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Les infos du 14 Mai 2010 - article

JUSQU’ICI, TOUT VA BIEN…

Lorsque le projet 4D, qui consistait à regrouper les services administratifs des agences du réseau dans des centres baptisés PSC a démarré il y a quelques années, certains pensaient qu’ils n’étaient pas concernés… ils occupaient les fonctions commerciales, les bases « avant » selon l’expression consacrée dans le réseau. Une sorte d’élite à qui la direction répète complaisamment qu’ils font « la banque », et que, certes elle exige beaucoup de leur part, mais qu’en échange, elle leur offre la possibilité d’une carrière brillante. Alors quand nous disions qu’après les « administratifs », le tour des « commerciaux » viendrait, les mêmes (pas tous) nous regardaient avec condescendance. La fin du programme 4D a généré les conséquences que l’on sait sur les conditions de vie des salariés, éloignés de leur lieu de vie, et sur la qualité du service, avec l’allongement des délais de traitement par exemple. Le tour est donc venu pour les fonctions commerciales, maintenant que les fonds de tiroir ont été raclés et qu’il faut chercher de nouveaux gisements de gains de productivité. C’est le rôle dévolu à un projet baptisé « Grand public » par antithèse, qui a connu plusieurs reports pour pouvoir être présenté comme part du projet plus global « Ambitions 2015 ». L’exercice est en effet difficile, comment habiller un projet de suppressions d’emplois, tout en prétendant satisfaire à l’objectif affiché par Frédéric Oudéa de satisfaire le client ? Après un tour de chauffe lors d’une première réunion de la commission de suivi 4D le 25 février, et le prolongement des tests, le nouveau patron du réseau, Laurent Goutard, est venu s’y essayer lors d’une nouvelle réunion le 10 mai, tandis que Jean François Sammarcelli, son patron et concepteur du projet, se répandait dans les Échos… Un jour de plus, et la confidentialité du document remis aux syndicats aurait eu comme un parfum suranné ! Lâchons donc sans complexe les principales caractéristiques du projet : 990 emplois supprimés, à peu près également répartis entre chargés d’accueil et conseillers grand public, dans 800 des agences touchées, un tiers du total, pour l’instant. Ces suppressions entraîneront forcément une hausse du nombre moyen de comptes par portefeuille de conseiller, environ 150 de plus, du nombre d’agences à effectif réduit, comme le doublement de celles n’ayant qu’un effectif de 2 personnes, et le tout en 3 ans, entre 2010, 2011, 2012 ! Les nombreuses critiques que nous avons formulées sur une probable dégradation du service rendu, ainsi que sur l’approximation des méthodes de calcul des gains de productivité « espérés » seront-elles entendues ??? Rien de moins sûr, tant nous savons que la direction souffre d’autisme en la matière. Une prochaine réunion à fin mai sera l’occasion de vérifier sa capacité d’écoute. Dans l’attente, nous avons obtenu communication de la liste exacte des agences concernées par des suppressions, ventilée par fonction, mais seulement pour 2010, car les 539 suppressions programmées les 2 années suivantes ne seraient que « des estimations ». Tout cela fait beaucoup d’approximations, comme les 38% des « gains de temps estimés » sur les fonctions de chargés d’accueil, ou les 18% des conseillers grand public, et il n’est pas sûr du tout qu’on s’en contente. Ce n’est pas non plus l’assurance que ces suppressions seront compensées par des départs en retraite non remplacés qui suffira à apaiser le mécontentement général dans le réseau.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 14 Mai 2010

