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Guerre en Ukraine : Appel des salariés SG - 3 Mars 2022

La Société Générale est une banque internationale présente dans 61 pays et six continents. La diversité culturelle de ses employés est une fierté pour elle.

La paix est essentielle à nos activités, car nous les exerçons au-delà des frontières. Nous rassemblons des entreprises internationales, des administrations publiques et des communautés locales au bénéfice de tous. Nous croyons que la paix est ce qu’il y a de plus important pour la prospérité de chaque pays. Y renoncer, c’est accepter misère et souffrance.

Pour ces raisons, nous, salariés de la Société Générale, condamnons l'agression du gouvernement russe contre l'Ukraine, qui a déjà fait des milliers de victimes, déplacé des dizaines de milliers de personnes et privé de moyens de subsistance plusieurs millions de personnes.

Aujourd’hui en Ukraine, on ne peut plus vivre et élever ses enfants sans craindre pour leur vie. Les Ukrainiens dans leur ensemble sont privés de nourriture, d'aide médicale et des besoins humains fondamentaux. Cette guerre n'a pas seulement apporté souffrance et destruction à l'Ukraine, mais elle fait également craindre un élargissement à d’autres nations.

Nous, salariés de la Société Générale, condamnons la répression dont sont victimes les manifestants anti-guerre en Russie, et les quelques journaux indépendants soucieux de présenter les faits tels qu’ils sont. S'exprimer contre la guerre est considéré comme un acte de trahison par le gouvernement russe.

Nous sommes fiers des travaux accomplis par la Société Générale en Russie. Rosbank emploie 12.000 salariés et elle est la 12e plus grande banque de Russie. Elle est présente dans 70 régions. Sa fiabilité a été saluée par l'édition russe de Forbes. Des millions de particuliers et d’entreprises lui font confiance.

La Société Générale et ses salariés ont été aux côtés des clients et des collaborateurs de Rosbank dans des moments difficiles : turbulences financières de 2008, première vague de sanctions à l’encontre de la Russie en 2014, et tout au long de la pandémie de COVID. Nous restons solidaires de nos collègues de Rosbank, qui se trouvent dans une position difficile liée aux actions du gouvernement russe.

Aujourd’hui, nous pensons que l'agression par le gouvernement russe contre l'Ukraine est contraire aux valeurs de liberté, paix et démocratie que nous défendons. Nous refusons de devenir les témoins silencieux de cette terrible tragédie. C'est pourquoi, nous, salariés de la Société Générale, voulons prendre la parole contre la guerre et exigeons une paix immédiate.

Nous ne sommes pas seuls. L'agression du gouvernement russe a soulevé des vagues de solidarité avec l'Ukraine à travers le monde. Plusieurs pays ont imposé des sanctions de grande envergure contre la Russie, de nombreuses entreprises internationales telles que BP, Shell, ExxonMobil, Boeing, Airbus, Ford, BMW, Volkswagen, Volvo, Nokia, Apple et Maersk ont cessé de faire des affaires en Russie.

Par conséquent, nous affirmons que nous sommes solidaires du peuple ukrainien. Nous demandons à la Société Générale de s’inscrire dans une démarche identique et de suspendre ses activités en Russie.

Nous défendons la paix !

 

 Pour soutenir cet appel : ici 

Philippe FOURNIL Actualités de l'Entreprise 2 Mars 2022

Les maux bleus - 5 mai 2021

Relancer une dynamique positive dans une période de réorganisations 
(
attention, il faut être connecté au site avant de cliquer sur le lien PDF pour avoir accès au document PDF)

 

Focus 1 : Relancer une dynamique positive après un plan de départs volontaires
(attention, il faut être connecté au site avant de cliquer sur le lien PDF pour avoir accès au document PDF)

 

Focus 2 ( si vous avez survécu au Focus 1) : réagir aux réactions hostiles dans une période de tension

(attention, si vous êtes toujours réfractaire, il ne reste plus que le goulag...)

 

ateliertransfo

 

 

 

 

Philippe FOURNIL Actualités de l'Entreprise 5 Mai 2021

Asset management, Lyxor, Amundi - 7 avril 2021

 

Lyxor Amundi - 7 avril 2021 

Asset management SG - Lyxor - Amundi : "une formidable aventure" pour la direction.. qui prive la SG d'un de ses bijoux de famille.


