jeudi, 24 février 2022 11:45

Réunion de signature du projet d'Accord d'accompagnement social du rapprochement SG CDN - 24 février 2022

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Déclaration CGT - 24 Février 2022


Le projet d'accord Emploi lié à la fusion SG CDN a été signé par l'ensemble des organisations syndicales. 

En présence de la DRH Groupe Caroline Guillaumin
(accompagnée de Valérie Migrenne, Philippe Perain, Chloé Alligier, Nicolas Isidore et Philippe Jousseaume), la CGT a expliqué sa position et exigé des mesures concrêtes pour la suite. 

Les consultations du personnel sont toujours le moment de prendre le pouls et la tension : c’est notre baromètre employeur à nous.

Les résultats :
malgré une faible participation, dans un contexte de congés (mais aussi face à la complexité de la question), une majorité de salariés qui ont répondu à la consultation organisée par la CGT ont opté POUR (à 64%) la signature du projet d’accord des dispositifs et des garanties dans le cadre de la fusion SG CDN. Ce qui représente une faible adhésion et reflète de grosses inquiétudes de la part des salariés concernés par le projet de fusion.

Dans notre consultation, les retours et les verbatims sont riches d’enseignements :

1/ "L'accord est nécessaire pour accompagner les salariés même si nous ne sommes pas favorable à la fusion".
Personne ne nous a écrit pour nous dire que le projet était une bonne idée… bien au contraire.
Il existe une forte opposition au projet de fusion. Et beaucoup d’inquiétudes (voire d’exaspération).

2/ Par contre, "L’accord apporte une protection supplémentaire indispensable pour les collègues".

3/ Les oppositions sont principalement motivées par l’exaspération lié au sous-effectif actuel, aux outils informatiques pas obligatoirement à la hauteur des attentes et qui plantent trop souvent (surtout quand on est déjà sous pression).
Et là, on peut agir (et on doit agir) : les exemples ne manquent pas.
Les leviers d’amélioration rapide existent... Encore faut-il les entendre.

La majorité favorable à la signature a compris que les mesures d'accompagnement dans le projet d'accord sont protectrices pour les salariés concernés.  
Etre opposé au projet de fusion ne signifie pas qu'il ne faut pas négocier et acter dans un accord des mesures d'accompagnement des salariés, afin justement qu'il n'y ait pas de double peine pour eux avec la fusion décidée par la direction.
Ils doivent avoir la garantie d'un reclassement de qualité (convenable) ou la possibilité d'opter pour un projet externe avec certaines conditions connues de tous (RCC), et l'aménagement de fin de carrière (TA) doit être acté clairement, au regard des incertitudes qui pèsent avec une éventuelle réforme des retraites.
Cet accord prend en compte tous ces aspects.

C’est aussi pour beaucoup l’occasion de remercier les équipes CGT pour avoir négocié au cours de toutes les réunions, obtenu des garanties pour nous les salariés et d’avoir été totalement transparent. « Merci de votre présence à nos côtés ».

Mais il y a aussi maintenant, beaucoup d’exigences et d’attente liée au respect de la bonne application des dispositifs (d’autant que souvent, les promesses non tenues pré existent – notamment pour les collègues qui ont déjà subi plusieurs réorganisations).

Du flou qui subsiste : 
1ere alerte : D’abord, l’exaspération des équipes (IRP) qui doivent intégrer les dossiers, déceler les problèmes, échanger avec les collègues et prendre du recul pour donner un avis (avis dont ils ont souvent l’impression qu’on s’en moque, ou qui donne l’impression de ramer à contrecourant en pleine tempête. C’est dangereux de faire ça !
(ex : pas de réponse sur la formation graduate)

2ème alerte : des sujets vont apparaitre ou perdurer :
- L’avenir incertain de Cap 18
- Aubagne - Marseille : l’activité serait transférée du CDS de Marseille à Aubagne, les méthodes semblent expéditives pour l’instant et il faut calmer les choses.
- Les sous-effectifs sont clairement entretenus dans certains secteurs et ça ne peut pas durer (des activités de 12 salariés reposent parfois sur 2 intérimaires, des DCR bloquent les remplacements en attendant Ganesh …

3ème alerte : besoin de souplesse pour gérer certaines activités : Malgré la disparition des postes existants (par exemple chez OTX/ASR/PCR - affaires spéciales), les collègues sont « presque » exclus des mesures d'accompagnement. Le motif invoqué serait que de nouveaux postes (dont les activités sont distinctes de celles existantes actuellement) seraient créés (mais les fiches de postes n'ont pas encore été élaborées...). Il va falloir de la souplesse pour prendre en compte les situations individuelles de ces collègues.

Enfin, un accompagnement de la part des représentants du personnel, un soutien de leur part et une efficacité qui ne pourra pas se faire dans n’importe quelle condition : nous avons donc alerté la direction sur la régionalisation des IRP qui n’ont vraiment aucun sens … à part juridique.
Il faut absolument maintenir la possibilité de réactivité locale et la proximité.

Par exemple, comment réagir rapidement face à une problématique dans un CRC si le CSE régional est essentiellement composé de représentants de CDS, de CAR ou de DCR, (qui ont eux aussi besoin de pouvoir exposer et régler leurs problématiques métiers par des gens qui connaissent le business).

Le projet s’inscrit sur un temps long et cela peut aussi peser sur le moral des troupes. Il nous semble indispensable de mettre en place des SSCT partout où c’est possible, surtout pendant la période transitoire.

Cette présence est indispensable pendant la mise en œuvre du projet pour connaître les problématiques métiers … et ceux qui les font tourner au jour le jour. Ce n’est pas le moment de diviser par 4 le nombre d’élus et en plus de les éloigner des opérations. Pour nous, c’est une ligne rouge que nous combattrons par tous les moyens (et sans nous, plus d’accord dérogatoire possible, calendrier décalé, etc).

affichebo
Lu 866 fois Dernière modification le vendredi, 25 février 2022 09:19
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