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Retraites : ce qui se prépare - 27 novembre 2019

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Philippe FOURNIL Retraite 27 Novembre 2019

Vous connaissez Omar ? Jeannine ou Andrée ?.... prévenez-les ! ... sinon ils vont se faire avoir sur les retraites !

 PS : Ca marche aussi, si on ne s'appelle pas Omar, Jeannine ou Andrée.... 

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Philippe FOURNIL Retraite 27 Novembre 2019

Retraites : Rapport du COR : un déficit construit de toutes pièces - Alternatives économiques 24 11 2019

TRIBUNE 

Rapport du COR : un déficit construit de toutes pièces

HENRI STERDYNIAK20/11/2019
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Le gouvernement a demandé au Conseil d’orientation des retraites (COR) de publier une nouvelle prévision des finances du régime allant jusqu’en 2030. Peu de temps donc après la projection de juin, qui allait jusqu’en 2070. Son objectif est clair : il s’agit de montrer que le système est déficitaire et donc qu’il faut des mesures de correction avant 2025, date envisagée pour la mise en place de la retraite par points, « pour redresser l’équilibre financier du régime ».
Le COR a donc publié un rapport relativement balancé, annonçant certes un déficit pour 2025, mais reconnaissant que son évaluation provient de conventions comptables discutables. Le risque est que le gouvernement et la presse mettent l’accent sur le déficit prévu pour 2025, soit pour l’ensemble des régimes de retraite : 0,7 point de PIB (17 milliards d’euros) dans l’hypothèse que les taux de cotisation restent fixes. Mais ce pseudo-déficit provient essentiellement de la baisse des ressources affectées au système, en raison de la forte baisse de la part de la masse salariale du secteur public, de la non-compensation de certaines exonérations de cotisations sociales, de la baisse des transferts de l’Unédic et de la CAF. Il disparaît pratiquement si une autre convention comptable est adoptée.
A LIRE L'ECONOMIE POLITIQUE N°84 - 11/2019

Les migrations au-delà des fantasmes

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1/ Les hypothèses

Les hypothèses ne sont guère modifiées par rapport au rapport précédent. Le COR table toujours sur une stagnation du taux d’activité des femmes de 25 à 49 ans, alors que celui-ci a augmenté de 3 points de 2003 à 2018, malgré la crise. L’écart avec celui des hommes est encore de 10 points (contre 14 en 2003). Une politique volontariste pourrait faire baisser l’écart à 5 points (soit 2 % d’emploi en plus).Le COR étudie quatre scénarios de croissance de la productivité du travail, (1,8 %, 1,5 %, 1,3 %, 1 %). Nous nous limiterons ici au scénario à 1 %. Le taux de chômage de long terme est fixé à 7 %, mais le COR imagine un net ralentissement de la baisse du chômage en 2022, de sorte que son taux resterait à 7,7 % en 2025 puis 7,5 % en 2030. Ainsi, la croissance du PIB ne serait que de 1,4 % de 2021 à 2025 (1,5 % de 2026 à 2030). Il ne tient pas compte de l’ampleur de la population disponible pour travailler (compte tenu des chômeurs découragés et des personnes employées à temps partiel souhaitant travailler à temps plein). Une hypothèse un peu plus volontariste de croissance à 1,7 % induirait un PIB plus élevé de 1,5 % et 5 milliards d’euros de ressources supplémentaires au système de retraite.Le COR reprend les objectifs du gouvernement en matière d’emploi dans la fonction publique : d’ici 2022, baisse de 80 000, puis stabilité jusqu’en 2030. Le point d’indice de la fonction publique serait fixe jusqu’en 2022, puis le traitement indiciaire moyen serait bloqué en pouvoir d’achat. Au total, la part dans la masse salariale globale des traitements des fonctionnaires soumis à cotisations passerait de 12 % en 2018 à 10 % en 2025, puis à 9,2 % en 2030. Cela permettrait à l’Etat de faire des économies importantes sur ses cotisations employeur.A partir de 2021, les pensions du régime général et du secteur public évolueraient comme les prix (hors tabac) sans aucune revalorisation en pouvoir d’achat. A l’Agirc-Arrco (retraites complémentaires), il en irait de même pour la valeur de service du point.

2/ Quel bilan ?

