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Les infos du 13 mars 2015 - article

CAMPUS

Ce n’est pas Sœur Anne qui viendra, mais Françoise Mercadal-Delasalles qui recevra les représentants nationaux des organisations syndicales le jeudi 19 mars. Un an après avoir demandé et obtenu du PDG lui-même cet entretien, nous devrions en savoir plus sur le déménagement des 4.500 postes d’Ouest en Est Parisien. Ce sera surtout l’occasion d’un premier échange qui permettra de mesurer quel traitement aura été pensé pour les salariés concernés, côté direction, au-delà des réflexions organisationnelles qui auront été, elles, mûrement discutées. Nous voulions prendre cette discussion bien en amont de la date de déménagement car le délai vers cette transition permettait de profiter des mobilités naturelles pour combiner les deux contraintes, celle de l’entreprise et celle des salariés. Le temps est passé. Une bonne partie des salariés habitent sur l’Est parisien et le projet pourrait leur éviter du transport. Mais pas tous. Nous verrons le 19 mars, si l’examen des situations familiales et des lieux d’habitation des salariés des centraux a été effectué. Sinon, nous le demanderons, tout comme le recensement des souhaits des salariés eux mêmes. Pour accompagner le projet, le Campus Métier Mobilité devrait reprendre du service. En attendant, il subit une petite mission d’inspection…

 

EVALUATIONS

Tandis que la campagne de fixation des objectifs bat son plein et devrait se clore le 30 mars, nous étions reçus le 12 mars pour actualiser l’instruction N°13.672 qui régit l’exercice. Force de loi dans l’entreprise, l’instruction confirme ce que nous avions déjà fait inscrire dans sa première version en 2011. Mais au-delà, elle fixe maintenant le nombre maximum d’objectifs opérationnels (6). Elle précise clairement que la préparation des entretiens par le salarié est conseillée mais que la saisie de cette « préparation » dans le formulaire n’est pas obligatoire. Enfin, elle précise comment le salarié peut effectuer un recours à tout moment du processus, lorsque les objectifs ne sont pas SMART par exemple. La réunion sur les évaluations a aussi permis d’avancer nos propositions pour mettre un peu d’ordre (de règles et de transparence) dans les évaluations du réseau. Au représentant de la direction, André Guy Turoche, qui s’apprêtait à nous redemander de lui faire parvenir les cas individuels de dérives constatées dans le réseau, nous avons tenté de démontrer que l’exercice lui-même posait problème et qu’il fallait y apporter rapidement des correctifs. Les ICP ne doivent pas être un objectif opérationnel en dessous des directeurs d’agence (puisque la mesure ne se fait qu’au niveau de l’agence). Les OCP et MAP doivent avoir des éléments de mesures corrélés avec les résultats obtenus et les objectifs fixés dans l’UC ou dans la DEC, faute de quoi la comparaison est stratosphérique. Enfin, la LCP devrait être un objectif comportemental évalué en tenant compte de la fréquentation de l’agence, des rdv et de l’activité globale de l’agence. Nous évaluerons ce qu’aura retenu la direction de cette rencontre.

 

VOTEZ POUR VOUS

Il y a près de deux mois, vous avez été appelés à voter une première fois. Le quorum n’ayant pas été atteint, vous êtes invités à renouveler votre vote et cette fois-ci de façon définitive. Le but est de désigner vos représentants au Conseil d’Administration, là-même où se décident les grandes orientations pour les années à venir qu’il s’agisse de stratégie commerciale ou de politique RH. C’est pourquoi il est important que ces représentants aient la capacité de s’imposer dans les débats et d’y défendre vos intérêts.

 

Le fichier PDF se trouve par ici

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Philippe FOURNIL Les infos CGT SG 13 Mars 2015

