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Les infos du 31 Décembre 2010 - article

BILAN 2010 ET PERSPECTIVES 2011

… la tentation était trop forte, nous n’avons pu résister à écrire notre propre version du bilan et des perspectives après avoir reçu ceux de Frédéric Oudéa par la messagerie maison. Ainsi donc, 2010 a été « l’année du rebond » et « celle du lancement de la transformation présentée aux marchés »… Citant comme exemple les 300.000 téléchargements de l’application iPhone et la mise en place de baromètres d’indice de satisfaction clients, qu’il nous permette de lui faire remarquer combien ses exemples illustrent le décalage entre lui, son aréopage du 35ème de la Défense et la réalité vécue. Croit-il vraiment que « l’appli » fait la différence, ou que la création d’indices qualité est une idée génialement nouvelle ? Nous préférons retenir plutôt en matière de satisfaction clientèle, pour nous en inquiéter, les premiers enseignements du lancement du programme « Grand public » dans le réseau, qui conduit les agences organisées ainsi à se vider encore plus d’une présence humaine de plus en plus rare ; les mythes du conseiller-personnel-que-le-client-peut-joindre-directement ou de la réponse-à-votre-demande-de-prêt-en-48h qui commencent déjà à faire de sérieux dégâts dans la clientèle. Mais, évidemment, ceux qui nous en parlent peuvent le faire en toute liberté, et n’attendent rien de nous. Il semble que le Président n’ait pas non plus remarqué que la politique menée en matière de commissions suscite quelques mécontentements clients pas forcément injustifiés ! Du côté des salariés, il faut n’avoir le temps que de lire les notes de synthèse aimablement remises par ses affidés pour se féliciter de la mise en place du nouveau processus d’évaluation ! Certes, d’un point de vue chiffre, l’objectif est atteint, mais à quel prix ! L’important n’était pas d’avoir terminé dans les délais pour s’en féliciter dans l’interview du 21 décembre, l’important était de prendre le temps de respecter les règles que la DRHG avait elle-même fixées. Et précisément, ce n’est pas ce qui a été fait dans de -très- nombreux cas. Il s’agira donc d’en débattre le 4 janvier avec nous, puisque Frédéric Oudéa recevra ce jour-là les organisations syndicales représentatives, car nous comptons bien lui demander de faire un vrai bilan pour y apporter les corrections nécessaires AVANT de poursuivre le processus et garantir qu’il soit juste. Car ce n’est pas son « plan d’actions gratuites » qui va mobiliser, et encore moins depuis que d’une bonne idée, il en a fait une usine à gaz avec son conseil d’administration. Nous sommes d’accord avec sa conclusion, l’important c’est le « travailler ensemble », mais il semble que cette « valeur » n’ait pas toujours le même sens pour tous. Travailler ensemble suppose d’abord que chacun soit reconnu et respecté, mais dans le cadre de son équipe de travail. On ne peut pas dire que la politique salariale de ces dernières années a contribué à cette reconnaissance, on ne peut pas dire non plus que les projets en chantier en tiennent compte, marqués qu’ils sont par le sceau de « l’efficacité opérationnelle ». « Team up » par exemple n’est pas vécue comme une meilleure organisation du travail en équipe, quant à la version SGSS du lean management, elle nous a bel et bien été présentée comme « le » moyen de réduire le coût des traitements. Pour que le personnel regarde 2011 avec confiance, il va falloir mieux nous écouter Monsieur le Président, et faire savoir à vos nouveaux hommes qu’une banque n’est pas un Monoprix.

 

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 31 Décembre 2010

Les infos du 17 Décembre 2010 - article

UN PLUS DE L’UNITÉ

L’accord salarial 2011 qui vient d’être signé a le mérite de contenir une mesure salariale qui n’est pas ridicule, 500€ ça compte pour ceux, nombreux, qui ont moins en guise de variable et c’est intégré au salaire. S’ajoute une hausse significative des minima garantis par l’accord social qu’il est possible de consulter sur le site intranet CGT. Mais surtout, cet accord rompt avec une logique dangereuse qui s’était installée depuis 2 ans et qui reposait sur la signature d’un seul syndicat, lequel acceptait une dérive réduisant à peau de chagrin la part de l’augmentation de la masse salariale consacrée à la négociation collective des salaires. Cette année, les organisations syndicales ont su tenir une stratégie commune qui a permis d’exiger et obtenir de la direction générale un bémol sur sa politique d’individualisation forcenée des rémunérations. Il faut noter que la loi sur la représentativité y est pour quelque chose, car en 2010, aucun accord ne peut plus être signé par un seul syndicat à la Société Générale.

