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Emmanuel Macron sème le trouble en évoquant un rachat de la Société générale - le Figaro 15 Mai 2024

Le fait est inédit. Lundi, Emmanuel Macron a appelé les banques européennes à se marier entre elles. Dans une interview accordée à l'agence Bloomberg en marge du sommet Choose France qui réunissait à Versailles des investisseurs du monde entier, le chef de l'État s'est même dit ouvert au rachat d'un établissement français par un rival européen.

« Nous avons besoin d'une consolidation et nous avons aussi besoin d'un vrai marché domestique (européen) (…). L'énergie, la finance et les télécoms sont les secteurs clés où un marché unique n'existe pas », a expliqué Emmanuel Macron. Interrogé sur la possibilité qu'une banque européenne, comme l'espagnole Santander, rachète un établissement français comme Société générale, le président de la République n'a pas hésité : « Oui bien sûr, c'est possible, a-t-il répondu. Cela fait partie du marché. Agir en Européens signifie avoir besoin de consolidation en tant qu'Européens. » La franchise d'Emmanuel Macron a quelque peu surpris. Elle tranche avec la volonté habituellement affichée par les dirigeants politiques de protéger les fleurons nationaux. Or, la réponse du président a laissé entendre que la France serait prête à laisser partir un champion bancaire comme Société générale. « C'est comme si le président avait mis un panneau "à vendre" sur la Société générale », ironise un analyste financier. Cette interprétation a d'ailleurs dopé mardi l'action de la banque au logo rouge et noir qui a terminé en tête de l'indice CAC 40 (+ 3,79 %).

« C'est un peu surprenant qu'un président se prononce sur un cas spécifique », souligne un observateur du secteur bancaire. « C'est un peu irresponsable. Il s'est pris les pieds dans le tapis, il s'est fait avoir par la question », lâche de son côté une source qui connaît bien la Société générale. Compte tenu de sa faible valorisation boursière, la banque de la Défense est de fait régulièrement perçue comme une proie potentielle en Europe. Avec une capitalisation boursière de 21,8 milliards d'euros, elle se paie six fois les résultats, contre 7,4 fois en moyenne pour l'ensemble du secteur bancaire du Vieux Continent. La capitalisation de BNP Paribas est de 80,8 milliards et celle de Santander de 75,3 milliards. « Dans la vraie vie, on peine à se dire que le gouvernement n'interviendrait pas si la banque était attaquée par un établissement étranger », ajoute une source bancaire.

Mardi, l'Élysée a minimisé la portée des propos d'Emmanuel Macron. « Il n'y a aucun projet de rachat de Société générale, a insisté son entourage. Le président a

seulement répondu à une question théorique portant sur l'union des marchés de capitaux et l'union bancaire. » Dans certaines grandes banques, on se voulait rassurant en soulignant que le chef de l'État avait voulu donner un coup d'accélérateur à ces sujets.

« Fusions transfrontalières » « Société générale est bien trop grosse pour être véritablement la cible potentielle d'une rivale européenne, pointe de son côté Jérôme Legras, responsable de la recherche chez Axiom AI. Les dirigeants de banques n'ont pas d'appétit pour les fusions transfrontalières car elles restent difficiles à réaliser et comportent beaucoup d'inconvénients. » De fait, l'union bancaire n'est toujours pas achevée. Il manque la dernière brique, une assurance-dépôts commune ; l'Allemagne et d'autres freinent, arguant que leurs épargnants ne devraient pas être tenus pour responsables des pertes subies par les banques d'autres pays. Dans ce contexte, les transferts de capitaux restent difficiles en Europe. « Dans chaque État membre, les superviseurs nationaux imposent aux banques de constituer lo- calement des réserves de capital et de liquidités. Ce qui empêche les banques de générer des synergies », explique Rafael Quina, Senior Director chez Fitch Ratings. Les synergies ne sont d'ailleurs pas faciles à réaliser, car elles passent notamment par des suppressions de postes. C'est pour cette raison que le gouvernement espagnol s'est récemment opposé à l'OPA hostile lancée par BBVA sur sa rivale Sabadell. Autre frein, « quand une banque grossit, la régulation lui impose d'augmenter ses capitaux réglementaires, ce qui n'est pas simple », ajoute Jérôme Legras.

