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Mi-temps seniors et congés de fin de carrière - Lundi 21 Mars 2022

négociations sur l'accord emploi 2019 - mi-temps seniors et congés de fin de carrière"

Lundi 21 Mars 2022

Attention ! la dernière version updatée après ce compte rendu est disponible ici ! 

Voir aussi :  le projet de la direction (et la liste des associations validées)  - les stats et le bilan de l'accord 2019 - les évolutions précédentes  -  Les précisions sur le calendrier
(
Rappel : avant de cliquer sur le lien, vous devez être connecté au site / identifié pour avoir accès aux documents PDF)

Direction : Gaelle Thorigny - Chloe ALLIGIER - Mathilde LEROSIER - Maelenn ALIX
CGT : Philippe FOURNIL - Ludovid LEFEBVRE

EN BREF : 3 ans après la signature de l’accord emploi du 13 mars 2019, celui-ci est arrivé à échéance et il était nécessaire de renouveler les dispositifs qu’il contenait (mi-temps senior, congé de fin de carrière, etc). C’était l’objet de la réunion du lundi 21 mars à laquelle la direction avait convié les syndicats, juste après avoir remis un projet d’avenant pour proroger celui-ci (ainsi que quelques statistiques pour effectuer un bilan sommaire de l’accord depuis 2019).
 

Ce qu’il faut retenir :

Le budget de révision salariale pour les salariés de plus de 55 ans n’est pas suffisamment utilisé, il est même sous exploité.

Dans l’accord de 2019, il était prévu la révision salariale de 4 salariés de plus de 55 ans sur 5. Or, si l’engagement a été tenu en 2019 et 2020, ce n’est pas le cas en 2021 (seulement 65% de révisions, au lieu de 75% - cf ci dessous).

Si coté direction, "il n’y a pas de volonté de freiner ce dispositif", nous avons surtout fait remarquer qu’il n’y a pas non plus de volonté de communiquer les informations sur ce dispositif qui a pour objectif 75% révisions des plus de 55 ans. Nous avons régulièrement dû expliquer aux salariés concernés que ce dispositif existait, mais aussi aux lignes RH (qui n’en sont pas toujours informées). Il faut donc réexpliquer qu'il existe un budget spécifique sacralisé pour réviser 4 salariés sur 5 de plus de 55 ans.

revisionseniors

 

Congés de fin de carrière – mi-temps seniors (avec Mécénat, ou interne) :

Depuis 2019, le quota des CFC et MTS a été revu car ces dispositifs sont très sollicités par les salariés (qui peuvent en être bénéficiaires).
Plus récemment, les incertitudes (ou plutôt menaces) de réforme des retraites, rend le dispositif plus incertain et pourrait avoir des conséquences financières lourdes pour les salariés qui entreront dans ce type de dispositif, si les menaces de retraite à 65 ans s’avèrent réelles.

La direction propose d’étendre à 250 possibilités[1] par an (jusqu’en début 2024) pour intégrer l’arrivée des salariés du groupe CDN. De nouvelles négociations « emploi » devraient donc avoir lieu fin 2023 pour arriver à un éventuel nouvel accord Emploi au T1 2024.

En attendant, le projet de prorogation de l’accord emploi de 2019 soumis par la direction vise à prendre en compte 2 éléments supplémentaires :

Des collègues sont furieux devant les délais de traitement des demandes et parfois le refus généré par la conformité (KYP – Know yourPartener – savoir avec qui vous travaillez). Pour la direction, la démarche est très chronophage, issue du Plan de remédiation. Elle propose donc 2 aménagements principaux :

  • La réduction de 36 à 24 mois du MTS (suivi éventuellement d'un CFC aux conditions financières du MTS – plus favorables) ;
  • Pour guider le salarié, la direction met une liste des associations soutenues par la fondation, complétée par d'autres associations qui ont déjà passé les critères du KYP.

Présenté comme cela, le dispositif pourrait être acceptable et les propositions validées. Sauf que cela « enferme » le salarié qui pourrait vouloir travailler avec des associations « pas encore validées par la conformité ». Par exemple, une association qui travaille aux soutiens aux réfugiés (et on mesure bien la nécessité actuellement avec l’Ukraine), ou encore, aider une association qui lutte contre les violences faites aux femmes, etc.