Les infos du 07 Mai 2010 - article

DE LA REPRÉSENTATIVITÉ…

L’énorme enjeu de l’élection du comité d’établissement des services centraux tient d’abord à son gigantisme, près de 20.000 électeurs, et à la loi sur la représentativité qui bouleverse la donne et applicable pour la première fois dans l’établissement. On y trouvera une bonne raison à la multiplication des tracts diffusés, à l’égal des campagnes publicitaires électorales où l’on revoit des candidats venir serrer les mains sur les marchés. Il faut dire que chaque organisation syndicale doit présenter une liste et recueillir au moins 10% des suffrages exprimés, tous collèges confondus, pour être représentative. Mais cette représentativité là sera-t-elle si légitime ? Lors de la précédente élection, à peine un quart des électeurs avait voté… une situation qui n’a pas dérangé la direction qui se satisfait d’un CE centralisé et éloigné des salariés… mais aussi une situation que la loi sur la représentativité n’aurait modifié en rien ! Verra-t-on se reproduire ce scénario qui déclarerait représentatives des organisations, y compris celle qui prétend pratiquer le syndicalisme de terrain, avec un quart de l’électorat mobilisé ? La représentativité réelle ne se mesure finalement peut-être pas où la loi le dit. Ainsi, la loi se réfère à l’élection du CE, mais si l’on considère aussi l’élection des délégués du personnel, beaucoup plus proche du « terrain », la CGT présente, et de loin, le plus grand nombre de candidats, dans le plus grand nombre d’immeubles, issus du plus grand nombre d’origines fonctionnelles, y compris MARK. Du point de vue sociologique, les origines sont tout aussi diverses, sans parler de la moyenne d’âge, la plus jeune, 44 ans, et l’ancienneté, la plus faible, 17 ans. L’engagement des candidats de la CGT est à la mesure de sa capacité réelle à être présente au quotidien, et cette représentativité là, elle n’est pas décrétée par la loi… mais la loi est la loi, c’est donc le bulletin de vote pour le CE qui comptera.

17,9%

C’est le gain de productivité qu'OPER espère réaliser en 2010. C'est démentiel mais c'est comme ça, et ça se lit dans les prévisions budgétaires 2010 ! Au CE des Centraux, saisi du même document que le CCE (les prévisions d'emploi en 2010), il n'y a que la délégation CGT qui s’y soit intéressée. Les fonctions génératrices de « business » voient leur effectif augmenter de 13,5 % pour faire face à l'accroissement de l'activité, fort bien. Mais OPER, chargé du traitement des opérations conséquentes, est promis à une "légère" diminution de 4,4%. Il n'est nul besoin de sortir de St Cyr pour se dire que le gain de productivité attendu est donc, sur 1 an, de 17,9%. Bref, une fois débarrassé du verbiage qui vous fait passer l'intensification du travail pour de l'efficacité opérationnelle, et qui fait peu de cas de la sécurité des opérations, ça veut dire qu’OPER travaillerait à 82,1% des capacités. Ce n'est que parce que nous sommes intervenus en menaçant de sortir l'artillerie lourde que finalement tout le monde est convenu au CE qu'il était temps de parler de choses sérieuses et de convoquer une réunion exceptionnelle en juin pour que la direction d'OPER vienne s'expliquer… une direction, experte en réorganisations qui se passent mal : la dernière menée par le patron d'OPER/CAF a grandement intensifié le travail et subséquemment réussi à fâcher le Front Office pour mauvais services rendus.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 7 Mai 2010

Les infos du 30 Avril 2010 - article

TOUS À L’AG …

Vous venez de, ou allez bientôt recevoir les documents pour l’assemblée générale des actionnaires convoquée le 25 mai prochain. Comme les deux dernières, elle se conclura par des résolutions votées sans coup férir, le Président détenant la plupart des pouvoirs par défaut. Il y aura bien une petite broncha d’un fonds qui ne pèse rien mais exige la séparation des fonctions de Pé et de DéGé., sans aucune chance. A l’instar des années précédentes, les organisations syndicales se sont concertées pour le vote du fonds E, sur les principales résolutions. Vous pouvez aussi renvoyer votre pouvoir à la CGT en le signant préalablement. L’année dernière nous avions collecté plus de 200.000 voix, ce qui n’est pas si mal. Le fait nouveau cette année, c’est la résolution proposant de donner au conseil le pouvoir de décider une attribution d’un même nombre d’actions gratuite à tous les salariés indépendamment de leur niveau. Bien qu’hostile à ce type de rémunération, la CGT note la volonté d’adresser un signe positif pour marquer l’égale importance de tous pour garantir l’avenir du groupe, un signe qu’on n’avait pas vu depuis longtemps.

AU BON BEURRE

En ces temps de débat national sur les retraites, qu’il conviendrait urgemment de réformer dans la perspective de déficits abyssaux en 2050, réforme qui relève presque du religieux, c’est peu dire, les affaires continueront d’aller bon train pour certains régimes spéciaux, en toute discrétion. Un véritable florilège est proposé à l’assemblée générale des actionnaires. Les récipiendaires du « régime spécial maison » sont encore nombreux, Philippe Citerne, Didier Alix en retraite en 2009 émargent chacun à plus de 350.000€ , Daniel Bouton percevra plus de 625.000€ lors de sa mise à la retraite… sans oublier Séverin Cabannes, Jean François Sammarcelli, Bernardo Sanchez Incera… Si ces messieurs ont cependant la prudence de ne pas se faire remarquer dans le débat public, ils n’échapperont pas à notre censure des résolutions 6 et suivantes.

