Accord Indemnités de fin de carrière IFC - 6 décembre 2018
signé par la CFTC et le SNB
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Réforme des retraites : note de synthèse CGT (fichier PDF)- 12 Septembre 2018

L’objet de cette note est d’éclairer le lecteur pour comprendre les enjeux d’une prochaine “réforme” des retraites, une de plus, telle qu’annoncée par Macron et son gouvernement. Rappelons brièvement que la “nécessité” de réformer notre système par répartition repose sur 2 postulats : le premier étant un “déséquilibre démographique” dû à la croissance du nombre de retraités par rapport au nombre d’actifs, le second étant “le besoin d’équité”, formulé ainsi par le candidat Macron : chaque euro cotisé doit permettre à tous de percevoir le même euro de retraite.
On verra donc, en examinant le fonctionnement de chaque étage de retraite que ces 2 postulats ne sont nullement démontrés, et qu’il faut donc chercher ailleurs les véritables motivations d’une réforme qui vise à remettre en cause le principe de la répartition.
La pension vieillesse
Gouvernance et gestion
La pension vieillesse est versée par la CNAV (caisse nationale d’assurance vieillesse), qui est une des branches de la Sécurité Sociale. Comme les autres branches de la SS, elle est dirigée par une instance paritaire, l’UNCANSS, tandis que c’est l’ACOSS qui est chargée du recouvrement des cotisations. Il faut savoir qu’à son instauration en 1947 par le ministre communiste Ambroise Croizat en application du programme du conseil national de la résistance, la Sécurité sociale était indépendante de l'État, et elle était dirigée par un représentant de la CGT. Conçue pour être universelle, elle a été finalement restreinte au seul champ des salariés, les autres professions refusant de l’intégrer, tels les agriculteurs, les médecins, les commerçants et artisans etc… L’Etat a cependant très vite repris un droit de contrôle qui s’est accru ces dernières décennies, sous couvert de la lutte contre le trou de la sécurité sociale. C’est donc l’UNCANSS et l’Etat qui répartissent les ressources entre les branches, celles en excédent compensant celles en déficit. En outre, à l’intérieur de la branche retraite, des transferts sont également opérés (voir note 1 ci dessous). Sans aller plus loin sur le sujet, on retiendra que la CNAV n’est pas une branche déficitaire de la Sécurité Sociale et qu’elle contribue pour plusieurs milliards / an à l’équilibre d’autres régimes.
Note 1 : Au niveau des régimes de retraite, les ressources peuvent également provenir des transferts de compensation. Ces transferts financiers, qui sont internes au système de retraite et se font à somme nulle, visent notamment à compenser les inégalités de situation démographique entre les régimes de retraite. Ils ont conduit à déplacer au total 7,5 milliards d’euros en 2011, depuis les régimes à la situation démographique relativement favorable vers les régimes qui connaissent un déséquilibre démographique plus important. En 2011, la compensation a ainsi représenté une ressource importante pour le régime des non-salariés agricoles (3,7 milliards d’euros) ou encore le régime des artisans et commerçants (1,2 milliard d’euros). Elle a à l’inverse représenté une dépense pour la CNAV (4,7 milliards d’euros), les collectivités locales (1,6 milliard d'euros) ou encore le régime de la fonction publique d’État (0,7 milliard d'euros). Au total, les régimes de retraite sont très diversement financés : certains le sont quasi intégralement par des cotisations sociales (régime des professions libérales, régimes complémentaires de salariés et non-salariés du privé), d’autres dépendent en grande partie de transferts entre régimes de retraite (régime des non-salariés agricoles), d’autres encore sont équilibrés en dernier ressort par l’État (certains régimes spéciaux) ou par des impôts et taxes (régime des artisans et commerçants). (Extrait fiche Conseil d’Orientation des Retraites)
Les règles d’acquisition des droits
Le principe est, rappelons le, que les salariés cotisent et acquièrent ainsi des droits à pension lors de leur départ (le terme est liquidation) en retraite. Mais ces cotisations servent à financer le versement des pensions des retraités, c’est ce qu’on appelle un régime par répartition. Cela vaut également pour la maladie, tout le monde cotise selon son salaire et chacun peut bénéficier de la couverture santé quand il en a besoin. Dans un système par capitalisation, les cotisations financent une rente (ou un capital) individuel qui sera versé à un âge donné.