Les dépenses de retraite progresseraient de 1,4 % par an (en pouvoir d’achat), ce qui correspond à la croissance du PIB prévue par le COR. Ainsi, la part des dépenses de retraites dans le PIB resterait stable d’ici 2025 et même pratiquement jusqu’en 2030. Ceci au prix d’une baisse du ratio pension moyenne/ salaire moyen de 3,1 % jusqu’en 2025, de 6,6 % jusqu’en 2030. Pour dire les choses autrement, il manque 11 milliards en 2025 pour assurer la stabilité de ce ratio.En 2018, les retraités ont un niveau de vie médian équivalent à celui des personnes de plus de 18 ans. Il serait plus bas de 6,6 % en 2030.Selon le COR, l’âge moyen de départ à la retraite passerait de 62,1 ans en 2018 à 62,8 en 2025, puis 63,3 ans en 2030 en raison de l’allongement de la durée de cotisation requise et de l’entrée plus tardive en emploi.C’est donc la baisse de la part des ressources dans le PIB qui provoque le déficit annoncé par le COR. Cette baisse provient essentiellement de la baisse de la part de la contribution de l’Etat à l’équilibre des régimes de retraites de la fonction publique et des régimes spéciaux. En fait, le COR propose trois conventions comptables.Selon la première, les taux de cotisations sociales seraient constants (TCC), la part des ressources du système de retraite dans le PIB baisserait de 13,7 % du PIB en 2018 à 13,2 % en 2025. Du fait de la baisse de la part de la masse salariale publique, les cotisations versées par le secteur public baissent de 0,3 point de PIB. La moitié du déficit provient donc de l’austérité salariale et de la baisse des effectifs publics. C’est la double peine : les salaires stagnent, les effectifs publics décroissent et c’est un argument pour baisser les retraites. Il faut noter que cette convention oublie que l’Etat est juridiquement obligé de financer les retraites de ses fonctionnaires et que le déficit apparent du régime a sa contrepartie en amélioration du solde de l’Etat et des collectivités locales. Avec cette convention, le déficit du système de retraites serait de 17,2 milliards en 2025 (soit 0,7 % du PIB).Selon la convention comptable (ERP) qui impose à l’Etat d’équilibrer les régimes de retraites publiques, le déficit serait de 11,2 milliards en 2025 (0,4 % du PIB).Avec la convention comptable EEC, qui stabilise les cotisations et contributions du secteur public en pourcentage du PIB et neutralise donc les transferts entre l’Etat et les systèmes de retraites, le déficit en 2025 ne serait que de 8,7 milliards d’euros (0,3 % du PIB). Une fois encore, ce chiffre incorpore une perte de recettes de 2 milliards d’euros liée à la non-compensation des exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires et sur la prime de Noël ; il incorpore aussi des moindres transferts de 2 milliards d’euros de l’Unédic et de la CAF, liés à la baisse prévue du chômage et de l’AVPF (l’assurance vieillesse du parent au foyer). Nous avons vu aussi qu’une hypothèse un peu plus volontariste sur la croissance, la baisse du chômage, l’emploi des femmes fournirait au moins 5 milliards d’euros de ressources supplémentaires. Il n’y a donc pas de déficit important, autre que celui résultant de conventions comptables faussées par la baisse de la masse salariale du public. D’ailleurs, le COR conclut : « Au total, l’apparition du besoin de financement du système de retraite sur la période de projection résulterait davantage d’une réallocation des ressources au sein des administrations publiques au détriment de l’assurance vieillesse (via des effets de structure liés à la population active et la démographie) qu’à une hausse des dépenses du système qui restent stables en regard du PIB. »Même si cela n’est pas évoqué dans le rapport du COR, il faut considérer l’ensemble de la protection sociale. Acceptons donc que les régimes de retraite aient un déficit de 17 milliards d’euros en 2025, la dette sociale serait remboursée, c’est donc 16 milliards, actuellement utilisés pour rembourser les marchés financiers, qui seront disponibles pour financer la retraite ou pour améliorer les conditions de vie et de travail dans les Ehpad (ce que l’on pourrait faire plus vite d’ailleurs en réduisant le rythme de remboursement).En 2025, sauf changement hautement souhaitable mais peu probable de la politique familiale (la revalorisation des prestations familiales, leur indexation sur les salaires), la branche famille aurait un excédent de 3 milliards d’euros. Le rapport prévoit un taux de chômage de 7 % en 2025 ; dans ce cas, l’Unédic aurait un excédent de 8 milliards (avant prise en compte de la contre-réforme de 2019). La protection sociale prise globalement aurait donc un excédent de l’ordre de 10 milliards d’euros. On voit qu’il suffirait d’un léger transfert de cotisations entre l’Unédic et la retraite pour équilibrer le compte de la seconde.

