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Les infos du 08 Octobre 2010 - article

MAUVAIS JOUEUR

Le déferlement auquel nous assistons depuis la condamnation de Jérôme Kerviel reprend à nouveau très majoritairement l'air du « pov' p'tit gars de Pont-l'Abbé victime du système ». Dans nos infos du 25 juin, à la fin d'un procès pendant lequel Jérôme Kerviel et ses avocats n'avaient rien révélé de nouveau, nous écrivions, sous le titre « Justice de classe », que Jérôme Kerviel n'avait pas compris que le système n'avait pas de pitié pour ses ennemis, dont il était, précisément parce qu' "il en va de l'ordre public, économique et financier" selon les mots du procureur. Il s'agit de faire trembler dans les salles de marché,  de faire un exemple, écrivions-nous. La lourdeur de la peine était donc prévisible, elle ne change pas grand-chose du fond, qui démontre, après de longs mois d'enquêtes, de procédure, que la thèse de sa défense (ses collègues, sa hiérarchie savaient et étaient complices au moins passifs) a été rejetée. Ceci ne retire rien de la responsabilité de la direction, et notamment les remarques portées sur l'insuffisance des contrôles, sanctionnée par les autorités monétaires, sans parler des exigences réglementaires élargies en matière de contrôle et de gestion des risques... mais ce n'était pas l'objet du procès de Jérôme Kerviel. Il n’est pas pour autant la victime et la lourdeur de sa condamnation doit être relativisée au regard des conséquences désastreuses de ses actes sur les 160.000 salariés du groupe. À la peine pendant toute la période qui a suivi, ils en subissent encore les conséquences au quotidien que ce soit à SGCIB ou dans les autres branches, soumis à la pression pour restaurer l'image de la banque et sa rentabilité. Citons « Fighting back » et « Team up » que subissent les back-offices, les sanctions qui commencent à pleuvoir dans les salles de marchés pour faire des exemples... Plus visée que toutes les autres au sortir de la crise financière, la direction doit sans cesse donner des gages aux marchés, aux actionnaires, au public, et ce sont les salariés qui en font les frais, y compris dans le réseau, qui subit les remarques désobligeantes en même temps que le projet Grand public fait pour remplir les poches des actionnaires. Kerviel a fait de la Société Générale une banque objet de toutes les railleries, de toutes les rancœurs, il a mis en danger l'emploi de ses 160.000 salariés pour longtemps, et il a entaché leur réputation de bons professionnels.

3615 QUI N’EN VEUT

Les négociations salariales ont débuté par le rituel examen des statistiques et le tour de table des demandes syndicales. Des statistiques, il ressort principalement que l’individualisation des salaires ne laisse plus que la portion congrue aux augmentations collectives, le dernier accord 2010 pesant à peine pour 13 millions d’euros… dans le même temps, la part variable atteint 90,4 millions et augmente de presque autant : 10,4 millions. La comparaison est significative du choix fait en 2010 par la direction générale au détriment de la négociation collective. Dans les services centraux, hors bonus en cash (qui repassent à 231 millions contre 171 en 2009), le variable augmente de 8 millions pour à peine 500 bénéficiaires de plus ! Il fallait donc de la constance pour égrener ensuite des propositions auprès d’un directeur des relations sociales genre « 3615 qui n’en veut ». On passera aux choses sérieuses le 26 octobre, quand la DG aura fixé le montant de l’enveloppe…

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 8 Octobre 2010

Les infos du 01 Octobre 2010 - article

ACCORD HANDICAP

La négociation pour le renouvellement de l’accord en faveur de l’emploi et de l’insertion des handicapés a permis que la CGT soit signataire, ce qui fait que le nouvel accord est signé à l’unanimité cette fois-ci. Parmi les progrès du texte, le budget sera mieux utilisé en faveur des handicapés, et moins pour la com’, nonobstant la récente publication de cette fameuse bédée qui a suscité débat. En outre, une vieille revendication de la CGT a été prise en compte, c’est l’ouverture aux personnes souffrant d’un handicap psychique ou mental. La réunion de signature était donc très cool, ce qui n’est pas si fréquent ces temps-ci dans la maison, on baignait dans le consensuel. Saluons donc l’effort fourni… qu’il reste à concrétiser.