Il reste que, depuis plusieurs années, de nombreuses voix plaident pour un secteur bancaire européen plus concentré autour de quelques acteurs. Hormis la britannique HSBC, aucune banque européenne ou du Royaume-Uni ne figure parmi les 15 premiers établissements mondiaux en termes de capitalisation boursière. Mais, les profits records enregistrés ces deux dernières années par nombre d'établissements grâce à la remontée des taux d'intérêt leur donnent plus de marges pour des grandes manoeuvres. « La BCE a exprimé depuis plusieurs années le souhait d'une plus grande consolidation du secteur bancaire européen. Le président Macron reprend ce leitmotiv », souligne Arnaud Bourdeille, associé chez KPMG, responsable du secteur banque. ¦

Danièle Guinot

Le siège de la banque Société générale, dans le quartier des affaires de la Défense (Hauts-de-Seine). Nathan Laine/Bloomberg

Philippe FOURNIL Actualités de l'Entreprise 15 Mai 2024

Macron pousse à la consolidation du secteur bancaire européen - Les Echos 15 Mai 204

Dans un entretien accordé à Bloomberg, en marge du sommet Choose France, le président de la République a plaidé pour plus de consolidation dans le secteur bancaire européen. Il ne s'opposerait pas au rachat d'un établissement français, comme Société Générale.

Banque

C'est un appel à la consolidation qui ne passe pas inaperçu. D'autant plus qu'il vient du sommet de l'Etat. Dans une interview accordée lundi à Bloomberg, en marge du sommet Choose France qui réunissait des investisseurs du monde entier à Versailles, Emmanuel Macron a formulé le souhait de voir les grandes banques européennes se rapprocher pour renforcer l'intégration financière du continent, même si cela devait signifier le rachat d'un établissement français.

« Nous avons besoin d'une consolidation » dans le secteur bancaire, a indiqué le président de la République. Interrogé sur la possibilité qu'une banque européenne comme l'espagnole Santander rachète un rival français comme Société Générale, Emmanuel Macron n'a pas hésité : « Oui bien sûr, c'est possible ».

« Aucun projet » Cette franchise de la part du chef de l'Etat contraste avec la prudence généralement affichée par les dirigeants politiques, prompts à préserver une forme de souveraineté économique et à protéger leurs champions nationaux. Car la sortie du président de la République laisse en effet penser que l'Etat ne s'opposerait pas à une éventuelle tentative de rachat d'un de ses fleurons bancaires, et en particulier Société Générale. Mardi matin, l'Elysée s'est d'ailleurs empressé de remettre en contexte les propos du président, soulignant qu'il avait simplement répondu à une question de Bloomberg. « Il n'y a aucun projet, rien n'est envisagé », insiste une source proche, soucieuse de ne pas s'immiscer dans la vie des entreprises.

« Cela laisse entrevoir qu'un raid est possible, et que Macron ne bougerait pas forcément pour l'empêcher », estime toutefois une source bancaire. Mardi, à la Bourse de Paris, l'action a grimpé de 3,79 %, dans un marché plutôt stable. Compte tenu de sa faible valorisation boursière, Société Générale est régulièrement vue comme une cible potentielle. Avec une capitalisation de 21,5 milliards d'euros, elle se paye environ 0,3 fois la valeur de ses actifs, soit bien moins que ses pairs conti- nentaux (autour de 0,7 fois en moyenne), et à des années-lumière des grandes banques de Wall Street. Depuis un an et l'arrivée du nouveau patron Slawomir Krupa, le cours de l'action a progressé d'environ 20 % quand celui de Crédit Agricole grimpait de 35 %. Dans le même temps, la valeur de l'italien UniCredit a quasiment doublé. Le sujet est particulièrement sensible, alors que les banques font partie des principaux employeurs privés en France. Société Générale emploie à elle seule 56.000 salariés dans l'Hexagone.

