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Les infos du 09 Novembre 2012 - article

LE PERMIS DE CONDUIRE

Il était ravi, Frédéric Oudéa de recevoir les organisations syndicales le 6 novembre. Près de 2 heures durant, l’hôte du 35ème nous a présenté la situation dans son Nouveau Monde, en insistant régulièrement sur les « changements nécessaires et les transformations attendues », qui nécessitaient d’en définir le cadre ensemble. Pour le Président, le fait d’avoir démontré notre capacité d’adaptation depuis 2 ans, a permis de retrouver un niveau de confiance qui remet le Groupe dans le peloton de tête. Mais, d’après lui, la transformation est loin d’être terminée pour une avalanche de raisons (politique, économique, réglementaire, sectorielle, européenne, etc.). Il convient donc pour la direction de « finaliser la trajectoire vers 2013 » pour « garder notre permis de conduire dans ce Nouveau Monde ».

LA CAMIONNETTE DU 35ème

Nous lui avons donc expliqué que si nous pouvions être en accord sur la nécessité de conserver le permis, il nous importait tout autant de savoir combien de monde resterait dans la camionnette de Frédéric Oudéa. Par ailleurs, l’annonce récente du projet de fermeture des 2 PSC a démontré que ce n’est pas seulement de visibilité dont nous avions besoin, mais de sincérité et d’écoute. Avant de clore l’entretien, la CGT a demandé au Président de préciser jusqu’où portait son ambition sur la mobilité : allez-vous jusqu’à vouloir imposer la mobilité ? Dans le cadre d’une réorganisation par exemple ? De concert, mais franchement dissonant, le directeur des relations sociales s’est précipité : « ça fera partie des discussions », pendant que Frédéric Oudéa le plaquait : « je ne pense pas qu’on ait le droit ».

MONSIEUR PLUG ‘N PLAY

L’adaptateur rapide, tel est le surnom que nous aurions pu attribuer à Frédéric Oudéa, en sortant de la rencontre. Ce sentiment repose essentiellement sur une stratégie : nous devons nous adapter, et même anticiper ces adaptations pour être en position de montrer nos muscles aux marchés, aux analystes, aux médias de la presse économique et autres faiseurs d’opinions. Après la BFI promptement « allégée » par un PSE en 2012, les autres branches du groupe sont dans le collimateur : BDDF principalement, mais aussi les services centraux, GIMS, DSFS, BHFM… Adapter principalement en réduisant les coûts, un objectif qu’il pense pouvoir gérer sans résistance sociale et sans conflit en s’appuyant sur un dialogue social accéléré lui aussi. D’où sa demande appuyée de « gérer ensemble ». La recette miracle repose sur 2 ingrédients : les départs massifs « naturels » de 2013, et « la mobilité interne », pour laquelle Frédéric Oudéa voudrait bien obtenir des syndicats un cadre formalisé avant la fin de l’année afin qu’il soit opérationnel dès le début 2013. Le très gros problème génétique de cette stratégie, c’est qu’elle repose sur une sorte de course à l’échalote : donner des gages aux marchés qui, une fois la main obtenue, ne manqueront pas de demander le bras. Il manque donc singulièrement une réflexion sur le devenir de la banque, au sens de nouvelles orientations pour sa BFI et sa banque de détail. Pour la CGT, il ne peut être question de s’engager dans une gestion commune qui ne nous réserve que l’accompagnement social sans que nous ayons voix au chapitre pour le reste. Frédéric Oudéa et son nouveau DRHG se sont dits prêts à engager la discussion, nous verrons bien quelle sera leur capacité à nous écouter et à nous entendre.

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cgt436 permis de conduire

Olivier D. Les infos CGT SG 9 Novembre 2012

Les infos du 02 Novembre 2012 - article

ÉVALUATIONS

Dans ses habituels communiqués, dont la com officielle a le secret, le groupe se félicite de la fin du déploiement du dispositif d’évaluation et de son impact sur la culture managériale… Quel succès ! Prétendre évaluer selon les mêmes critères les français, les anglais, les russes, les roumains, les chinois, les égyptiens (à vendre) ! … et vanter l’émergence d’une culture commune, de l’évaluation, on nage en plein fantasme planétaire des multinationales qui rêvent à diriger la planète. Plus prosaïquement, la CGT a demandé de rouvrir le chantier, au vu des dérapages observés précédemment malgré l’instauration des règles écrites dans le marbre de l’instruction 13672 et du droit de recours. Nous proposons d’abandonner définitivement les échelles de classement, source principale de toutes les dérives et des discussions. Comment interpréter la formule « au niveau des attentes » par exemple, « fait juste son boulot » ou bien « fait ce qu’on attend de lui » ? De la réponse à cette question dépend le variable ou le bonus, c'est-à-dire du salaire, et ce qui permet donc toutes les pressions abusives. Et on ne parle pas des pires dérapages comme Roméo. Au final, ce classement ôte toute crédibilité aux proclamations lénifiantes de la Direction : dialogue, accompagnement des collaborateurs…

