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Les infos du 4 Décembre 2025 : Spécial projet Accord Emploi 2026 - 2028 !
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Les infos du 4 Décembre 2025 : Spécial projet Accord Emploi 2026 - 2028 !

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Spécial Accord Emploi - 2 décembre 2025 

Edito :  Nouveau pacte social ? ou nouveau paradigme RH ?
Au fil des négociations, la photographie de la cible Emploi de la direction se précise. Non pas, parce que celle-ci nous donne de la visibilité ou nous explique ses ambitions (bien au contraire...). Mais bien parce que les pièces du puzzle se mettent en place, plus ou moins brutalement.

Avec l’aide de McKinsey (RTS) et la mise en place de la «HR Control Tower» pilotée directement chez DGLE, jamais l’emploi n’avait diminué aussi vite.

Depuis la dénonciation de l’accord télétravail et la fin de l’ultimatum sur le pseudo projet d’accord, pas de son – pas d’image de la direction.              
Dès lors, la question se pose : Avec une méthode aussi désastreuse, peut-on refonder un pacte social «malgré ses propres salariés» ?

Enfin, il semblerait qu’au-delà de présenter aux syndicats un soi-disant «changement de paradigme», nous ayons aussi et surtout affaire à une grosse, très grosse envie de réorganiser à moindre coûts.

C’est clairement visible dans le projet soumis à la signature le 12 décembre.
La CGT considère qu’il ne faut pas signer ce projet déterminant pour les 3 prochaines années mais s’en remet à votre avis. La CGT, fidèle à ses pratiques et ses principes, soumet la signature de ce projet aux principaux concernés – vous, salariés.
Nous organisons une consultation (cf notre site) dont nous garantissons la confidentialité.

Pour ce faire, voici la synthèse commentée des 45 pages du projet d'accord de la direction. 

En résumé, les garanties indispensables pour encadrer les mobilités internes n’y sont pas. 
L’engagement exigé par l’intersyndicale de ne pas recourir à la mobilité contrainte est passé à la trappe.

L’engagement de ne pas recourir aux licenciements contraints n’existe plus. 
Au contraire, cette possibilité est même envisagée dans le préambule !

Les barèmes des départs volontaires disparaissent. 
Ils étaient coûteux pour la direction, mais tellement protecteurs pour les salariés ! 

Enfin, les seniors (de plus de 50 ans, dilués dans la formule « population expérimentée » précédemment de plus de 45 ans), vont aussi faire les frais des nouveaux dispositifs, moins avantageux, mais là encore, énormément moins couteux pour la direction.

Dès lors quel intérêt auraient les salariés à la signature des syndicats d’un projet d’accord régressif s’il ne comporte même pas les garanties minimales et pourtant indispensables (par ailleurs revendiquées par l’intersyndicale) ? A part, pour la direction d’en faire partager la responsabilité avec les syndicats ….
En tout cas, on reste éloigné du « c’est mieux que rien », puisque les dispositifs sont pires que s’il n’y avait pas d’accord signé.

Une manière de museler le contre-pouvoir plus que jamais indispensable dans l’entreprise ?

 

LA MOBILITÉ INTERNE
La direction affiche sa volonté de gérer à présent les évolutions de l’emploi par la  montée en compétence interne des salariés. Nous disons : Banco !         
Mais elle ne précise pas véritablement « comment », ni quels engagements pour encadrer ces reconversions massives. Nous disons : Attention ! 

Il suffit de gratter un peu les dispositifs que la direction entend mettre en face de cet objectif et nous nous apercevons qu’ils restent «à inventer» et «à calibrer»…. Du moins, officiellement, pour les syndicats.

Bref, là où il faudrait une équipe RH solide, transversale, staffée et pilotée en interne, nous risquons de voir arriver un cabinet externe qui fait fortune sur les déboires des entreprises en réorganisations (tel Right Management dans le passé ou certainement Alexio pour l’avenir). Nous ne sommes pas à l’abri aussi de découvrir (puisque pour l’heure, la direction dément) que les activités de «mobilité» ou de «montée en compétence» sont gérées en grande partie en dehors de la France.

Sur la mobilité, nous avions obtenu depuis plusieurs décennies que le salarié dont le poste est menacé, reçoive de la direction une proposition convenable de poste.