Chaque année, le salarié cotise donc sur son salaire, part salarié et part patronale, et la CNAV valide en conséquence un maximum de 4 trimestres cotisés.
Lors de la liquidation de la pension de retraite, la CNAV réévalue le salaire de chaque année cotisée, puis effectue la moyenne des “25 meilleures années”. C’est la base de calcul de la pension, fixée à 50% ce salaire moyen pourvu que deux conditions soient remplies :
- l’âge minimum requis (62 ans pour le moment)
- le nombre de trimestres cotisés validés (164 à 172 selon l’année de naissance)
Évidemment, la base de réévaluation du salaire des années passées est un moyen de faire baisser la moyenne, c’est la raison pour laquelle cette base évolue maintenant au rythme de l’inflation au lieu de celui de l’évolution du salaire moyen des actifs.
Enfin, il existe un plafond pour la pension maximale acquise (50 % du plafond annuel de la Sécurité sociale - PASS - soit 19 866 € en 2018)
NDLR : Le plafond de la pension est corrélé au plafonnement des cotisations sur le PASS, réévalué chaque année. D’où l’effet mécanique sur la modération de la hausse du plafond qui entraîne celle du plafond pour le calcul des pensions. PASS : plafond annuel de la Sécurité Sociale.
On retiendra que le salaire moyen est calculé sur les 25 meilleurs années au lieu des 10 dernières auparavant, ce qui fait arithmétiquement baisser le montant de la pension, que le nombre de trimestres augmenté de 160 à 164 jusque 172, que l’âge minimum requis est repassé à 62 ans et que la pension vieillesse est plafonnée à 1655,50€ x 12 mois. On ne peut pas dire que l’on soit dans la catégorie des privilèges.
Les retraites complémentaires
Gouvernance et gestion de l’ARRCO et de l’AGIRC
Lors de l’instauration de la pension vieillesse, il est apparu très vite que celle-ci serait insuffisante, ce qui a entraîné la création de nombreuses caisses de retraites complémentaires. Ces retraites complémentaires sont devenues obligatoires pour les salariés et un mouvement de concentration s’est engagé au sein de deux organismes paritaires : l’ARRCO, association des régimes de retraites complémentaires ouvrières, et l’AGIRC, association générale des institutions de retraites des cadres. La présidence de ces 2 organismes est depuis toujours l’objet de tractations qui ont toujours exclu la CGT des présidences. Depuis leur constitution, ces deux organismes assurent une péréquation entre les caisses, aussi bien de solidarité entre caisses bénéficiaires et caisses déficitaires, que de solidarité pour les affiliés, qui n’ont plus qu’un seul interlocuteur lors de leur départ à la retraite, leur dernière caisse d’affiliation. Les retraites complémentaires sont également fondées sur le principe de la répartition, mais elles ont un mode d’acquisition des droits très différent, jouant sur plusieurs paramètres, et c’est ce qui a permis à ces régimes d’accumuler des réserves considérables, notamment l’ARRCO, appelée récemment à la rescousse pour sécuriser l’AGIRC, en moins bonne posture, la fusion étant prévue dès 2019. Ces réserves atteignent 129 milliards, auxquels s’ajoute le fonds de réserve des retraites, 36 milliards, soit 165 milliards au total. En outre, l’excédent technique du régime unifié ARRCO-AGIRC atteindra 1 milliard d’euros en 2019…
On retiendra donc que les scenarii catastrophes annoncés pour les retraites complémentaires sont pur fantasmes !... Bien qu’il faille souligner que ces résultats reposent notamment sur l’accord conclu le 30 Octobre 2015 entre le MEDEF et certains syndicats (Medef UPA CGPME / CFDT CGC CFTC) qui a entraîné la baisse du pouvoir d’achat des retraites complémentaires.