EXPERTISE OPER

Décidée par les CHSCT concernés sur proposition de la CGT en octobre, l’expertise sur les conditions de travail chez OPER va bientôt démarrer, le 19 novembre, un record de rapidité ! Elle a été acceptée par le patron de SGCIB, Didier Valet et le nouveau DRHG du groupe Edouard-Malo Henry, c’est que le climat n’est pas au beau fixe, et qu’il devient urgent de faire quelque chose. Un mail va être envoyé pour présenter un questionnaire mis en ligne le 19 novembre, qui permettra à tous les salariés d’OPER de s’exprimer en toute confidentialité jusqu’au 10 décembre. Des entretiens vont ensuite commencer avec un échantillon représentatif du personnel, dès après le 10 décembre chez OPER/LIP, où s’est déroulé l’incident qui est à l’origine de la décision de procéder à une expertise. Rappelons que la direction et le RH d’OPER n’ont tenu aucun compte de nos mises en garde répétées, jusqu’à ce qu’une salariée « pète les plombs » et crêpe le chignon d’une autre ! En janvier les entretiens se poursuivront dans le reste d’OPER et l’expertise se terminera fin janvier en préconisant des mesures dont nous devrons discuter avec la Direction.

NOIX D’HONNEUR

… à la direction de la DEC Champs Élysées, experte pour sentir l’air du temps, elle se félicite de sa participation au « Trophée de la parisienne » (SIC), sur le green de Saint Nom la Bretèche, mazette ! L’article publié sur « l’espace métier » s’émerveille du prix d’élégance de la parisienne qui « symbolise l’allure à la française » et « encore plus innovant », le prix de… « la meilleure confiture maison ». A vos bassines, Mesdames ! Au temps de l’égalité professionnelle, en cours de négociation, le rédacteur semble tout droit sortir des archives du régime de Vichy, oublié là peut-être depuis la fin dudit régime. Mais ce n’est pas tout, emporté par l’élan, le plumitif s’envole : le Trophée représente les valeurs chères à notre groupe » ! Voilà qui fera plaisir à ces dames de «  Société Générale au féminin ».

 

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cgt435 la parisienne

Olivier D. Les infos CGT SG 2 Novembre 2012

Les infos du 26 Octobre 2012 - article

CRIME OU CHÂTIMENT

Ce n’est pas la fin de l’histoire, puisque Jérôme Kerviel se pourvoit en cassation, mais on s’en approche. Pour le personnel du groupe, il est important que la justice ait tranché et conclu qu’il a agi seul, en première instance et en appel. Les salariés de la Société Générale ont été trop longtemps victimes de l’image d’une banque de spéculateurs irresponsables dont Kerviel aurait été un modèle. Qu’il ait sollicité « le pardon des salariés », mais en précisant « du réseau », est révélateur de son incapacité à admettre sa faute et à renoncer à son ex-statut de candidat au titre de trader star. Cette attitude ne l’a pas aidé à obtenir la clémence des juges. Reste qu’aujourd’hui, les scories de l’affaire Kerviel font figure d’épiphénomène en regard des dégâts causés par la politique de la Direction générale. Nous sommes plus préoccupés par ses projets.

