Délégué national de la CGT SG

LA LIGNE ROUGE
C’est celle que le 1er ministre a réussi à franchir lors de son allocution sur la réforme de la retraite devant le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE). Faire dire à la CFDT que la ligne rouge est franchie, reconstituer un front syndical atomisé depuis 2016, voire revigorer une opposition atone, en 1 heure d’intervention, ça relève de l’exploit ! Quoiqu’il en soit, les 4 organisations syndicales représentatives de la Société Générale sont dorénavant parties prenantes des appels à la mobilisation du 17 décembre. C’est le moment décisif pour contraindre le gouvernement à écouter les Français, condition sine qua non pour que s’arrêtent les grèves (notamment celles des transports) et que la réforme financière et budgétaire des retraites soit remise à plat. Nous ne pouvons donc que vous conseiller vivement, si vous pensez comme nous que cette réforme n’est pas bonne, de participer aux différentes manifestations qui auront lieu le 17 décembre, notamment en vous déclarant gréviste !       

… ET MOI ? ET MOI ?
Nous avons reçu pas mal de mails qui nous interrogent sur les conséquences directes sur chaque situation individuelle. Logique, tant il est difficile de s’y retrouver entre les différentes versions des «pour», des «contre», noyées dans la cacophonie gouvernementale. Nous avons mis en ligne (sur notre site internet) un simulateur maison pour vous permettre de mesurer l’impact du passage d’un calcul basé sur les 25 meilleures années avec celui calculé sur l’ensemble de votre carrière. Il y a aussi des documents pédagogiques, simples, d’horizons divers, parfois même humoristiques (merci Audiard !), pour que chacun puisse se faire une opinion éclairée avant les manifestations du 17 et décide en toute conscience d’y participer.

L’ELECTROCHOC
Plus les présentations du baromètre collaborateurs (ex-«employeur») avancent, plus on comprend le désarroi dans lequel se trouvent les directions des différentes BU et SU pour tenter d’interpréter positivement les scores. Pourtant, les messages sont clairs et nous les avons souvent relayés bien en amont. Non, ce n’est pas que «la stratégie n’est pas comprise», c’est qu’elle n’est pas acceptée. Non, les salariés n’ont pas confiance dans la procédure d’alerte - whistleblowing - (soit par crainte de se prendre un retour de bâton, soit parce qu’ils sont persuadés que leur alerte ne sera pas prise en compte…). Pourtant, les bases sont là. Le personnel reste la pierre angulaire et la conscience professionnelle fait que l’activité tourne et progresse. C’est bien de lui dont dépend l’avenir du groupe. Et pourtant, quelques soient les résultats, au moins 2 milliards partiront vers les dividendes… tandis que les salariés doivent se contenter de l’augmentation du ticket restaurant pour les «privilégiés» qui en bénéficient … pour reprendre une terminologie gouvernementale à la mode !

O TEMPORA, O MORES
… Et en même temps, les 530 suppressions de postes de BDDF sont en discussion. La terre peut s’arrêter de tourner (ou du moins les transports en Ile-de-France), la direction continue à convoquer les organisations syndicales pour examiner les conditions et les conséquences du dernier projet de suppressions de postes. La CGT, seule délégation gréviste le jour de la réunion du 10 décembre, a fait remarquer à la direction que discuter de la manière dont on met dehors les salariés à 3 ou 4 ans de la retraite dans les plans sociaux depuis 10 ans, devrait amener le patronat à cacher sa joie quand le gouvernement tente de nous faire avaler une retraite à 64 ans !

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 cgt17dec3

natio56

 

De : cgt sg [Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Envoyé : jeudi 12 décembre 2019 11:39
Objet : Le 17 est une journée décisive pour la bataille que nous menons, dont l'issue dépend de notre force collective et de l'investissement sans faille de chacun !
Message aux élus, mandatés et syndiqués de la CGT Société Générale :
Bonjour à tous,
La CGT SG a envoyé une invitation aux 3 autres syndicats représentatifs à la Société Générale pour tenter d’alerter ensemble nos collègues sur la nécessité de réussir la mobilisation du 17 décembre prochain. Cette journée sera décisive et les 4 organisations syndicales représentatives à la Société Générale ont maintenant rejoint le mouvement.
Pour autant, j’attends leur réponse sur un appel commun à la SG.
Il ne faut pas attendre pour autant pour aller voir les représentants syndicaux de vos entités respectives (dans le nord, par exemple, l’appel intersyndical est déjà acté !).
Il faut réussir la mobilisation du 17 Décembre, elle sera déterminante. Il ne faut pas se disperser et y consacrer toute notre énergie d’ici là.
Nous l’avons vu ces derniers jours. Il faut faire preuve de patience et de persuasion. La conviction et la pédagogie devraient nous permettre de gagner la bataille de l’opinion et certainement sortir gagnants de cette bataille !
Nous avons mis sur les réseaux sociaux et sur notre site internet une multitude de documents sur le sujet des retraites (des documents pédagogiques, synthétiques, individualisés … et même humoristiques !).
Regardez les, partagez ceux qui vous plaisent. Si des choses ne vous paraissent pas claires, demandez.
Les derniers communiqués (depuis le discours d’Edouard Philippe) sont déjà sur le site.
Il faut aussi (et surtout) savoir écouter les collègues - même quand ça nous heurte ou ne nous fait pas plaisir. Il faut partager entre nous ces situations et arguments, pour en tenir compte !

Il y a beaucoup de « Il faut … » dans ce message et ils reposent sur vous. Mais je sais pouvoir compter , une nouvelle fois, sur votre détermination !
N’hésitez pas a utiliser les mails et multipliez les rencontres avec les collègues.

