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Les infos du 02 Juillet 1999 - article

QUI DIT MIEUX ?

Les protagonistes des projets SGP et SBP vont donc pouvoir s’étriper à loisir à coups de milliards, pour le plus grand profit des rentiers et des spéculateurs. Enfin, disent en chœur les hérauts des marchés se félicitant de l’échec de la tentative de Trichet vertement critiquée par eux… une ingérence qui serait inacceptable selon nos amis anglo-saxons et allemands qui font pourtant exactement la même chose chez eux. C’est au sortir de la dernière nuit que Bouton a reçu les syndicats de la Générale pour leur faire part de la fin des négociations. Bien entendu, c’est parce que Pébereau s’est accroché à son projet SBP décliné de diverses façons qu’aucun compromis ne fut possible…selon lui. Il a également vertement critiqué les responsabilités des pouvoirs publics et leur intervention tardive, tout en soulignant " nous ne sommes pas restés sans proposition "… des propositions que personne ne peut connaître car les participants ont signé un engagement de confidentialité. Mais à l’heure qu’il est, on retiendra surtout qu’il a cherché à démontrer que la surenchère serait financée par des excédents, même si le montant pouvait nous choquer. Il n’empêche, la tentation sera grande de les récupérer sur notre dos, puisque l’on sait que la BNP a répliqué et que la mécanique infernale que nous avions dénoncée est maintenant enclenchée.

Dans ce contexte nous avons insisté sur les conséquences sociales et sur le climat qui se dégrade. Entre la destruction de la convention collective et les pots cassés de la bataille boursière, on commence à trouver que la barque est un peu chargée, sans parler des 35 heures… Quand on pense aux milliards qui vont être engloutis dans ce mois de juillet, on se dit que les moyens existent de conserver l’emploi et un statut collectif digne de ce nom. Quel que soit le vainqueur à la corbeille, il aura intérêt à ne pas l’oublier…rendez-vous est pris.

 NOIX D’HONNEUR

… à l’inénarrable Association contre le Raid. Après que son fondateur spontané ait déjà déclaré qu’il travaillerait sans état d’âme à SBP, le voici qui fait flèche de tous bois : une brochure, (devrait-on plutôt dire une brochette ?), diffusée à 1 pour dix dont le contenu essentiel est de se proclamer meilleur que les collègues de la BNP, une des rares initiatives de l’association et de son trésor de 2,5 millions. Ne reculant devant aucun sacrifice, l’association a publié un communiqué pour se féliciter " que la parole soit rendue aux actionnaires "… une parole que ses adhérents sauront goûter lorsque, dans un anglais mesuré, la parole en question réclamera leur licenciement pour augmenter le ROE !

CONVENTION COLLECTIVE

Les 5 fédérations ont quitté la commission paritaire le 28 en déclarant que le projet AFB de convention collective n’était pas négociable. Le lendemain, le président retraité de l’AFB jouait au matamore devant la presse en déclarant qu’il faudra bien que les syndicats y passent et qu’ils le feraient certainement dans la dernière semaine de décembre pour éviter le néant… En fait, c’est plutôt l’AFB et les grands établissements qui feraient bien de prendre les syndicats au sérieux. Une lettre ouverte a été rédigée pour préciser les points que les fédérations entendent voir pris en compte. Tant que l’AFB n’en rabattra pas, elles ne céderont pas au chantage. Sachant bien que l’AFB cherche à passer en force en divisant les syndicats, les fédérations ont convenu de coordonner leurs positions. Elles vont diffuser le projet AFB et des explications communes au début septembre et organiser une campagne d’information et de sensibilisation mais elles ont aussi convenu de définir une stratégie commune :  une option que les stratèges patronaux ont peut-être négligé.