3/ Combler un déficit inexistant

Compte tenu de la commande du Premier ministre, le COR est obligé d’analyser des mesures visant à combler un déficit inexistant en 2025 : 17,2 milliards selon la convention TCC, 8,7 milliards selon la convention ERP. Parmi ces mesures, le Conseil propose : soit d’augmenter l’âge minimal de départ à 64,3 ans (63,1 ans) pour la génération 1963, ce qui obligerait beaucoup de seniors à retarder de deux ans leur départ à la retraite, sachant que beaucoup ne pourraient se maintenir en emploi ; soit d’augmenter la durée de cotisation requise pour le taux plein à 46,3 ans (44,2 ans), ce qui aurait de lourdes conséquences à moyen terme (les jeunes qui commencent à cotiser à 23 ans auraient droit à une retraite à taux plein à 69 ans) ; soit une baisse de 1,1 % (0,6 %) par an du pouvoir d’achat des retraites par la non-indexation de leur pension sur l’inflation. Dans ces trois cas, l’affirmation du Président : « Les personnes nées avant 1963 ne seront pas affectées » serait aussi peu tenue que celle du candidat : « Je ne toucherai pas au pouvoir d’achat des retraites ». Reste enfin la possibilité d’une hausse du taux de cotisation de 1,5 point si on prend la fourchette haute du déficit ou 0,8 point si on prend la fourchette basse.Le COR précise alors : « Les hausses de cotisation ne doivent pas nécessairement être lues comme une hausse globale des prélèvements obligatoires : il s’agit de se substituer à une baisse de ressources provenant d’entités publiques (assurance chômage, CNAF, régimes de fonctionnaires) qui dégageront de facto des marges de manœuvre financières supplémentaires ». Notons cependant que cela ne doit pas oblitérer la lutte pour la revalorisation des prestations familiales, contre la réforme de l’Unédic, contre la baisse des effectifs des services publics.

4/ Garantir le niveau des retraites, assurer le financement

Il n’y a pas de problème structurel de financement en 2025 avec les hypothèses faites en matière de dépenses. Ceci ne nous empêche pas de considérer que la baisse relative des retraites par rapport aux salaires n’est pas souhaitable ; il faudrait donc consacrer, en 2025, 11 milliards d’euros de plus au système des retraites, ce qui serait finançable si effectivement le taux de cotisation retraite était augmenté de 0,2 point chaque année, soit de 1,1 point en 2025.On notera pour finir que le COR défend son existence menacée par le rapport Delevoye : « Il est important que le COR soit le lieu où sont établis les diagnostics sur la situation financière de notre système de retraite. Ils (Les membres du COR, NDLR) considèrent en effet tous qu’un tel diagnostic se doit d’être partagé et, de ce fait, ne peut résulter de simples travaux d’experts, quelle que soit leur qualité, mais doit être élaboré sous le contrôle vigilant de l’ensemble des parties prenantes au débat sur les retraites ». On aimerait approuver, sachant que la question de la composition du COR devrait être posée (en particulier quant aux membres qualifiés et aux représentants des retraités) tout comme celle de son fonctionnement (le rôle de son secrétariat par rapport à celui des membres).Cette note a été rédigée dans le cadre du Réseau retraites.Henri Sterdyniak est économiste, conseiller scientifique à l’OFCE et membre des Economistes atterrés.
Philippe FOURNIL Retraite 24 Novembre 2019

Retraite par point : vers un doublement du taux de pauvreté des plus de 65 ans ? - CGT 27 Septembre 2018

Retraite par point : vers un doublement  du taux de pauvreté des plus de 65 ans ?  - CGT 27 Septembre 2018

Philippe FOURNIL Retraite 27 Septembre 2019

Le grand débat sur les retraites ... tourne déjà au grand déballage de com - CGT 25 septembre 2019

Retrouvez le document pdf ici 

REFORME DES RETRAITES :
HALTE  A         LA  DEMAGOGIE  !
(Comprendre, selon la CFDT, que c’est de la démagogie d’être contre la réforme Macron)

POUR MIEUX COMPRENDRE LES ENJEUX DE LA RÉFORME DES RETRAITES ET POUR CLARIFIER LE DÉBAT, LA CGT DÉMÊLE LE « VRAI DU FAUX » DU 4 PAGES CFDT.

