de TT. Ils attendent que la direction ouvre enfin les yeux sur ce projet néfaste et renonce à l’application de la Charte. 

Nous avons interrogé la direction sur la gestion des salariés ayant signé un avenant TT. Cette dernière a répondu qu'elle a prévu d’écrire aux salariés, pour les informer qu’elle met fin au rythme actuel du TT et qu’elle enclenche le nouveau rythme prévu par la charte à partir du 5 octobre. Les courriers individuels partiront à partir de mai. Elle affirme que le changement de rythme de TT ne modifie pas le contrat de travail, et que le salarié ne peut s’y opposer. Ce qui lui permettrait, selon elle, d’imposer unilatéralement la réduction du télétravail, sans possibilité de refus. Autrement dit : la direction supprime un accord collectif, impose une charte moins favorable et traite chaque salarié individuellement pour verrouiller la contestation.
Ce qui ne semble pas correspondre à la jurisprudence actuelle.

Enfin, à la question directe de savoir ce qui se passerait si les salariés ne revenaient pas sur site, la réponse de la direction est sans ambiguïté et particulièrement révélatrice de son état d’esprit : chacun devra « prendre ses responsabilités ». Autrement dit, la direction impose, et les salariés devront assumer individuellement les conséquences d’un éventuel refus.

Un passage en force ... qui se fissure déjà !

Finalement, cette réunion confirme un choix unilatéral, déconnecté des réalités du travail, des données scientifiques et des graves alertes sociales.
Une décision qui fait peser l’ensemble des risques sur les salariés, sans garanties, sans accompagnement réel, et sans dialogue digne de ce nom.

A la suite des échanges, la CGT a été formellement consultée sur le projet de mise en place de la charte télétravail (qui reprend les termes de l'accord négocié et signé par le seul SNB).

Les élus CGT se sont prononcés contre l'instauration de cette charte et ont motivé leur vote par la déclaration suivante : 

"Au regard des conclusions accablantes de l'expertise et face au naufrage social révélé par votre propre baromètre collaborateur, la CGT rejette en bloc ce projet qui sacrifie délibérément la santé des salariés sur l'autel d'un contrôle managérial d'un autre âge.

Ce nouveau dogme n'est pas le fruit d'une nécessité opérationnelle, c'est le résultat de l'intime conviction d'un seul homme, Slawomir Krupa. Sur la base d'une simple intuition idéologique, il balaie un à un les acquis sociaux et les modes de travail qui faisaient la force de cette entreprise.

Ce n'est pas seulement la voix de la CGT que vous entendez aujourd'hui, c'est celle de ces milliers de salariés qui ont signé la pétition et de ceux qui sont se sont manifestés lors de nos mobilisations. Le message du terrain est sans appel : la colère contre votre passage en force qui suscite un rejet massif.

Vous avez un baromètre au fond du gouffre : vous brisez l'entreprise. Votre projet est une machine à fabriquer du désengagement.
Ne faites pas mine de découvrir la situation : vos indicateurs sont au rouge vif.
Le score d'engagement est aujourd'hui historiquement bas, et ce n'est pas un hasard.
L'expertise confirme que pour 74 % des collègues, la motivation est en chute libre.

L’étude Bluenove/Secafi est saturée du terme "trahison". Vous avez rompu unilatéralement le contrat de confiance. Comment comptez-vous redresser la Société Générale avec des équipes que vous avez vous-même dévastées moralement par une décision purement arbitraire ?

La Direction organise consciemment le déclin de notre banque en provoquant une véritable hémorragie des compétences. En dégradant brutalement les conditions de travail, vous tablez cyniquement sur l’attrition naturelle.
Pousser les gens à la démission pour mener vos réorganisations à moindre coût, sans avoir à financer de plan d'accompagnement : voilà le véritable visage de votre stratégie.

L'expertise est formelle : 75 % des nouveaux embauchés de moins de 5 ans ont choisi la Société Générale spécifiquement pour cette flexibilité que vous leur arrachez aujourd'hui. Sur le marché du recrutement, vous devenez un repoussoir. Qui acceptera demain de rejoindre une entreprise qui ment sur ses promesses initiales ?

Sur le terrain, vos talents préparent déjà leur départ vers la concurrence. Vous videz nos services de leur savoir-faire par pur archaïsme. Le sentiment de trahison est profond, comme en témoigne ce verbatim salarié : « C'est un mépris total. On nous a attirés avec de la flexibilité, on nous l'arrache une fois qu'on est installés. La concurrence nous attend les bras ouverts. Si cette charte passe, je pars. »

Cette trahison est d’autant plus révoltante pour les collègues qui ont accepté une mobilité géographique ou fonctionnelle ces dernières années.
Beaucoup ont dû quitter leur métier ou leur site d’origine, souvent de manière subie suite à la suppression de leur poste dans le cadre de vos multiples plans de restructurations.

L’équilibre de leur vie, ils l’ont construit sur la base de l’accord télétravail actuel : ils ont accepté des distances plus longues, des trajets plus pénibles, parce que vous leur aviez garanti 2 ou 3 jours de télétravail. Aujourd’hui, vous changez les règles unilatéralement, après les avoir contraints au mouvement.
Pour ces salariés, ce n'est plus seulement une erreur de gestion, c'est une maltraitance institutionnalisée.

Mais il y a pire : votre projet est une agression directe contre les salariés les plus vulnérables. Pour les familles monoparentales, pour les collègues en situation de handicap ou avec une santé fragilisée ou pour les aidants familiaux, le télétravail n'est pas un confort, c'est une condition de survie professionnelle. En réduisant cette flexibilité, vous les condamnez à une charge mentale insupportable ou à l'épuisement.