Dans le landerneau bancaire, les réponses du président de la République ont d'ailleurs surpris. « Ce n'est pas très moderne comme approche, et même assez conservateur, de se mêler de la stratégie des entreprises privées », s'étonne un banquier parisien. Qui rappelle que les gouvernements ne sont pas enclins aux grands rapprochements depuis la crise de 2008. « Même la consolidation domestique bancaire est très mal perçue par l'Etat ». En témoigne l'hostilité affichée la semaine dernière par le gouvernement espagnol face à la tentative de rachat hostile de BBVA sur son compatriote Sabadell.

Echelle européenne A quelques semaines des élections européennes, prévues le 9 juin, et alors que la France souhaite relancer le projet d'union des marchés de capitaux, Emmanuel Macron considère cependant que le renforcement de l'intégration financière dans l'Union est crucial pour la prospérité du bloc européen.

« Traiter en tant qu'Européens signifie qu'il faut consolider en tant qu'Européens, a-t-il confié à Bloomberg. Nous devons maintenant ouvrir cette boîte et proposer une approche de marché unique qui soit beaucoup plus efficace ». « Le chef de l'Etat veut avancer sur les sujets d'intégration financière dans la zone euro, et pour cela il est prêt à donner des gages, à être transparent. Venant du pays qui possède les plus grandes banques de l'Union, c'est important, décrypte un bon connaisseur du milieu bancaire français. Mais à la fin des fins, je ne suis pas sûr que la France laisse échapper une de ses banques ». Si le président de la République n'exclut pas qu'une banque française puisse être rachetée, il estime surtout que les acteurs tricolores pourraient être à l'origine du mouvement de consolidation. BNP Paribas demeure la principale banque de la zone euro, avec un bilan de 2.700 milliards d'euros et une capitalisation de 80 milliards d'euros. Après avoir cédé sa filiale Bank of the West en Californie, elle est d'ailleurs à la tête d'un pactole de plusieurs milliards d'euros, qu'elle s'emploie à utiliser de façon prudente, via des rachats d'actions et de petites acquisitions ciblées, comme le rachat récent d'une participation dans l'assureur belge Ageas. Son patron Jean-Laurent Bonnafé martèle qu'il ne veut pas acheter de banque. Mais pour Emmanuel Macron, l'incapacité de BNP Paribas à réaliser des fusions transfrontalières soulève « plusieurs questions ». En plaidant pour une consolidation bancaire, le chef de l'Etat rejoint le souhait de la Banque centrale européenne (BCE), qui a longtemps poussé pour des rapprochements entre grandes banques de l'Union, afin de créer des établissements capables de rivaliser avec des géants comme l'américain JP Morgan. Interrogé mardi lors d'un colloque, le directeur général délégué du Crédit Agricole, Jérôme Grivet, a reconnu que « l'Europe [avait] besoin de banques plus grosses et plus puissantes », notamment sur les activités de banque d'investissement.

Des freins qui demeurent Cependant, les freins à cette consolidation demeurent importants. Ils sont d'abord politiques, mais aussi réglementaires. « L'union bancaire reste inachevée, et cela pose problème notamment en termes de circulation des capitaux et de transfert des liquidités d'un pays à l'autre », explique Jérôme Legras, directeur de la recherche chez Axiom AI.

