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Les infos du 13 Janvier 2012 - article

LES NOUVELLES DU FRONT

C'est une spécialité maison, le document motivant les 880 suppressions de postes chez SGCIB France est un labyrinthe dans lequel les représentants du personnel auront bien du mal à se retrouver. Première observation donc : ce n'est pas un document sincère, remis par une partie prête à débattre de ses choix avec nous, prête à tenir compte de nos critiques spontanément. Comme nous le pressentions, et comme nous l'avions écrit, la bagarre ne fait que commencer. Si la direction a fait des concessions pour obtenir un accord social, comme elle l'avait fait pour SGAM, il en est tout autrement sur les choix qu'elle a fait depuis septembre 2011. Ainsi, on apprécie tout particulièrement qu'un article des Echos cite les propos d'un analyste de CM-CIC, reçu par Frédéric Oudéa, qui lui a indiqué le montant provisionné dès le 4ème trimestre 2011 pour le plan de restructuration : 220 millions d'€ !On ne saurait mieux éclairer le long processus souterrain engagé qui a abouti à la présentation de ce document, et dont le coût est déjà provisionné avant même qu'il ne soit officiellement acté après la consultation des instances représentatives du personnel qui ne se termine que le 23 mars prochain. Quel manque de respect aussi à l'égard des représentants du personnel qui discutaient avec la DRH dans le même temps, cette dernière leur répondant que "le nombre des postes supprimés étaient en cours d'arbitrage" pour refuser de leur répondre. Deuxième observation : le découpage du document et le mélange des motivations (rationalisations, arrêt ou réduction d'activité pour les motifs officiels du plan crise du dollar, contraintes réglementaires,…) permettent toutes les manipulations... et il n'en manque pas dans le document. Alors que nous avions explicitement exigé que le plan ne permette pas que les managers fassent leur marché, l'extrême découpage par entités, croisé avec des codes emplois exotiques sans rapport avec les métiers repères auxquels l'accord fait référence, montre visiblement qu'une phase de préparation secrète du plan (du même type que précédemment pour les évaluations) s'est déroulée pour tenter "d'individualiser" les suppressions de postes après que le nombre en ait été fixé par la DG. C'est une violation flagrante de l'accord que nous ne laisserons pas passer. L’intersyndicale a donc demandé officiellement qu’un nouveau document répondant aux obligations soit rapidement transmis.

 

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

La publication des docs par nos soins est avant tout destinée à permettre à chacun de rechercher sa situation selon son entité d'origine et, normalement, de déterminer s’il est destinataire de la lettre avisant les bénéficiaire direct, bien avant la fin mars. Ce n'est pas forcément chose facile, et encore une fois, n'hésitez pas à nous contacter si vous vous interrogez. Mais nous souhaitons aussi que vous puissiez contribuer à bâtir une intervention aussi solidement argumentée et charpentée que possible lors des débats qui vont s'engager à partir du 20 janvier. Nous avons besoin de l'avis des professionnels qui font le travail pour contrecarrer les arguments spécieux, les chausse-trappes, les erreurs économiques etc... Voire les "petits arrangements entre amis". La direction devra justifier de ses choix poste par poste, y mettre autant de temps qu'il faudra, faire venir chaque dirigeant d'entité pour s'expliquer si nécessaire, et si elle tente de tricher, elle devra s'expliquer devant un juge. N'oubliez pas, dans le modèle anglo-saxon si souvent invoqué chez SGCIB, un match se joue jusqu'à la dernière seconde.

 

TRANSFORMER L’ESSAI

Les nombreux messages de remerciements que nous avons reçus ces derniers temps, les 16.000 consultations sur notre intranet depuis le début de l’année sont un encouragement pour nous. Dès mardi 17 janvier, vous avez la possibilité d’agir un peu plus encore, en votant pour nos candidats au Conseil d’Administration.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 13 Janvier 2012