Vous ne tenez aucun compte de la réalité humaine derrière les chiffres ; vous brisez des équilibres de vie déjà précaires.

Faut-il voir une simple coïncidence — certes très heureuse pour la Direction — dans le fait que cette charte restrictive soit imposée juste après la signature d’un accord emploi ayant considérablement appauvri les dispositifs de départ et les autres solutions soupapes qu'il contenait ( notamment pour les seniors) ?

La CGT ne croit pas aux coïncidences.
Tout indique qu'il s'agit d'une manœuvre délibérée d’un cynisme calculé pour pousser les salariés vers la sortie à moindre frais.
C’est un plan social déguisé qui ne dit pas son nom.

La méthode de négociation est tout aussi révoltante. La Direction a poursuivi bille en tête des discussions avec une seule organisation syndicale. Cette dernière, non contente d'avoir siégée seule à la table, a été demandeuse de l'établissement de cette charte.
Pour les salariés, c'est une double trahison : celle d'une Direction qui renie sa parole, et celle d'un partenaire social qui se fait l'auxiliaire du patronat pour brader les acquis des salariés.

La CGT dénonce une mise en danger délibérée de l'intégrité physique et mentale des salariés. 

Enfin, la CGT tient à vous placer face à votre responsabilité la plus sacrée : l’intégrité de la vie de vos salariés.
L'expertise SECAFI n'est pas qu'un recueil de statistiques, c'est un cri d'alarme. Le rapport mentionne explicitement l’émergence de "pensées inquiétantes" chez certains collègues, évoquant sans détour des idées noires et la crainte de "drames humains".

Ce projet plonge une partie du corps social dans une détresse émotionnelle profonde : nous parlons de salariés qui témoignent venir travailler "la boule au ventre", sous antidépresseurs ou suivi psychiatrique, pour qui le télétravail était le seul rempart contre l'effondrement.
L'expert vous a alertés, nous vous alertons aujourd'hui : en balayant ces signaux de détresse d'un revers de main, vous prenez le risque conscient de voir des situations de souffrance aiguë basculer vers l'irréparable. Le risque suicidaire et le burnout ne sont pas des concepts abstraits, ce sont des menaces réelles que votre charte vient activer.
Nous vous le disons solennellement : la CGT ne vous laissera pas jouer avec la vie des salariés au nom d'une intuition managériale.

Le volume 3 de l'étude transport est un choc : 63 % des salariés vont subir plus de 2 heures de trajet quotidien. C'est leur voler leur repos et leur santé. C’est une dette de sommeil pathogène, une fatigue chronique et un risque accru d’accidents de trajet.

Et pour quoi ? Pour entasser les collègues dans des open spaces saturés et bruyants où la concentration est devenue un luxe. L'absence de mise à jour du DUERP sur ces risques est une faute grave qui engage votre responsabilité civile et pénale. Nous ne vous laisserons pas transformer nos bureaux en usines à burnout.

Vous fuyez vos responsabilités en laissant les managers de proximité gérer seuls la détresse de 79 % de salariés qui se disent non accompagnés.
C'est un abandon de poste. La QVCT n'est pour vous qu'un slogan de brochure, alors que sur le terrain, c'est la souffrance éthique qui domine. Vous détruisez le sens du travail pour restaurer un flicage d'un autre siècle.

Madame la Présidente, ce projet est un contresens historique et un acte de sabotage social. Vous dégradez la santé des salariés, vous détruisez l'attractivité de la banque et vous piétinez l'engagement de ceux qui font la richesse de cette entreprise.

La CGT ne sera pas la caution de ce désastre.
Pour la protection des salariés, pour le respect de notre santé et contre cette régression sociale, la CGT vote CONTRE. 

Notre opposition formelle est motivée par la convergence de toutes les alertes :

  1. Une alerte sanitaire : Le risque de drames humains et de suicides mentionné par l'expert est le signal d'alarme ultime que vous refusez d'entendre.
  2. Une alerte stratégique : En devenant un repoussoir sur le marché de l'emploi, vous organisez le déclin de la banque.
  3. Une alerte sociale : Ce projet est un plan social déguisé qui joue sur l'attrition naturelle et la démission des salariés, incluant les talents que la direction cherche à retenir ou les salariés plus fragiles (aidants, salariés en situation de handicap, parents isolés) 
  4. Une alerte opérationnelle : certains sites sont incapables d'absorber ce retour dans des conditions de dignité et d'efficacité (saturation, parkings, restauration).
  5. Une alerte juridique sur la remise en cause de certains contrats de travail ou avenants, et un risque d’image pour la banque. (ex : Greenwashing, risque d’attrition)

Vous considérez peut-être que le sujet est clos mais pour nous, il ne l’est pas.

Nous continuerons à porter un modèle de télétravail pragmatique, équitable, utile et efficace. Un modèle qui tienne compte des réalités du terrain et des situations individuelles, et ne se résume pas à l’intime conviction d’un seul homme. Nous ne nous arrêterons pas à ce vote. Forts de la mobilisation de milliers de collègues, nous appelons les salariés à rester debout pour la suite du combat.
C’est donc clair, la CGT continuera de porter ces sujets et de défendre les droits et les conditions de travail de toutes et tous”.

Finalement, l’ensemble des élus du CSEC a voté contre la Charte du Télétravail. 
Encore une fois, rappelons que la charte télétravail présentée aux élus reprend les termes de l'accord signé par le seul SNB, à l'issue d'une pseudo négociation entre une seule organisation et la direction. 