C’est aussi le bon moment pour inviter nos collègues à se syndiquer chez nous. Les demandes d’adhésions (que l’on constate dans ces moments là) sont en net augmentation ces derniers jours.
+15 à Rennes sur 1 an.
N’hésitez pas à le proposer à vos collègues (« on a les syndicats qu’on mérite »).

Les explications sur la réforme nécessitent beaucoup de temps. Il en reste suffisamment jusqu’au 17.
5 jours, c’est beaucoup et peu à la fois.
L’issue dépend de nous.
Philippe Fournil
Délégué national de la CGT SG
Bon courage à tous !
 
cgt17dec

"Ligne rouge", "Le compte n'y est pas", "C'est se moquer du monde"... Les réactions des syndicats aux annonces d'Edouard Philippe sur les retraites

Plusieurs organisations syndicales appellent d'ores et déjà à "renforcer la grève".

franceinfo

Radio France

Mis à jour le 11/12/2019 | 16:07 

Laurent Berger (CFDT) : "La ligne rouge est franchie"

"Il y avait une ligne rouge dans cette réforme, a déclaré le numéro un de la CFDT Laurent Berger, c'était le fait de ne pas mélanger la nécessité d'une réforme systémique (...) et la réforme paramétrique qui demanderait aux travailleurs de travailler plus longtemps, cette ligne rouge est franchie."

"On nous montre un chemin dont on aurait soi-disant les manettes pour le choisir, mais on sait finalement qu'il y aura un âge d'équilibre à 64 ans fixé par cette réforme", ajoute Laurent Berger, qui annonce une réunion des instances de son syndicat dans l'après-midi, mercredi, pour "décider des actions dans les jours et les semaines à venir".

Didier Aubert (CFDT-Cheminots) : "Le compte n'y est pas"

Didier Aubert, le secrétaire général de la CFDT-Cheminots a pointé lui aussi l'âge pivot de 64 ans, une "ligne rouge" qu'il ne fallait pas franchir, selon lui. Il estime que "le compte n'y est pas". S'il reconnaît des avancées, notamment sur la pénibilité, il les considère "insuffisantes". "Par rapport à cet âge pivot de 64 ans, c'est un dispositif qui ne nous satisfait pas. Je ne me vois pas entrer dans les dépôts et dire que la CFDT accepte les propositions du Premier mininstre et lève le préavis (…) Je crois que l'âge pivot n'est bon pour personne. Le décalage de l'âge pivot à 64 ans, c'était une ligne rouge." Conclusion : "Pas question qu'on se satisfasse des négociations".

Philippe Martinez (CGT) : "C'est se moquer de ceux qui sont en lutte"

"Le gouvernement s'est moqué du monde", réagit mercredi le numéro un de la CGT Philippe Martinez. "C'est surtout se moquer de ceux qui sont en lutte aujourd'hui et de l'opinion publique qui est largement défavorable à ce projet". Il "ne croit pas que les cheminots seront satisfaits" par le discours d'Edouard Philippe sur la réforme des retraites. "Le gouvernement veut individualiser le système de retraite (...). Tout le monde va travailler plus longtemps, c'est inacceptable."

Laurent Brun (CGT-Cheminots) : "Cela doit encourager à renforcer la grève"

"Pour la fédération CGT des cheminots, les annonces du Premier ministre doivent encourager les salariés à renforcer la grève", estime Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots. Edouard Philippe "confirme le régime injuste par points, la suppression des régimes spéciaux, et aggrave encore le projet en annonçant un âge pivot à 64 ans", énumère le responsable du premier syndicat de la SNCF, en appelant "tous les salariés [à] poser la question de la grève dans leur entreprise" et les cheminots à "reconduire le mouvement".

Nathalie Verdeil (CGT) : "Hors de question de négocier un âge pivot" 

"Ce n'est pas en nous disant que la transformation des régimes spéciaux sera progressive que le Premier ministre a fait la démonstration du progrès de cette réforme à points", estime Nathalie Verdeil, secrétaire confédérale de la CGT. Y a -t-il dans les annonces des choses qui peuvent inciter les cheminots à lever le mouvement ? "Ça m'étonnerait fort", répond Nathalie Verdeil. Elle dénonce "la mise en œuvre contrainte d'une réforme paramétrique". "La réforme, elle n'est pas passée, et on va être nombreux à se mobiliser pur que les choses n'en restent pas là." Elle aussi parle de "ligne rouge franchie depuis le début". "Il est hors de question de négocier un âge pivot ou une réforme paramétrique quelle qu'elle soit."

Laurent Escure (Unsa) : "Je suis assez déçu"

Le secrétaire général de l'Unsa, Laurent Escure, a exprimé mercredi sa "déception" après les annonces d'Edouard Philippe. Selon lui, une "ligne rouge" a été franchie avec l'âge pivot. "On va réfléchir à la façon dont on va continuer, annonce-t-il, à la fois à négocier pour arracher de nouvelles choses mais également à la façon dont dans les jours qui viennent on va se mobiliser." À la question d'une participation de l'Unsa à la prochaine journée d'action, programmée mardi prochain, il répond : "On n'exclut rien." "On va faire le tour avec l'ensemble de nos fédérations (...) mais aujourd'hui, il y a beaucoup d'inquiétude."

