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Les infos du 10 Décembre 1999 - article

LES NOUVELLES DU FRONT

Il faudra continuer à exercer la pression des salariés sur la négociation pour qu’elle aboutisse. Ceux qui s’interrogent sur l’urgence d’attendre la fin des négociations le 17 pour savoir s’ il est nécessaire de se lancer dans la grève finale ont été instruits par l’attitude patronale à la paritaire du 8 décembre. Chasser le naturel, il revient au galop… L’AFB s’est déjà un peu remise de la grève du 30 et espère peut-être encore que c’était notre baroud d’honneur. La séance a illustré à merveille la tentation de la délégation patronale : un pas en avant, deux en arrière. Consacrée pour l’essentiel à la discussion du texte remis la veille sur le système salarial, il a fallu que les fédérations reviennent encore sur les critiques et les propositions maintes fois formulées, tout le monde soulignant que les premières concessions patronales étaient insuffisantes, par exemple sur les niveaux des minima ou sur la garantie salariale individuelle. Il aura fallu que le ton monte pour que sur ce dernier point, Lemée, le DRH BNP, vienne calmer en admettant que l’AFB devrait faire une nouvelle proposition sur le taux, la durée et la population concernée. En bref donc, aucun progrès n’a été fait directement en séance et il va falloir encore attendre une nouvelle version pour juger. Ceci explique pourquoi les fédérations doutent dans leur communiqué de leur volonté réelle de négocier. Il a fallu aussi que nous prenions l’initiative de réclamer de nouvelles séances de négociations le 15 et le 16 et c’est l’AFB qui était indisponible le 14 ! Content de lui, De Massy aurait bien conclu en se contentant d’avoir " noté " nos réactions sur son texte… ce sont à nouveau les représentants fédéraux qui lui ont demandé de revenir sur la question de la mobilité en lui rappelant que c’était un point dur, et que la question n’était pas résolue par le simple retrait de l’article du projet patronal. Sur le temps de travail, nous avons dû rappeler que la Convention Collective ne pouvait être muette sur les congés, les jours fériés etc… De Massy a noté, et la question devrait être débattue entre le 16 et le 17 ! Il est donc clair que la semaine prochaine sera décisive et que la grève du 15 pèsera très lourd. Rien ne dit que l’affaire sera close le 17 décembre, sauf si la pression du personnel est insuffisante.

Tout doit être fait pour réussir et ôter définitivement tout espoir à l’AFB de s’en sortir en ne lâchant qu’un minimum. La grève du 30 a clairement montré que le mur de l’AFB n’avait pour fondation que notre passivité : les reculs du 3 décembre étaient spectaculaires, mais ce n’était qu’une étape qu’il faut confirmer. 3 jours revêtiront pour nous une importance exceptionnelle la semaine prochaine : le 15, le 16 et le 17. Cela mérite bien un investissement de chacun de nous.

CARTON ROUGE

Alors que les militants syndicaux se démènent pour obtenir une bonne convention collective pour le bien de tous, quelques tristes sires s’illustrent, genre j’existe moi aussi … C’est ainsi que le directeur du groupe de Montpellier prétend interdire au personnel en grève de se réunir dans le hall et poursuit de sa vindicte la secrétaire du CE. Celui de Rennes harcèle de son côté le secrétaire du CE à propos du financement des transports pour la manifestation nationale… Quand on a eu 90 % de grévistes dans son groupe et 2 bus à la manif, on évite de faire le fier ! Ces messieurs qui étaient bien contents de nous voir dehors le 27 Août feraient bien de se souvenir que leur siège était alors éjectable …

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Olivier D. Les infos CGT SG 10 Décembre 1999

