Depuis la parution de l’expertise de SECAFI concernant le télétravail, les questions fusent et le manque de réponse de la direction est assourdissant. Dans ce contexte, le webcast de Slawomir Krupa n’aura pas dénoté, même s’il doit bien admettre que «le télétravail est le fil rouge de votre feedback». Il maintient le cap, décidé seul, sur la base d’une conviction forte, que l’ensemble des indicateurs désavouent depuis. «J’ai décidé», «nous en avons parlé dans le passé», «je maintiens», «j’organise la flexibilité avec une organisation syndicale». La prochaine étape obligatoire et officielle sera donc la séance plénière du CSEC qui examinera 2 points mis à l’ordre du jour : Présentation du rapport de l’expertise par SECAFI et vote sur le projet de charte télétravail SNB/direction. Ces sujets vous concernent directement et impactent votre vie ?... Décryptons les ensemble ! Et partageons ce moment ensemble !
TELETRAVAIL : LE DIRECT LIVE
En lieu et place d’un rassemblement symbolique devant la tour de la Défense pendant la séance plénière, nous vous proposons d’organiser une «première» ! Une réunion Teams en direct live (en parallèle) de la séance plénière. Cette réunion est ouverte à tous les salariés qui le souhaitent, dans les limites techniques du nombre de connexions. L’occasion pour nous de vous expliquer l’évolution des échanges sur le télétravail depuis le mail de Slawomir Krupa en juin dernier jusqu’au vote ultime qui risque de mettre en place la nouvelle charte télétravail, en passant par les enseignements et les préconisations du cabinet SECAFI. En présence de notre représentant des salariés au conseil d’administration, la réunion Teams que nous vous proposons permettra aussi d’éclairer certaines questions que vous vous posez, que nous nous posons et d’écouter quelques témoignages de collègues plongés dans cette situation bien malgré eux ! Notamment pour les managers qui doivent mettre en œuvre une décision qu’ils contestent parfois et qui va multiplier les difficultés, sans augmenter l’efficacité mise en avant par la DG. Nous organiserons aussi le suivi des interventions et des différentes déclarations des intervenants en séance plénière qui se tiendra en parallèle. Nous communiquerons les positions en direct de chacun des intervenants sur le sujet.
LES LIENS DE CONNEXION
Pour vous connecter à cet événement, jeudi 16 avril à partir de 10h00, à partir de vos outils personnels ou depuis votre poste de travail, vous pouvez utiliser le lien (ou le QR Code) suivant :
Nous vous avions alertés dès le 5 février dernier sur les modifications du processus d’Evaluations et la nécessité d’être très vigilants sur le sujet. Mais la réalité a dépassé nos craintes lors de la définition des objectifs 2026 : sous couvert de recherche d’efficacité, on y retrouve tout et n’importe quoi, depuis l’obligation de faire des propositions chiffrées d’économies jusqu’à des copier/coller massifs à l’échelle d’une BU . Au point que nous sommes tentés d’organiser un best-of auquel vous pourriez tous contribuer sur notre site. Devant les délires mis dans les objectifs, nous avons exigé une réunion de la commission paritaire sur les Evaluations … et en attendant, de stopper le processus, qui ne respecte plus ni la lettre ni l’esprit de l’instruction en vigueur sur le sujet. La SMARTitude aurait elle aussi vocation à disparaitre, elle aussi ?
TELETRAVAIL : L’EXPERTISE
En préparation de la séance plénière du CSE, le cabinet d’expertise a remis les résultats de son enquête sur les modifications que Slawomir Krupa veut imposer en matière de télétravail. Sans surprise, la charte corédigée par la direction et le SNB ne suscite pas l’adhésion des salariés qui ont massivement répondu au questionnaire. Plus grave encore, les réponses font apparaître un risque massif d’augmentation sévère des risques psycho-sociaux, notamment avec des verbatims parfois très inquiétants. Dans un contexte où le Baromètre Employeur fait déjà apparaître un effondrement du moral des troupes et une augmentation forte du stress, voilà qui est de très mauvais augure. Et tout cela pour quoi ? Pour une prétendue efficacité mise en avant par la communication officielle ? Toutes les études montrent que le bon équilibre se situe entre 2 et 3 jours de télétravail en moyenne. Pire, la charte SNB/direction laisse tellement de zones d’ombre et d’incertitudes quant à la mise en place du dernier jour de télétravail (« selon les contraintes du service ») qu’il serait même impossible de planifier le moindre équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, a fortiori pour les centaines d’entre vous qui doivent jongler avec leur vie de famille, une mobilité lointaine qui était rendue vivable grâce au télétravail, un statut d’aidant, un handicap...