La constitution de géants bancaires pourrait également avoir pour conséquence d'augmenter les exigences en capital de la part des régulateurs, soucieux de préserver la stabilité financière dans la région. UBS bataille actuellement pour limiter la facture imposée par le gouvernement helvétique un an après le rachat en urgence de Credit Suisse. « Macron met la charrue avant les boeufs. Son message ne devrait pas s'adresser aux banques, mais bien au superviseur et aux régulateurs. C'est le sujet de la réglementation qu'il faut d'abord traiter si l'on veut favoriser la consolidation », suggère une source bancaire. Nul doute que les autorités concernées ont aussi reçu le message. ?

Règles de Bâle : pas avant les Etats-Unis

Emmanuel Macron veut que l'Europe attende les Etats-Unis avant d'appliquer les règles prudentielles de Bâle. « Tant que ces principes ne sont pas mis en oeuvre par les concurrents américains, ils ne devraient pas être mis en oeuvre par les concurrents européens, a-t-il déclaré à Bloomberg. Sinon, cela tue la prise de risque, car ces réglementations empêchent nos banques d'investir en actions, ce qui est exactement ce dont nous avons besoin. » Au terme d'un long processus, l'Union européenne s'est engagée à transposer le troisième volet des accords de Bâle à partir de 2025. De leur côté, les superviseurs américains n'ont pas finalisé leur travail de transposition.

Romain Gueugneau avec Anne Drif et Thibaut Madelin

Philippe FOURNIL Actualités de l'Entreprise 15 Mai 2024

cession de SGEF, SGSS et "3 autres actifs".... les rumeurs sont sur le Net - 23 Avril 2024

Société Générale vend ses activités de financement d’équipements pour 1,1 milliard d’euros

 
Publié le 11 avril 2024 par l'équipe Netpublic

 

La Société Générale vend son activité de financement d’équipements dans le cadre d’une stratégie de rationalisation plus large. La banque française a cédé cette division, qui propose des solutions de financement et de location sur mesure aux fournisseurs, concessionnaires, fabricants et entreprises, à son concurrent français BPCE pour un montant de 1,1 milliard d’euros. Elle conservera toutefois ses activités en République tchèque et en Slovaquie.

La vente aura un impact positif de 25 points de base sur le Cet1

La banque a signé un protocole d’accord avec BPCE et prévoit de finaliser la vente au premier trimestre 2025. Mais elle a déjà estimé que la transaction aura un impact positif sur son ratio de capital, Cet1, de 25 points de base (13,1 % à la fin de 2023).

Il s’agit du premier désinvestissement majeur dans le cadre du plan du directeur général, Slawomir Krupa, visant à rationaliser la banque en cédant ses unités les moins rentables (en juin 2023, elle a vendu des actifs dans quatre pays africains : les actifs au Congo Brazzaville, en Guinée équatoriale, en Mauritanie et au Tchad).

Ad Krupa a l’intention de vendre 4 autres actifs

Les cessions ne sont pas terminées. En effet, le PDG Krupa souhaite également vendre Société Générale Securities Services, un acteur du marché des services de titres, la filiale allemande de crédit à la consommation Hanseatic Bank, la banque privée britannique Kleinwort Hambros et ses activités de banque privée en Suisse.

En outre, M. Krupa, qui a pris les rênes de la Société Générale l’année dernière, s’est engagé à réduire les dépenses de 1,7 milliard d’euros d’ici 2026 et à ramener le ratio coûts/revenus en dessous de 60 %, afin de contribuer à renforcer la solidité des fonds propres de la banque française. Pour cette année, la direction prévoit une augmentation des revenus de 5 %, un coefficient d’exploitation inférieur à 71 % (73,8 % en 2023 contre 66,3 % en 2022) et un Rote (rendement des capitaux corporels) supérieur à 6 % (4,2 % en 2023 contre 2,5 % en 2022). Le ratio de capital Cet1 devrait quant à lui se situer autour de 13 %.

