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Les infos du 18 Novembre 2005 - article

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NAP ET COMPAGNIES

Les députés discutent du projet de réforme fiscale 2006. A peine éteint l’incendie des banlieues, ils s’apprêtent à réduire la progressivité de l’impôt sur les revenus de 885 millions d’euros auxquels s’ajouteront 250 millions au titre du « bouclier fiscal » et 68 millions au titre de l’abattement sur l’ISF. Les plus riches en sont les principaux bénéficiaires, le quart de la baisse pour 0,4% des contribuables les plus aisés, 5300 euros de gain moyen pour les 130 000 foyers dont les revenus dépassent 100 000 euros. En contrepartie, les mêmes députés réduisent les crédits pour l’emploi des jeunes de 205 millions d’euros, de 55 millions pour le logement social, de 45 millions pour les transports collectifs, de 52 millions pour les quartiers sensibles ! Voilà qui, n’en doutons pas, va contribuer à résoudre la fracture sociale et la « crise des banlieues ». C’est aussi le moment choisi par le MEDEF pour tenir conférence de presse, afin que nul n’en ignore, pour annoncer qu’il veut engager « au plus vite » une négociation sur la « diversité  dans les recrutements »… le même MEDEF qui exige de rétablir la dégressivité des allocations chômage et la réduction de la durée de versement pour « encourager les chômeurs à trouver un emploi », car il est connu que les 3 millions de chômeurs ne veulent pas travailler. En gros, on a Neuilly - Auteuil - Passy qui empoche et amuse la galerie pendant que les CRS rétablissent l’ordre républicain.

PAROLE D’EXPERT

La situation du pays confirme les discours des banquiers à l’AFB. Nous n’avions pas compris que lorsqu’ils nous ont parlé « de bons résultats dans un environnement difficile », ils voulaient parler des cités.

APPÉTITS

Pour la Société Générale, ce sont plutôt d’excellents résultats, qui réveillent les appétits. Avec un cours de l’action qui a dépassé 100 euros, le scénario du rapprochement BNP Paribas SG refait surface, qualifié par Eric Benhamou, journaliste de La Tribune, d’opération la plus pertinente à réaliser. Selon ses dires, les tabous sont tombés, Baudoin Prot et Philippe Citerne sont presque copains… ! Fait nouveau, le scénario serait inversé, la plus riche s’attaquant à la plus grande cette fois-ci.  Il ne faut bien entendu pas prendre pour argent comptant ce qui n’est pour l’instant que propos de journaliste… mais cela vaut la peine de les relever pour redire que, quelque soit l’auteur du scénario, cela ne change rien à la fin du film, notamment pour l’emploi. Ce nouveau scénario ne nous conviendrait donc pas plus que le précédent !

J’AI DIX ANS …

Alors que les spécialistes de la communication s’exercent à rendre attractif l’anniversaire des 10 ans de la Tour Société Générale à la Défense, à grands coups de Show Room, expo et autres visites parcours…nous ne pourrons que regretter que cet exercice de style ne permette pas à tous de revivre certains « événements du passé ». Personne ne pourra ainsi voir les photos de l’occupation de la Tour par les salariés lors de la bataille pour la convention collective, ni d’ailleurs celles du lâché de ballons dans l’Agora…Pour l’histoire sociale de la Tour, il faudra aller voir sur l’intranet CGT !