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Philippe FOURNIL télétravail 20 Avril 2026
Présentation CGT de l'expertise SECAFI sur le télétravail : Opération carton rouge en vue !
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Présentation CGT de l'expertise SECAFI sur le télétravail : Opération carton rouge en vue !

Présentation de l'expertise sur le télétravail -

Consultation sur le projet de charte télétravail et ses impacts sur les conditions de travail

Cette réunion préparatoire vise à présenter les résultats de l'expertise menée par SECAFI et BLUENOVE sur le projet de charte télétravail rédigée par la direction et le SNB. L'expertise comprend trois volumes : une synthèse, un rapport exhaustif de consultation des salariés (avec plus de 50% de participation et 230 000 verbatims), et une analyse complète des impacts. La direction souhaite réduire le télétravail à 1 jour maximum par semaine, avec une mise en œuvre prévue pour septembre 2026.

Les représentants du personnel ont exprimé de vives inquiétudes face aux résultats alarmants de l’expertise, notamment concernant les risques psychosociaux et les verbatims allant jusqu'à évoquer des pensées suicidaires. Un sentiment d'urgence et de responsabilité collective s'est mélangé à une conscience aiguë des difficultés à venir pour gérer cette transformation dans des délais très courts. Les experts n'ont pas caché leur préoccupation face à certains constats. La CGT a souligné à plusieurs reprises le contexte difficile (suppressions d'emplois, réorganisations) qui amplifie les impacts négatifs de cette décision.

LES DIFFERENTS IMPACTS

1. Aspects juridiques du télétravail et des contrats de travail

SECAFI a ouvert la réunion en clarifiant les implications juridiques de la modification du télétravail sur les contrats de travail. Il a expliqué que le télétravail n'est généralement pas considéré comme un élément essentiel du contrat de travail, sauf dans des cas strictement limités où il était déterminant lors de l'embauche.

Deux situations à risque ont été identifiées :

  • Les salariés embauchés en province pour travailler sur Paris, à qui on avait garanti un télétravail étendu
  • Les réorganisations (notamment back-office, CDS) où des modifications d'horaires avaient été officiellement compensées par du télétravail

La CGT a interrogé sur les conséquences d'un refus de signer l'avenant au contrat. SECAFI a précisé que hors cadre de modification pour motif économique (article L1222-6), le salarié est libre d'accepter ou refuser sans conséquence.

=> demande de la CGT : Respect des engagements pris par la direction et des contreparties existantes.

2. Analyse comparative des arguments de la direction entre 2021 vs 2026

L'expertise a mis en évidence un changement radical de discours de la direction :

Arguments lors de l'accord 2021 :

  • Modernisation et innovation sociale
  • Facteur d'attractivité pour les recrutements
  • Axe de fidélisation des salariés
  • Équilibre vie privée/vie professionnelle
  • Engagement RSE (réduction des déplacements)

Arguments de la charte direction – SNB en 2026 :

  • Harmonisation du nombre de jours entre BU/SU
  • Performance collective et efficacité organisationnelle
  • Satisfaction client
  • Présence sur site = efficacité

3. Revue de littérature sur le retour au bureau

L'expertise a démontré qu'il n'existe aucun consensus scientifique établissant un lien entre retour au bureau et créativité/performance collective.   

Les études montrent que :

  • La nature de la tâche détermine le mode de travail optimal (concentration = télétravail, collaboration = présentiel)
  • Le modèle hybride 3 jours présence/2 jours télétravail correspond aux meilleures pratiques
  • Ce n'est pas le présentiel/distanciel qui compte mais la qualité de la rencontre
  • Les outils et formations managériales permettent de maintenir le lien à distance

4. Benchmark des pratiques du marché

Dans les entreprises de plus de 1000 salariés, le nombre moyen de jours de télétravail est de 1,95 à 2 jours. Dans les services financiers spécifiquement, la moyenne est de 2 jours. La Société Générale se positionnerait donc en-deçà des standards du marché avec 1 jour maximum.

5. Évolution de la population cadre et enjeux d'attractivité

La population cadre SG a augmenté de 20 points depuis 2010 pour atteindre 68% des effectifs. L'autonomie dans l'organisation du travail est un facteur identitaire majeur pour cette population. Selon l'étude APEC 2025, une entreprise sur 10 a réduit le télétravail, mais pas dans des organisations comparables à la Société Générale. Les entreprises similaires considèrent au contraire que réduire le télétravail est un risque pour l'attractivité.

6. Résultats de la consultation salariés

Participation :

  • 55% de la cible a répondu. Un taux de participation (très significatif)
  • Plus de 580 000 contributions
  • Plus de 230 000 verbatims
  • 4 personnes sur 5 sont non-managers
  • Participation par BU/SU : >70% hors SGRF, 41% pour SGRF

Profil des répondants :

  • 54% de femmes (légère surreprésentation)
  • Près d'1 personne sur 5 est parent isolé, proche aidant ou en situation de handicap
  • Pour 60% des personnes ayant accepté une mobilité interne dans les 3-5 dernières années, le télétravail était déterminant (4500 personnes concernées)

Pratiques actuelles :

  • Pratique moyenne : 2 jours de télétravail par semaine
  • Cette pratique est considérée comme déterminante, voire comme un "acquis social" par certains
  • Le télétravail est perçu comme un vecteur d'efficacité pour l'entreprise
  • Le temps de transport économisé est réinvesti au service de l'entreprise          

Nombre de jours idéal souhaité :

  • 54% souhaitent 2 jours
  • 26% souhaitent 3 jours
  • 80% des répondants souhaitent 2 jours ou plus
  • Actuellement, 46% ont effectivement 2 jours ou plus

Impact du retour au bureau :

