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Les infos du 08 Février 2008 - article

LE ROUGE…

Encore une fois, l’issue finale dépendra de l’implication des salariés du groupe. A ceux qui l’ont oublié, il est bon de rappeler que lors de la nuit du 27 août 99, qui conclut l’homérique bataille entre la SocGen et la BNP, c’est ce qui fut déterminant. L’histoire bien sûr ne se répète pas, aujourd’hui les prédateurs sont instruits, et à BNP Paribas même, tous savent que leur banque n’a pas besoin pour survivre de prendre le contrôle de la SocGen, et que l’emploi serait menacé pour eux aussi bien que pour nous. En 99, le 26 août, les membres du CECEI traversent la manifestation devant la Banque de France pour se réunir à 16h et conclure l’affaire… sauf que Jean Claude Trichet, qui préside le comité et qui a reçu auparavant les représentants syndicaux, recule devant la menace de grève générale… le représentant du gouvernement qui voulait la fusion doit céder. Il n’a pas manqué alors de résistants de la dernière heure, ni de bonnes volontés « spontanées », comme cette « association contre le raid » dont la principale action fut de créer un tapis de souris contre le raid. Cette fois-ci à nouveau, c’est l’intersyndicale qui jouera le rôle clé, notamment au travers de la pétition multilingue qu’elle vient de lancer. Elle permet aux 130.000 salariés du groupe à travers le monde de manifester leur volonté de maintenir l’indépendance et l’intégrité du groupe, et défendre ainsi leur emploi. Elle sera remise aux autorités françaises et européennes. Cette pétition ne sera qu’une étape, suffisante mais peut-être pas.

… ET LE NOIR

S’il faut le créditer d’avoir refusé tout compromis cette nuit du 27 août 99, Daniel Bouton reste un libéral. Depuis 99, il a d’abord tenté de faire supprimer les droits de vote double des actionnaires salariés, une résolution rejetée par l’assemblée des actionnaires ! Il a également réduit le nombre des administrateurs salariés, de 2 à 3, précisément au moment où la CGT allait obtenir ce 3ème siège. C’est lui aussi qui a tenté d’instaurer pour cette élection un scrutin censitaire, où les salariés auraient voté proportionnellement au nombre d’actions détenues. Seul Candide pourrait croire qu’un autre PDG agirait différemment…

DÉRAPAGE

Le commissaire européen Charlie Mc Creevy a jugé « inexcusable la lamentable imprudence » à l’origine de la perte de milliards de dollars, par « des traders dévoyés », à cause de « lacunes fondamentales » dans les contrôles des grandes institutions financières… Le commissaire va donc sans nul doute agir pour que les autorités européennes mettent en place ces contrôles sur le marché libre, qu’elles ont jusqu’à présent refusés, notamment sous la pression des Britanniques.

DÉRAPAGES…

La commission de suivi 4D qui va se tenir le 13 février pourrait être musclée. Il est prévu que le directeur du réseau y participe pour s’expliquer sur les multiples dérapages constatés depuis le début de l’année dans le réseau en dépit des engagements pris, maintien de challenges multiples, tentatives de faire signer leurs objectifs aux conseillers, langage irrespectueux… Des manières peu compatibles avec les messages transmis par les mêmes pour appeler à « l’union sacrée » !

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 8 Février 2008

Les infos du 01 Février 2008 - article

AVERTISSEMENT

Rude semaine ainsi que nous le disions la semaine dernière, qui a cependant démontré que les salariés du groupe se tenaient sur le qui-vive pour s’opposer au démantèlement. Il faut dire que l’avalanche médiatique et politique subie en a ulcéré plus d’un, contribuant involontairement à souder les salariés. On imagine certainement mal à Montpellier, qui fut en vedette au 20h de France 2, l’ambiance mardi dernier devant les tours de la Défense, où des dizaines médias attendaient l’annonce de la chute de Daniel Bouton. Mais chacun aura pu supporter les commentaires fielleux à longueur de journaux, les experts prédisant la chute, et tous ont compris que la sortie de Nicolas Sarkozy avait pour but de lancer l’opération de « sauvetage » ou plutôt de démantèlement. L’échec de cette première tentative de déstabilisation ne saurait cependant faire oublier qu’elle peut présager de prochaines… À l’heure où sont écrites ces lignes, BNP Paribas, Crédit Agricole « étudient » « le dossier ». Il y a donc besoin d’un signal très fort pour couper court à toute tentation de mettre la main sur la SocGen. L’intersyndicale a prévu de se réunir lundi 5, ce sera l’occasion de prendre l’initiative. La CGT pense que tous les salariés du groupe, aussi bien en France que dans le monde doivent pouvoir exprimer notre volonté de maintenir notre indépendance et notre intégrité. Il appartient aux syndicats de construire cette initiative, en faisant appel au Comité d’entreprise européen, aux instances syndicales internationales pour nous aider. Quant à l’hexagone, il semble utile de lancer un avertissement très fort aux autorités monétaires et au gouvernement afin que nul n’en ignore.

