www.cgtsocgen.fr www.cgtsocgen.fr
  • Se Connecter
  • S'inscrire
  • Se Connecter
  • S'inscrire

Les infos du 31 Octobre 2008 - article

POUR 100 STOCK’, T’AS PLUS RIEN

« Et je voudrais dire que les stock-options récentes qui ont été distribuées à Daniel Bouton comme à beaucoup d'autres salariés, aujourd'hui ne valent plus rien avec la baisse des cours de bourse. » Interviewé sur RTL, « Fred » pensait peut-être à lui en faisant ce constat désabusé ! De là à poursuivre, « c'est un instrument qui est en ligne avec les performances de l'entreprise » pour justifier cette prise de position : « Il faut des dispositifs de rémunération responsables »… Faut pas pousser ! Ni lui, ni le gouvernement ne s’en tireront en proclamant que « les banques se sont engagées à appliquer les recommandations du MEDEF ». À la question du journaliste, « ça sera toujours comme ça ? », Fred n’a pas vraiment répondu, mais il est clair que lui et ses collègues auront du mal à faire accepter que « ça » continue ! La question n’est pas de justifier la distribution de millions d’euros par la transparence, la question est : est-ce qu’attribuer une rémunération de plusieurs millions d’euros est « un dispositif de rémunération responsable » ? Où est la responsabilité quand on nous expliquait que « la norme s’établit par comparaison – benchmarking – avec les autres dirigeants » ? Qui est la référence, Louis Gallois, dont on ne peut dire que sa responsabilité est petite, ou Richard Fuld, l’ex-patron de Lehman ? « Moi, j'ai la chance d'avoir un personnel formidable. » a conclu Fred, ce dont nous lui savons gré, et le serons encore plus si la prochaine réunion de négociation salariale répond à nos attentes.

PRODUITS DERIVÉS

La négociation sur les critères d’attribution du variable, part variable ou bonus, a largement dérivé puisqu’une discussion s’est engagée au sujet d’un nouveau formulaire d’évaluation, généralisé à toutes les catégories et tout le groupe. Fondamentalement, le problème est dans le changement profond de la base d’évaluation. L’idée est de substituer à l’appréciation des compétences exercées, celle des objectifs réalisés. Sauf que les multiples participants à la conception du bébé, de la direction générale aux « experts consultants » ont tous zappé les principes encadrant l’évaluation inscrits à l’article 36 de la convention collective. La CGT les a donc rappelés, en soulignant que l’évaluation ne pouvait pas faire l’impasse sur « les compétences mises en œuvre », puis que c’est inscrit en toutes lettres dans la convention. Le dérivé final sera-t-il toxique ou non ? La réponse à cette question sera apportée lors de la session de novembre du CCUES.

CAROTTE DISCRÈTE

Urgence du moment, la préparation des vacances d’été explique sans doute que le SNB ait publié dans ses infos l’annonce de la parution de la brochure idoine du CCUES, tandis que la CFTC publiait de son côté le résultat de son enquête faisant apparaître « les difficultés financières d’importance » de ceux qui ne peuvent s’y inscrire. Préoccupant, inquiétant, conclut la CFTC, ce qui ne l’a nullement empêché de décider, avec le SNB et les 2 autres organisations syndicales qui gèrent le CCUES de décider de faire payer la taxe de séjour à partir de 2009, malgré l’opposition de la CGT et l’épais matelas de réserves dont dispose le CCUES.

 

Les infos se trouvent en suivant ce lien

Olivier D. Les infos CGT SG 31 Octobre 2008

Les infos du 24 Octobre 2008 - article

2ème DÉMARQUE

La négociation des salaires s’est donc réellement engagée le 20 octobre. Philippe PERAIN, directeur des relations sociales a présenté une mesure générale « malgré le contexte » sous la forme d’une prime de 15% d’une mensualité, avec un plancher de 350 euros et un plafond de 1.000 euros. Avec une enveloppe globale d’environ 15,5 millions, l’augmentation moyenne des salaires ne serait que de 1%. Or, il faudrait plus du double rien que pour maintenir le pouvoir d’achat sur l’année 2008 ! En effet, la perte est déjà de 2,3% !... C’est pourquoi, avant même de parler de la forme de la mesure envisagée par la direction (% du salaire ou uniforme), la CGT en a jugé le niveau largement insuffisant. Par contre, la masse du variable a augmenté de 15% l'an dernier et de 17% l'année précédente... en 10 ans elle a quasiment été multipliée par 4, pour atteindre 75,5 millions !... sans compter les quelques 240 millions de bonus distribués en France. On glisse vers une politique salariale basée sur le variable et la performance individuelle au détriment de la négociation collective et des mesures générales. Pour la CGT, le montant de l'enveloppe globale doit être revu significativement à la hausse. Une série de rencontres bilatérales avec la DRH, Anne MARION BOUCHACOURT, est prévue avant d’entamer la dernière réunion programmée le 19 novembre. Mais au final, le calcul est vite fait, il faut une mesure de 2,3% pour garantir le maintien du pouvoir d’achat de l’ensemble des salariés…ce qui ne représente que 34,5 millions, le juste prix d’un accord salarial !