Philippe FOURNIL Actualités de l'Entreprise 23 Avril 2024

Les accords d'entreprise, qui décide ? quoi ? quand et comment ? - 29 Septembre 2023

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Philippe FOURNIL Actualités de l'Entreprise 28 Septembre 2023

Améliorations de l'accord mondial pour les salariés du Groupe SG : 27 Juin 2023


Nouvel accord mondial Groupe SG - 23 Juin 2023


 

Signature entre SG et Uni dans le cadre du renouvellement de l’accord mondial sur les droits des salariés du Groupe SG – 23 juin 2023

La direction était représentée par Frédéric CLAVIERE (la nouvelle DRH, Anne Sophie CHAUVEAU GALAS, étant partie à la rencontre des structures européennes).  Il se félicite des avancées des discussions qui ont permis d’avoir un accord global, qui va du stratégique à l’opérationnel, qui reconnait à la fois les préoccupations d’UNI et qui est adapté à la population du groupe SG. 

Le syndicat UNI était représenté par Christy HOFFMAN, secrétaire générale d’UNI Global Union, Angelo Di Cristo, Anna HARVEY et Maureen HICK.

Christy HOFFMAN se dit contente des avancées des discussions, car cela n’a pas toujours été facile, surtout sur le devoir de vigilance. Elle constate que les discussions ont été plus concrètes cette fois-ci. Dans cette période de grands changements dans le monde du travail (télétravail, IA), il faut en tenir compte, ce que fait cet accord.

Seuls les syndicats affiliés à UNI étaient présents : CFDT, CGT, FO.
(les autres ne négocient pas sur ce périmètre)
La CGT était représentée par Isabelle Boucherat.

L’accord précédent datait de 2019 (le premier a été signé en 2015). 

UNI et les OS SG affiliées (CFDT, CGT et FO) ont voulu que le nouvel accord aille plus loin que les principes inscrits dans le précédent accord et ce sur plusieurs sujets d’importance comme les Droits Syndicaux, le devoir de vigilance, la Santé et Sécurité, le dispositif d'alerte, les relations salariés/représentants du personnel notamment. Il fallait aussi ouvrir la possibilité du Télétravail aux salariés des filiales SG dans le monde. 

Quelques exemples d'améliorations et d’engagements du nouvel accord : 

Devoir de vigilance :

« SG réaffirme que le plan de vigilance inclut des mesures de vigilance appropriées. Ces mesures incluent l’identification des risques et la prévention des atteintes graves des droits humains et des libertés fondamentales, de la santé et de la sécurité des personnes et de l’environnement, résultant de l’activité de ses sous-traitants directs ou fournisseurs avec qui une relation commerciale est établie. »

Après maintes discussions, la direction a accepté d’être dans une démarche proactive avec UNI sur le pilier RH du plan de vigilance (relecture par UNI du projet, en amont de la revue par le Conseil d’Administration et les ajouts proposés par UNI pourront être communiqués au CA).

Droits syndicaux : 

Le nouvel accord intègre "la protection de la communication syndicale auprès des salariés, y compris les salariés en TT" et le respect des communications confidentielles entre tous les salariés et les syndicats, aussi bien en termes de prise de contact individuel que de contacts collectifs dans le cadre du dialogue social local. 

Santé, Sécurité et qualité de vie au travail :

Ce chapitre intègre plusieurs thématiques : 

1/ la prévention et la lutte contre les harcèlements, les comportements inappropriés et les discriminations en milieu professionnel. Le dispositif d'alerte universel est accessible aux salariés hors France et Europe. L'accord acte : 

- qu'un tel dispositif n'est opérant que s'il est connu de l'ensemble des salariés et celui-ci doit conduire à mettre fin aux situations de comportements inappropriés, harcèlements et de discriminations en milieu professionnel, 

- qu'il ne sera pas toléré de représailles à l'encontre de salariés qui constatent et rendent compte de ce type d'agissement (protection du lanceur d'alerte),

- que les OS ou représentants des salariés peuvent également remonter les alertes directement à SG. 