François Hommeril (CFE-CGC) : "Je reste officiellement (...) dans le camp des opposants"

"Je continue à considérer que cette réforme est inutile et surtout dangereuse"estime François Hommeril, président confédéral de la CFE-CGC, le syndicat des cadres, qui annonce qu'il "reste officiellement, avec [s]on organisation, dans le camp des opposants". Le Premier ministre "n'a rien fait d'autre que de confirmer ce que nous savons déjà sur les paramètres importants, il ne revient pas sur l'âge pivot, il ne revient pas sur l'assiette de cotisation", constate le président de la CFE-CGC. "Si ce régime est si merveilleux que cela, alors pourquoi on le décale ? Ça n'a pas de sens, questionne-t-il. Et s'il est plus mauvais, comme nous le pensons, alors pourquoi le faire peser sur une nouvelle génération qui nous en voudra un petit peu de ne pas avoir suffisamment défendu un système qu'on considère comme un système solide aujourd'hui ?".

François Hommeril n'a pas voulu s'avancer sur un appel à durcir le mouvement.Ce sera une "décision souveraine de l'organisation à travers ses instances, dit-il. Mais les conditions qui nous on fait rentrer dans le mouvement le 5 décembre, sont toujours présentes aujourd'hui, il n'y a aucune raison pour qu'on en sorte".

Yves Lefebvre (Unité SGP-Police) : "Revoir votre copie, travail à refaire"

S’il était "l’enseignant d’Édouard Philippe", Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité SGP-Police écrirait : "Revoir votre copie, travail à refaire". Le syndicaliste n'est "absolument pas" satisfait de la présentation du Premier ministre. Il salue le "maintien d’un régime dérogatoire, avec la faisabilité d’une ouverture de droits à 52 [ans] et d’un départ à la retraite à 57 [ans]" et "le maintien des bonifications" qui permettent aux policiers de bénéficier d’une annuité (quatre trimestres) de cotisation tous les cinq ans. "Mais", a-t-il nuancé, "c’est là qu’il y a un mais", il a dénoncé l’instauration "d’une période minimum d’emploi dit dangereux""Cela revient à dire que nous aurions des carrières différentes, a-t-il déploré. À partir du moment où nous sommes sur une mission de soutien, mais pour laquelle on peut être appelé à travailler à tout moment sur la voie publique, on ne serait pas assujetti à la bonification, ni aux mêmes droits d’ouverture de départ à la retraite". Yves Lefevbre réclame donc "le même régime pour tous les policiers, comme ça l’est pour les gendarmes", et rejette "l’usine à gaz" proposée par la réforme "ultra-compliquée." Le secrétaire général d’Unité SGP-Police regrette aussi le manque d’annonces pour les "policiers qui travaillent de nuit", et en plus, "ont une dangerosité palpable." Il demande donc que l’intersyndicale des policiers soit reçue "sans délai" par Édouard Philippe à qui il demande "des garanties écrites."

En attentant, il propose la poursuite des actions de protestation "en route depuis presque deux semaines pour les effectifs de nuit, huit jours pour les effectifs de jours, et depuis ce matin pour les CRS."

Geoffroy Roux de Bézieux (Medef) : "Un bon équilibre, un vrai progrès social"

"Du côté des entrepreneurs, je pense que c'est un bon équilibre", a déclaré le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, après avoir écouté les annonces du Premier ministre sur la réforme des retraites. "C'est un équilibre entre une réforme redistributive, quand on donne 85% du smic à tous les retraités, pour les petites retraites, les indépendants, artisans et agriculteurs, c'est un vrai progrès social, et la nécessité que tout ça doit être financé par quelqu'un, et donc, que quand c'est possible on travaille plus longtemps", détaille le patron des patrons.

"On a, je pense, perdu six mois, il était important de sortir d'une forme d'ambiguïté qui durait depuis le mois de juillet, là les principaux éléments sont sur la table et en tout cas les principaux", ajoute Geoffroy Roux de Bézieux.

La direction (*) a ouvert la réunion en déclarant : «Dans le cadre de nos échanges, il y avait 4 blocs…. On a échangé sur la mobilité, et aujourd'hui on veut traiter de la priorité, des PTA et départs volontaires. On a une quinzaine de slides à voir aujourd’hui…».
 
La CGT a répondu : « Les conditions pour "poursuivre les échanges" ne sont pas correctes, ni convenables. Nous vous avons alertés sur les difficultés de transport (630 km de bouchons, pas de transports en Ile de France et en Province). Vous demandez souvent dans vos déclarations que les "représentants syndicaux" soient représentatifs, conscients des enjeux des lignes métiers concernées, etc… Or, là, vous avez fait le choix de maintenir une réunion de négociation le jour d'une grève nationale et de manifestations. Au moment où la France est suspendue à une question : "quel âge pour la retraite ? Quel financement ? ", la SG va mettre en place un nouveau plan de départ de ses salariés avant l'âge de la retraite pour supprimer 530 postes !
Nous ne sommes pas venus pour « dérouler des slides » comme la dernière fois… surtout que nous sommes grévistes et donc non rémunérés pour vous écouter. Nous n'avons pas l'habitude de faire la chaise vide. Ce n'est pas dans l'ADN de la CGT mais vous avez poussé le bouchon trop loin. Nous vous avons fait part de nos remarques et de nos demandes.
Ce n'est pas correct. Surtout pour les collègues concernés par les 530 suppressions de poste et qui ont manifesté leur mécontentement le 5 décembre… ».
 
La direction est revenue sur 2 aspects. « Que les syndicats fassent grève, c'est leur droit. Que l’organisation de nos échanges soit amendable, c'est une chose. Mais alors qu'on demande aux salariés de venir travailler, on ne voit pas pourquoi on changerait notre calendrier. »
La CGT lui a rappelé que ce ne sont pas les "syndicats" qui font grève. Ce sont les salariés – notamment les 90 grévistes au CDS de Viry - et notre responsabilité est de les alerter sur les risques des projets mais aussi sur les risques de la réforme des retraites en cours.
La direction a voulu calmer le jeu en déclarant : « on n'est pas venu avec un texte bouclé. Nous allons recueillir vos réactions et vos propositions. »
Pour la CGT : « c'est du blabla tout ça ! vous dépliez votre calendrier, avec vos propositions et votre projet. On verra ce qui sera discutable, amendable et retenu au final. Mais vous prenez un gros risque. »
Aucune autre réaction syndicale sur ce point précis. Sauf le seul représentant CFTC qui a soutenu notre position, sans être gréviste.
 
