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Les infos du 25 Juin 2004 - article

 

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MOTIVES

Le 22 juin a eu lieu la «première réunion de négociation portant sur les conséquences de la loi Fillon à la fois sur l’allongement de la vie professionnelle et sur la préparation à la retraite»...

ouf ! Le directeur des relations sociales, Philippe Perain avait invité le directeur de l’IP Valmy pour nous faire un exposé sur le PERCO (Plan d’Épargne Retraite Collectif), autrement dit la version du PERP prévue dans la loi Fillon sous forme d’accord collectif. Il a indiqué en début de séance que le PERCO pourrait se substituer au régime de retraite supplémentaire IP Valmy; en attendant, le régime IP Valmy sera prorogé jusqu’en décembre pour laisser le temps d’une négociation. Cette démarche de substitution a été vivement critiquée par la CGT : la nature du régime IP Valmy est très différente de celle du PERCO. IP Valmy est un régime obligatoire, alimenté par des cotisations salarié - employeur, les droits sont calculés en proportion du salaire de base, le régime est géré et les droits sont fixés paritairement. Le PERCO est constitué par des versements volontaires du salarié, abondés par l’employeur, le régime est géré par des organismes extérieurs (Banques, Cies Assurances etc....). Il est évident que, selon le vieux principe des vases communicants, ce qui est actuellement versé par l’employeur et qui est réparti sur tous les salariés, serait consacré à abonder des versements volontaires d’autant plus importants et abondés que les volontaires auraient de hauts revenus. En gros le PERCO a la même caractéristique que le PERP, il favoriserait dans l’entreprise les cadres dirigeants et supérieurs !

La seconde partie de la réunion portait sur «la gestion des seniors», que Philippe Perain a située entre 45 et 65 ans. La CGT a rejeté la responsabilité de la situation sur les employeurs, nous n’avons pas demandé à travailler plus longtemps, et ce sont les employeurs qui ont découragé et démotivé les seniors au point  qu’ils n’ont plus qu’une idée en tête : partir !

Philippe Perain, en précisant que l’âge ne doit pas être un élément discriminant, a embrayé en listant une série d’emplâtres : tutorat des d’jeun’s, formation/motivation, transformer en temps certains éléments de rémunération. Le débat s’est envenimé un peu, sur la question de la motivation jusqu’à ce que Philippe Perain réponde : si le salarié n’est pas candidat à se remotiver, il peut partir ! S’agit-il de la solution envisagée par le MEDEF et le patronat bancaire pour gérer le problème des seniors : le plan de carrière pour les motivés et la porte pour les

autres ? 

MÉDAILLÉS D’OR

Le réseau propose aux clients depuis quelques jours d’acheter des billets de tombola destinés à financer une partie des frais de déplacement des athlètes handicapés aux prochains jeux paralympiques d’Athènes. Cette belle et généreuse initiative, destinée à renforcer auprès de notre clientèle, « notre image de banque partenaire du sport handicapé » a été prolongée par nos collègues de Nice qui ont décerné la médaille d’or de l’hypocrisie à sa direction ; celle là même qui avait préféré, quelques jours plus tôt, annuler purement est simplement les travaux de rénovation d’un guichet, pour ne pas avoir à installer un accès handicapés réclamé par les élus. L’histoire se répète à l’identique à Rennes, concernant l’accès à la nouvelle DEC. Que dire de l’intention de la direction de licencier une infirmière jugée inapte suite à un accident de travail pour laquel les délégués du personnel de Valmy seront consultés cette semaine. Entre la vitrine rutilante présentée au public et des actes méprisables justifiés par quelques éconocrocs, il y a un fossé.

Olivier D. Les infos CGT SG 25 Juin 2004

Les infos du 18 Juin 2004 - article

 