Cette garantie, qui a démontré son efficacité, tant personnelle qu’opérationnelle, disparait au profit d’«une affectation dans l’intérêt de l’entreprise».

La direction pousse le bouchon jusqu’à prévoir que si la mobilité a été accompagnée par le nouveau «Campus mobilité et compétences », 2 clauses du projet d’accord sont présentées comme des garanties :

  • Pour pouvoir prétendre à une augmentation, votre rémunération annuelle globale fixe brute (RAGB) devra être située en-dessous de la moyenne métier du futur poste,
  • Si votre bonus / part variable est supérieur aux pratiques du métier d’accueil, celui-ci peut être baissé … sur deux exercices.

Présentées comme des garanties ?!? oui, mais pour qui ?
Voir son bonus ou son variable baissé peut-il être sérieusement considéré comme une garantie, au motif que cela se passerait sur 2 ans ? 

La direction nous a répondu : «On leur garantit déjà du boulot, on ne va pas les augmenter en plus !»

Historiquement, nous avons accompagné et challengé les dispositifs de reskilling (reclassement interne) et de upskilling (montée en compétences vers de nouvelles responsabilités). Mais nous craignons que le «downkilling» (déqualification progressive ou «killing» tout court) soit plus massif et nombreux que les dispositifs pré-existants et vertueux. Le projet n'apporte aucune garantie de ce point de vue, en dépit de nos nombreuses demandes et nos propositions.

L’objectif – non affiché aux syndicats – de la direction est de modifier le « delayering » (suppressions du nombre de couches managériales) et le «span of control» (nombre de salariés sous la responsabilité d’un manager). Dès lors, chacun mesure que les managers sont la prochaine cible de la stratégie de la direction. Difficile d’embarquer une organisation malgré elle, alors que ceux-ci sont sursollicités par de nouvelles tâches (par exemple le nouveau déploiement d’évaluations tournées vers la performance …) en plus du sous staffing lié au non-remplacement des départs.

Il aurait fallu des engagements concrets et efficace pour atteindre cet objectif, tout en préservant les troupes. Ils ne sont pas dans le projet d’accord et les sujets de conflits vont s’amplifier (Evals, détermination du bonus et des variables, etc).

MOBILITÉ GÉOGRAPHIQUE SGRF
Concernant la mobilité géographique de SGRF, si le cadre actuel a été pensé pour soutenir financièrement les salariés faisant le choix de répondre à un besoin de l’entreprise, la nouvelle version devient un outil de transformation imposé. Elle est construite autour des notions de «grande mobilité» et «petite mobilité».

Grande mobilité (au moins 50 km et 1h30 de trajet)
L’accès à ce dispositif est à présent réservé à une minorité de postes : essentiellement certains emplois d’encadrement du réseau ou à certains métiers identifiés localement comme difficiles à pourvoir ou d’expertise.

L’ancien système, certes complexe mais complet, disparaît. L’enveloppe logement, exonérée de charges sociales et fiscales, est supprimée, ainsi que toutes les aides financières annexes : frais de recherche de logement, de déménagement, de mutation, d’installation…

Désormais, l’indemnisation est considérablement réduite. Une prime de 40K€ ou 30K€ selon son métier, une majoration de 4000 € par enfant et 5000 € supplémentaires si la mobilité entraîne la démission du conjoint. Le tout est en brut, soumis aux cotisations, contributions sociales et imposé.

L’écart de 10 000 € est censé compenser le fait que les plus hautes fonctions managériales n’auront d’autres choix que d’accepter des mobilités plus lointaines, dues à une raréfaction du nombre de postes de leur niveau hiérarchique.

Petite mobilité (allongement de trajet d’au moins 15 km ou allongement de 30 minutes)
Pour la majorité des salariés, les mobilités géographiques seront prises en charge par le versement de Primes Forfaitaires de Transport (PFT), légèrement revalorisées :

- Allongement de 15 à 25 km : prime annuelle de 1700 € bruts pour un temps plein,

- Allongement de 26 à 35 km : prime annuelle de 2600 € bruts pour un temps plein,

- Allongement de plus de 35 km : prime annuelle de 3700 € bruts pour un temps plein.