Nous avons refusé que cette liste soit bloquée et demandé qu’elle reste ouverte, dès lors qu’elle est compatible avec les délais de validation. Mais, nous avons aussi exigé de revoir les process de validation conformité car nous n’accepterons pas que des dispositifs de soutien aux salariés (et aux associations) soient soumis au rythme hallucinant des traitements de la conformité. Il est absolument anormal qu’on refuse de valider une association par ce qu’il manque la carte d’identité du président de la croix rouge !!! On ne peut pas s’adapter à ce genre de dérives. 

Pour mémoire, le « mi temps senior avec mécénat » génère un avoir fiscal (*), même si celui-ci n’est pas toujours utilisé par la SG pour différentes raisons.[2]

 

Nous avons demandé à décaler les départs en retraites possibles au 31 mars 2026 (pour ne pas faire perdre de trimestres en limitant au 1er janvier 2026), et d’envisager la possibilité de décaler de 2 ou 3 mois pour basculer dans le dispositif de retraite. 

La direction devrait envoyer un nouveau texte, soumis rapidement à la signature.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

[1] Nous étions à 120 possibilités par an jusqu’en 2021.

[2]60% du salaire chargé en avoir fiscal (dont le montant n'est pas utilisé à 100% car il est capé sur le chiffre d'affaire).

 

mtscfc

 

 

 

 

 

 Pour mémoire, l’extrait de l’accord de Mars 2019 :    

Autres dispositifs d’aménagements de fin de carrière

 2,1. Dispositions communes

SOCIETE GENERALE étudiera la possibilité, pour les salariés répondant aux conditions indiquées ci-dessous, d'exercer des missions notamment d'experts internes ou de formateurs internes ou de réaliser des projets de développement professionnel ou personnel, afin de promouvoir leur expertise. Pour exercer ces missions, ils seront déchargés de leur activité professionnelle courante ; jusqu'à la date à laquelle prend effet leur départ volontaire à la retraite.

Ces missions conjuguent à la fois l'intérêt de l'Entreprise et les attentes des salariés, en termes d'autonomie, d'utilisation et de transfert des techniques et des savoirs. Elles peuvent s'exercer au sein de l'Entreprise ou dans le cadre de mécénats entre SOCIETE GENERALE et des associations d'intérêt général au sens du Code général des impôts.

A ce titre, deux dispositifs d'aménagement de fin de carrière sont mis en place :

  • le mi-temps senior (2.2)
  • le congé de fin de carrière (2.3).

Sont éligibles, les salariés remplissant les conditions suivantes:

  • avoir une ancienneté de plus de 10 ans dans l'Entreprise ;
  • être en mesure d'obtenir la liquidation à taux plein de leur pension de retraite sécurité sociale dans un délai de 36 mois et au plus tard le 1er décembre 2024 ;
  • s'engager formellement à partir volontairement à la retraite au terme du dispositif et à liquider leur retraite sécurité sociale dès que les conditions de liquidation de cette pension à taux plein sont réunies.

Le salarié pourra notamment lors de son entretien professionnel porter sa candidature pour l'un de ces dispositifs.

Les candidatures présentées aux RH ou aux managers, remplissant les conditions ci-dessus, sont soumises à un comité de sélection. Celui-ci tiendra compte, dans le cadre de l'examen de cette candidature, des compétences et de l'expérience professionnelle du salarié reconnue dans l'Entreprise et des besoins identifiés de l'Entreprise.

Le salarié pourra bénéficier d'une formation pour lui permettre d'appréhender les méthodes pédagogiques nécessaires.

Ces dispositifs ne pourront pas se cumuler avec les autres dispositions du présent accord.

Leur mise en place est conditionnée au remplacement du salarié, La date du remplacement du salarié n'est pas déterminante de celle de son entrée dans le dispositif.

Le bénéfice d'un mi-temps senior ou d'un congé de fin de carrière, s'il est accepté est soumis à la signature d'un avenant au contrat de travail définissant les modalités - notamment de durée et de rémunération - applicables pendant ce mi-temps ou ce congé, ainsi que la formalisation de la décision du salarié de partir volontairement à la retraite à effet du terme de ces dispositifs.