Au-delà des inquiétudes liées aux diverses réorganisations qui touchent l'ensemble de nos secteurs d'activités, l'actualité nationale apporte son lot d'incertitudes. Laurent BERGER passe de plateau télévision en plateau télévision pour soutenir l'actuelle réforme des retraites (comme ses prédécesseurs défendaient les précédentes ... parfois malgré ses propres militants).
L'ensemble des salariés de la SG ont reçu par mail un supplément Hebdo "spécial réforme des retraites" censé déméler le "vrai du faux". Nous avons lu et nous vous livrons nos arguments dans le cadre du "grand débat" qui va s'ouvrir...

« UN SYSTÈME PAR POINTS, C’EST LA FIN DE LA RÉPARTITION ET DE LA SOLIDARITÉ »

FAUX, BEN SI, VRAI !

La CFDT écrit : Dans un système à points comme dans un système en annuités, le principe c’est la retraite par répartition: les cotisations versées par les actifs sont immédiatement utilisées pour payer les pensions des retraités. Mais, ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’il ne peut y avoir de régime par capitalisation autre qu’un régime par points. Il n’est évidemment pas possible de passer immédiatement de la répartition à la capitalisation, ce n’est pas ce que la CGT dit… il est par contre indispensable de passer par l’étape de remplacement des pensions vieillesse de la Sécurité Sociale par annuités à un régime par points pour le faire sur le moyen terme. Sur les mérites comparés de la répartition et de la capitalisation, il n’est que de se reporter aux enseignements du transfert de l’IP Valmy à l’assurance privée qui aboutit au doublement des frais de gestion prélevés par l’assureur sur le régime.

La CFDT écrit aussi : le système des points a été choisi par l’ensemble des partenaires sociaux pour construire, par exemple, les régimes de retraite complémentaire des salariés du privé (Agirc-Arrco). Mais ce qu’elle n’écrit pas, c’est que ce système a permis depuis la réforme Balladur de 1993 de faire « décrocher » le pouvoir d’achat des complémentaires (lire dans les pensions vont baisser infra).

« LE FUTUR SYSTÈME DE RETRAITES SERA UNIVERSEL »

VRAI, BEN NON, FAUX!

La CFDT écrit : La réforme devrait concerner tous les actifs à partir de la génération 1963 : salariés du privé, fonctionnaires, régimes spéciaux, professions libérales, parlementaires. Elle « oublie » de préciser que certaines catégories conserveraient leurs régimes spéciaux, tels les militaires et la police, mais surtout elle ne dit rien de qui pilotera ce régime universel. Rappelons qu’un système par points n’est nullement indispensable à l’universalité, le régime vieillesse par annuités devait l’être et ce sont des professions entières, dont la nôtre (et les commerçants, les artisans, les agriculteurs, etc), qui ont refusé d’y être intégrées. Dans le système actuel, les salariés du privé dépendent de 2 régimes, Sécu et ARRCO/AGIRC, piloté par des instances dans lesquelles sont représentés les « partenaires sociaux ». La chose n’est pas anodine, car il existe, de par la loi, des obligations de constituer des réserves, plusieurs milliards pour les complémentaires, et aussi une péréquation pour les caisses déficitaires, péréquation dont bénéficient en premier lieu les agriculteurs puis les artisans et commerçants, dont les faibles taux de cotisations sont pour partie en cause… Silence radio sur comment « harmoniser » les cotisations (du simple au double quand même) pour « harmoniser » les droits (le fameux 1€ cotisé). 

« LA RÉFORME DES RETRAITES VA PÉNALISER LES FEMMES »

FAUX, BEN SI, VRAI !

La CFDT écrit : La réforme en cours bénéficie aux femmes de deux façons: le système à points profite aux travailleurs qui ont le moins de promotions, donc aux femmes. Archi faux, le système par points ne « profite » pas à ceux qui ont le moins de promotion, pas plus qu’à ceux qui ont des « trous » dans leur carrière, puisque le nombre de points cotisés attribués dans chaque année travaillée correspond exactement au salaire perçu (cf infra les droits et les pensions vont baisser).

« DANS UN SYSTÈME À POINTS, LES DROITS ET LES PENSIONS VONT BAISSER »

FAUX, BEN SI, VRAI !

La CFDT écrit : Les salariés du privé ont depuis 70 ans un régime en points confié à l’Agirc-Arrco et géré par les partenaires sociaux. Non seulement ce régime n’a pas fait baisser les pensions, mais il a permis de relever le niveau de vie des retraités.