CONVENABLE ET SYMPATHIQUE

Le directeur du réseau a donc précisé devant la commission de suivi 4D du 24 octobre que le gouvernement britannique avait donné le ton sur les bonnes mesures à prendre, celles permettant de répondre à la difficulté pour les banques à se refinancer sur le moyen long terme. Il a rappelé les dispositions prises par le gouvernement français, le fonds de 40 milliards réservé au renforcement des fonds propres qui a permis d'élever d'un demi-point le ratio tiers one des banques françaises, de 8,2 à 8,7 pour la Société Générale, soit un montant de 1,7 milliard. Il a souligné néanmoins que ce ratio n'avait pas besoin d'être aussi élevé pour les banques françaises, particulièrement par comparaison avec les Britanniques. « Avant la crise, notre ratio était à 7,2 et tout le monde trouvait ça normal ». Selon lui, notre économie est plus solide, le coût du risque est « extraordinairement faible ». Par exemple, ce coût pour les PPI de la SG est d'un point de base alors qu'il est de 20 à 30 points pour les banques anglaises.Ceci explique, a dit JF Sammarcelli, que « la Société Générale n'a jamais cessé de prêter », même aux pires moments de septembre et octobre, « ce qui n'était pas forcément le cas de nos confrères ». Sur l'activité des prêts, il a employé une formule choc : « Nous avons les moyens et la volonté ». Par contre il n'a pas nié que la SG en avait profité pour reconstituer ses marges, et donc distribuer un crédit plus cher, citant les PPI, dont la marge était négative de 10 à 20 points et qui ont maintenant une marge positive de 15 points.Pour finir sur le sujet, il a annoncé des prévisions favorables pour le 3ème trimestre, qui « sera convenable » avec un niveau d'ouvertures de comptes à vue net « assez sympathique ».

 

Les infos se trouvent en suivant ce lien

Olivier D. Les infos CGT SG 24 Octobre 2008

Les infos du 17 Octobre 2008 - article

SALAIRES, LE CHOIX

Après la phase rituelle du recueil des propositions syndicales, la négociation des salaires va s’engager réellement le 20, dans un contexte particulièrement agité. Bien sûr, nous avons dit que la sortie de crise implique de s’appuyer sur un atout majeur : le personnel, en 1ère ligne. Ceci justifie que la direction donne également un signe fort de confiance, y compris pour l’extérieur, à l’occasion de cette négociation. Mais pas seulement… Il s’agit également de revenir sur une politique salariale qui réduit à la portion congrue la part consacrée aux augmentations collectives, et qui met le « paquet » sur la « performance individuelle ». On a vu les dégâts de cette logique de manière caricaturale dans la   BFI. Plus insidieusement, et à une échelle plus réduite, la direction a agi dans le même sens en 2008. Après avoir conclu un accord ridicule avec la CFTC début janvier, on constate aujourd’hui nettement ses effets et la volonté cachée derrière. L’impact de l’accord n’est que de 0,6% sur les salaires de base, pour une inflation annoncée de 2,9%. Si la progression générale des salaires de base est de 3,7%, c’est que s’ajoutent au 0,6% les 3,1% des augmentations individuelles, censées rémunérer plus de qualification et de responsabilités, et qui sont loin de concerner tout le personnel ; le nombre d’élus est même en chute libre en 2008. Au final, la mesure collective 2008 entérine une énorme perte de pouvoir d’achat et représente à peine 13,6 millions d’€… Dans le même temps, le montant du variable distribué, les bonus ne sont pas compris, a augmenté de 10 millions, de 65,5 à 75,5 millions ! Il s’agit bien d’une volonté délibérée de favoriser ce type de rémunération, son montant moyen ayant progressé de près de 18% pour les TMB des centraux par exemple. Pour la CGT, il est clair que nous n’accepterons pas que l’on nous refasse le coup en 2009. Vider la négociation avec les syndicats au profit des rémunérations variables est un casus belli, autant que de ne pas prendre une mesure collective qui maintienne le pouvoir d’achat en 2008. Devant cette exigence, la direction a annoncé qu’elle proposerait une mesure le 20, ce sera pour elle l’heure du choix. Mais le scénario de janvier 2008 est impossible à reproduire, du fait des nouvelles règles de représentativité.