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ARRANGEMENTS ENTRE TOUBIBS

Le bon docteur Douste a donc présenté son plan pour « sauver » la sécu : toubibs, pharmaciens et industrie pharmaceutique seront rassurés, il ne sera pas touché au gâteau. Le déficit, passé on ne sait trop comment de 10 à 14 milliards, serait donc réduit par un prélèvement sur les assurés et par des mesures pour réduire l’inflation des dépenses. Afin d’ailleurs de s’assurer de la maîtrise de ces dépenses, l’ex-directeur de cabinet du docteur Mattei a remplacé le directeur de cabinet du docteur Douste à l’ACOSS, la banque de la sécu. Coupables plus que soupçonnés d’être fraudeurs, le docteur Douste va imposer les contrôles d’identité  aux assurés sociaux dans les établissements de soins, et la photographie sur la carte vitale… générant ainsi un nouveau coût supplémentaire pour le sécu ! Selon l’inspection générale des affaires sociales, la fraude ne dépasse pas un cent millième des dépenses, un taux bien inférieur à la fraude à la carte bleue ! Une question que les banques connaissent bien, elles qui savent comparer le coût des fraudes et celui des contrôles. Il faudra aussi mettre la main à la poche, beaucoup : hausse des cotisations, hausse de la CSG, instauration du forfait de 1 euro en attendant plus. Le forfait hospitalier instauré en 1982 était de 3 euros, il sera à 14 euros en 2004 et 17 euros en 2007… et bien entendu, hausse prévisible des cotisations des mutuelles : rien par contre sur les dépassements d’honoraires de plus en plus répandus, y compris au-delà des 20 euros, que le docteur Mattei accorda à ses compères en nous garantissant que cela n’entraînerait aucune hausse. Déjà, en juillet 2003, il était question de l’engagement de toute une profession à favoriser les génériques, réduire les prescriptions…Bis repetita, la médecine à deux vitesses se met en place à l’image de celle des quartiers riches de la capitale. Les salariés de la SG pourront-ils accéder à la médecine qu’ils connaissent aujourd’hui dans leur grande majorité ? Probablement pas, la plupart d’entre-nous basculera dans le régime sec : il faudra désigner à sa caisse maladie le nom de son médecin référent (version Juppé) ou traitant (version Douste), et passer par lui avant d’aller voir un spécialiste, gynéco, ophtalmo ou dermato… muni de son dossier médical partagé. Point d’arrêt de travail trop fréquent ou trop long; le docteur Douste ne veut plus de tire-au-flanc : tous ces quinquas déboussolés et stressés, ces éternels déprimés, ceux qui font traîner en longueur leurs hernies discales et celles qui profitent de leur cancer du sein, allez hop au boulot ! Exagération cégétiste ? La CNAM constate la croissance rapide des arrêts longue durée des plus de 50 ans mais les indemnités journalières ne représentent que 7% des dépenses et seulement 6% des arrêts seraient injustifiés. Il ne s’agit pas pour autant de rendre malades les beaux quartiers, non plus que d’épuiser les ressources des confrères ou celles de l’industrie pharmaceutique, dont les énormes profits «  font notre prospérité, donc nos emplois », c’est bien connu. Si donc vous en avez les moyens, sous réserve de payer les dépassements d’honoraires, vous pourrez continuer de choisir votre médecin, d’aller voir directement un spécialiste, de vous adresser à l’hôpital ou la clinique de votre choix. Si ce n’est pas, officiellement, de la médecine à deux vitesses, cela y ressemble fort.

Olivier D. Les infos CGT SG 18 Juin 2004

Les infos du 11 Juin 2004 - article

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DANS LES SOUTES

« La mise en place du métier titres n’a eu aucune incidence au niveau des effectifs » est la phrase qui conclut le document remis au comité de groupe qui s’est réuni le 10 juin. Bel exemple de langue de bois, dont ne s’était pas embarrassé le patron de la branche Philippe Collas dans la Tribune du 16 mai. Il y vantait les économies de coûts obtenues par l’externalisation du back-office de la SGAM à une autre filiale SG, Euro VL, soulignant qu’il préparait le transfert du middle. Et voilà comment en quelques années, un métier de la SG, qui dépendait alors de RES, a été sorti vers SGAM, et maintenant vers Euro VL, avec à la clef des économies de coût, c’est-à-dire de personnel. C’est une sorte de délocalisation mais très proche, Euro VL est installé entre SGAM et les tours SG à la Défense. Avec près de 400 salariés dont beaucoup de jeunes, c’est en effet tout bénéf pour économiser sur les salaires et les avantages sociaux, et beaucoup moins risqué du point de vue syndical. Interpellé par un élu CGT, Bernard de Talancé a répondu : vous ne réclamez tout de même pas qu’on applique les avantages sociaux de la Société Générale dans toutes filiales… ben si, justement ! Son refus marque les limites de l’engagement social de la maison mère : le commandant de bord sur le haut de la passerelle, la sous-traitance dans les soutes.

