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Les infos du 26 Mars 1999 - article

ALTERNATIVE

Dans le grand désordre qui se profile où chacun gonfle un peu plus les biceps, la lettre ouverte aux pouvoirs publics et aux patrons des banques signée par 4 Fédérations de la profession a posé pour la première fois une alternative crédible. C’est sur la base de cette proposition que les représentants des syndicats de la Générale et des Fédérations ont demandé à Bercy mercredi soir de prendre position. Clairement, le directeur du trésor et le gouverneur de la Banque de France siègent au Conseil des Etablissements de Crédit qui doit donner son agrément à l’OPE de la BNP, au sort de laquelle est suspendue l’OPE SG-Paribas ; le lendemain matin, le ministère publiait un communiqué qui appelait " tous les acteurs concernés à privilégier les solutions les plus respectueuses du bon fonctionnement de la place, des intérêts individuels et sociaux, ainsi que de l’intérêt national "… des solutions " élaborées dans le dialogue et la concertation, notamment avec les partenaires sociaux ". Une déclaration qui va tout à fait dans le sens de l’exigence des 4 Fédérations d’élaborer des accords et des coopérations plutôt que de céder aux marchés et compter les morts. Dans le même temps, le tandem Bouton-Levy-Lang vantait leur projet à Londres en promettant du sang…5000 emplois (dont 8 à 900 sur la place de Londres) selon les estimations revisitées qui promettent un ROE de 18% dès 2001. Voilà bien le fossé qui nous sépare : nous n’avons pas l’intention de choisir entre la peste et le choléra dès lors que cet affrontement nous conduit à des destructions massives d’emplois, et la riposte de SG-Paribas ne rassure pas plus que les propos de Pébereau !

Nous entendons opposer à cette logique de guerre et de fusions la seule alternative possible dans une société régie par le marché : la constitution d’accords qui se traduisent par des participations croisées, des pactes d’actionnaires, des partenariats.

Les Fédérations signataires de la lettre ouverte vont demander à être reçues par chaque PDG. La responsabilité de chacun d’entre-eux est désormais égale, aussi bien pour la BNP, la SOCIETE GENERALE, PARIBAS ou le CREDIT LYONNAIS. Plutôt que de vanter, soit leur gestion sociale, soit leur gestion des dividendes en fonction de l’interlocuteur, il faut qu’ils sachent qu’il ne restera plus aux salariés que des moyens plus radicaux s’ils s’obstinent dans leurs projets respectifs.

SORTEZ LES STYLOS

C’est le même message dont seront porteurs les syndicats de la Générale en déposant chez Messieurs Bouton et Pébereau la pétition. Un rendez-vous va leur être demandé à chacun mercredi 31. Il ne reste que peu de temps aux retardataires pour renvoyer aux Organisations Syndicales leurs pétitions compte tenu des délais de courrier. L’objectif initial des 15.000 signatures est accessible, ce qui montre la détermination des salariés de la SOCIETE GENERALE à ne pas rester spectateurs. Attention, une pétition pirate circule sous le manteau. Courageusement, l’auteur anonyme chante les louanges du projet SG-Paribas et s’inquiète des dangers du projet SBP pour l’emploi, mais à trop chanter … il risque de déchanter bien vite.

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Olivier D. Les infos CGT SG 26 Mars 1999