Y’A PAS D’MAL…

… à s’faire du bien. En ces temps troublés, ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire etc… on ne pouvait pas rater la publication du classement annuel du « World Economic Forum » (Davos), qui place encore une fois les USA 1ers, « à l’économie productive sur un terrain solide », un classement qui visiblement souffre des délais d’impression. Dans la même série, on se souvient des analystes de Lehmann qui avaient dégradé la Société Générale, avant de faire faillite et de la rejoindre pour certains. Ils sont battus par ceux de Merril Lynch, sauvés du chômage par Bank of America en septembre. Ils estiment que les banques européennes « manquent de capitaux », 7,2 milliards pour la SG ! Fleuron tricolore, le professeur Pascal Salin, écrit que « la crise financière est une crise de l’interventionnisme étatique » et que le « capitalisme financier est l’expression d’innombrable processus spontanés créés pour répondre aux besoins des êtres humains ». Effectivement, on se demande si les banques, qui financent largement Paris Dauphine où il enseigne placent bien leur argent !

 

Les infos se trouvent en suivant ce lien

Olivier D. Les infos CGT SG 17 Octobre 2008

Les infos du 10 Octobre 2008 - article

QUESTION DE CONFIANCE

Dans le prolongement de l’entretien avec les syndicats, la direction devait répondre à nos questions devant les élus du CCUES du 8. C’est Monsieur Cost-cutter, Séverin Cabannes qui était collé. Après avoir lu à toute vitesse une note, il s’apprêtait à lever le camp, quand nos élus ont tapé du poing sur la table pour obtenir les réponses précises… que nous avons enfin obtenues sur la situation de l’entreprise. Dans un environnement général de crise, ces réponses ne permettent pas de nous considérer à l’abri d’un effondrement général du système bancaire, mais elle confirme la solidité du modèle de banque universelle, s’appuyant sur sa banque de détail. Ainsi, la Société Générale collectait au 30 juin 300 milliards d’euros de dépôts, sur un total de 1650 tous réseaux bancaires confondus, pour un encours de prêts de 350 milliards. L’encours des crédits représente 116% de la collecte pour l’ensemble du groupe, on est loin bien sûr de la situation des banques qui ont sombré récemment. La dette à long terme ne dépasse pas 9% du bilan de 1100 milliards, soit 90 milliards. Sur le plan de l’activité, malgré le ralentissement des ouvertures de comptes constaté un temps après l’affaire Kerviel, le nombre des comptes à vue progresse légèrement, bien que l’on sache que l’activité elle-même se rapproche du zéro ces jours-ci (ça, c’est nous qui le disons). Ces données générales sont confirmées par la directrice générale de l’AFB qui a reçu les fédérations syndicales. La clientèle des banques ne cède pas à la panique et reste stable, on n’observe pas de mouvements significatifs. Les banques admettent cependant que les salariés des réseaux sont en 1ère ligne et sont pour beaucoup dans cette stabilité. Reste que tous les gérants et investisseurs se précipitent sur les placements garantis par l’État, ce qui a pour conséquence un gel du marché monétaire qui concoure à la crise. La directrice de l’AFB a souligné que l’issue ne pouvait qu’être collective, tant les banques sont liées entre elles. Raison de plus, estime la CGT, pour que ce collectif inclue les hommes qui auront contribué à traverser la tempête en ne permettant pas qu’un prédateur profite de la situation et lance une attaque qui pourrait se traduire par des suppressions massives d’emplois. Sur ce point, les déclarations des politiques appelant à une restructuration du secteur bancaire sont intolérables. Outre l’aggiornamento général sur la nécessité d’une régulation des marchés, on relèvera enfin avec satisfaction une petite phrase de Mr Cost-cutter qui sonnait comme un regret : le taux de rentabilité du capital va baisser… la fin de la dictature du ROE à 20% ?

FICC NIKKEI

L’histoire commence par un mail reçu de Tokyo. Un expatrié est convoqué à un entretien préalable, mais, contrairement à l’usage, l’entretien a lieu sur place et non à Paris. FICC a même prévu de fournir le salarié de Tokyo qui pourra assister le convoqué ! La CGT demande la tenue de l’entretien à Paris mais prévient : si vous refusez, nous irons à Tokyo à vos frais et nous demanderons quand même l’annulation de l’entretien au juge… C’est ainsi qu’un délégué de la CGT, on le soupçonne d’avoir accéléré la chute du Nikkei, est rendu à Tokyo. La branche FICC de SGCIB, qui espérait se débarrasser à bon compte et en silence de l’occupant d’un poste qui doit être supprimé fin 2008, a raté son mauvais coup.