Sauf qu’elle n’écrit pas que depuis 25 ans (réforme Balladur), les pensions baissent en valeur de pouvoir d’achat, ainsi que les droits des actifs en cours d’acquisition !

Prenons d’abord la pension vieillesse de la SS. Différence fondamentale avec les complémentaires, chaque année, le salarié acquiert des trimestres, maximum 4, et la SS affecte un salaire à l’année cotisée. Pour calculer ensuite le montant de la pension, la SS revalorise le salaire à la date de départ, prend en compte les 25 meilleurs salaires annuels considérés. La réforme Balladur, puis la réforme Fillon, ont « déconnecté » les pensions vieillesse de l’évolution générale du salaire moyen et augmenté le nombre des meilleures années de 10 à 25. Résultat, le pouvoir d’achat des retraités a baissé, et les droits à pension des actifs ont baissé aussi…

Quant aux complémentaires, c’est encore plus facile ! Il suffit de jouer sur la valeur du point de retraite cotisé, et sur celle du point de retraite servi, en augmentant la valeur de l’un, ce qui fait qu’avec un salaire égal, l’année suivante le salarié acquiert moins de points, et en augmentant sous l’inflation la valeur de l’autre, ce qui entraîne une baisse de pouvoir d’achat pour les retraités…

Il faut également souligner qu’avec le système par points des complémentaires, il n’y a pas de revalorisation du nombre de points acquis l’année X, et que la valeur des points cotisés n’est pas celle des points de retraites perçus, ce qui préfigure le régime à cotisations définies souhaité par le gouvernement. Dans un tel système, le salarié ne sait pas quel sera le montant de sa retraite à son départ.


« IL FAUDRA TRAVAILLER PLUS LONGTEMPS »

FAUX, BEN SI, VRAI!

La CFDT reprend l’antienne du patronat du « déséquilibre démographique », dont il faut bien reconnaitre qu’elle a un certain impact idéologique. Cependant, si l’augmentation de l’espérance de vie est incontestable, et c’est heureux, la question est loin d’être aussi simpliste… on pourrait ainsi tenir un raisonnement similaire pour la santé, faudrait-il pour autant instaurer un âge limite pour bénéficier de la couverture santé (on pense au film « Soleil vert ») ? En réalité, tout dépend de ce que la société entend consacrer à la couverture sociale, à la santé, aux retraités… et cela s’exprime dans un trivial pourcentage du PIB que le gouvernement veut plafonner à 14%. C’est ce plafond de 14% qui entraînera ipso-facto, une baisse des pensions, une augmentation de l’âge de départ en retraite, et une baisse des droits acquis. N’est-il pas légitime de se demander si d’autres parts prélevées sur le PIB ne pourraient être réduites pour augmenter celle consacrée à la protection sociale ? Telles l’armement, la rémunération des actionnaires et les grandes fortunes…

« LES PENSIONS DES RETRAITÉS ACTUELS VONT BAISSER »

FAUX, BEN SI, VRAI !

La CFDT écrit : La réforme ne concerne pas les retraités actuels, ni les générations qui sont à cinq ans de la retraite. Qui serait assez naïf pour croire qu’à la mise en place du nouveau système « universel », la SS et l’ARRCO/AGIRC continueraient à gérer en parallèle l’ancien système ! D’ailleurs, en pouvoir d’achat, les pensions des retraités actuels ont déjà commencé à baisser ! C’est le C.O.R. qui note dès 2017 que le pouvoir d’achat est en chute libre ! Ce n’est pas très honnête de jouer sur les mots mais il semble que ce soit devenu un art partagé chez les partisans de la réforme, tout autant que de traiter de démagogues ceux qui les contestent.

« LES CADRES SONT LES PERDANTS DE LA RÉFORME »

VRAI et FAUX, BEN NON, VRAI!

Les cadres seront les grands perdants, puisque l’abandon de la règle des 25 meilleures années leur est défavorable, pas besoin d’un long développement pour le comprendre.

Philippe FOURNIL Retraite 25 Septembre 2019
  1. Pas de hasard pour ma retraite - CGT 2 septembre 2019
  2. Infographie : la réforme des retraites voulue par Macron - NVO CGT 27 août 2019
  3. Au revoir ... et merci !
  4. Retraite : la bataille reste à venir - CGT 26 août 2019

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