Les règles d’acquisition des droits
La retraite complémentaire est constituée par des points. Il en existe deux sortes : le point cotisé, acquis pendant la carrière et le point de retraite dont le nombre multiplié par la valeur, différente de celle du point cotisé, détermine le montant de la retraite complémentaire.
Le point cotisé a une valeur fixée chaque année par l’ARRCO et l’AGIRC en regard d’un salaire de référence qui est également révisé chaque année. Autrement dit, ces deux valeurs permettent de “réguler” le nombre de points acquis, ainsi, le nombre de points acquis une année N avec un salaire supérieur peut être inférieur au nombre de points attribué l’année N-1 avec un salaire inférieur. Ce nombre de points est donc strictement proportionnel au salaire perçu l’année N et n’est donc pas réévalué en fin de carrière (vs pension CNAV).
En outre, la cotisation est prélevée avec un taux d’appel, actuellement de 125%. Cela signifie que la valeur de point est majorée d’un quart, quart qui ne génère donc aucun droit pour la retraite.
Le point de retraite évolue quant à lui sur des bases différentes, fixées depuis l’accord de 2015 à l’inflation - 1%, la révision ayant été repoussée du 1er avril au 1er novembre.
On retiendra que ces paramètres permettent donc d’agir, en toute opacité, sur le montant des retraites complémentaires servies ou en cours d’acquisition.
Voici quelques tableaux significatifs
- la valeur du point de retraite complémentaire ARRCO (le point AGIRC suit la même courbe). On remarque que son évolution est nulle depuis 2015, tandis que l’évolution de la pension vieillesse est inférieure à l’inflation,
- les tableaux ARRCO et AGIRC d’évolution de la valeur du point cotisé et du salaire de référence. On remarque le fort coup de pouce donné en 2016 au salaire de référence, +2,6%, dont on sait que c’est un des moyens de réduire le nombre de points attribués en valeur équivalente.



La retraite supplémentaire à la Société Générale
Gouvernance et gestion
C’est le dernier “étage” de la retraite, une retraite versée sous forme d’une rente mensuelle, qui relève de la capitalisation. Mis en place en janvier 1994, l’IP Valmy a géré cette retraite en application d’un accord auquel la CGT avait largement contribué. L’institution de prévoyance était gérée par un conseil d’administration paritaire jusqu’à ce qu’un accord récent signé contre la volonté de la CGT par les autres organisations syndicales mette fin à la gestion par l’IP Valmy de la retraite supplémentaire par transfert à l’assurance privée.
Avec IP Valmy, les rentes évoluaient (*), ou pas, en fonction des décisions du conseil d’administration, guidées par les résultats financiers des placements de l’institution. Les cotisations perçues étaient abondées par une part patronale et une contribution indexée sur les résultats de l’entreprise. En outre, une “soulte” avait été versée par l’ancienne caisse de retraites SG afin de prendre en compte dans les droits à rente la carrière des affiliés ayant travaillés dans le groupe avant 1994.
D’une certaine façon, ce système de retraite par capitalisation fonctionnait sur des principes de répartition, puisque les règles de fonctionnement étaient collectives, notamment les règles d’acquisition des droits à rente ainsi que leur évolution.
(*) NDLR : Les rentes étaient revalorisées la plupart du temps sous la pression du représentant CGT au CA)
On retiendra que la disparition de l’IP Valmy a fait passer la retraite supplémentaire SG dans un pur système de capitalisation géré par une assurance privée qui n’a aucune obligation de reverser l’intégralité des produits financiers générés par le capital et les cotisations collectées au régime.