Pour ces deux dispositifs, SOCIETE GENERALE fixe, pour chaque année d'application de l'accord, le nombre de bénéficiaires à 120 salariés. Dans l'hypothèse où SOCIETE GENERALE envisagerait de modifier ce nombre, elle réunira les Organisations Syndicales représentatives.

Enfin dans l'hypothèse où les dispositions législatives et/ou réglementaires et/ou conventionnelles en matière de retraite (régime de base et/ou complémentaire) viendraient à impacter ces dispositifs pendant la durée de l'accord, elles conviennent de se rencontrer pour en analyser les conséquences.

Si ces évolutions devaient conduire à différer la date de départ à la retraite sécurité sociale à taux plein du salarié, le salarié pourrait rester dans son dispositif.

2.2. Mi-temps senior

Sous réserve de remplir les conditions mentionnées à l'article 2.1, les salariés peuvent exercer dans la limite de 36 mois :

  • des missions d'experts, de formateurs internes au sein de SOC[ETE GENERALE •
  • ou des missions d'experts, de formateurs ou de management dans le cadre de mécénat de compétence entre SOCIETE GENERALE et des fondations ou des associations reconnues d'utilité publique ou d'intérêt général au sens du Code général des impôts.

Les salariés, qui exercent ces missions, le font dans le cadre d'un temps partiel à 50 %. Ils bénéficient d'un maintien à 75 % de leur rémunération contractuelle annuelle globale brute (RAGB).

Ils bénéficient également, pendant toute la durée du mi-temps senior, d'un complément versé en 12 mensualités correspondant à 75 % de la moyenne des parts variables versées les deux années précédant la mise en œuvre du dispositif, plafonnée à 80 000 euros bruts.

Les salariés ont la possibilité de cotiser à l'assurance vieillesse sécurité sociale sur la base d'un salaire à temps plein ainsi qu'au régime de retraite complémentaire (AGIRC-ARRCO). SOCIETE GENERALE prend en charge les cotisations patronales, dans les conditions prévues par les réglementations applicables.

Cette prise en charge est soumise à la condition du maintien de cette faculté, notamment par le régime de retraite complémentaire AGIRC-ARRCO.

S'agissant des salariés accomplissant leurs mi-temps senior dans le cadre d'un mécénat de compétence, celui-ci se déroule comme suit :

  • une première période de 24 mois maximum avec la mise en place d'une convention de mécénat
  • à son issue, une seconde période d'une durée de 12 mois maximum qui pourra donner lieu à la signature d'une nouvelle convention de mécénat avec une autre fondation ou association ou à défaut automatiquement à un congé de fin de carrière tel que défini à l'article 2.3 et selon les conditions et modalités prévues par ce même article, y compris pour les salariés dont le mi-temps senior 36 mois a été validé dans le cadre de l'ancien accord du 18 février 2016.

En tout état de cause, le salarié n'entrera dans le dispositif de congé de fin de carrière qu'à l'issue d'une première période passée en mécénat de compétence de 24 mois.

La mise en place et les modalités d'exercice de ces fonctions (mission ou mécénat), le changement d'associations/de fondations à l'issue des 24 mois ainsi que le délai à respecter pour procéder à ce changement seront fixés dans le cadre d'avenants spécifiques au contrat de travail.

Pendant le mi-temps senior, le salarié reste sous contrat de travail SOCIETE GENERALE et est donc éligible à la participation, à l'intéressement, à l'épargne salaire sous réserve d'en remplir les conditions et sur la base du montant de la rémunération maintenue pendant cette période  il continue à bénéficier des activités sociales et culturelles, mutuelle et régime de prévoyance sur la base de la rémunération versée pendant cette période.

Les salariés pourront également s'informer sur les associations partenaires de SOCIETE GENERALE et les offres de mission en consultant le site  http://fondation-solidarite.societegenerale.com, sans que ces associations soient exclusives pour le salarié.

Par ailleurs, le salarié bénéficiaire d'un mi-temps senior d'une durée de 36 mois au titre de l'ancien accord du 18 février 2016 conserve les conditions d'application de son mi-temps lorsque la convention de mécénat de celui-ci est remise en cause à l'issue des 24 mois pour un motif non inhérent à la personne du salarié et qu'il ne rejoindrait pas une autre association.