L’ÉPOUVANTAIL

Ce pourrait être une fable, genre la carpe et le lapin. On parle d’un mode d’organisation du travail sulfureux, le «lean management», et ses différentes déclinaisons, dont la version maison, «Team up». La méthode est importée, et le cabinet Mac Kinsey, son principal vendeur qui «conseille» la Société Générale, affiche clairement le but du jeu, faire des économies sur les coûts de personnel. La direction s’est donc avisée qu’elle pouvait y trouver une substantielle source de gains de productivité, et elle a commencé à déployer la méthode à OPER. Quel rapport avec une fable ? Simple, une fable est immanquablement flanquée d’une morale. Le contenu de la fable peut être résumé ainsi : pendant que la méthode est déployée depuis plusieurs mois, d’aucuns règlent leurs comptes d’après élections, au travers de tracts vengeurs, accusateurs, mais dans lesquels on cherche en vain une stratégie à proposer aux personnels déjà concernés. La morale de la fable est classique : causer c’est bien, agir c’est mieux. La CGT n’a donc aucunement à prouver qu’elle n’est pas là pour «la satisfaction des responsables de SGIB», son boulot, c’est d’agir avec les personnels, managers compris, dans chaque entité de travail où le lean management est déployé. Au coeur de nos préoccupations, les emplois, car les secteurs touchés sont déjà sous tension, car nous contestons qu’une «meilleure organisation» pourrait conduire à économiser des emplois. Le respect des responsabilités et du travail confié aux personnes, et le respect des personnes elles-mêmes ne doivent pas plus être remis en cause. Ce n’est pas l’épouvantail de l’apocalypse annoncée qui arrêtera «Team up», c’est en empêchant dans chaque entité de travail, avec les gens, chaque suppression d’emploi injustifiée, chaque modification de l’organisation du travail insensée, chaque déqualification du travail... que l’on videra «team up» de toute substance nocive quitte à l’enterrer. De l’expérience naît l’action dirait Snoopy.

DÉRAPAGE

Mais, même sans Mac Kinsey, on peut presser les salariés comme des citrons et les traiter comme des, ou de la… c’est le sport pratiqué par la direction de Lyon Ouest, qui, parmi d’autres amabilités par mail ou en conférence téléphonique, se laisse un peu aller à l’insulte ou la menace physique, façon paire de claques… et puisque ces gens s’interrogent sur qui à « à faire à la Société Générale » , nous demanderons à la prochaine commission au directeur du réseau si eux, ils ont quelque chose à y faire.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 1 Octobre 2010

Les infos du 24 Septembre 2010 - article

IMPACT NÉGLIGEABLE

… n’est pas un titre de film, c’est la formule employée par le communiqué maison pour qualifier l’accord conclu avec les liquidateurs de Lehmann qui consiste à leur verser 445 millions d’€ afin d’indemniser les convives du festin de la grande époque des dérivés. Négligeable est très relatif si l’on compare ce chiffre au montant de l’intéressement et de la participation, plus de 4 fois inférieur, mais il faut être syndicaliste pour oser comparer ces montants.

TAXMAN

Ni vu ni connu, la taxe sur les cotisations versées aux vraies mutuelles est entrée en application, ponctionnant 1,8 million d’€ dans les caisses de la nôtre. Dans le même temps, le gouvernement a décidé une nouvelle baisse de prise en charge des médicaments, tout en assurant que cela n’aurait pas de conséquences pour les assurés car la différence sera prise en charge par leur mutuelle. Pas de conséquence, si ce n’est une hausse de cotisation qui générera elle-même une hausse de la taxe versée, du grand art !