Les règles d’acquisition des droits à rente
A l’instar des retraites complémentaires, les droits à rente sont constitués de points acquis tout au long de la carrière, la valeur du point étant désormais fixée par l’assureur qui n’a plus que la seule obligation d’informer les représentants du personnel.Ces droits étant désormais strictement individuels, il appartient à l’assureur de décider de leur évolution sans qu’évidemment le salarié puisse intervenir.
Le PERCO
Soulignons enfin que depuis plusieurs années, se développe une forme de capitalisation, le PERCO : plan d’épargne retraite collectif. Mais c’est avant tout une nième formule d’épargne baptisée plan retraite bien qu’il ait peu à voir avec, hormis que le souscripteur peut choisir lors de son départ en retraite entre le versement du capital ou d’une rente. Le PERCO est obligatoirement mis en place par un accord d’entreprise. Il est totalement individualisé et géré comme n’importe quel fonds, sans aucun contrôle du souscripteur. L’accord fixe quelques règles dont la plus importante est l’abondement de l’entreprise au versement du salarié.
Le tract est disponible ici en PDF
La CGT souhaite informer l’ensemble des salariés, retraités et demandeurs d’emploi sur les contenus de cet accord
Le 17 février dernier se sont ouvertes les négociations AGIRC ARRCO entre les organisations patronales et syndicales qui concernent 18 millions de cotisants et 12 millions de retraités et qui représentent 30 à 56% du montant total de la pension.
La situation financière de ces régimes n’est contestée par personne. Les réserves de l’AGIRC arriveront à épuisement en 2018, celles de l’ARRCO en 2027. Il fallait donc apporter des réponses pour maintenir les droits des salariés, assurer un niveau de retraite permettant de vivre dignement et pérenniser les régimes sur le long terme. La CGT a fait des propositions immédiates et chiffrées dès le début de la négociation, permettant de dégager de nouvelles ressources pour maintenir les droits à travers, notamment, de deux propositions phares:
Le 16 octobre, la négociation s’est terminée par un accord de principe avec effet dès 2019, soumis à signature qui concernera tous les salariés relevant du privé nés en 1957 et suivant.
L’accord qui devrait être signé par les trois organisations patronales et la CFDT, la CFE CGC et la CFTC le 30octobre prochain, c’est le report de l’âge de départ en retraite d’un an ou une baisse des pensions.
Le report de l’âge de départ en retraite et la baisse du niveau des pensions
L’accord prévoit un système de bonus-malus pour les salariés, selon l’âge auxquels ils partiront en retraite.
Un salarié qui aurait toutes ses années pour prétendre faire valoir ses droits à retraite dans le régime de base, aura alors plusieurs choix au niveau de sa retraite complémentaire : prenons quelques exemples (voir encadré ci-contre).
Premier exemple
le salarié a 62 ans, il a toutes ses années pour prétendre bénéficier d’une retraite à taux plein. Il peut partir en retraite mais, avec cet accord, il se verra amputer sa retraite complémentaire de 10% pendant trois ans ;
pour l’éviter, Il décide de retarder son départ, dans ce cas :
il n’a plus d’abattement s’il part à 63 ans,
il bénéficie d’un bonus de 10% pendant un an, s’il part à 64 ans,
il bénéficie d’un bonus de 20% pendant un an, s’il part à 65 ans,
il bénéficie d’un bonus de 30% pendant un an, s’il part à 66 ans.
Deuxième exemple
une femme a son taux plein à 64 ans, ce qui est la moyenne aujourd’hui au regard des carrières des femmes. Elle décide de bénéficier de ses droits à retraite à 64 ans, elle aura une retraite complémentaire amputée de 10% pendant trois ans;
si elle décide de reporter son départ, dans ce cas :
elle n’aura plus d’abattement à 65 ans,
elle bénéficiera d’un bonus de 10% pendant un an, si elle part à 66 ans ,
elle bénéficiera d’un bonus de 20% pendant un an, si elle part à 67 ans,
elle bénéficiera d’un bonus de 30% pendant un an, si elle part à 68 ans.