  • 67% redoutent ce retour
  • 12% pensent à quitter leur poste
  • 11% envisagent de quitter la Société Générale
  • 25% subiront la décision
  • Plus de 50% sont dans une forme de "pétrification" (difficulté à se projeter ou déclaration de subir)    

Accompagnement :

  • 79% (4 sur 5) estiment ne pas se sentir suffisamment accompagnés ou pas accompagnés du tout
  • Ce constat est partagé par tous les profils (managers et non-managers)
  • La charte est perçue comme une décision unilatérale
  • Sentiment de rupture du contrat de confiance
  • Sentiment d'infantilisation       

Freins et difficultés au retour sur site :

  1. Perte de temps liée aux trajets (40% des répondants) : entre 1h et 2h30 par jour pour beaucoup
  2. Déséquilibre vie privée/vie professionnelle : organisation de la vie familiale basée sur le télétravail depuis plusieurs années
  3. Impacts négatifs sur la santé et le bien-être : augmentation du stress et de la fatigue, et donc perte d’efficacité.             

Besoins pour faciliter le retour :

  1. Flexibilité dans l'utilisation du télétravail (27%) : pouvoir choisir le jour et le faire varier selon les semaines
  2. Plus d'espaces et de bureaux fixes : saturation actuelle, besoin de bureaux individuels pour se concentrer, espaces calmes
  3. Optimisation de la restauration : nombre de places insuffisant, temps d'attente trop longs

Signaux d'alerte sur la santé mentale :

  • 1% évoque anxiété, stress chronique avec crises d'angoisse, insomnies
  • 0,4% parle de burn-out, fatigue physique et mentale importante
  • Quelques verbatims mentionnent des idées noires, pouvant évoquer le suicide

7. Profils à risque

Moins à risque :

  • Managers
  • Personnes avec moins d'un an d'ancienneté            

Plus à risque :

  • Proches aidants
  • Personnes en situation de handicap      

Par BU/SU (taux de risque supérieur à la moyenne) :

  • ASU
  • GTPS    

L’augmentation du stress vaut pour 64% ( voire même 74% hors SGRF)            

Moins à risque par BU/SU :

  • SGRF
  • DGLE
  • MIBS

8. Analyse immobilière

Méthodologie :

La direction immobilière a procédé à un recueil d'informations en anticipation de la charte :

  • Prévisions d'effectifs fin 2026 et fin 2027 par site
  • Comptabilisation des postes de travail existants
  • Calcul des taux d'occupation pour les sites équipés de capteurs
  • Prise en compte des effectifs internes et prestataires      

Réseau (agences, CRC, CDS, directions régionales) :

  • Nombre de postes de travail légèrement surcapacitaire par rapport aux effectifs projetés
  • Même avec un retour à temps plein, il y aurait assez de postes de travail
  • Exceptions : DR Sud-Ouest (Bordeaux), Est et Grand Ouest sont à l'équilibre exact
  • Point de vigilance : fermetures de Limoges et Annecy pourraient créer un afflux vers Bordeaux, Rennes et Lyon

Problématique parking réseau :

  • Si les sites n'ont pas été réduits en surface depuis 2021, la capacité devrait convenir
  • Mais l'environnement extérieur a changé (exemple Bordeaux : quartier devenu payant, places louées supplémentaires puis abandonnées avec le télétravail)
  • Risque de saturation avec le retour sur site
  • Conflit entre politique RSE (privilégier transports en commun) et conditions de travail  

Centraux parisiens et non parisiens :

  • Surfaces réduites suite à différents projets immobiliers et mise en œuvre de l'accord 2021
  • Parc toujours surcapacitaire selon la direction (immeubles propriétaires du groupe, ajustement difficile)
  • Taux d'occupation moyen actuel : 40% (mesuré par capteurs de présence)
  • 26 568 postes de travail pour 25 000 effectifs (ratio quasi 1 pour 1)
  • Le flex office n'a pas été réellement mis en œuvre partout 

Projection avec retour 4 jours/semaine :

  • Taux d'occupation projeté : 76%
  • Au-delà de 80-85%, on considère qu'il y a suroccupation
  • Avec les phénomènes de pics et l'inclusion des congés dans les moyennes, plusieurs immeubles seront en saturation
  • Sites concernés : La Défense (Chassagne, Val-de-Fontenay), Lille, Nantes       

Problématiques identifiées :

Nantes :

  • Un tiers du bâtiment fermé pour économies de chauffage
  • Direction locale n'envisage pas de rouvrir même avec retour 100% sur site
  • Problème parking : 300 personnes se garent sur parking Carrefour (qui va disparaître)
  • Contraintes horaires liées à la bourse incompatibles avec horaires transports en commun
  • Beaucoup de salariés habitent hors agglomération 

Lille (GTPS) :

  • Déménagement effectué alors que télétravail déjà en place (3 jours)
  • Locaux dimensionnés pour cette organisation
  • Inquiétude sur capacité d'accueil (parking et flex-office)        

Val-de-Fontenay :

  • Transferts de postes en cours (Sakura par vagues)
  • Données immobilières potentiellement obsolètes          

Mouvements prévus :

  • Réorchestration des équipes prévue d'ici septembre 2026
  • Macro-zonings complètement revus
  • À iso-poste de travail mais nécessité de passer d'un raisonnement en moyenne à un raisonnement en pics

Limites de l'analyse :

  • Approche macro-capacitaire uniquement
  • Pas de prise en compte des spécificités par métier (600 métiers différents dans les services centraux)
  • Pas de prise en compte des réorganisations en cours
  • Pas d'analyse site par site détaillée
  • Pas de données sur l'occupation des parkings
  • Postes adaptés RQTH non comptabilisés spécifiquement

