Le bilan de la santé mentale des salariés pour l'année 2025 est jugé particulièrement inquiétant et en nette dégradation par rapport aux années précédentes. Cette situation est marquée par une baisse généralisée des indicateurs de bien-être et une augmentation sensible du stress.

Voici les points clés qui ressortent :
1. Prise en compte de la santé mentale en forte baisse
C'est l'un des signaux les plus alarmants du baromètre : seulement 33 % des salariés estiment que leur santé mentale est suffisamment prise en compte par l'entreprise, contre 44 % en 2024 3, 4. Cette dégradation de 11 points est perçue dans tous les pôles, mais elle est encore plus prononcée chez GBIS (30 %) et les services centraux (30 %).
2. Augmentation du stress et baisse du bien-être
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- Stress au travail : Le niveau de stress moyen a augmenté, passant de 6,6 à 6,9 sur 10 3, 6. Près de 7 salariés sur 10 se considèrent comme stressés 6. Les managers de proximité (MG+1) sont les plus touchés avec une note de 7,1, signe d'une pression croissante sur l'encadrement.
- Bien-être au travail : L'indicateur de bien-être recule à 5,7 sur 10 (contre 6,0 en 2024), retrouvant son niveau de 2023, une année déjà jugée difficile en raison des réorganisations.
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3. Un état d'esprit "alarmant"
L'état d'esprit vis-à-vis du travail s'est fortement dégradé. En 2025, on observe une explosion des sentiments négatifs : l'inquiétude (38 %), la fatigue (35 %) et le sentiment d'être désabusé (29 %) dominent largement les émotions positives comme la motivation (26 %) ou la confiance (11 %).
4. Indicateurs d'absentéisme et de souffrance
Les sources notent plusieurs signes concrets de dégradation des conditions de travail :
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- Absentéisme : On observe une hausse des arrêts longs (> 60 jours), notamment sur les pôles CEN (+13 %), RBPI et GBIS.
- Accidents du travail : Le rapport signale une "envolée" des accidents du travail qui doit interpeller la direction.
- Médecine du travail : Il y a une augmentation des visites à la demande des salariés, ce qui est souvent un indicateur de malaise ou de souffrance au travail.
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5. Rupture du "contrat psychologique"
L'analyse souligne un risque réel de rupture du contrat psychologique (les attentes implicites entre salarié et employeur). Ce phénomène se manifeste par un désengagement profond, une baisse de la fierté d'appartenance et un pessimisme accru des salariés quant à leur avenir personnel au sein du Groupe (seulement 27 % d'optimistes).Les principales causes identifiées par les salariés sont la pression, une charge de travail jugée excessive avec des objectifs inatteignables, et les conséquences des réductions d'effectifs et réorganisations permanentes. Le télétravail aura un effet multiplicateur en termes de difficultés en 2026.
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