Valérie Migrenne : "Certes, il y a la problématique des retraites, mais on ne peut pas arrêter tous les trains"
CGT : "nous … si".
V. Migrenne : "les salariés ont besoin d'être rassurés"
CGT : « ….Il ne faut pas supprimer leur poste ! »
 
A noter dans la discussion qui a suivi en « déroulant des slides » (cf doc ci joint ):
Les organisateurs conseils rejoignent les bénéficiaires du dispositif spécifique !
Règles de priorités : La direction reprend les règles habituelles en déclarant que « pour l’instant, les choses se sont bien déroulées ».
Pour la CGT : « Tout n'est pas si simple. Il y a une tendance au pourrissement de certaines situations individuelles et on a fait « le plus facile » (dans le sens où les possibilités de reclassements deviennent limitées). Nous avons formulé 2 demandes sur le sujet : L’examen de la situation individuelle du salarié (en termes de rémunération) doit être inscrit noir sur blanc… et le « comité de mobilité » ne peut pas être le seul dispositif de pilotage (il faut l'accompagnement des élus et représentants du personnel). Une commission de suivi ne suffit pas.
Il faut aussi prévoir la priorité pour les non directement concernés."
Pour la direction : « il faut bien noter que les dispositifs de priorités s'accompagnent de cellule d'entraide (du métier du salarié). Elle aura une durée de vie (pas 1 an ou 2).
De plus, l'absence de compétence d'un collaborateur ne peut pas être source d'exclusion pour un reclassement. Nous allons nous faire aider par SODI. »
Cfdt : les gens savent déjà comment leurs choix peuvent être orientés.
SNB : les gens ont besoin d'être rassurés par la présence d'un représentant.
Valérie Migrenne : « il faut utiliser les outils de développement des compétences (mon diag, vis ma vie, etc ) et que cela ne repose pas seulement sur le volontariat. »
Pour le directeur des relations sociales, «il faut un équilibre entre compromis acceptable (cellule d'entraide, accompagnement dans la formation..) et les garanties données aux salariés
RCC et indemnités de RCC
Pour les départs volontaires, nous avons demandé que le variable soit intégré aux indemnités de départ.
Pour les PTA, nous avons demandé à passer à 80% car les rémunérations sont plus faibles que dans les centraux et que la décote sur la retraite complémentaire s'applique pendant 3 ans ( -10% à cause d’un accord signé par la CFDT – CFTC - CGC)
La direction : « on est à l'écoute des 4 ans pour le PTA … et des 80%. »
On priorise le maintien des compétences par les reclassements internes et on fait les sorties (départs volontaires ou PTA) ensuite.
 
La prochaine réunion est prévue le 16 décembre.
 
(*) Frédéric CLAVIERE SCHIELE directeur des relations sociales et Valérie MIGRENNE DRH de BDDF
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VRAI OU FAKE Réforme des retraites : le projet avantage-t-il
vraiment les femmes, comme le martèle le gouvernement ?

Les majorations liées à la maternité devraient être modifiées dans le système de retraite voulu par le gouvernement. (MAXPPP)

Par Anne Brigaudeau – France Télévisions

Mis à jour le 10/12/2019 | 19:25 – publié le 10/12/2019 | 18:38

C'est un des arguments phares de l'exécutif pour justifier le système à points qu'il veut mettre en place à partir de 2025.

Davantage de justice, notamment pour les femmes. Tel est le message qu'entend faire passer le gouvernement à propos de la réforme des retraites. "Le système universel nous offre la possibilité de réinventer tous les dispositifs de solidarité et de les rendre plus justes et plus efficients pour réduire l'écart des pensions entre les précaires et les personnes plus aisées, entre les hommes et les femmes", proclame le rapport Delevoye. Qu'en est-il vraiment ? En attendant les précisions du Premier ministre Edouard Philippe, mercredi 11 décembre, passage en revue de ce qui semble prévu pour l'instant.

Les majorations liées à la maternité

Aujourd'hui. La naissance ou l'adoption d'un enfant donne une majoration de huit trimestres d'assurance-vieillesse. Avant 2010, cette majoration était "automatiquement accordée à la mère", explique le site service-public. Depuis 2010, quatre trimestres sont attribués à la mère "en contrepartie de l'incidence de la maternité sur sa vie professionnelle". Les quatre autres sont "répartis librement entre les parents" (mais le plus souvent attribués à la mère).En bonus, les mères et les pères de trois enfants voient leur pension majorée de 10% (chaque parent bénéficie de cette mesure).

Après la réforme. "Une majoration identique de 5% par enfant, dès le premier enfant (...), sera instaurée. L'attribution à l'un ou l'autre des parents sera librement décidée par le couple", prévoit le rapport rendu cet été par le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye"Aux 4 ans de la naissance ou de l'adoption de l'enfant, les parents pourront choisir celui à qui cette majoration sera attribuée, ou décider de la partager. Si aucune option n'est effectuée par les parents, ces droits seront automatiquement attribués à la mère."