 

Besoins identifiés :

  • Repenser la charte immobilière (ratios espaces collaboratifs/postes de travail)
  • Adapter les locaux à la diversité des activités (concentration, réunions Teams, réunions présentielles, informel)
  • Sanctuariser les postes adaptés pour personnes RQTH
  • Optimiser la restauration
  • Résoudre les problèmes de parking site par site

9. Étude transport

Limites méthodologiques importantes :

  • Fichier de mauvaise qualité : 50% des données non renseignées
  • Adresses sous forme de codes postaux uniquement (refus de la direction de fournir adresses précises)
  • 50% du fichier sans adresse de site de rattachement
  • Données CDS complètement fausses (salariés rattachés à Table de France avec adresses dans toute la France)
  • Utilisation du centroïde du polygone (centre de commune) qui fausse les calculs       

Temps de trajet moyens par jour (aller-retour en minutes) :

  • La Défense : 120 min en voiture, 172 min en transports en commun
  • Val-de-Fontenay : plus élevé
  • Sites lillois : voiture beaucoup plus avantageuse
  • Nantes : voiture beaucoup plus avantageuse
  • Autres sites : variable
  • Globalement : entre 2h et 2h30 par jour            

Écart avec les réponses au questionnaire :

  • 45% déclarent moins d'1h
  • 30% entre 1h et 1h30
  • 14% entre 1h30 et 2h
  • 13% plus de 2h

Hypothèses pour expliquer l'écart : réponse sur aller simple vs aller-retour, codes postaux, fiabilité du fichier personnel.

Constats :

  • Même aux heures de pointe, la voiture est toujours moins coûteuse en temps que les transports en commun
  • Exception : sites centraux (Défense, Paris) où les temps se rapprochent grâce à meilleure desserte            

Recommandation :

Repérer les situations critiques (>2h de transport en commun par jour) et évaluer individuellement la tenabilité en fonction de facteurs personnels, environnementaux, santé, situation familiale, qualité des infrastructures.

10. Parking centraux franciliens

Projection des besoins :

  • 41% des salariés utilisent un véhicule (thermique ou électrique)
  • 60% utilisent les transports en commun
  • Sur centraux parisiens : taux d'utilisation transports en commun supérieur (estimé à 75%)
  • Malgré cela : manque de places de parking à La Défense
  • Val-de-Fontenay : juste adapté

Position de la direction :

  • Volonté de privilégier transports en commun pour raisons RSE ( sic !!! )
  • Pas de volonté confirmée d'étendre le nombre de places de parking
  • Risque de "double peine" : réduction télétravail + difficulté à se garer

Marge de conversion :

Quasi inexistante compte tenu des fermetures de sites et réorganisations qui ont déjà contraint des salariés à prendre leur véhicule

11. Enjeux de prévention et risques psychosociaux

Contexte préexistant :

  • Terreau déjà difficile lié à la nature des activités et aux transformations organisationnelles
  • Baromètre interne montrant déjà des signaux d'alerte très inquiétants
  • Médecine du travail et assistantes sociales alertent fortement sur la situation        

Impacts attendus de la réduction du télétravail :

  • Risque de désengagement
  • Augmentation des sollicitations médicales et RH
  • Demandes d'aménagements de postes, mobilité, temps partiel thérapeutique
  • Risque de créer des situations d'inaptitude qui n'existent pas aujourd'hui
  • Report des problématiques organisationnelles vers les services médicaux/sociaux

Le télétravail comme levier de prévention :

  • Permet actuellement de prévenir les RPS
  • Permet de maintenir dans l'emploi
  • Bénéfique pour : proches aidants, familles monoparentales, personnes avec contraintes de santé, personnes avec temps de transport important

Position de la médecine du travail :

  • Alerte sur la situation
  • Souhaite que l'adaptation du télétravail ne passe pas systématiquement par un avis médical
  • Nécessité de latitude et souplesse pour les managers
  • Mais paradoxe : certains médecins du travail refusent de préconiser du télétravail car "le transport relève de la vie privée"

Signaux faibles - Absences de courte durée (≤3 jours) :

  • Progression depuis 2022
  • Indicateur d'intensification des journées de travail, pression, stress
  • Fragilisation en cours
  • Explosion de cet indicateur dans le bilan social 2024 et baromètre 2025

Verbatims inquiétants :

  • Débat sur leur inclusion dans le rapport (finalement retirés à la demande de la direction pour traitement séparé)
  • mentions de risques de suicide
  • 1% évoque anxiété, stress chronique, crises d'angoisse, insomnies
  • 0,4% parle de burn-out, fatigue importante

Incohérence avec le DUERP :

  • Le télétravail est actuellement présenté dans le DUERP comme un moyen de prévention des RPS, il va devenir un facteur de risque
  • La réduction du télétravail entre en contradiction avec cette politique affichée
  • Nécessité de revoir le DUERP

12. Situations particulières et populations spécifiques

441 salariés déclarent avoir des situations de télétravail personnalisées :

  • Contrats spécifiques
  • Mutations avec éloignement géographique compensé par télétravail
  • Adaptations négociées (exemple : CDS avec modification horaires + contingences compensées par 2ème jour de télétravail)

Personnes en situation de handicap (RQTH) :

  • Postes de travail sanctuarisés selon la direction
  • Mais inquiétude sur l'effectivité dans les faits
  • 120 relais handicap sur le territoire
  • Problème spécifique : accord handicap 2026 limite la prise en charge des transports
  • Salariés déjà à la limite du montant avec 3 jours sur site
  • Impossibilité de payer le 4ème jour
  • Exemple Bordeaux CDS : 5 personnes concernées