Les infos du 19 Mars 1999 - article

L’avenir de Lamballe

En rencontrant le Président de la Société Générale lundi matin, les organisations syndicales ont fait part de leur détermination à mettre en échec l’OPE du Président de la BNP. Daniel Bouton a rappelé les motivations du rapprochement SG-Paribas : pas de fusion de réseau nécessaire, complémentarité dans la banque de gros et d’investissement, tandis qu’il a qualifié l’OPE de Michel Pébereau de désordre général pouvant ouvrir des opportunités à des groupes étrangers. Le diagnostic est proche du nôtre, et de la raison de notre hostilité à l’OPE. L’urgence est d’y faire échec parce que la logique de cette OPE est celle des marchés qui réclament avec force une restructuration dans la banque. Aucun avenir différent du grand lessivage exigé par les marchés n’est donc possible sans ce préalable : l’échec de l’OPE sur SG-Paribas. Les mieux placés pour gagner cette étape sont les salariés eux-mêmes : en exprimant massivement leur rejet, ils sont capables de stopper les ardeurs des " investisseurs " tentés par l’opération. Mais cette étape n’est que la première d’un affrontement qui porte sur l’avenir du secteur bancaire lui-même. La riposte boursière exposée par Daniel Bouton aux syndicats envisage en dernier ressort " une alliance d’égal à égal " avec une banque européenne qui pourrait le conduire à avoir son bureau hors de France. Autrement dit, notre capacité à mettre en échec cette OPE concourt à préserver un secteur bancaire fort dont les centres de décisions resteront en France… à l’encontre de l’OPE de Michel Pébereau, qui aboutirait au contraire de ce qu’il prétend vouloir construire, et à l’encontre de la riposte éventuelle de Daniel Bouton qui aboutirait aux mêmes résultats. Il ne s’agit pas là de se replier sur une frilosité franchouillarde mais de poser une question de bon sens : qui pourrait prétendre que l’endroit où sera décidé la répartition des ressources collectées par un réseau de banque de détail en France est indifférent ? (notamment au regard du rôle que joue le secteur bancaire dans l’économie). Notre Président n’a pas pour autant renoncé dans le projet SG-Paribas à satisfaire les mêmes critères de rentabilité qui font la loi du marché ! Prenant exemple de l’agence de Lamballe pour vanter le projet SG-Paribas, il a expliqué que l’expertise de Paribas dans les nouvelles techniques de banque directe pourrait aider à y maintenir nos relations clientèles. Nous croyons que l’avenir passe par le maintien de notre présence, et nous avons bien l’intention de poursuivre notre action au-delà de l’OPE dans ce sens. D’autant, que Daniel Bouton n’a en fait qu’un désaccord de calendrier, puisqu’il a répété devant le Comité de Groupe de la SG que le rapprochement avec la BNP était seulement une question de temps. C’est l’avenir de l’emploi dans toute la profession qui est en jeu. Au scénario de guerre totale qui se profile, il faut opposer une alternative qui repose sur la coopération des banques françaises pour se renforcer mutuellement…par des accords, des participations croisées etc… qui préservent l’indépendance de chacun tout en protégeant de raids hostiles. Le ministère des finances doit recevoir les organisations syndicales le 24, nous y exigerons que les pouvoirs publics prennent clairement position et agissent dans ce sens.

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Olivier D. Les infos CGT SG 19 Mars 1999

Les infos du 12 Mars 1999 - article

HORS-LA-LOI ABSOLUE

Le Rédac   Chef des Echos se félicitait du départ d'Oskar Lafontaine, coupable d'avoir   contesté "la loi absolue"... c'est-à-dire la loi des marchés, tout   en relevant que l'Europe, entendez les institutions bruxelloises, avaient joué   dans l'affaire leur rôle de garde-fou. On ne saurait mieux décrire l'énorme   pression qui tente de pousser toute l'Europe à se plier à la loi des marchés,   ou plutôt aux standards du libéralisme anglo-saxon, au point de pousser vers   la sortie un ministre des finances. L'OPE lancée par la BNP sur la Société Générale   relève de la même pression. Alors que les marchés financiers réclament une restructuration   sauvage sur le mode libéral de la banque de détail en France, l'OPE du président   de la BNP est saluée par les analystes comme répondant précisément à cette exigence.   Il ne s'agit pas de construire  un acteur puissant capable de soutenir l'économie   nationale, il s'agit dans ce projet de satisfaire les appétits des investisseurs   étrangers... et, si d'aventure il réussissait, les déclarations rassurantes   de M. Pébereau ne pèseraient pas lourds lorsque les représentants des fonds   de pensions taperaient du poing sur la table. Voilà pourquoi la décision ne   viendra pas des actionnaires, contrairement à ce que les adeptes de cette nouvelle   religion disent, mais plutôt des salariés. La déclaration des 5 syndicats de   la Société Générale a clairement situé l'enjeu, maintenant il faut que la pétition   aille au-delà des 20000 signatures. Ainsi les marchés seront prévenus de ce   qu'il adviendrait d'un passage en force, à l'américaine, et de la réaction que   nous saurons construire. C'est le meilleur moyen de faire échec au projet...   au delà même, la mobilisation du personnel de la Société Générale est capable   de mettre un coup d'arrêt, aussi bien en France qu'en Europe, aux projets des   prédateurs divers. La guerre n'est pas entre les salariés de la BNP et ceux   de la Société Générale, la défense de nos emplois passe par l'échec de l'OPE   ; mais une fois cette étape franchie, il faudra encore définir quel sera l'avenir   du secteur bancaire en France... Une question sur laquelle les pouvoirs publics   feraient bien de s'activer au lieu de compter les points ! Les 5 syndicats de   la Générale ont écrit à DSK pour lui demander ce qu'il compte faire en dehors   de la privatisation du Crédit Lyonnais. C'est aussi ce que nous allons demander   à notre pédégé qui va recevoir les représentants syndicaux lundi matin. Une   chose est sûre, rien ne sera plus comme avant et il faudra tirer les leçons   de cette affaire : les intérêts mercantiles ne doivent pas prévaloir sur l'intérêt   général... Daniel Bouton devra s'en souvenir lorsque nous reparlerons   SG-Paribas, convention collective etc ...