2.3. Congé de fin de carrière

Sous réserve de remplir les conditions mentionnées à l'article 2.1, les salariés, réalisant des projets de développement professionnel ou personnel afin de promouvoir leur expertise, peuvent être dispensés dans la limite de 36 mois de leur activité professionnelle.

Durant cette période, leur contrat de travail est suspendu.

Ils bénéficient d'une rémunération, jusqu'à la date à laquelle prend effet leur départ volontaire à la retraite, qui est calculé comme suit

Pendant une période de 36 mois maximum, 70 % de la rémunération contractuelle annuelle globale brute (MGB). Il en est de même lorsque le congé de fin de carrière suit le mi-temps senior décrit au point 2.2.

Les salariés ont la possibilité de cotiser à l'assurance vieillesse sécurité sociale sur la base d'un salaire à temps plein ainsi qu'au régime de retraite complémentaire. SOCIETE GENERALE prend en charge les cotisations patronales, dans les conditions prévues par les réglementations applicables.

Cette possibilité est soumise à la condition du maintien de cette faculté, notamment par le régime de retraite complémentaire AGIRC - ARRCO.

Pendant le congé de fin de carrière, le salarié :

  • reste salarié SOCIETE GENERALE et est donc éligible à la participation, à l'intéressement et à l'épargne salariale sous réserve d'en remplir les conditions et sur la base du montant de la rémunération versée durant cette période ; il continue à bénéficier des activités sociales et culturelles, mutuelle et régime de prévoyance sur la base de la rémunération versée pendant cette période
  • ne constitue aucun droit à congés payés et jours RTT.
Olivier D. Emploi - Métiers - Compétences 23 Mars 2022

Retrait de la réforme de l'assurance chomage ! - 1er avril 2021

retraitassurancechomage

Philippe FOURNIL Emploi - Métiers - Compétences 1 Avril 2021

Services centraux : mobilité renforcée ou nouvelles économies ?


Bilan du pilote "mobilité renforcée" - 11 janvier 202 

Comment peut-on juger de l’efficacité d’un dispositif RH de « mobilité renforcée » ?

C’est la question que les représentants de la CGT se sont posée lors de la présentation du bilan du pilote de la « mobilité renforcée » présenté le 11 janvier.
La question était purement réthorique puisque tout le monde connait la réponse dans le contexte actuel. L’efficacité se mesure aux économies que le dispositif génère.

Explications : En fait, la direction nous avait présenté le 7 septembre et le 24 septembre sa volonté de tester un nouveau dispositif de mobilité sur « opportunité » pour combler des « postes difficiles à pourvoir ». Il s’agissait de solliciter certains collègues dans certaines BU /SU, qui matchaient avec les postes (avec +/- 30% des compétences) et ayant plus de 4 ans de postes.

Nous avions alors demandé à la direction de travailler ensemble sur les conditions du déploiement de ce pilote, d’en définir les conditions et les garde fous. Après avoir essuyé 2 refus, la direction n’avait pas échappé à la présentation du bilan aux organisations syndicales. Pour remplir cet engagement le 11 janvier, nous avions reçu quelques jours plus tôt, un « document de 8 pages» dont le bilan entièrement positif ne pouvait se conclure que par une extension à l’ensemble des BU SU (sauf le réseau de BDDF).

La mobilité étant une partie importante (à nos yeux) des accords emplois que nous avons négociés et signés avec la direction depuis 2012, nous voyions d’un mauvais œil le fait que la direction déroule son dispositif sans quelques « précautions » avec les syndicats.

De surcroit, alors qu’après 3 mois de pilote, le bilan s’élève à 10 mobilités effectives sur l’ensemble des périmètres définies, nous avons eu du mal à entendre que « tous les clignotants étaient au vert » pour déployer et étendre le pilote urbi et orbi.

A contrario, nous avions dès le début mis en avant quelques difficultés à surmonter (ou freins) pour que le dispositif joue pleinement son rôle et permette réellement de fluidifier la mobilité. Par exemple, alors que le 7 septembre, nous avions compris que les salariés concernés ou les managers avaient 3 mois pour se rétracter (ou corriger le tir), le fait que le dispositif ne permette pas cette souplesse, conduit au résultat suivant :

50% des salariés qui ont été repérés (grâce à ACE) pour être présentés sur un poste difficile à pourvoir … préfèrent ne pas donner suite.