Proches aidants et parents isolés :

  • Population particulièrement à risque
  • La charte mentionne des "souplesses possibles selon les contraintes des services" mais rien n'est défini
  • Pas de cadrage pour les managers sur ce qui constitue une "contrainte de service"

Personnes non déclarées handicapées :

  • Certaines ne se sont pas déclarées car le télétravail permettait de compenser
  • Risque qu'elles doivent se déclarer maintenant
  • Réponse de la direction : passage par avis médical et augmentation du télétravail si nécessaire

Temps partiel :

  • 2% des répondants envisagent un temps partiel
  • Mais recrudescence des refus de temps partiel en 2025
  • Cas observés : personnes en fin de carrière demandant 80% pour compenser la perte d'un jour de télétravail
  • Refus RH, puis obtention d'un temps partiel thérapeutique via médecin
  • Problème : le thérapeutique est limité dans le temps
  • Risque de transformation en inaptitude (licenciement) à terme
  • Paradoxe : la SG ne gagne rien financièrement (thérapeutique payé par l'entreprise)

13. Efficacité organisationnelle et processus internes

Constat partagé :

Direction et salariés souhaitent une amélioration de l'efficacité organisationnelle

Attentes des salariés :

  • Amélioration des outils informatiques (simplifier, rationaliser)
  • Raccourcir les circuits de décision
  • Revoir les processus

Position de l'expertise :

  • Être présent sur site et avoir des réunions présentielles n'est pas un facteur d'efficacité décisionnelle ni de satisfaction client
  • Ce sont les processus qui doivent être améliorés
  • Recommandation : révision des processus pour identifier les axes d'amélioration
  • Suivre les effets sur la performance opérationnelle et satisfaction client

14. Accompagnement du changement

Manque d'accompagnement massif :

  • 74% des participants déclarent ne pas se sentir suffisamment accompagnés ou pas accompagnés du tout
  • Chiffre extrêmement élevé et rare dans ce type de consultation
  • Décision perçue comme unilatérale
  • Manque d'informations concrètes

Information :

  • Minorité de personnes estiment être bien informées
  • Dans cette minorité : 2 fois plus de managers que de non-managers
  • La charte est très mal connue, même des équipes RH locales
  • Discussions sur l'organisation du nouveau télétravail n'ont pas eu lieu dans les équipes

Managers :

  • N'ont pas la possibilité d'accompagner correctement les salariés faute d'informations
  • Certaines BU/SU ont déjà demandé aux managers d'organiser la répartition des jours de présence
  • Mais manque de cadrage sur les marges de manœuvre et adaptations possibles

Dispositif d'accompagnement :

  • Quasi inexistant selon les répondants
  • Outil Day In présenté comme solution (réservation de places) mais ne résout pas le problème de manque de postes
  • Appel à "l'autorégulation des salariés" comme seule réponse

Flexibilité dans la charte :

  • Mention de souplesses possibles pour certains salariés (aidants, parents isolés) "selon contraintes des services"
  • Mais aucune définition de ces contraintes
  • Pas de cadrage pour les managers

15. Calendrier et faisabilité

Échéance : début octobre 2026

Ampleur des chantiers :

  • Micro-zoning et réorchestration des locaux
  • Problèmes locaux (parking, restauration, espaces)
  • Adaptations individuelles (441 situations spécifiques + populations à risque)
  • Révision du DUERP et PAPRIPACT
  • Accompagnement des managers
  • Suivi des indicateurs sociaux

Contraintes :

  • Délai très court (5 mois)
  • Réduction des forces de travail dans les IRP (3 fois moins qu'avant les ordonnances Macron)
  • Concomitance avec d'autres projets majeurs : plan de réduction des effectifs, réorganisations (régionalisation, disparition des plateaux)
  • Réorganisations non prises en compte dans les projections immobilières

Risques :

  • Calendrier "irresponsable et pas tenable" selon Philippe Fournil
  • Goulet d'étranglement pour régler tous les problèmes
  • Risque que la plénière se perde dans des questions très locales au lieu de traiter les sujets principaux
  • Capacité de nuisance énorme si les problèmes ne sont pas traités

16. Attractivité et rétention

Position de la direction selon la CGT :

  • L'attractivité n'est plus un souci car ils refusent d'embaucher
  • Objectif de réduction des effectifs
  • Perte importante de talents (même si le taux de démission global reste stable)
  • Sur GBIS : baisse de 25-30% des effectifs sur 5 ans
  • Sur SGPM : baisse de 6% en 2025

Risques identifiés par l'expertise :

  • Vision à court terme de la direction
  • Risque de ne pas pouvoir redémarrer quand les affaires repartiront
  • Perte d'avantage concurrentiel face aux entreprises qui maintiennent des politiques attractives
  • 12% des répondants envisagent de quitter leur poste
  • 11% envisagent de quitter l'entreprise
  • Pour plus d'un répondant sur deux, le télétravail est déterminant dans le choix de rester

Recommandations de suivi :

  • Temps de vacance des postes avant recrutement
  • Taux de turnover sur nouveaux embauchés
  • Pourcentage de refus de candidats (candidats qui refusent de venir car politique télétravail ne correspond pas)
  • Impact sur les talents spécifiquement

17. Intelligence Artificielle

Position de la direction ( selon la CGT ) :

  • L'IA est présentée comme solution pour compenser les départs
  • Anticipation forte des gains de productivité            

Réalité selon l'expertise :

  • 95% des projets IA ne génèrent pas d'impact mesurable aujourd'hui
  • Incantation plus que réalité opérationnelle

DEBATS EN VUE AVEC LA DIRECTION

Cette réunion préparatoire était une présentation des résultats de l'expertise en vue de la réunion plénière du CSEC prévue le jeudi 16 avril (matin).