Les infos du 06 mars 2015 - article

RENCONTRE AU 35ème

Comme chaque trimestre maintenant, Frédéric Oudéa a reçu les représentants nationaux des syndicats mardi 3 février. Ces entretiens d’environ 2 heures permettent de faire un point sur la situation et d’échanger sur le top ten des préoccupations du moment. A deux jours des annonces du variable, nous ne pouvions pas manquer l’occasion de rappeler à notre hôte l’engagement qu’il avait pris l’an dernier d’ouvrir une concertation sur l’attribution du variable. L’engagement est resté lettre morte, ou quasi comme telle depuis. «Si vous me demandez de supprimer le côté discrétionnaire du variable, …, ce n’est pas possible » nous aura-t-il répondu. Nous avons dû lui rappeler que notre exigence dans le domaine est de permettre à chaque salarié à qui on annonce un variable de pouvoir en comprendre le montant, son évolution et qu’il ait la visibilité pour pouvoir se situer dans son métier, en tenant compte de son ancienneté, sa séniorité, etc. C’est le minimum que l’exercice doit permettre, et c’est la loi, surtout avec les montants dont on parle maintenant… fussent-ils en baisse, comme dans les centraux (-10%) ou en stagnation moyenne pour le réseau (chacun sait que «moyenne» ne signifie pas «pour tous»..). Une prochaine réunion devrait avoir lieu, mais la récente signature de l’accord salarial (avec «zéro» augmentation) a donné un signe très négatif pour obtenir maintenant une discussion positive sur les rémunérations. « Nous continuerons à être très exigeants sur les rémunérations » nous a-t-il prévenu. Autre sujet, dans la rubrique « on n’a pas fait ce qu’on avait dit qu’on ferait » : examiner les conditions du transfert des 4.500 postes de l’Ouest parisien vers l’Est. Nous lui avons rappelé qu’en obtenant de sa part cet exercice partagé, notre ambition était, dès février 2014, de pouvoir débattre de l’objectif à atteindre et des conditions pour l’atteindre. Le fait que l’on nous annonce que 75% des postes soient identifiés est extrêmement inquiétant car nous avions le temps de faire en sorte qu’aucun salarié ne soit contraint à cette délocalisation. Il reste encore quelques mois pour avancer positivement. La direction nous a donc informés qu’elle allait nous recevoir (enfin) dans un premier temps avec Françoise Mercadal, puis dans le cadre d’une concertation.

 

VOX POPULI, VOX DEI

Au-delà des problématiques sociales (salaires, conditions de travail), l’entretien aura principalement porté sur les enjeux en termes d’emplois. La principale menace qui inquiète le Président est l’idée en gestation du côté du Président (l’autre, celui de l’Elysée) : l’instauration d’une taxe sur les transactions financières comme bon moyen de financer son projet pour lutter contre le réchauffement de la planète. Si cette taxe se met en place sur Paris, le décalage de concurrence avec sa concurrente londonienne deviendrait alors trop fort et justifierait des délocalisations d’activité. Nous lui avons aussi parlé de la rafale de nouvelles ponctions sur les agences (pénalités sur les renvois téléphoniques, sur les rachats/renégo de crédits, ainsi que celles sur la conformité des comptes pro). La rentabilité des agences est lourdement pénalisée et l’exaspération monte d’autant. Même si ce n’est pas le but affiché, la crainte existe de voir ces ponctions servir au final d’explications pour la fermeture de quelques unes d’entre elles. C’est le bon moment pour vous poser la bonne question : qui nous représente au Conseil d’Administration ? … et à partir du 12 mars prochain, de choisir des représentants CGT au CA. Nous étions arrivés 2ème dans chaque collège au 1er tour. Seul le 1er dans chaque collège sera élu. C’est donc possible … mais ça dépend de vous maintenant.

 

 