CARTON ROUGE !
Les indicateurs du Baromètre Employeur, suivis de ceux du bilan social (présentés la semaine dernière en commission de travail) traduisent une évolution fondamentalement inquiétante. Le rendu de l’expertise de SECAFI sur le télétravail ne dénote pas avec ces autres indicateurs. Plus que jamais la question se pose ainsi : «Après la décision unilatérale de Slawomir Krupa en juin 2025, peut-il avoir raison seul contre tous ?». Il déclarait en prenant ses fonctions en mai 2024 que sa boussole serait l’intérêt général. Au vu du mépris manifesté envers les salariés et son empressement à garnir son bas de laine, il semblerait que ce soit plutôt son intérêt particulier. Pendant ce temps, tous les indicateurs sont passés dans le rouge. Il est plus que jamais nécessaire pour chacun d’entre nous de manifester notre mécontentement et notre opposition à cette entreprise de démolition. Nous proposons d’organiser un rassemblement des salariés qui le souhaitent devant la tour, jeudi 16 avril (à partir de 10h00) au moment même où cette expertise sera présentée aux élus et débattue, et avant que ne soit votée la mise en œuvre de la très nocive charte télétravail rédigée conjointement par le SNB et la direction.
Le bouillonnement de l’actualité aura éclipsé un temps les préoccupations internes. Et pourtant, rarement les sujets n’auront bougé aussi rapidement, avec autant d’intensité : réorganisations, suppressions de postes, télétravail, cessions, etc. sont en passe de changer profondément notre environnement professionnel.
CALENDRIER
Le calendrier est bien chargé en dossiers brûlants d’ici à la trêve estivale. Pour commencer, le nouvel «observatoire des métiers», issu de l’accord emploi (signé par la CFDT-CFTC et SNB) tiendra sa première réunion le 30 mars, avec comme mission d’officialiser la liste des métiers en attrition/en tension ou des postes qui pourraient bénéficier d’accompagnements spécifiques (réduits à quelques 250 MTS/CFC ou à l’accès au nouveau Campus Mobilité & Compétences - CMC). Puis le 22 avril viendra la dernière phase de consultation sur les différentes réorganisations et leurs impacts dans les 13 BU/SU concernées par 2254 suppressions de postes. L’accompagnement prévu par la direction pour gérer ce mouvement massif est tellement dérisoire qu’il est difficile d’imaginer que cela va bien se passer. Entretemps, le cabinet mandaté sur le télétravail par le CSEC remettra son rapport d’expertise le 16 avril. Ce sera l’occasion d’une nouvelle passe d’arme avec la direction sur le sujet. A tout cela s’ajoutent les sujets de rémunérations qui, sauf pour les membres de la direction, ont toujours du mal à évoluer positivement. Tout le monde ne peut pas aller faire des piges chez Total pour arrondir ses fins de mois !
SGSS RETAIL
Fidèle à sa nouvelle habitude de ne placer les salariés qu’en dernière position de ses considérations, la direction a privilégié l’envoi de son communiqué de presse à l’information des premiers concernés et de leurs représentants pour annoncer la vente prochaine des activités Retail de SGSS à Procapital, fililale d’Arkéa - Crédit Mutuel. Passé le choc, les salariés ont vite mesuré ce qui était en jeu (pour eux, mais aussi pour ceux dont le sort n’est pas réglé par cette opération). Il faut dire que la direction a chargé la barque en présentant dans le dossier de consultation les différences de statuts entre celui de la SG et celui de la filiale Procapital d’Arkéa Crédit Mutuel qui dépend de la convention collective Syntec, vide de toutes garanties et de tous avantages. Il est donc hors de question pour nos collègues de partir à l’aventure (après des années de bons et loyaux services malgré des outils totalement dégradés faute d’investissements) sans réelles garanties et les engagements nécessaires. Au-delà des 180 postes concernés, c’est la pérennité de SGSS qui se joue aussi. La direction a-t-elle commencé la vente à la découpe ? C’est ce qu’elle va devoir clarifier. De même, elle devra s’engager avec le Crédit Mutuel-Arkéa pour discuter sérieusement de la différence de statuts que l’opération risquerait de générer.