PREPARATION POUR LA PLENIERE

Actions pour la réunion plénière :

1. Présentation :

Maintenir le format de présentation par SECAFI utilisé lors de cette préparatoire (pas de synthèse édulcorée) pour permettre de se concentrer sur les sujets les plus importants

2. Questions à poser à la direction (par exemple)  :

  • Politique sur les temps partiels (ouverture ou maintien des refus)
  • Cadrage des "contraintes de services" permettant des adaptations pour populations spécifiques
  • Moyens d'accompagnement prévus
  • Traitement des 441 situations de télétravail personnalisées
  • Plan immobilier détaillé site par site
  • Gestion des parkings
  • Prise en compte des réorganisations en cours dans les projections

3. Mise à disposition des données :

Demande de remise de la base de données Excel des réponses aux questions fermées et des verbatims (avec anonymisation appropriée) pour permettre aux IRP de faire leurs propres analyses et leur travail sans entrave.

Actions de suivi recommandées :

1. Suivi en central :

  • Pilotage des indicateurs RPS (absences courtes, sollicitations médicales, temps partiels thérapeutiques, inaptitudes)
  • Consolidation des remontées locales
  • Rôle d'aiguillon et de donneur de feuilles de route
  • Suivi de l'impact sur la rétention et l'emploi
  • Traitement des situations contractuelles spécifiques       

2. Suivi en local (CSSCT) :

  • Analyse fine des résultats de la consultation par BU/SU (volume 2)
  • Plans d'action ciblés par périmètre
  • Travail avec les acteurs de la prévention
  • Révision du DUERP 
  • Suivi des adaptations individuelles
  • Gestion des problématiques immobilières locales (parking, restauration, espaces)

3. Chantiers prioritaires :

Dialogue social et prévention : Échanger en CSSCT et CSE avec acteurs de la prévention sur le positionnement face à la réduction d'un levier de prévention des RPS

Plans d'action ciblés : Populations à risque (aidants, parents isolés, travailleurs handicapés, managers), processus d'adaptation individuelle, suivi des indicateurs sociaux

Accompagnement des managers : Identification des signaux faibles, marges de manœuvre d'adaptation de la charte, validation des dispositifs d'adaptation

Pilotage RH : Impact sur rétention, situation des salariés avec contrats/adaptations spécifiques

Projet immobilier : Parkings, espaces de travail, restauration, charte immobilière, postes RQTH

4. Traitement des verbatims inquiétants :

  • Identification du périmètre d'appartenance (BU/SU) des personnes ayant évoqué le suicide
  • Alerte des médecins et préventeurs du périmètre pour vigilance particulière
  • Traitement en dehors du rapport (accord avec la direction)      

5. Communication et mobilisation :

  • Exploitation du rapport d'expertise pour communication aux salariés
  • Mobilisation des élus locaux sur les bons sujets
  • Montée en compétences des représentants locaux
  • Bataille syndicale sur le fond (opposition à la décision) et sur la mise en œuvre          

 

6. Renégociation de l'accord QVCT :

L’accord sur les conditions de travail arrive a échéance et il est urgent d’apporter de vrais réponses aux constats alarmants sur les différents sujets .

Échéances :

  • Semaine suivante : Réunion plénière du CSE
  • Septembre 2026 : Mise en œuvre prévue de la charte (réorchestration immobilière comprise)
  • 6-9 mois : Suivi recommandé de l'évolution des indicateurs

Conclusions

Principaux constats :

  1. Consultation massive et préoccupante : Avec 50% de participation et plus de 230 000 verbatims, la consultation révèle une opposition forte et des inquiétudes majeures face à la réduction du télétravail.
  2. Incohérence stratégique : La direction opère un revirement complet de discours entre 2021 (télétravail = innovation sociale, attractivité, RSE) et 2026 (retour au bureau = performance), sans consensus scientifique pour étayer cette nouvelle position.
  3. Décalage avec le marché : La Société Générale se positionnerait en-deçà des standards du secteur (2 jours en moyenne) avec 1 jour maximum.
  4. Risques psychosociaux majeurs : Les signaux d'alerte sont multiples et convergents (67% redoutent le retour, verbatims évoquant le suicide, progression des absences courtes, saturation annoncée de la médecine du travail).
  5. Projet immobilier sous-estimé : L'approche macro-capacitaire masque des problèmes locaux critiques (parking, saturation des espaces, restauration) qui nécessitent un travail site par site.
  6. Accompagnement inexistant : 79% des salariés ne se sentent pas accompagnés, la charte est mal connue, les managers ne sont pas outillés.
  7. Calendrier irréaliste : 5 mois pour traiter l'ensemble des ramifications (immobilier, RPS, adaptations individuelles, processus) avec des moyens IRP réduits et en concomitance avec d'autres transformations majeures.
  8. Populations vulnérables : Plusieurs populations sont particulièrement à risque (proches aidants, personnes handicapées, parents isolés, 441 situations contractuelles spécifiques) sans dispositif d'accompagnement adapté.