NE COUPEZ PAS

Le 27 mai dernier, 80 000 électriciens et gaziers manifestaient dans les rues de Paris contre le projet de changement de statut d’EDF-GDF. La nouvelle fut rapidement expédiée par les médias. Trois semaines après, changement de ton, les unes sont consacrées au durcissement de la CGT qui prend en otages 500.000 usagers de la SNCF. Mis à l’index en leur qualité de salariés privilégiés qui pénalisent des salariés moins bien lotis qu’eux. Ces usagers là seront sûrement intéressés d’apprendre qui paiera prochainement le doublement de la facture d’électricité de la SNCF par suite de l’alignement des tarifs sur les prix du marché international. Pour revenir aux commentaires, nous ne manquerons pas de vous rappeler que le personnel des banques est lui aussi régulièrement qualifié de privilégié – voir de nantis par un ancien ministre des finances actuellement maire d’une ville résidentielle de banlieue. La CGT en prend aussi pour son grade, car ses motifs ne peuvent qu’être triviaux : défendre ses intérêts dans sa place forte, suivez mon regard vers la CCAS ou défendre son influence, menacée par SUD sur sa gauche… on ne saurait mieux illustrer l’idée que ces gens là, et nos gouvernants, ont des salariés ; une masse informe manipulable par les uns ou les autres. A aucun moment il ne sera dit que ce pourrait être leur volonté d’imposer des choix libéraux qui est la cause profonde de la situation. Après des élections régionales qui ont exprimé un rejet très net de ces choix, le personnel d’EDF-GDF a renouvelé son refus dans une manifestation historique… et le ministre des finances a continué, « ce n’est pas la rue qui gouverne » a dit le premier ministre. Mais, si les manifestations ne servent à rien, alors comment se faire entendre ? C’est ainsi que dans les assemblées générales de personnel ont été prises des décisions de coupures, comme d’autres auparavant avaient tenté de se faire entendre autrement. « La CGT n’est plus cette structure où le chef décide et la base suit » explique un spécialiste très connu, Bernard Brunes, dans le Figaro. Il a raison, la colère est très grande chez les électriciens et les gaziers et leur détermination très grande aussi, c’est aussi simple que cela !

Olivier D. Les infos CGT SG 18 Juin 2004

Les infos du 04 Juin 2004 - article

 

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COMMENT PRENDRE SON PIED

C’est l’objet d’une simple information du comité central d’entreprise, mine de rien… qui annonce qu’un cabinet externe nommé  Proudfoot, va  procéder  à

« une analyse des évolutions à rechercher dans les procédures et modes de fonctionnement au sein des PSC »… décryptage… rappelons à nos lecteurs des centraux que les PSC sont les nouvelles entités qui se créent dans le réseau pour regrouper les services administratifs. Ce regroupement a pour but évident de faire de nouveaux gains de productivité illustrés par la suppression de plus de 150 emplois en 2003. La tension sur l’emploi est telle parfois que cela provoque un débrayage comme celui organisé par la CGT à Cergy. Alors pourquoi aller chercher un cabinet externe, que va-t-il bien pouvoir trouver ? Le cabinet Proudfoot, d’origine anglo-saxonne comme il se doit, s’est fait une spécialité : la mesure du taux de productivité effectif, autrement dit, le temps réellement travaillé sur une journée de travail. Un classement a même été établi. Il est de 60%, en France et au Royaume Uni, de 63%, en RFA et aux USA. Proudfoot a également fixé la norme « optimale» qui devrait être de 85%. Morceau choisi, le pédégé des « prendre son pied », Jean Baron – Mazloumian, indique en octobre dernier : « les entreprises françaises doivent tout d’abord chercher à drastiquement accroître leurs performances et leur productivité… avant de planifier et mettre en œuvre avec succès les délocalisations qu’elle jugent inévitables » ! Le boulot de ces gens-là consiste donc à mesurer le temps de pause-pipi, perdu à rêver en mangeant un TWIX,  et toute activité humaine qui se trouve dans la tranche des 40% perdus à ne pas réellement travailler dans la journée… Bien entendu, la tribu des fiers comme un pied monnaye dur ses services, mais elle promet un retour d’investissement: au moins 200% des gains sur une année, voire même 300%, bref « un concept et des bénéfices concrets pour l’ensemble des actionnaires » comme le proclame leur site web. Nous pourrions déduire sans coup férir quelle serait la conclusion de ces gens qui prennent fièrement leur pied à préparer les suppressions d’emplois : on peut réduire de 25% les effectifs des PSC. A ce compte-là, la CGT ne saurait recommander autre chose que d’accueillir comme il se doit les membres de cette tribu : en les raccompagnant vers la sortie à coup de pied dans l’arrière-train ! Mais avant d’en venir là, nous ne manquerons pas de revenir sur ce projet à la prochaine commission de suivi de l’accord 4D, le 14 juin.