Les infos du 06 Janvier 2012 - article

DES EMPLOIS ET DES HOMMES

Au terme d’une négociation conduite en lien étroit avec le personnel de SGCIB et l’intersyndicale, la CGT a signé ce que nous considérons comme un accord de protection de l’emploi. Ce plan définit un socle de garanties qui devraient être la règle habituelle chez SGCIB pour la gestion des reclassements plutôt que les dérapages constatés sous couvert de « mobilité des sortants» ou d’évaluations truquées pour justifier des licenciements individuels. Ce plan n’apporte aucune approbation à la décision de la direction de supprimer 880 postes en France et 700 à l’étranger. Au contraire, il prévoit explicitement qu’au cours de la consultation des instances représentatives du personnel, une expertise sera mandatée pour examiner la valeur des motifs économiques avancés par la direction pour justifier des suppressions. En privilégiant les reclassements, et en excluant tout licenciement économique, il est également susceptible de réduire les ambitions de la direction en matière de suppressions de postes. Ce n’est donc que le début d’une confrontation qui s’engage car nous ne partageons pas une décision fondée sur une vision de circonstances pour la BFI, et donc pour la banque. Copier les autres ne fait pas une stratégie à moyen terme Or c’est bien ce qu’attend le personnel de SGCIB, qu’on ne peut convaincre en se contentant de s’auto féliciter de son excellence. Le départ récent de son patron, Michel Péretié, qui était encore il y a peu lui aussi le meilleur, pose la question de la manière la plus crue qui soit, qu’est ce que son successeur est chargé de faire, à part liquider 880 postes ? Tout cela sera sur la table dans les débats à venir. Il faudra aussi, pour rétablir la confiance et « l’esprit d’équipe », revenir à un management qui respecte les femmes et les hommes, et que cessent définitivement les pratiques de management par la peur.

CALENDRIER

Nous avons reçu de très nombreuses questions depuis notre site intranet à propos du calendrier du plan. Il va commencer le 20 janvier par la réunion de la commission économique du CCE et se poursuivre jusqu’au 23 mars, date de la dernière réunion du Comité d’établissement des centraux. À partir du 26 mars, l’espace emploi, chargé de recueillir les demandes des bénéficiaires directs et indirects, sera mis en place. Son adresse postale et mail, le numéro vert d’appel seront connus. Les demandes ne pourront être envoyées qu’à partir du 2 avril, date de démarrage du plan. L’espace emploi fixera ensuite aux demandeurs un RV pour le premier entretien.

eVALS : BDDF AUSSI ?

La campagne d’évaluation se termine à BDDF, mais curieusement, la validation des formulaires semble « suspendue » pour cause « d’harmonisation ». La chose suscite l’interrogation des salariés, qui, dûment évalués, ont complété de leurs commentaires le formulaire… pourquoi ne sont-ils pas définitivement validés ?

ATTENTION AUX CODES !

L’enveloppe que vous recevez pour l’élection des représentants salariés au conseil d’administration contient les codes pour voter. Ils seront indispensables pour voter le 17 janvier.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 6 Janvier 2012

Les infos du 16 Décembre 2011 - article

ÉVALS : DURA LEX, SED LEX

Respectant la décision de l’intersyndicale, un respect qui aurait dû s’imposer à tous, la CGT a pris la décision d’accepter, en commun avec les autres syndicats, la proposition d’Anne Marion Bouchacourt. La proposition consiste à renoncer à demander au juge d’annuler la totalité des évaluations chez SGCIB en échange d’une annulation partielle. Pourquoi ? Essentiellement parce que la valeur politique d’une décision de la Direction générale à l’encontre des écarts de sa hiérarchie est bien plus forte qu’une décision judiciaire. Sont donc annulées les évaluations chez OPER, ITEC/COO, CORI/CMU, ACFI/PCG, soit plus de 2000 salariés ; annulées, c’est-à-dire formulaires remis à zéro, nouvel entretien préalable, nouvelle rédaction, etc… Paradoxalement, les managers à qui furent imposé des quotas et des pré classements vont devoir refaire le travail, mais ils seront responsables cette fois-ci de leurs décisions. Pourquoi pas les autres départements de SGCIB ou d’ailleurs ? Parce que nous avons les preuves de l’existence des quotas là où nous avons obtenu l’annulation ! Ailleurs, l’omerta a été la plus forte. L’affaire n’est pas pliée pour autant, car la décision a grande valeur d’exemple pour toute la maison, jusqu’au fin fond de nos campagnes. Elle permet à tous d’exercer le droit de recours prévu par l’instruction 13672, que le formulaire ait été ou non validé, dans un cadre renforcé. Tout le monde sait maintenant qu’on ne plaisante pas avec les règles et les accords signés par la Direction générale avec les syndicats. Même ceux qui s’en sont crus exonérés. La loi est dure, mais c’est la loi, qu’on se le dise !

