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Les infos du 23 Juillet 2010 - article

ÉVALUATIONS

Nième épisode dans l’affaire du nouveau processus d’évaluation, une « expertise » est en cours, bien qu’elle porte sur du personnel qui n’est pas encore soumis ! Rappelons que le sujet consiste surtout à savoir ce que recouvre le concept d‘évaluation comportementale, sachant que la direction admet qu’il sera difficile à faire comprendre par les évaluateurs. Pour l’instant, nos prévisions se révèlent plutôt exactes, puisque que le guide « ad hoc » censé leur faire comprendre, va être revu en version électronique allégée, vu que personne à SGCIB, qui inaugure le nouveau système, ne l’a lu… D’où notre curiosité et notre demande d’assister aux stages de formation pour les managers, particulièrement pour observer comment ce concept va être décliné. Puisqu’il s’agit de comportement, d’objectifs qualitatifs, et non d’objectifs de résultats à tous prix, on aimerait voir la réaction. La CGT a aussi fait remarquer que la notion d’objectifs impliquait une mécanique infernale de toujours plus qu’il faudra bien éviter : comment évaluera-t-on un salarié qui s’est contenté de bien faire son travail d’une année à l’autre ? Un autre sujet de fâcherie ne va pas tarder à s’ajouter d’ailleurs, avec le concept présidentiel de « satisfaction clientèle ». Frédéric Oudéa nous a fait part de sa volonté de l’intégrer dans l’évaluation, en nous précisant qu’il faudrait définir des indicateurs. Au vu de l’expérience des standards du genre, le terrain est très glissant, voire dangereux. Bref, le nouveau processus d’évaluation cumule les handicaps, nouveauté, besoin de changer les comportements des évaluateurs, prétention mondialiste obligeant à un compromis culturel improbable, et flou artistique sur les concepts de référence, quand ils ne sont pas carrément abscons ! Dans ce processus, la CGT conserve une boussole : le droit du travail et la convention collective, qui garantissent au salarié un droit de réponse, et le droit d’être évalué sur des éléments concrets et vérifiables.

SCHPOUNZ AU CE DES CENTRAUX

Les deux syndicats qui sont sortis vainqueurs des dernières élections (la CFTC et la CGT) étaient d'accords pour que l’instauration d'un suivi de la mise en place de Team Up, précédé d'une analyse de l'existant, se fasse au niveau des délégations nationales des syndicats. Lesquelles délégations nationales seraient assistées pour ce faire d'un consultant indépendant, payé par la direction et ayant de ce fait accès à l'ensemble des informations. Vu l'importance du projet c’était le niveau pertinent pour influer sur une mise en place qui ne comporte pas que des qualités, loin s'en faut. Mais avoir un droit de regard permanent sur une réforme telle que Team Up, historiquement une organisation syndicale n'a pas le droit de rater ça, ça concerne quand même près de 3.000 salariés et est peut-être bien promis à une application plus étendue.

Seulement, CFTC/CGT, si ça fait une majorité de votant en CE, ce n'est pas la majorité de gestion actuelle. CFDT et SNB étaient plutôt partisans du traitement pépère, habituel et inefficace, laissant la direction faire ce qu’elle veut. Il y a donc eu quelques empoignades, finalement c’est le suivi qui a gagné.

Le personnel a voté pour un profond changement dans le mode de fonctionnement du CE des Centraux, il faut bien que sa volonté soit faite.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 23 Juillet 2010