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Olivier D. Les infos CGT SG 2 Juillet 1999

Les infos du 25 Juin 1999 - article

SOLUTION INTELLIGENTE

C'est la grande indignation qui a accueilli l'initiative du CECEI, c'est à dire des pouvoirs publics, de reporter l'agrément à la surenchère de la Générale et de préconiser "une solution différente de SG-Paribas et SBP"… Indignation des investisseurs et de leurs porte-parole habituels qui fustigent l'intervention de l'Etat dans une bataille boursière prometteuse de gains substantiels tout autant que spéculatifs… Indignation de l'association Tuloup qui dénonce "une énorme erreur qui bafoue l'intérêt des actionnaires"… Indignation sélective que nous ne pouvons partager. Toute tardive qu'elle soit, la décision des pouvoirs publics a le mérite de stopper la mécanique des surenchères et de ne pas laisser les marchés arbitrer. Dès le début, tous les syndicats se sont inquiétés que le sort des banques, que notre avenir, dépendent des marchés. On comprendrait difficilement que lorsqu'une porte s'ouvre, on la referme pour des motifs dignes d'une cour de récréation. Prompt à dégainer, le conseil d'administration a revoté dès le 24 pour SG-Paribas et sa surenchère de 10 milliards… une surenchère en cash conçue pour re toquer la BNP comme l'a précisé Yves Perrier au cours d'une réunion de personnel le 25 à la Défense. Oui, mais justement, qui va payer le cash équivalent à 1 an de frais de personnel ? N'aurait-il pas mieux valu que ce conseil précise quelle "solution différente" pourrait être négociée et que 10 milliards cash ne tombent pas rôtis dans le bec d'actionnaires qui n'ont fait que d'ouvrir la bouche pour ça ? Il faut dire que de son côté, Pébereau s'accroche lui aussi à son projet SBP, et que le gouverneur de la Banque de France n'inspire pas un sentiment d'impartialité depuis le début de cette affaire. Il est clair qu'une alternative ne peut pas répondre aux mêmes conditions que le projet SBP affichait : un champion français qui répond aux espoirs de plus-values des marchés anglo-saxons, et l'on peut craindre que Mr Trichet penche pour un machin genre SBP bis. Mais ce n'est pas une raison pour renoncer, car l'arbitrage des marchés, c'est forcément en faveur du capital et au détriment du travail !!! Daniel Bouton a fait un passage éclair à la réunion de personnel du 25 à la Défense pour dire, entre autres, qu'il chiffrait à 3% les chances d'une "solution intelligente". Faut-il en conclure que 3% c'est zéro, et agir en conséquence comme l'a fait le conseil d'administration ? Ou bien faut-il conclure à l'incapacité de ce même conseil à être intelligent pour proposer cette solution ? La CGT préconise depuis le début une alternative fondée sur des partenariats et des participations croisées… au début une idée qui faisait sourire, même au ministère des finances. Aujourd'hui, existe-t-il une autre solution intelligente ? Bouton a invité les syndicats à une rencontre le 30, nous sommes curieux de lui poser la question ainsi que celle concernant les conséquences exactes du financement de la surenchère.

CONVENTION COLLECTIVE

Le projet de convention collective rédigé par l'AFB est parvenu aux fédérations. Pour l'essentiel, il s'agit du projet rédigé des positions développées par l'AFB depuis juin… 98 ! Bientôt sur le site CGT Internet, le texte intégral sera diffusé et commenté par les fédérations qui préparent une déclaration commune pour la paritaire, suite la semaine prochaine…

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Olivier D. Les infos CGT SG 25 Juin 1999

Les infos du 18 Juin 1999 - article

38 ANS

La surenchère de la Société Générale sur Paribas promet donc aux marchés qui attendaient de la fraîche pendant 1 an 10 milliards de cash en plus des actions… Sidérant… C’est ce qu’on appelle les joies du capitalisme, en quelques instants, l’appétit des rentiers va se repaître de l’équivalent du coût des 30.000 emplois de la Société Générale. Le personnel mettra pour sa part 38 années de travail pour encaisser la même prime sous forme d’intéressement ! Ceci n’a toutefois pas ému les autres protagonistes qui attendent maintenant avec impatience la riposte de la BNP, et de nouvelles promesses de gains. Ceci n’inquiète pas non plus outre-mesure le ministre des finances dont l’unique souci est de voir se dérouler sans encombre son plan de partage du marché tricolore. Les syndicats de la Société Générale (sauf la CFDT) ont décidé d’adresser une mise en garde aux marchés et au ministre car nous ne pouvons accepter de faire les frais des surenchères boursières. DSK ne peut pas d’un côté proclamer son refus de laisser au seul hasard des marchés le sort des 3 banques (doux euphémisme), et de l’autre rester les bras croisés. Il a les moyens au travers des autorités de tutelle de suspendre les OPE. Il existe bien une alternative, celle que nous préconisons depuis le début les participations croisées sur le modèle du GAP du Crédit Lyonnais. Elle évite la fusion et donc le rapprochement des réseaux… STRAUSS KAHN saisira t-il l’occasion au travers des autorités de tutelle ?