GRAIN DE SABLE

La consultation du comité d’établissement de la DEC de Bordeaux n’a pas été une formalité pour la direction locale. Les réponses embarrassées aux questions des élus ont entraîné un report pur et simple du vote. Le projet présenté, rapidement décliné à partir des directives nationales, ne tient aucun compte des questions locales, d’où une certaine incapacité à y répondre… comment les nouveaux « conseillers d’accueil » travailleront, combien de clients vont-ils gérer précisément, qui remplacera le responsable de l’agence en son absence, que se passera-t-il si un agent se retrouve seul sur une courte ou sur une longue durée dans les agences de la DEC dont l’effectif doit passer à 2, pourquoi la moitié des postes supprimés ont déjà disparu, pourquoi le nombre de postes supprimés excède largement l’engagement de ne pas dépasser l’équivalent du nombre de départs en retraite… quelques-unes des questions qui ont fait l’objet de réponses dilatoires d’une direction de DEC qui s’est contentée d’exécuter sans assumer, à moins qu’elle ne soit seulement hypocrite. La CGT avait prévenu la direction du réseau que le débat dans les DEC serait sans concessions, celui de Bordeaux illustre parfaitement les défauts d’une décision centrale motivée principalement par la volonté de réaliser des gains de productivité par des suppressions d’emplois. Localement, les directions s’avèrent incapables de prévoir les conséquences exactes sur les salariés et l’activité, et donc gérer l’organisation du travail correctement. Quant à la nouvelle fonction de conseiller d’accueil, on attend toujours la proposition d’avenant à l’accord social qui doit être conclu avant la fin des consultations. Lors d’une rencontre avec la DRH du réseau début juillet, le débat avait permis de constater que le seuil retenu pour appliquer les garanties, un portefeuille de 400 clients, n’avait pas de sens concret au vu des centaines de situations différentes prévisibles dans les agences. Problème, la prochaine commission syndicats-direction du réseau va se réunir le 14 octobre, l’échéance se rapproche. Le patron du réseau, Laurent Goutard, y aura fort à faire si d’ici là les foyers qui s’allument un peu partout génèrent un incendie.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 24 Septembre 2010

Les infos du 17 Septembre 2010 - article

SYNERGIES

Le plan de « départs volontaires », version AMUNDI, est fermé depuis le 10 septembre. « Synergies » c’est le mot employé chez les agriculteurs pour désigner des suppressions d’emplois. Donc, pour 272 synergies, Il y a eu 300 candidats au départ. 263 accords ont été signés, dont 150 chez S2G, les ex-SGAM, et 103 ex-CAAM. Les 8 mobilités vers d’autres entités du CA qui s’ajoutent aux départs illustrent l’attractivité du projet Amundi pour les ex-SGAM. 150 S2G, ajoutés aux 50 retours SG cela fait 1/3 des effectifs parti. Il y aura encore d’autres retours parmi les candidats au départ refusés …La réalité de la nouvelle entreprise Amundi n’attire pas les salariés de S2G, bien loin des communiqués triomphant de ses concepteurs. Pourtant, les locaux de S2G à la Tour Montparnasse sont décorés aux couleurs de la SG, les produits vendus paraissent SG alors qu’ils sont Crédit Agricole… Drôle d’époque !

SOYONS SMART

Indépendamment des péripéties judiciaires qui peuvent retarder provisoirement l’échéance, le nouveau processus d’évaluation entre en vigueur progressivement dans les services centraux avec ses premiers dérapages. La commission de suivi créée par la direction avec les représentants des syndicats s’est réunie ces jours derniers. Comme annoncé dans nos infos, la CGT a dénoncé ces dérapages, que les représentants de la direction ont admis comme étant bien des dérapages. Ainsi, « faire correctement son travail » n’est pas un objectif de développement comportemental, ce n’est même pas un objectif tout court ! Il n’est pas « SMART », une sorte d’acronyme anglo-français, qui suppose que l’objectif est Spécifique, Mesurable, Accessible, Réaliste et défini dans le Temps. La direction a donc présenté à la commission le support de la campagne d’évaluation qui inclut le calendrier de formation des managers, les différents guides etc… Vaste programme qui promet de nombreux hiatus entre les objectifs de la réforme et sa mise en œuvre. Ainsi, la fixation des objectifs, qui ne sont pas des objectifs quantitatifs, et qui doivent être définis par le « manager » avec le « collaborateur » dans une « étape  collaborative »… étape qui ne doit pas être comprise comme la validation des objectifs par le collaborateur en question, lequel reste libre de les contester dans  l’étape suivante « itérative ». Il faudra donc comprendre que dans l’étape itérative validation des objectifs, c’est le manager qui valide, pas le salarié. Une fois que le manager a compris la nuance entre objectif opérationnel et objectif de développement comportemental, il devra assimiler comment fixer un objectif SMART et se limiter au champ professionnel, à partir des « 7 compétences comportementales issues des valeurs SG  », du moins celles de la Direction Générale. La « contribution à la stratégie » en étant, on pourrait vite en conclure que l’absence de toute critique des orientations de la direction est une compétence comportementale ! Toutes ces inquiétudes valident amplement d’ajouter un droit nouveau, une étape itérative supplémentaire en quelque sorte, qui serait de permettre au salarié qui conteste son évaluation de pouvoir demander un entretien avec le manager assisté d’un délégué pour exposer ses arguments et obtenir une révision de son évaluation. C’est la proposition de la CGT, réponse au prochain épisode.