Les infos du 16 Juillet 2010 - article

LE RETOUR DU CERTIF

On le croyait disparu, et le voilà de retour, le certificat. Cette fois-ci, il s’appelle « certification », et il serait exigé par l’AMF, l’autorité des marchés financiers, pour exercer le métier de chargé d’accueil ou de conseiller aux dires de l’interprétation des « juristes maison ». Branle-bas de combat donc à BDDF, qui, à compter du 1er juillet prévoit de soumettre à un examen tout nouvel embauché dans ces fonctions. Les plus anciens ont prudemment été déclarés par l’AMF certifiés par ancienneté, probablement parce que tenter de leur faire passer un examen eut créé un risque dangereux de réaction sociale d’ampleur. L’affaire est révélatrice de la duperie d’un système pourri jusqu’à l’os. Ainsi donc, les placements forcés à des clients investisseurs mécontents, que ces directives sont censées protéger, seraient dus à des « malformations » des employés de banque, incapables de savoir que tel ou tel produit n’est pas bon pour le client, jouisseurs de commissions juteuses qui annihileraient toute retenue… La cause n’est donc pas noble, elle prétend faire porter le chapeau aux lampistes, en l’occurrence bien plus nombreux qu’un certain Jérôme, ce qui ne suffit pas à mobiliser la presse ou les blogs sur Internet. Pire, la direction a choisi, comme BNPP, la méthode la plus mauvaise : un « certification maison » qui ne vaut rien dans une autre banque, sous forme d’examen, que l’AMF n’exige pas. Preuve en est, le Crédit Agricole, dont on ne peut dire qu’il s’agit d’un établissement marginal ne va pas recourir à un examen ! La raison de ce choix, c’est le moins risqué pour la banque (c’est pas de ma faute Monsieur de la Commission Bancaire, il avait l’examen) le moins coûteux, et de plus, il permet de se débarrasser des recalés, car en cas d’échec, le stagiaire est viré ! Le Crédit Agricole a sagement dit qu’il ne voulait pas gérer l’échec… On le comprend, car la CGT a prévenu la direction lors de la séance du CCUES du 1er juillet : « le droit financier ne surpasse pas le droit du travail, et nous ne vous laisserons pas prolonger la période d’essai au-delà des 3 mois prévus par la convention, certification ou pas, pas plus que nous vous laisserons licencier quelqu’un pour échec à l’examen ». La voilà prévenue, et puisqu’elle s’est enfermée dans ses certitudes, rendez-vous devant le juge.

LA CORREZE OU LE ZAMBEZE

Quand le régulateur se prend pour un penseur, on a tout à craindre. Nous voyons aujourd'hui, à SGCIB, fleurir des procédures disciplinaires derrière lesquelles SEGL/DEO (fortement impliqué dans un cas de harcèlement moral récent) se profile à chaque fois, sur des motifs qui ont peu à voir avec la transparence des marchés. Ainsi, un déontologue (c'est son titre officiel, gardons le ici) vient de commettre une sentence définitive vis à vis des affaires avec la Chine et l'Indonésie, où se mêlent allègrement resucée du péril jaune, islamophobie, géostratégie à deux balles et interrogations sur la stratégie de la BFI. Tu parles Charles. Derrière, la SG se saisit de l’opinion du bonhomme pour taper sur le lampiste, et là c'est autre chose. Faire de la sanction disciplinaire un mode de fonctionnement ordinaire est devenu une tendance lourde. Qu'on se le re-dise, la déontologie des marchés financiers ça n'est pas la déontologie tout court (heureusement d’ailleurs, la preuve), le Code Monétaire et Financier ça n'est pas le Code du Travail, et le bien-penser ça commence à bien faire. Voir plus haut.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 16 Juillet 2010

Les infos du 09 Juillet 2010 - article

PLAN MONDIAL

C’est une première, un plan mondial d’attribution gratuite d’actions va être mis en œuvre en 2010. La nouveauté ne réside pas dans l’attribution d’actions, mais dans le fait que ce sera un nombre identique d’actions qui sera attribué à chaque salarié du groupe, indépendamment de son rang hiérarchique. Certes, la décision du conseil d’administration validée par l’assemblée des actionnaires est conditionnée par des critères de performance et des critères de satisfaction clientèle très critiquables et plutôt vaseux, mais la volonté de marquer par cette distribution égalitaire la reconnaissance de l’égale importance de chacun pour le groupe méritait d’être relevée. D’où la décision de la CGT, défavorable dans le principe à ce genre de « rémunération », de signer l’accord portant sur la répartition uniforme de l’attribution.

ACCORD SOCIAL

La réunion de négociation réclamée de très longue date par la CGT sur la bonne application de l’accord social dans le réseau s’est enfin tenue. La CGT, signataire de l’accord social, avait relevé de multiples « interprétations » portant notamment sur les garanties minimales de niveau ou d’augmentation visant à les contourner. Ainsi, le passage au niveau supérieur, expressément prévu par l’accord, à la prise de fonction pouvait être « reporté ». Le DRH du réseau a dû admettre que les accords sont faits pour être respectés. Il va préparer un document à soumettre aux organisations syndicales apportant les précisions nécessaires… un document de référence lorsqu’il sera finalisé que nous ne manquerons pas de publier sur le site CGT.

