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Les infos du 01 Octobre 1999 - article

LEGITIME DEFENSE

Pas de surprise syndicale à la Commission Nationale paritaire du 30 septembre, les initiatives prises par l’AFB n’ont trompé personne et le clan des faucons a vu sa stratégie jusqu’au boutiste en prendre un sacré coup. Le président de l’AFB, Michel Freyche se répandait dans la presse quelques jours auparavant pour railler la grogne syndicale soulignant que la première pierre de la nouvelle convention avait été posée par l’accord avec le SNB et que les syndicats n’avaient jamais réussi à mobiliser. Lui et De Massy se voyaient déjà signer leur convention collective avec un ou deux syndicats raisonnables qui comprendraient que c’est mieux que rien…Le problème est que les fédérations de la profession ont su faire leur unité pour couper court à la stratégie de l’AFB. Dans une déclaration faite solennellement en paritaire, les 5 fédérations ont clairement exprimé leur volonté de poursuivre ensemble l’action pour obtenir une convention " digne de ce nom "…et leur conviction que désormais la pression du personnel était indispensable pour faire avancer les négociations avec l’AFB. La décision de l’interfédérale de créer un comité national d’action qui se réunira chaque semaine marque la détermination commune et fera le lien avec les négociateurs " à chaud ". Pour la première fois, au cours de la paritaire du 30, on a vu la délégation patronale quitter la salle sous le coup de " la stupéfaction et de l’émotion "…avant que De Massy ne revienne seul annoncer tout à la fois qu’il proposerait un calendrier de réunions mais que l’AFB ne négocierait pas sous la contrainte… !

Sacré culot de la part de ceux qui cherchent à nous faire négocier depuis 15 mois sous la contrainte de la dénonciation et du retour au code du travail ! ! ! Car finalement, la riposte est justifiée par l’agression : nous sommes en état de légitime défense. Il faudra bien pourtant que l’AFB supporte la contrainte et qu’elle négocie sous peine de voir le plan d’action se dérouler jusqu’à son terme. La stratégie des faucons a raté, il vaudrait mieux que le clan des partisans de la vrai négociation devienne majoritaire. Il semble bien d’ailleurs que les boutefeux soient moins nombreux car l’AFB a commencé a opérer de premiers reculs avec le remise de son projet " modifié ". Mais on reste souvent dans le domaine de l’aménagement sémantique comme par exemple pour le licenciement personnel non disciplinaire, qui ne devra être prononcé " qu’après que l’employeur ait examiné toutes les mesures envisageables pour l’éviter " ! Quoiqu’il en soit, les fédérations participeront aux 2 réunions prévues le 18 et le 26 octobre après midi. De la même manière que l’AFB l’écrit dans son communiqué de presse du 1ER octobre nous apprécierons au fur et à mesure la sincérité des propositions de l’AFB. et s’il s’agit à chaque fois de réécrire la même chose avec des mots différents, alors la contrainte augmentera. Une chose est certaine, inutile pour l’AFB de compter sur la division syndicale, inutile d’espérer noyer le poisson, il n’y a qu’une sortie possible : négocier vraiment, tôt ou…tard avec le maximum de dégâts.

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Olivier D. Les infos CGT SG 1 Octobre 1999

Les infos du 24 Septembre 1999 - article

LA PRIMETTE

En décidant de verser une prime dans les conditions que tout le monde connaît aujourd’hui, la Direction a encore une fois réussi à provoquer un mécontentement général à partir de ce qui aurait dû être un motif de satisfaction. D’aucuns, qui s’étaient exclus pour diverses considérations du mouvement, se sont même crus autorisés à railler la primette… tout en l’encaissant ! Il n’en reste pas moins que les questions posées par la CGT demeurent, et notamment celle relative à la retenue du 22 avril que nous ne manquerons pas de remettre sur le tapis dès cette semaine à la session du CCE. Il faudra aussi que la Direction fasse mieux et plus. Le montant global affecté à cette prime doit être de l’ordre de 80 millions de francs… ce qui est loin d’être à la hauteur des résultats, des dividendes distribués, des stocks-options et d’un certain nombre d’autres choses qui fâchent.