ENGRENAGE DU DÉCLIN

Il y a une force qui subsiste dans la culture de la Société Générale, c’est la capacité de ses organisations syndicales à se rassembler sur l’essentiel quand son avenir est mis en danger. C’est précisément ce qui a conduit à la décision commune de s’opposer aux projets annoncés par le Directeur du réseau pour 2014 et 2015. Partie de ce qui apparaît de plus en plus comme une stratégie globale de réduction des coûts tous azimuts, ces projets engagent un volet de réductions des moyens humains dans les « back-offices » de BDDF, les PSC, et un volet de réduction du réseau de la banque par des fermetures d’agences. Un tract intersyndical va alerter le personnel et une pétition est lancée. Ce détricotage se met en place dans tous les secteurs et menace aujourd’hui l’intégrité du groupe. À l’instar d’OPER pour SGCIB, la réduction des moyens humains dans les PSC, projets de spécialisation et de fermeture de Paris Réaumur et Bercy, posent les mêmes problèmes de qualité de service, … et portent en gènes l’étape suivante d’externalisation des activités. On compatit aux efforts de Laurent Goutard qui s’est échiné à faire passer cette stratégie pour une stratégie cohérente de croissance à la sauterie de Deauville. Rupture, besoin de s’adapter aux évolutions de comportement des clients, d’adapter nos organisations et nos structures… Qu’en termes galants ces choses-là sont dites ! C’est sûr, c’est beaucoup moins vulgaire que de parler de fermetures d’agences et de PSC, noblesse oblige entre « top managers » à Deauville. L’appel intersyndical a pour titre « non à l’engrenage du déclin » !

ROMÉO EXISTE…

… je l’ai rencontré ! Cruelle vérité, les statistiques, remises au CE des centraux (s/intranet CGT), font nettement apparaître un pic de licenciements non disciplinaires correspondant presque exactement à notre chiffrage du nombre de salariés de SGCIB victimes de l’opération ROMÉO. Niée farouchement par la Direction, contre l’évidence des preuves dont nous disposons, l’opération consistait à éjecter un quota de salariés classés « en dessous des attentes » d’après une courbe de Gauss. Cette année, juré, pas de quota, les instructions ont été données pour la campagne d’évaluation qui commence. Autres chiffres 2012 révélateurs sur l’ambiance, on dénombre 383 démissions, 33 licenciements disciplinaires, 778 licenciements économiques (PSE) au 30/09.

 

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cgt434 appel kerviel

Olivier D. Les infos CGT SG 26 Octobre 2012

Les infos du 19 Octobre 2012 - article

NÉGOS SALAIRES

Obligation de par la loi, la négociation annuelle des salaires va s’engager à la Société Générale le 22 octobre et devrait se terminer le 10 décembre. La première réunion se limite à la remise des statistiques et à recueillir les propositions des syndicats… un exercice de style purement formel tant la Direction générale s’assoie dessus ! C’est ainsi que cette dernière a fait adopter par le conseil d’administration, en catimini, une politique salariale 2012 extrêmement restrictive dont l’effet commence à se mesurer dans les tableaux statistiques. Outre l’absence totale de toute augmentation générale des salaires, l’une de ces décisions consiste à limiter les hausses individuelles une fois l’an, indépendamment des changements de postes, sauf quand vraiment une disposition des accords salariaux les y contraint, et encore ! L’impact des mesures individuelles sur la masse salariale, y compris la partie réservée à la suppression des écarts salariaux F/H, a chuté de 2,6% en 2011 à 1,8% en 2012 ! En clair, la saignée s’aggrave, emploi, salaire, tout y passe. Au fil des ans, pour que le salaire ne soit pas érodé par l’inflation, il est devenu indispensable d’être bénéficiaire d’une augmentation individuelle, ce ne serait même plus suffisant donc… d’une certaine manière ce pourrait être la martingale qui permet de contourner l’interdiction légale de faire baisser les salaires. L’autre question posée par cette politique qui n’a de sociale que le qualificatif, c’est qu’elle distille un sentiment fondé d’injustice : tandis que quelques-uns protègent leurs intérêts, les autres passent à la lessiveuse. Drôle d’esprit d’équipe quand le coach se protège du régime sec qu’il impose à tous. Dans ces cas-là, c’est à l’équipe de se ressaisir elle-même, c’est pourquoi la CGT a proposé aux autres organisations syndicales de faire le point le 22 après la négo, il est temps de prendre l’initiative.

LE PACTE DES LOUPS

Frédéric Oudéa va finalement recevoir les syndicats le 6 novembre à 11h, en gros une heure de son temps de Président si précieux. L’exercice ne sera pas simple, car il aura perdu un argument de poids : le risque de séparation de la banque de détail et de la BFI est désormais proche de zéro. Cela ne l’empêchera pas de nous dérouler son, couplet classique sur « l’environnement incertain » et le bien-fondé de sa stratégie de régression. La CGT n’ira pas pour entendre ses explications, on les connaît et on a compris : il y a une bande de loups au conseil d’administration, ils ont les yeux rivés sur le ROE et les dividendes et veulent nous imposer un pacte de leur cru, un pacte qui n’a plus rien de social. La « crise » a bon dos, ce qui est en jeu, c’est leur volonté de revenir au plus vite à des taux de rentabilité attendus par les marchés, quitte à faire payer l’addition au personnel tant ils ne restent plus que la réduction des coûts en guise de stratégie. Ces financiers n’ont rien de banquiers, ils mettent en danger l’avenir du groupe qu’ils prétendent diriger et défendre par des décisions à courte vue. Nos critiques du PSE de SGCIB étaient fondées, notre critique des projets « d’outsourcing » est fondée, notre critique des fermetures de PSC est fondée, notre critique de la stratégie de la banque de détail est fondée (et depuis longtemps !). Nous ne sommes pas de son « équipe », et avons quelque légitimité à le lui dire. C’est ce que nous ferons le 6, et ce sera pour Frédéric Oudéa la dernière chance de faire le choix du personnel.