L'annonce a été faite avant le communiqué de presse par la direction aux délégués nationaux des 4 syndicats.
Le conseil d'administration (pour infos, notre élu ne siègera qu'après l'AG) a validé hier soir l'entrée en négociation exclusive avec Amundi de la cession des activités d'Asset Management SG (front back et supports).
La cession des activités d'Asset Management (front back et supports) à Amundi concerne toutes les activités sauf l'activité épargne (dédiée et logée à BDDF ou Mark, comme SG29).

Amundi récupérerait d'ici la fin de l'année l'ensemble des activités d' d'Asset Management et deviendrait un leader européen (basé en France), notamment sur les ETF.

Compte tenu des proximités que nous avons avec Amundi, l'ensemble des salariés seraient repris par Amundi (quelque soit leur localisation). Reprise des contrats de travail et avec un statut au moins équivalent de celui de la SG.
Négociation exclusive pour un signing avant l'été et un closing pour fin 2021.

Le montant de la transaction est un peu plus élevé que les fourchettes basses parues dans la presse ces derniers temps, mais en dessous des espoirs de la DG d'il y a 2 ans maintenant. En tout cas, il semblerait que le prix aurait pu être plus élevé mais aux prix d'une cession outre-Atlantique, ce à quoi la DG a renoncé, pour préférer une solution française et européenne.

Le dispositif concerne 470 collègues dans le monde pour Lyxor (335 en France, 67 en Europe, dont 15 au Luxembourg, 30 US, 30 GB, 30 Asie).
Création d'un pôle dédié Epargne logé à Priv (SG 29 , 100 personnes soit 10% des activités cédées).

Le CSEC sera convoqué aujourd'hui, tout comme le CDGE.

Le doc officiel sera dans la BDES ce matin.

Pour la direction : "Nous avons une exigence de la part d'Amundi de reprise de l'ensemble des équipes. Les équipes seraient logées en France à Paris (Montparnasse).
Mais nous pouvons échanger sur vos demandes.

Nous allons prendre connaissance des éléments pris en compte dans la reprise (notamment sur le statut) par Amundi. Par ex, pas de licenciement contraint.

En réponse à la CGT qui demandait la fin des cessions d'actifs et du démantèlement du Groupe, tout comme la nécessité de négocier certains aspects de cette cession (notamment la clause de retour pour les salariés concernés qui le souhaiteraient), la direction a déclaré : En ce qui concerne les cessions d'actifs, il n'y a pas en France, ni ailleurs dans le monde, un cadre de négociation. Sans doute sera affichée la fin de "transform to grow". Il y a certainement une fin du recentrage des activités.
Pour ce qui concerne la clause de retour que vous évoquez, à la SGAM, c'était un démembrement. Là on est dans un cadre où Amundi reprend la totalité des activités.
Dans le cadre des retours en 2010, ils se faisaient sur des jobs disponibles. Là, nous n'auront plus d'activité. Donc ça va être compliqué mais il n'y a pas de réduction d'emploi. Le dispositif est paradoxalement plus protecteur que le démembrement de 2010 (qui a été le début des plans sociaux à la SG).
Une première négo pourrait donc avoir lieu en avril.

 
voir aussi :

les fiascos sont ils inévitables ?
https://www.cgtsocgen.fr/articles/irp-relations-sociales/6892-les-fiascos-sont-ils-inevitables

les infos hebdos :
https://www.cgtsocgen.fr/articles/infos-hebdo/7074-les-infos-du-2-avril-2021-bddf-tirer-sur-la-corde-lyxor-finance-fiction-nos-sous-la-p-i


amundilyxor

 

Philippe FOURNIL Actualités de l'Entreprise 6 Avril 2021

Rencontre semestrielle avec Frédéric Oudéa - 24 Mars 2021


Réunion au 35ème étage - 24 Mars 2021 

Au fil des années, les réunions de concertations initiées lors de la crise de 2011, afin d’aborder en amont avec la direction générale les questions stratégiques pouvant avoir un impact social, se sont peu à peu transformées en simples rencontres semestrielles avec Frédéric Oudéa au cours desquelles il fait un simple point de la situation et ébauche quelques pistes concernant ses grands projets et les grands enjeux auxquels est confrontée la banque.