REMIX

La commission nationale paritaire a été de nouveau convoquée pour le 28 juin. L’AFB se décidera-t-elle à remettre son projet rédigé de Convention Collective ce jour-là ? Les fédérations syndicales ont décidé de prendre les devants. Elles préparent une intervention commune pour le 28 pour refuser le chantage à l’échéance du 31 décembre qui se rapproche et pour affirmer désormais les " points durs " sur lesquels elles n’entendent pas céder. Il s’agit de couper la route à la stratégie de l’AFB qui apparaît de plus en plus claire  faire traîner jusqu’à fin décembre pour obtenir à l’arraché une ou deux signatures. Mauvais calcul, ça fait déjà un an que l’AFB fait du surplace et la ficelle est un peu grosse. Les fédérations ont même convenu de diffuser et commenter ensemble le projet de l’AFB dans la mesure ou leurs analyses sont plus proches. Une campagne de sensibilisation sera organisée en septembre au travers de débats pour mieux faire connaître le contenu et les conséquences du projet patronal. Par ailleurs, les fédérations ont décidé d’écrire à la Banque de France à propos du calendrier Target 2000. Il semble que Banque Centrale Européenne soit justement sur le point de reprendre le sujet et les syndicats n’ont pas l’intention d’être une fois de plus mis devant le fait accompli.

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Olivier D. Les infos CGT SG 18 Juin 1999

Les infos du 11 Juin 1999 - article

LA NAUSEE

Les couteaux s’apprêtent à sortir à l’approche de l’échéance boursière. A la veille de la décision du tribunal concernant le recours contre l’OPE SBP, la pression augmente de toutes parts. Il y a les supporters du champion français dont une bonne partie de la presse économique, c’est ainsi que la Tribune titre : " l’espagnol BSCH prend une place de plus en plus encombrante dans le capital de la Générale " encombrante pour qui ? On cite des " rumeurs " attribuant au gouvernement une mise en garde, " tout accord avec une banque étrangère pour contrer la BNP serait inacceptable ". Le cabinet Deminor, rien à voir avec le déminage au Kosovo, autoproclamé représentant des actionnaires minoritaires, demande à la COB d’enquêter sur le rachat de titres SG par BSCH … Axa a choisi son camp, tandis que le président des AGF déclare que si son vote est pour SG Paribas, ses actions iront au plus offrant. Tous s’accordent cependant sur un point, ça reste une histoire de gros sous. Le chroniqueur économique d’Europe 1 souligne que c’est la plus value immédiate qui déterminera en dernier ressort l’attitude des actionnaires. La Tribune insiste sur le rôle que joueront les fonds de pension anglo-saxons détenteurs de parts considérables dans le capital des 2 banques, tout comme le rédacteur en chef des Echos, Nicolas Baytou ou Alain Madelin qui s’émerveille sur les ondes de ce bel exemple du rôle nouveau qui revient aux marchés… C’est à en donner la nausée. Plus-values, dividendes, ROE, en bref comment se remplir les poches, les requins de la finance sont attirés par l’odeur du sang. Pas un mot des 130.000 pions qui vivent et respirent dans les entreprises concernées. On attend la surenchère de la BNP, ou celle de la Générale… une surenchère synonyme de quelques milliers d’emplois, de la saine gestion privée. Ne rien faire serait laisser le dernier mot aux fonds de pension et aux rentiers. La CGT se prononce pour organiser une nouvelle action avant que les carottes ne soient cuites. Il faut que le personnel fasse entendre sa voix car personne ne le fera à sa place, et on a bien vu après la grève du 22 avril dans les commentaires, qu’il n’y avait pas que les OPA qui pouvaient être hostiles. La CGT va proposer aux autres syndicats de la Générale de se rencontrer dans la semaine pour décider d’une initiative. Sans initiative syndicale, cette semaine-là ne serait que la semaine où, sauf décision du tribunal, la bataille boursière battra enfin, selon le mot du journaliste impatient de la Tribune, son plein …