LES GRANDES GUEULES

Mâles accents à la commission des restaurants du CE des Centraux du 18 mars dernier. Ces goinfrés de prestataires ayant l'outrecuidance de vouloir manger aux « cantines » SG, bien que leurs employeurs ne versent pas au pot… dame, pour être moins chers c'est sur le populo que ça se gagne, c'est le B.A. BA… il s'était fait ce que la commission avait qualifié un consensus pour les faire raquer 45cts de plus de « droit d'entrée » au lieu d’un euro entier, une sorte de « minoration de la majoration à caractère social » en somme. Consensus, ça s'entend entre la direction et les commissaires du CE, bien entendu. Ça s'appliquait aussi aux gens de la SG, de passage, venant se goberger dans NOS cantines au lieu de se contenter du MacDo ou d’un sandwich, comme les « prestas ». La direction y voyait même un mode de sauvegarde du caractère social de la restauration collective… si, si, c'est bien ce qu'elle a dit, avait immédiatement mis en application. Manque de pot, la CGT en CE du 29 avril a refusé ce consensus mollasson et la commission s'est fait désavouer, y compris par quelques votants qui y avaient siégé. La période électorale incite décidément à la prudence.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 30 Avril 2010

Les infos du 23 Avril 2010 - article

RÉVOLUTION CULTURELLE ?

L’enquête réalisée par Pierre Plaissy, délégué du personnel CGT à la délégation de l’Espace 21 est une première du genre, la première menée à son terme ! L’enquête porte sur « une possible atteinte au droit des personnes » au sens de l’article L2313-2 du code du travail. En fait, il s’agit d’une procédure d’enquête conjointe, donc avec la présence d’un représentant de la direction et un de la délégation du personnel sur la situation d’une personne victime probable de harcèlement moral… une méthode préférée par la CGT à la procédure interne mise en place par la direction qui aboutit à confier à la hiérarchie le soin de décider si harcèlement il y a !... Mais cela ne veut pas dire que l’enquête conjointe est plus facile. Il aura fallu 9 mois pour que celle-ci aboutisse. Tandis que Pierre Plaissy présentait une liste de 8 témoins à entendre, et l’enquêteur de la direction 7, ce dernier a rédigé 4 PV contre 11 pour le délégué CGT. Au final, à côté du rapport de 38 pages solidement argumenté de Pierre Plaissy, les quelques feuilles de l’enquêteur de la direction font pâle figure. On comprendra mieux le peu d’enthousiasme de ce dernier lorsqu’on saura qu’il dépend hiérarchiquement de la direction de l’immobilier, mise en cause justement dans l’affaire ! Car on est bien là au cœur du sujet, l’enquête révèle une méthode de management dans cette direction généralisée, décrite par les témoins auditionnés : « à IMM, quand on n’est plus en cour, il faut partir très vite », « c’est une cour où il faut dire amen et aller acheter régulièrement du cirage. Il n’est pas possible de dire ce que l’on pense », « la RH n’écoute pas et est aux ordres de la hiérarchie » », « on ressentait bien qu’on cherchait à la faire craquer pour qu’elle démissionne. C’est la technique de base de IMM »… Voilà qui éclaire l’inquiétude que peut susciter la conclusion de Pierre Plaissy : « Cette enquête a contribué à révéler des pratiques et un mode de management particulièrement pernicieux qui a eu et a encore des conséquences désastreuses, systématiques et répétées sur de nombreux salariés ». Mais nous savons bien, à la CGT, que ces méthodes existent aussi ailleurs, elles sont à l’origine du scepticisme généralisé à l’égard des intentions affichées par la direction générale aujourd’hui, les nouvelles méthodes d’évaluation, les formations genre « Performance et développement » qui vous invitent à dire ce que vous pensez à votre chef, pardon, votre manager, ou encore les slogans genre « People first » (les gens d’abord). S’il y a quelque chose de partagé, c’est justement les mauvaises manières, par exemple à DEO, où se termine une autre enquête menée par une déléguée de la CGT, sans compter les nombreux dérapages observés un peu partout, toujours classés en catégorie « dérapage individuel » par la direction, sans compter que la DRH est aux manettes, pour étouffer autant que faire se peut les « dérapages » en question… Une véritable culture dont on se demande s’il y a une chance qu’elle puisse changer, et ce que cela donnera dans la partie « comportementale » des nouveaux formulaires d’évaluation bloqués par le juge. Typique, le réflexe des juristes de la DRH : faire appel contre la décision du tribunal plutôt que d’engager le dialogue. Il faudrait une véritable révolution culturelle, en évitant ses méthodes brutales bien entendu. L’entretien que la CGT aura avec Frédéric Oudéa le 5 mai sera une excellente occasion de lui demander comment il compte s’y prendre pour parvenir à ce changement.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 23 Avril 2010