Si au premier abord, ces montants en hausse semblent être enfin un point positif, il convient de rappeler que les futures propositions de poste seront des affectations arrangeant la direction. Les quelques concessions permettant un accès plus large au dispositif de versement des PFT ne compenseront pas la perte d’un véritable droit à un poste convenable pour le salarié.

En effet, la direction entend opérer les mobilités nécessaires aux besoins de l’entreprise dans le périmètre géographique du bassin d’emploi du salarié, celui-ci étant défini comme «un regroupement de communes proches ayant entre elles des relations économiques, ou liées par des migrations alternantes domicile-travail quotidiennes».

Cette définition est dangereuse puisque selon votre secteur géographique et la diminution progressive du maillage SGRF, la direction pourrait affecter un salarié sur un poste de travail pouvant se situer à 1h30 du domicile ! Hallucinant, d’autant que la direction précise même que les bassins d’emplois peuvent être «perméables»….

La direction rétorque pour amadouer les syndicats que cette notion de «bassins d’emploi » était dans l’accord lié à la fusion SG CDN. Sauf que la fusion garantissait le maintien du maillage et rendait la question nulle et sans effet. Ce ne sera pas le cas avec la disparition programmée de plusieurs centaines d’agences sur la durée du projet d’accord.

Enfin, l’octroi de cette PFT est conditionné à l’usage de son véhicule personnel, et de ne pas habiter en zone 1 à 3 du Pass Navigo. Elle est également exclusive de la prise en charge du remboursement partiel d’un abonnement de transport en commun (si vous réalisez vos déplacements avec un mix voiture + transport en commun, il vous faudra choisir).

En clair : êtes-vous prêts à être affectés sur des postes de manière unilatérale par votre RH, sur des trajets pouvant représenter jusqu'à 3h aller-retour en voiture par jour, en échange d'une prime de 3 700€ brut/an ?

En fin de compte, que les mutations relèvent de la grande ou de la petite mobilité géographique, les salariés devraient consentir à des efforts géographiques bien plus importants, avec des répercussions évidentes sur la vie personnelle et familiale.

L'EMPLOI
Au final, la direction reprendrait la main sur ce que nous avions obtenu en termes de garanties et de barèmes de licenciements (sous forme de départs volontaires).
Les accords passés étaient basés sur le fait qu’un salarié dont le poste était menacé, avait le choix entre :

  • lever la main pour demander un reclassement prioritaire (sur la base d’une proposition de poste convenable) ;
  • ou lever la main pour demander un accompagnement financier pour un projet externe (création d’entreprise, reconversion professionnelle, et même un projet personnel) à hauteur d’un mois de salaire par semestre d’ancienneté (plus de sérieux boosters) ;
  • ou lever la main pour bénéficier d’un dispositif senior si l’on était entre 3 (voire parfois 4) ans de l’âge de départ en retraite à taux plein. Une transition d’activité à 70% de la RAGB et 50% du variable.
  • ou, ne pas lever la main… et en fonction des situations, ses collègues généraient les suppressions de postes attendues par la direction. Voire, il était géré en bosse budgétaire.

Maintenant, non seulement, ce serait la direction qui ferait son marché (qui décide sans critère objectif qui est ciblé).
Au-delà, en plus, ce ne serait plus seulement le  poste du salarié qui serait menacé, mais ce serait aussi son emploi !
Car rien ne garantit qu’il n’y aura pas de licenciement contraint. Au contraire, la direction a poussé la malice jusqu’à introduire cette possibilité dans le préambule (que certains syndicats réclamaient depuis le début de la négociation) : « (…) dispositifs étendus avant d’envisager des dispositifs contraints». 

En clair, s’il y a un incident impactant massivement l’emploi (crise, IA, etc) ou une réorganisation avec un impact majeur sur l’emploi, les syndicats devraient alors négocier des dispositifs volontaires fortement régressifs (dont les montants auront fondu entre ceux que nous avions obtenus et les minimas légaux ou conventionnels que propose la direction dans son projet). 

Nous avons exigé de mettre les barèmes actuels en annexe du projet d’accord. Refusé par la direction. 