Les infos du 03 Décembre 1999 - article

LES NOUVELLES DU FRONT

La réunion de la commission paritaire du 3 décembre a marqué un tournant : cette fois-ci la négociation s’est réellement ouverte. Les fédérations avaient demandé et obtenu que les points durs soient discutés en priorité. Sur chacun d’entre-eux, la discussion s’est engagée. Concernant le droit disciplinaire et les licenciements, l’AFB a remis un texte permettant de rétablir des voies de recours. En cours de séance, la délégation patronale a également renoncé à l’article instaurant un licenciement pour motif personnel non disciplinaire. Les syndicats ont aussi insisté pour maintenir le droit d’enquête des commissions de recours. L’AFB devrait également rétablir une procédure genre articles 29 et 30 qui garantissent aujourd’hui au salarié en situation d’insuffisance, une nouvelle chance dans un autre poste. L’indemnisation de la maladie a également été rétablie à son niveau actuel et les congés pour enfants malades ont fait un progrès sans toutefois rattraper la règle d’aujourd’hui… Le gros point noir en suspens qui doit être revu reste le congé maternité. Après une interruption de séance à la demande de la délégation patronale, l’AFB est revenue avec une réponse aux 5 propositions interfédérales du 24 sur le système salarial… Une réponse que chaque fédération a apprécié comme une réelle avancée. L’AFB accepte la proposition syndicale de combiner des minima par niveau de classification et par palier d’ancienneté exprimée en point bancaire dont la valeur sera fixée à 14 Frs. Dès lors, la négociation de branche pourra porter sur ces minima et sur la valeur du point, permettant ainsi de préserver la possibilité d’une augmentation des salaires de branche. Les fédérations ont également obtenu une réponse positive à leur proposition de créer une prime qui remplace la prime d’ancienneté et qui serait attribuée à tous les exclus du système, c’est-à-dire qui ne reçoivent pas d’augmentation individuelle. Autre sujet sensible, la mobilité : les fédérations ont réaffirmé leur refus d’une mobilité géographique obligatoire. Sur ce point l’AFB a promis une solution. Indiscutablement, la grève du 30 novembre a marqué un grand coup et a permis de débloquer la négociation. Rien que pour la Société Générale, la direction annonce 50 % de grévistes, de nombreuses agences mères ont fermé avec l’entrée en lice des jeunes et des cadres. Cette fois-ci les services centraux étaient de la fête, on a dénombré plus d’un millier de grévistes ce jour-là à la Défense où le standard et le courrier étaient aux abonnés absents. Mais cette première réunion de négociation devra être confirmée par la remise des textes écrits et il reste aussi de nombreux points de désaccords. Les fédérations le soulignent, la pression du personnel va devoir se poursuivre pour faire avancer les négociations. 2 ans de pseudo-négociations à froid ont moins donné de résultat qu’une seule à chaud. Réunies à la sortie de la commission paritaire, les fédérations ont convenu d’appeler leurs organisations à préparer des initiatives d’action auprès des comités locaux des banques et de l’AFB à la prochaine réunion du 8. Une nouvelle journée d’action nationale d’envergure va être organisée avant la fin des négociations prévue le 17 décembre par les fédérations pour donner l’occasion à tout le personnel de la profession de faire pression tous ensemble.

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Olivier D. Les infos CGT SG 3 Décembre 1999

Les infos du 26 Novembre 1999 - article

LES NOUVELLES DU FRONT

On ne ricane plus à l’AFB à l’approche de la manifestation nationale du 30 novembre. TGV et Autocars sont en nombre, un TGV de Lyon, 10 bus de Nantes, 11 pour le Nord Pas de Calais… le poids de l’intervention du personnel de la profession commence à se faire sentir sur la négociation comme le constate le communiqué de presse publié par les 5 fédérations le 24 au soir de la réunion paritaire. De Massy, désormais encadré à l’AFB par les DRH des 3 vieilles, a choisi le profil bas dans la Tribune du 25 novembre. Il jure désormais de la préférence de l’AFB pour une convention collective et ne raille plus de la mobilisation… selon lui, " il faudra en tirer le conclusion que les 200.000 salariés de la branche expriment le souhait d’avoir une convention collective au 1er janvier "… Et comment, mais pas n’importe laquelle ! Le chemin est encore long pour y parvenir, comme le montre la réunion du 24. Certes, l’AFB commence à reculer en acceptant par exemple de maintenir des salaires conventionnels exprimés en points à partir des minima par niveau. Mais ce n’est qu’un tout début de parcours, car concrètement, la position actuelle de l’AFB conduit tout de même à faire disparaître toute augmentation garantie en 7 ans. De leur côté, les fédérations ont fait un ensemble de contre-propositions communes qui visent à établir un socle de garanties pour la branche sur le système salarial, en s’assurant que les augmentations de branche bénéficieront bien à tous les salariés dans les entreprises. La remise de ces propositions communes marque la volonté des fédérations de poursuivre la négociation ensemble… une fin de non-recevoir à l’espoir que De Massy formule encore dans la Tribune : " si nous sommes acculés, nous sommes prêts à ne signer qu’avec une seule organisation comme la loi le permet ". Sur ce point l’AFB ferait bien de comprendre qu’elle est effectivement acculée à négocier vraiment et que le temps n’est plus aux oukases, ni aux dates butoirs. Les 5 fédérations ont obtenu des nouvelles réunions supplémentaires, le 3, le 8, le 13 et la dernière le 17 décembre. Il en faudra peut-être d’autres, et il n’est pas question de se faire prendre au piège du " c’est à prendre ou à laisser ". Avant de parvenir à un texte final que la CGT préconise de soumettre à un vote des salariés, il y a encore de nombreuses étapes. Le Comité National d’Action des fédérations se réunira le 30 au soir pour faire le point de la journée et débattre de ses suites. En l’état actuel du projet patronal, même amendé à la marge, il faudra poursuivre la pression au-delà du 30, tant il est évident que la bonne volonté de l’AFB est directement proportionnelle au nombre de salariés dans la rue. C’est dire que le programme d’action se déroulera jusqu’à son terme et que l’action du personnel ne devra s’arrêter que lorsqu’une convention collective digne de ce nom aura été obtenue. En attendant, rendez-vous à tous le 30 novembre à 11 h 30 Place de l’Opéra.

