La première réunion de négociation du renouvellement de l'accord emploi s'est déroulée le 30 Octobre.

Elle n'aura finalement duré qu'une heure. L'occasion pour la direction de dresser son bilan de l'accord… et pour la CGT, d'y apporter quelques réflexions.

Nous n'avons pas échappé à une série de slides présentés à la hussarde (sans que le document n'ait été partagé avant, pendant ou après la discussion…). Même si la forme n'était pas idéale pour faciliter les échanges, nous avons retenu un certain nombre de points :

Instances de dialogue et concertation : C'est une instance supra légale qui permet un échange avec les directions de BU / SU, avant qu'un projet ne soit bouclé et présenté aux instances représentatives du personnel.

2016 : 5 réunions (bddf, gbis et gtps)

2017 : 4 ( 2 bddf, 1 resg, 1 waam)

2018 : 4 ( 2 bddf, 1 droit d'alerte, 1 gbis)

Observatoire des métiers : c'est un truc fourre tout qui aborde des thématiques très diverses et extrêmement variées.

2016 : 3 réunions IT , bddf, présentation branche et études 2016

2017 : 4 oper, itec, ace, bddf, etc

2018 : 3 gtps, bddf, resg, etc

Mobilité :

2016 : 2.688 mobilités actées dont la durée moyenne est de 4,3 mois (1.440 salariés en mobilité)

2017: 2.100 mobilités actées dont la durée moyenne est de 5,1     (1.359 salarié)

2018 : 2.262 mobilités actées dont la durée moyenne est de 5 mois (1.141 salariés)

Mesures intergénérationnelles

Temps partiels de fin de carrière (ne pas confondre avec le "mi-temps seniors")

120 en 2016 , 119 en 2017, 79 sur le début 2018

Mi temps seniors :

2018 octobre : 179 actés dont 49 avec mécénat et 2 missions internes.

Plan de départs :

2016 GBIS (21 reclassements internes-RI , 105 départs volontaires -DV, et 2 Transitions d'activité -TA)

2016 BDDF -PSC : 420 reclassements, 125 DV et 102 TA

2018 BDDF - agence : 75 RI, 36 DV RCC et 30 TA

Bilan de la direction :

Bilan moyen sur le projet professionnel ( on se pose la question de le reconduire)

Pour la CGT :

Nous avons rappelé à la direction que l’accord de 2013, renouvelé en 2016 était un accord fondateur à nos yeux (car protecteur pour les salariés). Il résulte de la crise de 2011, de la nécessité de faire évoluer le modèle du Groupe tout en garantissant aux salariés de ne pas faire les frais de ces réorganisations. Sans cet accord, les salariés auraient été gérés dans le cadre de l'ANI de 2013 (accord national interprofessionnel signé par les syndicats - sauf la CGT) dont les dispositifs sont nettement moins protecteurs.

Nous avons demandé à la direction de confirmer l'engagement de ne pas recourir au licenciement contraint. C'est sur ce préalable que la discussion repose.

Nous avons aussi rappelé que la priorité est donnée au reclassement interne et que l'accord vise aussi à fluidifier la mobilité (tout en encadrant le processus). Il nous semble nécessaire de revenir sur la mobilité et travailler sur l'employabilité car les changements vont s'accélérer.
Nous avons d'ailleurs fait remarquer à la direction qu'il manquait l'emploi dans leur bilan. Nous aurions pu y lire que le volume de salariés n'a pas baissé (41.283 salariés en 2015, 41.754 en 2017) mais qu'il a considérablement changé de nature. D'où notre volonté de ne pas perdre de vue la mobilité et l'employabilité des salariés.

Nous sommes revenus sur les phases de concertation (avec les directions BU/SU et la direction générale). Il nous parait indispensable de maintenir ces fenêtres de tirs qui auront permis d'apporter des modifications aux projets qui sont ensuite présentés officiellement devant les instances représentatives du personnel. Nous avons cité les exemples de Mikado et de Tangram, qui s'étaient accompagnés de l'engagement (obtenu par la CGT) de ne délocaliser que 30% des activités originées sur Paris et par attrition des salariés (l'activité part dès lors que le salarié a trouvé sa mobilité).