Ce que ça change. Tel que vendu dans le rapport Delevoye, les familles sont gagnantes au premier enfant, avec 5% de majoration. Pas si simple, réplique l'Institut de la protection sociale (IPS) dans une analyse publiée fin novembre (Femmes, parents, cadres supérieurs, grand-père, le futur système des retraites sera-t-il réellement plus simple et plus juste pour tous ?). Car la plupart des femmes devront dire adieu aux huit trimestres par enfant qui leur permettent de partir plus tôt à la retraite à taux plein, assène ce cercle de réflexion proche des PME. En cause, l'âge d'équilibre, fixé à 64 ans en 2025 dans le rapport Delevoye, avec une décote de 5% pour chaque année de retraite prise avant cet âge.

"Or 79% des femmes demandent leur retraite avant 64 ans. Avec la réforme telle qu'elle est prévue dans le rapport Delevoye, la plupart des femmes sont perdantes.Bruno Chrétien, président du bureau de l'Institut de la protection socialeà franceinfo

"Est-ce que la promesse Delevoye – une femme obtient 5% de plus par enfant – est tenue ? Non, développe Bruno Chrétien. Si des mères de famille décident de partir avant l'âge de 64 ans, par exemple à 62 ans, elles se retrouvent avec une décote de 10%, ce qui annule le gain de 10% promis avec deux enfants." Quant aux familles de trois enfants, elles sont systématiquement perdantes dans ce nouveau système puisqu'elles passent de 20% de majoration (10% pour le père, 10% pour la mère) à 15% (5% multipliés par trois).

Les règles sur les pensions de réversion

Aujourd'hui. Les femmes sont bénéficiaires de ce dispositif neuf fois sur dix. Dans le régime de base du privé, si leur mari décède, elles peuvent toucher une pension à partir de l'âge de 55 ans, sous condition de ressources (moins de 20 000 euros brut par an, selon le site service public). Dans le régime complémentaire Agirc-Arrco, une veuve peut bénéficier, à partir de 55 ans, d'une pension de réversion égale à 60% de la retraite complémentaire du salarié ou retraité décédé. Voilà pour le cas général, mais il existe une douzaine de profils différents qui rendent hétérogènes les conditions de versement.

Après la réforme. "En matière de réversion, les règles différentes qui existent aujourd'hui (...) doivent être harmonisées (...). Il est proposé de maintenir le niveau de vie des personnes qui perdent leur conjoint, en leur garantissant que leur retraite ne soit pas inférieure à 70% de la somme des retraites que le couple percevait avant le décès"écrit le haut-commissaire aux retraites.

Ce que ça change. "Le mécanisme unique créé dans le système universel (...) garantira un niveau de vie constant pour la personne veuve. Seule, elle conservera 70% des droits à retraite dont bénéficie le couple (soit la somme des deux retraites). Aucune condition de ressources ne sera imposée", se félicite l'Institut de la protection sociale. Mais avec une critique de taille : "La promesse Delevoye, récapitule Bruno Chrétien, c'est de permettre à la veuve – ou au veuf – de garder 70% des revenus du couple sans condition de ressources, grâce à la pension de réversion. C'est bien, mais c'est limité par une contrepartie incroyable" : l'âge auquel pourra être versée la pension de réversion. 

L'âge de réversion passe de 55 à 62 ans dans le nouveau régime. L'Etat gagne sept ans !Bruno Chrétien, président du bureau de l'Institut de la protection socialeà franceinfo

Conséquence : "Avec cette absence de pension de réversion, l'Etat va paupériser des femmes",notamment dans la tranche d'âge qui va de 55 à 62 ans.

Le futur minimum retraite

Aujourd'hui. Il existe le minimum contributif, qui permet d'améliorer les toutes petites pensions (à ne pas confondre avec l'allocation de solidarité aux personnes âgées, qui s'élèvera à 903 euros au 1er janvier 2020). Ce minimum est destiné aux salariés qui ont eu une carrière complète mais ont cotisé sur de faibles montants de rémunération. L'assuré peut bénéficier de ce minimum contributif soit s'il a le nombre de trimestres requis pour sa retraite à taux plein, soit s'il a l'âge du taux plein automatique (fixé à 67 ans pour les générations nées à partir de 1955). Aujourd'hui, plus de 4,8 millions de retraités touchent le minimum contributif, fixé à 980 euros par mois, explique France 2

Après la réforme. "Le système universel intégrera un dispositif unique de minimum de retraite ouvert à tous les assurés. Il leur garantira un niveau de retraite égal à 85% du smic net pour la réalisation d'une carrière complète, même effectuée à revenus modestes. Il profitera aux personnes ayant connu des périodes d'activité à temps partiel, situation qui touche particulièrement les femmes (...)", détaille le rapport Delevoye.

Ce qui change. Selon le haut-commissaire aux retraites, ce dispositif permettra à tous les bas salaires, où les femmes sont surreprésentées, de partir à 64 ans plutôt qu'à 67 aujourd'hui, à condition d'avoir suffisamment cotisé (43 ans, par exemple, pour la génération 1973). Aujourd'hui, 19% des femmes doivent attendre 67 ans pour partir à la retraite. "Conformément aux annonces du président de la République, les minima de retraite seront relevés de façon à garantir 1 000 euros net par mois pour les assurés ayant effectué une carrière complète, promet Jean-Paul Delevoye. Si la carrière complète n'est pas atteinte, le montant de la garantie sera proratisé." Contactée par franceinfo, l'économiste Claire El Moudden estime que cette disposition servira les femmes :

Revaloriser les petites retraites, cela favorise les femmes et cela offre un peu plus de solidarité pour les moins favorisés du système.Claire El Moudden, économiste spécialiste des retraitesà franceinfo

Mais elle rappelle aussi que "dans un régime à points pur, la retraite est le reflet parfait de la carrière de l'assuré. Il sera donc plus favorable aux hommes, dans la mesure où leur salaire est supérieur. D'où l'importance de la solidarité nationale pour compenser" ces écarts. Pour la maîtresse de conférences à l'université de Caen, il faudra voir si la "déclaration d'intention d'un système plus juste est tenue. Pour l'instant, on est dans le flou."