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Olivier D. Les infos CGT SG 26 Novembre 1999

Les infos du 19 Novembre 1999 - article

LES NOUVELLES DU FRONT

La réunion de la commission paritaire du 15 novembre n’a pas dérogé à la teneur de celles qui se sont tenues depuis le 26 octobre. L’AFB note les propositions syndicales et répond la plupart du temps à côté. Ce fut encore le cas sur la discipline, les sanctions et les recours et les prérogatives des commissions paritaires où les progrès restent à la marge. L’AFB a remis en séance une nouvelle rédaction des articles portant sur le système salarial qui n’apporte rien de concret, si ce n’est la prolongation d’un an de sursis pour la prime d’ancienneté. Interrogé sur les déclarations à la presse du président de l’AFB, De Massy a répondu qu’effectivement il travaillait à la rédaction de la fameuse charte destinée à pallier à une éventuelle absence de convention. De fait, l’AFB espère que la grève du 30 novembre lancée par les syndicats sera un échec et elle joue l’échec des négociations. Il est évident dans ces conditions que désormais, tout dépendra de la participation de chacun à la grève du 30. Elle ne permettra pas à elle-seule de contraindre l’AFB à des reculs suffisants, de ce point de vue, le 30 sera un tremplin. Cependant, cette journée sera l’occasion de déjouer le calcul de l’AFB… il semble bien, si l’on s’en tient aux échos recueillis par le comité national d’action, que cette fois-ci, le pari soit en passe d’être gagné par les syndicats !

SOPORIFIC MAN

L’agitation qui commence à gagner du côté des directions semble bien aussi confirmer la crainte d’un mouvement fort le 30. Les réunions se multiplient dans les groupes et l’encadrement est enrôlé à la rescousse, parfois de force. Dans le genre colon du régiment, le directeur de Dijon fait très fort : " tous les gestionnaires et les seconds devront participer "… " les inscriptions doivent immédiatement se faire par messagerie "… au mépris de ses obligations de réserve et de déontologie. Rappelons lui donc que son pouvoir hiérarchique ne s’étend qu’au domaine professionnel et qu’aucun cadre, gradé ou employé n’est tenu de participer, organiser ou se faire le porte-parole de l’AFB dans de telles réunions. Plus soft, le directeur de CHALON fait dans le fast-food, mini-séances de 30 mn de remise en forme. Le moins prudent, c’est Soporific man, le directeur du groupe Artois-Douaisis… conscient, c’est déjà pas mal, que sa propre confiance en l’AFB ne rassure personne, il se plaint du climat de psychose et préconise de considérer " Demain la Banque " comme un recueil d’engagements écrits ! Et le pauvre de citer la feuille de propagande de l’AFB en oubliant que ce ne sont pas ses commentaires qui font foi, mais le texte du projet de convention. Pris au piège de son empressement servile, il croît pouvoir écrire que la création du licenciement pour motif non disciplinaire n’entraîne pas de risque de dérive… Que ce n’est rien de plus que ce qui est déjà prévu dans l’actuelle convention, pourquoi l’avoir créé, alors ? Autre flagrant délit de mensonge, l’actuelle convention considérait déjà un manquement à la déontologie comme une faute : faux ! Les obligations déontologiques ont fait l’objet de dispositions légales, elles n’existent pas dans la convention, et elles ne concernent que certaines catégories de salariés. Le projet AFB fourre tout dans les règles de déontologie, jusqu’à l’accueil du client, et en fait un motif de sanction pour tous les salariés ! Mais Soporific man n’a pas très confiance dans sa potion, car il conclut qu’il comprendra la détermination des lecteurs… nous ne saurions trop les encourager en effet à ne pas se laisser endormir par toutes ces gesticulations, qui sentent la peur d’un mouvement massif.