DEPARTS NON CONTRAINTS

BNP-Paribas a fait connaître ses précisions pour les 3 prochaines années. Pébereau insiste beaucoup sur l’équilibre entre BNP et Paribas qui se traduit effectivement par un partage des postes de direction… pour l’emploi, c’est moins consensuel. 1500 suppressions d’emplois à la BNP, 4200 à Paribas, c’est ce qu’on appelle des " synergies revues à la hausse ". Au total BNP Paribas supprimera 3600 emplois en France en 3 ans, mais, selon la formule consacrée, il n’y aura pas de départ contraint en France. Autre départ volontaire, celui de Philippe JAFFRE, qui partira avec une primette de 220 millions. Illustration du pire auquel nous avons échappé, l’accord Total-Elf a été négocié le week-end au Trocadéro dans le plus grand secret : 220 millions pour Jaffré, + 26% pour les actionnaires … il ne reste plus aux syndicats du nouveau groupe qu’à se battre contre les conséquences…

ETAT DE DROIT

Les aléas des activités de marchés ont révélé la nocivité du " deal " sur lequel ses dirigeants avaient bâti la croissance rapide de cette direction. Réorganisations et restructurations au gré des exigences, non-respect permanent des règles du code du travail… il s’est développé un état de non droit dans les modes de direction autant que dans la gestion du personnel… uniquement justifié par les rémunérations extra-ordinaires au sens propre du mot. Mais on ne copie pas les anglo-saxons impunément au pays de Molière. Avec les premiers revers sont venus les premières réactions : postes supprimés brutalement, recours abusifs aux régies, c’est-à-dire à une sous-traitance, management brutal… La réunion du CCE sera l’occasion pour la CGT de proposer à l’expert et aux commissions sociales et économiques de plancher sur le sujet afin de rétablir l’état de droit dans des activités qui font partie, comme les autres, de la " communauté " Société Générale.

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Olivier D. Les infos CGT SG 24 Septembre 1999

Les infos du 17 Septembre 1999 - article

LE MILLION

Elle court elle court, la rumeur sur la prime. On a même entendu parler d’attribution d’actions. Précisons donc : lors de sa rencontre avec les délégués syndicaux nationaux, Daniel BOUTON a annoncé qu’une mesure salariale serait prise rapidement compte-tenu des très bons résultats du 1er semestre et de la pression subie par tous pendant la bataille boursière. Prime unique pour tous, pourcentage d’une mensualité ? … Ceci devrait faire l’objet d’une négociation rapide pour permettre le versement fin septembre. La CGT a rappelé que serait mal venue dans un tel cas une prime proportionnelle qui creuserait un écart important entre son mini et son maxi car chacun avait compté. Autre question en suspens, la retenue pour le 22 avril. Il y a aujourd’hui des gens qui ont eu une ½ journée de retenue, d’autres 2 heures, d’autres pas du tout… sans compter ceux qui travaillaient le 22 avril qui recevront aussi la prime ! Une mesure simple consiste à permettre la récupération par heures supplémentaires, comme cela avait été fait à la fin de la grève de 74.

CONVENTION COLLECTIVE :

3615 QUI N’EN VEUT

Grandes manœuvres à l’AFB fort navrée de ne pas trouver d’interlocuteurs pour discuter de son projet et même pas assurée de voir les syndicats à la réunion habituelle de commission nationale paritaire du 30 septembre. Un nouveau numéro de sa feuille de propagande " demain la banque " vient d’être diffusé. A le lire, on se demande bien quelles obscures arrière-pensées motivent la totalité des fédérations syndicales pour critiquer un aussi joli projet rédigé par d’aussi gentils patrons qui n’ont que " not’ bien " à l’esprit … Réponse à partir de la semaine prochaine dans le 6 pages interfédéral.