LES CÉPANOUS

La réunion du CCUES du 16 décembre a été l’occasion d’une non explication sur les conséquences des intempéries. Tandis que la CGT demandait si une directive avait été donnée dans un sens ou un autre, la direction s’évertuait à botter en touche, affirmant que les directeurs locaux avaient toute latitude de décider si les salariés en retard devaient récupérer ou compenser par un jour de congé lorsqu’ils avaient été empêchés de venir au travail. Qui sont donc les menteurs, ceux qui prétendent exécuter un ordre venu d’en haut ou ceux qui disent ne pas l’avoir donné ? Ce qui est certain, c’est que du PSC de Rennes que nous avons agrafé la semaine dernière au CRCm de Lyon, il n’est pas acceptable que la direction fasse supporter les conséquences des choix qu’elle a faits. C’est elle qui a choisi une organisation qui fait parcourir des distances parfois considérables aux salariés pour rejoindre leur lieu de travail. Comment, lorsqu’on travaille au CRCm de Lyon, situé au cœur de la ville, et qu’on habite à Saint Étienne, rejoindre son poste lorsque tout est bloqué par la neige ? Sans parler de ces Franciliens qui ont passé plusieurs heures dans des RER en panne ! Il n’y a guère que la direction pour y voir l’occasion de flemmarder. L’épisode neigeux n’est pas clos pour autant, qu’on se le dise en haut lieu.

LE MAL NOMMÉ

Ex de la police, le patron de la cellule anti-blanchiment de SEGL/DEO, est connu pour ses écarts. Il fut notamment à l’origine de plusieurs interventions de la CGT dont la dernière portait sur des écarts de langage concernant les relations de la banque avec certains pays. Une nouvelle fois, il franchit la ligne en montrant l’exemple, mais le mauvais. Adia, secrétaire de 9 à 20h a effectué 3 missions consécutives puis a été embauchée sur le même poste, et enfin licenciée pour manque de motivation 13 mois plus tard ! « Jetée en période d’essai » en piétinant le droit du travail qui prévoit que lorsqu’un CDI est signé dans le prolongement d’un contrat d’intérim, ce dernier est inclus dans l’ancienneté et donc la période d’essai. L’affaire n’en restera pas là, car lorsqu’on prétend représenter « la loi », on ne peut s’en affranchir.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 17 Décembre 2010

Les infos du 10 Décembre 2010 - article

500 EUROS

La direction a finalement proposé aux organisations syndicales d’augmenter le salaire annuel de base de 1% en 2011, avec un minimum fixé à 500€. L’augmentation sera versée sous forme de prime avec la paye de janvier puis intégrée dans le salaire au 1er janvier 2012. A cette augmentation s’ajoute une revalorisation des minima et des garanties de l’accord social ainsi qu’un « dividende du travail symbolique » de 100€. Rappelons que cette avancée répond à une contreproposition syndicale commune, ce qui a permis d’obtenir un relèvement notable des moyens consacrés à la négociation collective. L’impact est du niveau « d’avant la crise » soit 19 millions d’euros, et le plancher touchera 30.000 salariés sur les 37.000 concernés, pour un salaire de 20.000€, l’augmentation est de 2,5% réels. Il faut rappeler que ceux qui perçoivent un variable ou un bonus supérieur à 12.000€ sont exclus. Pour mesurer l’effet final, il faudra ajouter le relèvement des minima ainsi que les mesures qui relèvent de la négociation en cours sur la réduction des écarts salariaux dont l’impact devrait être de plusieurs millions d’euros. La CFDT, la CFTC et le SNB ont annoncé en séance qu’ils seraient signataires de l’accord, FO et la CGT ont réservé leur réponse pour consulter. La séance de signature devrait être convoquée à mi-décembre.

TU CLIQUES, TU CLIQUES !