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RENCONTRE AU 35ème

Olivier D. Les infos CGT SG 6 Mars 2015

Les infos du 27 février 2015 - article

MERCI MACRON

 ... peuvent chanter en chœur les patrons sur l’air de la chanson des Charlots, « merci patron ». Cette loi est l’illustration du brutal retour des affaires aux rênes de l’État, quoi que puisse dire un premier ministre qui amalgame abusivement « l’esprit du 11 janvier » avec le soutien à sa politique blairiste. Nous sommes malheureusement bien placés à la CGT Société Générale pour avoir remarqué que cette loi contient des dispositions dont les media ne parlent pas mais qui donnent satisfaction à de vieilles revendications patronales sous couvert de « sécuriser les entreprises » vis-à-vis du risque judiciaire. Trois d’entre elles méritent qu’on s’y arrête. D’abord, celle qui change les règles des plans sociaux. Jusqu’alors un plan ne pouvait s’appliquer qu’à une entreprise dans son intégralité, et cette obligation a permis un rapport de forces sur lequel nous nous sommes appuyés dans les négociations qui se sont succédées depuis 2009. Impossible par exemple pour la SG de faire un plan limité à certains secteurs des services centraux en 2012. Désormais, la loi Macron autorise l’employeur à faire un plan limité à un secteur de l’entreprise, plus question de départs volontaires permettant des reclassements dans d’autres secteurs, sélection des candidats au départ, disparition des critères d’âge et d’ancienneté… Plus question non plus pour les juges d’annuler à la demande d’un syndicat un plan social en raison d’une motivation insuffisante des licenciements… une disposition de cette loi qui va réduire à peau de chagrin le débat que nous avions mené pied à pied sur les motivations économiques des plans de la Direction. La deuxième disposition donne satisfaction à une autre revendication patronale en supprimant la responsabilité pénale de l’employeur en cas de délit d’entrave au fonctionnement des institutions représentatives du personnel. Un délit pour lequel la Direction a été condamnée plusieurs fois, dont notamment une restée dans les annales, lorsque SGCIB avait tenté de déménager un desk en douce à Londres. Rien d’anecdotique donc, et on ne nous fera pas croire que le ministre ancien banquier ne sait pas ce qu’il fait. La dernière disposition passée inaperçue concerne la justice prud’homale… dont la Société Générale est grande fournisseuse en particulier au conseil de Nanterre pour les cadres. Malgré que cette justice soit consulaire, les juges sont élus, moitié par le collège patronal, moitié par les salariés, elle donne beaucoup – trop – raison aux salariés aux yeux des patrons. Qu’à cela ne tienne, Macron va vider les prud’hommes en renvoyant devant les juges professionnels moins au fait des réalités des entreprises sans que pour autant cette justice soit plus rapide… Depuis 2012, aucune disposition du législateur n’est venue renforcer les droits des salariés et de leurs représentants, alors qu’au contraire, celles qui les réduisent se multiplient depuis la « loi de sécurisation de l’emploi ». Ce n’est d’ailleurs pas fini, puisqu’une loi est en préparation pour « faciliter le dialogue social », en réduisant les prérogatives des CHSCT, des CE et des DP. Après l’arnaque du « pacte de responsabilité » qui va permettre aux banques de prélever plus de 2,3 milliards dans les poches des contribuables, il est légitime de se demander au sujet de cette loi qui est irresponsable ? Ceux qui refusaient de la voter ou bien ceux qui se reniant font allégeance à un patronat avide qui se moque des emplois comme de sa première liquette ?

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Olivier D. Les infos CGT SG 27 Février 2015

Les infos du 20 février 2015 - article

L'ARNAQUEUR

On a bien essayé de jouer le jeu, mais la partie était biaisée et la négociation de la mise en œuvre du pacte de responsabilité dans les banques ne pouvait qu’échouer. Alors que, selon une étude révélée par France 2, les banques bénéficieront de 2,3 milliards de réduction de charges au titre du pacte, elles n’avaient qu’une proposition qui revient à faire cautionner par les syndicats la disparition de 3.000 emplois par an dans la branche… comme si on ne savait pas compter entre les « engagements de recrutements » et les prévisions de départs massifs en retraite. Le Président de la commission paritaire de branche, également Directeur des relations sociales de la SG, n’a trouvé que la CFDT, engluée dans sa stratégie de « partenaire social » pour accepter de signer un « relevé de conclusions », sorte de cache-misère qui permet de signer tout en proclamant son désaccord. Même le Ministre du travail n’a pas voulu se mouiller en validant l’arnaque tellement elle est grosse. Il faut dire que le communiqué des 4 fédérations qui ont refusé le relevé a bien aidé, coupant court dans les banques alors que dans d’autres branches comme les transports, le même genre d’arnaque est passé. François Rebsamen a lâché : « il faut que les banques fassent un peu plus »… un peu…

 

L’EPREUVE DU FEU 

Bienvenue aux salariés de Newedge qui sont installés à La Défense depuis quelques jours. Ils seront rejoints dans les prochaines semaines par leurs collègues des fonctions support, en attendant leur intégration de jure dans la structure SG. Les différentes briques du projet GBIS se mettent donc progressivement en place et l’on peut se féliciter de l’ambition affichée par la Société Générale dans ce domaine. C’est d’ailleurs cette ambition que Christophe Lattuada, stratégiste de GBIS, est venu défendre en CE. S’il a une fois encore répété les avantages attendus de la réorganisation de MARK autour de deux grands pôles d’expertise alimentés par une force commerciale à la fois plus locale et plus transversale, il s’est surtout attardé sur les deux adjonctions à ce pôle prévues par le projet : Newedge et SGSS/LMA. Il a tenté notamment de dissiper les craintes pesant sur les activités de Newedge en se montrant convaincu que leur intégration au sein de MARK permettra de générer des opportunités de croissance tant avec la clientèle interne qu’externe. Quant à LMA, il a souligné la complémentarité de son activité de prêt de titres pour compte de tiers avec la partie Equity Finance qui traite les mêmes services pour le compte propre de la SG. L’activité devrait aussi bénéficier de la proximité du service de Prime Brokerage qui sera désormais intégré au sein de MARK/NEW. On le voit, le projet est prometteur sur le papier, même si nos collègues de Newedge sont beaucoup plus réservés quant aux perspectives de leur activité au sein du groupe. Il y a un point noir dans le projet. C’est la suppression de 37 postes au sein de FIND et leur transfert vers Bangalore. Si nous sommes évidemment favorables à la croissance d’une activité rentable, nous aimerions qu’elle se traduise par la création et non la destruction d’emplois sur Paris. Le traitement anticipé de certaines données à Bangalore en profitant du décalage horaire est peut-être une bonne chose, mais il n’était peut-être pas nécessaire que cela s’accompagnât de suppressions de poste à Paris.