Sachant qu’en plus, 50% des CV issus d’ACE sont jugés pertinents par les managers en demande de pourvois de postes, l’écrémage est sévère.

En attendant, le dispositif peut générer des frustrations ou des risques pour un salarié qui répondrait positivement à une sollicitation de la direction des métiers et qui se ferait jeter par la suite. Non seulement, il pourrait avoir un sentiment d’échec mais en plus, il pourrait subir les foudres de son manager actuel, potentiellement rancunier au moment de faire les Evals ou d’attribuer le variable.

Les responsables de la direction des métiers ont défendu leur projet en mettant en avant le fait que les 10 pourvois de postes, étaient en plus du mode habituel et qu’en période de restriction des embauches, ce dispositif permettait de combler des postes difficiles à pourvoir … sans avoir recours aux cabinets de chasseurs de têtes. Ainsi, le nombre de contrats de cabinets aura été divisés par 5.

Soit, mais est-ce pour autant que le dispositif est efficace ?
Nous avons mis en avant que ce n’est pas parce que le dispositif coûte moins cher qu’il répond aux enjeux actuels, dans le contexte particulier que chacun connaît.

Nous avons pris soin de rappeler que la priorité des priorités devait rester au reclassement des personnes dont le poste est supprimé. Mais aussi, qu’il fallait tenir compte du contexte sanitaire particulier. D’autant que l’ensemble ne pousse personne à prendre des risques.

D’où notre proposition (entre autres) de donner un peu de souplesse à cette possibilité de mobilité renforcée, en donnant une possibilité pour le salarié ou le manager concerné de se rétracter rapidement si l’un ou l’autre constate une « erreur de casting ».

Episode suivant : Sans cette possibilité, la tentation va grandir d’imposer rapidement à tout le monde de remplir ACE (du mieux qu’il peut), puis, de solliciter +ou- lourdement les salariés ciblés. Pour l’instant, les principes affichés permettent de ne pas donner suite à ces sollicitations.

Mais comme le dispositif n’est inscrit dans aucun document engageant pour la direction, il peut évoluer au gré de celle-ci, pour le meilleur ou pour le pire.

Notre demande visait à travailler à l’amélioration et la sécurisation du dispositif. Elle n’a pas été entendue.
"Pas encore"… diront les plus optimistes.


Au final, l’objectif n’est peut-être pas de combler les postes vacants, dans un contexte où le recrutement externe n’est pas une option pour la direction, mais en priorité de faire des économies sur les cabinets de chasseurs de têtes. Il n’empêche que pourvoir les postes d’experts reste une nécessité vitale pour le groupe. En interne ou en externe.

 (Voir aussi Reskilling ci dessous ) 

 mobrenforce2

Philippe FOURNIL Emploi - Métiers - Compétences 12 Janvier 2021

Observatoire des métiers SGRF : Compte-rendu de la réunion du 10 Octobre 2023


METIERS SGRF 2023 - 10 Octobre 2023


Intervenants direction : Maelenn ALIX HRCO/SSA/CJS, Hervé MICHELIN BDDF/HUM/CEN et Catherine DELACROIX BDDF/HUM/ACO
CGT : Tiffany - Illies - Olivier G
 
Dans le cadre du plan stratégique Vision 2025 – SGRF, la direction nous a présenté un point d’étape sur ses travaux et un focus sur une partie des métiers impactés tout en rappelant son objectif principal : celui d’être un acteur de référence et d’« être dans le top 3 »  en matière de satisfaction clients contre actuellement un marché PRO/ENT où le Groupe SG serait en 4ème ou 5ème position et sur un marché des PRI où nous serions au « milieu voire en dessous du milieu »…
Il n'est certainement pas anodin qu'elle ait choisi la période d'élections dans le réseau pour tenter de passer en douce ce volumineux sujet. D'autant que nous avions préparé le sujet et que les questions rémontées par les collègues sont souvent restées en attente de réponses.

[ Voir le document de la direction disponible ici ]  

Au-delà des refontes récurrentes des métiers annoncées à chaque nouveau plan, il nous a été présenté la mise en place d’un dispositif de formation revu en profondeur qui permettrait au collègue de monter en compétences et de gagner en expertise tout au long de son parcours.