Olivier D. Les infos CGT SG 18 Novembre 2005

Les infos du 10 Novembre 2005 - article

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AUGMENTATION DE 4%

Le 9 novembre, le Président Daniel Bouton est venu plancher devant les élus du Comité de Groupe. Après un long développement macro politique de l’Economie Mondiale, il a replacé les  résultats très élevés du Groupe SG  « au niveau de l’excellence de cette dernière »… en ligne avec ceux de beaucoup de grandes banques internationales. Selon lui, ces résultats sont dus à la plus forte croissance économique mondiale de ces cent dernières années. Toujours selon lui, seraient exclus des « bienfaits » de cette croissance, les trois pays de la « vieille Europe Occidentale » ( Allemagne, France et Italie), faute de ne pas avoir été assez loin dans les « réformes nécessaires », l’Afrique noire et les deux « dictatures communistes » ( la Corée du Nord et Cuba). Ce qui renforce sa volonté d’investissement dans les pays où cette croissance est la plus forte : l’Europe de l’Est et la Chine…qu’il ne qualifie pas de « dictature communiste » et qui rentre dans son idéologie économique. Pour répondre à notre intervention sur l’ampleur politique de cette croissance externe, le PDG a cité l’exemple de la banque Roumaine acquise en 1999 pour 400 millions d’euros et qui, aujourd’hui, est estimée à 3,2 milliards d’euros. Après nous avoir détaillé la répartition des résultats 2004, soit 22 milliards d’euros, dont 6,5 milliards versés aux dividendes des actionnaires, Daniel BOUTON nous a fait part de sa volonté de servir aux actionnaires 4% de plus sur les résultats 2005 (de 41% à 45%)… En pleine négociation salariale, chacun appréciera !

RELATIVITE DU TEMPS

Le PDG vérifie à ses dépends la théorie d’Albert Einstein…A l’heure où la Société Générale, on le sait, rachète ou cherche à acheter à tout va les banques étrangères qui viennent sur le marché, de manière à accélérer sa croissance externe, la loi française et en particulier ce fichu code du travail épouvantail du MEDEF, impose que les instances représentatives du personnel, et en l’occurrence le CCE, soit consulté préalablement. Une procédure assez lourde il est vrai, qui suppose quelques semaines, le temps de bâtir des dossiers, de convoquer les élus, et de recueillir leur avis. Et ça, ça énerve beaucoup le Président. Pensez donc, quelle perte de temps ! Il avait donc confié à la Direction des Relations Sociales l’ingrate mission de rechercher avec les Organisations Syndicales un accord permettant de déroger au Code du Travail et de se passer de l’avis des représentants des salariés en de telles circonstances. Mais voilà, compte tenu du contexte social que l’on connaît, aucune Organisation n’a jugé utile de renoncer gratuitement à ses prérogatives, et la DRH a dû se résigner à retirer son projet.  Une occasion pour nous de lui faire remarquer que 3 semaines pour consulter le CCE, c’était peut être un peu long, mais finalement très court en comparaison de la négociation salariale qui s’est ouverte le 26 octobre d’un pas de sénateur, avec une réunion par mois et que la Direction ne prévoit pas de conclure avant le 19 décembre… Au final, 15 jours pour acheter une banque ou 3 trois mois pour négocier les salaires, l’urgence est toute aussi relative que le temps, ça dépend de quel point de vue on se place !

Olivier D. Les infos CGT SG 10 Novembre 2005

Les infos du 04 Novembre 2005 - article

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EN LOUSDE

Le gouvernement a supprimé par décret du 5 août 2005, sous la pression des banques, l’obligation de demander l’autorisation préfectorale préalable pour effectuer certains travaux le dimanche comme la maintenance informatique, les salons, congrès, séminaires .... Il ne reste plus comme frein désormais que le coût généré par l’accord RTT SG qui double le paiement en plus de la récupération et oblige à recourir au volontariat. Le gouvernement n’a pas pu par contre toucher à l’obligation de respecter la règle des 2 jours de repos consécutifs et l’interdiction de faire travailler un salarié plus de 6 jours consécutifs.

LA GRANDE BRADERIE

La fièvre de la privatisation touche désormais la Société Générale qui se met sur les rangs pour fourguer le maximum d’actions EDF… on a vu un conseiller d’agence interviewé à la télé et tous les commerciaux ont la nouvelle campagne sur les bras. Les téléconseillers sont aussi mis à contribution sur les CRCM. Brandies comme un gage de gestion efficace ou comme une obligation de développement, ces privatisations n’ont pas forcément démontré le bien-fondé de leurs motivations officielles. Tout n’est pas privatisable s’en est ému le Président de… la CFTC dans une tribune du journal communiste l’Humanité ! De la course des banques pour placer les titres, on retiendra que l’objectif premier pour tous les participants sera bien de se remplir les poches.