Vue du ciel
Vu de très haut, de la position du directeur général, tout va bien. Ou sinon tout va dans la bonne direction. Certes, les résultats pour 2020 ne sont pas très bons mais le 2e semestre a montré la capacité de rebond des activités et la solidité du bilan. 13,2% de ratio CET-1, cela vous pose une banque, surtout quand les frais généraux continuent de baisser de 5%. Il reste toutefois à desserrer le carcan qui pèse sur la distribution de dividendes – « très pénalisant » - et il serait certainement un directeur général comblé. Pour le moment, il devra se contenter de verser 0,55 euro par action en mai (soit 450 millions d’euros au total) et il espère bien pouvoir mener un rachat d’actions d’un montant équivalent à l’automne. Soit un total plus de 20 fois supérieur au montant de la « rémunération financière des salariés » (participation + intéressement), ce qui n’est pas sans poser beaucoup de questions. Mais nous y reviendrons après.

En attendant, Frédéric Oudéa s’est montré optimiste pour l’année 2021, année au cours de laquelle il espère «confirmer la trajectoire de redressement pour augmenter encore la confiance» des actionnaires. Il visait particulièrement les activités de marché, et notamment MARK. Au sein de GBIS, ce sont cependant les activités de financement de GLBA qui seront priorisées en termes d’allocation de capital en raison de leurs bons résultats. Tendance qui se retrouve également dans les activités d’assurance et de gestion de flotte automobile (ALD). En ce qui concerne les réseaux français, il a répété les ambitions déjà énoncées concernant Boursorama (qui sera « très rentable » une fois passée la phase d’acquisition de nouveaux clients) et la création d’un nouveau business model issu de la fusion des réseaux de la SG et des différentes entités du Crédit du Nord. Il reste cependant des « trajectoires à tracer » pour quelques métiers non précisés. Nous lui demanderons s’il pensait par exemple à Lyxor, qui alimente les rumeurs depuis des années, mais nous n’obtiendrons pas de réponse sur ce point. La vente de cette ancienne pépite, négligée depuis de longues années, serait pourtant un échec de plus de la stratégie suivie depuis 2008. La CGT a insisté pour que dans cette hypothèse, par exemple, un droit au retour semblable à celui mis en place pour SGAM en 2009-10 soit également prévu. Enfin, Frédéric Oudéa s’est réjoui de la clôture des démêlés avec le parquet national financier au sujet de l’affaire libyenne et il espère qu’il en sera de même avec tous les litiges en cours d’ici la fin de l‘année.

Bref, « tout va presque pour le mieux » car cette stratégie claire va permettre le redressement (un de plus) de l’engagement des salariés, pleinement rassurés par le cap fixé par leur capitaine. 

  lalune
 
La vie sur Terre : l’argent

Évidemment, notre ressenti d’habitants des sphères inférieures est un peu différent et les interventions de la CGT ont surtout été l’occasion pour nous d’essayer de lui remettre les pieds sur Terre. Et ce n’est pas si facile !

Pour commencer, nous avons été les seuls à réitérer notre opposition à la distribution de dividendes et aux rachats d’actions dans le contexte actuel. Les capitaux doivent servir à préparer l’avenir en investissant dans les outils de travail mais aussi en pratiquant une politique de rémunération juste et motivante.

La CGT a ensuite rappelé que Frédéric Oudéa s’était engagé à ouvrir une négociation sur les critères d’attribution des rémunérations variables … en 2012. Elle ne s’est jamais ouverte sérieusement. Plus de transparence et d’équité auraient pourtant été très utiles aux managers pour les aider à distribuer un montant global en baisse de 25% au lieu de les envoyer au casse-pipe face aux salariés. Cela aurait aussi et surtout, évité quelques injustices, dérives voire discriminations. Qui plus est, cet épisode aura un vrai coût caché : baisse du moral et de l’engagement d’une part, défiance accrue voire colère envers la direction. Cette fracture ne sera pas seulement visible dans le pulse ou le comportement des ambassadeurs, la perte des talents ou des forces dont nous avons cruellement besoin s’accentue dangereusement. 

Également depuis 10 ans, nous attendons toujours que Frédéric Oudéa tienne sa promesse de « muscler » le volet de la rémunération collective des salariés, intéressement et participation (la P+i). Pour le moment, il trouve que la distribution des variables a été « difficile mais juste » et ne peut nous proposer qu’un retour du PMAS en 2022 car « tout faire », « ça coûte ». Il semble estimer qu’une remontée du cours de l’action devrait suffire à nous satisfaire. Est-ce qu’il pense que tous les salariés reçoivent eux aussi des milliers d’actions gratuites chaque année ?