À cela s’ajoute la création de SG DIRECT le tout nouveau modèle relationnel censé décharger les conseillers en agence et être complémentaire au CRC et dont l’ambition serait à terme (sans échéance connue à date) de gérer jusqu’à 600 000 clients.

Sur le marché des particuliers, le focus fait sur la formation des conseillers clientèle essentiels inclut un parcours d’intégration de 2 mois où le collaborateur tournerait sur plusieurs agences en observateur avec un mode apprentissage sous la forme d’un compagnonnage et 47H de formation qui lui seraient dispensées sur 3 semaines en présentiel ou en distanciel.
La différence avec le parcours d’un conseiller premium n’apparait pas comme significative (56H sur 4 semaines).

Quand on connait sur le terrain le taux de chaises vides et l’exigence immédiate des clients quant à des conseillers suffisamment formés pour répondre rapidement à leurs demandes, le schéma tel qu’il nous a été présenté semble naviguer sur le mode « on fait au mieux avec ce que l’on a ».

Sur le marché des professionnels et malgré une formation étalée cette fois-ci sur 12 mois (durée allégée pour les détenteurs de certains diplômes), le turn-over est tout aussi inquiétant que sur celui du marché des particuliers avec une moyenne d’ancienneté dans le métier qui ne dépasse pas les 3 ans.

Loin de s’inquiéter des décalages de rémunérations qui posent interrogation à tous et d’un départ massif de talents une fois leur formation acquise, la direction nous explique, sans rire, que le taux de démissions serait plus en rapport avec le fait que nos collègues ex-CDN qui découvraient avec la fusion imposée de nouveaux outils et de nouveaux process avaient moins de freins à aller découvrir de nouveaux outils et de nouveaux process chez les confrères.

Ces chiffres d’ancienneté seraient aussi faussés par le fait qu’un collègue ayant été affecté à un métier nouvellement créé repartait avec un compteur d’ancienneté à 0.
Tout s’explique ! 

Par ailleurs, la question des 4% de CC pro encore TMB serait une anomalie que la direction avait bien en tête et elle nous indique réfléchir à une convergence à réaliser rapidement compte tenu du constat de l’héritage post fusion.

Enfin, la direction établit qu’une taille de portefeuille gérable par segment (professionnels, professions libérales et TPE) doit être en moyenne proche de 110 clients pour conserver des standards de qualité proches des objectifs de satisfaction qu’elle s’est fixés.

Pour autant, elle concèdera que sur le segment des professionnels, la moyenne est à 155, sur celui des professions libérales, elle serait de 150 et sur celui des TPE plus proche des 110.
Elle semble ainsi compter, une fois encore, sur le terrain pour réussir au-delà des limites qu’elle a elle-même fixé.

L’autre irritant concerne le métier d’assistant commercial professionnel.
D’une part, là où sont à peine octroyées 27H de formation pour ceux que la direction appelle les ex-CDN, c’est plus de 6 mois de formation dont bénéficient les autres, d’autre part un niveau d’expertise dense et un rôle central dans la relation client mais qui totalise pourtant à peine 11% de cadres.
Le manque de reconnaissance et le risque accru de démotivation et de départs de ces profils n’interrogent pas plus la direction à date.

Sur le marché des entreprises, le focus se concentrait sur 2 métiers : GRC et RGRC, respectivement Gestionnaire et Responsable Gestionnaire Relation Client.

Les écarts dans les niveaux de lettres entre collègues exerçant les mêmes métiers restent significatifs. La direction l’explique par des parcours professionnels différents sans qu’une démarche de convergence (pour reprendre ses termes) ne soit sur la table à date.

Sur la détention de certains RGRC de portefeuilles, la direction répond qu’il s’agit là de minorités mais qu’elle « prend le point » pour suivre ce sujet.

C'est d'ailleurs ce qui restera la principale frustration de ce type de réunions, nous avons travaillé en amont les sujets de préocupations des collègues concernés, mais il faudra attendre - encore - que la direction nous revienne après avoir pris les points ... pour avoir des réponses concrêtes, précises et satisfaisantes à ces interogations !