Nous l’avions clairement souligné fin 2025lors de la signature de l’accord NAO par la CFDT, CFTC et le SNB (les « fameux 75% de représentativité » dont se gargarisait la DRH juste avant la trêve de Noël) : non seulement cet accord NAO constituait un scandale, mais il n’était pas compliqué de prédire que la situation allait vite déraper pour devenir insupportable. Dans un contexte de résultats exceptionnels (6 milliards !), comment justifier une enveloppe d’augmentation collective à ZERO et la baisse de celle des augmentations individuelles prévues dans l’accord indigne vanté par la direction ?! Pire encore, alors que le contexte politique et la situation sociale se tendent comme rarement, comment est-il possible d’annoncer une augmentation de 45% de la rémunération de Slawomir Krupa sans que cela paraisse une véritable provocation dont l’indécence démontre le décalage complet entre deux mondes ?! Il y a d’un côté ceux à qui on demande toujours plus, qui subissent les conséquences des suppressions de postes à répétition, à qui l’on impose des conditions de travail de plus en plus contraignantes et qui, pour toute récompense, ont droit au régime sec. Et de l’autre, il y a un DG qui balance des oukazes (sur le télétravail, sur les évaluations, etc.) depuis l’autre rive de l’Atlantique et qui essaie de nous faire croire que 45% d’augmentation ne représentent qu’une simple correction naturelle justifiée par d’obscurs benchmarks ... sans autre formalité. Ou presque. Car toutes ces décisions vont faire l’objet de votes lors de l’Assemblée Générale des actionnaires le 27 mai. Il va alors falloir voter «Pour» (ou « Contre ») le renouvellement du mandat de Slawomir Krupa, validé unanimement par le CA avant les annonces qui ont défrayé les chroniques ces derniers jours. Ces dernières péripéties mettent en question l’incompatibilité entre d’un côté, le renouvellement du DG, son augmentation de 45%, son obstination sur le télétravail, la répartition de la valeur ajoutée en faveur des actionnaires (4,5 milliards pour 2025 de dividendes et de rachats d’actions) et d’un autre côté, le régime sec auquel sont astreints les salariés, au moment même où leur sont faites les annonces et après avoir économisé, récemment entre autres, plus de 800.000 euros sur le dos des alternants !
EN DESSOUS DES ATTENTES
Après l’annonce de 2254 suppressions de postes par Alexis Kohler le 21 janvier, une avalanche de réunions avec les IRP (nationales puis locales) s’est tenue. Entretemps, la CGT a proposé aux salariés concernés de faire le point par teams, avant la clôture du processus légal des consultations fin avril. Ces réunions seront aussi l’occasion d’examiner le rapport de l’expert mandaté sur le sujet. En parallèle, le déploiement des «nouveaux dispositifs d’accompagnement du nouvel accord emploi» (signé par la CFDT, la CFTC et le SNB) se met en place. Ou du moins la communication qui va avec… car pour l’heure, nous avons surtout affaire à des paravents qui en cachent (mal) la vacuité. Nous avions exigé un dispositif d’accompagnement robuste, transversal, interne et localisé en France. Nous avons tout le contraire ! Nous aurons – au mieux – des vidéos générées par l’IA, un numéro vert vers des consultants externes, une cellule de plainte localisée à Bucarest…. Et des conférences pour gérer le stress, faites par Empreinte Humaine, qui rendent le salarié, comme principal acteur, responsable de la situation qu’il subit, tout en levant l’obligation de l’employeur … pourtant bien légale, celle-ci, de veiller à la santé mentale et physique de chacun de ses salariés.
TELETRAVAIL, A VOUS DE JOUER !