Depuis quelques temps, en cas de réorganisations, la direction (via la «HR Control Tower» de DGLE) commence par supprimer tous les postes vacants au moment de la prise de décision, juge ceux qu’il est «indispensable» de remplacer, en priorité par des mouvements internes. D’un côté, elle favorise les démissions (fin du télétravail par exemple) et de l’autre, elle réduit au maximum les recrutements externes. L’effet réduction d’emploi est massif et rapide. Cela ne veut pas dire qu’il est indolore et les risques de dérapages sont énormes (risques psycho sociaux RPS, risques opérationnels, etc).
La charge de travail explose et les managers se retrouvent à gérer des risques opérationnels d’une part et des RPS d’autre part.
Là encore, aucune garantie n’a été acceptée, ni même examinée sérieusement.

SENIORS : A NOUVEAU SACRIFIÉS ?
(voir aussi notre page spéciale) 

Nous avions jusqu’à présent pour les collègues à moins de 3 (voire parfois 4) ans de l’âge de départ en retraite, principalement 2 dispositifs volontaires, pour les personnes dont le poste n’était pas menacé, encadrés par un quota (250 par an), le mi-temps seniors (MTS) et le congé de fin de carrière (CFC). S’y ajoutait un dispositif volontaire pour les collègues dont le poste était directement supprimé (ou indirectement, s’il permettait le reclassement d’un salarié dont le poste était supprimé) leur permettant de partir moyennant 70 % de la RAGB et 50 % du variable. C’est cette partie que la direction fait disparaître !
La direction veut mettre en place, principalement  2 dispositifs pour les salariés dont le métier / l’emploi est menacé (en attrition…), sans obligation de remplacement du poste libéré, encadrés par un quota (250 par ans), 75% de la RAGB.
La supercherie vient du fait que la direction s’exonère dans sa nouvelle proposition de l’obligation de remplacement (donc baisse importante d’effectifs), en échange d’une prise en charge apparemment plus avantageuse.
Mais d’une part, c’est faux dans la plupart des cas («75% de la RAGB»  Vs «70 de la RAGB + 50% du bonus/variable»).
Et d’autre part, on ne maîtrise plus la cible des suppressions de poste, ni encore moins le volume dans le futur.

SIGNATURE ? DONNEZ VOTRE AVIS !
Le dernier mot vous revient maintenant et jusqu’au 12 décembre : Faut il ou non signer cet accord régressif ?
En participant massivement à notre consultation (anonyme et confidentielle), vous avez la possibilité de faire valoir votre point de vue. Il est précieux et il sera décisif sur la signature ou non de la CGT de l’accord !

Pour participer, il suffit de cliquer sur ce QR code (ou d’aller sur notre site)

Les infos CGT SG 4 Décembre 2025
Les infos du 3 Décembre 2025 : NAO, vers l'Avent et au delà ! - Emploi, dernier virage

Les infos du 3 Décembre 2025 : NAO, vers l'Avent et au delà ! - Emploi, dernier virage

VERS L’AVENT, ET AU-DELA !
C’était ce lundi que s’ouvraient les premières cases des calendriers de l’Avent. Avec la nouvelle version de la décoration de Noël des Tours SG de la Défense, on ne sait pas ce que retiendra l’histoire : son côté très ostensiblement «bling-bling» (pour ne pas dire kitsch) ou … les très, très grosses boules.  Voilà pour les chocolats et les autres douceurs. L’actualité sociale de notre entreprise était un peu moins gourmande et ostentatoire : une relecture finale du très mal nommé projet d’Accord Emploi, précédé par la traditionnelle ouverture des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) sur les salaires. Comme chaque année, le directeur des relations sociales nous a servi une très indigeste tartine pour essayer de nous faire avaler que, comme toujours, la direction s’était déjà montrée extrêmement généreuse bien que les temps soient très difficiles et la rentabilité médiocre. Pour ce qui est de la générosité, vous avez tous en tête l’absence d’accord salarial l’année dernière… plus difficile encore à entendre est le couplet sur la faiblesse des moyens financiers de la banque alors même que le communiqué de presse au sujet des résultats sur les 9 premiers mois de l’année présentait triomphalement un bond de 45% du résultat net par rapport à 2024, année marquée déjà par des résultats records ! A tel point que le 17 novembre dernier, la direction annonçait un programme supplémentaire de rachat d’actions pour un montant total de 1 milliard d’euros. Plus raisonnable, la CGT n’a demandé en mesures principales qu’une augmentation de 3% de la RAGB de tous les salariés ainsi que le versement d’une prime de partage de la valeur de 3000 euros pour chacun d’entre nous. Avec les mesures complémentaires (cf. nos demandes sur notre site), cela ne représente qu'environ 20% du montant du programme de rachat d’actions surprise sorti il y a seulement 15 jours. C’est au moment du partage de la valeur créée par votre travail que se mesurent les engagements RSE de l’entreprise. A la direction de se montrer à la hauteur !