[Voir  le document de présentation la direction : ici ]
 
dzilppc
 
 En attendant, n'oubliez pas que le vote des représentants du personnel est en cours et qu'il s'effectue (bien malgré nous) exclusivement sur le poste de travail via les liens suivants :  
 
SG Ile de France Nord :  site de vote ici 
SG Ile de France Sud :site de vote ici 
SG Nord - Crédit du Nord :site de vote ici
SG Aura - Auvergne Rhone Alpes :site de vote ici 
SG SMC - Sud Est  Corse Marseille :site de vote ici 
SG Grand Ouest :site de vote ici 
SG Sud Ouest :site de vote ici
SG Courtois :site de vote ici
SG Grand Est :site de vote ici
SG Centre Tarneaud :site de vote ici

Tout savoir  en 1 clic ici ! 

N'hésitez pas à nous signaler tout dysfonctionnement du processus électoral, tout manque d'impartialité de la direction,
ou tout abus que vous pourriez constater Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Vous avez perdu ou pas reçu vos identifiants (envoyés à votre domicile le 2 Octobre) ou votre mot de passe (envoyé par mail le 9 octobre),
vous pouvez appeler le 05.67.31.67.10   à partir du 11 jusqu'au 20 octobre. 

En cas de difficultés, vous pouvez contacter votre délégué CGT local ou appeler la permanence CGT au 0142143068
mooninflavote

Philippe FOURNIL Emploi - Métiers - Compétences 12 Janvier 2021

Bilan 2024 et renouvellement de l'accord emploi - 15 janvier 2024


Bilan de l'accord emploi - 15 janvier 2024


Retrouvez le bilan statistique ici (ou en cliquant sur l'image ci dessous) 
Rappel : vous devez être connecté avant de cliquer sur le lien

Compte rendu de la réunion du 15 janvier 2024
Direction: Chloe Alligier - Frédéric Claviere 
CGT : Clémentine Bulliard - Emeric Uhring - Philippe Fournil
CFDT,SNB,CFTC

En bref : La direction propose une «prolongation de l'accord emploi jusqu’au 31 décembre 2025 afin d‘avoir une égalité de traitement entre les salariés embarqués par Vision2025 et ceux qui ne sont pas dans le cadre de Vision2025". Concernant spécifiquement les MTS et les CFC la direction propose que les salariés qui peuvent obtenir la liquidation à taux plein de leur retraite sécurité sociale dans un délais de 36 mois au plus tard au 1er janvier 2029, toujours en conservant un max de 250 bénéficiaires annuel. 
Nous avons formulé des demandes (sur la mobilité, gestion de carrière, indemnisation des dispositifs seniors, etc).


Compte rendu de la 1ère réunion de négociation sur le renouvellement de l’accord « Evolution des Métiers des Compétences et de l’Emploi SG »
 :
Les Organisations syndicales et la direction se sont rencontrées afin d’aborder le renouvellement de « l’accord emploi 2019 ». Celui-ci arrive à échéance le 19 mars 2024. Mais les effets de la réforme des retraites créent déjà des blocages sur les dispositifs seniors pour certains collègues au-delà de la date butoir de janvier 2026.

Après avoir rappelé quelques éléments de contexte et ses différentes motivations, la direction nous a présenté quelques chiffres sous forme de bilan (que vous retrouverez ci-dessous).

Pour la direction, à ce jour, l'accord en cours reste et devrait rester l'accord dans lequel s’inscrit le projet vision. Or, s’il y aura une phase importante en 2024, il semble important de stabiliser l’ensemble du projet dans ce pacte social. Celui-ci entérine qu’il n’y aura pas de licenciement contraint. Maintenir cet élément permet d'avoir, pour l'ensemble des périmètres SG et notamment SGRF, une homogénéité dont nous maîtrisons le dispositif.
Après le changement de gouvernance (mis en place sur le 2nd trimestre 2023), le contexte change. Dans ce contexte, le fait de proroger l'accord est un élément de stabilité.
Lorsque nous avons été confrontés à une évolution contraignante, nous avons été en capacité de modifier certaines conséquences sur l'accord. Pour la direction, on a su le faire, rapidement, efficacement même si cela a été coûteux pour l'entreprise. « On a maintenu nos engagements même quand on est confrontés à la réforme ».
Au final, pour la direction, c’est un accord qui satisfait à ses obligations légales et qui ne connaît pas ou peu de décalages défavorables avec la politique d’autres entreprises comparables.