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Olivier D. Les infos CGT SG 12 Mars 1999

Les infos du 05 Mars 1999 - article

EMPLOI

La consultation annuelle du CCE sur l’emploi a confirmé la   poursuite de la même politique, envers et contre tous. Les résultats comparés   de la banque de détail et des activités de marchés auraient pu pourtant cette   année infléchir quelque peu la stratégie. 300 de moins en 99 pour le réseau,   450 de plus pour les marchés, on continue à user de toutes les ficelles pour   tirer dans le même sens, comme par exemple les départs en préretraites ARPE ,   264 dans le réseau pour 177 recrutements dans les centraux. Tous ceux qui dans   le réseau font des acrobaties pour continuer à assurer un service de qualité,   encouragent la Direction à poursuivre la baisse. Certes il faut “ penser   au client ” comme disent nos chers patrons… à ceci près que le service   est dangereusement mis en cause et que le sort des salariés d’aujourd’hui pourrait   bien se sceller sans qu’ils voient le coup venir. Pour faire face aux départs   massifs à partir de 2005/2010, il faudrait procéder à des recrutements préventifs.   Ce n’est pas le choix semble-t-il de la direction qui préfère laisser vieillir   la pyramide des âges, ce qui lui fournira ensuite un excellent prétexte pour   lutter contre la “ sédentarité ” et promouvoir ” " la mobilité   salariale ”…un concept développé par l’ex-CNPF et défendu par PY aux journées   des directeurs. Autrement dit la solution trouvée par la DRH consiste à pousser   dehors ceux qui sont là depuis trop longtemps.

BORN TO BE WILD

Le   personnel de la Générale apprécierait sûrement de lire l’info interne de Paribas   rapportant les propos d’Albert Levy-Lang le 1er mars à ses cadres. On y remarque principalement   le souci de calmer les inquiétudes dudit encadrement qui a semble-t-il   réclamé un consultant extérieur pour répartir les postes dans le nouveau groupe.   La réponse de Levy-Lang est savoureuse. En un mot, il vaut mieux s’allier avec   la Générale “ plutôt qu’avec un canard boiteux ”, suivez mon regard   vers le Lyonnais… Quant aux craintes de ces messieurs, elles ne sont pas justifiées   selon lui puisque une banque d’affaire digne de ce nom ne peut être construite   que sur le modèle Paribas. Certes le futur Président, très informé, a déjà estimé   le nombre de postes supprimés en France dans les 3 ans, il sera inférieur à…6000   et 2 à 3000 personnes devraient changer d’affectation. Mais les cadres de Paribas   n’ont pas de souci à se faire, Albert Levy-Lang veillera à ce qu’au final, un   certain équilibre soit respecté ! Et puis, dans le nom du nouvel ensemble,   " n’entend-on pas surtout  Paribas ” ! ! ! Voilà   un discours qui ne fleure le rapprochement que de loin, et éclaire d’un jour   singulier les motivations mercantiles du projet, verrons-nous le jeu des chaises   musicales compléter le tableau ? Tout cela est bien loin de l’esprit qui   a réuni les représentants syndicaux SG et Paribas avec la participation des   syndicats étrangers le 2 mars. Ensemble, et solidairement ils ont convenu de   travailler à défendre l’emploi dans tout le nouveau groupe… vous pouvez lire   le texte du flash Paribas sur le site Internet CGT.