 

Pas de hasard pour ma retraite, je veux savoir quand et avec combien je partirai ! 
PUBLIÉ LE 8 NOV. 2019
TEMPS DE LECTURE : 2 MIN.

La CGT, depuis déjà plusieurs mois, alerte le grand public sur les dangers de la réforme des retraites qui ne dit pas son nom : Précarité !
Toutes et tous concernés

À quel âge vais-je pouvoir prendre ma retraite ? Avec combien ? Voici les questions que tout le monde se pose et auxquelles il faut apporter des réponses concrètes.

Nous avons un des meilleurs systèmes de retraite au monde, si ce n’est le meilleur. Pourtant, le président de la République a décidé, par idéologie pure, de l’anéantir. Au nom du marché, on remet en cause le principe de solidarité qui fait la force de la protection sociale en France.
Tout ce qui touche aux questions sociales, ou à la santé, est désormais considéré comme une dépense qu’il faut réduire. Le projet présenté vise à nous faire travailler plus longtemps, avec une pension aléatoire en fonction d’une valeur de point fluctuante.
C’est une gestion individualisée des retraites visant à opposer les professions entre elles.
Au contraire, la CGT considère que la protection sociale, la retraite, la santé, sont des investissements qu’il faut développer. Ils sont les symboles d’un pays moderne qui protège ses citoyens de la maladie et de la misère, car si nous considérons que notre système actuel doit évoluer, il n’est pas nécessaire d’en changer les fondements.
Certains sujets ont peu de liens avec la question des retraites. Ainsi, pour réduire les inégalités de pensions entre les hommes et les femmes, il faudrait d’abord que ces dernières soient payées comme les hommes durant leur activité.
À ce jour, et malgré de nombreuses déclarations présidentielles, cet écart n’est pas réduit faute de mesures contraignantes pour les entreprises, notamment les plus grandes.
La CGT a proposé plusieurs pistes pour améliorer notre système :
que les années d’études soient prises en compte afin que les futures générations ne soient pas contraintes de partir à 70 ans ;
que toutes les formes de travail soient assujetties à cotisations, des employeurs ou donneurs d’ordre, à l’instar des travailleurs de plateformes face aux géants du numérique.
La retraite, ce n’est ni une affaire de spécialistes, ni de techniciens de l’économie. C‘est du concret.
À la CGT, nous croyons au débat, un débat contradictoire qui permet à chacune et chacun de se forger une opinion mais nous sommes également persuadés que pour se faire entendre, la mobilisation s’impose.
Après la réussite du 5 décembre, amplifions la mobilisation partout en France, toutes et tous en grève le 10 décembre !

De : XXX HRCO
Envoyé : vendredi 6 décembre 2019
À : CGT Société Générale
Objet : demande d'information sur la réforme des retraites

Bonjour,

J’ai entendu des rumeurs au près des manifestants.
Donc j’aurais besoin de savoir si nous sommes impactés par le projet de réforme des retraites ?
Si oui, pourriez-vous me lister les changements ?

Cordialement

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De : cgt sg 
Envoyé : lundi 9 décembre 2019 
À : XXX HRCO
Objet : RE: demande d'information sur la réforme des retraites

Bonjour,

En fait, nous n’en sommes plus au stade des rumeurs. La réforme n’est pas claire sur plusieurs points de mise en œuvre, mais l’architecture est précisée dans les 132 pages du rapport Delevoye (déposé en juillet *).

Le rapport Delevoye et le gouvernement visent à passer de notre système de retraite actuel par répartition (« vous cotisez selon vos moyens, vous en bénéficiez selon vos besoins ») à un système universel à point («le point à la même valeur pour un balayeur que pour un cadre supérieur»).
L’objectif en changeant de système est d’ancrer la nécessité de travailler plus longtemps car le pilotage sera effectué par le gouvernement (et non plus les représentants des salariés et du patronat).

S’il veut baisser les pensions, il lui suffira de décréter le gel du point (comme pour nos salaires…).

Les autres points de crispation touchent aussi tous les salariés. Par exemple, votre pension sera calculée sur l’ensemble de votre carrière et non plus sur les 25 meilleures années. Cela pénalise beaucoup les femmes (les effets de la maternité sont amplifiées), les jeunes (qui ont une carrière de plus en plus frappée par la précarité) et les cadres (qui, comme les enseignants, sont mieux payés à la fin de leur carrière qu’au début…).

Voilà, j’espère vous avoir donné quelques éléments de compréhension et que vous comprendrez, comme nous, qu’il est nécessaire de répondre aux appels à la grève (demain, mardi 9 décembre) et participer aux manifestations qui se déroulent dans beaucoup de villes.