Nous ne demandons pourtant pas la lune, simplement un niveau de P+i en ligne avec le reste de l’industrie. Un nouvel accord sur le sujet doit être négocié avant le 30 juin et il serait temps que la direction générale tienne enfin ses promesses, brièvement renouvelées ce mercredi, sur le sujet. La présence d’un ou deux représentants de la CGT au conseil d’administration pourrait bien faciliter la mise au point d’une formule enfin favorable aux salariés.

Bref, collègues, si vous êtes mécontents de votre bonus  / variable / CGU ainsi que du montant de votre intéressement / participation, n’hésitez pas à voter pour nos candidats au conseil d’administration. 

Pour voter aux élections du Conseil d'administration, => cliquez ici  <=  
vous avez perdu vos identifiants ? contactez le  :  01 58 98 97 87 Du lundi au vendredi de 9h à 17H 

La vie sur Terre : le travail

Dans le cadre des travaux visant à définir le prochain plan stratégique, nous avions quelques messages à faire passer et des préoccupations que partagent les élus et représentants CGT avec les salariés.

Premier souci, Ganesh, la façon dont est mené le projet de fusion de la SG avec le CDN. Bien que Sebastien Proto nous avait assuré qu’il ne voulait pas travailler « en chambre » dans le cadre de ce projet, c’est pourtant bien ce qui se passe. Organisations syndicales et salariés sont largement mis à l’écart des groupes de travail et nous avons de quoi être inquiets.  Il nous semble indispensable d’avoir un point d’étape sur ces travaux avant que les contours du projet soient déterminés et que les instances représentatives soient juste appelées à constater les dégâts sociaux. Ce serait alors l’assurance d’une révolte des équipes et de l’échec d’un projet suffisamment compliqué.

Cette complexité existe déjà sur le terrain. Alors que les tensions se multiplient sur l’informatique et les sous-effectifs, nous avons demandé à faire un point avec BDDF pour pouvoir traiter le problème des trous dans la raquette, les « non – pourvois » de postes suite aux démissions et départs de l’entreprise qui mettent les équipes sous tension. Reconnaissant que le rapprochement avec le CDN allait faire disparaître de nombreux postes, Frédéric Oudéa a estimé qu’il n’est pas possible de renforcer les effectifs. Sentant certainement que cette réponse n’était pas acceptable pour des équipes à bout – et dont la rémunération venait d’être amputée pour verser un dividende très dispensable – la DRH du Groupe a suggéré de prendre date (pour une réunion) afin de « trouver des solutions qui pourraient être innovantes », par exemple que des « très jeunes » et des « seniors » viennent en renfort. Il est vrai que les plus de 75 ans devraient bientôt être tous vaccinés. Mais de là à les envoyer au guichet…

Autre problème très terre-à-terre, celui des délocalisations. La CGT a répété que ces dernières devaient être limitées, justifiées et motivées, notamment auprès des instances représentatives du personnel et des organisations syndicales. 

Dans un groupe mondial, la localisation des ressources peut être stratégique, mais le offshoring ne peut être motivé par le dumping social. Qui plus est, ce dernier est souvent la source d’une baisse de qualité de service bien souvent au moins aussi importante que les gains recherchés en délocalisant. Même si Frédéric Oudéa nous a vanté les qualités des centres offshores et l’engagement de leurs salariés (qui ne sont pas des Gaulois réfractaires…), il est essentiel de trouver un équilibre et de le rendre transparent. Un point annuel, avec les syndicats ou dès lors qu’un projet a un impact sur l’emploi en France, est indispensable et cela vaut aussi pour les éventuels projets d’automatisation de processus. Il serait aberrant de faire autrement alors que la SG ne cesse de communiquer en interne comme en externe sur l’ESG et la RSE… mais il est vrai que, vue du ciel, la responsabilité sociale de l’entreprise ne semble pas porter sur des sujets aussi quotidiens que les rémunérations, les conditions de travail ou encore les risques de dumping social et de ses conséquences sur l’emploi en France.

fredodistance

 

Face à une direction générale qui a beaucoup de mal à entendre les remontées du terrain, de comprendre l’exaspération croissante de salariés à qui elle demande toujours plus pour toujours moins de considération, il est indispensable de bien faire entendre votre voix.  Les élections de nos représentants au conseil d’administration est l’occasion du moment. Il reste jusqu’à vendredi 14H00 pour voter CGT.