C’est donc pour l'ensemble de ces éléments que la direction souhaite prolonger l’accord.

Mais comme le gouvernement a déjà annoncé des mesures en 2024 sur certaines populations (les seniors notamment), la prorogation de l’accord permettra de s’adapter aux dispositions nouvelles d’un éventuel accord national interprofessionnel ou d’une loi.
« Fin 2025, on devrait avoir une structure complète du traitement des seniors. »

La direction propose une « prolongation de l'accord emploi jusqu’au 31 décembre 2025 afin d‘avoir une égalité de traitement entre les salariés embarqués par Vision2025 et ceux qui ne le  sont pas.    
 Concernant spécifiquement les MTS et les CFC, la direction propose que les salariés qui peuvent obtenir la liquidation à taux plein de leur retraite sécurité sociale dans un délai de 36 mois au plus tard au 1er janvier 2029, toujours en conservant un max de 250 bénéficiaires annuels. 

Nous avons formulé des demandes (sur la mobilité, gestion de carrière, indemnisation des dispositifs seniors, etc).

Ex : si l’accord est signé en février 2024 et que son échéance est le 1er janvier 2026, seraient concernés les salariés susceptibles de liquider leur retraite à taux plein dans un délai de 36 mois (soit avant janvier 2029).

Si l’ensemble des syndicats s'est plutôt positionné en faveur d’une prolongation de l’accord, les motivations et les demandes étaient parfois différentes.

Pour la CGT, nous avons rappelé que la nouvelle direction est arrivée il y a un an et que nous n’avons toujours pas de visibilité sur la doctrine qui prévaudra en termes d’emploi. Cela vient s’ajouter aux craintes que suscitent tous les projets en cours qui défraient la chronique et que l’on retrouve dans la presse (vente de SGSS, de SGEF, des filiales africaines, nouveau plan dans les centraux, etc), voire qui sont annoncés par les directions locales – sans pouvoir en dire plus.

Si nous sommes, bien évidemment très attachés à l’engagement de « ne pas recourir aux licenciements contraints et aux mobilités obligatoires », nous n'avons aucune certitude que les dispositifs seniors tels qu’ils sont définis actuellement seront suffisants. D’autant que les effets de la réforme des retraites viennent les impacter très rapidement.
Doit-on passer de 36 mois à 48 mois ? Doit-on plutôt augmenter le nombre de bénéficiaires ? Comment mieux travailler tout au long de sa vie active ?

Il nous semble indispensable qu’en cas de « simple » prolongement de l’accord, le temps soit mis à profit pour travailler sur l’environnement de travail révolutionné depuis la signature de l’accord (en 2019 !), ne serait-ce qu’avec les bouleversements générés par la crise sanitaire, le télétravail, la durée étendue de la vie active par la réforme des retraites.

Il faut redéfinir les parcours professionnels et les possibilités d’évolution, sans discriminer certaines populations. On ne peut pas se limiter à l’utilisation d’outils plus ou moins efficaces ou d’expérimentations (ACE, reskilling, etc). Nous avons demandé qu’un processus transversal soit mis sur pied pour gérer les mobilités au-delà des problématiques boutiquières des BU/SU.

Il nous semble aussi indispensable de régler l’évolution de l’indemnisation des collègues dans les dispositifs seniors. En effet, à la création de ces dispositifs, l’inflation n’existait pas ou peu. Or, depuis, malgré nos demandes répétées, la direction a toujours refusé d’actualiser l’indemnité que perçoivent les collègues (calculée sur leurs dernières rémunérations). C’est une question préalable pour nous. Nous devons inscrire un mode d’évolution (qui reste à négocier) et y ajouter les 600 collègues actuellement dans ces dispositifs.

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La Cfdt ne veut pas proroger de plus d'un an et demande d’étendre les dispositifs seniors jusqu’au 31 mars 2028.

Au final, la direction devrait nous transmettre un nouveau texte avant la prochaine réunion prévue lundi 22 janvier à 14h00.

 
 [voir aussi  : l'évolution des motifs de départs des CDI depuis 2010]
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Philippe FOURNIL Emploi - Métiers - Compétences 12 Janvier 2021
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