EXTRÊMISTES

Les négociations salariales de branche ont débuté le 2 novembre (Il ne faut pas les confondre avec celles de la Société Générale dont nous parlions la semaine passée). Le nouveau Président de la commission paritaire M. Tanguy du Chêné, ci-devant DRH des Banques Populaires, s’est inquiété de « l’environnement difficile pour la profession » et « du caractère extrême des demandes syndicales » (sic). La CGT a souligné qu’après l’annonce des 22,5 milliards de résultats 2004, en hausse de plus de 30% et celle d’aussi bons résultats en 2005, les banques auront du mal à convaincre l’opinion publique qu’elles sont un secteur sinistré qui ne peut rien faire en terme de négociations salariales. Cette année cependant, la profession risque d’être confrontée à un scénario inédit : l’absence de tout accord de branche s’il ne devait porter que sur les minima. La suite le 28 novembre.

4D

La commission de suivi 4D a reçu le détail des opérations de transferts partiels 2006, l’ensemble des opérations 2006 sera abordé par la commission économique du CCE en novembre. Ces documents sont mis en ligne sur notre site intranet. La CGT a formulé une remarque relative aux agents en absence longue durée qui reçoivent une lettre les avisant de leur nouvelle affectation lors du transfert de leur poste sans autre forme de procès. Ceci ne leur retire en rien le bénéfice des garanties offertes par l’accord à leur retour qui permettent notamment de refuser le transfert nous a répondu le DRH de DIST, Bernard Brokmann. Dont acte, mais nous avons exigé que la lettre qu’ils reçoivent le précise sans ambiguïté.

Olivier D. Les infos CGT SG 4 Novembre 2005

Les infos du 28 Octobre 2005 - article

 

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LA PERENNE A PERAIN

Le directeur des relations sociales, Philippe Perain, a ouvert la réunion en commentant les statistiques remises aux O.S. avec l’habituel ton d’autosatisfaction en vigueur à la direction de la Société Générale.

On peut relever que, selon les chiffres qu’il a communiqués en séance, la prime de 23% versée en janvier représente un total de 18,6 millions d’euros, tandis que les 300 euros nets représentent 8 millions pour sa partie «intéressement» et 5,3 pour sa partie salariale, soit un total de 13,3 millions d’euros. Voilà qui remet à sa juste place l’impact de la prime signée par le SNB pour solde de tout compte 2005, et qualifiée de «prime parmi les plus importantes distribuées», finalement complétée en septembre par la mesure des 300 euros qui atteint plus de 70% de son montant ! Nous sommes également revenus fortement sur la question des bonus. Il s’avère que les statistiques sur la part variable semblent montrer un certain recul du nombre des exclus, et l’on peut penser que notre campagne est pour quelque chose dans l’amélioration de la situation. Pour les bonus par contre, c’est toujours la bouteille à l’encre, on ne connaît pas le montant, noyé dans la rubrique «primes et avantages divers» (on admirera la formule), on ne connaît pas non plus le nombre de bénéficiaires, le nombre d’exclus et bien sûr encore moins la moyenne, le 1er décile, le 9ème et tutti quanti !!! Nous avons souligné en particulier que les bonus ne concernaient pas que quelques traders de haut vols, mais aussi tous ceux qui travaillent dans les middle et les back, soit plus de 3500 personnes. Difficile dans ces conditions de prétendre continuer à gérer une masse occulte de plus de 300 millions d’euros sans avoir aucun compte à rendre. La direction a demandé ensuite aux organisations syndicales de formuler leurs revendications. La CGT a principalement demandé l’augmentation uniforme de 100 euros mensuels des salaires de base, soit 1300 euros annuels, la révision des minima du statut social, la révision des garanties minimales appliquées à certaines fonctions et l’élargissement aux nouvelles fonctions apparues sur les PSC et les CRCM, l’inclusion de garanties dans le statut social pour les jeunes en alternance et les titulaires de diplômes et enfin la prise en charge des abonnements de transports en province sur la même base qu’en Ile de France. Le plan de marche de la direction pour cette négociation est clair : « propositions » de la direction à la réunion du 24 novembre, discussion, bilatérales de novembre au 19 décembre, signature prévue le 19. Dans ce contexte, on peut se féliciter que  4 syndicats dont le nôtre aient demandé la même augmentation uniforme du salaire de base de 100 euros ... Philippe Perain a conclu en précisant qu’il était bien question de négocier une mesure pérenne applicable au 1er janvier... mais que les O.S. avaient placé la barre très très haute ! Reste la question des 1000 euros « Villepin ». Aux dernières nouvelles, le versement ne serait possible que si un accord salarial est signé dans l’entreprise, sachant que ces 1000 euros ne devaient pas empiéter sur ces négociations, aux dires du gouvernement !