PAS GO BANGALORE

C'est d'application immédiate et sera contenu dans le PSE : les activités qui sont réalisées à Paris par du personnel SG ne peuvent pas être transférées à Bangalore pendant toute la durée du plan. Clair engagement de Frédéric Oudéa en personne. D'où la confusion pathétique de certains, ainsi à OperTlpSer qui, se faisant prendre les doigts dans le pot de confiture, viennent expliquer aux salariés qui nous ont prévenus qu'il s'agit d'un malentendu et qu'ils ont été mal compris. D’où également la précipitation d’autres qui voudraient éviter le blocage… Erreur, car agissant ainsi, ils se désignent sans savoir qu'une procédure de signalement des transferts à DRHG a dû être concédée dans la discussion du PSE. La meilleure garantie c'est encore, et comme toujours, la vigilance des salariés qui nous préviennent Ça aboutit aux engagements comme ci-dessus.

CEINTURE

Le Comité Central d’Entreprise a tenu sa dernière réunion plénière de l’année. Les élus faisant remarquer à Anne Marion Bouchacourt, que la direction avait décidé de ne rien donner dans le cadre de la Négociation Annuelle Obligatoire sur les salaires, celle-ci nous a répondu : « Dans un contexte de crise, tout le monde se serre la ceinture ! ». Face aux protestations de la salle, elle a ajouté qu’il avait été également décidé de ne pas attribuer de dividendes aux actionnaires,  qu’il n’y aurait pas non plus d’augmentation pour  les 3000 premiers salaires du Groupe et que les niveaux de rémunération variable allaient baisser violemment dans la BFI.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 16 Décembre 2011

Les infos du 09 Décembre 2011 - article

AMBITION TRIPLE ZÉRO

Nous demandions à la direction de venir exposer une stratégie à moyen terme, et nous avons entendu un laborieux plaidoyer d’adaptation à une récession inéluctable. Michel Péretié, le patron de SGCIB, est venu s’expliquer sous la pression syndicale. Pour lui, la récession en 2012, la dégradation des États et banques européens, la généralisation du modèle financier US ne font aucun doute. Exit le modèle de banque universelle, alors même que les banques françaises sont des quelques unes qui comptent en Europe. Les implications seraient catastrophiques pour toute la banque, dont une bonne part de l’activité avec les grandes entreprises est structurée autour de ce modèle. Ce n’est pas que l’affaire de SGCIB. Qui croira que les relations avec EADS, grand client de la DEC de Toulouse et de Paris rive gauche, seraient maintenues intactes si la décision d’arrêter le financement de la construction aéronautique est mise en application ? Michel Péretié a bien réservé la position sur les entreprises françaises, mais cela n’empêche pas que les portefeuilles soient déjà sur le marché. Les objections de la CGT balayées pour cause de Bâle 3, comme si cette activité ne pouvait être maintenue au moins tant que ces normes ne soient fixées et applicables. C’est dit, nous n’irons pas chercher des dollars à la BCE, même à 0,59%, genre moi je ne vais pas aux restos du cœur ! Ce scénario schizophrénique vaut pour la dette souveraine, particulièrement celle de l’État français. Que fera la SocGen quand la France sera dégradée, elle se délestera comme pour la dette grecque ? Solder les bijoux de famille, ça ne fait pas une ambition 2015. Ce matin-là, Anne Marion Bouchacourt a répété que les suppressions d’emplois se discutaient jusqu’à Noël, sacré père Noël !

NOUVELLES DU FRONT

Le succès des débrayages initiés par l’intersyndicale mérite d’être souligné. De nombreuses agences ont été fermées, avec une mention spéciale pour la ville de Lyon. Sur le parvis de la Défense, les syndicats ont réussi une grande première, les participants, plus de 300, étaient plus nombreux que pour les manifestations organisées par la COM, et ce n’est qu’un début. Côté directions, on a fait profil bas, conscients peut-être que ces débrayages pourraient marquer une rupture dangereuse. Relevée par la presse, la procédure de divorce est entamée, et il reste peu de temps pour parvenir à une conciliation.