EN TOUTE INDÉPENDANCE

Paradoxe peut être pour certains, mais la volonté et l’expression des salariés n’ont de crédibilité que si elles sont indépendantes de la direction générale, indépendance garantie par les organisations syndicales. L’histoire regorge d’exemples de salariés manipulés et trahis ensuite, rappelez-vous de Philippe Jaffré et de son gros chèque pour vendre Elf à Total. Parmi ceux qui sont sortis à la Défense et Val de Fontenay mercredi et jeudi, combien ont lu le communiqué des instigateurs de l’amicale des cadres : « les cadres de la SG acceptent sans restriction les règles de l’économie de marché », « nous reconnaissons qu’un rapprochement éventuel…pourrait avoir un sens ». Sans parler de l’opportuniste opération de recrutement lancée à grand renfort d’utilisation de la ligne hiérarchique et de la messagerie professionnelle, un must dans le contexte.

LE DEVENIR DE SGCIB

Pas question de tomber dans le panneau de la division tendu par les bonnes âmes : l’affaire Jérôme Kerviel ne doit pas être une revanche. Chacun fait son boulot dans le groupe et y est utile, à SGCIB et dans le reste de la Société Générale au moins cette histoire l’aura rappelé. La discussion demandée par le CCE et l’expertise doit porter sur les moyens à mettre en œuvre pour qu’un tel risque ne puisse plus exposer le travail de tous. C’est bien que la direction l’ait accepté, ce sera mieux encore lorsque les propositions des représentants du personnel, une fois définies, seront prises en compte, ce qui pourrait être une véritable novation ! Et si les salariés de SGCIB eux-mêmes donnaient leur point de vue ?

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 1 Février 2008

Les infos du 25 Janvier 2008 - article

RETOUR DE FLAMME

L’invraisemblable histoire que nous sommes encore en train de vivre a fait naître les spéculations les plus délirantes. Jamais en reste, les médias s’engouffrent, assistés d’experts auto proclamés, sur la thèse romanesque du « trader fou » qui aurait pu faire tomber la Générale pour 5 milliards d’euros. La vérité est certainement plus prosaïque, car ce n’est pas le premier trader qui dissimule des positions non couvertes… l’un d’entre eux s’est même suicidé non loin des tours de la Défense après que furent découvertes ses pertes de quelques millions d’euros il y a peu. L’énormité de la perte tient donc aux circonstances qui ont obligé SGCIB à liquider les positions non couvertes dans les jours qui ont suivi la découverte de la malversation, au pire de la crise boursière… et donc, si cet argent est bel et bien perdu par la Société Générale, il ne l’est pas pour ceux qui ont encaissé les règlements sur les marchés. C’est ce qui nous fait dire que la perte de ces 5 milliards traduit principalement le dérèglement des marchés financiers, qui repose sur la circulation et la spéculation sur des capitaux énormes, 30000 milliards de $ de capitalisation boursière mondiale ! Cela devait de toute façon arriver, et manque de bol, c’est pour nous ! Bien entendu, il faudra à s’interroger sur les mécanismes de contrôle, et sur l’organisation du travail de SGCIB, dont le cloisonnement n’a rien arrangé. Nous entendons bien aussi poser le problème du système de rémunération, car nous savons que dans la totalité des cas, les dissimulations reposent sur l’espoir d’une couverture future, afin de préserver un bonus espéré devenu l’élément principal de sa rémunération, 60% dans le cas présent… un système qui est aussi « un pousse au crime », tant le risque est lié au gain. Au-delà, ce n’est pas aux 120 000 salariés du groupe de payer les pots cassés mais plutôt aux actionnaires, qui n’ont pas déposé plainte l’année dernière quand 46% du résultat leur furent versés aux dividendes. Et enfin, on n’oublie pas que cette fièvre a pour origine l’exigence d’une rentabilité délirante sur les marchés financiers qui ne jurent que par un rendement de 20% l’an ... au moins cette année, la correction sera sévère et il faudra s’en souvenir…