Ca y est ! L’enquête sur le télétravail est lancée. C’est le minimum syndical que nous avons obtenu et il faudra ensuite de la pugnacité pour en faire entendre les enseignements. Après le baromètre employeur catastrophique, cette expertise devra être traitée sérieusement. Et ce n’est certainement pas la consultation formelle du CSEC le 16 avril qui va suffire pour traiter le sujet. En attendant, n’oubliez pas d’y répondre et n’hésitez pas à écrire franchement ce que vous avez sur le cœur. Vous avez jusqu’au 13 mars pour le faire.
Le message de Slawomir Krupa le 10 février dernier avait confirmé ce que nous pressentions tous : le baromètre employeur s’est effondré en 2025, et c’est sans doute ce qui explique la date tardive de sa présentation détaillée aux représentants du personnel et les versions BU/SU aux équipes. Difficile en effet pour les représentants de la direction de faire bonne figure cette année quand les indicateurs essentiels se situent à des niveaux inédits, très en-deçà de la normale du secteur. Il semblerait toutefois que cela ne trouble pas notre directeur général, dont le mail All staff est résumé ainsi par Copilot : «La direction reconnaît les problèmes mais poursuit sa politique sans inflexion, en mettant en avant les performances financières avant les besoins des salariés et des équipes». C’est cette communication absolument dépourvue de la moindre considération pour les salariés qui a fait réagir vos représentants CGT avant même la présentation habituelle de la direction le 18 février. Nous avons appelé à un sursaut de la part de la direction et surtout à une inflexion rapide et majeure de sa politique RH : un virage social clair qui prenne en compte les réalités du terrain.
BOUSCULER LE CALENDRIER
«Il faut bousculer le calendrier social» avons-nous plaidé avec insistance. Ce ne sont pas des discussions générales au sujet du renouvellement de l’accord QVCT (Qualité de Vie et conditions de Travail) qui vont permettre de traiter sérieusement les difficultés sérieuses concernant le télétravail, l’augmentation du stress et de la charge de travail, l’aggravation de la santé mentale (+11 points) et les délocalisations, la mise en place d’un vrai suivi des reclassements etc. La CGT a souligné que chacun de ces points méritait une discussion particulière, nécessaire pour que le baromètre ne soit pas un simple constat de la dégradation inexorable des conditions d’emploi au sein de Société Générale. Et ce ne sont pas des vagues successives de «plans d’actions» (par définition «locaux», donc inadaptés en grande partie et insuffisants en tous cas) qui permettront de sortir du déni. Au contraire, il faut un travail réel sur la charge de travail dans le cadre de la transfo, une inflexion sur le télétravail, un plan de lutte contre le stress, un moratoire sur le offshoring/outsourcing des équipes qui sont censées être en soutien des équipes réorganisées, etc.
LES SYMPTOMES
Cette dégradation est illustrée par la dégringolade des scores dans la partie Engagement/Etat d’esprit du Baromètre. Avec une valeur de 44/100, le score d’engagement n’a jamais été aussi bas, en baisse de 6 points après la légère embellie de l’année précédente. Il est en moyenne de 73/100 chez nos concurrents. Et encore, il est soutenu par des niveaux moins faibles sur des indicateurs comme la fierté ou le sentiment d’accomplissement personnel au travail. Sur des indicateurs comme la recommandation de la SG en tant qu’employeur (39/100, -11 points !), la confiance en la direction (36/100, -1 point) ou l’optimisme concernant son propre avenir au sein du Groupe (27/100, -9 points), les scores sont en chute libre, catastrophiques par rapport à des benchmarks qui tournent autour de 72 ou 73/100. Comme est bien obligée de le reconnaître la direction elle-même, en matière d’état d’esprit «incertitude, fatigue et questionnement dominent».
LE DÉNI
La direction affiche un grand motif de «satisfaction» : vous n’êtes plus que 33% (contre 45% l’an passé) à ne pas connaître suffisamment la stratégie de la direction pour vous prononcer à son sujet. Le seul souci est que cette connaissance a fait grimper les perceptions négatives de 9 points à 31%, contre 36% d’avis positifs. Mais c’était avant l’annonce des restructurations et la signature de l’accord Emploi 2026-2028, qui vont très certainement accentuer les retours mis en avant par les très nombreux verbatims (plus de 17000 contre 11000 en 2024) au sujet de l’organisation du travail : trop de pression, des objectifs inatteignables, une charge de travail trop élevée provoquée par les baisses d’effectifs et les nombreuses réorganisations, sans oublier le choc des annonces au sujet du télétravail. Malgré tout cela, le directeur des relations sociales est resté totalement sourd aux appels de la CGT à ouvrir de vraies discussions sur ces sujets capitaux.