Nous avons prévenu que si la direction voulait maintenir son "observatoire" des métiers, il faudra revoir et préciser sérieusement la méthodologie.

Nous sommes aussi revenus sur le rôle du campus métiers mobilité. Nous avons regretté la décentralisation opérée qui nous ramène à la situation précédente : chacun s'en sort comme il peut…

Nous avons demandé de faire le bilan de cette décentralisation car c'est un manque pour fluidifier la mobilité (il suffit de regarder l'extension de la durée pour concrétiser une mobilité)…

Nous avons demandé à étendre les dispositifs de "mi-temps seniors" et de "transition d'activité". Si nous avions créé des dispositifs innovants à l'époque, force est de constater que d'autres entreprises du CAC40 ont des dispositifs beaucoup plus avantageux pour les salariés (nous avons cité par exemple l'Oreal… parce que nous le valons bien).

Nous avons regretté que l'effet "levier fiscal" qui accompagne le mi-temps senior soit effectué en gestion propre (au niveau Groupe et pas de redescente de budget en local), ce qui explique le peu de dossiers conclus.

A titre d'avertissement, nous avons rappelé à la direction que les plans sociaux faisaient l'objet d'une commission de suivi (qui permettait de corriger les interprétations fantaisistes et de résoudre les problèmes rencontrés par les salariés). A contrario, malgré nos demandes répétées depuis début juin, force est de constater qu'aucune date n'est actée pour le plan qui se déroule sur BDDF depuis juin !

Enfin, nous ne pouvions pas redonner le contexte et les inquiétudes qui nous animent en entrant dans cette négociation décisive pour les salariés. En effet, la mise en place des BU / SU, l'environnement économique et réglementaire, mais aussi la mise en place des nouvelles IRP, vont avoir un impact direct sur notre capacité de travail et sur le « dialogue social ».

Après le tour de table des syndicats, Youssef Bouni a provisoirement conclu :

J'ai entendu le message sur l'Observatoire.

J'entends un souci pour ceux qui partent (très compliqué) mais qu'est ce qu'on fait pour ceux qui restent …

Il a cité 2300 recrutements sur SGPM.

Il faut bien regarder la stratégie et la partager.

Va-t-on être innovant ? Comment on s'adapte ?

On veut prendre le temps de répondre à toute ces questions.

Comme la CGT faisait remarquer qu'il n'avait pas repris l'engagement de Frédéric Oudéa de ne pas recourir à des licenciements contraints (obtenu dès 2012), le directeur des relations sociales a laissé planer le doute en répondant : " je vais vous répondre lors de la prochaine réunion, pour vous répondre définitivement. Le 27 novembre…".
Partie comme ça, dans le contexte actuel, la négociation risque de se compliquer rapidement.

Publié dans d - Emploi
Bonjour à tous,

Près de 800 votes auront été exprimés lors de la consultation de la CGT sur la signature ou non de l’accord encadrant le transfert des activités de la Défense vers Val de Fontenay.

64 % d’entre eux sont favorables à la signature et 36% contre.
Au-delà des remerciements de nombreux salariés pour l’action menée par la CGT (communications régulières des projets de la direction, des comptes rendus, etc.) et de la consultation, qui apparaît être la moindre des choses pour la plupart des salariés, beaucoup de réponses étaient motivées.
Nous ne nous trompions pas en écrivant que l’accord ne  résout pas tout et que la commission de suiviet de recours sera déterminante pour pas mal de situations individuelles.
Nous avons d’ailleurs déjà commencé notre travail en ce sens, en publiant sur nos sites une nouvelle FAQ (Foire Aux Questions) pour permettre à tous les salariés d’y trouver éventuellement la réponse à leur propre situation.