Troisième exemple
Un salarié bénéficie du dispositif carrière longue ou pénibilité qui lui permet de partir à 60 ans :
il se verra amputer sa retraite complémentaire de 10% pendant trois ans ;
s’il décide de reculer l’âge de départ, dans ce cas :
il n’a plus d’abattement s’il part à 61 ans,
il bénéficie d’un bonus de 10% pendant un an, s’il part à 62 ans,
il bénéficie d’un bonus de 20% pendant un an, s’il part à 63 ans,
il bénéficie d’un bonus de 30% pendant un an, s’il part à 64 ans.
Tous les salariés relevant du secteur privé, quelle que-soit leur situation au regard des droits à la retraite se verront concernés par cet accord. Eu égard au pouvoir d’achat des salariés et des retraités, nombre de salariés n’aura pas d’autre choix que de travailler plus longtemps. Il s’agit donc d’un report de l’âge de départ en retraite.
Pour d’autres, notamment pour les 6 millions de demandeurs d’emploi qui n’ont pas d’autre choix que de partir en retraite à l’âge du taux plein, ils se verront appliquer ces abattements de 10% pendant trois ans. Ill en est de même pour toutes celles et tous ceux qui sont en maladie voire en longue maladie.
Pour tous ceux-là, ce sera une baisse imposée du niveau de leur retraite.
Nous rappelons que le niveau moyen de retraite, base + complémentaire, est de 1206 euros et que nombre d’entre les retraités sont bien en dessous. Seuls ceux qui ne sont pas assujetti à la CSG à la retraite seront épargnés par cet accord.
Le gel de la revalorisation des pensions
Une revalorisation des pensions à hauteur des prix -1% avec une clause « plancher ». Cela signifie que si l’inflation, comme le prévoient nombre d’économistes reste faible dans les trois prochaines années, ce sera un gel du niveau des pensions. Celui-ci est déjà en œuvre depuis 2013, date du dernier accord sur les retraites complémentaires ;
un décalage de la date de revalorisation des pensions, de façon pérenne, au 1er novembre
La baisse du rendement des régimes de retraite
Une augmentation du prix d’achat du point, en terme technique, c’est une baisse du rendement des régimes qui touchera tous les retraités futurs. Pour le même salaire, il achètera moins de points donc sa retraite chutera.
La fin du régime AGIRC par la création d’un régime unifié issu de la fusion de l’AGIRC et de l’ARRCO
La disparition de l’AGIRC en fusionnant l’AGIRC et l’ARRCO a été troquée contre une négociation nationale interprofessionnelle pour définir les grandes lignes de la notion d’encadrement. Rien ne garantit l’avenir du statut cadre, de la GMP (garantie minimale du point), des 1,5% de prévoyance et du futur niveau de pensions complémentaires des cadres.
Aucun financement supplémentaire du patronat
En contrepartie, le Medef propose de mettre 300 millions de cotisations sur la table. Cette augmentation sera compensée par une baisse des cotisations ATMP (accident du travail, maladie professionnelle), c’est l’engagement qu’a pris le gouvernement pour que cet accord puisse exister. C’est scandaleux ! Le patronat se paye sur l’argent des victimes du mal-travail organisé par lui-même alors que les sous déclarations sont largement reconnues. La CGT a refusé ce marché de dupe qui va permettre, dans un deuxième temps, au pouvoir politique, de reporter l’âge légal de départ en retraite.
Ces mesures très douloureuses pour les salariés et les retraités ne suffiront même pas à financer le déficit (6 milliards alors que le besoin est de 8,7 milliards en 2020). Sans rapport de force d’ici là, la prochaine négociation en 2019 devra donc encore à priori se traduire par de nouvelles amputations de droits pour les salariés.
La CGT vous appelle à rester mobiliser sur les retraites, d’abord parce qu’une partie de l’accord ne s’applique qu’en 2019 et ensuite, parce que la question du report de l’âge légal du départ en retraite est dans la ligne de mire du gouvernement.