 

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 17 Septembre 2010

Les infos du 10 Septembre 2010 - article

RAS SELON LA POLICE

La grève du 7 septembre à l’appel des 4 syndicats CGT, CFDT, CFTC et FO a été bien suivie, le nombre de grévistes est en progression par rapport au 24 juin dernier. Selon la police direction, il n’y aurait eu que 6 % de grévistes ! un pourcentage calculé à 8h sur l’effectif total incluant les absences longue durée, congés maternité etc… Les syndicats de la maison estiment à plus de 15 % la participation à la grève, un chiffre qui conforte notre opinion : outre la question des retraites, les motifs de mécontentement sont nombreux à la Société Générale. Sans en reprendre une liste détaillée, il y a bien sûr la question des retraites, à laquelle s’ajoutent les multiples motifs d’inquiétudes dans tous les secteurs, grand public dans le réseau, « Team up » dans les back-offices de SGCIB, rumeurs de délocalisations à SGSS, DSFS, et même chez les « fronts ». Les conséquences de la crise se font sentir dans le quotidien, autant dans la pression de la charge de travail, que dans des relations de travail qui se tendent. Les sanctions générées par le coup de barre donné par la Direction générale qui a promis des têtes au conseil d’administration commencent à pleuvoir. Le climat social n’était déjà pas fameux avant l’été, ce n’est pas parti pour s’arranger.

LES NOUVELLES DU FRONT

À la suite du succès de la journée du 7 septembre, les confédérations syndicales se sont rencontrées le 8. Constatant que le gouvernement s’entête sur l’essentiel sans tenir compte sérieusement des demandes syndicales, elles appellent à poursuivre l’action. Deux dates ont été retenues. Le 15 septembre, jour du vote par les députés du projet de loi, une « journée pour interpeller les députés » est organisée avec notamment un rassemblement à 12h30 place de la Concorde devant l’Assemblée Nationale. Le 23 septembre, les confédérations appellent à une nouvelle journée de grève et de manifestation. Pour ce qui concerne la Société Générale, les syndicats sont en cours de concertation pour définir des actions communes.

LE 1/4 D’HEURE CULTUREL

Hasard du calendrier, la commission de suivi RTT s’est réunie le 8, en pleine bagarre sur l’allongement de la durée de vie au travail ! Créée par l’accord RTT de 2000, elle réunit syndicats et direction pour suivre les questions de temps de travail et fixer le calendrier des jours RTT de l’année suivante. Suite à l’intervention de la CGT, le site RH Online qui avait publié une fausse information sur le calcul de l’impact des arrêts sur les droits à congés a été corrigé. Le débat s’est ensuite concentré sur l’importante augmentation du nombre de salariés qui investissent des jours dans le CET… ce serait, selon la direction, parce que ces derniers « découvrent » l’existence du CET, alors qu’il s’agirait plutôt, selon nous, d’un nombre de salariés de plus en plus grand qui ne parviennent pas à prendre la totalité de leurs jours pour cause de manque d’effectif chronique. En la matière, SGCIB est champion toutes catégories depuis longtemps, mais cette année, le réseau s’en rapproche… l’occasion d’un commentaire révélateur de JF Climent pour qui, dans les centraux, « le congé n’est pas culturel », ce qui implique à contrario, qu’il existe donc « une culture de tire-au-flanc qui prend tous ses congés ». La CGT a également demandé qu’un suivi du travail du dimanche soit communiqué à la commission.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 10 Septembre 2010
  1. Les infos du 03 Septembre 2010 - article
  2. Les infos du 27 Août 2010 - article
  3. Les infos du 20 Août 2010 - article
  4. Les infos du 13 Août 2010 - article

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