SENIORS Y SENIORITAS

La DRH a pris contact avec les syndicats pour commencer une négociation dont l’objet sera d’aborder la situation des seniors, autrement baptisés pour l’instant quinquas mais peut-être sexas dans le futur. Il s’agit de gérer la logique de la loi Fillon qui vise à repousser l’âge de départ à la retraite au-delà de 60 ans … logique qui peine à entrer dans les têtes! Notre DRH a évoqué aux journées des directeurs des trucs aussi attractifs que le compte épargne temps ou le plan d’épargne retraite… cela va sûrement motiver des quinquas qui, pour le plus grand nombre, n’ont qu’une idée en tête : se barrer le plus vite possible pour échapper à la pression. La CGT, qui n’a certes pas approuvé la loi Fillon et sa logique, l’a déjà dit au patronat : il faudrait vous-mêmes procéder à votre révolution culturelle pour ne pas considérer les quinquas comme des « has been » !

Olivier D. Les infos CGT SG 4 Juin 2004

Les infos du 28 Mai 2004 - article

 

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LA SECU, C'EST VITAL

Paradoxalement, c’est le gouvernement qui aura reconstitué un front syndical pour les manifestations du 5 juin. Dernière à s’y être ralliée, la confédération CFDT participera « sur ses propres objectifs » , a-t-elle souligné. Les commentateurs ne manqueront pas de souligner « l’unanimité de façade » des syndicats … mais les salariés eux aussi peuvent légitimement s’inquiéter et ne pas vouloir s’engager dans un mouvement si c’est pour apprendre un matin par les journaux qu’un accord fut conclu dans la nuit et… dans leurs dos ! Mais, depuis le coup des retraites, les temps ont changé. Les intermittents du spectacle et les chômeurs ont fait reculer tous ceux qui parlaient haut et fort qu’ils ne cèderaient pas. Le personnel d’EDF-GDF ne veut pas de privatisation et il le dit massivement, au point que le ministre donne des garanties. Pour la sécu, c’est la même chose, c’est l’engagement des salariés qui comptera, et en premier lieu, du succès de la manifestation du 5 juin. (plus d’info sur notre site intranet).

NIRVANA

C’est à Hyderabad, en Inde, qu’HSBC a implanté un call-center de 500 employés sous pression, 3mn1/2 par appel maxi, et un constat : le turn over est de 60%. Les employés indiens supportent mal de devoir mentir sur leur identité en se faisant passer pour des européens… Cette dérive qui motivait la CGT pour exiger la garantie de maintien des CRCm au sein de la Société Générale… tout en attirant l’attention sur le risque de voir la clientèle être mécontente d’être souvent redirigée sur une plateforme téléphonique. Voilà pourquoi nous ne pouvions pas rater la pub de Barclays : « Chez Barclays, vous bénéficierez d’un conseiller que vous pouvez joindre sur sa ligne directe »… un créneau abandonné par toutes les autres banques et qui pourrait faire la différence. La direction du réseau ferait bien d’y réfléchir plutôt que de nous raconter que les plateformes sont là pour éviter le mécontentement de clients qui attendraient trop longtemps qu’on décroche.

FAIRE CRACHER LA BÊTE…

Bien que comportant son habituel lot de provocations et de considérations négatives sur les lourdeurs administratives de la France… l’intervention de Daniel Bouton devant le comité central d’entreprise du 24 mai s’est conclue toutefois sur l’affirmation « qu’il n’y a pas de raison de changer la stratégie actuelle ». Malgré toutes les difficultés que peuvent vivre les salariés, la confirmation de « l’intérêt » pour le groupe de disposer d’une banque en dur, constitue un point positif. Il n’y a donc pas de raisons de changer cette stratégie où chaque branche valorise le groupe. Il faut gérer correctement rentabilité, productivité et investissement. Concernant la banque de détail en France en particulier il y a encore de la marge de productivité, et « on pourrait faire cracher la bête un peu plus », mais « nous ne le ferons pas … » chacun appréciera …Enfin, concernant les résultats, Bouton estime qu’ils devraient être de l’ordre de ceux du 1er trimestre 2004 encore pendant quelques trimestres.

Olivier D. Les infos CGT SG 28 Mai 2004
  1. Les infos du 21 Mai 2004 - article
  2. Les infos du 14 Mai 2004 - article
  3. Les infos du 07 Mai 2004 - article
  4. Les infos du 30 Avril 2004 - article

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