EMPLOI : DERNIER VIRAGE
Après avoir reçu le dernier projet de la direction vendredi soir, nous nous sommes donc retrouvés lundi pour une ultime séance, dite de relecture technique. Au-delà des désaccords de fond, qui n’ont pas ou peu bougés, la CGT a mis en avant quelques difficultés que posent les dispositifs de la direction et a tenté d’y apporter des solutions plus satisfaisantes. Par exemple, si nous restons extrêmement opposés à la disparition de l’obligation de remplacement des seniors partants en CFC (congés de fin de carrière), qui ouvre un nouveau robinet désastreux pour l’emploi, nous avons fait modifier le calendrier pour que ces dispositifs seniors concernent les collègues susceptibles de partir en retraite jusqu’au 1er janvier 2032 (au lieu de 2030 comme le prévoyait initialement le texte). Si la direction change ainsi les nouveaux «congés de fin de carrière» en ex-dispositifs de «transitions d’activités», elle n’en applique pas les barèmes, puisque le variable a disparu ! Une nouvelle mesquinerie à relever dans ce texte très en défaveur des salariés. Nous allons partager avec vous le projet final de la direction (ici) afin que vous puissiez donner votre avis (ici) sur ce texte déterminant pour l’avenir de tous, avec bien entendu nos commentaires et explications des dispositifs prévus. Vous pourrez ainsi nous dire avec toutes les informations en mains s’il faut ou non (comme nous le préconisons) signer ce projet d’accord.

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Les infos CGT SG 3 Décembre 2025
Les infos du 28 Novembre 2025 : Un peu d'histoire ? - Un plan déguisé - Black friday

Les infos du 28 Novembre 2025 : Un peu d'histoire ? - Un plan déguisé - Black friday

UN PEU D’HISTOIRE
Les plus anciens d’entre vous se souviennent peut-être de Roméo. Pas celui de Juliette ni un de ses avatars, mais le brutal plan de licenciements individuels mené pendant l’été 2012 par une DRH de MARK en roue libre. Plusieurs centaines de salariés jugés arbitrairement « sous performers » avaient alors été convoqués par leur RH pour se voir signifier leur licenciement pour des motifs d’insuffisance spécieux. Avec un choix : un départ avec le minimum légal à l’issue du préavis ou un peu plus sur le champ. Simple et brutal. La réaction rapide de la CGT avait permis de mettre le holà à cette dérive et avait surtout permis de poser les principes de l’accord Emploi actuel : pas de mobilité forcée, pas de départs contraints, mise en place d’un barème transparent pour les départs acceptés par les deux parties (salarié d’une part, entreprise de l’autre). C’est cet équilibre que la direction veut remettre en cause. Radicalement et brutalement.

PLAN SOCIAL DÉGUISÉ ?
Même pas ! Il est clairement indiqué dans le projet de la direction. Le plan social n’est même plus déguisé, mais par contre il va coûter beaucoup, beaucoup moins cher à la direction, qui est en passe de faire disparaître les dispositifs et le barème de leurs indemnités, que nous avions obtenus depuis 2012 ! Le long feuilleton de la négociation de l’accord Emploi pour la période 2026-2028 est sur le point de s'achever. Il ne reste plus qu'à relire la dernière version proposée par la direction. Direction qui rêve manifestement de Roméo, tant elle s’est évertuée à détruire aussi point à point tous les garde-fous acquis depuis 2012. La mobilité ? jusqu’alors encadrée par l’obligation d’une « proposition de poste convenable » - qui convient au salarié – elle serait désormais régie par le « droit de la direction » d’« affecter dans un bassin d’emploi » largement défini « en fonction des intérêts de l’entreprise ». Qui plus est, le projet d’accord prévoit explicitement la possibilité d’aligner à la baisse le variable du salarié ! Et ne comptez pas sur le télétravail pour faire passer la pilule. L’accord a été dénoncé. Les départs contraints ? ils ne sont plus explicitement bannis par la nouvelle mouture de la direction. Ils sont même à craindre tant les moyens mis en place pour « fluidifier » la mobilité apparaissent nettement insuffisants. Le barème transparent ? Jeté aux orties par la direction qui calcule que les indemnités conventionnelles sont au moins 8 fois plus faibles que celles prévues jusqu’alors à la SG. Bref, la direction vise à totalement détruire le pacte social au sein de de l’entreprise. Mais ce n’est pas tout.