REUNION TECHNIQUE

La réunion direction-syndicats du 17 septembre devait être une réunion technique portant sur l’examen des problèmes posés par la mise en œuvre des 35 heures dans les guichets. Un spécialiste de l’organisation est venu plancher sur le sujet devant les représentants syndicaux. Comme l’a dit le DRH, M. PY, ce n’est pas qu’on ne connaît pas les problèmes, c’est qu’on va changer d’échelle. C’est ainsi que l’on a redécouvert que la charge de travail est non linéaire et que certaines affirmations d’un jour peuvent être contestées plus tard comme la spécialisation des agences ou le lien mécanique entre PNB et durée d’ouverture. Ses gros sabots n’ont pas tardé à résonner puisque le spécialiste est immanquablement arrivé à la conclusion que, compte-tenu de la petite taille des guichets SG, " le recomplètement mathématique serait souvent impossible ". En langage normal, ça veut dire que 10% de réduction de temps de travail ne pouvait conduire à augmenter de 10% l’effectif d’un guichet parce que ça ne fait pas toujours un nombre entier ! Tous ceux qui subissent dans le réseau les réductions d’effectifs en vertu de la même règle appliquée dans l’autre sens apprécieront. En gros, il s’agissait donc d’habiller de motifs techniques le refus de créer des emplois, ce qui n’était pas vraiment nécessaire… d’autant que beaucoup va dépendre de la seconde loi.

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Olivier D. Les infos CGT SG 17 Septembre 1999

Les infos du 10 Septembre 1999 - article

LA 25ème HEURE

Complaisamment relayé par le journal la Tribune, le Club des actionnaires ASSACT-SG annonce " avoir tiré 3 leçons " du rôle qu’il aurait joué dans la défense de la banque, essentiellement pour essayer d’obtenir enfin le strapontin que réclame son président depuis longtemps au conseil d’administration. Que l’ASSACT tire des leçons est de son droit, qu’elle s’attribue un rôle dans cette bataille relève plutôt de l’habituel mouvement des résistants de la 25ème heure. Spéculant sur une spécificité des " salariés actionnaires ", elle reste enfermée dans une contradiction insurmontable entre l’intérêt de l’actionnaire et celui du salarié. Les organisations syndicales n’ont pas ce problème, puisqu’elles ont principalement en charge la défense des salariés, y compris en utilisant leur pouvoir d’actionnaire. Les syndicats de la Société Générale n’ont pas hésité à utiliser cette arme par 2 fois, en 93 pour lutter contre le plan de licenciement et récemment pour mettre en échec SBP. C’est ce que nous avons écrit au président et aux membres du CECEI le 27 août : "les salariés de la Société Générale useraient de leur pouvoir d’actionnaires incontournables et continueraient les actions de grève pour obtenir des autres actionnaires le rejet de la réalisation de SBP ". C’est aussi une contre-vérité d’isoler la représentation des salariés actionnaires dans cette bataille. En effet, la quasi-totalité des actions détenues par le personnel est dans le fonds d’entreprise dont la gestion est assurée par un conseil comprenant les représentants de la direction et des syndicats. C’est ce conseil qui a évidemment décidé de refuser d’apporter ses titres à la BNP, et il l’a fait en dehors de simples considérations de gestion actionnariale. Ce qui est véritablement nouveau dans la bataille boursière qui vient de se dérouler, c’est que l’actionnariat salarié soit devenu un moyen d’action du personnel complémentaire des moyens traditionnels. Il ne faut cependant pas le distinguer en tant que tel, puisque démonstration a été faite le 27 août que la grève déterminée des salariés a été le moyen décisif. A la CGT, nous pensons que cette expérience aura contribué justement à resserrer les liens entre le personnel et ses représentants. Elle a montré que la détermination pouvait être couronnée de succès, même quand tous nous prédisaient le contraire. Elle a prouvé l’indépendance des syndicats en même temps que leur capacité à assumer leurs responsabilités.

Pourquoi donc faudrait-il réinventer la roue ?