Olivier D. Les infos CGT SG 28 Octobre 2005

Les infos du 21 Octobre 2005 - article

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LE SORTANT

La sortie de la Société Générale de S.G Cowen est annoncée pour la fin de l’année. L’acquisition du courtier pour 540 millions de dollars en 98 devait compléter le dispositif nord-américain. Un bonus avait été prévu de 75 millions de dollars pour mieux intégrer les équipes américaines. Après plusieurs opérations de recapitalisation, la Générale jette l’éponge en comptant vendre S.G. Cowen entre 300 et 500 millions en bourse, joli carton.  On peut comprendre que l’exercice du métier de banquier n’est pas facile et qu’il faut parfois prendre des risques… On peut aussi comprendre que l’on ne gagne pas à tous les coups… Mais dans cette affaire, comme il est de coutume à la Société Générale, l’avis des représentants du personnel a été recueilli par notre direction avec condescendance, persuadée qu’elle est de l’excellence de ses choix.  Nous ne manquerons pas de lui faire remarquer, en lui demandant quelques explications sur le bilan de cette aventure. Si cela pouvait la conduire à plus de modestie et de remise en cause, en particulier dans les aspects préoccupants qui apparaissent de plus en plus clairement au fur et à mesure de la mise en œuvre du programme 4D dans le réseau, nous aurions fait un pas en avant.

ACCORD Á MINIMA

Les fédérations syndicales de la profession se sont réunies pour élaborer une stratégie commune en vue de l’ouverture des négociations salariales de branche à l’AFB le 2 novembre. Un accord s’est dégagé pour refuser tout accord salarial qui ne porterait que sur une revalorisation des minima. Le scénario des années précédentes ne devrait pas se reproduire et les banques se trouveront dans une position délicate, celle d’une branche de 250 000 salariés, qui affiche d’excellents résultats, et qui n’est pas capable de conclure un accord salarial… très mauvaise publicité dans le contexte général !

DÉONTOLOGIE

La méthode est expéditive, comme il est compliqué de cibler les fonctions de ceux véritablement concernés, on fait signer à tout le personnel de SGCIB une « charte de déontologie », qui a pour conséquence de donner des pouvoirs exorbitants de contrôle sur les comptes privés à l’employeur… entre autres.  Or les règles existent, textes de lois, règlements, convention collective, règlement intérieur... pourquoi en rajouter ? Et surtout pourquoi de cette façon, car une telle charte, annexée au règlement intérieur devrait faire l’objet d’une consultation des instances représentatives et de l’inspection du travail. Il est évidemment plus simple de se contenter d’un texte élaboré sans la moindre concertation et sans contrôle. Sauf que dans ce cas, la signature de cette charte n’est pas obligatoire, et qu’un salarié ne peut être sanctionné parce qu’il refuse de la signer. Le président de la délégation du personnel de Valmy a dû l’admettre du bout des lèvres, en ajoutant : ils ne sont pas pour autant dispensés de connaître et de respecter les textes légaux. Connaître et respecter les textes légaux, oui, mais pas la charte de déontologie.

Olivier D. Les infos CGT SG 21 Octobre 2005
  1. Les infos du 14 Octobre 2005 - article
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  3. Les infos du 30 Septembre 2005 - article
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