La campagne d’évaluations continue de faire des vagues et des mécontents. SGCIB s’est particulièrement illustrée en la matière en fixant la date limite au 7 décembre, date qui n’a pu évidemment pas être respectée dans de bonnes conditions. Les managers étant menacés de représailles sur leur rémunération s’ils n’avaient pas 100% de formulaires validés le 7 se sont affolés et ont souvent franchis la ligne jaune pour obtenir le clic final du salarié… nous ne citerons pas le nom du RH qui écrit au salarié qui lui demande de respecter le délai de 48h. : « tu ne dois pas bloquer le processus pour des détails techniques » ! Tout ceci a conduit la CGT à demander le report de la date limite et la reprise des évaluations pour tous les salariés qui ont subi une évaluation parfaitement en dehors des règles fixées par la DRH elle-même. Selon l’expression désormais consacrée, cette campagne pourrait être notée : « en dessous des attentes » !

NOIX D’HONNEUR

… au patron du PSC de Rennes qui n’a rien trouvé de mieux lors du blocage des routes de Bretagne que d’exiger de son personnel de compenser par des RTT ou des congés les journées de travail manquées du fait de ce blocage… on imagine sans peine maintenant que l’Ile de France est touchée ce que donneraient ses directives appliquées aux quelques milliers de personnes engluées dans les difficultés de transports…Pourquoi les bougres ne se sont-ils pas équipés de skis ou de raquettes pour venir au boulot ? S’ils sont restés chez eux, c’est bien par pure fainéantise pour s’offrir des jours de repos comme des écoliers. A l’égal du ministre qui a prononcé ces mots : « pour ramasser la neige, il faut qu’elle soit tombée », pour le patron du PSC de Rennes « la neige, ça n’empêche pas de venir bosser »… à pied !

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 10 Décembre 2010

Les infos du 03 Décembre 2010 - article

LE CÔTÉ OBSCUR DE LA FORCE

Le démarrage du nouveau processus d’évaluation dans les services centraux révèle ce que tout le monde avait vu arriver… complexe, la nouvelle méthode n’est comprise ni par les managers ni par les personnes qu’ils sont chargés d’évaluer ! On ne compte plus les multiples dérapages, le copié-collé d’objectifs censés être adaptés à la personne, l’entretien préalable de préparation de l’évaluation passé à pertes et profits, plutôt perte d’ailleurs, l’auto-évaluation lorsque l’évalué est invité à remplir lui-même sa propre évaluation, la transformation de l‘évaluation en audience de tribunal… que dire d’ailleurs de l’outil de « rating » élaboré par la RH de SGCIB dont la CGT a eu communication qui établit des scores sur les évaluations d’un manager à la façon IBM : considérant qu’il y a forcément au moins 5% de son effectif qui doit se situer dans la case niveau insuffisant, un manager a été fermement invité à recommencer ses évaluations ! Il fallait s’y attendre, le côté obscur de la force a été libéré par la confusion du nouveau processus, permettant des comportements expéditifs et brutaux à la limite même de la correction. Certes, tout le monde convient qu’il faut « former » les managers. Sauf que le processus est bel et bien démarré, et que formés ou non, plutôt non, les managers évaluent. Sauf que les personnes évaluées ne connaissent pas plus les règles du processus et peuvent donc difficilement s’y référer pour obtenir du manager qu’il les respecte. La direction continue pourtant d’avancer à marche forcée, comme si tout pouvait se régler « sur le tas ». Elle a même prévu d’intégrer dans les fiches de description de postes un volet comportemental qui supposerait donc que, pour occuper un poste, il faut non seulement disposer des compétences, mais aussi du profil comportemental adapté… on hallucine, genre « si t’es pas sévèrement burné, passe ton chemin » ! BDDF, qui ne doit pratiquer la nouvelle méthode d’évaluation qu’en 2011, a déjà remis au comité central d’entreprise un énorme bouquin contenant toutes les descriptions de postes du réseau incluant un volet comportemental. Mais, cette fois-ci, la ligne rouge est franchie, car ce volet contrevient aux dispositions de la convention collective ainsi qu’à diverses dispositions de la loi, notamment par l’introduction de critères discriminants. La CGT n’entend pas laisser faire, et elle a proposé aux autres organisations syndicales de mettre en demeure la direction lors de la prochaine séance plénière du CCE du 16 décembre. En attendant, pour tous ceux qui sont confrontés à l’évaluation nouvelle formule, la CGT a élaboré un vade mecum sur son site intranet pour connaître les règles et les droits de l’évalué à partir même des guides fournis par la direction aux managers. Chacun peut s’y référer utilement, sans oublier qu’il peut aussi prendre conseil auprès d’un délégué du personnel.