ENGAGEZ-VOUS QUI DISAIENT

430 emplois supprimés à la Société Marseillaise de Crédit sur 1975, le personnel de la banque apprécie aujourd’hui à sa juste mesure les engagements sociaux pris par le CCF lors de la privatisation de la SMC. Les engagements, négociés par le ministère des finances, confirment une fois de plus de plus la célèbre maxime : les engagements n’engagent que ceux qu’y croient…

ON Y CROIT

- 7500 emplois, + 12% en bourse, le scandale Michelin défraye la chronique des médias et suscite les protestations indignées de la gauche plurielle. Cette prise de conscience salutaire est certainement due aux enseignements de la bataille bancaire qui menaçait d’en supprimer le double…

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Olivier D. Les infos CGT SG 10 Septembre 1999

Les infos du 03 Septembre 1999 - article

EPILOGUE

L’épilogue de l’OPE sur la Générale aura été l’occasion d’une série de perles à la mesure du dépit qu’elle a provoqué. Côté presse, la CGT a disparu dès le lendemain dès lors que la bataille était gagnée, alors qu’il est bien connu que la CGT ne mène que des combats d’arrière-garde. Les thuriféraires du marché ont comme d’habitude expliqué aux béotiens que nous sommes qu’ils savaient, qu’ils avaient toujours voulu cela, qu’en vertu du grand principe " le marché à raison ", ils avaient donc raison. Parmi eux, les analystes, après avoir parié SBP, nous expliquent donc maintenant ce que la SG va faire. On aurait aimé ne pas trouver dans ce concert le syndicat qui n’était pas en grève le 27 et qui cherche à justifier son absence… comme il le souligne, " nous devons agir ensemble ", c’est précisément cela qu’on lui proposait. La palme revient toutefois à Jean-Pierre Chevènement… confondre les dividendes promis aux futurs actionnaires de SBP avec l’intérêt national, voilà qui ne surprendra que ceux qui n’avaient pas remarqué que les sociaux démocrates faisaient cette confusion depuis longtemps !

LA NUIT DE L’OPE

Il y en a un, bien informé, qui raconte avec exactitude la nuit de l’OPE… c’est le Canard Enchaîné qui rapporte l’entrevue de 16 h à la Banque de France entre le directeur de cabinet de Trichet et les syndicats de la Générale. L’article a le mérite de montrer le poids que nous avons pesé ce jour-là in extremis. Vous pouvez le lire sur le site internet de la CGT avec une sélection des perles de la presse.

AUTO-SATISFACTION

Une fois n’est pas coutume, nous pouvons peut-être nous accorder quelques satisfecit de la conclusion de cette bataille. Dans l'affrontement des projets SG-Paribas et SBP, ce ne sont pas les arguments qui relevaient de la logique des marchés qui l’ont emporté : les marchés ont choisi SBP, Paribas dont les salariés n’ont pas bougé est tombé dans l’escarcelle de la BNP. BOUTON a perdu sur ce terrain face à Pébereau… l’intervention des salariés de la Société Générale, leur pouvoir de principal actionnaire ont été déterminants sur le résultat de l’OPE. Déterminants enfin pour bloquer le passage en force au CECEI pour se conclure par un exemple qui fera date et pèsera lourd dans la suite des événements. Voilà prévenus les "prédateurs ", voilà démontré que la détermination des salariés peut s’imposer au marché. A l’heure de méga-fusions qui ne réservent aux syndicats que le droit de négocier les indemnités de licenciements, c’est un tournant. Dans l’histoire de la Société Générale, il vaudra aussi pour la Direction. Le 22 janvier, la CGT écrivait " espérons que nous n’apprendrons pas par la presse que des contacts se tiennent pour un rapprochement avec la BNP, le 1er février BOUTON annonçait l’OPE sur Paribas, après avoir rompu avec Pébereau. Il va de soi que désormais le sort de la Générale ne peut plus être décidé, de la sorte, sans son personnel et ses représentants.

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Olivier D. Les infos CGT SG 3 Septembre 1999
  1. Les infos du 28 Août 1999 - article
  2. Les infos du 20 Août 1999 - article
  3. Les infos du 13 Août 1999 - article
  4. Les infos du 06 Août 1999 - article

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