Bonne journée à vous,

Philippe Fournil

Délégué national de la CGT SG

*https://www.cgtsocgen.fr/images/Articles/Parcours_professionnel/Retraite/2019/rapport_retraites.pdf (attention, il faut être connecté sur le site avant, pour pouvoir avoir accès aux documents)

Ps : nous avons mis sur notre site, quelques documents - de diverses sources – pour comprendre et analyser les conséquences de la bataille en cours :

 https://www.cgtsocgen.fr/articles/parcours-professionnel/5576-retraite-10-questions-reponses-5-decembre-2019

 https://www.cgtsocgen.fr/articles/parcours-professionnel/5574-retraite-quelques-arguments-pour-comprendre-ou-rire-jaune-c-est-selon-video-4-decembre-2019

 https://www.youtube.com/watch?v=rVAtPTw4vlE

https://youtu.be/SJpmn2Br4i0

 

 

SALAIRES : MERCI PATRON
La direction avait «invité» les 4 organisations syndicales représentatives à une réunion de signature duprojet précipitamment négocié. L’occasion pour elle de mettre l’accent sur l’«inflexion» que donnerait l’accord et qui montrerait que son objectif n’est "pas seulement de faire des économies". Il est vrai que le coût pour le salarié l'an dernier avait été beaucoup plus élevé (coup de rabot sur les primes des médailles du travail et des indemnités de départ à la retraite, ou encore sur la retraite des hors classe). Elle a rappelé que la négociation P+i (participation-intéressement) allait venir "début 2020 compléter le dispositif pour être plus en phase avec le marché". Pour la CGT, conformément aux retours reçus des salariés, le texte n’était pas acceptable en l’état. La direction générale met en avant depuis 10 ans l’argument de la P+i pour justifier l’absence d’augmentation collective et faire avaler la pilule. En attendant, nos primes de P+i vont être en baisse sévère en 2020 (sans être compensées par un supplément d’intéressement) et au final, elles resteront très inférieures au marché. Sans parler du PMAS qui a quasiment disparu. Nous avons regretté que la négociation s’arrête précipitamment, au milieu du gué, alors même que la «prime pouvoir d’achat» (sans cotisation sociale pour la direction et défiscalisée) n’est qu’à la moitié de ce qu’il est légalement possible de faire et ne concernera que la moitié des salariés ! Les 3 autres syndicats, CFTC-CFDT-SNB ont signé le projet d’accord le rendant applicable en l’état. Ils ont jugé le «package suffisant pour ne pas priver les salariés de son bénéfice».

CO-CONSTRUCTION
S’il y en a bien qui avaient de bonnes raisons de faire grève - en plus de la réforme des retraites, ce sont les collègues de Viry dont la direction aimerait bien fermer le site avant la fin 2023. Bilan, 90 grévistes (sur 182 CDI) au compteur de ce CDS ! Le signal est suffisamment audible pour que la direction le prenne au sérieux, et utilise le temps restant jusqu’à la prochaine négociation sur la fermeture des 2 CDS en Ile de France, pour réfléchir aux propositions que nous lui avions transmises la veille de la grève et qui sont sur notre site. D’autant que la date de la réunion (le 10 décembre) risque de voler en éclats si le mouvement contre la réforme des retraites s’amplifie. Ca pourrait laisser du temps pour la réflexion.

LES HAPPY FEW
Au-delà de l’appel de la CGT à manifester pour une réforme des retraites plus juste, nous avons pu observer en interne quelques dérapages significatifs. La CFDT du CDS de Bordeaux et la CFTC du CDS de Rennes occupaient les locaux. En tout cas, les réfectoires, l’une pour distribuer des madeleines le jour de la grève, tandis que l’autre préférait le café et le thé. Le gouvernement a dû trembler et la direction va certainement réfléchir avant de présenter ses projets de réorganisations des CDS. Côté direction, justement, après quelques semaines pour mesurer la bande passante nécessaire pour tenir le rythme du télétravail et des conséquences d’une grève qui pourrait s’installer, elle a dû se résigner dans certaines BU/SU à créer une caste d’«essentiels». Des heureux élus, dont l’activité est jugée primordiale, sont dotés d’un forfait premium au télétravail (5 jours/5). Pour les autres, en dehors de faire grève, le télétravail est récupérable et s’il n’est pas possible, il reste les RTT (pour l’instant), la possibilité de se faire déduire les heures d’absence (autant faire grève), le vélo ou la trottinette pour les plus vaillants.  

Le fichier PDF avec le dessin  (Attention, vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

cgtpremium2

 

 

 

+2,9%
Ce n’est pas l’augmentation collective que nous avons réussie à vous obtenir, malheureusement ! C’est par contre l’augmentation du poids électoral de la CGT au sein de la SG en 2 ans. Le cycle électoral qui y définit la représentativité de chaque organisation syndicale pour les 4 prochaines années est désormais terminé. Vos élus de proximité dans les 105 établissements, tout comme les 4 syndicats habilités à entrer dans une salle de négociation pour vous défendre et représenter vos intérêts sont donc connus. Quels enseignements tirer de ce cycle électoral ? Avant tout que la CGT continue sa progression, constante depuis des années, sans avoir tenté d’acheter votre vote à coups de goodies (calendriers, chocolats, clés usb,… ou même préservatifs !). Alors que nos candidats n’ont pas été épargnés, la CGT se hisse pour la première fois en 2ème position des organisations syndicales au niveau national à la SG. Nous avons publié sur notre site tous les résultats, établissement par établissement, pour qu’il n’y ait pas de contestation possible. L’autre syndicat qui a revendiqué par mail sa seconde place n’aurait pas dû faire confiance à la direction et vérifier les chiffres transmis par cette dernière car, lapsus directorial révélant un désir inconscient ou erreur de calcul, sauf à compter 2 fois certains établissements, les résultats sont clairs et nous placent en 2ème position à la SG. Au-delà de la bataille des chiffres, nous retiendrons l’énorme responsabilité, dans le contexte actuel, tous secteurs confondus, que vous avez donnée à la CGT SG – y compris parmi les cadres dont 1 électeur sur 4 a choisi la CGT !

