La CGT SG :
Envoyé : mardi 4 août 2026 16:59
À : direction, autres syndicats
Objet : RE: Impact suspension de la réforme des retraites sur les dispositifs de fin de carrière SG
Bonjour,
Je fais suite au mail du 1er juillet (ci-dessous), notre réponse du 24 juillet et celui d’Alexandra KOOTSTRA du 28 juillet sur les impacts de la suspension de la réforme des retraites sur les dispositifs de fin de carrière SG.
Pour ce qui nous concerne, nous ne pouvons partager votre interprétation – unilatérale - des accords et avenants successifs sur cette question.
Et je vous demande de bien vouloir suspendre cette décision.
En effet, si nous avons toujours eu des discussions lors d’éventuels allongements de la durée de vie au travail et du report de l’âge du départ à la retraite à taux plein, nous n’avons jamais eu d’échanges sur le report de la réforme des retraites (à laquelle pas grand monde ne croyait lors des négociations…même si, pour la CGT, nous exigions son abrogation). Il n’y a donc pas de dispositifs écrits qui tranchent cette question dans ce cas de figure précis.
Si la SG peut se féliciter d’avoir contribué financièrement lors du report de l’âge de départ à la retraite (jusqu’à la signature de l’accord de décembre 2025) pour ne pas pénaliser les collègues concernés, les différents accords et avenants stipulaient bien en substance qu’ »en cas de modifications de la législation impactant les salariés, la direction réunirait les syndicats pour examiner avec eux les conséquences ».
Nous sommes précisément dans ce cas de figure et nous demandons cette rencontre avant d’envisager les scenarii 2 et 3, qui feraient perdre des mensualités aux salariés concernés.
Enfin, je réitère ce qu’écrivait Catherine Lejeune au nom de la CGT SG le 24 juillet, l’accord emploi 2025 stipule en page 36 que :
« Les salariés bénéficiant d’un mi-temps senior ou congé de fin de carrière au titre de l’accord Emploi 2019 et de ses avenants, ne verront pas leur avenant au contrat de travail ni remis en cause, ni modifié ».
Les avenants signés individuellement à l’époque dans ce cadre actait une date qui peut s’avérer plus avantageuse pour les salariés concernés.
Dans l’attente de votre réponse sur cette demande, pourriez-vous nous communiquer le nombre de collègues qui sont, parmi les 400 cités dans le mail du 1er juillet, potentiellement concernés par les scenarii 2 et 3 ?
Par avance, merci.
Cordialement,
Philippe Fournil
Délégué national de la CGT SG
alexandra.kootstra :
Envoyé : mardi 28 juillet 2026 10:31
À : direction, autres syndicats
Objet : RE: Impact suspension de la réforme des retraites sur les dispositifs de fin de carrière SG
Mesdames, Messieurs,
Nous faisons suite à notre précédent email concernant l’impact de la suspension de la réforme des retraites sur les dispositifs de fin de carrière SG.
Soucieux des difficultés qui nous ont été remontées concernant les délais de la CNAV, nous vous informons avoir adapté le processus mis en place afin qu’il n’y ait pas d’interruption injustifiée entre la dernière rémunération versée par Société Générale et le versement de la pension de retraite sécurité sociale.
Dès lors, Société Générale permet aux salariés concernés de bénéficier d’un délai de 5 mois pour effectuer les démarches retraite, ce qui correspond à une date plancher fixée au 1er janvier 2027 (envoi du 1er courrier : 6 juillet 2026 - 6 décembre 2026). Trois situations sont à distinguer :
- Situation 1 : Si la date initiale de retraite sécurité sociale taux plein se situe avant le 1er janvier 2027 et que la nouvelle date taux plein se situe également avant cette date, le salarié conservera sa date initiale de fin de dispositif – autrement dit nous permettons au salarié de rester dans le dispositif jusqu’à la date qui était prévue sans changement.
- Situation 2 : Si la date initiale de retraite sécurité sociale taux plein se situe après le 1er janvier 2027 et que la nouvelle date taux plein se situe avant le 1er janvier 2027, la date de liquidation demandée sera le 1er janvier 2027 (date « plancher » permettant de garantir un délai de 5 mois à partir de l’envoi du premier courrier).
- Situation 3 : Pour les salariés dont la nouvelle date théorique se situe au 1er janvier 2027 ou postérieurement, la date retenue reste leur nouvelle date de taux plein.
Par ailleurs, nous vous prions de trouver ci-joint, pour votre information, le courrier de relance qui sera adressé dès le 3 août aux collaborateurs ne nous ayant pas encore contactés.
Bien cordialement,
Catherine Lejeune CGT SG
Envoyé : vendredi 24 juillet 2026 13:12
À : direction, autres syndicats
Objet : Suspension de la réforme des retraites et ses conséquences
Bonjour Madame ALLIGIER,
En l’absence de Mme Alix MAELENN, je me permets de vous solliciter.
Des salariés, actuellement en CFC ou mi-temps sénior au titre de l’accord emploi 2019 et touchés de fait par la suspension de la réforme des retraites, s’interrogent suite à un courrier qui leur a été adressé dernièrement.
En effet, Société Générale les incite (oblige) à partir beaucoup plus tôt que la date de leur retraite à taux plein prévue dans l’avenant qu’ils ont signé et ce, en leur imposant une date de départ anticipée.