 

Les infos se trouvent en suivant ce lien

Olivier D. Les infos CGT SG 10 Octobre 2008

Les infos du 03 Octobre 2008 - article

WHAT ELSE ?

La direction s’est décidée à recevoir les représentants syndicaux à la veille du week-end pour répondre aux nombreuses questions que se pose le personnel sur la situation de la Société Générale. L’absence de communication et les initiatives des uns ou des autres ont suscité des inquiétudes de plus en plus nombreuses à se manifester. La DRH, Anne Marion Bouchacourt avait mobilisé pour la circonstance le représentant de DEVL qui était déjà venu plancher devant la commission économique du CCUES. Arnaud Jacquemin s’est cru obligé de nous faire le coup du « les murs ont des oreilles » avant de nous donner quelques infos qui ne nous ont pourtant pas paru tellement stratégiques. La situation de trésorerie de la Société Générale est donc plutôt favorable, au point qu’elle n’a aucune difficulté à se financer au jour le jour, et même qu’il lui arrive d’avoir quelques longueurs d’avance. Malheureusement, il ne nous a donné aucun chiffre pour cause de confidentialité, arguant que personne ne communiquait sa situation exacte de trésorerie. Voilà qui pourrait faire l’objet d’une réflexion en ces temps de crise où la situation exacte de trésorerie de quelques-uns n’a été connue qu’à l’annonce de leur krach ! La CGT a souligné que le personnel avait pourtant un droit de connaissance sur la situation de leur entreprise et nous avons fait part de notre mécontentement. Dans la discussion qui a suivi, sans donner plus de détail, le représentant de DEVL a souligné que l’environnement économique général serait déterminant, et que la place de la Société Générale devrait s’apprécier relativement à ses confrères. Sur ce plan, la direction a observé des signes positifs de confiance sur les marchés. Au plan de l’impact clientèle, chaque banque subit de son côté les inquiétudes et les déclarations des pouvoirs publics, qui peuvent entraîner des chassés-croisés entre les banques. Certains petits malins croient par exemple qu’en répartissant dans 4 banques leurs avoirs, ils bénéficient 4 fois de la garantie des 70 000€… Nous avons également demandé si de nouvelles dépréciations d’actifs étaient intervenues. Arnaud Jacquemin a répondu que tout avait été soldé en Juin et que depuis, seule l’évolution du marché pourrait impacter le montant final des pertes, tout en soulignant que dans le montant provisionné tout ne constituerait pas des pertes. On pourra quand même s’inquiéter que la récession n’entraîne des réductions d’activité sachant que certains projets, notamment des ouvertures d’agence, pourraient être mis au frigo. Le sujet de satisfaction, c’est quand même de voir que tous désormais vantent le modèle de banque universelle reposant sur le socle solide de son réseau.

SUPERSTITION

On croise les doigts, Jean Pierre Mustier a visité sa nouvelle maison, SGAM, le jour de la saint Jérôme ! Espérons que ce n’est pas un signe, et que le destin ne l’y poursuivra pas. Le prénom honni est pourtant explicitement interdit de cité dans un mail précipitamment adressé au personnel avant la venue du grand homme. Le mail ne précise pas si les 18 Jérôme de SGAM doivent être renommés ou uniquement hélés par leur patronyme. Heureusement, nous serons là pour veiller, puisque le secrétaire du CE de SGAM, tout aussi fraîchement élu, est pour la première fois un représentant CGT, ce qui laissera Jean Pierre en terrain connu !

 

Les infos se trouvent en suivant ce lien

Olivier D. Les infos CGT SG 3 Octobre 2008
  1. Les infos du 26 Septembre 2008 - article
  2. Les infos du 19 Septembre 2008 - article
  3. Les infos du 12 Septembre 2008 - article
  4. Les infos du 05 Septembre 2008 - article

Page 66 sur 114

  • 61
  • 62
  • 63
  • 64
  • 65
  • 66
  • 67
  • 68
  • 69
  • 70
© 2025 Le site officiel de la CGT Société Générale
  • 01 42 14 30 68
  • info@cgtsg.fr
www.cgtsocgen.fr www.cgtsocgen.fr
  • Accueil
    • Les Infos CGT SG
    • Dernières actualités
  • Se Connecter
  • S'inscrire
  • 01 42 14 30 68
  • info@cgtsg.fr