SALAIRES - ACTE 4
La «dernière» négociation salariale aura été très rapide. Escamotées les protestations contre la politique de la direction, place à la précipitation pour éviter toute contagion possible avec la grève du 5 décembre. Bilan, les retours que vous nous avez faits sont unanimes : le compte n’y est pas ! La quasi-totalité des services centraux et des cadres du réseau sont exclus des différents dispositifs (en-dehors de ceux qui sont au titre restaurant) et c’est une belle occasion manquée de retisser un pacte social mis à mal par ces dernières années marquées par la succession de plans sociaux et les vaches maigres infligées aux salariés. La réunion de signature est fixée le 2 décembre. Si les 4 syndicats s’accordaient pour refuser ce simulacre d’accord salarial, la direction serait bien obligée de revoir sa copie et de proposer une mesure générale digne de ce nom. Mais serons-nous suivis sur cette ligne ?

RETRAITE
Une chose peut être partagée avec le gouvernement et ses divers affidés : nous sommes bien sur un enjeu de société concernant la «place» donnée à la retraite. Doit-elle être encadrée par une procédure bureaucratique et budgétaire contrainte gérée par Bercy (avec un plafond fixé à 14% du PIB) ou notre système de retraite par répartition doit-il être modernisé pour permettre une vie active «post-activité professionnelle» dans des conditions dignes du 21ème siècle ? La réponse à cette question naïvement basique va dépendre en grande partie du niveau de la mobilisation du 5 décembre, dans laquelle nous vous invitons à vous inscrire …. car, à la SG, c’est vous l’avenir !

Le fichier PDF avec le dessin 1 Le fichier PDF avec le dessin 2  (Attention, vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

natio54

cgt700retraite

 

 

Après la diffusion de notre newsletter Retraite, nous reçevons des réactions ou commentaires dont voici les plus représentatifs (en attendant d'avoir le temps de répondre et de débattre ) :

De : XXXXX
Envoyé : jeudi 28 novembre 2019 10:34
À : CGT Société Générale
Objet : RE: [IRP] Salaire - emploi - retraite : L'avenir, c'est vous !

Bonjour,
Merci pour ce message…mais il est totalement incompréhensible ; de quel âge de départ légal parlez-vous ? pourquoi prenez vous un exemple de fonctionnaire qui ne nous concerne pas ?
Je me désolidarise de la grève du 5/12 qui est corporatiste, en revanche je suis prêt à me mobiliser si l’on m’explique les conséquences des différents scenarii envisagés pour la réforme de LA retraite et pas DES retraites.
Il me paraît assez simple de développer un outil en ligne de simulation selon les différents scenarii qui permettrait de comprendre les changements envisagés et les conséquences de cette réforme.
La communication gouvernementale sur le sujet est nulle, celle des média est nulle, vous syndicat, gagneriez en crédibilité et confiance en réalisant ce simulateur.

Bonne journée
XXXXX

Notre réponse
=> De : cgt sg 

Envoyé : jeudi 28 novembre 2019 15:55
À : XXXXX
Objet : RE: [IRP] Salaire - emploi - retraite : L'avenir, c'est vous !

Bonjour,
Merci pour votre message.
Vous pointez du doigt l’enjeu de la bataille de communication dans laquelle s’enferre le gouvernement depuis le mois de juillet (date de publication du rapport Delevoye). 
Le gouvernement refuse de publier sa simulation pour éviter de mettre le feu aux poudres et se réfugie derrière l’argument : « tout va dépendre de la négociation ».
La CGT (et quelques autres irréductibles) met en avant qu’il ne peut y avoir de « simulateur » puisque l’esprit de la réforme est basé sur la valeur du « fameux point universel ». Or, celui-ci sera décidé par le ministère du budget (Vs une négociation patronat syndicat sur l’évolution actuelle des pensions).
Il ne nous ait donc pas possible de « gagner en crédibilité » en vous fournissant ce simulateur… il serait faux et malhonnête. C’est bien là-dessus (le pourrissement et le manque de clarté) que misent les tenants de la réforme actuelle.
La communication du gouvernement et des medias n’est pas «nulle», elle est volontairement orientée. En partie pour vous faire croire que c’est un sujet corporatiste (la SNCF, les privilégiés, etc) et que vous allez être un otage des syndicats qui feront en plus grève sur leurs heures de délégation. C’est vieux comme le monde et ca peut fonctionner, ou pas.
Nous préférons assumer nos responsabilités en tentant de donner les éléments fiables (et issus de réflexions qui dépassent notre soit disant propagande) pour permettre aux gens de faire un choix éclairé, qui va marquer leur propre avenir ou celui de leurs enfants. 
Merci pour la franchise de votre contribution,

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Vous oubliez une chose fondamentale : Le calcul de la retraite sur toute la durée de la carrière. Travailler un an de plus ou de moins, ce n’est pas le cœur du problème. Le plus important c’est la baisse INCONNUE des pensions avec ce futur système et la valeur du point que le gvt va décider.
Ce qui est intolérable, c’est de faire poireauter les français depuis juillet, sans donner aucune information précise, en restant flou : c’est complètement anxiogène
Bonne journée

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Bonjour,

Et on fait comment pour payer les cadeaux de Noel avec une journée de paye en moins…

Déjà que vous nous ennuyez, pour ne pas dire plus, en défendant les régimes spéciaux à la SNCF…

Facile d’appeler à la grève qd on se met en heure de délégation pour manifester…

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Bonjour    

Voila     j ai  56 ans  
Je suis né  le XXXXXX1963

J ai reçu   la CARSAT en me disant   retraite   le 01102024   
Carrière longue  Donc avant 62 ans 
Vont il m’embêter avec ma retraite
Entrée  a la Sg  le XXXX1984 
1 ans de service militaire   , un trimestre au  XXXX 
J’espère  que  la Sg    va  me faire partir   avant  en pré retraite 

 

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Bonjour,

Vous présentez vraiment les données qui vous chantent.

C’est honteux cette propagande.

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