Même si la suspension de la réforme prévoit un départ anticipé, les délais de traitement avec la CNAV ne se faisant pas en moins de 6 mois, cette situation va, pour certains, les priver de revenus jusqu’à leur retraite à taux plein. Pour exemple, une date de sortie au 31 août a été évoquée. Société Générale est-elle prête à combler le manque à gagner si la CNAV n’a pas traité le dossier en temps et en heure ? Notamment en période de congés d’été où un traitement en 1 mois est plus qu’utopique ?
Pour information, il a même été indiqué à une salariée que l’IFC compensera ce manque à gagner !!!!
Pour terminer, je me permets de rappeler que l’accord emploi 2025 stipule en page 36 que :
« Les salariés bénéficiant d’un mi-temps senior ou congé de fin de carrière au titre de l’accord Emploi 2019 et de ses avenants, ne verront pas leur avenant au contrat de travail ni remis en cause, ni modifié ».
Société Générale va donc à l’encontre de ce qui est indiqué dans l’accord et ne respecte pas ses dispositions.
Je vous remercie par avance de bien vouloir vous assurer que chaque salarié, relevant de l’accord emploi 2019, ne soit pas contraint et forcé de partir avant la date prévue dans leur avenant CFC ou mi-temps senior.
Bien cordialement
Mail direction du 1er juillet
Mesdames, Messieurs,
Nous souhaitons partager avec vous les implications sur les différents dispositifs internes de fin de carrière résultant de la suspension de la réforme des retraites de 2023 prévue dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale de 2026 (Cf 1.), ainsi que leurs modalités opérationnelles (Cf. 2.)
Les implications de cette suspension sur les dispositifs internes de fin de carrière
La suspension de la réforme des retraites applicable au plus tôt au 1er septembre 2026 conduit à une diminution de l’âge minimum et/ou du nombre de trimestres nécessaires à la liquidation de la retraite sécurité sociale à taux plein. Les assurés potentiellement concernés relèvent des générations 1964 à 1970 (Cf. nouvelles règles expliquées sur le site de l’Assurance Retraite: Loi de financement de la Sécurité sociale adoptée : découvrez les principales mesures retraite) ;
Il en découle que des salariés actuellement dans les dispositifs internes de fin de carrière (Transition d’activité, Mi-temps senior, Congé fin de carrière et Temps partiel de fin de carrière) verront leur première date de liquidation retraite sécurité sociale à taux plein avancée ;
Or, au regard des dispositions de l’accord Emploi applicable à ces dispositifs, un salarié Société Générale ne peut pas être porté, dans un des dispositifs de fin de carrière précité, au-delà de sa date de liquidation de sa retraite sécurité sociale à taux plein – l’une des principales conditions d’éligibilité pour bénéficier d’un des dispositifs précités étant bien de s’engager à partir volontairement à la retraite à cette date ;
Lors de la réforme des retraites de 2023, Société Générale a maintenu les salariés dans les dispositifs jusqu’à leur nouvelle date de liquidation de leur retraite sécurité sociale à taux plein.
Par conséquent, dans le cadre de cette évolution réglementaire, nous contacterons les salariés, selon les modalités de mises en œuvre précisées ci-dessous, afin que leur date de sortie du dispositif de fin de carrière soit avancée au moment de leur nouvelle date de liquidation retraite sécurité sociale taux plein.
Modalités opérationnelles
Les salariés des générations concernées, avec une date de fin de dispositif postérieure au 1er septembre 2026 (environ 400 collaborateurs), seront contactés, dès début de semaine prochaine, via l’envoi d’un courrier (cf modèle en pièce jointe) déposé dans le coffre-fort électronique, ou par LRAR pour ceux n’en ayant pas. Une relance sera réalisée le mois suivant.
Les salariés contactés devront transmettre à Société Générale via une boite mail générique l’estimation retraite et le relevé de carrière du site de Info Retraite.
Un mode d’emploi pour télécharger ces documents sera transmis en annexe du courrier adressé aux salariés.
A la lecture de ces documents, les équipes administratives notifieront aux salariés leur nouvelle date de sortie du dispositif de fin de carrière. Afin de permettre la bonne gestion des dossiers par les équipes administratives, et de prioriser les départs les plus proches, les courriers à destination des salariés seront adressés par vague :
1ère vague : Dès Juillet 2026 pour les salariés avec une date initiale de sortie du dispositif comprise entre le 1er décembre 2026 et le 1er juin 2027.
Par exception, les salariés ayant une date initiale au 1er décembre 2026 pourraient être portés dans le dispositif jusqu’au 1er octobre 2026 maximum afin de tenir compte du délai de traitement CNAV et sous réserve de démontrer que les démarches de liquidation retraite sont en cours.
2ème vague : Septembre 2026 - date à confirmer en fonction du délai du traitement des équipes administratives- pour les salariés avec une date initiale de sortie du dispositif comprise entre le 1er juillet 2027 et le 1er décembre 2027.
3ème vague : Décembre 2026 - date à confirmer en fonction du délai du traitement des équipes administratives- pour les salariés avec une date initiale de sortie du dispositif égale ou supérieure au 1er janvier 2028.
Nous sommes à votre disposition pour tout échange sur ce sujet,
Bien cordialement,