LE SENS DES MOTS

Autre sujet sur la table, les évaluations et la méthode d’élimination des « low performers » par quotas. La rencontre a permis d’obtenir une réunion syndicats – DRHG le 13 pour établir si, oui ou non, des quotas ont été pratiqués chez SGCIB. Elle a aussi permis d’acter que les évaluations ne doivent pas servir à déterminer chaque année un quota de low performers à virer. Aussi bien Anne Marion Bouchacourt que Michel Péretié en sont convenus, ce dernier affirmant même son accord avec nous : je ne veux pas d’une politique eugéniste que j’ai déjà connue par ailleurs… La CGT a souligné l’urgence à rétablir la confiance, car le climat délétère que ces méthodes ont généré va bien au-delà de ce qu’il croit être une anxiété due aux incertitudes. Il n’avait pas remarqué depuis Londres que les meilleurs aussi pouvaient avoir envie de mettre les voiles.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 9 Décembre 2011

Les infos du 02 Décembre 2011 - article

EVALS, LA LIGNE JAUNE

L’instruction 13672 du 22 juin dernier issue de la négociation entre les syndicats et la direction fixe un corpus de règles destiné à encadrer le processus d’évaluation. Cette négociation s’était engagée après que la RH SGCIB se soit illustrée en opérant fin 2010 un pré classement principalement destiné à désigner un quota de « low performers » promis à dégager… Les règles négociées devaient mettre fin à ces pratiques, mais il n’en a rien été. En juillet, la RH de SGCIB a commencé à dégager les premiers « roméotés », un mouvement tari après notre intervention, et en septembre, la saison 2 de Roméo a commencé par de nouveau une opération de pré classement, imposée parfois avec encore plus de brutalité… suscitant ainsi un climat dont le directeur des relations sociales a admis pour la première fois qu’il était dégradé. Début 2011, la négociation avait évité le tribunal à la direction, ce ne sera pas le cas cette fois-ci, les organisations syndicales ont annoncé qu’elles engageaient une action auprès du TGI pour annuler les évaluations chez SGCIB du fait des nombreuses violations des règles et autres dérapages. Et voilà comment le 2 décembre, choisi par la RH SGCIB comme date de fin de campagne, correspond plutôt à la date de début de ses ennuis.

NOUVELLES DU FRONT

La constitution d’un front syndical uni a non seulement l’avantage de répondre à l’attente du personnel, mais aussi celui de court-circuiter toute tentative de tabler sur les divisions syndicales, le directeur des relations sociales a du s’y résoudre au cours des réunions qui se sont ouvertes sur le « plan d’adaptation des effectifs » (SIC). L’idée était de nous cantonner à la discussion de « l’accompagnement social » des décisions de ces messieurs. Il s’est fait renvoyer dans ses 18 mètres, on en parlera une fois que Michel Péretié sera venu plancher devant nous sur ses méthodes de management et ses choix économiques. Prochain épisode le 6, jour du premier débrayage organisé par les 5 syndicats. Prudent, Jean François Climent a refusé que Michel Péretié vienne le 6 au cas où…

BLACK TUESDAY

Mardi 29, c'est le jour où, à New York, étaient annoncées les réductions d'effectifs avec le traitement à l'anglo-saxonne idoine. 700 emplois sont concernés sur la zone Amériques Asie. Pour les expatriés, c'est le signe du retour. Pour les contrats locaux, il aura suffi de les réunir, de leur annoncer la nouvelle et de leur remettre leur chèque pour que 15 mn plus tard, ils se retrouvent sur le trottoir de l’avenue des Amériques. Ils n’ont même pas eu le droit d’aller récupérer leurs affaires sur le desk. Ainsi, faute d'avoir mené avec les autres banques françaises une bronca contre la rétention américaine de liquidités en dollar, c'est sans combattre que SGCIB se rend et abandonne des activités, et les équipes qui vont avec, en laissant le champ libre à une concurrence moins regardante sur les principes de l'économie libérale. La décision, prise à la va-vite, apparaît avec un incroyable décalage au moment où les banques centrales annoncent une action coordonnée justement pour faire circuler les dollars ! Voilà qui va donner du piment au débat entre Michel Péretié et les syndicats.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 2 Décembre 2011
  1. Les infos du 25 Novembre 2011 - article
  2. Les infos du 18 Novembre 2011 - article
  3. Les infos du 10 Novembre 2011 - article
  4. Les infos du 04 Novembre 2011 - article

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