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Olivier D. Les infos CGT SG 5 Mars 1999

Les infos du 26 Février 1999 - article

NO FUTURE

Passé inaperçue, la déclaration du gouvernement sur l'avenir du   secteur bancaire et financier à l'Assemblée Nationale allait pourtant quelque   peu à contre-courant des préceptes de l'économie libérale. DSK a affirmé devant   les députés la nécessité d'un secteur financier au service de la croissance,   de l'emploi et de l'investissement. Cette nécessité est-elle toujours compatible   avec les exigences du ROE et du dividende par action? Pas sûr,  bien que BOUTON   ait tout de même assigné au rapprochement avec Paribas un rôle à jouer dans   le développement de l'économie. Reste que DSK a fixé 3 conditions aux regroupements   et notamment qu'ils aient un sens social, c'est à dire que des engagements sociaux   soient pris, et qu'ils aient un sens national, c'est à dire que les centres   de décision restent sur le territoire national. Tous ces beaux objectifs ne   seront  pas facile à concilier avec la tournure que prend les évènements à l'ouverture   de la privatisation du Crédit Lyonnais. Presque déjà hors course pour cause   de vieilles rancœurs, le futur groupe SG-Paribas ne donne pas lui non plus au   travers des annonces successives, de signes évidents d'une quelconque distance   avec la politique de fuite en avant pour se conformer aux lois du 15%. Après   une 1ère réunion décevante pour constituer le comité de concertation, les objectifs   annoncés de synergies, c'est à dire d'économies d'échelles, à l'horizon 2001   plus de 5 milliards de francs, font écho à la poursuite de la baisse des effectifs   du réseau, -300 prévus en 99 tandis qu' INFI recruterait 400 embauches. Il faudra   plus que des déclarations, la main sur le cœur devant le CCE,  du Président   :  " je suis prêt à garantir l'emploi du Crédit Lyonnais à l'horizon de   3 ans" pour que quelqu'un y croit, d'autant que son homologue et futur   président de SG-Paribas n'a parlé pour l'instant que dividendes et stock-options   dont les dirigeants de Paribas sont fort bien pourvus.

A PÂQUES OU A LA TRINITE

Pressée par le calendrier, l'AFB tentait d'obtenir le 22   février un accord dérogatoire pour faire travailler du personnel les jours fériés   de 99 bicoze le  calendrier "TARGET" concocté par la Banque Centrale   Européenne celui-ci ne prévoit que 2 jours de fermeture des marchés dans l'année:   le 25 décembre et le 1er janvier. Précisons au passage que selon l'AFB, l'obligation   de ne pas travailler les jours fériés ne subsiste que pour 99 car à partir du   1er janvier 2000, l'accord sur les 35 heures signé par le SNB fait disparaître   cette obligation. Rancuniers, les représentants syndicaux ont rappelé à l'AFB   que malgré le signal fort donné en juillet 98 par la signature de l'accord passage   à l'Euro, l'AFB n'en avait pas moins continué à vouloir le beurre et l'argent   du beurre de la convention collective. La prochaine réunion à ce sujet étant   fixée au 9 mars, nous verrons bien alors si les banquiers sont dans de meilleures   dispositions pour négocier. Dans l'attente, les Pâques de "TARGET"   pourraient être reportées à la Trinité.

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Olivier D. Les infos CGT SG 26 Février 1999
  1. Les infos du 20 Février 1999 - article
  2. Les infos du 12 Février 1999 - article
  3. Les infos du 05 Février 1999 - article
  4. Les infos du 29 Janvier 1999 - article

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