BLACK FRIDAY POUR LA MOBILITÉ
Au-delà de la disparition des dispositifs spécifiques de l’accord actuel (TA transition d’activité pour les seniors et départs volontaires) et de leurs barèmes, la direction achève son œuvre. En glissant le défraiement de la mobilité géographique du réseau dans l’accord Emploi, elle en profite pour restreindre énormément l’accès au financement de la grande mobilité à une poignée de gradés, ou à certains postes à pourvoir dont le choix sera laissé à la discrétion des directions régionales. Pour tous les autres, ce sera au mieux une petite mobilité un peu améliorée. En réduisant ainsi le volume de grandes mobilités, la direction compte économiser chaque année plusieurs dizaines de millions d’euros… Cela faisait des années qu’elle en rêvait, la direction le fait aujourd’hui. Pour s’appliquer, il faudrait à la direction, 2 ou 3 syndicats pour signer toutes ces nouveautés régressives. Qui oserait signer un truc pareil ?

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Les infos CGT SG 28 Novembre 2025
Les infos du 19 Novembre 2025 : Négo emploi, doit mieux faire !
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Les infos du 19 Novembre 2025 : Négo emploi, doit mieux faire !

LA BLITZKRIEG
A quelques heures de l’ultimatum fixé par la direction pour signer le projet d’accord télétravail négocié – paraît-il - avec le SNB, et à quelques jours de la « dernière » réunion initialement prévue pour renégocier l’accord Emploi, la direction ajoute de multiples fronts. Après la publication des 101 fermetures d’agences en 2026, elle a remis cette semaine une « note » explicative pour modifier en profondeur les Evaluations. C’est en utilisant le même procédé, qu’en 2011 elle avait fini par mettre le feu aux poudres et avait été contrainte de négocier la mise en place d’un dispositif et co-rédigé une instruction sur le sujet. Accord unanime sur lequel la direction s’assoit aujourd’hui. Dans ces conditions, on ne voit pas comment elle pourrait sortir avec des accords signés et applicables sur les différents points, indispensables pourtant pour mettre en œuvre la stratégie de la DG et faire face aux enjeux auxquels nous allons être confrontés (iA par exemple).   

LA « NÉGO » EMPLOI
Officiellement, la dernière session est prévue lundi. Il aura fallu 4 vraies réunions pour aboutir à des morceaux de textes qui devraient nous parvenir enfin réunis vendredi soir. Autant le dire tout de suite, si rien ne change, la discussion est vouée à l’échec. Le temps manque pour échanger sur les véritables ruptures que propose la direction, ce qu’elle appelle pudiquement un changement de paradigme. Pour faire court, les mesures prévues par l’accord précédent disparaîtraient en quasi-totalité, qu’il s’agisse de l’accompagnement aux projets externes en cas d’échec des principales mesures ou des dispositifs seniors qui ont démontré leur efficacité et répondaient à un réel besoin. Coup de sabre sur la mobilité géographique, notamment sur la grande mobilité. Si la volonté affichée de favoriser le développement des compétences pour faciliter les mobilités plutôt que de supprimer aveuglément des postes est bienvenue, elle ne s’accompagne en revanche d’aucune réelle garantie pour les salariés affectés à des emplois considérés comme « en attrition ».