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Olivier D. Les infos CGT SG 19 Octobre 2012

Les infos du 12 Octobre 2012 - article

UNE IDÉE « INTÉRESSANTE »

On ne saurait mieux rapporter ce qui est en train de se jouer pour l’avenir de la banque de détail. Devant les élus du CCE, Séverin Cabannes s’est piégé lui-même en parlant des projets en cours pour le réseau dont la fermeture des PSC de Réaumur et Bercy : ce serait des « idées intéressantes ». Rien d’étonnant à ce que ce financier trouve intéressant l’idée de rétablir au plus vite une rentabilité supérieure à 10% en taillant dans les coûts, quitte à commencer à fermer des agences et à continuer de fermer des PSC. Ces derniers ne sont pas loin d’avoir perdu le tiers de leurs effectifs depuis leur création il y a 10 ans. Le 13 octobre 2011, la direction déclarait devant les élus du CCE ne pas avoir d’autres projets de fermeture, seulement des projets de spécialisation par métiers ! Un discours très apprécié par les agents de la cellule de recouvrement de Bercy, créée tout spécialement et qui découvre que son activité doit être transférée entre Lille et Montpellier. La CGT déclarait ce même 13 octobre à propos de la fermeture de Nanterre : cette première servira d’exemple. Il n’a pas fallu plus d’un an pour que l’exemple soit suivi. Qui croira aujourd’hui le discours lénifiant de la Direction générale et de la Direction du réseau qui jurent qu’ils s’arrêteront là ? Ce revirement stratégique risque de mettre dangereusement en cause la place de la Société Générale parmi les « grandes ». Il doit se heurter à un front syndical uni. La CGT a proposé aux autres organisations de se rencontrer pour en discuter. Face à une direction qui n’a d’autre horizon que de redistribuer au plus vite des dividendes, nous devons mobiliser le personnel pour imposer une véritable stratégie d’avenir, en restaurant l’image de professionnalisme de la banque. Ce qui passe par un effort de formation bancaire sans précédent pour transformer les agences en véritables « pôles de compétence » et en consacrant les gains de productivité dans les back-offices du réseau (les PSC) à améliorer la qualité du service, pas vraiment conforme à nos pubs télé !

PASSE, OPER, ET GAGNE

Au cœur de la tourmente depuis le PSE, OPER est devenue le terrain de tous les dérapages : des pressions brutales à tous propos, une charge de travail et une amplitude d’horaires démesurée, des réorganisations et déménagements qui se succèdent… Coincés entre la direction d’OPER et sa RH qui se croient en mission et un quotidien qui se dégrade gravement, de plus en plus de salariés craquent, d’autres, qui n’ont pas fui à l’occasion du PSE, démissionnent aujourd’hui. Estimant impossible de rester sans rien faire d’autre que de tenter de réparer les plaies, la CGT a fait voter dans les CHSCT une expertise sur les conditions de travail chez OPER afin de mettre en lumière les « dysfonctionnements » et proposer les mesures et moyens qui s’imposent pour rétablir un climat de travail normal. Ca, c’est la partie émergée, reste la partie immergée, le projet Mikado, qui vise à transférer nombre d’emplois, 400 selon radio moquette, dans une société créée avec Accenture, d’abord à Paris puis à Bangalore dans un second temps. Tandis que les milieux autorisés s’activent à tirer leur épingle du jeu, le reste de la troupe ploie sous le harnais en attendant de connaître son sort. Mais ce plan tordu a une faiblesse : nous ! Et disons-le, cette stratégie ne peut conduire qu’à un conflit social grave.

 

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cgt432 bangalore

Olivier D. Les infos CGT SG 12 Octobre 2012
  1. Les infos du 05 Octobre 2012 - article
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