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Olivier D. Les infos CGT SG 6 Février 2015

Les infos du 06 février 2015 - article

BANZAI

C'était un collègue, un ami précieux, un camarade, un des nôtres, un membre important de notre famille. Il passait son temps à s'occuper des autres avec pugnacité et détermination. Il avait des petits yeux pleins de malice et le rictus toujours serein. Et pourtant, il en a abattu des projets et surmonté des difficultés du haut de ses 28 ans. Il prenait la vie par les deux bouts. Il avait plein de projets. La vie en a décidé autrement. Il a disparu brutalement ce jeudi 5 février, sans avoir le temps de lancer son cri de ralliement "Banzai". Nos pensées vont vers sa compagne Julie.

COMME UN AIR DE FAMILLE  

Le commentaire est politique, certes, mais on nous accordera que les prises de positions répétées de Frédéric Oudéa, bien que drapées des oripeaux de l’expertise technicienne, nous autorisent à répondre à ses propos. Ainsi, nous écrivions, après l’avoir rencontré, notre scepticisme sur son credo : les nécessaires politiques d’austérité, le devoir de rembourser la dette publique, cette condescendance pour “ceux qui ne comprennent pas que c’est un mal nécessaire”, sans un mot sur ceux qui spéculent et font grimper les taux. Un mal nécessaire pour remplir les poches de quelques-uns, car tout le monde n’y perd pas. Les très grandes fortunes ne se sont jamais si bien portées. Au sortir des élections européennes, nous écrivions comment cette grande famille consanguine composée de technocrates non élus, d’experts en tout, de journalistes, de patrons de multinationales et de politiques creusait la fracture entre eux et le peuple. Et voici qu’au lendemain des élections en Grèce, comme s’ils pouvaient être surpris, ils s’offusquent du vote qui a renvoyé ces députés, ceux-là même qui votaient les plans de la BCE et du FMI enfermés dans leur parlement tandis que leur peuple manifestait à l’extérieur.  Et surtout, last but not least, ils jouent des gros bras, les grecs devront tenir leurs engagements et rembourser… Dans le pays inventeur de la démocratie, le vote grec est un symbole pour les autres pays d’Europe particulièrement, il se pourrait bien que ce soit “le crépuscule des dieux de la finance”, ou plutôt le crépuscule de leur emprise sur le pouvoir politique. Nos dirigeants feraient bien d’être prudents et prendre un peu de distance. Dépositaire d’une bonne part de la dette publique de la France, classée à la 1ère place du podium par l’agence France trésor, la qualité de service implique aussi de ne pas s’ériger en prescripteur vis à vis d’un État souverain.

 

NO MORE YEARS

Alors que nous avions obtenu l'engagement du PDG lui même de discuter des critères d'attribution du variable, nous ne pouvons que constater un an après l'engagement, qu'aucune discussion n'a eu lieu et que le "dossier" du variable à la SG est resté en l'état. C'est à dire avec toute l'opacité que chacun lui reconnait et l'arbitraire dont la plupart souffre. Sans critère d'attribution et un minimum de visibilité nous ne pouvons continuer à distribuer des enveloppes de plus en plus conséquentes... l'entreprise prend ainsi un risque de contentieux sérieux. Cette année, d'après Monsieur De Sources sures, les enveloppes vont stagner dans le réseau et seront en baisse dans les centraux ... Une situation qui risque d'être donc encore un peu plus tendue.

 

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Olivier D. Les infos CGT SG 6 Février 2015
  1. Les infos du 30 Janvier 2015 - article
  2. Les infos du 23 Janvier 2015 - article
  3. Les infos du 09 Janvier 2015 - article
  4. Les infos du 16 Janvier 2015 - article

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