SEMAINE DÉCISIVE

Les Organisations Syndicales ont décidé de demander la réunion extraordinaire du comité central d’entreprise la semaine prochaine. En dehors des questions que nous voulons poser à la Direction de SGCIB, il s’agit aussi de bien mesurer toutes les conséquences possibles sur les salariés du groupe. Il s’agira aussi d’acter des engagements forts et écrits sur le sujet. L’issue de l’augmentation de capital sera également déterminante pour la tenue de cette réunion.

COLERE

Ce n’est rien de dire qu’un tel carton a suscité la colère dans le reste de la Société Générale où la plus petite erreur de caisse de moins de 100€ fait fondre le ban et l’arrière-ban sur son malheureux auteur… D’où l’incrédulité et la suspicion générale. Le rétablissement de la confiance exigera donc que des changements interviennent au plus vite et par exemple que les engagements pris par la direction du réseau récemment soient respectés. Cela fera partie de la discussion avec la Direction au CCE, et de ses réponses dépendra la réaction du personnel.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 25 Janvier 2008

Les infos du 18 Janvier 2008 - article

J’HALLUCINE

En marge du communiqué publié par les 4 organisations syndicales qui ont refusé de signer l’accord salarial 2008 paraphé par la seule CFTC, cette dernière a cru nécessaire de tenter de se justifier par son esprit de responsabilité. Elle aurait donc raison contre tous, après s’être dédite de l’engagement que toutes les organisations avaient pris ensemble et que les 4 non-signataires ont respecté jusqu’au bout : mener cette négociation salariale dans l’unité syndicale. La direction a pourtant démontré elle-même qu’elle se fichait éperdument de l’opinion des organisations syndicales. Il aurait été bien plus clair de lui laisser la responsabilité de mettre à exécution sa menace de prendre une « mesure unilatérale de montant inférieur » …inférieur de combien, personne n’en sait rien, mais compte tenu du niveau de l’accord, on est dans la nanotechnologie ! À ce prix-là, la direction aurait tort de s’en priver. L’ambiance lors de la « réunion de signature » était hallucinante, les 4 organisations les plus représentatives ayant accusée la direction de liquider la négociation sociale et de ne même pas respecter sa signature, Anne Marion Bouchacourt n’a pas un mot pour s’en défendre, signe avec la CFTC l’accord, se lève et s’en va… laissant le directeur des relations sociales enfoncer le clou immédiatement après en annonçant l’application unilatérale de son projet « d’accord relatif à la suppression des écarts salariaux hommes-femmes » que personne n’a voulu signer ! Fin du premier acte, puis un second au cours duquel il était question de tenir l’ouverture des « négociations sur la mise en place de la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences », une obligation car la loi stipule que celles-ci doivent être ouvertes avant le 20 janvier. On échange quelques banalités sur la chose, Philippe Perain conclut qu’il va y réfléchir avant la fin 2008, c’est l’heure de la soupe et le rideau tombe. Celui qui n’a pas compris qu’il est là pour amuser la galerie le fait exprès. La question est donc maintenant d’organiser la riposte qui convient, c’est justement de cette question que les 4 organisations CFDT, CGT, FO et SNB ont décidé de débattre avec le personnel.

Y-A-T-IL UN PILOTE ?

Parmi les critiques formulées par les 4 non-signataires qui sont convenus de poursuivre l’action de concert, le non-respect dans les DEC des engagements pris par la direction dans le relevé du 29 octobre en matière de challenges et d’objectifs. D’où la décision d’adresser un courrier formel à Jean François Sammarcelli pour lui demander de les recevoir afin de les faire respecter, avant la prochaine réunion du CCE.