LE GRAND ÉCART

L’accord sur la « réduction des écarts salariaux » arrivant à échéance, la direction a engagé une négociation pour son renouvellement. La loi prévoit que les discriminations salariales doivent être supprimées à la fin de l’année, ce qui est un puissant encouragement à mettre les bouchées doubles. L’objectif affiché est d’y mettre un budget important de 4 millions d’euros sur une durée limitée de 2 ans, et de centraliser sa mise en œuvre afin de mettre fin à l’utilisation détournée des précédents budgets ou mettre fin aux résistances injustifiées. Il faut dire qu’ainsi que nous le craignions, les listes établies par la DRH de femmes subissant un écart supérieur à 6% d’avec le salaire médian des hommes à situation comparable sont restées dans les tiroirs des RH et directions locales. C’est pourquoi la CGT a proposé que toute femme inscrite sur les prochaines listes soit informée de cette inscription.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 3 Décembre 2010

Les infos du 26 Novembre 2010 - article

LAST BUT NOT LEAST

Malgré un courrier adressé par les 5 organisations syndicales à Anne Marion Bouchacourt le 27 octobre, la « dernière » réunion de négociation sur les salaires prévue s’est tenue jeudi 25 avec le directeur des relations sociales, Jean François Climent. Celui-ci a annoncé une nouvelle et ultime proposition, qui consiste en une augmentation du salaire de base de 1% avec un plancher de 400€ pour 2011, le tout versé sous forme de prime en janvier et intégré en 2012. La mesure représente un total de 15,8 millions d’€ distribués à 37.479 salariés. Le plancher de 400€ touche 25.000 personnes dont le salaire est inférieur ou égal à 40.000€ annuels. La proposition améliore quelque peu la précédente, 0,7% avec un plancher de 250€, mais elle ne modifie pas fondamentalement notre critique du choix que fait la direction générale en faveur de la rémunération variable au détriment de la négociation collective avec les syndicats. Ainsi, comme nous l’avons fait remarquer à notre interlocuteur, le simple gel du variable en 2011 à son niveau de 2010 permettrait d’augmenter de 1000€ les salaires de base. La « dernière » proposition de la direction a été estimée insuffisante par les 5 organisations syndicales pour motiver la signature d’un accord salarial qui ont adressé, dans la foulée, une nouvelle lettre à la représentante de la direction générale, Anne Marion Bouchacourt, pour lui faire une « dernière » contre-proposition commune consistant à augmenter les salaires de base de 750€ de manière uniforme. Les organisations syndicales sont également convenues d’inviter le personnel à débrayer afin de mieux se faire entendre par la direction selon des modalités à déterminer prochainement. Autant dire que la tentative du directeur des relations sociales d’expédier promptement l’affaire en fixant une « ultime » réunion le 9 décembre a déjà coulé.

BINGO LYONNAIS

On avait remarqué que la présence de la CGT avait un poil bousculé au CRCm de Lyon… où la direction aurait aimé se passer d’un interlocuteur qui pèse la moitié des électeurs et zapper ses mises en garde répétées sur la dégradation des conditions de travail. Mais à ne prendre au sérieux les représentants du personnel, on gagne le gros lot. Le 2 novembre dernier, 106 agents sur 127 logués ont débrayé de 10 à 12h à l’appel de la CGT. Gageons que cette forte mobilisation va permettre de rétablir le dialogue social et rediscuter de l’organisation du travail sur le CRCm.

LES CITRONS D’OPER

Venu plancher devant les représentants syndicaux de la commission de suivi, le patron des ressources de SGCIB, Christophe HIOCO, a protesté de sa bonne foi pour promouvoir Team up, version locale du lean management : « la productivité, ça va pas être de presser davantage le citron »… Ces fortes paroles méritent d’être connues et rappelées régulièrement à qui de droit « afin d’éviter que les mauvaises habitudes ne reprennent le dessus » selon le même locuteur. La commission a entériné le principe d’une expertise tandis que l’extension de team up est gelée jusqu’en janvier. La CGT a aussi demandé que la description des postes et le suivi de l’emploi nous soient communiqués. À l'heure qu'il est, OPER Paris regroupe 1700 salariés, mais seulement 19 emplois auraient été réaffectés suite à Team up.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 26 Novembre 2010
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  2. Les infos du 10 Novembre 2010 - article
  3. Les infos du 05 Novembre 2010 - article
  4. Les infos du 22 Octobre 2010 - article

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