LE BARYCENTRE

C’était le tour d’André Sépaniak de venir plancher devant les représentants des syndicats ce 9 juillet dans le cadre des discussions engagées avec le DRHG et la directrice des ressources. L’objectif consistait à exposer le fonctionnement de la direction des achats, dont « nous pouvons être fiers » aux dires de Françoise Mercadal Delasalles. Les critères de Responsabilité Sociale et Environnementale seraient donc de mieux en mieux pris en compte depuis la création d’ACHATS il y a 10 ans, malgré les accrocs cités par la CGT qui ne sont que « des anomalies passées au travers des mailles du filet ». La procédure décrite par André Sépaniak prévoit que le candidat à un marché doit remplir un questionnaire et satisfaire aux critères de RSE. Selon lui, le dispositif a été musclé depuis 2005, et « le prix n’est pas la donnée fondamentale ». La CGT a rappelé toutefois qu’elle avait dû interpeller le Président précédent pour commencer à faire bouger les choses, et que depuis 10 ans, de nombreux exemples contredisaient la prise en compte de ces beaux principes. Le directeur des achats a accepté de poursuivre la discussion avec les syndicats sur les critères de RSE. C’est la DRHG, Anne Marion Bouchacourt, qui dans le débat, nous a sorti « le barycentre n’est plus français », parlant du centre de gravité du groupe SG… motivant ainsi de localiser certaines activités hors de France. Certes, avons-nous objecté, mais il y a une limite. Ce qui a permis de convenir avec elle et Françoise Mercadal que c’était un bon choix de maintenir les salles de marchés à Paris, et qu’il fallait ré-internaliser sur l’informatique, car « on est allé trop loin ».

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 9 Juillet 2010

Les infos du 02 Juillet 2010 - article

NOUVELLE DONNE

Le second tour de l’élection des représentants du personnel dans les services centraux a confirmé les tendances du 1er, les 3 prochaines années vont donc inaugurer une nouvelle donne dans un établissement qui couvre 20.000 salariés, presque la moitié de la Société Générale, dont la moyenne d’âge est rajeunie avec une très forte proportion de cadres. Que la CGT y ait doublé son nombre d’élus au Comité d’Établissement, de 2 à 4, qu’elle soit la première dans tous les collèges aux Délégués du Personnel dans l’établissement constitué par les tours jumelles de la Défense en fait une force incontournable pour la Direction : 20 délégués dont 12 cadres, la moitié du total des délégués élus, une belle délégation représentative aussi de la diversité des services centraux dans tous les domaines. Au total, une bonne cinquantaine de délégués, 53 précisément, constitueront une « task force » de terrain sur laquelle il va falloir compter. Conséquence de la loi, FO et SUD ont perdu leur représentativité dans les services centraux et la chute du SNB est telle qu’elle fait perdre au plan national à la direction la possibilité de signer avec lui seul un accord valide, comme elle l’avait fait sur les salaires début 2010. Incidemment, l’organisation qui a si souvent chanté son statut de premier de la classe l’a perdu, aussi bien dans les services centraux qu’au plan national.

LE 7 SEPTEMBRE

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT et FO de la Société Générale ont décidé d’appeler à une journée nationale de grève le 7 septembre dans le cadre de la journée organisée par leurs confédérations pour la défense des retraites. Cette décision d’élargir les objectifs de la journée aux préoccupations spécifiques du personnel de la Société Générale. Les motifs d’agir ne manquent pas en cette année 2010, aussi bien dans les décisions gouvernementales qui n’en finissent pas de faire payer l’addition aux salariés, que dans celles de la direction générale et de sa marche forcée pour satisfaire aux appétits des marchés financiers. Cette journée sera une occasion de faire entendre la voix des salariés et d’afficher une image différente du logo rouge et noir, celles des gens qui en sont la réalité.