LA MÉTHODE COUÉ
Comme les années précédentes, la direction a préféré mettre en avant la solidarité au sein des équipes - celle qui permet justement de tenir face aux oukases insensés de la direction centrale malgré le manque de moyens souligné par les salariés (45% d’entre vous estiment ne pas disposer des ressources nécessaires pour atteindre leurs objectifs individuels, 6 points de plus qu’en 2024). Le directeur des relations sociales a également insisté sur les efforts qui seront fournis en matière de systèmes et processus, qui sont particulièrement mal perçus par les salariés, démontrant une nouvelle fois que la direction relègue les considérations humaines au second plan alors même que 57% des salariés (+6%) ont le sentiment de subir des changements imposés plutôt que d’en être les acteurs valorisés. Mais tout cela importe peu aux représentants de la direction, pour qui le bonheur au travail passe uniquement par l’efficacité. En apprenant à gérer votre charge de travail grâce à des outils performants, vous serez moins stressés et donc plus heureux. CQFD.
TRAITER LES MAUX A LA RACINE
En attendant, le niveau de stress mesuré ne cesse de progresser année après année alors même qu’il baisse nettement chez nos concurrents : l’écart est désormais d’un point (6,9/10 à la SG contre 5,9/10). Sans surprise, l’écart est également très conséquent en ce qui concerne le bien-être au travail, mesuré à 5,7/10 à la SG contre 7,2/10 à la concurrence (avec 59% des salariés qui mettent une note égale ou inférieure à 6 contre 29% chez nos confrères). Il faut dire que vous n’êtes plus que 67% contre 75% en 2024 à pouvoir équilibrer vos vies professionnelles et personnelles (76% pour le benchmark) et que vous n’êtes plus que 33% contre 44% en 2024 à penser que la SG prend en considération votre santé mentale (contre 66% dans les autres banques). Nous pourrions croire que tout cela correspond à une stratégie délibérée de la direction pour hâter les «départs naturels» qu’elle ne cesse de mettre en avant pour expliquer sa future gestion des restructurations. Ce faisant, elle met de côté l’obligation pour l’employeur de veiller à la santé physique et mentale de ses salariés. Pour reprendre les termes mêmes de la présentation de la direction, voilà « des incertitudes qui pèsent logiquement sur la projection dans l’avenir et le développement professionnel». Concrètement, cela signifie que vous êtes 68% à ne pas voir quelles sont vos perspectives d’avenir dans le Groupe (miroir parfait des 68% qui en ont chez les concurrents), 52% à vous sentir valorisés et reconnus, seulement 50% à vous voir encore travailler dans le Groupe dans 2 ans. La DRH Groupe se frotte les mains, l’attrition naturelle est vraiment bien lancée.
DE RUPTURE EN FRACTURE
Evidemment, ce n’est pas le discours officiel. Ce dernier est bien obligé de reconnaître que les indicateurs sont particulièrement mauvais et annonce la mise en place de «plans d’actions» destinés à les améliorer. Comment donner le moindre poids à ce genre de déclaration, qui se répète d’année en année sans que les conditions s’améliorent ? Pire, depuis l’année dernière, on assiste à une véritable rupture dans la pratique RH, fondée sur une brutalité assumée comme en témoignent les modifications annoncées en matière de télétravail, d’évaluations ou de gestion des restructurations. Comme le dit le directeur des relations sociales, nous sommes dans le cadre «d’une transformation intense qui ne s’appuie pas sur les mêmes fondamentaux que les précédentes». Vous l’aviez tous remarqué. La direction taille à coup de hache dans tout ce qui faisait le pacte social au sein de la SG, indifférente à vos difficultés et à la forte dégradation de vos conditions de travail. Seul lui importe le cours de bourse et les flots d’argent versés aux actionnaires. Il va falloir revoir les fondamentaux. Et vite, avant que la situation sociale explose.