DOIT MIEUX FAIRE
Après cette négociation « Emploi » marathon, la pseudo-négociation « Télétravail » bidon, la direction propose d’ouvrir les négociations annuelles obligatoires le 1er décembre et espère expédier le sujet avant la trêve de Noël. Cette hâte est révélatrice d’un profond changement de méthode. Cela fait plus d’un an que nous avons demandé une présentation des travaux de McKinsey et de RTS. Slawomir Krupa nous avait parlé d’une présentation en parallèle des négociations Emploi. Rien n’est venu de ce côté. Tout ce que nous avons – les projets d’accords de la direction - est publié sur notre site. N’hésitez pas à en prendre connaissance, car ce sont des dispositifs qui vous concernent tous plus ou moins directement (télétravail, dispositifs seniors, évals, etc). Toutes vos remarques seront les bienvenues. Elles nous serviront d’appuis pour continuer à batailler pour vos droits quelles que soient les circonstances.

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Les infos CGT SG 19 Novembre 2025
Les infos du 24 Octobre 2025 : Demandez le calendrier social - Emploi : La bourse à la loupe
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Les infos du 24 Octobre 2025 : Demandez le calendrier social - Emploi : La bourse à la loupe

AGENDA « SOCIAL » : DEMANDEZ LE CALENDRIER !
Après un premier round tendu de négociations « télétravail et emploi », la rencontre avec Slawomir Krupa et la réunion du CSEC du 16 octobre, la direction a fait parvenir aux organisations syndicales un calendrier serré de négociations avant la fin de l’année. 3 dates en décembre seraient consacrées pour les traditionnelles NAO et une autre demi-douzaine de réunions sur l’emploi et la mobilité. La première réunion a lieu lundi 27 octobre et devrait donc revenir sur la méthode, avant d’attaquer le cœur des discussions courant novembre. Un délai très court pour traiter de la mobilité (choisie ou incitée), de l’évolution des process liés à l’emploi, des dispositifs seniors, des risques en cas de tensions sur l’emploi, etc. D’autant que les incertitudes politiques en France viennent compliquer aussi l’exercice. D’ici là, en interne, Slawomir Krupa aura fait son grand oral le 30 octobre, dans un climat tout aussi tendu, mais vraisemblablement (sauf mauvaise surprise) après l’annonce de bons résultats pour le T3.   

EMPLOI : A LA LOUPE OU LA LOUCHE ?
Alors que s’approche la prochaine réunion de négociation sur l’accord Emploi, la CGT tient à rappeler la position de l’intersyndicale sur un point essentiel de cette discussion : aucun accord ne sera possible sans maintien des dispositifs spécifiques du chapitre 3 de l’accord actuel, actualisé en fonction des besoins constatés par l’expérience. C’est ce chapitre qui assure qu’un salarié dont le poste est supprimé dans le cadre d’une réorganisation ne sera pas contraint à une mobilité imposée (poste ou localisation) ou tout simplement poussé vers la sortie avec des indemnités minimales. La direction prétend que, à l’avenir, c’est-à-dire dès le mois de janvier, elle saura gérer les suppressions de postes uniquement par le biais de reclassements ou de reskilling. Vision 2025 a montré à quel point c’était compliqué chez SGRF et l’accord Emploi a permis de minimiser le choc. Et pourtant les mobilités y sont plus faciles que dans les Services Centraux Parisiens où la grande diversité des métiers complexifie la tâche ! Une étude récente de la Bourse des Emplois pour ce périmètre (hors SGCIB) illustre l’ampleur du problème : moins de 200 postes sont ouverts à Paris (dont près d’une trentaine en reskilling) pour environ 18000 salariés. Le rapport est à peine supérieur à 1% !! Et il faut aussi songer aux mobilités ordinaires … Comment la direction peut-elle espérer nous faire croire qu’elle sera en mesure de gérer la moindre réorganisation un peu conséquente sans les mesures prévues actuellement par le chapitre 3 ou des mobilités aux forceps ?? Nous attendons d’elle des réponses honnêtes et non du pipeau, et plus encore qu’elle reprenne conscience de l’importance de disposer d’un outil humain efficient de gestion des réorganisations futures.   

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Les infos CGT SG 24 Octobre 2025
  1. Les infos du 10 Octobre 2025 : Emploi, télétravail - rencontre au 35ème
  2. Les infos du 25 Septembre 2025 : Les nouvelles du front
  3. Les infos du 15 Septembre 2025 : SG, une semaine à haut risque social
  4. Les infos du 5 Septembre 2025 : Télétravail, déjà 2700 signataires !

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