2/ le développement de la diversité 

et l'application du principe de non-discrimination sous toutes ses formes et tout au long du parcours professionnel. 

3/ le respect de l'égalité Femmes/Hommes : nouveauté de l'accord, le principe doit s'opérer dès l'embauche et tout au long du parcours professionnel.

SG s'engage notamment à déployer au cours des 3 premières années de l'application de l'accord une méthodologie permettant de mesurer les écarts de rémunération F/H et celle-ci doit conduire à mettre en place des mesures correctrices. 

4/ Couverture sociale mondiale maternité/paternité/ et décès : l’accord entérine une première brique sur des droits sociaux spécifiques à SG avec la mise en place d’une couverture universelle, qui résulte de la prise de conscience post crise COVID mondiale (10% des salariés n’ont pas de couverture minimale, principalement en Afrique).

L'accord garantit une couverture sociale mondiale sur le droit aux congés maternité et paternité (rémunérés) et sur l'accompagnement des proches en cas de décès d'un salarié : 

- un droit à 14 semaines de congés maternité et une semaine de congé paternité pour lesquels SG assure une rémunération à 100% du salaire fixe. 

- une garantie décès pour les salariés de l'entreprise du Groupe, assurant ou complétant les dispositifs existants localement, à hauteur d'un montant de 2 ans de salaire fixe. 

Ces dispositifs couvriraient au moins 10 % des effectifs pour la garantie décès et au moins 20% des effectifs sur la maternité/paternité.

Numérisation, Droits numériques et Télétravail :

 

Prise en compte du télétravail et définition de ses modalités de mise en pratique (le TT est volontaire et réversible).

L’accord acte :

  • la liberté d’association et de dialogue social pour les salariés en TT,
  • le fait que les salariés ont les mêmes droits en matière d’emploi (TT ou pas),
  • les salariés en TT ont un accès à la formation et à l’évolution de carrière,
  • le droit à une limitation de la durée du travail et au droit à la déconnexion dans les conditions comparables aux autres salariés de l’entreprise,
  • le principe de protection de la santé et de la sécurité des salariés en TT.

Application et suivi de l’accord :

L’accord a une durée de 4 ans afin de permettre la bonne application des mesures.

Il intègre une commission de suivi composée de représentants SG et de 8 représentants issus d'UNI et de ses affiliés.

La possibilité de se réunir de façon exceptionnelle à la demande de l’une des parties si l’actualité le nécessitait.

Règlement des différends sur l’application de l’accord :

UNI a fait un bilan négatif du mandat actuel et a bataillé pour que le dispositif soit amélioré.

L’accord prévoit que la saisine, d’un commun accord, d’un médiateur engendre un délai de 45 jours pour répondre de manière positive ou négative à la demande de médiation.

En cas d’accord, le médiateur est choisi conjointement par les parties.

En l’absence de médiation, ou d’absence de résolution du différend, chacune des parties pourra alors demander à ce que le litige soit réglé par voie d’arbitrage. Et l’accord prévoit même qu’en l’absence d’accord sur l’arbitrage ou de désaccord entre les parties sur les modalités de celui-ci, chaque partie pourra suspendre l’accord.

La prochaine étape sera en 2024 avec la réunion de la commission de suivi. « Le travail commence dès maintenant ».

 

[voir aussi le communiqué de presse de l'uni]

et la page Uni sur le sujet : https://uniglobalunion.org/fr/news/uni-global-agreement-societe-generale/

 

Philippe FOURNIL Actualités de l'Entreprise 27 Juin 2023
  1. Premier oral : Présentation d'Anne Sophie Chauveau Galas, DRHG - 26 Mai 2023
  2. AG des actionnaires : Saison 2023 - 26 Mai 2023
  3. Déclaration de la CGT à la suite du rendez-vous avec Elisabeth Borne - 17 mai 2023
  4. AG des actionnaires 2023 : Vos pouvoirs et les recommandations CGT - Avant le 19 Mai 2023

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