On compte sur vous ! Merci !  

 

Pour voter aux élections du Conseil d'administration, => cliquez ici  <=  
 vous avez perdu vos identifiants ? contactez le  :  01 58 98 97 87 Du lundi au vendredi de 9h à 17H 

Philippe FOURNIL Actualités de l'Entreprise 25 Mars 2021

L’avenir de Lyxor, parent pauvre du dialogue social : 30 Mars 2021


Feuilleton à rebondissements - 30 Mars 2021 

En bref : Ce week end, la presse est une nouvelle fois revenue sur la situation de Lyxor et sur une éventuelle cession imminente. Le choix se situerait entre une solution française (Amundi) et State Street (Société de gestion américaine). Pourquoi revenir sur ce qui pourrait s'avérer être des rumeurs ? parce que, pour la CGT, avant que les décisions soient prises et validées par le conseil d'administration, c'est le moment de rappeler nos exigences tant pour les salariés concernés, que pour le reste du groupe SG.

LE FEUILLETON LYXOR 
Tout comme William Kadouch-Chassaing devant le CSEC le 9 mars dernier, Frédéric Oudéa nous l’a pourtant répété mercredi dernier : "les articles de presse concernant la vente de Lyxor ne sont que des rumeurs lancées par des concurrents malveillants ou des intervenants qui n'y connaissent rien". Et voilà que vendredi ces deux forces obscures en ont remis une couche en affirmant que, selon quatre sources différentes mais concordantes, ce processus avançait à grands pas. Il était même question de deux acquéreurs potentiels arrivés en finale pour se disputer ce morceau de choix.

La CGT répète une nouvelle fois que ce serait une erreur que d’abandonner une nouvelle fois un vrai savoir-faire en matière de gestion d’actifs, malgré le sous-investissement chronique dont souffre Lyxor depuis de longues années. L’exemple de la SGAM, bradée au Crédit Agricole afin que ce dernier puisse constituer l’empire Amundi, devrait suffire à illustrer le bien-fondé de notre opposition. Pourquoi ne pas envisager des alternatives à la cession (un partenariat par exemple) ?

Malheureusement, il est à craindre que la direction générale continue de s’obstiner dans cette stratégie perdante qu’elle poursuit depuis plus de 10 ans et que Lyxor soit à son tour cédé, qui plus est pour une somme bien plus faible que celle espérée il y a peu. Une telle vente ne concernerait pas seulement les salariés détachés à Lyxor, mais toucherait également tous ceux des fonctions support (chez RISQ, ITEC ou ailleurs) qui travaillent pour Lyxor. Soit quelques centaines de salariés dont l’avenir paraît aujourd’hui bien incertain.

C'est pourquoi la CGT a demandé à la direction générale, si le projet devait avancer, de prendre des engagements sociaux (en termes d'emploi, de statuts et de localisation de l'activité) et des garanties à la hauteur de celles que nous avons pu construire par le passé. Par exemple, une clause de retour pour les salariés qui souhaiteraient rester ou revenir au bout de 6 mois, voire un an.

Si le repreneur était étranger, ces engagements n'auraient aucune valeur. De même, une reprise étrangère pourrait avoir en plus des conséquences sur SGSS. Bien malin celui qui pourrait garantir quoi que ce soit, une fois l'activité transférée outre Atlantique. Avec une reprise par un intervenant étranger, il est à craindre que les activités soient transférées hors de France et que la casse sociale soit immense. Et même si le repreneur était français, les inévitables doublons menaceraient de très nombreux postes de travail. Alors au-delà de l'erreur que serait une cession, ce serait une faute de brader cette activité à un repreneur étranger. Mais que fait-on?

Cela fait bien longtemps que nous abordons la question avec la direction générale afin d'éviter cette erreur, ou de définir en amont nombre de garanties pour les salariés concernés par cette opération dont l'imminence n’est aujourd’hui qu’un secret de polichinelle.