CONVENTION COLLECTIVE

L’AFB a repris contact avec les fédérations syndicales pour proposer une nouvelle date de réunion le 25 ou le 28 juin, où elle devrait remettre son projet de convention collective. Elle aura gagné un mois, mais ce n’est pas une affaire de délai, elle aura surtout prouvé que depuis juin 98 elle cherche à noyer le poisson.

Quelques jolis exemples de la parole unique dispensée sur le site internet cgt.SG

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Olivier D. Les infos CGT SG 11 Juin 1999

Les infos du 04 Juin 1999 - article

CHAISE VIDE

L’AFB a reporté sine die la réunion de la commission nationale paritaire du 4 juin. Dans une lettre aux fédérations, elle motive son report par le fait que l’accord AFB/SNB ne soit toujours pas étendu par le ministre du travail. Selon l’AFB, cet accord sera une pièce essentielle de la future convention, ce qui suppose qu’elle soit certaine de son application pour nous remettre son projet de convention. Son plan de marche a malheureusement été perturbé par le report au 29 juin de l’audience du tribunal devant statuer sur l’opposition des 4 fédérations non signataires de l’accord. Le ministre embarrassé, hésite à étendre un accord qui pourrait être frappé de nullité. De là à penser que l’AFB, en reportant la paritaire exerce à nouveau une pression sur le ministre, il n’y a qu’un pas que nous n ‘hésitons pas à franchir. Cela d’autant plus que le MEDEF remonte au créneau contre les 35 heures : il demande que les " entrepreneurs soient écoutés et respectés ", en un mot que le ministre du travail et le gouvernement capitule devant les exigences du patronat, notamment pour que la seconde loi ne remette pas en cause le contenu des accords déjà signés, comme dans la banque notamment. Toujours promptes à dégainer, les banques pratiquent donc à nouveau et sans vergogne le chantage à la convention collective... après la menace de dénonciation mise à exécution voici la menace du néant. Conséquence collatérale et non négligeable pour les banquiers, ils gagnent encore du temps pour faire connaître leur projet par écrit. Ils savent que leur projet sera immédiatement publié dans le personnel de la profession, et à partir de ce moment-là, " demain la banque " aura fort à faire pour anesthésier les gens… mais ce n’est reculer que pour mieux sauter !

GRAND-MESSE A L’HOSPICE

L’assemblée des petits vieux actionnaires de la Société Générale a eu toutes les peines à ne pas s’endormir pendant les heures d’exposés à la gloire du projet SG – Paribas et aux hymnes à la rentabilité de nos grands dirigeants … auxquels il faut reconnaître le mérite de sacrifier à cette caricature de démocratie à la sauce capitaliste. Réunis à la porte Maillot, les rentiers ont pu côtoyer Ernest Antoine avant de s’empiffrer de petits fours longtemps attendus. Il ne s’est rien passé, rien dit, sous peine de s’attirer les foudres de la COB. Claude Bébéar fut le plus mal élu du nouveau conseil d’administration, 28% de contre, ce qui lui permettra de recevoir lui aussi ses jetons de présence augmentés, motion votée à plus de 90%… on a beau être à la porte Maillot, on perd pas le nord.

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Olivier D. Les infos CGT SG 4 Juin 1999
  1. Les infos du 28 Mai 1999 - article
  2. Les infos du 21 Mai 1999 - article
  3. Les infos du 12 Mai 1999 - article
  4. Les infos du 07 Mai 1999 - article

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