La CGT est donc signataire de l’accord, conformément aux votes des salariés.
Il est arrivé que les salariés nous demandent de ne pas signer un accord qui touche l’emploi et leurs conditions de travail. Ce que nous avions fait.
Par exemple, lors du PSE de SGAM, 68% des salariés s’y étaient opposés. Seule la CGT avait tenu compte de cet avis et n’avait pas signé.
Lors de Mikado, les salariés avaient exprimé leur volonté de ne pas signer l’accord encadrant la volonté d’externalisation-délocalisation d’activités de GBS. Nous n’avions pas signé l’accord qui comportaient des garanties que nous avions largementcontribué à construire.
Cette fois ci les salariés ont considéré le texte comme un point d’appui, une aide face à une décision de réorganisation de l’entreprise qui est potentiellement lourde de conséquences pour certains.

Mais nous avons émis des réserves.
La CGT, soucieuse de limiter le préjudice subi par les salariés par le transfert de plusieurs milliers de postes, a décidé de signer l’accord proposé, conformément au souhait des salariés.
Toutefois, la CGT entend faire toutes réserves quant à l’affirmation de la direction, selon laquelle les sites de La Défense et de Val de Fontenay se situent dans le même « bassin d’emploi ».
Le syndicat CGT ne saurait s’associer à cette appellation ambiguë et ne correspondant à aucune qualification juridique.
Contrairement à ce qu’à affirmé la direction pendant les négociations, la région Ile de France ne constitue pas un bassin d’emploi ou une zone géographique unique. Compte tenu de l’éloignement géographique et du temps de transport séparant ces implantations, il est manifeste que les sites de  La Défense et de Val de Fontenay ne se situent pas dans une même zone géographique.
La CGT souligne que la modification du lieu de travail de La Défense vers Val de Fontenay, constitue donc une modification du contrat de travail des salariés concernés, nécessitant leur accord individuel.
La CGT rappelle que toute décision de mutation unilatérale caractériserait une violation des contrats de travail et constituerait une mesure illicite.

Le travail continu pour nous…
Bien évidemment, nous savons que chaque salarié ne se saisira pas des dispositifs que nous avons obtenus et de l’aide que nous pourrions leur apporter. Mais, nous allons continuer la défense des intérêts des salariés qui nous auront saisis, avec la même détermination que celle qui aura été nécessaire pour obtenir l’accord.
Il va de soit qu’au-delà, nous allons aussi continuer d’intervenir sur les conditions de travail et la qualité de vie au travail générées par le nouvel immeuble, le transfert qu’il implique qui est aussi positif pour certains d’entre vous. Des groupes de travail initiés par la direction sur les «services aux occupants» et l’«organisation du travail» ont débuté dans l’opacité habituelle. Nous invitons les futurs nouveaux occupants des tours de Technopolis à VDF à nous faire part de leurs propositions, leurs demandes et expériences pour que celles-ci soient prises en compte et traduites dans les faits. Il y a d’ailleurs une grande nécessité à maintenir ce lien si l’on en juge par la volonté de la direction (assistée de la CFTC) d’introduire le « flex office» comme mode d’organisation du travail. Nous avons fais retirer de l’accord la possibilité qu’aurait la direction de supprimer des postes de travail et de les transférer sur les « bureaux de passage ». Financièrement rentable, cette opération modifierait profondément la vie dans l’entreprise. Pour nous, il est nécessaire que chacun d’entre vous ait un « espace de travail privé » sur lequel venir travailler et que vous n’ayez pas à vous poser la question chaque matin de savoir ou vous poser, si vous pouvez vous poser. A contrario, le «flex office» a démontré dans certaines entreprises japonaises que, faute d’espace privé, les salariés planquaient ou ils le pouvaient leurs documents de travail, leurs affaires perso, etc…
Pour éviter, qu’après les éventuels problèmes de transports, vous fassiez les frais de la science fiction dans laquelle certains se voient déjà, nous vous invitons à maintenir les liens avec les représentants de la CGT pour avancer plus sereinement sur ces aspects sur le plancher des vaches.

Merci à vous et nous comptons sur vous !

Philippe FOURNIL - Délégué national de la CGT SG
Emeric UHRING - Secrétaire du CE des services centraux
Vanessa LABIS - Secrétaire du CHSCT de CB3 - Adamas
Morgane Ernoux - Secrétaire du CHSCT des Tours SG - Basalte