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Olivier D. Les infos CGT SG 19 Novembre 1999

Les infos du 12 Novembre 1999 - article

LES NOUVELLES DU FRONT

1200 délégués, tous syndicats confondus, venus de toute la France et de toutes les banques, réunis à Paris le 9 novembre, c’est une première ! Le débat fut animé, comme il est de tradition dans les réunions syndicales, mais chacun était d’accord sur la conclusion : la manifestation nationale du 30 novembre sera un succès, prélude à une probable grève reconductible devant les blocages persistants de l’AFB. C’est bien son problème d’ailleurs, à l’AFB, qui continue de croire que ce sont des gesticulations qu’il suffit de gérer. Le fossé est pourtant encore une large fracture béante. La veille de la réunion des militants se tenait la commission paritaire. De Massy a, une fois de plus, noté les propositions syndicales et répondu, une fois de plus, par des faux-semblants. C’est significatif à propos du caractère suspensif des recours disciplinaires. Sur ce point, l’AFB a cédé, en le rétablissant, mais la commission de recours interne qui doit examiner le recours serait facultative et serait loin de disposer des moyens du conseil de discipline ! Les articles sur le système salarial ont été abordés. Au lieu de répondre aux propositions syndicales, De Massy a évoqué une sorte d’usine à gaz qui ne modifierait en rien l’individualisation totale des salaires… mais qui lierait leur évolution aux résultats, à la concurrence européenne et mondiale, à la situation du pays, toutes sortes de critères déjà invoqués pour refuser les augmentations collectives alors que 20% de la masse salariale est déjà liée aux résultats. Les fédérations ont ensuite unanimement rejeté la diminution des avantages sociaux, que l’AFB reconnaît, mais justifie sans rire par la sauvegarde des emplois futurs ! Et il y a l’article 48 du projet AFB qui conduit en fait à ce que la couverture de branche réduite, notamment en matière de maternité et de maladie, puisse être complétée dans l’entreprise par une couverture complémentaire financée par des cotisations. Autrement dit, pour maintenir un niveau équivalent à celui d’aujourd’hui, le patronat nous autorise généreusement à nous le payer ! Au rythme où vont ces " avancées de la négociation ", il serait donc bien surprenant que le conflit généralisé soit évité.

LES DENTS QUI POUSSENT

Les orientations annoncées aux délégués syndicaux nationaux puis au conseil d’administration laissent entrevoir l’énorme pression exercée après la fin de la bataille boursière de la part d’appétits financiers aiguisés. Comment expliquer autrement la réaction agacée de Bouton à notre demande de remboursement de la retenue du 22 avril… adieu Berthe… tout autant que la décision de faire fonctionner INFI et PAEN en " quasi filiales " ? Bien sûr, Bouton a confirmé la mise en place de partenariats techniques et de partenariats structurants, qu’il appelle fiançailles. Il l’avait déjà dit le 19 août. Il a aussi confirmé les discussions en cours, mais en refusant la précipitation. Il n’en reste pas moins qu’il lui faut gérer la soif de dividendes et de ROE des actionnaires dans une entreprise qui vient de démontrer qu’elle savait défendre son unité avec combativité, d’où la prudence des orientations annoncées. Faire fonctionner INFI et PAEN en " quasi filiales ", c’est surtout l’échec du camp des partisans de la filialisation immédiate dont on murmurait qu’il l’avait d’ores et déjà emporté ! Auprès des délégués syndicaux, Bouton a insisté sur le maintien des règles communes et du statut. Peut-être que le maintien du statu quo sur la représentation des salariés au conseil d’administration reflète aussi cette contradiction ? On n’a pas fini de mesurer les conséquences de l’OPE ! Il y a quelques mois, il n’y avait pas photo entre le ROE et l’intérêt des salariés… Aujourd’hui, c’est un indéniable progrès d’entendre le président demander au DRH d’améliorer sa proposition dans la négociation salariale. Il y a en effet à faire, en nous proposant 0,4% d’augmentation des salaires en janvier et une prime de 8% d’une mensualité avec un minimum de 800 Frs, nous aussi, on a les dents qui poussent !

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Olivier D. Les infos CGT SG 12 Novembre 1999
  1. Les infos du 05 Novembre 1999 - article
  2. Les infos du 29 Octobre 1999 - article
  3. Les infos du 21 Octobre 1999 - article
  4. Les infos du 15 Octobre 1999 - article

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