LES CRABES VOUS SALUENT BIEN

C’est encore une histoire bretonne. Aurore est chargé de clientèle à Laval et dans son portefeuille de clients, il y a un aspirant gendarme, un poil panier percé. Comme d’hab, la Générale le bombarde de frais en tous genres, ce qui aggrave l’endettement du quidam, lequel a un père teigneux… N’écoutant que son courage, ce dernier vide sa bile sur un forum « au féminin.com » dans un billet ultra violent, citant le nom et la qualité d’Aurore, en finissant par une insulte régionale : bande de crabes de la Société Générale ! sans toutefois pousser le courage jusqu’à signer de son propre nom. Saisi par l’agence, SEGL/JUR n’a rien trouvé de mieux à faire que de recommander le remboursement de tous les frais prélevés au client… c’est ce qu’on appelle soutenir le personnel, façon corde qui soutient le pendu. La CGT a exigé que la direction respecte les engagements de l’accord incivilités : porter plainte et rompre la relation client, mais sans attendre, nous avons décidé de nous-mêmes saisir la justice au nom de notre « intérêt à agir » selon la formule consacrée.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 2 Juillet 2010

Les infos du 25 Juin 2010 - article

LA MAIN DANS LE SAC

C’est involontaire bien sûr, et c’est seulement la faute à l’ordinateur… voilà qu’on s’aperçoit que le mode de calcul de l’impact des absences sur les congés annuels est « interprété » dans le questions/réponses de RH On line… en défaveur des salariés naturellement ! Sauf que ce mode de calcul a fait l’objet de discussions ardues, qui font l’objet d’une interprétation écrite sans équivoque de la commission de suivi de l’accord RTT. Comment l’interprétation défavorable de RH On line a pu supplanter un accord écrit, première question, comment la direction va régulariser, seconde question que nous posons. En attendant, vous pouvez vérifier auprès de la CGT que vous n’avez pas été lésé.

JUSTICE DE CLASSE

Maintenant que les débats du procès de Jérôme Kerviel sont terminés, il est possible d’écrire qu’aucun élément nouveau n’est venu étayer la défense de ce dernier, notamment l’argument impliquant ses anciens collègues. Convaincre la presse est une affaire de communication, convaincre les magistrats une question de droit, et ce n’est pas la même chose ! Nous aurons cependant noté que l’avocat de JK avait raison de ne pas faire citer Daniel Bouton, finalement présent, qui s’est révélé un débatteur redoutable (mais ça, nous, nous le savions). Au-delà donc des joutes de prétoire, ce qui marque cette semaine de procès, c’est le réquisitoire du procureur, qui a réclamé une peine très sévère de 5 ans dont 4 fermes. En cela, la réquisition confirme une constante de ce qu’on appelait dans le passé « la justice de classe », ou « la justice bourgeoise », il n’y a pas de pitié pour les ennemis du système ! Et JK n’a pas compris qu’il en était un en déstabilisant un de ses fondements : « Il en va de l'ordre public, économique et financier » a dit le procureur. Qu’il soit coupable est une chose, mais cette réquisition est plus encore destinée à faire trembler dans les salles, à faire un exemple, et ça, ça pue.

FILTRAGE

La commission ad-hoc du 21 a été consacrée au fonctionnement de la cellule Emploi Mobilité pour le traitement des demandes de reclassement dans le cadre du "droit au retour" des salariés d'Amundi ex-SGAM. La direction a présenté le dispositif concocté pour permettre la consultation de la bourse des emplois par les salariés Amundi. Il s'agit d'une extraction de la base de données Gershwin contenant les postes disponibles sous forme d'un fichier Excel reprenant les principales informations sur le poste. Ce fichier serait adressé mensuellement à la RH d'Amundi qui aurait à charge soit de le diffuser à tout le personnel, soit sur demande d'un salarié. La cellule EEM, saisie ensuite par un salarié demandeur d'un droit de retour, est chargé d'exercer le droit de préempter, c'est-à-dire de geler le poste, afin de le conserver disponible. On comprend donc le nombre incroyable de filtres mis en place pour contrarier l'exercice de cette clause de retour, on voudrait tuer le droit qu'on ne s'y prendrait pas autrement ! Après un débat houleux, la CGT a fait savoir qu'elle exigeait le respect de l'engagement du Président et de l'esprit de l'accord ayant institué ce droit, quitte à lui demander directement de le faire respecter... à moins qu'il ne s'agisse d'un choix politique, mais cela mettrait en cause la valeur de sa parole.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 25 Juin 2010
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  3. Les infos du 04 Juin 2010 - article
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