Les infos du 16 Avril 2010 - article

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La commission de suivi du « Plan LYXOR » s’est réunie, à l’approche du terme de la phase des « départs volontaires ». Alors que 126 suppressions d’emplois étaient prévues par la direction, c'est-à-dire approximativement la moitié des emplois transférés depuis SGAM-AI, 104 départs ont été actés à la date du 14 avril… Ce qui a motivé une intervention musclée de la CGT qui a dénoncé les « encouragements » prodigués envers ceux qui restent à reclasser, quitte à présenter ce reclassement comme incertain et moins sûr que de prendre un chèque et partir ! Il faut préciser que la plupart des candidats au départ volontaire se sont manifestés dès le premier mois, en octobre dernier, et que le mouvement s’est fortement ralenti depuis, notamment depuis la mi-mars, alors que la direction attendait une nouvelle « vague » après la distribution des bonus fin mars pour remplir son quota. En fait de vague, un seul départ a été acté, une vaguelette plutôt. La participation d’une consultante du cabinet accompagnant les « projets externes » a été l’occasion de ramener durement à la réalité l’efficacité de ces dispositifs. Une dizaine tout juste de congés de reclassement sont réunis par groupes, où on leur apprend à tester leur plan « marketing » en allant interroger eux-mêmes les passants sur le parvis de la Défense avec un bloc-notes et un crayon… un must pour des ex de la finance !

498 !

Le terme du Plan LYXOR devrait intervenir d’ici la prochaine réunion de la commission de suivi en mai, mais la commission va maintenant passer au suivi du reclassement des candidats au « droit de retour », autrement dit ceux transférés avec le reste de SGAM chez Crédit Agricole qui souhaitent revenir à la Société Générale. 46 salariés ont déjà manifesté leur volonté de revenir, mais ce chiffre va probablement augmenter grandement dans les prochaines semaines. En effet, côté AMUNDI, la filiale de gestion d’actifs de Crédit Agricole à 75%, on a bien compris qui avait absorbé l’autre. La direction d’AMUNDI vient de présenter elle aussi son Plan de départs au CE : 272 emplois seront supprimés chez AMUNDI, et point n’est besoin d’être Grand Clerc pour deviner que le gros des partants seront des ex-SGAM. Généreusement le Crédit Agricole a déjà prévu 111 reclassements, ce qui signifie en gros qu’il en renvoie 111 à l’expéditeur. Des chiffres qui ont été l’occasion pour la CGT de relever à la commission de suivi que 272 + 126, cela fait presque 500, la moitié de l’effectif de SGAM rayé de la carte dans cette opération ! On peut dire que nous avons été bien inspirés de réclamer un « droit de retour » et de l’avoir obtenu. C’est pourquoi la CGT est intervenue lors de la commission pour « préparer le terrain », car ce droit devra s’exercer dans les meilleures conditions… Or, on peut se demander si des obstacles matériels n’ont pas été volontairement placés pour tenter de limiter le flux. Ainsi, on comprend mal que la direction refuse l’installation de postes réseau SG pour permettre l’accès à l’annuaire et à la bourse des emplois dans l’immeuble SGAM, où se trouve les salariés, alors qu’on en crée tous les jours de nouveaux pour du personnel SG qui s’installe dans cet immeuble. La CGT a rappelé à la direction qu’elle doit installer enfin des postes en libre service que son engagement soit tenu pour de bon, puisqu’aucun obstacle technique ne le justifie.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 16 Avril 2010
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