SOUS DÉVELOPPEMENT DURABLE

Une nouvelle fois, c’est la valse des prestataires de services dans les services centraux (nettoyage, sécurité, etc). Les salariés concernés arrivent un lundi matin, « tiens ta nouvelle blouse !... Ah oui, au fait, tu travailles pour Untel maintenant ». Ce genre de pratiques et ce mépris sont la conséquence directe des réflexions et des décisions de pontifes qui se sont bien gardés en plus d’informer les représentants des salariés… et qui mettent délicatement de côté tous les engagements affichés de la DG en termes de « responsabilité sociale ». Il en faut peu avant que tout ce beau monde se retrouve devant un tribunal pour s’expliquer sur ces « pratiques occultes ».

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 18 Janvier 2008

Les infos du 11 Janvier 2008 - article

LA QUADRATURE DU CERCLE

Le problème avec les chiffres, c’est qu’ils sont d’une rigueur mathématique qui ne sied guère à la subjectivité de l’art des relations humaines. Ainsi, la DRH et son directeur des relations sociales moulinent depuis l’ouverture des négociations salariales dans le même cadre rigide fixé dès le début par la direction générale, et le dernier habillage proposé en vue de la nouvelle ultime réunion de signature fixée pour le 16 janvier n’y change pas grand-chose… certes, il y a un petit progrès sur le plancher d’augmentation minimum du salaire de base, passé de 200 à 300€, et un autre sur le pourcentage passé de 0,7 à 1%... mais avec un étalement tel que l’enveloppe restera dans les mêmes fourches caudines, très éloignée des moyens dont dispose la Société Générale et des résultats qu’elle ne va pas manquer d’annoncer bientôt. À ce niveau, les négociations salariales 2008 restent dans le domaine du marginal et semblent traduire des fruits inquiétants de la méditation présidentielle, vider les négociations avec les syndicats de leur contenu et imposer au personnel un signal pour 2008 : préparez-vous à vous serrer la ceinture. Quelle organisation syndicale contribuerait ainsi à signer son propre acte d’inutilité ??? 1% en 2 étapes, 0,5 au 1er avril et 0,5 au 1er septembre, ce serait cautionner cette baisse générale des salaires que la direction générale semble vouloir, pourquoi pas accompagnée d’une hausse du temps de travail pendant qu’on y est, puisque c’est dans l’air du temps ! Nombreux sont ceux qui le pensent en ce début d’année, au moment où les objectifs leur tombent dessus. Les organisations syndicales doivent faire le point ensemble le 15 pour se concerter avant de donner une réponse à la direction, pour un scénario qui n’est pas écrit d’avance.

MONSIEUR PLUS

Et on repart sur les chapeaux de roues pour 2008 sur les objectifs et challenges dans le réseau, sans tenir compte le moins du monde des engagements pris dans le relevé souscrit par la direction après les laborieuses négociations sur l’intégration du commissionnement des conseillers de clientèle. Parmi d’autres, la DEC Champs Élysées se distingue, 5 challenges au 1er trimestre et tentative de faire signer les objectifs quantitatifs par les conseillers en contradiction flagrante avec le relevé… il paraît que les instructions ne sont pas encore redescendues. La CGT sait depuis longtemps qu’il ne suffit par d’écrire la loi pour qu’elle soit respectée, mais la direction du réseau ferait bien de corriger vite le tir si elle veut éviter des réactions en chaîne…

ROCK ET FOLK

La soirée annuelle de SGCIB avait un petit goût d’amertume ce mardi 8. Son patron, Jean Pierre Mustier, n’était pas au mieux et s’est éclipsé rapidos après l’exercice habituel : c’est dur, mais on y croit parce qu’on est des pros. Il était grand temps d’enfourner les canapés – froids – tout en reprenant en chœur avec le groupe qui animait la soirée dansante : « I can’t get no, no satisfaction… » Quelques 2000 cadres de SGCIB en train de hurler ça, ont-ils envoyé un message ? C’est probable car la soirée s’est terminée par un « we will rock you, Société générale » endiablé… Heureusement que la grande époque du folk est passée !

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 11 Janvier 2008
  1. Les infos du 04 Janvier 2008 - article
  2. Les infos du 28 Décembre 2007 - article
  3. Les infos du 14 Décembre 2007 - article
  4. Les infos du 07 Décembre 2007 - article

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