Quelles seraient ces garanties? Sur le modèle de ce qui s’était passé lors de la création d’Amundi, nous pourrions par exemple imaginer des passerelles permettant le retour pendant au moins un an des salariés qui seraient transférés hors du Groupe. Ou à l’instar de ce qui s’était passé lors de la création d’APTP, les salariés pourraient choisir d’opter pour rejoindre leur nouvel employeur ou rester à la SG. Dans tous les cas, il faut discuter de solides garanties sociales tant pour les salariés qui souhaiteraient être reclassés dans le groupe SG que pour ceux qui décideraient de tenter l’aventure auprès d’un employeur avec une P+i plus généreuse.

Mais pour discuter, encore faut-il être au moins deux.

Tant que la direction générale ne renoncera pas à la cession ou refusera d’admettre la réalité, ce sera compliqué. La richesse du dialogue social que vante si souvent Frédéric Oudéa dans les médias ne serait-elle donc que cela : un slogan pour un affichage RSE de façade mais vide de contenu?     
Enfin, en cas de cession, se poserait aussi la question de l'arrêt indispensable du Transform to grow et de la cession d'actifs pour redonner confiance aux salariés. Nous réaffirmons notre exigence d'arrêter cette stratégie du déclin qui s'accompagne d'un manque de reconnaissance (en fixe, en variable et en participation/intéressement). Le tout a déjà souvent transformé la défiance vis-à-vis de la direction générale et sa stratégie, en colère. Il est grand temps d'agir pour redonner confiance en l'avenir aux salariés et donc de travailler concrétement à leur bien être. 

ilsarrivent

 

Extrait de la Tribune et Reuters : Amundi et State Street encore en lice pour le rachat de Lyxor à Société Générale
Reuters.com  |  26/03/2021, 16:30  |  454  mots par Pamela Barbaglia et Arno Schuetze
LONDRES (Reuters) - Société Générale est en discussions avancées avec le groupe français Amundi et l'américain State Street en vue de la vente de sa filiale de gestion d'actifs Lyxor, a-t-on appris de quatre sources.
Amundi et State Street sont en train de finaliser chacun une offre après le retrait, pour des raisons liées à la valorisation, des autres acquéreurs potentiels qui s'étaient intéressés au dossier, ont précisé ces quatre personnes qui ont requis l'anonymat.

L'allemand DWS et l'américain Northern Trust ont été les derniers à se retirer du processus, laissant Amundi et State Street face à face pour la reprise de Lyxor, qui affichait en février 164,4 milliards d'euros d'actifs sous gestion et dont Société générale veut se séparer dans le cadre de sa stratégie de retour à la rentabilité.

La valorisation de la filiale se situe aujourd'hui entre 400 et 500 millions d'euros, alors que SocGen visait au départ un prix d'un milliard. Cette baisse s'explique par les risques qui entourent les perspectives de croissance et par les conséquences de la crise du coronavirus, ont dit les sources.

Société Générale, Amundi, State Street et DWS ont refusé de commenter ces informations. Aucun représentant de Northern Trust n'était disponible dans l'immédiat pour un commentaire.

Le directeur général de la Société Générale, Frédéric Oudéa, a lancé dès l'an dernier une revue stratégique de Lyxor et il a mandaté Citigroup pour sonder d'éventuels repreneurs, ont expliqué les sources, précisant que les conseils du Groupe travaillaient actuellement à préparer une scission qui s'annonce délicate.

Lyxor avait en février environ 82,3 milliards d'euros d'actifs sous gestion investis dans des fonds indiciels (exchanged-traded funds, ETF), ce qui en fait le troisième acteur européen de ce marché. Mais trois de ses fonds figuraient le mois dernier dans le classement Morningstar des 20 fonds d'ETF européens affichant les plus mauvaises performances.

Pour Amundi, déjà numéro un européen du secteur avec environ 1.700 milliards sous gestion fin 2020, une acquisition de Lyxor serait une opération de croissance externe logique mais le groupe n'entend pas pour autant faire monter les enchères, ont dit les sources.

State Street, au contraire, cherche activement à se renforcer sur le marché européen. Il a eu l'an dernier des discussions avec la banque suisse UBS sur l'éventualité d'un rapprochement de leurs activités respectives de gestion d'actifs, a précisé l'une des sources.

(Avec Matthieu Protard, Carolyn Cohn et David French, version française Marc Angrand, édité par Jean-Stéphane Brosse)

Philippe FOURNIL Actualités de l'Entreprise 12 Janvier 2021
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