Questions en suspens :

  1. Juridique : Quel traitement pour les situations où le télétravail était un élément déterminant (embauches, mutations, compensations) ?
  2. Contractuel : Que se passe-t-il en cas de refus de valider le positionnement d’un jour de télétravail ? voire de signer l'avenant ? Quelle est la position réelle de la direction ?
  3. Prévention : Comment la direction justifie-t-elle la réduction d'un levier de prévention des RPS inscrit dans le DUERP ?
  4. Immobilier : Comment seront traités concrètement les problèmes locaux (parking, espaces, restauration) site par site ?
  5. Flexibilité : Quelles sont les marges de manœuvre réelles des managers pour adapter la charte aux situations individuelles ?
  6. Temps partiel : La direction va-t-elle maintenir sa politique de refus systématique alors que cela génère des temps partiels thérapeutiques ?
  7. Réorganisations : Comment les projets en cours (régionalisation, fermetures de sites) sont-ils intégrés dans les projections ?
  8. Suivi : Quels indicateurs la direction accepte-t-elle de suivre pour mesurer l'impact de cette décision ?
  9. Volonté réelle : La direction est-elle prête à traiter sérieusement les problématiques remontées ou l'inflexibilité sur la charte se traduira-t-elle par une inflexibilité sur le traitement des conséquences ?
  10. Données : La direction acceptera-t-elle de mettre à disposition la base de données complète de la consultation pour permettre aux IRP de faire leurs analyses ?

Enjeux pour la plénière et au-delà … :

La réunion plénière devra permettre d'obtenir des réponses claires de la direction sur les points critiques (temps partiel, accompagnement, flexibilité, immobilier, populations vulnérables) tout en évitant de se perdre dans des questions trop locales. L'objectif est d'obtenir un cadre et des engagements permettant ensuite un travail de déclinaison locale. La bataille syndicale devra se mener à la fois sur le fond (opposition à la décision) et sur les modalités de mise en œuvre pour limiter les impacts négatifs.

Au-delà, les indicateurs du baromètre employeur, suivis de ceux du bilan social (présentés la semaine dernière en commission de travail) traduisent une évolution fondamentalement inquiétante. Le rendu de l’expertise ne dénote pas avec ces autres indicateurs. Plus que jamais la question se pose ainsi : « Après la décision unilatérale de Slawomir Krupa en juin 2025, peut on avoir raison seul contre tous ? ».

Il déclarait en prenant ses fonctions en Mai 2024 que sa boussole serait l’intérêt général. Les faits sont têtus et semblent lui donner tort sur ce sujet.

Pour la CGT, tous les indicateurs sont passé dans le rouge et plus que jamais il est encore temps pour chacun d’entre nous de manifester physiquement notre mécontentement et notre opposition à ce changement à contre sens commun.

Nous proposons d’organiser un rassemblement des salariés qui le souhaite devant la tour, jeudi 16 avril (à partir de 10h00) au moment même où cette expertise sera présentée aux élus et débattue avant que ne soit votée la mise en œuvre de la charte télétravail rédigée par le SNB et la direction.

Philippe FOURNIL télétravail 9 Avril 2026
Télétravail : L'expertise de Sécafi - 9 avril 2026
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Télétravail : L'expertise de Sécafi - 9 avril 2026

La présentation de l'expertise télétravail donnera lieu à une séance plénière du CSEC le jeudi 16 avril 2026.

Les documents transmis aux élus et représentants pour en débattre avec la direction sont disponibles ici : 
(Rappel : pour des raisons de confidentialité, vous devez être connecté au site AVANT de cliquer sur les liens pour accéder aux documents PDF) 

  • Expertise télétravail Sécafi - Volume 1 : Rapport et synthèse 



  • Expertise télétravail Sécafi - Volume 2 : Consultation des salariés (document exhaustif)



  • Expertise télétravail Sécafi - Volume 3 : étude d'impact de la charte sur les temps de trajet et bilan carbone



[ Voir aussi : Les infos ]

Philippe FOURNIL télétravail 9 Avril 2026

[RAPPEL] Expertise télétravail et conditions de travail : exprimez-vous jusqu'au 13 mars 2026 (mail de HR Communication)

De : HR-COMMUNICATION <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.> 
Envoyé : lundi 9 mars 2026 10:48

Objet : [RAPPEL] Expertise télétravail et conditions de travail : exprimez-vous jusqu'au 13 mars 2026
 
Message à destination des salariés SGPM en France, hors filiales
 
Chères et chers collègues,
Nous vous rappelons que vous pouvez vous exprimer sur le télétravail et les conditions de travail jusqu’au 13 mars 2026 inclus, dans le cadre de l’expertise menée par Secafi sur mandat des représentants du personnel du Comité Social et Economique Central (CSEC).

Cette enquête est administrée par Bluenove, partenaire de Secafi, qui garantit la confidentialité des données collectées. Société Générale n’aura pas accès à vos réponses individuelles.

En cliquant sur « Je réponds », vous acceptez de participer à l’enquête, qui devrait vous prendre environ 10 minutes et consentez au traitement de vos réponses.
JE RÉPONDS 
Veuillez ne pas transférer cet e-mail, chaque personne éligible à l’enquête recevra un e-mail avec un lien personnel pour y répondre.

Les conclusions de cette enquête seront transmises directement aux représentants du personnel du CSEC, commanditaires de l’expertise, et à la Direction des Ressources Humaines du Groupe.

Cordialement,

La Direction des Ressources Humaines du Groupe
Pour toute difficulté d’ordre technique ou tout renseignement complémentaire, merci d’adresser un mail à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Philippe FOURNIL télétravail 11 Mars 2026
  1. Télétravail : Enquête dans le cadre de l'expertise via un cabinet indépendant : A vous la parole ! 2 Mars 2026
  2. Télétravail : journal télé du 9 janvier 2026
  3. Télétravail : Une expertise indépendante est lancée sur le télétravail - 30 Janvier 2026
  4. Déclaration de l'intersyndicale CFDT CFTC et CGT sur le télétravail - 29 janvier 2026

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